Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2012-2013)

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
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etienne lorant
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Le mardi de la 6e semaine de Pâques

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Livre des Actes des Apôtres 16,22-34.
Dans la ville de Philippes, la foule se souleva contre Paul et Silas; les magistrats ordonnèrent de les dépouiller de leurs vêtements pour leur donner la bastonnade. Après les avoir roués de coups, on les jeta en prison, en donnant au gardien la consigne de les surveiller de près.
Pour appliquer cette consigne, il les mit tout au fond de la prison, avec les pieds coincés dans des blocs de bois. Vers le milieu de la nuit, Paul et Silas priaient et chantaient les louanges de Dieu, et les autres détenus les écoutaient.
Tout à coup, il y eut un violent tremblement de terre, qui secoua les fondations de la prison : à l'instant même, toutes les portes s'ouvrirent, et les entraves de tous les détenus sautèrent.
Le gardien, tiré de son sommeil, vit que les portes de la prison étaient ouvertes ; croyant que les détenus s'étaient évadés, il dégaina son épée et il allait se donner la mort. Mais Paul se mit à crier : « Ne va pas te faire de mal, nous sommes tous là. »
Le gardien réclama de la lumière ; tout tremblant, il accourut et se jeta aux pieds de Paul et de Silas. Puis il les emmena dehors et leur demanda : « Que dois-je faire pour être sauvé, mes seigneurs ? » Ils lui répondirent : « Crois au Seigneur Jésus ; alors tu seras sauvé, toi et toute ta maison. »
Ils lui annoncèrent la parole du Seigneur, ainsi qu'à tous ceux qui vivaient dans sa maison.
A l'heure même, en pleine nuit, le gardien les emmena pour laver leurs plaies. A l'instant même, il reçut le baptême avec tous les siens.
Puis il invita Paul et Silas à monter chez lui, fit préparer la table et, avec toute sa maison, il laissa déborder sa joie de croire en Dieu
.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 16,5-11.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son père, il disait à ses disciples : " Je m'en vais maintenant auprès de celui qui m'a envoyé, et aucun de vous ne me demande : 'Où vas-tu?'
Mais, parce que je vous ai parlé ainsi, votre cœur est plein de tristesse.
Pourtant, je vous dis la vérité : c'est votre intérêt que je m'en aille, car, si je ne m'en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous ; mais si je pars, je vous l'enverrai.
Quand il viendra, il dénoncera l'erreur du monde sur le péché, sur le bon droit, et sur la condamnation.
Il montrera où est le péché, car l'on ne croit pas en moi.
Il montrera où est le bon droit, car je m'en vais auprès du Père, et vous ne me verrez plus.
Il montrera où est la condamnation, car le prince de ce monde est déjà condamné.


Les évènements extraordinaires qui se passent la nuit dans cette prison sont certainement authentiques mais il peuvent être lus de diverses manières. Par exemple, comme une illustration de l'oeuvre de la Lumière dans le prologue de l'évangile selon saint Jean : les hommes qui reconnaissent le Christ comme étant le Verbe, la vraie lumière, passent instantanément des ténèbres à la Lumière de la vie. Mais ils peuvent être lus également en rapport avec ce que dit Jésus dans l'Evangile.

Dès la première venue du Christ, un jugement triple a été prononcé concernant la manière dont les hommes considèrent le péché, le bon droit et la condamnation. Le péché n'est pas une transgression de la loi, mais c'est seulement de ne pas croire au Christ. L'erreur contre le bon droit, c'est de vouloir un messie à la manière humaine. Quant à la condamnation, elle ne relève pas des hommes. C'est Dieu seul qui peut condamner.

Ainsi, dans les textes du jour, ce qui est advenu sur le plan spirituel se remarque à la façon d'être des apôtres et à leurs actions. Ils sont dans un cachot, un trou noir, attachés par les pieds. Mais ils sont libres: au milieu de la nuit, que font-ils ? Ils prient à voix hautes, ils chantent la gloire de Dieu comme le font les anges. Les autres détenus les écoutent - avec stupéfaction. Saint Maximilien Kolbe fit de même dans le cachot de la faim, à Auschwitz, après avoir pris librement la place d'un père de famille, qui survécut.

Notre foi devrait donc être telle qu'aucun situation du monde et qu'aucun évènement contraire ne puisse nous perturber. La foi dans nos coeur doit être telle que nous devenions comme des anges, uniquement occupés à louer Dieu et à chanter sa gloire. S'il en est vraiment ainsi, alors d'une part nous ne craignons plus rien en ce monde et d'autre part, nous serons pour notre prochain de véritables icônes du Christ ressuscité.

Posons-nous donc dès aujourd'hui la question de savoir où en est notre foi.

.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: Le mardi de la 6e semaine de Pâques

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L'homélie du pape François.

Le salut déchaine la haine

Evoquant l’évangile du jour (Jn 15, 18-21), le pape s’est arrêté sur le terme « haine » utilisé par Jésus, « une parole forte » dans la bouche du « maître de l’amour, qui aimait tant parler d’amour ». Le Christ, a-t-il fait observer, « appelait les choses par leur nom ».

Quelle est l'origine de cette haine ? Jésus, a expliqué le pape, « a racheté [les hommes] du pouvoir du monde, du pouvoir du diable, du pouvoir du prince de ce monde » : les hommes sont donc « sauvés » mais le « prince du monde, qui ne veut pas qu’ils soient sauvés », les « hait ».

Dans cette haine, il « fait naître la persécution », qui se poursuit « des premiers temps jusqu’à aujourd’hui » : « tant de communautés chrétiennes sont persécutées de par le monde, aujourd’hui, maintenant, en ce jour, à cette heure, parce que l’esprit du monde les hait », a insisté le pape.

La route du chrétien

Et cette haine est inévitable, a-t-il constaté, en citant le Christ : « si le monde a de la haine contre vous, sachez qu'il en a eu d'abord contre moi » ou encore « le serviteur n’est pas plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront vous aussi ».

« La route des chrétiens est la route de Jésus », une route qui est donc marquée par « cette haine du monde, cette haine du prince de ce monde » a souligné le pape François : « Le prince de ce monde « hait » les hommes. Et ce qu’il a fait avec Jésus, il le fera avec les hommes aussi ».

De même que le prince du monde « a voulu tromper Jésus au désert », de même il cherchera à tromper l’homme, en l’emmenant imperceptiblement sur une « route injuste », notamment par des tentations insidieuses : « regarde, tu peux faire ceci... c’est une petite escroquerie... ce n’est rien... elle est petite », a poursuivi le pape.

Le prince du monde utilise aussi « les flatteries », avec lesquelles il « ramollit » l’homme jusqu’à ce qu’il « tombe dans le piège », a-t-il ajouté.

Les armes de défense

Le pape a proposé « l’arme pour se défendre des artifices du prince de ce monde » : il s’agit de « la même que Jésus : la parole de Dieu ».

Jésus en effet, « n’a pas répondu à ce prince avec ses paroles. Jamais. Il est allé chercher les paroles de Dieu et a répondu avec la parole de Dieu », a rappelé le pape, pour qui « c’est un message pour l’homme d’aujourd’hui : avec le prince de ce monde on ne peut pas dialoguer. Que cela soit clair ».

Le pape a également donné deux autres armes : « l’humilité et la douceur » : « ce sont les armes que le prince du monde, l’esprit du monde ne tolère pas, car ses propositions concernent le pouvoir mondain, la vanité, la richesse. Il ne supporte pas l’humilité et la douceur ».

En ce sens, le pape a rappelé les paroles du Christ : « Je vous envoie comme des brebis au milieu des loups » : cela signifie que si l’homme se laisse « prendre par l’esprit de vanité » et pense « faire obstacle aux loups en devenant [lui-même] loup », il se leurre. S’il cesse « d’être brebis », l’homme n’a « plus de pasteur pour le défendre » et il « tombe entre les mains des loups ».

( 6 mai 2013) © Innovative Media Inc.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Le mercredi de la sixième semaine de Pâques

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Livre des Actes des Apôtres 17,15.22-34.18,1.
Les frères qui escortaient Paul l'accompagnèrent jusqu'à Athènes. Quand ils s'en retournèrent, Paul les chargea de dire à Silas et à Timothée de le rejoindre le plus tôt possible.
Alors Paul, debout au milieu de l'Aréopage, fit ce discours : « Citoyens d'Athènes, je constate que vous êtes, en toutes choses, des hommes particulièrement religieux. En effet, en parcourant la ville, et en observant vos monuments sacrés, j'y ai trouvé, en particulier, un autel portant cette inscription : 'Au dieu inconnu'. Or, ce que vous vénérez sans le connaître, voilà ce que, moi, je viens vous annoncer.
Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qu'il contient, lui qui est le Seigneur du ciel et de la terre, n'habite pas les temples construits par l'homme,
et ne se fait pas servir par la main des hommes. Il n'a besoin de rien, lui qui donne à tous la vie, le souffle et tout le reste.
A partir d'un seul homme, il a fait tous les peuples pour qu'ils habitent sur toute la surface de la terre, fixant la durée de leur histoire et les limites de leur habitat
il les a faits pour qu'ils cherchent Dieu et qu'ils essayent d'entrer en contact avec lui et de le trouver, lui qui, en vérité, n'est pas loin de chacun de nous.
En effet, c'est en lui qu'il nous est donné de vivre, de nous mouvoir, d'exister ; c'est bien ce que disent certains de vos poètes : Oui, nous sommes de sa race.
Si donc nous sommes de la race de Dieu, nous ne devons pas penser que la divinité ressemble à l'or, à l'argent ou à la pierre travaillés par l'art et l'imagination de l'homme.
Et voici que Dieu, sans tenir compte des temps où les hommes l'ont ignoré, leur annonce maintenant qu'ils ont tous, partout, à se convertir.
En effet, il a fixé le jour où il va juger l'univers avec justice, par un homme qu'il a désigné ; il en a donné la garantie à tous en ressuscitant cet homme d'entre les morts. »
Quand ils entendirent parler de résurrection des morts, les uns riaient, et les autres déclarèrent : « Sur cette question nous t'écouterons une autre fois. »
C'est ainsi que Paul les quitta. Cependant quelques hommes s'attachèrent à lui et devinrent croyants. Parmi eux, il y avait Denis, membre de l'Aréopage ; il y eut aussi une femme nommée Damaris, et d'autres avec eux.
Après cela, Paul partit d'Athènes pour se rendre à Corinthe.



Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 16,12-15.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « J'aurais encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l'instant vous n'avez pas la force de les porter. Quand il viendra, lui, l'Esprit de vérité, il vous guidera vers la vérité tout entière. En effet, ce qu'il dira ne viendra pas de lui-même : il redira tout ce qu'il aura entendu ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître. Il me glorifiera, car il reprendra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. Tout ce qui appartient au Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : Il reprend ce qui vient de moi pour vous le faire connaître.

Jésus n'ignore pas que les disciples vont continuer à vivre dans un temps étalonné à la manière humaine, qu'ils seront en butte à toutes sortes de contradictions, qu'ils devront s'adapter, au cours de leur mission, à des difficultés jusque-là inconnues. C'est pourquoi, il leur enverra l'Esprit de vérité. L'Esprit de vérité reprend ce qui vient de Jésus et leur fera connaître ainsi tout ce qui est utile et nécessaire en chaque situation.

L'Esprit de vérité les conduira vers la vérité toute entière. Ceci signifie que l'histoire de la révélation n'est pas achevée avec la résurrection du Christ, et qu'elle ne se limite pas non plus à la diffusion, au monde entier, à toutes les générations, de la vie, de l'enseignement, de la mort et de la résurrection du Christ. L'Esprit de vérité n'est pas - du moins pas seulement - un porte-Parole divin qui énoncerait de nouveaux précèptes divins, des dogmes jusque-là inconnus des hommes. Il ne faut jamais perdre de vue que l'Esprit de vérité est une des trois personnes de la trinité et qu'il est présent en tout fidèle qui communie au Christ. Ainsi, chaque fois que l'un(e) d'entre nous communie, la révélation se poursuit pour celui et celle qui ont communié. Et quiconque communie reçoit l'enseignement dont il a besoin pour vivre sa journée.

Dans la lecture d'aujourd'hui du livre des Actes, Paul à trouvé le "dieu inconnu", vénéré par les Grecs, parmi une multitude d'autres. Mais ce Les Grecs croyaient-ils vraiment à leur mythologie ? Chaque élément avait son dieu. Selon moi, leur dieux multiples servaient surtout au décryptage de l'univers. Et le dieu inconnu symbolise parfaitement cette interrogation. Cependant, l'annonce, par Paul, de la mort et de la résurrection du Christ ne les touche pas... sauf celles et ceux qui attendaient de l'entendre. Pour Denis, membre de l'aréopage, Damaris et quelques autres, l'enseignement de Paul était bien porté par l'Esprit de vérité - et eux aussi l'ont reçu.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Aldous
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Re: Le mercredi de la sixième semaine de Pâques

Message non lu par Aldous »

etienne lorant a écrit : Mais ce Les Grecs croyaient-ils vraiment à leur mythologie ? Chaque élément avait son dieu. Selon moi, leur dieux multiples servaient surtout au décryptage de l'univers.
Bonjour,
à cette époque où Paul s'adresse aux grecs on peut dire que la religion polythéiste grecque avec son panthéon de dieux était déjà entrée dans sa décadence, la philosophie ayant pris le pas depuis quelques siècles (Socrate est antérieur à Jésus de cinq siècles)...
Les dieux grecs ne sont pas l'esprit des éléments, la religion polythéiste grecque n'est pas un animisme... Elle décrypte surtout notre fonctionnement intérieur humain: chaque dieu renvoit à une disposition humaine (la sagesse, l'amour, l'art, la guerre, etc...)
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Re: Le mercredi de la sixième semaine de Pâques

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Aldous est revenu ! Comme c'est chouette d'avoir un lecteur !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Le samedi de la 6eme semaine de Pâques

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Livre des Actes des Apôtres 18,23-28.
Après avoir passé quelque temps à Antioche, Paul repartit ; il parcourut successivement le pays galate et la Phrygie, en affermissant tous les disciples.
Or, un Juif nommé Apollos, originaire d'Alexandrie, venait d'arriver à Éphèse. C'était un homme éloquent, possédant bien les Écritures. Il avait été instruit de la Voie du Seigneur ; plein d'enthousiasme, il annonçait et enseignait avec exactitude ce qui concerne Jésus, mais il ne connaissait, comme baptême, que celui de Jean.
Il se mit donc à parler avec assurance à la synagogue. Mais, quand Priscille et Aquila l'entendirent, ils le prirent à part et lui exposèrent avec plus d'exactitude la Voie de Dieu.
Comme il voulait se rendre en Grèce, les frères l'y encouragèrent, et écrivirent aux disciples de lui faire bon accueil. Quand il fut arrivé, il rendit de grands services aux croyants, par la grâce de Dieu ; en effet, il réfutait vigoureusement les Juifs en public, en démontrant par les Écritures que Jésus est le Messie.



Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 16,23b-28.
En ce jour-là, vous n'aurez plus à m'interroger. Amen, amen, je vous le dis : si vous demandez quelque chose à mon Père en invoquant mon nom, il vous le donnera. Jusqu'ici vous n'avez rien demandé en invoquant mon nom ; demandez, et vous recevrez : ainsi vous serez comblés de joie.
J'ai employé des paraboles pour vous parler de tout cela. L'heure vient où, sans employer de paraboles, je vous annoncerai ouvertement tout ce qui concerne le Père.
En ce jour-là, vous demanderez en invoquant mon nom ; or, je ne vous dis pas que c'est moi qui prierai le Père pour vous, car le Père lui-même vous aime, parce que vraiment vous m'aimez, et vous croyez que je suis venu d'auprès de Dieu. Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde ; maintenant, je quitte le monde, et je pars vers le Père.»



On ne peut qu'admirer l'humilité que manifeste Apollos quand Priscille et Aquila se mettent à l'instruire de façon plus complète. Du moins, c'est ce que j'ai ressenti à la ma première lecture, mais ensuite je me suis représenté sa joie.

Cette joie est la même que j'éprouve lorsqu'il m'arrive de pénétrer plus avant l'un des mystères de Dieu. Ce type de joie - une joie toute particulière - je l'ai ressentie pour la dernière fois un jour de cette semaine, lorsque j'ai découvert une "Lettre à Diognète", qui date de l'an 160, et qui décrit si finement quelle fût la condition de vie des chrétiens à cette époque. Je me suis émerveillé, même, de la beauté et de la simplicité de cet exposé. Aussitôt, je l'ai enregistré sous mes 'favoris' - non pas dans le but de m'en réjouir de façon égoïste, mais bien sûr pour partager avec d'autres. C'est la même intention qui habite Apollos, tout comme Priscille et Aquila, comme Paul et tous les autres.

C'est bien à la joie du partage que nous invitent tous les textes. Or, cette joie est brûlante: elle ne fait que prendre force dans le partage. Qui peut la contenir? Je l'éprouve encore - en dépit des symptômes de grippe dont j'ai souffert la nuit passée: cette joie est plus forte que la maladie !

Demandez et vous recevrez, dit Jésus dans l'évangile, alors vous serez comblés de joie. Ce sont bien le pain et le vin de la parole divine que nous partageons et au-delà même de notre nature précaire, nous sommes remplis de l'amour de Dieu à raison même du partage.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: Le samedi de la 6eme semaine de Pâques

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Un homme de joie

Le pape a encouragé à demander au Seigneur « la joie chrétienne », « grâce et don de l’Esprit », car « le chrétien est un homme ou une femme de joie ».

Cette « joie » du chrétien « n’est pas la gaieté », elle est « quelque chose de plus », a-t-il précisé : elle ne vient pas « de motifs conjoncturels », elle est « plus profonde ».

Le pape a mis en garde à ce propos : la seule gaieté, à la longue, risque de se transformer « en légèreté, en superficialité », elle peut illustrer un « manque de sagesse chrétienne », et rend même « un peu idiots, un peu naïfs », a-t-il estimé. La joie en revanche « comble de l’intérieur », telle « une onction de l’Esprit ».

Un homme sûr

Cette joie, a poursuivi le pape, réside « dans la certitude » que Jésus est avec l’homme : l’homme joyeux « est un homme sûr », sûr que « Jésus est avec [lui], que Jésus est avec le Père ».

Et cette certitude pousse à la confiance quotidienne : nul besoin de « mettre la joie en bouteille pour en avoir toujours en réserve » car « la joie est une vertu pèlerine », « un don qui chemine », qui doit « avancer », notamment par l’annonce du Christ.

Au contraire, celui qui veut cette joie pour lui seul risque de se retrouver le cœur « froissé », et de tomber dans une « mélancolie » qui n’est « pas saine ».

Quelquefois, a fait observer le pape, « ces chrétiens mélancoliques » présentent davantage « des faces de piment au vinaigre » que des visages de personnes « joyeuses », qui vivent « une belle vie ».

Un homme de désir

Dans cette période entre l’Ascension et la Pentecôte, l’Eglise invite « de façon spéciale » à demander la joie, mais également « le désir », a souligné le pape, car « plus le désir est grand, plus la joie sera grande ».

Le désir est en effet « ce qui fait avancer la vie du chrétien » : « Le chrétien est un homme, est une femme de désir », a-t-il insisté, invitant à « toujours désirer davantage, sur la route de la vie ».

Un homme magnanime

Le chrétien est enfin « magnanime », « il ne peut être pusillanime », a ajouté le pape, définissant la magnanimité comme « la vertu de la respiration », c’est-à-dire « la vertu d’aller toujours de l’avant, avec un esprit rempli de l’Esprit Saint ».

La magnanimité est « une vertu des grands », de ceux qui sont « au-dessus des mesquineries, au-dessus de ces bagatelles humaines », de ceux qui « ne se laissent pas impliquer dans ces détails internes de la communauté, de l’Eglise : ils regardent toujours à l’horizon ».

(10 mai 2013) © Innovative Media Inc.
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Septième dimanche de Pâques

Message non lu par etienne lorant »

Livre des Actes des Apôtres 7,55-60.
Étienne était en face de ses accusateurs. Rempli de l’Esprit Saint, il regardait vers le ciel ; il vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu. Il déclara : « Voici que je contemple les cieux ouverts : le Fils de l'homme est debout à la droite de Dieu. » Ceux qui étaient là se bouchèrent les oreilles et se mirent à pousser de grands cris ; tous à la fois, ils se précipitèrent sur lui, l'entraînèrent hors de la ville et commencèrent à lui jeter des pierres. Les témoins avaient mis leurs vêtements aux pieds d'un jeune homme appelé Saul.
Étienne, pendant qu'on le lapidait, priait ainsi : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit. » Puis il se mit à genoux et s'écria d'une voix forte : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché. » Et, après cette parole, il s'endormit dans la mort.


Livre de l'Apocalypse 22,12-14.16-17.20.
Je suis l'alpha et l'oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin. Heureux ceux qui lavent leurs vêtements pour avoir droit aux fruits de l'arbre de vie, et pouvoir franchir les portes de la cité.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 17,20-26.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, les yeux levés au ciel, il priait ainsi : « Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui accueilleront leur parole et croiront en moi. Que tous, ils soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu'ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m'as envoyé.
Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée, pour qu'ils soient un comme nous sommes un :moi en eux, et toi en moi. Que leur unité soit parfaite; ainsi, le monde saura que tu m'as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m'as aimé. Père, ceux que tu m'as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, et qu'ils contemplent ma gloire, celle que tu m'as donnée parce que tu m'as aimé avant même la création du monde.
Père juste, le monde ne t'a pas connu, mais moi je t'ai connu, et ils ont reconnu, eux aussi, que tu m'as envoyé. Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître encore, pour qu'ils aient en eux l'amour dont tu m'as aimé, et que moi aussi, je sois en eux. »


C'est en aimant le Christ plus que nous-mêmes que nous pouvons entrer dans le mystère de la relation trinitaire, du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Jésus est le modèle dont il faut suivre l'exemple, pas seulement dans ce qu'il y a d'extérieur: la parole et le geste, mais de plus en plus dans l'abandon de foi, par la confiance absolue.

De temps à autre, sur le chemin, il est bon de s'arrêter pour faire le point. Ainsi que le faisaient les marins qui calculaient leur position sur la mer en fonction des astres. L'image est bonne puisque le diacre Etienne, sur le point - non de périr, mais de "s'endormir dans la mort", vit l'Etoile du Matin. Cette étoile, c est le beau nom donné à Jésus dans l'Apocalypse: "Moi, je suis le descendant, le rejeton de David, l'étoile resplendissante du matin. »

Pour savoir où nous en sommes de notre relation à Dieu, rien de tel qu'une épreuve. L'épreuve est une occasion, un évènement imprévu qui survient pour vérifier la qualité de ce lien. Les épreuves, nos vies en sont remplies et, si nous avions la foi, nous ne les redouterions pas. Si nous les redoutons, c'est qu'en un point de notre être, nous n'avons pas encore adhéré au Christ tout à fait.

J'écris ce commentaire par avance, car je suis tombé malade avant hier, j'ai une sorte de forte grippe qui m'empêche de regarder à l'extérieur et vers l'avenir, mais m'oblige à regarder en moi-même. C'est dans cette épreuve, dans l'abandon de confiance, que je nettoie mon vêtement. Souffrant et dans la solitude, je dis encore: "Qu'il m'en soit fait, Seigneur, non comme je veux, mais comme Toi, Tu veux !"
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Le lundi de la septième semaine de Pâques

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Livre des Actes des Apôtres 19,1-8.
Pendant qu'Apollos était à Corinthe, Paul traversait le haut pays ; il arriva à Éphèse, où il trouva quelques disciples. Il leur demanda : « Quand vous êtes devenus croyants, avez-vous reçu le Saint-Esprit ? » Ils lui répondirent : « Nous n'avons même pas appris qu'il y a le Saint-Esprit. » Paul reprit : « Quel baptême avez-vous donc reçu ? » Ils répondirent : « Celui de Jean Baptiste. » Alors Paul leur expliqua : « Jean donnait un baptême de conversion ; et il disait au peuple de croire en celui qui devait venir après lui, c'est-à-dire en Jésus. » Après ces explications, ils se firent baptiser au nom du Seigneur Jésus. Et quand Paul leur eut imposé les mains, le Saint-Esprit vint sur eux, et ils se mirent à dire des paroles mystérieuses et à parler comme des prophètes. Ils étaient une douzaine d'hommes au total.
Ensuite, Paul se rendit à la synagogue ; et là, pendant trois mois, dans ses entretiens, il s'efforçait de convaincre en parlant avec assurance du royaume de Dieu.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 16,29-33.
A l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il parlait à ses disciples. Ceux-ci lui disent alors : " Voici que tu parles ouvertement, sans employer de paraboles.
Maintenant nous savons que tu sais toutes choses, et qu'il n'y a pas besoin de t'interroger : voilà pourquoi nous croyons que tu es venu de Dieu. »
Jésus leur répondit : « C'est maintenant que vous croyez !
L'heure vient - et même elle est venue - où vous serez dispersés chacun de son côté, et vous me laisserez seul ; pourtant je ne suis pas seul, puisque le Père est avec moi. Je vous ai dit tout cela pour que vous trouviez en moi la paix. Dans le monde, vous trouverez la détresse, mais ayez confiance : moi, je suis vainqueur du monde.
»

La dernière parole de Jésus, dans l'Evangile, par la répétition du mot "monde" propose une énigme : "Dans le monde, vous trouverez la détresse, mais ayez confiance: moi je suis vainqueur du monde". Le monde, c'est l'organisation des sociétés humaines - sur lesquelles dominent des idéologies issues du démon; mais ce qui compte pour le disciple, c'est de mettre sa confiance en Jésus qui a vaincu le monde.

La dispersion des disciples à travers le monde sera pour nombre d'entre eux l'occasion d'une grande détresse , cependant la foi en Jésus, avec le secours de l'Esprit Saint, leur donnera le courage nécessaire pour avancer. Les douze disciples rencontrés par Paul, qui n'avaient connu que le baptême de Jean, se font baptiser au nom de Jésus et reçoivent le Saint-Esprit - et aussitôt ils se mettent à prophétiser et parler en langues.

Notre détresse - la mienne aussi, ne nous empêche pas de progresser dans la foi. Cette année, tombé malade, j'ai reçu d'un docteur un antibiotique à ce point puissant qu'il suffit de trois cachets pour onze jours durant lesquels il agit sur l'organisme. Mais du fait que je n'avais pas de fièvre, je m'en suis passé. Le recours systématique aux antibiotiques est bien "du monde", car ils permettent de contrarier la nature et de travailler les jours où il conviendrait de prendre du repos. J'ai pris du repos et j'ai fait confiance au Seigneur: je ne suis pas déçu.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
etienne lorant
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Fête de saint Matthias, Apôtre

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Livre des Actes des Apôtres 1,15-17.20-26.
En ces jours-là, les frères étaient réunis au nombre d'environ cent vingt. Pierre se leva au milieu de l'assemblée et dit :
« Frères, il fallait que l'Écriture s'accomplisse : par la bouche de David, l'Esprit Saint avait d'avance parlé de Judas, qui en est venu à servir de guide aux gens qui ont arrêté Jésus,
ce Judas qui pourtant était l'un de nous et avait reçu sa part de notre ministère.
Car il est écrit au livre des Psaumes : Que son domaine devienne un désert, et que personne n'y habite, et encore : Que sa charge passe à un autre.
Voici donc ce qu'il faut faire : il y a des hommes qui nous ont accompagnés durant tout le temps où le Seigneur Jésus a vécu parmi nous,
depuis son baptême par Jean jusqu'au jour où il nous a été enlevé. Il faut donc que l'un d'entre eux devienne avec nous témoin de sa résurrection. »
On en présenta deux : Joseph Barsabbas, surnommé Justus, et Matthias.
Puis l'assemblée fit cette prière : « Toi, Seigneur, qui connais le cœur de tous les hommes, montre-nous lequel des deux tu as choisi
pour prendre place dans le ministère des Apôtres, que Judas a déserté en partant vers son destin. »
On tira au sort, et le sort tomba sur Matthias, qui fut dès lors associé aux onze Apôtres.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,9-17.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour.Si vous êtes fidèles à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j'ai gardé fidèlement les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour.
Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que vous soyez comblés de joie.
Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis.
Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande.
Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ignore ce que veut faire son maître ; maintenant, je vous appelle mes amis, car tout ce que j'ai appris de mon Père, je vous l'ai fait connaître.
Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, c'est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous partiez, que vous donniez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l'accordera.
Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres.


J'ai retenu le mot du prêtre qui a éclairé tout son homélie : si nous n'avions pas en nous de l'amour pour Jésus, nous ne serions capables d'aimer ni nos ennemis, ni même ceux qui sont nos frères dans le Christ. Fondamentalement, l'Eglise repose sur la reconnaissance, par chaque chrétien, de l'inconcevable Amour dont il a été aimé. A partir de cette reconnaissance, il devient possible au croyant de dépasser les goût personnels, les caractères différents, l'individualité, les opinions et même les oppositions.

"Hors de l'Eglise, point de salut !", je le comprends selon le même principe fondamental: Jésus m'a aimé jusqu'à donner sa vie pour moi, Jésus a fondé l'Eglise, j'aime donc l'Eglise que le Seigneur a fondé car comment ne ferais-je pas totalement confiance à Celui qui a souffert pour moi au point de songer à moi sur la croix !

S'il n'y avait pas eu Jésus, les hommes seraient demeurés (comme beaucoup aujourd'hui qui ne croient plus) des individus confrontés à la pensée de la mort et contraints de se positionner face à la fatalité. Ils le font de diverses manières. Par la jouissance des sens - qui ne parvient pas à les combler, puisque tous sens rassasiés, la pensée de la mort demeure. Par des oeuvres au service de l'humanité - il en est de multiples possibles et les hommes de sciences travaillent, ainsi que les politiciens, les médecins, les philosphes... mais ils fournissent leurs efforts de manière dispersée car, sans Jésus, comment parvenir à une définition commune du "bien de l'humanité" ?

Ce sont ces questions qui ne cessaient de me harceler avant ma conversion et sans le secours reçus d'En-Haut, elles m'auraient conduit à la folie. Ce sont bien ces questions, ce perpétuel questionnement, qui ont présidé à la vie de mon visiteur d'hier: Jean-Paul.

Jean-Paul: ex- militant communiste, ex- révolutionnaire engagé en Amérique latine, ex- époux d'une vénézuelienne, ex- papa d'une 'Bella' qu'il n'a jamais revue, ex- commerçant en cartes postales anciennes; buveur invétéré, fumeur de cannabis, amateur de femmes, de boissons exotiques et de plats épicés. Il trouve "incroyable, impossible, inimaginable" que je vive "aussi peu". Tu as même cessé de fumer ?!? Je prie pour lui, car Jésus est continuellement à ses côtés, le suppliant à l'oreille de l'écouter un peu pendant qu'il est temps encore.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Mercredi, 7ème Semaine du Temps Pascal

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Lecture du livre des Actes des Apôtres (Ac 20, 28-38)
Paul faisait ses adieux aux Anciens de l'Église d'Éphèse. Il leur disait : « Veillez sur vous-mêmes, et sur tout le troupeau où l'Esprit Saint vous a placés comme responsables, pour être les pasteurs de l'Église de Dieu, qui lui appartient grâce au sang qu'a versé son propre Fils. Pour moi, je sais que des loups féroces s'introduiront chez vous quand je ne serai plus là, et le troupeau ne sera pas épargné. Même parmi vous, surgiront des hommes qui tiendront des discours mensongers pour entraîner les disciples à leur suite. Soyez donc vigilants, et souvenez-vous des avertissements que, pendant trois années, je n'ai cessé de donner à chacun de vous, nuit et jour, jusqu'à en pleurer.
Et maintenant, je vous confie à Dieu et à son message de grâce, qui a le pouvoir de construire l'édifice et de faire participer les hommes à l'héritage de ceux qui ont été sanctifiés. Argent, or ou vêtements, je n'ai rien attendu de personne. Vous le savez bien vous-mêmes : les mains que voici ont pourvu à mes besoins et à ceux de mes compagnons. Je vous ai toujours montré qu'il faut travailler ainsi pour secourir les faibles, en nous rappelant les paroles du Seigneur Jésus, car lui-même a dit : Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir. »
Quand Paul eut ainsi parlé, il se mit à genoux et il pria avec eux tous. Ils se mirent tous à pleurer ; ils se jetaient au cou de Paul pour l'embrasser ; ce qui les attristait le plus, c'est la parole qu'il avait dite : « Vous ne verrez plus mon visage. » Puis on l'accompagna jusqu'au bateau.



Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 17, 11b-19)
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, les yeux levés au ciel, il priait ainsi : « Père saint, garde mes disciples dans la fidélité à ton nom que tu m'as donné en partage, pour qu'ils soient un, comme nous-mêmes. Quand j'étais avec eux, je les gardais dans la fidélité à ton nom que tu m'as donné. J'ai veillé sur eux, et aucun ne s'est perdu, sauf celui qui s'en va à sa perte de sorte que l'Écriture soit accomplie.
Et maintenant que je viens à toi, je parle ainsi, en ce monde, pour qu'ils aient en eux ma joie, et qu'ils en soient comblés.
Je leur ai fait don de ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu'ils ne sont pas du monde, de même que moi je ne suis pas du monde.
Je ne demande pas que tu les retires du monde, mais que tu les gardes du Mauvais.
Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde.
Consacre-les par la vérité : ta parole est vérité.
De même que tu m'as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde. Et pour eux je me consacre moi-même, afin qu'ils soient, eux aussi, consacrés par la vérité. »



Paul fait ses adieux aux Ephèsiens et leur prédit des divisions entre eux, mais il ne sera plus avec eux pour les ramener à l'unité. Et il les prend encore à témoins qu'il a exercé son ministère sans être jamais à charge de quiconque: il a travaillé de ses mains pour subvenir à ses besoins matériels. A considérer ce que l'apôtre dit ici, le bilan de sa mission ne semble guère positif - l'église fondée à Ephèse n'apparaît guère soudée et elle est exposée à des discours partisans et mensongers. Mais ce constat semble s'effacer devant l'amour que tous portent à Paul, qu'ils viennent embrasser sans fausse gêne, en se mettant à pleurer.

C'est bien que la vérité est au-delà des mots. Elle y demeure et le mensonge ne peut l'atteindre. Dans la pratique de la foi apportée par Jésus dans le monde, le mensonge n'est plus le contraire de la vérité. Non ! Car la vérité, c'est d'aimer Dieu et son prochain, quand bien même le prochain se présente comme un adversaire !

Ce ne sont donc pas les oppositions de personnes, ni les erreurs qui sont à craindre mais l'oeuvre du Mauvais. Le diable n'est à redouter que si l'homme lui prête oreille plutôt que de vivre la vérité reçue de Dieu. Ce matin, j'ai donc prié de ne jamais plus me laisser troubler par les mauvais bruits que j'entends, ni par la peur distillée dans certains messages. Laissons-nous consacrer par la vérité: elle nous fortifiera et nous rendra prudents comme les serpents et souples comme les colombes (Matthieu 10:16)
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Le jeudi de la 7ème semaine de Pâques

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Livre des Actes des Apôtres 22,30.23,6-11.
Paul avait été arrêté à Jérusalem. Le lendemain, le commandant romain voulut savoir à quoi s'en tenir sur les accusations des Juifs contre lui. Il lui fit donc enlever ses chaînes, puis il convoqua les chefs des prêtres et tout le grand conseil, et fit descendre Paul pour l'amener devant eux.
Paul se rendit compte qu'il y avait là le parti des sadducéens et celui des pharisiens. Alors, devant le conseil, il déclara d'une voix forte : « Moi, frères, je suis un pharisien, fils de pharisiens. C'est à cause de notre espérance en la résurrection des morts que je passe en jugement. »
À peine eut-il dit cela qu'une dispute éclata entre pharisiens et sadducéens, et l'assemblée se divisa.
En effet, les sadducéens prétendent qu'il n'y a ni résurrection, ni ange, ni esprit, tandis que les pharisiens y croient.
Cela fit un grand vacarme. Quelques scribes du parti pharisien intervinrent pour protester vigoureusement : « Nous ne trouvons rien de mal chez cet homme. Un esprit ou un ange lui a peut-être parlé. »
La dispute devint très violente, et le commandant craignit que Paul ne se fasse écharper. Il ordonna à la troupe de descendre pour l'arracher à la mêlée et le ramener dans la forteresse.
La nuit suivante, le Seigneur vint auprès de Paul et lui dit : « Courage ! Le témoignage que tu m'as rendu à Jérusalem, il faut que tu le rendes aussi à Rome.»


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 17,20-26.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, les yeux levés au ciel, il priait ainsi : « Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui accueilleront leur parole et croiront en moi.
Que tous, ils soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu'ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m'as envoyé.
Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée, pour qu'ils soient un comme nous sommes un :moi en eux, et toi en moi. Que leur unité soit parfaite ; ainsi, le monde saura que tu m'as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m'as aimé.
Père, ceux que tu m'as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, et qu'ils contemplent ma gloire, celle que tu m'as donnée parce que tu m'as aimé avant même la création du monde. Père juste, le monde ne t'a pas connu, mais moi je t'ai connu, et ils ont reconnu, eux aussi, que tu m'as envoyé.
Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître encore, pour qu'ils aient en eux l'amour dont tu m'as aimé, et que moi aussi, je sois en eux. »


Comme le font de nos jours les libéraux et les socialistes - qui ont en commun le rejet de la foi chrétienne, ce sont ici les pharisiens et les sadducéens qui mettent provisoirement de côté ce qui les opposent pour mieux donner une apparence d'unité devant l'autorité romaine. Il faut faire condamner Paul, comme Jésus avant Paul. Je dis ceci expréssement car les religions du temps de Jésus sont tout à fait comme les idéologies de notre temps: les unes comme les autres s'opposent à l'enseignement du Christ, car y adhérer supposerait d'insupportables remises en question.

Mais Paul, tout inspiré qu'il est, soutenu par l'Esprit Saint Défenseur, désigne d'une façon extrêmement pointue ce qui divise ses adversaires: les pharisiens croient en la résurrection et méprisent les sadducéens qui n'y croient pas. Mais en tout ce qu'il a dit, Paul a simplement exprimé la vérité; il est bien fils de pharisiens, et il croit en la résurrection. C'est également du fait de sa foi dans le Christ ressuscité qu'il a été traîné devant le tribunal romain par ses adversaires.

Dans l'Evangile, je voudrais noter tout simplement une chose: dans tous les évangiles, c'est le seul et unique passage dans lequel Jésus dit "Je veux" à son Père. C'est la seule fois qu'il semble exprimer une volonté indépendante de celle du Père. Mais en réalité, c'est une volonté concordante. Elle démontre une chose pourtant: c'est que les relations entre les trois personnes de la Trinité ne sont pas figées une fois pour toutes. Si nous nous représentons qu'en Dieu, tout est fixé à jamais, depuis l'Alpha à l'Omega, nous sommes dans l'erreur. A ce jour, l'oeuvre de la Révélation n'est pas achevée et je me souviens de la sainte qui a écrit : nous n'aurons pas assez de toute l'éternité pour pénètrer le mystère de l'amour trinitaire. Béni soit Dieu !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: Mercredi, 7ème Semaine du Temps Pascal

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Le prêtre, un pasteur, pas un loup

Pour le pape, l’extrait des Actes des apôtres du jour, où saint Paul exhorte les « anciens » de l’Eglise d’Ephèse, est l’une des « plus belles pages du Nouveau Testament », « pleine de tendresse, d’amour pastoral » et où émerge le « beau rapport de l’évêque avec son peuple ».

Il suggère spécialement de lire ce passage : « Veillez sur vous-mêmes, et sur tout le troupeau où l'Esprit Saint vous a placés comme responsables, pour être les pasteurs de l'Église de Dieu, qui lui appartient grâce au sang qu'a versé son propre Fils. Pour moi, je sais que des loups féroces s'introduiront chez vous quand je ne serai plus là, et le troupeau ne sera pas épargné. Même parmi vous, surgiront des hommes qui tiendront des discours mensongers pour entraîner les disciples à leur suite. »

« Lisez cette belle page », insiste-t-il, et « priez en la lisant, priez pour nous évêques et prêtres » : « Nous en avons tant besoin pour rester fidèles, pour être des hommes qui veillent sur le troupeau et sur nous-mêmes », poursuit-il, souhaitant que le cœur des prêtres soit toujours « tourné vers le troupeau » et qu’ils soient « pauvres, humbles, doux, au service du peuple ».

Prêtre et évêque pour le peuple

Mettant en relief « un amour mutuel entre évêque, prêtre et peuple », le pape rappelle qu’ « un évêque n’est pas évêque pour lui-même, il l’est pour le peuple ; et un prêtre n’est pas prêtre pour lui-même, il l’est pour le peuple », il est « au service de », « pour faire grandir ».

Concrètement, explique-t-il, le prêtre doit « veiller », « protéger », « faire grandir » et « faire la sentinelle pour avertir [le peuple] lorsqu’arrivent des loups ».

Ainsi, « il s’établit un beau rapport entre le peuple et l’évêque », tout comme Paul l’a vécu, fait observer le pape qui constate « un amour entre eux, un véritable amour », ciment de « l’unité » de l’Eglise.

Le rapport de l’évêque et du prêtre n’est pas fondé « sur la solidarité sociale » mais c’est un rapport « existentiel, sacramentel », tel que décrit dans les Actes où « ils s’agenouillent, prient et pleurent ensemble ».

Les deux tentations des prêtres

Si les évêques et prêtres doivent avant tout « prier et annoncer », cela ne signifie pas qu’ils sont indemnes du péché, fait observer le pape : « nous sommes aussi des hommes et nous sommes pécheurs » et « nous sommes tentés ».

S’inspirant d’un commentaire de saint Augustin sur le prophète Ezéchiel, le pape voit deux tentations majeures chez le prêtre : « la richesse, qui peut devenir avarice, et la vanité ».

Selon saint Augustin en effet, « quand l’évêque, le prêtre, profite des brebis pour lui-même, le rapport s’inverse : il n’est plus le prêtre, l’évêque pour le peuple, mais le prêtre et l’évêque qui prend au peuple ».

Dans ces deux tentations, soit « il prend la chair de la brebis pour la manger », il en profite en faisant « du commerce » et devient « avare » ou « simoniaque », soit « il tire profit de la laine pour sa vanité, pour se vanter ».

Saint Paul d'ailleurs "n’avait pas de compte en banque" et travaillait de ses mains, souligne le pape. En ce sens, lorsqu’un évêque ou un prêtre emprunte « la route de la vanité », et se perd « dans un esprit de carriérisme » ou dans une soif de « puissance », ou encore lorsqu’il « suit l’argent », le pape estime qu’il existe un signe ne trompe pas : « le peuple ne l’aime pas ».

En outre, ce prêtre ou cet évêque « fait du mal à l’Eglise », ajoute-t-il. Le pape demande la prière des baptisés car « si nous allons sur la route des richesses, si nous allons sur la route de la vanité, nous devenons des loups et non des pasteurs ».

(15 mai 2013) © Innovative Media Inc.
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Le lundi de la septième semaine du Temps ordinaire

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Livre de l'Ecclésiastique 1,1-10.

Il n'y a qu'un seul être sage et très redoutable, celui qui siège sur son trône.
C'est le Seigneur, lui qui a créé la sagesse ; il l'a vue et mesurée, et il l'a répandue sur toutes ses œuvres, parmi tous les vivants, dans la diversité de ses dons. Mais ceux qui aiment Dieu en ont été comblés.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 9,14-29.

Jésus reprit : « Pourquoi dire : 'Si tu peux'... ? Tout est possible en faveur de celui qui croit. » Aussitôt le père de l'enfant s'écria : « Je crois ! Viens au secours de mon incroyance ! » Jésus, voyant que la foule s'attroupait, interpella vivement l'esprit mauvais : « Esprit qui rends muet et sourd, je te l'ordonne, sors de cet enfant et n'y rentre plus jamais ! »
L'esprit poussa des cris, secoua violemment l'enfant et sortit. L'enfant devint comme un cadavre, de sorte que tout le monde disait : « Il est mort. »
Mais Jésus, lui saisissant la main, le releva, et il se mit debout.
Quand Jésus fut rentré à la maison, seul avec ses disciples, ils l'interrogeaient en particulier : « Pourquoi est-ce que nous, nous n'avons pas pu l'expulser ? »
Jésus leur répondit : « Rien ne peut faire sortir cette espèce-là, sauf la prière.



Dans la première lecture, l'Ecclesiastique rappelle que toute sagesse vient de Dieu, qu'elle ne peut se trouver qu'en Lui, et que pour en être comblés, c'est Dieu qu'il faut aimer ! Et je me suis dit: "Puissent-ils donc entendre cette Parole, tous les prétendus sages de ce temps, ceux qui par une sagesse idolâtre en sont venus à renier que nous fûmes créés homme et femme, et affirment que toutes choses sont égales entre elles, et que "l'un est l'autre" !

Mais tout vient de Dieu, tout est reçu de Lui. Dans l'épisode de l'Evangile de ce jour, Jésus redescend de la montagne, où il a été transfiguré devant Pierre, Jacques et Jean. Ils reviennent et retrouvent toute la pauvreté humaine, sa profonde misère, présente en cet enfant qui semble être condamné à ne pas vivre. Mêmes les disciples de Jésus n'ont pas pu le délivrer ! Le Seigneur ne leur avait-il pas donné de son pouvoir sur les démons ? Mais il ne suffit pas d'avoir reçu de Dieu, il faut encore croire en Lui et L'invoquer.

Il est bon pour nous de rentrer dans le Temps ordinaire de la liturgie par ce rappel à devoir prier en toute occasion. Or, ce temps que nous vivons est vraiment celui où la prière est nécessaire. A elle seule, la prière à plus de pouvoir sur les mensonges et les menteur de notre époque que toutes les autres formes de résistance. Oui, l'on peut résister aux hommes, mais on ne peut s'abandonner qu'en Dieu pour être délivrés du mal et du malheur qui rôdent autour de nous.

Jésus, j'ai confiance en Toi !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Le mardi de la 7ème semaine du temps ordinaire

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Livre de l'Ecclésiastique 2,1-11.
Mon fils, si tu viens te mettre au service du Seigneur, prépare-toi à subir l'épreuve; fais-toi un cœur droit, et tiens bon ; ne te tourmente pas à l'heure de l'adversité.
Attache-toi au Seigneur, ne l'abandonne pas, afin d'être comblé dans tes derniers jours. Toutes les adversités, accepte-les ; dans les revers de ta vie pauvre, sois patient ; car l'or est vérifié par le feu, et les hommes agréables à Dieu, par le creuset de la pauvreté.
Mets ta confiance en lui, et il te viendra en aide ; suis une route droite, et mets en lui ton espérance. Vous qui craignez le Seigneur, comptez sur sa miséricorde, ne vous écartez pas du chemin, de peur de tomber.


Psaume 37(36),3-4.18-19.27-28ab.39-40ac.
Fais confiance au Seigneur, agis bien,
habite la terre et reste fidèle ;
mets ta joie dans le Seigneur :
il comblera les désirs de ton cœur.

Il connaît les jours de l'homme intègre
qui recevra un héritage impérissable.
Pas de honte pour lui aux mauvais jours ;
aux temps de famine, il sera rassasié.

Évite le mal, fais ce qui est bien,
et tu auras une habitation pour toujours.
car le Seigneur aime le bon droit,
il n'abandonne pas ses amis.

Le Seigneur est le salut pour les justes,
leur abri au temps de la détresse.
Le Seigneur les aide et les délivre,
car ils cherchent en lui leur refuge.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 9,30-37.
Jésus traversait la Galilée avec ses disciples, et il ne voulait pas qu'on le sache.
Car il les instruisait en disant : « Le Fils de l'homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. »
Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l'interroger.
Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demandait : « De quoi discutiez-vous en chemin ? » Ils se taisaient, car, sur la route, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand.
S'étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit : « Si quelqu'un veut être le premier, qu'il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. »
Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d'eux, l'embrassa, et leur dit :
« Celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c'est moi qu'il accueille. Et celui qui m'accueille ne m'accueille pas moi, mais Celui qui m'a envoyé. »



Dans un esprit assez logique - selon leur très humaine compréhension, les disciples ont réfléchi et se sont demandés comment se passerait le changement de mode de vie des hommes après la résurrection. Une fois ressuscité, selon leur façon de penser et de juger (qui est la nôtre aussi), Jésus sera le souverain absolu de toute la terre. Il sera le monarque divin envoyé par Dieu pour gouverner la terre à la place des prophètes et des rois qui l'avaient précédé. Et puisqu'il en sera ainsi, qui seront ses ministres ? Ils seront forcément choisis parmi ceux qui l'ont suivi et qu'Il a lui-même appelés: c'est tout à fait logique.

En outre, tout occupés de réfléchir ainsi, ils passent au-dessus des évènements de la mort et de la résurrection que le Seigneur leur annonce. Encore une fois, c'est très simple à comprendre. Ils n'admettent pas plus une mort cruelle de Jésus qu'ils ne peuvent s'imaginer ce qu'il fera après sa résurrection. En cela, ils nous ressemblent tout à fait.
La mission de Jésus n'a duré que trois années. Qui d'entre nous, après avoir rencontré un être d'une telle bonté, capable de temps de choses extraordinaires, pourrait admettre d'en être aussi tôt séparé ? Et qui d'entre nous aujourd'hui, se représente bien le Christ ressuscité ? Moi qui fus converti au cours d'une brève vision, j'ai été incapable d'en écrire un témoignage cohérent ! Car les mots que j'essayais ne correspondaient jamais à mon vécu.

Jésus n'est pas du tout offusqué: mais s'il place un enfant au milieu d'eux, c'est pour rompre une fois pour toutes avec la pensée des hommes. Car les disciples, comme l'on fait avant eux tous les autres Juifs, ne se représentent la toute puissance de Dieu que comme puissance pour dominer. Or, c'est simplement d'amour qu'il s'agit. La vraie puissance, le vrai pouvoir, c'est d'aimer. Quels que soient le principe et le mode de gouvernement.

Enfin, aussitôt que l'âme a adhéré au Christ, dès qu'elle a reconnu la prééminence absolue de l'amour, elle se retrouve dans cette situation où les conseils de l'Ecclésiastique viennent à point: faisons-nous un coeur droit, qui accepte les adversités en s'attachant au Christ, et multiplions les actes de confiance en sa Miséricorde. D'ores-et-déjà, notre vie est toute changée. J'approche de ma cinquante-septième année, j'ai déjà souffert, mais j'ai d'autant plus confiance au Seigneur du fait des grâces obtenues.

«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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