Cela vient juste de sortir ....
86 pages ! Bonne lecture ...
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http://www.vatican.va/holy_father/franc ... ei_fr.html
Encyclique Lumen Fidei
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jean_droit
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Aujourd'hui, sortie de la lettre encyclique du Pape !
LETTRE ENCYCLIQUE
LUMEN FIDEI
DU SOUVERAIN PONTIFE
FRANÇOIS
AUX ÉVÊQUES
AUX PRÊTRES ET AUX DIACRES
AUX PERSONNES CONSACRÉES
ET À TOUS LES FIDÈLES LAÏCS
SUR LA FOI
Le texte prévu pour une publication en l'Année de la foi complètera la trilogie des encycliques sur la charité et sur l'espérance ( "Deus Caritas Est" et "Spe Salvi" ), les trois vertus théologales en étant le fil directeur. Lorsque le pape Benoît XVI a renoncé à sa charge, la possibilité que le texte soit publié sous une forme privée avait été évoquée. Le pape François a donc décidé d'assumer le texte, de le faire sien, de le compléter, soulignant ainsi la continuité des deux pontificats.LUMEN FIDEI
DU SOUVERAIN PONTIFE
FRANÇOIS
AUX ÉVÊQUES
AUX PRÊTRES ET AUX DIACRES
AUX PERSONNES CONSACRÉES
ET À TOUS LES FIDÈLES LAÏCS
SUR LA FOI
Pour le lire, cliquer sur :
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Bernadette Soubirous : "Je ne suis pas chargée de vous le faire croire, je suis chargée de vous le dire"
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Re: Encycliques sur la Foi et sur les pauvres
Version "short" :
De VIS :
De VIS :
RESUME DE L'ENCYCLIQUE LUMEN FIDEI
Cité du Vatican, 5 juillet 2013 (VIS). Voici un résumé de la première encyclique du Pape François intitulée Lumen Fidei (la lumière de la foi), publiée ce matin:
Ce texte, qui s'articule en une introduction, quatre chapitres et une conclusion, est en réalité l'encyclique presque achevée de Benoît XVI sur la foi, à laquelle le Pape François a apporté sa propre contribution.
L'introduction expose les buts et, tout particulièrement, la nécessité de redécouvrir le caractère lumineux de la foi, qui éclaire l'existence, aide l'homme à distinguer le bien du mal alors que la foi est souvent perçue comme une illusion, un saut dans l'inconnu qui entrave la liberté de la personne. En cette Année de la foi et en ce cinquantième anniversaire de Vatican II, "un concile sur la foi", il convenait de raviver une large perception de la foi, confessée dans son unité et son intégrité. Il ne s'agit pas d'un préjugé acquis mais d'un don de Dieu qu'il faut nourrir et renforcer. Qui croit, voit! Car la lumière de la foi, qui vient de Dieu, éclaire toute l'existence humaine. Elle vient du souvenir de la vie de Jésus et ouvre un vaste horizon.
Le premier chapitre ("Nous avons cru en l'amour"), en évoquant Abraham, explique comment l'écoute de la Parole est appelée à sortir de notre ego pour s'ouvrir à la vie nouvelle promise, rendant ainsi possible dans l'espérance la poursuite de notre cheminement. Mais la foi est liée à la paternité, parce que le Dieu qui nous appelle n'est pas un étranger mais un père, source de bonté, origine de toute chose et soutien de chacun. Dans l'histoire d'Israël, la foi est opposée à l'idolâtrie, qui détourne l'homme, le retient prisonnier de ses pulsions et le prive de l'attente de la promesse. La foi est quant à elle la confiance en l'amour miséricordieux de Dieu, qui accueille et pardonne toujours, qui redresse les faux pas de nos vies. Elle est la disponibilité à se laisser transformer au simple appel de Dieu, un don gratuit qu'il nous fait et qui demande le courage et l'humilité de se confier pour découvrir le chemin lumineux de rencontre entre Dieu et les hommes qu'est l'histoire du salut. Le paradoxe de la foi est l'adresse perpétuelle à Dieu qui stabilise l'homme et l'éloigne des idoles. Puis le texte s'attarde sur la figure de Jésus médiateur, qui nous ouvre à une vérité plus grande, à la manifestation de l'amour de Dieu comme fondement de la foi. La foi se renforce de la méditation sur la mort de Jésus, qui révèle son inébranlable amour de l'homme. Ressuscité, il devient un témoin digne de foi par lequel Dieu oeuvre dans l'histoire et en détermine le destin final. L'aspect décisif de la foi en Jésus est de participer à sa manière de voir. La foi regarde Jésus mais aussi son point de vue. De même dans la vie où nous faisons confiance à qui en sait plus que nous, pour la foi c'est Jésus qui nous explique Dieu. Nous croyons Jésus lorsque nous acceptons sa parole, nous croyons en lui lorsque nous l'intégrons à notre vie et nous confions à lui. Son incarnation fait que la foi ne nous détache pas de la réalité, qu'elle nous en fait percevoir toute la signification. L'homme se sauve grâce à la foi, car il s'ouvre à un amour qui le précède et le transforme intérieurement. Par cette action de l'Esprit le chrétien porte son regard sur Jésus, ses sentiments et sa disposition filiale. Sans cette présence on ne saurait confesser le Seigneur. La foi devient existence ecclésiale car elle se confesse en communion, entre croyants au sein de l'Eglise. Sans perdre leur identité, les chrétiens sont un au service d'autrui et chacun y gagne son être propre. La foi n'est pas un fait privé, un concept individuel ou une opinion, mais une écoute commune qui devient annonce.
Le second chapitre ("Si vous ne croyez pas, vous ne comprendrez pas") expose le lien étroit existant entre foi et vérité. Sans la vérité, la foi ne sauve pas! Elle demeure une fable projetant notre désir de bonheur. Nous vivons une crise de la vérité qui rend nécessaire le rappel de ce lien, d'autant que la culture dominante ne tend qu'à croire en la réalité technologique, en ce que l'homme parvient à construire et mesurer par la science. Ce qui fonctionne serait vérité, valable pour un tel et non au service du bien général. La vérité qui explique toute vie est vue avec suspicion. La grande vérité n'est pas celle qui fut à la base des totalitarismes du siècle dernier, le grand oubli du monde contemporain qui, à l'avantage du relativisme et du fanatisme écarte la question que posent la vérité, la vie et Dieu. Ensuite le texte souligne le lien entre foi et amour, non l'amour vagabond mais celui de Dieu qui transforme et permet de voir le réel sous un autre jour. Si la foi leur est liée, la vérité et l'amour ne sauraient être séparés. L'amour véritable surmonte le temps et devient connaissance. L'amour fidèle de Dieu qui révèle la foi constitue une vérité dont le coeur est la rencontre du Christ incarné, venu à nous pour offrir sa grâce et nous convertir. Puis il est question du dialogue entre foi et raison, particulièrement important lorsque la vérité du monde est souvent réduite à un réel subjectif. Faisant peur, la simple vérité est perçue comme une imposition intransigeante, alors qu'elle est l'amour de Dieu qui lui ne s'impose pas par la violence et n'écrase personne comme le fait le totalitarisme. La foi n'est pas intransigeante et le croyant ne peut être arrogant mais porteur humble d'une conviction qui respecte l'autre. Ainsi la foi porte-t-elle au dialogue en tout, dans la science où elle réveille le sens critique et attise la raison face à la splendeur de la création, mais aussi dans la culture, dans le dialogue inter-religieux et avec les incroyants ou qui s'efforcent d'agir comme si Dieu existait... Eux aussi sont en recherche de cette lumière et pratiquent le bien. Connaître Dieu sans la foi est impossible. La théologie enseigne que Dieu n'est pas un objet mais un sujet qui se fait connaître. La théologie, qui participe à cette connaissance, doit être mise au service de la foi des chrétiens. Quant au magistère ecclésial, il ne doit pas dicter de limite à la liberté théologique mais en être un élément constitutif assurant le lien avec la Parole.
Le troisième chapitre ("Je vous transmets ce que j'ai reçu") traite de l'importance de l'évangélisation. Qui s'est ouvert à l'amour de Dieu ne peut le garder pour lui. La lumière de Jésus brille pour les chrétiens qui doivent la transmettre comme un flambeau qui en allume d'autres de génération en génération, tout au long d'une chaîne de témoins de la foi. Ceci implique un lien étroit entre foi et mémoire car la foi n'est pas une option personnelle. Dieu nous unit tous dans le temps en nous rendant contemporains de Jésus. On ne peut croire seul d'autant que la foi s'ouvre à chacun au sein de la communauté qu'est l'Eglise. Qui croit n'est par conséquent jamais seul. Notre ego s'élargit pour générer de nouveaux liens de vie. Le moyen particulier de transmission de la foi restent les sacrements, qui communiquent une mémoire incarnée. Le baptême, des enfants comme des adultes, et le catéchuménat ne peuvent être accomplis seuls. La foi n'est pas un acte individuel et isolé mais une démarche accomplie dans la communion ecclésiale. Personne ne saurait se baptiser, ni confesser la foi par soi même. L'enfant a besoin du soutien de la famille qui lui transmet la foi et des parrains dont le geste montre la synergie existant entre l'Eglise et la cellule familiale. Et puis l'Eucharistie est la nourriture indispensable de la foi, un acte de mémoire actualisant le mystère conduisant du monde visible au monde invisible. Le Credo implique le croyant dans la vérité qu'il confesse, tandis que le Pater permet au chrétien de commencer à voir avec les yeux du Christ, et que le Décalogue permet en réalité d'entrer pratiquement en dialogue avec Dieu. Loin d'être une série de préceptes négatifs il permet d'embrasser la divine miséricorde et d'engager un chemin de gratitude vers la pleine communion avec Dieu. La foi est une car Dieu est un, Elle s'adresse à un Seigneur unique et offre une unité de vision que l'Eglise partage comme seul corps et seul esprit. Mais la foi doit aussi être confessée dans sa pureté et dans son intégrité. Il en va de l'unité de l'Eglise car enlever quoi que ce soit à la foi serait le retrancher de la vérité de communion. Et puis l'unité de la foi étant celle d'un organisme vivant, elle démontre sa catholicité, une universalité éclairante capable d'exprimer au mieux le cosmos et l'histoire. En outre cette unité est garantie par la succession apostolique.
Le quatrième chapitre ("Dieu prépare pour eux une cité") explique le lien qu'il y a entre foi et bien général, qui tend à la constitution d'un meilleur espace de vie de l'homme et des autres espèces. La foi renforce la solidarité entre les êtres humains et les met au service de la justice, du droit et de la paix. Elle n'éloigne pas du monde et des nécessités de l'homme, d'autant que sans l'amour fidèle de Dieu l'unité de l'humanité ne se fonderait que sur l'utilité, l'intérêt ou la peur. A l'inverse la foi, qui tend à l'harmonie des rapports humains et à leur finalité en Dieu, nous met tous au service du bien général. Elle est un bien de tous pour tous, qui ne sert pas seulement à préparer l'Au-delà mais à édifier la société terrestre en marche vers l'espérance. Au premier plan des structures qu'éclaire la foi il y a la famille fondée sur le mariage, union stable d'un homme et d'une femme, née de la valeur de la différence sexuelle et vivant de l'amour qui vient de Dieu. En reconnaissant un amour éternel, la famille reconnaît celui du Créateur qui porte à enfanter. A propos ensuite des jeunes, le document parle des JMJ qui leur permettent d'exprimer la joie de la foi et l'engagement à la vivre généreusement. Les jeunes veulent une vie de qualité et leur rencontre du Christ leur offre une espérance qui ne les décevra pas. La foi n'est pas le refuge de personnes timorées mais une dilatation de la vie. Ainsi dans les rapports sociaux la foi permet-elle aux enfants de Dieu de donner une signification nouvelle à une fraternité universelle qui n'est pas une simple égalité mais l'expérience de la paternité de Dieu et la perception de la dignité de toute personne. La foi enfin aide à trouver des moyens de respecter la nature, de trouver des modèles de développement respectueux, échappant à l'utilitarisme et au profit. Oeuvre de Dieu, la nature doit être perçue comme un don à utiliser pour le bien de tous. Il faut donc trouver une bonne gestion au service de l'humanité entière et capable de dépasser tout esprit conflictuel. Lorsque la foi fait défaut les fondements mêmes de la vie communautaires sont à risque. Si la foi en Dieu est écartée de la société nous perdrons notre confiance en nous, et si l'on est pas unis dans la confiance on le sera dans la peur. D'où l'impérative nécessité de confesser publiquement Dieu pour éclairer la vie de la famille humaine. Quant à la question de la souffrance et de la mort, le chrétien sait qu'elles ne peuvent être éliminées. Mais il sait aussi qu'elles ont un sens lorsqu'on s'en remet à la volonté de Dieu, en en faisant des étapes de croissance dans la foi. Dieu ne fournit pas une explication complète à qui souffre, mais sa présence et son accompagnement qui ouvre un passage des ténèbres vers la lumière. En cela la foi rejoint l'espérance. Et de revenir sur la recommandation du Pape à ne jamais se laisser voler l'espérance en permettant des solutions immédiates sans issue.
La conclusion de l'encyclique ("Bienheureuse celle qui a cru") est une invitation à suivre Marie, l'icône parfaite de la foi. Mère de Jésus elle a conçu la foi et la joie. Prions la afin de ne jamais oublier que le croyant n'est jamais seul, et pour qu'elle nous enseigne à voir avec les yeux de Jésus.
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Re: Encycliques sur la Foi et sur les pauvres
Bonjour à tous.
Voila hier, 45 ans de mariage avec Jacqueline.
Après notre mariage a 14 h a la mairie de Limoges, un vendredi aussi le 5/07/1968, (1er vendredi du mois donc jour du sacré-cœur de Jésus, notre protecteur), nous nous sommes mariés à l'église Ste Valérie a 17 h devant Jacques Glangeaux et l'abbé Palése et à 7 h nous étions au restaurant "les planchettes" à Couzeix près de la gare, nombreux et heureux (merci papa).
Ce jour Jacqueline est de plus en plus belle et nous nous entendons bien, heureux de nos 4 enfants et leurs conjoints et des 7 petits-enfants si lumineux.
Deo Gratias.
Je vais quand même apprécier cette lettre du pape (un cadeau pour moi), régalez-vous aussi !!!!
amitiés à tous
Paul
LETTRE ENCYCLIQUE
LUMEN FIDEI
DU SOUVERAIN PONTIFE
FRANÇOIS
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http://www.vatican.va/holy_father/franc ... ei_fr.html
Voila hier, 45 ans de mariage avec Jacqueline.
Après notre mariage a 14 h a la mairie de Limoges, un vendredi aussi le 5/07/1968, (1er vendredi du mois donc jour du sacré-cœur de Jésus, notre protecteur), nous nous sommes mariés à l'église Ste Valérie a 17 h devant Jacques Glangeaux et l'abbé Palése et à 7 h nous étions au restaurant "les planchettes" à Couzeix près de la gare, nombreux et heureux (merci papa).
Ce jour Jacqueline est de plus en plus belle et nous nous entendons bien, heureux de nos 4 enfants et leurs conjoints et des 7 petits-enfants si lumineux.
Deo Gratias.
Je vais quand même apprécier cette lettre du pape (un cadeau pour moi), régalez-vous aussi !!!!
amitiés à tous
Paul
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Jésus est infiniment misericordieux.
http://www.mandonnaud.net/
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Re: Encycliques sur la Foi et sur les pauvres
En 1h20 je l'ai lue et l'ai beaucoup aimée.
Benoit XVI en a écrit 80% de références d'auteurs contemporains et bibliques et d'analyse de la non-foi actuelle, et le reste du pape François, plein de l'analyse de l'évangile pour le vivre quotidiennement dans la vraie foi avec et par Jésus, super!!!
amitiés à tous
Paul
Benoit XVI en a écrit 80% de références d'auteurs contemporains et bibliques et d'analyse de la non-foi actuelle, et le reste du pape François, plein de l'analyse de l'évangile pour le vivre quotidiennement dans la vraie foi avec et par Jésus, super!!!
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Cette lettre que j’attendais comme une confirmation.
...confirmation des trois "petites sœurs" dont parlait Charles Péguy en 1910. (La Foi, l'Espérance et l'Amour). Mais "le salut par la Foi [/b" ]me permet de croire à mon salut que je ne mérite pas ...et à ceux pour lesquels je prie.
Après Spes Salvi puis Deus caritas est nous recevons de l'Eglise Lumen Fidei
LETTRE ENCYCLIQUE LUMEN FIDEI DU SOUVERAIN PONTIFE FRANÇOIS (un extrait)
1. La lumière de la foi (Lumen Fidei) : Par cette expression, la tradition de l’Église a désigné le grand don apporté par Jésus, qui, dans l’Évangile de Jean, se présente ainsi : « Moi, lumière, je suis venu dans le monde, pour que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres » (Jn 12, 46). Saint Paul aussi s’exprime en ces termes : « Le Dieu qui a dit ‘Que des ténèbres resplendisse la lumière’, est Celui qui a resplendi dans nos coeurs » (2 Co 4, 6). Dans le monde païen, épris de lumière, s’était développé le culte au dieu Soleil, le Sol invictus, invoqué en son lever.
Le salut par la foi
19. À partir de cette participation à la façon de voir de Jésus, l’apôtre Paul nous a laissé dans ses écrits une description de l’existence croyante. Celui qui croit, en acceptant le don de la foi, est transformé en une créature nouvelle. Il reçoit un nouvel être, un être filial ; il devient fils dans le Fils. « Abba, Père » est la parole la plus caractéristique de l’expérience de Jésus, qui devient centre de l’expérience chrétienne (cf. Rm 8, 15). La vie dans la foi, en tant qu’existence filiale, est une reconnaissance du don originaire et radical qui est à la base de l’existence de l’homme, et peut se résumer dans la phrase de saint Paul aux Corinthiens : « Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? » (1 Co 4, 7). C’est justement ici que se place le coeur de la polémique de saint Paul avec les pharisiens, la discussion sur le salut par la foi ou par les oeuvres de la loi. Ce que saint Paul refuse, c’est l’attitude de celui qui veut se justifier lui-même devant Dieu par l’intermédiaire de son propre agir. Une telle personne, même quand elle obéit aux commandements, même quand elle fait de bonnes oeuvres, se met elle-même au centre, et elle ne reconnaît pas que l’origine de la bonté est Dieu. Celui qui agit ainsi, qui veut être source de sa propre justice, la voit vite se tarir et découvre qu’il ne peut même pas se maintenir dans la fidélité à la loi. Il s’enferme, s’isolant ainsi du Seigneur et des autres, et en conséquence sa vie est rendue vaine, ses oeuvres stériles comme un arbre loin de l’eau. Saint Augustin s’exprime ainsi dans son langage concis et efficace : « Ab eo qui fecit te noli deficere nec ad te », « de celui qui t’a fait, ne t’éloigne pas, même pour aller vers toi »[15]. Quand l’homme pense qu’en s’éloignant de Dieu il se trouvera lui-même, son existence échoue (cf. Lc 15, 11-24). Le commencement du salut est l’ouverture à quelque chose qui précède, à un don originaire qui affirme la vie et conserve dans l’existence. C’est seulement dans notre ouverture à cette origine et dans le fait de la reconnaître qu’il est possible d’être transformés, en laissant le salut opérer en nous et rendre féconde notre vie, pleine de bons fruits. Le salut par la foi consiste dans la reconnaissance du primat du don de Dieu, comme le résume saint Paul : « Car c’est bien par la grâce que vous êtes sauvés, moyennant la foi. Ce salut ne vient pas de vous, il est un don de Dieu » (Ep 2, 8).
20. La nouvelle logique de la foi est centrée sur le Christ. La foi dans le Christ nous sauve parce que c’est en lui que la vie s’ouvre radicalement à un Amour qui nous précède et nous transforme de l’intérieur, qui agit en nous et avec nous. Cela apparaît avec clarté dans l’exégèse que l’Apôtre des gentils fait d’un texte du Deutéronome, exégèse qui s’insère dans la dynamique la plus profonde de l’Ancien Testament. Moïse dit au peuple que le commandement de Dieu n’est pas trop haut ni trop loin de l’homme. On ne doit pas dire : « Qui montera au ciel pour nous le chercher ? » ou « Qui ira pour nous au-delà des mers nous le chercher ? » (cf. Dt 30, 11-14). Cette proximité de la parole de Dieu est interprétée par Paul comme renvoyant à la présence du Christ dans le chrétien. « Ne dis pas dans ton coeur : Qui montera au ciel ? Entends : pour en faire descendre le Christ ; ou bien : Qui descendra dans l’abîme ? Entends : pour faire remonter le Christ de chez les morts » (Rm 10, 6-7). Le Christ est descendu sur la terre et il est ressuscité des morts ; par son Incarnation et sa Résurrection, le Fils de Dieu a embrassé toute la marche de l’homme et demeure dans nos coeurs par l’Esprit Saint. La foi sait que Dieu s’est fait tout proche de nous, que le Christ est un grand don qui nous a été fait, don qui nous transforme intérieurement, nous habite, et ainsi nous donne la lumière qui éclaire l’origine et la fin de la vie, tout l’espace de la marche de l’homme.
21. Nous pouvons ainsi comprendre la nouveauté à laquelle la foi nous conduit. Le croyant est transformé par l’Amour, auquel il s’est ouvert dans la foi, et dans son ouverture à cet Amour qui lui est offert, son existence se dilate au-delà de lui-même. Saint Paul peut affirmer : « Ce n’est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi » (Ga 2, 20), et exhorter : « Que le Christ habite en vos coeurs par la foi ! » (Ep 3, 17). Dans la foi, le « moi » du croyant grandit pour être habité par un Autre, pour vivre dans un Autre, et ainsi sa vie s’élargit dans l’Amour. Là se situe l’action propre de l’Esprit Saint. Le chrétien peut avoir les yeux de Jésus, ses sentiments, sa disposition filiale, parce qu’il est rendu participant à son Amour, qui est l’Esprit. C’est dans cet Amour que se reçoit en quelque sorte la vision propre de Jésus. Hors de cette conformation dans l’Amour, hors de la présence de l’Esprit qui le répand dans nos coeurs (cf. Rm 5, 5), il est impossible de confesser Jésus comme Seigneur (cf. 1 Co 12, 3).
La forme ecclésiale de la foi
22. De cette manière, l’existence croyante devient existence ecclésiale. Quand saint Paul parle aux chrétiens de Rome de ce corps unique que sont tous les croyants dans le Christ, il les exhorte à ne pas se vanter ; chacun doit au contraire s’estimer « selon le degré de foi que Dieu lui a départi » (Rm 12, 3). Le croyant apprend à se voir lui-même à partir de la foi qu’il professe. La figure du Christ est le miroir où se découvre sa propre image réalisée. Et comme le Christ embrasse en lui tous les croyants, qui forment son corps, le chrétien se comprend lui-même dans ce corps, en relation originaire au Christ et aux frères dans la foi. L’image du corps ne veut pas réduire le croyant à une simple partie d’un tout anonyme, à un simple élément d’un grand rouage, mais veut souligner plutôt l’union vitale du Christ aux croyants et de tous les croyants entre eux (cf. Rm 12, 4-5). Les chrétiens sont « un » (cf. Ga 3, 28), sans perdre leur individualité, et, dans le service des autres, chacun rejoint le plus profond de son être. On comprend alors pourquoi hors de ce corps, de cette unité de l’Église dans le Christ, de cette Église qui — selon les paroles de Guardini — « est la porteuse historique du regard plénier du Christ sur le monde »[16], la foi perd sa « mesure », ne trouve plus son équilibre, l’espace nécessaire pour se tenir debout. La foi a une forme nécessairement ecclésiale, elle se confesse de l’intérieur du corps du Christ, comme communion concrète des croyants. C’est de ce lieu ecclésial qu’elle ouvre chaque chrétien vers tous les hommes. La parole du Christ, une fois écoutée, et par son dynamisme même, se transforme dans le chrétien en réponse, et devient elle-même parole prononcée, confession de foi. Saint Paul affirme qu’avec le coeur, on croit, et avec la bouche on fait profession de foi (cf. Rm 10, 10). La foi n’est pas un fait privé, une conception individualiste, une opinion subjective, mais elle naît d’une écoute et elle est destinée à être prononcée et à devenir annonce. En effet, « comment croire sans d’abord l’entendre ? et comment entendre sans quelqu’un qui proclame ? » (Rm 10, 14). La foi se fait alors opérante dans le chrétien à partir du don reçu, de l’Amour qui attire de l’intérieur vers le Christ (cf. Ga 5, 6), et rend participants de la marche de l’Église, pèlerine dans l’histoire vers son accomplissement. Pour celui qui, en ce monde, a été transformé, s’ouvre une nouvelle façon de voir, la foi devient lumière pour ses yeux.
Après Spes Salvi puis Deus caritas est nous recevons de l'Eglise Lumen Fidei
LETTRE ENCYCLIQUE LUMEN FIDEI DU SOUVERAIN PONTIFE FRANÇOIS (un extrait)
1. La lumière de la foi (Lumen Fidei) : Par cette expression, la tradition de l’Église a désigné le grand don apporté par Jésus, qui, dans l’Évangile de Jean, se présente ainsi : « Moi, lumière, je suis venu dans le monde, pour que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres » (Jn 12, 46). Saint Paul aussi s’exprime en ces termes : « Le Dieu qui a dit ‘Que des ténèbres resplendisse la lumière’, est Celui qui a resplendi dans nos coeurs » (2 Co 4, 6). Dans le monde païen, épris de lumière, s’était développé le culte au dieu Soleil, le Sol invictus, invoqué en son lever.
Le salut par la foi
19. À partir de cette participation à la façon de voir de Jésus, l’apôtre Paul nous a laissé dans ses écrits une description de l’existence croyante. Celui qui croit, en acceptant le don de la foi, est transformé en une créature nouvelle. Il reçoit un nouvel être, un être filial ; il devient fils dans le Fils. « Abba, Père » est la parole la plus caractéristique de l’expérience de Jésus, qui devient centre de l’expérience chrétienne (cf. Rm 8, 15). La vie dans la foi, en tant qu’existence filiale, est une reconnaissance du don originaire et radical qui est à la base de l’existence de l’homme, et peut se résumer dans la phrase de saint Paul aux Corinthiens : « Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? » (1 Co 4, 7). C’est justement ici que se place le coeur de la polémique de saint Paul avec les pharisiens, la discussion sur le salut par la foi ou par les oeuvres de la loi. Ce que saint Paul refuse, c’est l’attitude de celui qui veut se justifier lui-même devant Dieu par l’intermédiaire de son propre agir. Une telle personne, même quand elle obéit aux commandements, même quand elle fait de bonnes oeuvres, se met elle-même au centre, et elle ne reconnaît pas que l’origine de la bonté est Dieu. Celui qui agit ainsi, qui veut être source de sa propre justice, la voit vite se tarir et découvre qu’il ne peut même pas se maintenir dans la fidélité à la loi. Il s’enferme, s’isolant ainsi du Seigneur et des autres, et en conséquence sa vie est rendue vaine, ses oeuvres stériles comme un arbre loin de l’eau. Saint Augustin s’exprime ainsi dans son langage concis et efficace : « Ab eo qui fecit te noli deficere nec ad te », « de celui qui t’a fait, ne t’éloigne pas, même pour aller vers toi »[15]. Quand l’homme pense qu’en s’éloignant de Dieu il se trouvera lui-même, son existence échoue (cf. Lc 15, 11-24). Le commencement du salut est l’ouverture à quelque chose qui précède, à un don originaire qui affirme la vie et conserve dans l’existence. C’est seulement dans notre ouverture à cette origine et dans le fait de la reconnaître qu’il est possible d’être transformés, en laissant le salut opérer en nous et rendre féconde notre vie, pleine de bons fruits. Le salut par la foi consiste dans la reconnaissance du primat du don de Dieu, comme le résume saint Paul : « Car c’est bien par la grâce que vous êtes sauvés, moyennant la foi. Ce salut ne vient pas de vous, il est un don de Dieu » (Ep 2, 8).
20. La nouvelle logique de la foi est centrée sur le Christ. La foi dans le Christ nous sauve parce que c’est en lui que la vie s’ouvre radicalement à un Amour qui nous précède et nous transforme de l’intérieur, qui agit en nous et avec nous. Cela apparaît avec clarté dans l’exégèse que l’Apôtre des gentils fait d’un texte du Deutéronome, exégèse qui s’insère dans la dynamique la plus profonde de l’Ancien Testament. Moïse dit au peuple que le commandement de Dieu n’est pas trop haut ni trop loin de l’homme. On ne doit pas dire : « Qui montera au ciel pour nous le chercher ? » ou « Qui ira pour nous au-delà des mers nous le chercher ? » (cf. Dt 30, 11-14). Cette proximité de la parole de Dieu est interprétée par Paul comme renvoyant à la présence du Christ dans le chrétien. « Ne dis pas dans ton coeur : Qui montera au ciel ? Entends : pour en faire descendre le Christ ; ou bien : Qui descendra dans l’abîme ? Entends : pour faire remonter le Christ de chez les morts » (Rm 10, 6-7). Le Christ est descendu sur la terre et il est ressuscité des morts ; par son Incarnation et sa Résurrection, le Fils de Dieu a embrassé toute la marche de l’homme et demeure dans nos coeurs par l’Esprit Saint. La foi sait que Dieu s’est fait tout proche de nous, que le Christ est un grand don qui nous a été fait, don qui nous transforme intérieurement, nous habite, et ainsi nous donne la lumière qui éclaire l’origine et la fin de la vie, tout l’espace de la marche de l’homme.
21. Nous pouvons ainsi comprendre la nouveauté à laquelle la foi nous conduit. Le croyant est transformé par l’Amour, auquel il s’est ouvert dans la foi, et dans son ouverture à cet Amour qui lui est offert, son existence se dilate au-delà de lui-même. Saint Paul peut affirmer : « Ce n’est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi » (Ga 2, 20), et exhorter : « Que le Christ habite en vos coeurs par la foi ! » (Ep 3, 17). Dans la foi, le « moi » du croyant grandit pour être habité par un Autre, pour vivre dans un Autre, et ainsi sa vie s’élargit dans l’Amour. Là se situe l’action propre de l’Esprit Saint. Le chrétien peut avoir les yeux de Jésus, ses sentiments, sa disposition filiale, parce qu’il est rendu participant à son Amour, qui est l’Esprit. C’est dans cet Amour que se reçoit en quelque sorte la vision propre de Jésus. Hors de cette conformation dans l’Amour, hors de la présence de l’Esprit qui le répand dans nos coeurs (cf. Rm 5, 5), il est impossible de confesser Jésus comme Seigneur (cf. 1 Co 12, 3).
La forme ecclésiale de la foi
22. De cette manière, l’existence croyante devient existence ecclésiale. Quand saint Paul parle aux chrétiens de Rome de ce corps unique que sont tous les croyants dans le Christ, il les exhorte à ne pas se vanter ; chacun doit au contraire s’estimer « selon le degré de foi que Dieu lui a départi » (Rm 12, 3). Le croyant apprend à se voir lui-même à partir de la foi qu’il professe. La figure du Christ est le miroir où se découvre sa propre image réalisée. Et comme le Christ embrasse en lui tous les croyants, qui forment son corps, le chrétien se comprend lui-même dans ce corps, en relation originaire au Christ et aux frères dans la foi. L’image du corps ne veut pas réduire le croyant à une simple partie d’un tout anonyme, à un simple élément d’un grand rouage, mais veut souligner plutôt l’union vitale du Christ aux croyants et de tous les croyants entre eux (cf. Rm 12, 4-5). Les chrétiens sont « un » (cf. Ga 3, 28), sans perdre leur individualité, et, dans le service des autres, chacun rejoint le plus profond de son être. On comprend alors pourquoi hors de ce corps, de cette unité de l’Église dans le Christ, de cette Église qui — selon les paroles de Guardini — « est la porteuse historique du regard plénier du Christ sur le monde »[16], la foi perd sa « mesure », ne trouve plus son équilibre, l’espace nécessaire pour se tenir debout. La foi a une forme nécessairement ecclésiale, elle se confesse de l’intérieur du corps du Christ, comme communion concrète des croyants. C’est de ce lieu ecclésial qu’elle ouvre chaque chrétien vers tous les hommes. La parole du Christ, une fois écoutée, et par son dynamisme même, se transforme dans le chrétien en réponse, et devient elle-même parole prononcée, confession de foi. Saint Paul affirme qu’avec le coeur, on croit, et avec la bouche on fait profession de foi (cf. Rm 10, 10). La foi n’est pas un fait privé, une conception individualiste, une opinion subjective, mais elle naît d’une écoute et elle est destinée à être prononcée et à devenir annonce. En effet, « comment croire sans d’abord l’entendre ? et comment entendre sans quelqu’un qui proclame ? » (Rm 10, 14). La foi se fait alors opérante dans le chrétien à partir du don reçu, de l’Amour qui attire de l’intérieur vers le Christ (cf. Ga 5, 6), et rend participants de la marche de l’Église, pèlerine dans l’histoire vers son accomplissement. Pour celui qui, en ce monde, a été transformé, s’ouvre une nouvelle façon de voir, la foi devient lumière pour ses yeux.
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jean_droit
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Re: Encycliques sur la Foi et sur les pauvres
http://www.kipa-apic.ch/index.php?PHPSE ... &ki=244759
Rome : L'encyclique 'Lumen Fidei' bien reçue dans la presse francophone
La lumière de la foi contre l'amnésie contemporaine
Maurice Page, apic
Fribourg, 6 juillet 2013 (Apic) Les commentateurs de la presse francophone catholique et profane ont accueillis avec intérêt l'encyclique à quatre mains 'Lumen Fidei' publiée par le pape François, le 5 juillet à Rome.
Tous s'accordent pour souligner la continuité de la pensée théologique entre Benoît XVI et son successeur.
Le texte, de caractère essentiellement théologique et spirituel, est un remède contre 'l'amnésie massive du monde contemporain'.
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jean_droit
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Re: Encycliques sur la Foi et sur les pauvres
De Zenit.org/fr
Trois clefs pour une seule porte
Repères pour l'encyclique Lumen Fidei
Rome, 18 juillet 2013 (Zenit.org) Mgr Francesco Follo | 125 clics
Une seule porte conduit vers la liberté, par laquelle « le Christ nous a libérés pour que nous soyons vraiment libres » (Gal 5,1),
trois sont les clefs pour l’ouvrir: la foi, l’espérance et la charité.
Ces clefs ont deux propriétaires: l’homme et Dieu, qui doivent intervenir ensemble. Aucun des deux ne peut agir sans l’autre. Les vertus théologales, divines, infuses, sont plus encore les fruits de la grâce que de la liberté. L’homme ne peut agir sans le concours de Dieu et Dieu ne veut pas ouvrir cette porte sans la collaboration de l’homme. Jésus qui entra dans le cénacle les portes fermées, « est à la porte et frappe » (Ap. 3,20) au cœur de l’homme, qui est libre d’ouvrir.
Dieu ouvre la porte de la liberté en nous donnant la foi dans la mesure où il nous donne la possibilité de croire et en envoyant ceux qui prêchent l’heureuse annonce de sa vérité et de son amour : l’Evangile.
L’homme ouvre la porte en accueillant cette possibilité,
En obéissant à la foi, c’est-à-dire en disant « oui » à Dieu, qui lui parle et à qui il répond en disant « Me voici », comme dirent, par ex, Abraham (Me voici - Gen. 22,1), Moïse (Me voici – Ex 3,4), Samuel (Me voici. Parle ton serviteur t’écoute – 1 Sam 3,12) Isaïe (Me voici, envoie-moi! - Is 6,8), et la Vierge Marie (Me voici, je suis la servante du Seigneur, que tout se passe pour moi selon ta parole – Lc 1, 38);
En espérant, c’est-à-dire en mettant sa confiance dans les promesses de Dieu, comme Abraham qui « Espérant contre toute espérance, a cru, et ainsi est devenu le père d'un grand nombre de peuples » (Rm 4,18);En aimant. C’est-à-dire en imitant l’amour de Jésus et qu’il nous a donné: « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé, soyez dans mon amour » (Jn15,12).
Une question nous vient spontanément : « Où naît la charité? Cette « clef » qui, avec l’espérance et la foi, ouvre la porte de la liberté ? Elle naît de Dieu. Elle doit donc être demandée à Dieu comme un don.
Mais il ne faut pas oublier qu’elle naît aussi de la foi, de l’annonce proclamée par les témoins de l’amour de Dieu pour nous.
De la foi naît également l’espérance: « Contre toute espérance humaine, Dieu promet à Abraham une descendance, comme fruit de la foi et de la puissance de l’Esprit Saint » (cf. Catéchisme de l’Eglise catholique, n 706).
L’espérance reçoit de la foi un saut fondamental et seulement la foi qui, par la foi, arrive à l’espérance.
Grâce – en particulier – aux encycliques sur la charité et sur l’espérance, sous le pontificat de Benoît XVI, nous avons pris possession, plus consciemment et fermement, de deux des trois clefs : la charité et l’espérance.
En cette Année de la Foi, le pape François a hérité du magistère de son prédécesseur et nous a offert un approfondissement sur la troisième « clef » : la foi.
La foi éclaire notre vie quotidienne, car avoir foi en Dieu n’est pas un fait qui intéresse seulement notre intelligence, l’aire du savoir intellectuel, mais c’est un changement qui implique toute la vie, toute notre personne : sentiment, cœur, intelligence, volonté, corporéité, émotions, relations humaines.
Avec la foi, tout change vraiment en nous et pour nous, et notre destin futur se révèle clairement, la vérité de notre vocation dans l’histoire, le sens de la vie, le goût d’être des pèlerins vers la Patrie céleste.
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etienne lorant
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Le succès de l'encyclique "Lumen Fidei"
Radio Vatican souligne le « grand succès de librairie » de « Lumière de la foi / Lumen Fidei », première encyclique du pape François, publiée le 5 juillet 2013.
L'encyclique écrite « à quatre mains » – le pape François a repris à son compte un travail de Benoît XVI, annoncé pour l'Année de la Foi – est en effet en bonne place dans les ventes de la Libreria Editrice Vaticana (Lev) : 200 000 copies en Italie dès le premier mois.
Et ce « malgré le fait que l’on soit en pleine période estivale et que d’autres maisons d’édition la publient également avec l’autorisation de la Lev », fait observer la même source.
Radio Vatican rappelle aussi les textes du pape François attendus à partir de l'automne : l’exhortation apostolique sur l’évangélisation, d'après le synode d'octobre 2012, qui devrait être publiée avant la conclusion de l’Année de la foi le 24 novembre et le projet d’une nouvelle encyclique sur la pauvreté, qui serait intitulée « Bienheureux les pauvres / Beati pauperes ».
(23 août 2013) © Innovative Media Inc.
L'encyclique écrite « à quatre mains » – le pape François a repris à son compte un travail de Benoît XVI, annoncé pour l'Année de la Foi – est en effet en bonne place dans les ventes de la Libreria Editrice Vaticana (Lev) : 200 000 copies en Italie dès le premier mois.
Et ce « malgré le fait que l’on soit en pleine période estivale et que d’autres maisons d’édition la publient également avec l’autorisation de la Lev », fait observer la même source.
Radio Vatican rappelle aussi les textes du pape François attendus à partir de l'automne : l’exhortation apostolique sur l’évangélisation, d'après le synode d'octobre 2012, qui devrait être publiée avant la conclusion de l’Année de la foi le 24 novembre et le projet d’une nouvelle encyclique sur la pauvreté, qui serait intitulée « Bienheureux les pauvres / Beati pauperes ».
(23 août 2013) © Innovative Media Inc.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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