Jour après jour, les paroles de notre Pape François

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Vendredi 7 juin 2013

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Vendredi 7 juin 2013
L’art de marcher ensemble
" Nous devons tous être un peu plus pauvres », parce que si toutes les personnes se posaient le problème,
si nous devenions tous un peu plus pauvres pour ressembler à Jésus le maître pauvre, de nombreux problèmes pourraient trouver une solution.
En effet, la pauvreté est « un scandale », « un cri ». Surtout dans un monde « où il y a tant de richesses et de ressources », et pourtant on ne comprend pourquoi on n'arrive pas à faire manger tout le monde. « C'est aussi pour cela que j'ai renoncé à quelques richesses ». Le Pape François explique ses choix de cette manière. Et il le fait en répondant à la curiosité de quelques-uns parmi les neuf mille étudiants des écoles que les jésuites gèrent en Italie et en Albanie, reçus en audience dans la salle Paul VI dans la matinée du vendredi 7 juin. Et il leur confesse également avoir choisi de ne pas habiter dans le Palais apostolique, non pas par « vertu personnelle », mais parce que « j'aime être au milieu des personnes – dit-il – et être seul ne me ferait pas de bien ».

Il fallait s'y attendre: la rencontre avec les jeunes s'est transformée en un questions-réponses improvisé, direct, sans filtre. Un dialogue qui n'était pas prévu par le protocole. Mais le Pape a mis de côté le discours préparé, en le résumant, et a invité les jeunes à s'approcher librement du micro pour lui poser des questions. « Je suis à votre disposition », a-t-il dit. Et c'est ce qu'ont fait dix des enfants et jeunes présents, ainsi qu'un professeur.

Les arguments ont été variés: des curiosités personnelles aux questions existentielles. Les questions sur l'instabilité de l'avenir vu à travers les yeux des plus jeunes sont revenues plusieurs fois. Et le Pape, ne cachant pas les difficultés qu'ils rencontreront certainement le long du chemin, fait comprendre l'importance de savoir se relever sans avoir peur des échecs et des chutes.
L'art de marcher implique la capacité de supporter la fatigue. Mais c'est un art, a-t-il précisé, qu'il serait mauvais et ennuyeux de pratiquer seuls: il est préférable de marcher au sein d'une communauté, avec ses amis.
Ce style de vie, répond-il ensuite à Monica et Antonella, conduit à embrasser une vocation précise. Dans son cas, au choix de devenir jésuite. Ce qui l'a poussé, confie-t-il, a été la mission, le désir de sortir de son propre milieu pour aller annoncer Jésus Christ: et son désir personnel était de partir pour le Japon.

Et au lieu de cela, il est devenu Pape: « L'as-tu voulu? », lui a demandé Eugenio. « Si une personne ne s'aime pas beaucoup, Dieu ne la bénit pas. Et quelqu'un qui s'aime ne veut pas être Pape. C'est pour cela que ce n'est pas moi qui ai voulu être Pape ».

Puis la crise, la précarité, la politique. Federica lui parle des craintes que les jeunes ont pour leur avenir, étant donné la brutalité de la crise qui n'est pas un problème uniquement italien, a souligné le Pape, mais qui concerne le monde entier. Mais c'est surtout « une crise humaine avant d'être une crise économique et sociale ». C'est surtout la valeur de la personne humaine qui est en crise, car aujourd'hui, c'est l'argent qui compte le plus. Oui, a-t-il répété,
« la personne aujourd'hui est esclave et c'est aux jeunes également d'agir afin de la libérer de l'esclavage des structures économiques et sociales ».
Et la politique n'est pas quelque chose dont il faut rester éloigné, pour les laïcs chrétiens, c'est même « un devoir, une obligation », affirme le Pape en réponse à la question d'un professeur.
Il est nécessaire de « s'engager dans la politique: on ne peut pas jouer au Ponce Pilate, s'en laver les mains ».
En effet, la politique est l'une des formes les plus élevées de la charité parce qu'elle recherche le bien commun. Et si la politique est trop sale, ajoute le Pape, peut-être est-ce aussi parce que les chrétiens ne se sont pas assez engagés dans un esprit évangélique ».

Puis, de nouveau la pauvreté. Jacques lui demande comment se comporter face à la pauvreté. La réponse du Pape est ferme:
on ne peut pas parler de pauvreté abstraite sans l'expérience des pauvres, « c'est-à-dire sans avoir mis les mains dans la chair du Christ ».
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Bernadette Soubirous : "Je ne suis pas chargée de vous le faire croire, je suis chargée de vous le dire"
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Matin du Samedi 8 juin 2013

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Matin du Samedi 8 juin 2013

Apprendre à recevoir et protéger la Parole de Dieu
Comme Marie, il faut apprendre à recevoir et protéger la Parole de Dieu. C’est ce qu’a affirmé le pape François lors de la messe célébrée dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe au Vatican, samedi 8 juin, à laquelle a participé un groupe de collaborateurs de Caritas Internationalis, accompagnés de leur secrétaire général, Michel Roy.
Le pape a souligné que Marie appréhendait la vie avec la Parole de Dieu, ce qui signifie justement la « protéger ». Stupeur et protection : le pape François a basé son homélie sur ces termes. L'Évangile d’aujourd’hui raconte la stupéfaction des docteurs de la Loi en écoutant Jésus, ainsi que la protection de Marie, dans son cœur, de la Parole de Dieu.

Comment protéger la Parole de Dieu ?
La stupeur, a observé le pape, « c’est plus de la joie : c’est un moment dans lequel la Parole de Dieu est semée dans notre cœur ». Mais il a averti qu’on ne peut « vivre toujours dans la stupeur ». Cela doit en effet être porté « dans la vie avec la protection » de la Parole. Et c’est justement ce que fait Marie, dont on dit qu’elle est « émerveillée ».
« Protéger la parole de Dieu. Qu’est-ce que ça veut dire, demande le pape. Je reçois la Parole, je prends une bouteille, je mets la parole dans la bouteille et je la protège ? » Non, répond François.
« Protéger la parole de Dieu, cela veut dire que notre cœur s’ouvre, qu’il s’ouvre à cette parole comme la terre s’ouvre aux semences. La parole de Dieu est une graine qui doit être plantée.
Et Jésus nous a dit ce qu’il se passe avec cette semence : certaines tombent le long du chemin et sont mangées par les oiseaux. Cette parole n’est pas protégée, ces cœurs ne savent pas la recevoir. »

La semence face aux pierres et aux épines :
« D’autres, a poursuivi François, tombent sur une terre parsemée de tant de pierres que la graine meure. Jésus dit que ceux-ci « ne savent pas protéger la Parole de Dieu parce qu’ils ne sont pas constants. »
Enfin, poursuit le pape,
« la Parole de Dieu peut tomber dans une terre non préparée, non protégée, où il y a des épines. Que sont ces épines ? Jésus, a souligné François, parle d’attachements aux richesses et aux vices ».
Voilà donc que
« protéger la Parole de Dieu implique toujours la méditation de ce que nous dit cette parole par rapport à ce qui se passe dans la vie ».
Et cela, « Marie le faisait », elle « méditait et faisait la comparaison ». Cela, conclut le pape, est un « grand travail spirituel ».
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Re: Jour après jour, les paroles de notre Pape François

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Pape François ‏@Pontifex_fr 9 Juin
Avec la "culture du déchet", la vie humaine n’est plus perçue comme une valeur fondamentale à respecter et à protéger.
http://jean-paul.vefblog.net
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Re: Jour après jour, les paroles de notre Pape François

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Angélus de ce 9 juin 2013
« Allons avec confiance vers Jésus, il nous pardonne toujours »
La fête du Coeur de Jésus donne le ton à tout le mois de juin , rappelle le pape François qui a centré son allocution, lors de l'angélus de midi, place Saint-Pierre, en présence de quelque 80 000 personnes, sur l'amour du Coeur de Jésus, source de miséricorde pour tout homme.

Après l'angélus, le pape a résumé ainsi le message à retenir pour ce dimanche:
"Aujourd'hui, n'oublions pas l'amour de Dieu, l'amour de Jésus: Il nous regarde, il nous aime et il nous attend; Il est tout coeur et toute miséricorde. Allons, en faisant confiance à Jésus, Lui, il nous pardonne toujours."

Paroles du pape François avant l'angélus

Chers frères et soeurs,

Le mois de juin est traditionnellement dédié au Coeur Sacré de Jésus, expression humaine maximum de l'amour divin. Nous avons justement célébré, vendredi dernier, la solennité du Coeur du Christ, et cette fête donne le ton de tout le mois. La piété populaire met beaucoup en évidence les symboles, et le Coeur de Jésus est le symbole par excellence de la miséricorde de Dieu; mais ce n'est pas un symbole imaginaire, c'est un symbole réel, qui représente le centre, la source d'où a jailli le salut de l'humanité tout entière.

Dans les évangiles nous trouvons différentes références au Coeru de Jésus, par exemple, le passage où Jésus lui-même dit: "Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le poids du fardeau, et je vous donnerai le repos. Prenez sur vous mon joug et mettez-vous à mon école, parce que je suis doux et humble de coeur" (Mt 11, 28-29).

Le récit de la mort de Jésus selon saint Jean est fondamental. Cet évangéliste témoigne en effet de ce qu'il a vu sur le Calvaire, c'est-à-dire qu'alors que Jésus était déjà mort, un soldat lui frappa le côté de sa lance et que de cette blessure jaillirent du sang et de l'eau (cf. Jn 19, 33-34). Jean a reconnu dans ce signe, apparemment fortuit, l'accomplissement des prophéties: du coeur de Jésus, Agneau immolé sur la Croix, jaillissent pour tous les hommes le pardon et la vie.

Mais la miséricorde de Jésus n'est pas seulement un sentiment, bien plus, c'est une force qui donne la vie, qui ressuscité l'homme! L'Evangile d'aujourd'hui aussi nous le dit, dans l'épisode de la veuve de Naïm (Lc 7,11-17). Avec ses disciples, Jésus était en train d'arriver à Naïm, un village de Galilée, juste au moment où il y a un enterrement : on conduit à sa sépulture un jeune-homme, fils unique d'une veuve. Jésus fixe tout de suite son regard sur la mère en larme. L'évangéliste Luc dit: "En la voyant, le Seigneur ressentit pour elle une grande compassion" (v. 13). Cette "compassion" c'est l'amour de Dieu pour l'homme, c'est la miséricorde, c'est-à-dire l'attitude de Dieu au contact de la misère humaine, de notre indigence, de notre souffrance, de notre angoisse. Le terme biblique "compassion" rappelle le sein maternel: la mère, en effet, ressent une réaction spéciale face à la douleur de ses enfants. C'est ainsi que Dieu nous aime, dit l'Ecriture.

Et quel est l'avenir de cet amour? C'est la vie! Jésus dit à la veuve de Naïm: "Ne pleure pas!", puis il appela le jeune-homme mort et le réveilla comme de son sommeil (cf. vv. 13-15). La miséricorde de Dieu donne la vie à l'homme, le ressuscite de la mort. Le Seigneur nous regarde toujours avec miséricorde, ne l'oublions pas; il nous regarde toujours avec miséricorde, il nous attend avec miséricorde. N'ayons pas peur de nous approcher de lui! Il a un coeur miséricordieux! Si nous lui montrons nos blessures intérieure, nos péchés, Il nous pardonne toujours. Il est miséricorde pure!
Adressons-nous à la Vierge Marie: son coeur immaculé, coeur de mère, a partagé au maximum la "compassion" de Dieu, spécialement à l'heure de la passion et de la mort de Jésus. Que Marie nous aide à être doux et humbles et miséricordieux avec nos frères.
Paroles du pape François après l'angélus
Chers frères et soeurs,

Aujourd'hui, à Cracovie, deux religieuses polonaises sont proclamées bienheureuses: Sophie Czeska Maciejowska, qui a fondé, lors de la première moitié du 17e s. a fondé la Congrégation des Vierges de la Présentation de la bienheureuse Vierge Marie; et Marguerite-Lucie Szewczyk, qui a fondé, au 19e s. la Congrégation des Filles de la bienheureuse Vierge Marie des Douleurs. Rendons grâce au Seigneur avec l'Eglise qui est à Cracovie!

Je salue avec affection tous les pèlerins présents aujourd'hui: groupes paroissiens, familles, écoles, associations, mouvements.

Je salue les fidèles venus de Mumbay (Inde).

Je salue le mouvement de l'amure familial de Rome; les confraternités les bénévoles du sanctuaire de Mongiovino, près de Pérouse; la Jeunesse franciscaine de l'Ombrie; la "Maison de la Charité" de Lecce; les fidèles de la province de Modène, que j'encourage pour la reconstruction; et ceux de Ceprano.

Je salue les pèlerins d'Ortone, où l'on vénère les reliques de l'apôtre Thomas, qui ont réalisé un chemin "de Thomas à Pierre": merci!

Aujourd'hui, n'oublions pas l'amour de Dieu, l'amour de Jésus: Il nous regarde, il nous aime et il nous attend; Il est tout coeur et toute miséricorde. Allons à Jésus avec confiance, Lui, il nous pardonne toujours.

A tous, je souhaite un bon dimanche!

Et bon déjeuner!
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Matin du lundi 10 juin 2013

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Matin du lundi 10 juin 2013

On ne peut pas servir deux maîtres
Pourquoi y a-t-il des personnes qui ont le cœur fermé au salut ?
C’est sur cette interrogation que le Pape François a centré l’homélie de la Messe d’aujourd’hui, lundi 10 juin, dans la chapelle de la Domus Sanctae Marthae. Une question qui trouve une réponse et une explication dans la peur, parce que – a expliqué le Pape – le salut nous fait peur. C’est une attraction qui déchaîne les craintes les plus secrètes dans notre cœur. « Nous avons besoin » du salut, mais dans le même temps nous en « avons peur », parce que, a dit le Saint-Père,
« quand le Seigneur vient pour nous sauver, nous devons tout donner » et dès lors « c’est lui qui commande ; c’est de cela dont nous avons peur ». Les hommes en effet veulent « commander », ils veulent être « les chefs » d’eux-mêmes. Et ainsi « le salut n’arrive pas, la consolation de l’Esprit n’arrive pas ».
Dans la liturgie du jour le passage de l’Evangile de Matthieu (5, 1-12) sur les Béatitudes a offert au Pape l’occasion pour une réflexion sur la relation entre salut et liberté. Seul le salut qui arrive avec la consolation de l’Esprit, a-t-il affirmé, nous rend libres : c’est « la liberté qui naît du Saint-Esprit qui nous sauve, qui nous console, qui nous donne la vie ». Mais pour comprendre pleinement les Béatitudes et ce que signifie « être pauvres, être doux, être miséricordieux » – toutes choses qui « ne semblent pas » nous « porter au succès » – il faut garder « le cœur ouvert » et avoir bien goûté cette consolation du Saint-Esprit qu’est le salut ».

Les Béatitudes, du reste, sont « la loi de ceux qui ont été sauvés » et ont ouvert leur cœur au salut. « Cela – a-t-il ajouté – est la loi des libres, avec cette liberté du Saint-Esprit ». Nous pouvons « régler la vie, l’organiser sur une liste de commandements ou de procédures », mais c’est une opération purement humaine, a averti le Pape François. « C’est quelque chose de limité et à la fin cela ne nous apporte pas le salut », puisque seul un « cœur ouvert » peut le faire.

Ce n’est pas un hasard si le début de la seconde lettre de saint Paul aux Corinthiens (1, 1-7) dans la liturgie du jour parle à « neuf reprises de consolation ».
Que signifie consolation ? Pour le Pape François elle « est la présence de Dieu dans notre cœur. Mais pour que le Seigneur soit dans notre cœur, il est nécessaire d’ouvrir la porte ».
L’homme court souvent le risque de chercher à « négocier », de prendre ce qui l’arrange, « un peu ici, un peu là ». C’est comme « faire une salade de fruit : un peu de Saint-Esprit et un peu d’esprit du monde ». Mais avec Dieu il n’y a pas de demi-mesures : on choisit « une chose ou l’autre ». En effet, a répété le Pape,
le « Seigneur le dit clairement : on ne peut pas servir deux maîtres. Ou l’on sert le Seigneur ou l’on sert l’esprit du monde. On ne peut pas tout mélanger ».
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Dernière modification par katolik le lun. 10 juin 2013, 18:53, modifié 1 fois.
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lundi 10 juin 2013

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lundi 10 juin 2013

Mettre en pratique les dix commandements
"Suivre les dix commandements c’est être fidèle à soi-même, à sa nature la plus authentique », estime le pape François.

Pour le 40e anniversaire de la naissance du Renouveau dans l’Esprit en Italie (RNS, Renouveau charismatique national italien), le mouvement ecclésial a promu l’initiative "10 Places pour 10 Commandements", en collaboration avec le Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation et la Conférence épiscopale italienne (CEI).

Le projet est une "relecture" des dix commandements, et il a été inauguré en septembre dernier, à la veille de l’Année de la foi. Il fait étape dans différentes villes parmi lesquelles Milan, le samedi 8 juin au soir. Pour l’occasion, le pape a transmis un message-vidéo où il félicite les organisateurs de cette initiative « sur l'art de vivre les Dix commandements donnés par Dieu non seulement à Moïse », mais aussi « aux hommes et aux femmes de chaque époque ».

Faire confiance à Dieu

Le pape y explique le sens de ces dix paroles en trois points. Tout d'abord, le terme « commandement » n’est « pas à la mode », il renvoie à « quelque chose de négatif », comme « une limite, un obstacle à la vie », fait-il observer. Mais
les dix commandements sont « le don » d’un Dieu qui a créé l’homme « par amour, qui a fait une alliance avec lui, qui veut son bien », poursuit-il, invitant à « faire confiance à Dieu ».
Les dix commandements « sont un "code éthique" pour la construction de sociétés justes, à la mesure de l’homme. Des Paroles qui éclairent et orientent celui qui recherche la paix, la justice et la dignité ».
Loi morale universelle

Ensuite, affirme le pape, « les dix commandements indiquent un chemin de liberté, ils sont donnés après la grande libération du peuple juif » : sur le Mont Sinaï, « Dieu montre à tous le parcours pour rester libres, un parcours inscrit au cœur de l’homme, comme une Loi morale universelle ».

Les dix commandements « ne sont pas des limitations à la liberté, mais des indications pour la liberté ». Ils enseignent « à éviter l’esclavage des idoles » ; ils « ouvrent à une dimension plus large que la dimension matérielle ».

En résumé,
« suivre les dix commandements c’est être fidèle à soi-même, à sa nature la plus authentique »,
estime le pape François.

Un hymne au « oui »

Enfin, les dix commandements sont « une loi d’amour » car leur sens le plus profond est le commandement du Christ : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même » (Lc 10,27).

Pour le pape, les dix commandements sont les fruits « de l’amour de Dieu » un amour qui doit « animer toutes les relations » du chrétien et qui rappelle que
« la vraie liberté n’est pas de suivre son égoïsme, ses passions aveugles, mais d’aimer, de choisir ce qui est bien en toute situation ».
« Les dix commandements ne sont pas un hymne au "non", ils sont un hymne au "oui". Un "oui" à Dieu, le "oui" à l’amour, qui est un "non" au non-Amour, mais le "non" est une conséquence de ce "oui" », conclut le pape François.

Son message sera retransmis dans les prochains étapes de l’initiative, prévues jusqu’en octobre à Bari, Gênes, Cagliari, Florence, Palerme, Bologne, Turin.
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Mardi matin 11 Juin 2013

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Mardi matin 11 Juin 2013
« L'Evangile doit être annoncé avec simplicité et gratuité »
« Quand nous voulons faire une Église riche, l’ Église vieillit, il n’y a plus de vie ». La gratuité était au cœur de son homélie quotidienne à la Chapelle Sainte-Marthe mardi matin. « L’ Évangile est annoncé avec simplicité et gratuité, le témoignage de pauvreté nous empêche de devenir de simples gestionnaires ».
« Ne vous procurez pas de l’or, ni de l’argent, dans votre ceinture » : le Pape François est parti de l’exhortation de Jésus lancée aux apôtres pour annoncer le règne de Dieu. Une annonce que le Seigneur « veut simple ». Une simplicité « qui laisse de la place à la parole de Dieu » car, si les apôtres n’avaient pas « confiance dans la parole de Dieu, ils auraient peut-être fait autre chose ». Pour le Pape François, le mot-clé du conseil de Jésus est la gratuité :
« vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement ».
Tout est grâce, a souligné le Pape, et quand nous voulons agir en délaissant la grâce, l’Evangile n’est plus efficace. »

L'Evangile est un don gratuit, qui doit être annoncé gratuitement :
« La prédication de l’Evangile naît de la gratuité, ce que j’ai reçu gratuitement, je dois le donner gratuitement ». C'est comme cela qu'agissaient les apôtres à l'origine. « Saint-Pierre n’avait pas de compte bancaire, a dit le Pape, et quand il a dû payer les impôts, le Seigneur l’a envoyé en mer pour pêcher et trouver l’argent pour payer (un statère) à l’intérieur d’un poisson. Philippe, quand il trouve le ministère de l’Economie de la reine Candace, n’a pas pensé « ah ! bien, faisons une organisation pour soutenir l’Evangile ! ». Non, il n’en a pas fait commerce : il a annoncé, il a baptisé en s’en est allé. »
« Le règne de Dieu est un don gratuit » a souligné le Pape. Depuis les origines de la communauté chrétienne, cette attitude est soumise à la tentation, « la tentation de chercher de la force » ailleurs que dans la gratuité, alors que notre force est la gratuité de l’Evangile et cette tentation demeure toujours dans l’Eglise » a précisé le Pape. « Cela crée un peu de confusion, car comme cela, l’annonce ressemble à du prosélytisme et ce chemin ne convient pas.
« Le Seigneur, a ajouté le Pape, nous invite à annoncer, pas à faire du prosélytisme. ». Citant son prédécesseur Benoît XVI, François a souligné que
« l’Eglise ne grandit pas par le prosélytisme mais par l’attraction. Et cette attraction vient du témoignage de ceux qui annoncent gratuitement la gratuité du salut. »
La pauvreté et la louange sont les deux signes de la gratuité :
« Tout est grâce, tout. Et quels sont les signes qui montrent qu’un apôtre vit cette gratuité ? Il ne sont pas nombreux, a répondu le Pape, mais j’en souligne deux. D’abord la pauvreté : l’annonce de l’Evangile doit se faire sur le chemin de la pauvreté.
« Je n’ai pas de richesse, ma richesse est seulement le don que j’ai reçu de Dieu. »
Cette gratuité, c’est notre richesse !» a lancé François.
« Cette pauvreté nous évite de devenir des gestionnaires, des entrepreneurs. On doit soutenir les œuvres de l’Eglise, et certaines sont un peu complexes, mais avec un cœur de pauvreté, pas avec un cœur d’investisseur ou d’entrepreneur, non ? » a interpellé le Saint-Père.
Fidèle à un thème qui revient régulièrement dans ses homélies, le Pape a réaffirmé que « l’Eglise n’est pas une ONG, c’est autre chose, quelque chose de plus important qui naît de cette gratuité, reçue et annoncée ». Enfin, l’autre signe de la pauvreté pour le Pape est la capacité de louange :
« louer le Seigneur est une prière gratuite : on ne demande pas, on loue seulement. »
La messe d’aujourd’hui était concélébrée avec l’archevêque Gerhard Ludwig Müller, devant des employés de la Congrégation pour la Doctrine de la foi.
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Mercredi Matin 12 Juin 2013

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Mercredi Matin 12 Juin 2013
Résister à la tentation d'un progressisme adolescent
“En ce moment de l’histoire de l’Eglise, nous ne pouvons ni aller en arrière ni sortir de la route ». Voilà ce que le Pape François a tenu à souligner dans son homélie de la messe célébrée mercredi matin à la Maison Sainte Marthe où il réside au Vatican.
Le Pape a mis en garde contre une « tentation » qu’il définit comme un « progressisme adolescent » et qui, avertit-il, « nous fait sortir de la route ». « Cela consiste à « voir une culture et de ne pas être vraiment détachés d’elle. Nous prenons ici et là les valeurs de cette culture et voilà.
Ils veulent faire cette loi ? Et voilà cette loi. Ils veulent aller de l’avant comme cela? Élargissons un peu la route. A la fin, il ne s’agit pas d’un vrai progressisme mais d’un progressisme adolescent”.
Et le Pape François de commenter : « Comme les adolescents qui veulent avoir tout avec enthousiasme, finalement on dérape. C’est comme lorsque la route est gelée et que la voiture glisse et sort de la route ». Pour le Pape, voilà bien « l’autre tentation du moment », à côté de « la tentation de revenir en arrière, ce qui nous rassure. Mais
la pleine sécurité se trouve dans l’Esprit Saint qui te procure la confiance et te porte en avant. »
« Nous, en ce moment de l’histoire de l’Eglise, nous ne pouvons ni aller en arrière ni sortir de la route », concluait le Pape François.
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Mercredi 12 Juin 2013

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Mercredi 12 Juin 2013 : Audience Générale
"Priez pour ceux avec qui vous êtes fâchés !"
La foule des grands jours, comme c’est désormais le cas depuis plusieurs semaines Place Saint-Pierre, surtout lors des audiences générales comme ce mercredi. Plus de 50 000 personnes présentes, sous un splendide soleil de printemps. Le Pape François, après un long tour en jeep découverte au milieu de la foule, a consacré sa catéchèse au « peuple de Dieu ».

« Dieu, a-t-il souligné, n’appartient à aucun peuple mais c’est lui qui appelle tous les hommes sans distinction à faire partie de son peuple ; même celui qui se sent loin, craintif ou indifférent. Mais que peut-on dire de ce peuple de Dieu ? On en devient membre, non par la naissance charnelle, mais par une naissance nouvelle, spirituelle, qui est un don très précieux de Dieu et que procure la foi et le Baptême. Ce peuple est régi par la loi de l’amour : amour de Dieu reconnu comme unique Seigneur de la Vie, et amour du prochain qui accueille l’autre comme un frère et dépasse les divisions. »
« Ce peuple a reçu pour mission de porter, telle une lumière, l’espérance et le salut de Dieu au monde entier ;
la vie des chrétiens doit être vraiment le signe de l’amour de Dieu qui appelle chacun à l’amitié avec lui.
Car, si nous annonçons l’ Évangile, surtout par le témoignage de notre vie, Dieu peut changer la réalité du monde, souvent marquée par le mal. Ce peuple, enfin, a pour but le Royaume, commencé par Dieu sur la terre, la communion avec le Seigneur pour vivre la joie d’un amour sans mesure. »

Le mal existe mais Dieu est plus fort :
« Il nous suffit d’ouvrir un journal pour comprendre que le mal existe », a précisé le Pape. « Trop de conflits entre chrétiens : mais comment est-ce possible au sein même du peuple de Dieu ? Tous ces conflits dans les quartiers, sur les lieux de travail, par envie ou par jalousie, et au sein même des familles, tous ces conflits internes ! » Le Pape François a demandé alors
que « l’on demande au Seigneur qu’il nous fasse bien comprendre cette loi de l’amour, comme il est bon et beau de nous aimer les uns les autres comme de vrais frères. »
Et de demander : « Tous nous avons des sympathies ou des antipathies, peut-être sommes-nous fâchés avec quelqu’un. Alors, prions pour ceux avec qui nous sommes fâchés : c’est un beau pas en avant dans cette loi de l’amour ».
« Le mal existe, mais Dieu est plus fort parce qu’il est le Seigneur ». « La réalité parfois est sombre, marquée par le mal, mais elle peut changer parce que Dieu est plus fort que le mal ». « Et la pleine communion avec le Seigneur est possible, la joie totale avec son Amour ». « Être Église et peuple de Dieu signifie être ferment de Dieu dans cette humanité ».
« Nous devons prier, a exhorté le Pape, pour que la foi nous donne l’espérance et une nouvelle force sur le chemin, et que l’ Église soit le lieu où chacun puisse se sentir accueilli, aimé, pardonné et encouragé. Il faut que nous ayons une Église avec les portes ouvertes, et nous il nous faut sortir et annoncer l’ Évangile ».
Et toujours par speaker interposé, le Pape a tenu à saluer cordialement les pèlerins francophones, particulièrement le Comité International de la Société de Saint Vincent de Paul qui fête le 200ème anniversaire de la naissance de Frédéric Ozanam. « Chers frères et sœurs, Dieu est plus fort que le mal ! », a encore déclaré le Pape.
« Dans un monde parfois difficile, soyez porteurs de l’espérance et de l’amour de Dieu. Que, dans l’ Église, chacun se sente accueilli, aimé et encouragé à vivre selon la bonne nouvelle de l’ Évangile. »
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Matin du Jeudi 13 Juin 2013

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Matin du Jeudi 13 Juin 2013
Faire attention aux commentaires que nous faisons sur les autres
Que le Seigneur nous accorde la grâce de faire attention aux commentaires que nous faisons sur les autres. Voilà la prière du Pape François jeudi matin lors de son homélie de la messe célébrée en la chapelle de la Maison Sainte Marthe où il réside. Une homélie en espagnol car les personnes invitées venaient des ambassades et des consulats d’Argentine en Italie et près la FAO, l’Organisation des Nations-Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture. « Je n’avais plus célébré la messe en espagnol depuis le 26 février », a confié le Pape, alors qu’il y a trois mois qu’il a été élu, « et cela m’a fait beaucoup de bien ». Il remerciait alors les participants à cette messe pour tout ce qu’il font pour leur patrie, l’Argentine.
«Que votre justice soit supérieure à celle des pharisiens ». Le Pape François a pris pour fil conducteur de son homélie cette exhortation de Jésus à ses disciples. Des paroles qui viennent après les Béatitudes et après que Jésus ait précisé qu’Il ne vient pas pour annuler la Loi, mais bien pour la réaliser. « Sa réforme, a déclaré le Pape, est une réforme sans rupture, une réforme dans la continuité : de la semence jusqu’au fruit ». Celui qui « entre dans la vie chrétienne a des exigences supérieures à celles des autres personnes », « il n’a pas plus d’avantages ». Et Jésus mentionne certaines de ces exigences, en abordant en particulier « le thème du rapport négatif avec les frères ».

La colère envers les autres, l'insulte, doivent être évitées :

Celui qui maudit, affirme Jésus, « mérite l’enfer ».
Si dans notre cœur se trouve « quelque chose de négatif » envers le frère, a commenté le Pape, « quelque chose ne va pas, et il nous faut nous convertir, nous devons changer ».
Et il ajoutait que « la colère contre le frère est une insulte, c’est déjà quelque chose qui s’inscrit dans la ligne de la mort », « qui le tue ». Le Pape a fait remarquer alors que souvent dans la tradition latine, nous trouvons une « merveilleuse créativité » dans l’invention d’épithètes. Mais, a-t-il averti, « quand cet épithète est amical, d’accord, le problème par contre c’est quand nous avons l’autre épithète, quand nous entrons dans le « mécanisme de l’insulte », « une forme de dénigrement de l’autre ».
« Pas besoin d’aller chez le psychologue, déclarait le Pape, pour savoir que lorsque quelqu’un dénigre l’autre, c’est parce que lui-même ne peut grandir, et qu’il a donc besoin que l’autre soit abaissé, pour se sentir quelqu’un ». Et « c’est un vilain mécanisme ». « Jésus, a souligné le Pape, dit tout simplement : «
Ne parlez pas mal l’un de l’autre. Ne dénigrez pas les autres. » « Parce que nous sommes en réalité tous sur la même route, a ajouté le Pape, tous nous sommes sur cette route qui nous portera à notre fin ».
Le Pape poursuivait sa réflexion : « Si nous ne choisissons pas une route fraternelle, tous nous finirons mal : celui qui insulte et celui qui est insulté ».

Élaguer notre langue et nos commentaires contre les autres :

Le Pape a ensuite fait remarquer que « si quelqu’un n’est pas capable de dominer son langage, il se perd », et du reste « l’agressivité naturelle, celle de Caïn avec Abel, se répète dans toute l’histoire ». « Ce n’est pas que nous sommes méchants, ajoutait le Pape, mais nous sommes faibles et pécheurs ». Voilà pourquoi « il est beaucoup plus simple de régler une situation par des insultes, par la calomnie, par la diffamation, que par les bonnes manières » .
« Je voudrais demander au Seigneur qu’Il nous donne à tous la grâce d’être plus attentifs à ce que nous disons, à ce que nous disons des autres ».
« C’est une petite pénitence, a ajouté le Pape, mais elle donne de bons résultats ». « Voilà pourquoi nous devons
demander au Seigneur cette grâce : régler notre vie « à cette nouvelle Loi, qui est la Loi de la douceur, la Loi de l’amour, la Loi de la paix,
et « élaguer un peu notre langue, élaguer un peu ces commentaires que nous adressons aux autres ou ces explosions qui nous amènent trop facilement à insulter ou à nous mettre en colère. Que le Seigneur nous accorde à tous cette grâce ! »
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Re: Jour après jour, les paroles de notre Pape François

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Pape François ‏@Pontifex_fr 12 Juin
Combien de pauvretés morales et matérielles viennent aujourd’hui du refus de Dieu et du fait de mettre à sa place tant d’idoles !
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Messe de ce matin, vendredi 14 juin 2013

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Messe de ce matin, vendredi 14 juin 2013
L’humilité concrète du chrétien
Sans l’humilité, sans la capacité de reconnaître publiquement nos péchés et notre propre fragilité humaine, on ne peut arriver au salut ni prétendre annoncer le Christ ou être ses témoins.
Cela vaut aussi pour les prêtres : les chrétiens doivent toujours se souvenir que la richesse de la grâce, don de Dieu, est un trésor à conserver dans des « vases d’argile » afin que soit claire l’extraordinaire puissance de Dieu, dont personne ne peut s’approprier « pour son propre curriculum vitae personnel ».

Encore une fois, le Pape François a invité à réfléchir sur le thème de l’humilité chrétienne. Il l’a fait au cours de la Messe de ce matin, vendredi 14 juin, dans la chapelle de la Domus Sanctae Marthae.

Les lectures du jour – la deuxième lettre de saint Paul aux Corinthiens (4, 7-15) et l’évangile de Mathieu (5, 27-32) — ont été au centre de la méditation du Pape qui a relié l’image de la « beauté de Jésus, de la force de Jésus, du salut que nous apporte Jésus », dont parle l’apôtre Paul, avec celle des « vases d’argile » dans lesquels est contenue le trésor de la foi.

Les chrétiens sont comme des vases d’argile parce qu’ils sont faibles, car pécheurs. Malgré tout, a souligné le Pape, entre « nous misérables, vases d’argile » et « la puissance de Jésus Christ sauveur » s’instaure un dialogue : le « dialogue du salut ». Mais, a-t-il averti, quand ce dialogue prend le ton d’une auto-justification, cela veut dire que quelque chose ne va pas et qu’il n’y a pas de salut. Paul nous enseigne, a poursuivi le Pape François, la route à suivre : « très souvent il a parlé, presque comme un refrain, de ses péchés “je vous le dis j’ai été un persécuteur de l’Eglise... j’ai persécuté...”. En lui revient toujours la mémoire du péché. Il se sent pécheur ». « A ce moment-là il ne dit pas “j’ai été pécheur, mais maintenant je suis saint”». Nous en revanche, a-t-il ajouté,
« nous avons toujours la tentation du curriculum vitae, et de cacher un peu les détails pour qu’on ne voit pas trop ce qui ne va pas. Nous devons être humbles – a exhorté le Pape – mais avec une humilité réelle, avec un nom et un prénom : “je suis pécheur pour telle ou telle raison”.
Comme le fait Paul».

Pour conclure, le Pape a proposé l’image de la samaritaine. Cette femme avait trouvé Jésus Christ sauveur et quand il s’agit pour elle de l’annoncer, elle le fit d’abord en parlant de son péché. Elle explique en effet avoir demandé à Jésus : « Vous savez qui je suis ? Et lui m’a tout dit ». « Je crois – a conclu le Pape – que cette femme est au Ciel ».
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Vendredi 14 juin 2013

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Vendredi 14 juin 2013

Soyez des hommes de frontières !
« Soyez des hommes de frontières », afin de « guérir » la « fracture entre Evangile et culture » : c’est l’exhortation du pape François aux jésuites de la « Civilta Cattolica ».

Le pape François a reçu les contributeurs de la revue jésuite italienne, "La Civiltà Cattolica", dirigée par le P. Antonio Spadaro, sj, ce matin, 14 juin 2013.

Les rédacteurs de la Civiltà Cattolica, créée en 1850, travaillent « en lien particulier avec le pape et le Siège apostolique », leur a dit le pape, qui leur a proposé trois paroles, comme guide de conduite pour leur vocation.

Guérir la fracture entre Évangile et culture :

Parmi ses paroles : la frontière. « Vos lieux propres sont les frontières. C’est la place des jésuites », a-t-il estimé, en exhortant : « Soyez des hommes de frontières, avec cette capacité qui vient de Dieu ». Parmi ces « frontières », le pape a cité à titre d’exemple les réseaux sociaux.

Aller aux frontières, a-t-il expliqué, c’est « accompagner de ses réflexions les processus culturels et sociaux » afin de contribuer à « guérir » la « fracture actuelle entre Évangile et culture », fracture qui passe aussi « par le cœur de chaque homme ».

Le pape les a mis en garde : aller aux frontières, ce n’est pas « apprivoiser les frontières », ni « apporter les frontières chez soi pour les vernir un peu et les domestiquer ».
Aller aux frontières implique un « engagement courageux » dans une foi « convaincue et mature », capable de « donner sens à la vie » et d’offrir « des réponses convaincantes à ceux qui sont à la recherche de Dieu ».
De la place pour le point de vue de l’autre :

Un autre mot clé donné par le pape : le dialogue. Faisant allusion à l’histoire des 163 ans de vie de la revue, il a rappelé que son devoir principal n’était pas « de construire des murs mais des ponts », c’est-à-dire « d’établir un dialogue avec tous les hommes, y compris avec ceux qui ne partagent pas la foi chrétienne », et même ceux qui « s’y opposent ».

La définition du dialogue ? « Être convaincu que l’autre a quelque chose de bon à dire, donner de la place à son point de vue, sans pour autant tomber dans le relativisme ». Pour dialoguer, « il faut abaisser ses défenses et ouvrir les portes », a précisé le pape.

« Il y a tant de questions humaines à discuter, à partager, et dans le dialogue il est toujours possible de se rapprocher de la vérité et de s’enrichir mutuellement », a-t-il ajouté.

Saluant une revue « unique en son genre, qui naît d’une communauté de vie et d’étude », il a souligné que la « Civiltà cattolica » n’était autre que « la civilisation de l’amour, de la miséricorde, de la foi ».

Chercher et trouver Dieu en toute chose :

Enfin, la dernière parole est le discernement, qui est « le trésor des jésuites », a déclaré le pape.
Le « discernement » consiste à « chercher et trouver Dieu en toutes choses » avec une intelligence humble et ouverte, selon saint Ignace.
Concrètement, le pape les a invités à « recueillir et exprimer les attentes, les désirs, les joies et les drames du temps présent », et à « offrir les éléments pour une lecture de la réalité à la lumière de l’Evangile ».
« Dieu est à l’œuvre dans la vie de tout homme et de toute culture : l’Esprit souffle où il veut »,
a-t-il insisté, lançant le défi de « chercher à reconnaître présence de Dieu dans les réalités humaines et culturelles, la semence de sa présence dans les évènements, les sensibilités, les désirs, les tensions profondes des cœurs et des contextes sociaux, culturels et spirituels ».

Pour cela,
le pape a insisté sur la nécessité « de l’étude, de la sensibilité, de l’expérience ».
Et si l’« observation informative doit être large, objective et opportune », elle doit garder une attention particulière « à la vérité, la bonté et la beauté de Dieu » présente dans le monde, car « c’est de cette attention que naît le jugement serein, sincère et fort, éclairé par le Christ », a-t-il ajouté.

Encourageant à garder « le cœur ouvert » et à « éviter la maladie spirituelle de l’autoréférentialité », le pape a conclu en leur souhaitant un « regard prophétique et dynamique vers l’avenir », en d’autres termes, de « rester jeune et audacieux dans la lecture des évènements ».
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Samedi matin 15 Juin 2013

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Samedi matin 15 Juin 2013

"Etre chrétien, ce n'est pas rester tranquille jusqu'au Ciel"
Le Pape a parlé à nouveau de réconciliation et d'ardeur apostolique dans l'homélie de la Messe célébrée ce main, samedi 15 juin, dans la chapelle de la Domus Sanctae Marthae.

Comme d'habitude, à la base de la réflexion du Pape figuraient les lectures du jour, en particulier la seconde lettre de saint Paul aux Corinthiens (5, 14-21), « un passage un peu spécial car il semble que Paul démarre au quart de tour. Il accélère, va à toute vitesse. L'amour du Christ nous possède, nous pousse, nous presse. C'est précisément cela la vitesse de Paul: lorsqu'il voit l'amour du Christ, il ne peut pas demeurer immobile ».

Le Pape François observe également que dans la page de saint Paul, « on répète cinq fois le mot réconciliation. Cinq fois: c'est comme un refrain ». Pour dire clairement que « Dieu nous a réconciliés avec lui dans le Christ ». Saint Paul « parle aussi avec force et avec tendresse lorsqu'il dit: je suis un ambassadeur au nom du Christ ». Puis, en poursuivant son récit, saint Paul semble presque s'agenouiller pour implorer: « Nous vous en supplions au nom du Christ: laissez-vous réconcilier avec Dieu ».

La hâte, la sollicitude de Paul – a affirmé le Pape – me fait penser à Marie, lorsque, après avoir reçu l'annonce de l'ange, elle part en toute hâte pour aider sa cousine. C'est la hâte du message chrétien. Et ici, le message est précisément celui de la réconciliation ».
« La vraie réconciliation est que Dieu dans le Christ a pris nos péchés et s'est fait péché pour nous ».
Tel est le « mystère qui pousse Paul à aller de l'avant avec un zèle apostolique, parce que c'est une chose merveilleuse: l'amour de Dieu qui a livré son fils à la mort pour moi. Quand Paul se trouve devant cette vérité, il dit: mais lui m'a aimé, il a affronté la mort pour moi. Tel est le mystère de la réconciliation ». La vie chrétienne – a expliqué le Pape – « mûrit sur ce pilier et nous la sous-estimons un peu » quand nous la réduisons au fait que « le chrétien doit fait telle chose et doit croire telle chose ». Il s'agit en revanche d'arriver « à cette vérité qui nous touche, à cet amour qui est dans la vie chrétienne: l'amour du Père qui dans le Christ, réconcilie le monde. C'est Dieu en effet qui réconcilie à lui le monde dans le Christ, en n'attribuant pas aux hommes leurs fautes et en nous confiant la parole de réconciliation. Le Christ nous a réconciliés. Telle est l'attitude du chrétien, telle est la paix du chrétien ».

Les philosophes « disent que la paix est une certaine tranquillité dans l'ordre. Que tout soit ordonné, que tout soit tranquille. Mais ce n'est pas la paix chrétienne, la paix chrétienne – a insisté le Pape
– est une paix inquiète, ce n'est pas une paix tranquille.
La paix chrétienne nous pousser à aller de l'avant et cela est le début, l'origine du zèle apostolique ».
Et, selon le pape François, « le zèle apostolique n'est pas aller faire du prosélytisme pour faire croître les statistiques. Ce que le Seigneur veut de nous est précisément l'annonce de la réconciliation, qui est le centre de son message: le Christ s'est fait péché pour moi et les péchés sont là, dans son corps, dans son âme. Tel est le scandale de la croix ».

Le Pape a conclu son homélie en demandant la grâce
que le « Seigneur nous donne cette sollicitude pour annoncer Jésus; qu'il nous donne la sagesse chrétienne, qui est née précisément de son côté transpercé par amour ».
Et « qu'il nous convainque également que la vie chrétienne n'est pas une thérapie terminale pour rester en paix jusqu'au ciel. La vie chrétienne est sur la route, dans la vie, avec cette sollicitude se Paul.
L'amour du Christ nous pousse, nous presse. Avec cette émotion que l'on ressent lorsqu'on voit que Dieu nous aime ».
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Samedi matin 15 Juin 2013

Le principe de laïcité ne doit pas signifier hostilité à la réalité religieuse
Monsieur le Président, chers Parlementaires,

Faisant suite à votre demande, je suis heureux de vous recevoir ce matin, membres du Sénat et de l’Assemblée nationale de la République française. Au-delà des différentes sensibilités politiques que vous représentez, votre présence manifeste la qualité des relations entre votre pays et le Saint-Siège.

Cette rencontre est pour moi l’occasion de souligner les relations de confiance qui existent généralement en France entre les responsables de la vie publique et ceux de l’Église catholique, que ce soit au niveau national ou au niveau régional ou local. Le principe de laïcité qui gouverne les relations entre l’État français et les différentes confessions religieuses ne doit pas signifier en soi une hostilité à la réalité religieuse, ou une exclusion des religions du champ social et des débats qui l’animent. On peut se féliciter que la société française redécouvre des propositions faites par l’Église, entre autres, qui offrent une certaine vision de la personne et de sa dignité en vue du bien commun. L’Église désire ainsi apporter sa contribution spécifique sur des questions profondes qui engagent une vision plus complète de la personne et de son destin, de la société et de son destin. Cette contribution ne se situe pas uniquement dans le domaine anthropologique ou sociétal, mais aussi dans les domaines politique, économique et culturel.

En tant qu’élus d’une Nation vers laquelle les yeux du monde se tournent souvent, il est de votre devoir, je crois, de contribuer de manière efficace et continue à l’amélioration de la vie de vos concitoyens que vous connaissez particulièrement à travers les innombrables contacts locaux que vous cultivez et qui vous rendent sensibles à leurs vraies nécessités.
Votre tâche est certes technique et juridique, consistant à proposer des lois, à les amender ou même à les abroger. Il vous est aussi nécessaire de leur insuffler un supplément, un esprit, une âme dirais-je, qui ne reflète pas uniquement les modes et les idées du moment, mais qui leur apporte l’indispensable qualité qui élève et anoblit la personne humaine.
Je vous formule donc mes encouragements les plus chaleureux pour continuer dans votre noble mission, cherchant toujours le bien de la personne en promouvant la fraternité dans votre beau pays. Que Dieu vous bénisse.
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