Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2012-2013)
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etienne lorant
- Pater civitatis

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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Foi et vie dans le monde
Le vendredi de la 14e semaine du temps ordinaire
Livre de la Genèse 46,1-7.28-30.
Jacob partit pour l'Egypte avec tout ce qui lui appartenait. Arrivé à Bershéba, il offrit des sacrifices au Dieu de son père Isaac, et Dieu l'appela dans une vision nocturne : « Jacob ! Jacob ! » Il répondit : « Me voici. » Dieu reprit : « Je suis Dieu, le Dieu de ton père. Ne crains pas de descendre en Égypte, car là-bas je ferai de toi un grand peuple. Moi, je descendrai avec toi en Égypte. Moi aussi, je t'en ferai remonter, et Joseph te fermera les yeux. »
Jacob partit de Bershéba. Ses fils l'installèrent, avec leurs jeunes enfants et leurs femmes, sur les chariots que Pharaon avait envoyés pour les prendre. Ils emmenèrent aussi leurs troupeaux et les biens qu'ils avaient acquis au pays de Canaan. C'est ainsi que Jacob se rendit en Égypte avec toute sa descendance. Il emmena en Égypte avec lui ses fils et ses petits-fils, ses filles et ses petites-filles, bref toute sa descendance.
Il envoya Juda en avant vers Joseph, pour préparer son arrivée dans le pays de Guessène. Quand ils furent arrivés, Joseph fit atteler son char et monta à la rencontre de son père Jacob. Dès qu'il le vit, il se jeta à son cou et pleura longuement dans ses bras.
Jacob dit à Joseph : « Maintenant que j'ai revu ton visage, je puis mourir, puisque tu es encore vivant ! »
Psaume 37(36),3-4.18-19.27-28ab.39-40ac.
Fais confiance au Seigneur, agis bien,
habite la terre et reste fidèle ;
mets ta joie dans le Seigneur :
il comblera les désirs de ton cœur.
Il connaît les jours de l'homme intègre
qui recevra un héritage impérissable.
Pas de honte pour lui aux mauvais jours ;
aux temps de famine, il sera rassasié.
Évite le mal, fais ce qui est bien,
et tu auras une habitation pour toujours.
car le Seigneur aime le bon droit,
il n'abandonne pas ses amis.
Le Seigneur est le salut pour les justes,
leur abri au temps de la détresse.
Le Seigneur les aide et les délivre,
car ils cherchent en lui leur refuge.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 10,16-23.
Jésus disait aux douze Apôtres : « Voici que je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc adroits comme les serpents, et candides comme les colombes. Méfiez-vous des hommes : ils vous livreront aux tribunaux et vous flagelleront dans leurs synagogues. Vous serez traînés devant des gouverneurs et des rois à cause de moi : il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens. Quand on vous livrera, ne vous tourmentez pas pour savoir ce que vous direz ni comment vous le direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là. Car ce n'est pas vous qui parlerez, c'est l'Esprit de votre Père qui parlera en vous.
Le frère livrera son frère à la mort, et le père, son enfant ; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mettre à mort. Vous serez détestés de tous à cause de mon nom ; mais celui qui aura persévéré jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé.
Quand on vous persécutera dans une ville, fuyez dans une autre. Amen, je vous le dis : vous n'aurez pas encore passé dans toutes les villes d'Israël quand le Fils de l'homme viendra » .
Tout comme Dieu a envoyé Jacob en Egypte - où il retrouve Joseph et où leur descendance connaîtra la prospérité aussi bien que l'esclavage, Jésus nous envoie tous au devant des hommes et femmes qui sont dans le monde. Au moment de ma conversion, je trépignais d'impatience. J'avais remplacé mes bottines par des sandales - puisque je me disais: être plus proche du sol, avoir les pieds dans l'herbe, c'est aussi avoir la tête plus proche des Cieux. Je savais bien que pour la raison, cela ne signifiait rien, mais n'y a-il-pas une raison supérieure à celle de l'homme ?
Dieu envoie donc Jacob rejoindre Isaac en Egypte, et Jésus envoie ses brebis au milieu des loups et c'est logique dans la logique de Dieu qui n'a pas d'ennemis.Enfiler mes sandelettes, c'était la même chose que dire "Plus proche de la terre, plus proche du ciel". Dans tous les évènements du monde, dont les actualités sont remplies, ce ne sont pas les tribulations, les guerres ou les persécutions qui comptent, mais l'annonce du Royaume.
En Jésus-Christ, je suis un homme heureux et comblé. D'autant plus heureux que j'ai derrière moi mes plus grands efforts et les souffrances que j'avais redoutées. Je ne savais pas que ces dernières tiendraient surtout dans les diffamations d'hommes corrompus que j'avais servis. L'un d'entre eux, un concurrent, avait présenté cette accusation : j'aurais acquis des lots de marchandise qui avaient le vol pour origine. Mais dans le même dossier figurait une lettre de remerciements : j'avais rapporté à la banque un chéquier égaré, comprenant cinquante chèques garantis avec la carte bancaire ad hoc, laquelle m'eut permis d'effectuer en une journée des achats pour plus de soixante mille euros.
Mais après chaque désillusion, d'autres pensées me conduisaient ailleurs. Une seule dépression m'a valu trente ans de participation quotidienne à l'Eucharistie. La dépression disparut, mais la Joie et la force reçue à la communion n'ont jamais, pas une seule fois, fait défaut. J'ai donc eu une vie bien remplie. Comme une cousine critiquait fort mon "petit commerce d'occasions" et m'avait lancé : "Tu es l'homme qui n'a pas voulu faire sa vie", j'ai répondu sans savoir que j'allais répondre : "Un homme comme moi est capable de construire un monde uniquement en ramassant ce que vous gaspiller !"
Contrairement à ce que croient certains scientifiques et les athées, c'est l'esprit qui précède la matière, non l'inverse. Tout d'abord, il y a l'amour et de l'amour naît la vie. Quiconque rejette l'amour de Dieu, c'est sa propre vie qu'il déclare ne rien valoir. N'est-ce pas le plus grand danger pour notre temps ?
Livre de la Genèse 46,1-7.28-30.
Jacob partit pour l'Egypte avec tout ce qui lui appartenait. Arrivé à Bershéba, il offrit des sacrifices au Dieu de son père Isaac, et Dieu l'appela dans une vision nocturne : « Jacob ! Jacob ! » Il répondit : « Me voici. » Dieu reprit : « Je suis Dieu, le Dieu de ton père. Ne crains pas de descendre en Égypte, car là-bas je ferai de toi un grand peuple. Moi, je descendrai avec toi en Égypte. Moi aussi, je t'en ferai remonter, et Joseph te fermera les yeux. »
Jacob partit de Bershéba. Ses fils l'installèrent, avec leurs jeunes enfants et leurs femmes, sur les chariots que Pharaon avait envoyés pour les prendre. Ils emmenèrent aussi leurs troupeaux et les biens qu'ils avaient acquis au pays de Canaan. C'est ainsi que Jacob se rendit en Égypte avec toute sa descendance. Il emmena en Égypte avec lui ses fils et ses petits-fils, ses filles et ses petites-filles, bref toute sa descendance.
Il envoya Juda en avant vers Joseph, pour préparer son arrivée dans le pays de Guessène. Quand ils furent arrivés, Joseph fit atteler son char et monta à la rencontre de son père Jacob. Dès qu'il le vit, il se jeta à son cou et pleura longuement dans ses bras.
Jacob dit à Joseph : « Maintenant que j'ai revu ton visage, je puis mourir, puisque tu es encore vivant ! »
Psaume 37(36),3-4.18-19.27-28ab.39-40ac.
Fais confiance au Seigneur, agis bien,
habite la terre et reste fidèle ;
mets ta joie dans le Seigneur :
il comblera les désirs de ton cœur.
Il connaît les jours de l'homme intègre
qui recevra un héritage impérissable.
Pas de honte pour lui aux mauvais jours ;
aux temps de famine, il sera rassasié.
Évite le mal, fais ce qui est bien,
et tu auras une habitation pour toujours.
car le Seigneur aime le bon droit,
il n'abandonne pas ses amis.
Le Seigneur est le salut pour les justes,
leur abri au temps de la détresse.
Le Seigneur les aide et les délivre,
car ils cherchent en lui leur refuge.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 10,16-23.
Jésus disait aux douze Apôtres : « Voici que je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc adroits comme les serpents, et candides comme les colombes. Méfiez-vous des hommes : ils vous livreront aux tribunaux et vous flagelleront dans leurs synagogues. Vous serez traînés devant des gouverneurs et des rois à cause de moi : il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens. Quand on vous livrera, ne vous tourmentez pas pour savoir ce que vous direz ni comment vous le direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là. Car ce n'est pas vous qui parlerez, c'est l'Esprit de votre Père qui parlera en vous.
Le frère livrera son frère à la mort, et le père, son enfant ; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mettre à mort. Vous serez détestés de tous à cause de mon nom ; mais celui qui aura persévéré jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé.
Quand on vous persécutera dans une ville, fuyez dans une autre. Amen, je vous le dis : vous n'aurez pas encore passé dans toutes les villes d'Israël quand le Fils de l'homme viendra » .
Tout comme Dieu a envoyé Jacob en Egypte - où il retrouve Joseph et où leur descendance connaîtra la prospérité aussi bien que l'esclavage, Jésus nous envoie tous au devant des hommes et femmes qui sont dans le monde. Au moment de ma conversion, je trépignais d'impatience. J'avais remplacé mes bottines par des sandales - puisque je me disais: être plus proche du sol, avoir les pieds dans l'herbe, c'est aussi avoir la tête plus proche des Cieux. Je savais bien que pour la raison, cela ne signifiait rien, mais n'y a-il-pas une raison supérieure à celle de l'homme ?
Dieu envoie donc Jacob rejoindre Isaac en Egypte, et Jésus envoie ses brebis au milieu des loups et c'est logique dans la logique de Dieu qui n'a pas d'ennemis.Enfiler mes sandelettes, c'était la même chose que dire "Plus proche de la terre, plus proche du ciel". Dans tous les évènements du monde, dont les actualités sont remplies, ce ne sont pas les tribulations, les guerres ou les persécutions qui comptent, mais l'annonce du Royaume.
En Jésus-Christ, je suis un homme heureux et comblé. D'autant plus heureux que j'ai derrière moi mes plus grands efforts et les souffrances que j'avais redoutées. Je ne savais pas que ces dernières tiendraient surtout dans les diffamations d'hommes corrompus que j'avais servis. L'un d'entre eux, un concurrent, avait présenté cette accusation : j'aurais acquis des lots de marchandise qui avaient le vol pour origine. Mais dans le même dossier figurait une lettre de remerciements : j'avais rapporté à la banque un chéquier égaré, comprenant cinquante chèques garantis avec la carte bancaire ad hoc, laquelle m'eut permis d'effectuer en une journée des achats pour plus de soixante mille euros.
Mais après chaque désillusion, d'autres pensées me conduisaient ailleurs. Une seule dépression m'a valu trente ans de participation quotidienne à l'Eucharistie. La dépression disparut, mais la Joie et la force reçue à la communion n'ont jamais, pas une seule fois, fait défaut. J'ai donc eu une vie bien remplie. Comme une cousine critiquait fort mon "petit commerce d'occasions" et m'avait lancé : "Tu es l'homme qui n'a pas voulu faire sa vie", j'ai répondu sans savoir que j'allais répondre : "Un homme comme moi est capable de construire un monde uniquement en ramassant ce que vous gaspiller !"
Contrairement à ce que croient certains scientifiques et les athées, c'est l'esprit qui précède la matière, non l'inverse. Tout d'abord, il y a l'amour et de l'amour naît la vie. Quiconque rejette l'amour de Dieu, c'est sa propre vie qu'il déclare ne rien valoir. N'est-ce pas le plus grand danger pour notre temps ?
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
La foi chasse la peur
Le samedi de la 14e semaine du temps ordinaire
Livre de la Genèse 49,29-33.50,15-24.
Jacob donna cet ordre à ses fils : « Je vais être réuni à mon peuple. Enterrez-moi auprès de mes pères, dans la caverne qui est dans le champ d'Éphrone le Hittite, dans la caverne du champ de Macpéla, en face de Mambré, au pays de Canaan, le champ qu'Abraham a acheté à Éphrone le Hittite comme domaine funéraire. C'est là que furent enterrés Abraham et son épouse Sara ; c'est là que furent enterrés Isaac et son épouse Rébecca ; c'est là que j'ai enterré Léa. C'est le champ qui fut acheté aux Hittites, avec la caverne qui s'y trouve. »
Lorsque Jacob eut achevé de donner ses instructions à ses fils, il s'allongea sur son lit, il expira et fut réuni à son peuple.
Voyant que leur père était mort, les frères de Joseph se dirent : « Si jamais Joseph nous prenait en haine, s'il allait nous rendre tout le mal que nous lui avons fait... » Ils envoyèrent dire à Joseph : « Avant de mourir, ton père a exprimé cette volonté : 'Vous demanderez ceci à Joseph : De grâce, pardonne à tes frères leur crime et leur péché, tout le mal qu'ils t'ont fait ! ' Maintenant donc, pardonne le crime des serviteurs du Dieu de ton père ! »
En entendant ce message, Joseph pleura. Puis ses frères vinrent eux-mêmes se jeter à ses pieds et lui dire : « Voici que nous sommes tes esclaves. » Mais Joseph leur répondit : « Soyez sans crainte ! Vais-je prendre la place de Dieu ?
Vous aviez voulu me faire du mal, Dieu a voulu en tirer du bien, afin de préserver aujourd'hui l'existence d'un peuple nombreux.
Soyez sans crainte : désormais je prendrai soin de vous et de vos enfants. » Il les réconforta par des paroles affectueuses.
Joseph demeura en Égypte avec la famille de son père, et il vécut cent dix ans. Il vit les petits-enfants de son fils Ephraïm ; quant aux enfants de Makir, fils de Manassé son autre fils, il les reçut sur ses genoux à leur naissance.
Joseph dit à ses frères : « Je vais mourir. Dieu prendra soin de vous et vous fera remonter de ce pays dans le pays qu'il a promis par serment à Abraham, Isaac et Jacob.
Psaume 105(104),1-2.3-4.6-7.
Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits ;
chantez et jouez pour lui,
redites sans fin ses merveilles ;
glorifiez-vous de son nom très saint :
joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !
Cherchez le Seigneur et sa puissance,
recherchez sans trêve sa face ;
Vous, la race d'Abraham son serviteur,
les fils de Jacob, qu'il a choisis.
Le Seigneur, c'est lui notre Dieu :
ses jugements font loi pour l'univers.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 10,24-33.
Jésus disait aux douze Apôtres : « Le disciple n'est pas au-dessus de son maître, ni le serviteur au-dessus de son seigneur.Le disciple doit se contenter d'être comme son maître, et le serviteur d'être comme son seigneur. Si le maître de maison s'est fait traiter de Béelzéboul, ce sera bien pire pour les gens de la maison.
Ne craignez pas les hommes ; tout ce qui est voilé sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu.
Ce que je vous dis dans l'ombre, dites-le au grand jour ; ce que vous entendez dans le creux de l'oreille, proclamez-le sur les toits.
Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, mais ne peuvent pas tuer l'âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l'âme aussi bien que le corps.
Est-ce qu'on ne vend pas deux moineaux pour un sou ? Or, pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille.
Quant à vous, même vos cheveux sont tous comptés.
Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus que tous les moineaux du monde.
Celui qui se prononcera pour moi devant les hommes, moi aussi je me prononcerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux.
Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux. »
Cy Aelf, Paris
Les paroles que les fils de Jacob font rapporter à Joseph, leur frère qu'ils ont autrefois vendu comme esclave aux égyptiens, ils les ont inventées de toutes pièces par peur qu'il leur rende selon le mal qu'ils lui ont causé. Mais Joseph, toujours bien inspiré leur ouvre les yeux : si Dieu, du malheur qu'ils lui ont causé, a voulu tirer un bien pour tous, il ne va certes pas se mettre à juger de lui-même, mais il va suivre lui aussi le projet du Seigneur.
Les avertissements que Jésus donne aux disciples parlent également du malheur qui peut leur survenir - et qui leur adviendront, à mesure que le message de l'Evangile progressera dans les coeurs. Ce qui me touche, c'est ce ton de douceur, cet encouragement quasi maternel, à ne pas craindre. Si les hommes l'ont traité de démon, ce sera pire pour ses disciples ! Mais il ne faut pas redouter la mort. Tous les hommes la rencontrent tôt ou tard. Mais les plus heureux des hommes sont ceux qui sont morts en se prononçant pour Lui, Jésus-Christ, le Messie.
Que pourrais-je ajouter ? Le jour où un policier mécréant m'a déclaré : "Vous êtes catholique, nous le savons par votre dossier militaire", alors je vous le demande: "N'est-il pas dit dans votre livre que : faute avouée est à moitié pardonnée ?". Mais comme c'est eux - et non moi - qui avait invoqué l'Evangile pour une affaire de peu d'importance, c'est l'Evangile qui leur a répondu. Tout d'un coup, un autre langage m'est tombé dans la bouche : "Non, Monsieur, cela c'est de la morale humaine, car une faute est pardonnée ou n'est pas pardonnée, et la moitié d'un pardon ne vaut rien du tout. Mais dans mon livre, comme vous dîtes, il est écrit : "La vérité vous rendra libre". Eh bien, puisque je vous ai dit la vérité, je suis libre et je m'en vais. J'ai saisi ma veste, je l'ai enfilée et je suis sorti sans que personne ne m'arrête.
Cette histoire est réelle, mais elle est extraordinaire parce que je n'aurais jamais pu prévoir que mon interrogatoire tournerait ainsi. J'avais prié silencieusement dans mon esprit, durant toute la séance de questions-réponses, et c'est bien le Seigneur qui avait eu le dernier mot à travers moi. Je peux donc attester que la foi chasse la peur. Elle la chasse vraiment !
Livre de la Genèse 49,29-33.50,15-24.
Jacob donna cet ordre à ses fils : « Je vais être réuni à mon peuple. Enterrez-moi auprès de mes pères, dans la caverne qui est dans le champ d'Éphrone le Hittite, dans la caverne du champ de Macpéla, en face de Mambré, au pays de Canaan, le champ qu'Abraham a acheté à Éphrone le Hittite comme domaine funéraire. C'est là que furent enterrés Abraham et son épouse Sara ; c'est là que furent enterrés Isaac et son épouse Rébecca ; c'est là que j'ai enterré Léa. C'est le champ qui fut acheté aux Hittites, avec la caverne qui s'y trouve. »
Lorsque Jacob eut achevé de donner ses instructions à ses fils, il s'allongea sur son lit, il expira et fut réuni à son peuple.
Voyant que leur père était mort, les frères de Joseph se dirent : « Si jamais Joseph nous prenait en haine, s'il allait nous rendre tout le mal que nous lui avons fait... » Ils envoyèrent dire à Joseph : « Avant de mourir, ton père a exprimé cette volonté : 'Vous demanderez ceci à Joseph : De grâce, pardonne à tes frères leur crime et leur péché, tout le mal qu'ils t'ont fait ! ' Maintenant donc, pardonne le crime des serviteurs du Dieu de ton père ! »
En entendant ce message, Joseph pleura. Puis ses frères vinrent eux-mêmes se jeter à ses pieds et lui dire : « Voici que nous sommes tes esclaves. » Mais Joseph leur répondit : « Soyez sans crainte ! Vais-je prendre la place de Dieu ?
Vous aviez voulu me faire du mal, Dieu a voulu en tirer du bien, afin de préserver aujourd'hui l'existence d'un peuple nombreux.
Soyez sans crainte : désormais je prendrai soin de vous et de vos enfants. » Il les réconforta par des paroles affectueuses.
Joseph demeura en Égypte avec la famille de son père, et il vécut cent dix ans. Il vit les petits-enfants de son fils Ephraïm ; quant aux enfants de Makir, fils de Manassé son autre fils, il les reçut sur ses genoux à leur naissance.
Joseph dit à ses frères : « Je vais mourir. Dieu prendra soin de vous et vous fera remonter de ce pays dans le pays qu'il a promis par serment à Abraham, Isaac et Jacob.
Psaume 105(104),1-2.3-4.6-7.
Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits ;
chantez et jouez pour lui,
redites sans fin ses merveilles ;
glorifiez-vous de son nom très saint :
joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !
Cherchez le Seigneur et sa puissance,
recherchez sans trêve sa face ;
Vous, la race d'Abraham son serviteur,
les fils de Jacob, qu'il a choisis.
Le Seigneur, c'est lui notre Dieu :
ses jugements font loi pour l'univers.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 10,24-33.
Jésus disait aux douze Apôtres : « Le disciple n'est pas au-dessus de son maître, ni le serviteur au-dessus de son seigneur.Le disciple doit se contenter d'être comme son maître, et le serviteur d'être comme son seigneur. Si le maître de maison s'est fait traiter de Béelzéboul, ce sera bien pire pour les gens de la maison.
Ne craignez pas les hommes ; tout ce qui est voilé sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu.
Ce que je vous dis dans l'ombre, dites-le au grand jour ; ce que vous entendez dans le creux de l'oreille, proclamez-le sur les toits.
Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, mais ne peuvent pas tuer l'âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l'âme aussi bien que le corps.
Est-ce qu'on ne vend pas deux moineaux pour un sou ? Or, pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille.
Quant à vous, même vos cheveux sont tous comptés.
Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus que tous les moineaux du monde.
Celui qui se prononcera pour moi devant les hommes, moi aussi je me prononcerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux.
Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux. »
Cy Aelf, Paris
Les paroles que les fils de Jacob font rapporter à Joseph, leur frère qu'ils ont autrefois vendu comme esclave aux égyptiens, ils les ont inventées de toutes pièces par peur qu'il leur rende selon le mal qu'ils lui ont causé. Mais Joseph, toujours bien inspiré leur ouvre les yeux : si Dieu, du malheur qu'ils lui ont causé, a voulu tirer un bien pour tous, il ne va certes pas se mettre à juger de lui-même, mais il va suivre lui aussi le projet du Seigneur.
Les avertissements que Jésus donne aux disciples parlent également du malheur qui peut leur survenir - et qui leur adviendront, à mesure que le message de l'Evangile progressera dans les coeurs. Ce qui me touche, c'est ce ton de douceur, cet encouragement quasi maternel, à ne pas craindre. Si les hommes l'ont traité de démon, ce sera pire pour ses disciples ! Mais il ne faut pas redouter la mort. Tous les hommes la rencontrent tôt ou tard. Mais les plus heureux des hommes sont ceux qui sont morts en se prononçant pour Lui, Jésus-Christ, le Messie.
Que pourrais-je ajouter ? Le jour où un policier mécréant m'a déclaré : "Vous êtes catholique, nous le savons par votre dossier militaire", alors je vous le demande: "N'est-il pas dit dans votre livre que : faute avouée est à moitié pardonnée ?". Mais comme c'est eux - et non moi - qui avait invoqué l'Evangile pour une affaire de peu d'importance, c'est l'Evangile qui leur a répondu. Tout d'un coup, un autre langage m'est tombé dans la bouche : "Non, Monsieur, cela c'est de la morale humaine, car une faute est pardonnée ou n'est pas pardonnée, et la moitié d'un pardon ne vaut rien du tout. Mais dans mon livre, comme vous dîtes, il est écrit : "La vérité vous rendra libre". Eh bien, puisque je vous ai dit la vérité, je suis libre et je m'en vais. J'ai saisi ma veste, je l'ai enfilée et je suis sorti sans que personne ne m'arrête.
Cette histoire est réelle, mais elle est extraordinaire parce que je n'aurais jamais pu prévoir que mon interrogatoire tournerait ainsi. J'avais prié silencieusement dans mon esprit, durant toute la séance de questions-réponses, et c'est bien le Seigneur qui avait eu le dernier mot à travers moi. Je peux donc attester que la foi chasse la peur. Elle la chasse vraiment !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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L'Amour dans le buisson ardent
Livre de l'Exode 3,1-6.9-12.
Moïse gardait le troupeau de son beau-père Jéthro, prêtre de Madiane. Il mena le troupeau au-delà du désert et parvint à l'Horeb, la montagne de Dieu. L'ange du Seigneur lui apparut au milieu d'un feu qui sortait d'un buisson. Moïse regarda : le buisson brûlait sans se consumer. Moïse se dit alors : « Je vais faire un détour pour voir cette chose extraordinaire : pourquoi le buisson ne brûle-t-il pas ? »
Le Seigneur vit qu'il avait fait un détour pour venir regarder, et Dieu l'appela du milieu du buisson : « Moïse ! Moïse ! » Il dit : « Me voici ! » Dieu dit alors : « N'approche pas d'ici ! Retire tes sandales, car le lieu que foulent tes pieds est une terre sainte !
Je suis le Dieu de ton père, Dieu d'Abraham, Dieu d'Isaac, Dieu de Jacob. » Moïse se voila le visage car il craignait de porter son regard sur Dieu. La clameur des fils d'Israël est parvenue jusqu'à moi, et j'ai vu l'oppression que leur font subir les Égyptiens.
Et maintenant, va ! Je t'envoie chez Pharaon : tu feras sortir d'Égypte mon peuple, les fils d'Israël. » Moïse dit à Dieu : « Qui suis-je pour aller trouver Pharaon, et pour faire sortir d'Égypte les fils d'Israël ? » Dieu lui répondit : « Je suis avec toi. Et voici à quel signe on reconnaîtra que c'est moi qui t'ai envoyé : quand tu auras fait sortir d'Égypte mon peuple, vous rendrez un culte à Dieu sur cette montagne. »
Psaume 103(102),1-2.3-4.6-7.
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
bénis son nom très saint, tout mon être !
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
n'oublie aucun de ses bienfaits !
Car il pardonne toutes tes offenses
et te guérit de toute maladie ;
il réclame ta vie à la tombe
et te couronne d'amour et de tendresse ;
Le Seigneur fait œuvre de justice,
il défend le droit des opprimés.
Il révèle ses desseins à Moïse,
aux enfants d'Israël ses hauts faits.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11,25-27.
En ce temps-là, Jésus prit la parole : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté. Tout m'a été confié par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. »
Un feu qui brûle dans un buisson, mais qui ne consume pas le buisson, à quoi cela me fait-il penser ? Qu'est-ce qui correspond, pour moi, à cette image ? J'ai lu ce passage des dizaines de fois, mais aujourd'hui je me dis que ce buisson qui brûle mais dont le feu n'a nul besoin d'être alimenté, c'est un coeur qui aime. Ce ne peut être que cela. Moi qui n'ai jamais aimé que très imparfaitement, mon coeur est tout de même capable de concevoir un coeur qui ne cesse d'aimer, quelle que soit la peine qu'on lui causerait. D'ailleurs, il est bien possible - beaucoup pourraient en témoigner - de ressentir de l'affection pour ceux et celles qui se sont repliés sur eux-mêmes, ceux aussi qui n'ont plus voulu nous recevoir. Que ce soit du fait de leurs opinions sur Dieu et la religion, ou sur l'idée qu'ils se font de l'être humain. L'amour qui se perpétue en dépit des refus porte d'autres noms: patience, espérance,indulgence - longanimité.
Dans la parabole du fils prodigue, en dépit de la désobéissance et de la vie de débauche du cadet, son père ne peut s'empêcher d'aller chaque jour aux limites de sa propriété, afin de voir si son fils, qui sait ?, ne serait pas sur le chemin du retour... Tel est l'amour dont Dieu nous aime: il est sans retour, il est comme un feu qui ne s'éteint pas. Malheureux seulement ceux qui ne voudront pas se convertir !
L'Evangile surprend Jésus en pleine adoration. De sa bouche sortent des paroles simples qui débordent d'une contemplation bienheureuse. L'amour du Père se révèle d'abord aux plus humbles d'entre les humains, ainsi qu'aux enfants (*). Ceux et celles qui en ont le plus besoin l'obtiennent facilement par mille et unes consolations. Ceux que le malheur a touchés comprennent tôt ou tard que le bonheur donné compense pour le malheur vécu. Quant aux pécheurs les plus infortunés, il font partie de ceux que le Seigneur recherche sans jamais se lasser.
C'est bien le Fils qui nous révèle le Père, car comment une créature pourrait-elle représenter le créateur sans se tromper ? Beaucoup de convertis se sont exprimés ainsi: "Ce que je cherchais très très loin, et très haut, comme le chant d'un oiseau, s'était tenu tout ce temps sur mon épaule, sans cesser de m'appeler par mon nom !"
(*) Un moniteur demande aux enfants :
- Savez-vous ce que signifie miséricorde ?
- Oui ! C'est Dieu qui envoie une corde à quelqu'un qui est dans la misère !
Moïse gardait le troupeau de son beau-père Jéthro, prêtre de Madiane. Il mena le troupeau au-delà du désert et parvint à l'Horeb, la montagne de Dieu. L'ange du Seigneur lui apparut au milieu d'un feu qui sortait d'un buisson. Moïse regarda : le buisson brûlait sans se consumer. Moïse se dit alors : « Je vais faire un détour pour voir cette chose extraordinaire : pourquoi le buisson ne brûle-t-il pas ? »
Le Seigneur vit qu'il avait fait un détour pour venir regarder, et Dieu l'appela du milieu du buisson : « Moïse ! Moïse ! » Il dit : « Me voici ! » Dieu dit alors : « N'approche pas d'ici ! Retire tes sandales, car le lieu que foulent tes pieds est une terre sainte !
Je suis le Dieu de ton père, Dieu d'Abraham, Dieu d'Isaac, Dieu de Jacob. » Moïse se voila le visage car il craignait de porter son regard sur Dieu. La clameur des fils d'Israël est parvenue jusqu'à moi, et j'ai vu l'oppression que leur font subir les Égyptiens.
Et maintenant, va ! Je t'envoie chez Pharaon : tu feras sortir d'Égypte mon peuple, les fils d'Israël. » Moïse dit à Dieu : « Qui suis-je pour aller trouver Pharaon, et pour faire sortir d'Égypte les fils d'Israël ? » Dieu lui répondit : « Je suis avec toi. Et voici à quel signe on reconnaîtra que c'est moi qui t'ai envoyé : quand tu auras fait sortir d'Égypte mon peuple, vous rendrez un culte à Dieu sur cette montagne. »
Psaume 103(102),1-2.3-4.6-7.
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
bénis son nom très saint, tout mon être !
Bénis le Seigneur, ô mon âme,
n'oublie aucun de ses bienfaits !
Car il pardonne toutes tes offenses
et te guérit de toute maladie ;
il réclame ta vie à la tombe
et te couronne d'amour et de tendresse ;
Le Seigneur fait œuvre de justice,
il défend le droit des opprimés.
Il révèle ses desseins à Moïse,
aux enfants d'Israël ses hauts faits.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11,25-27.
En ce temps-là, Jésus prit la parole : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté. Tout m'a été confié par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. »
Un feu qui brûle dans un buisson, mais qui ne consume pas le buisson, à quoi cela me fait-il penser ? Qu'est-ce qui correspond, pour moi, à cette image ? J'ai lu ce passage des dizaines de fois, mais aujourd'hui je me dis que ce buisson qui brûle mais dont le feu n'a nul besoin d'être alimenté, c'est un coeur qui aime. Ce ne peut être que cela. Moi qui n'ai jamais aimé que très imparfaitement, mon coeur est tout de même capable de concevoir un coeur qui ne cesse d'aimer, quelle que soit la peine qu'on lui causerait. D'ailleurs, il est bien possible - beaucoup pourraient en témoigner - de ressentir de l'affection pour ceux et celles qui se sont repliés sur eux-mêmes, ceux aussi qui n'ont plus voulu nous recevoir. Que ce soit du fait de leurs opinions sur Dieu et la religion, ou sur l'idée qu'ils se font de l'être humain. L'amour qui se perpétue en dépit des refus porte d'autres noms: patience, espérance,indulgence - longanimité.
Dans la parabole du fils prodigue, en dépit de la désobéissance et de la vie de débauche du cadet, son père ne peut s'empêcher d'aller chaque jour aux limites de sa propriété, afin de voir si son fils, qui sait ?, ne serait pas sur le chemin du retour... Tel est l'amour dont Dieu nous aime: il est sans retour, il est comme un feu qui ne s'éteint pas. Malheureux seulement ceux qui ne voudront pas se convertir !
L'Evangile surprend Jésus en pleine adoration. De sa bouche sortent des paroles simples qui débordent d'une contemplation bienheureuse. L'amour du Père se révèle d'abord aux plus humbles d'entre les humains, ainsi qu'aux enfants (*). Ceux et celles qui en ont le plus besoin l'obtiennent facilement par mille et unes consolations. Ceux que le malheur a touchés comprennent tôt ou tard que le bonheur donné compense pour le malheur vécu. Quant aux pécheurs les plus infortunés, il font partie de ceux que le Seigneur recherche sans jamais se lasser.
C'est bien le Fils qui nous révèle le Père, car comment une créature pourrait-elle représenter le créateur sans se tromper ? Beaucoup de convertis se sont exprimés ainsi: "Ce que je cherchais très très loin, et très haut, comme le chant d'un oiseau, s'était tenu tout ce temps sur mon épaule, sans cesser de m'appeler par mon nom !"
(*) Un moniteur demande aux enfants :
- Savez-vous ce que signifie miséricorde ?
- Oui ! C'est Dieu qui envoie une corde à quelqu'un qui est dans la misère !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
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La question de la liberté
Le jeudi de la 15e semaine du temps ordinaire
Livre de l'Exode 3,13-20.
Dieu avait dit à Moïse : « Tu feras sortir d'Egypte mon peuple. » Moïse répondit : « J'irai donc trouver les fils d'Israël, et je leur dirai : 'Le Dieu de vos pères m'a envoyé vers vous.' Ils vont me demander quel est son nom ; que leur répondrai-je ? »
Dieu dit à Moïse : « Je suis celui qui suis. Tu parleras ainsi aux fils d'Israël : 'Celui qui m'a envoyé vers vous, c'est : JE-SUIS. ' »
Dieu dit encore à Moïse : « Tu parleras ainsi aux fils d'Israël : 'Celui qui m'a envoyé vers vous, c'est YAHVÉ, c'est LE SEIGNEUR, le Dieu de vos pères, Dieu d'Abraham, Dieu d'Isaac, Dieu de Jacob. ' C'est là mon nom pour toujours, c'est le mémorial par lequel vous me célébrerez, d'âge en âge.
Va, rassemble les anciens d'Israël. Tu leur diras : 'Le Seigneur, le Dieu de vos pères, le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, m'est apparu. Il m'a dit : J'ai décidé de m'occuper de vous et de ce qu'on vous fait subir en Égypte ;
j'ai dit : Je vous ferai monter de l'Égypte qui vous opprime vers le pays de Canaan, la terre qui ruisselle de lait et de miel. '
Ils écouteront ta voix ; alors tu iras, avec les anciens d'Israël, auprès du roi d'Égypte, et vous lui direz : 'Le Seigneur, le Dieu des Hébreux, est venu nous trouver. Et maintenant, laisse-nous aller dans le désert, à trois jours de marche, pour y offrir un sacrifice au Seigneur notre Dieu. '
Or, je sais que le roi d'Égypte ne vous laissera pas partir s'il n'y est pas forcé.
Aussi j'étendrai la main, je frapperai l'Égypte par toutes sortes de prodiges que j'accomplirai au milieu d'elle. Après cela, Pharaon vous permettra de partir. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11,28-30.
En ce temps-là, Jésus prit la parole : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »
Cy Aelf, Paris
Le nom que donne le Seigneur à Moïse "Je suis" ou "Je suis celui qui suis" conduira bien plus tard à une philosophie de l'être que je refuse pour ma part de lier à cette révélation de Dieu à Moïse. Car puisque l'homme naît et meurt, comment pourrait-on le gratifier de la permanence de Dieu ? C'est perpétuellement, c'est éternellement que Dieu révêle qu'Il est. Dans le récit, le Seigneur révèle d'ailleurs, par avance (du moins pour nous), l'entêtement du pharaon qui conduire à la première Pâques et à l'exode proprement dit du peuple juif.
Or, les juifs constituent un peuple en esclavage des Egyptiens, tout comme l'homme d'aujourd'hui. L'homme de ce temps est lui aussi est un esclave devant Dieu, esclave de ses instincts, de ses passions, de ses idées et même de ses pensées les plus élevées - aussi longtemps qu'il n'a pas trouvé ce Dieu qui de qui tout procède, ce Dieu qui l'aime et qui, seul, peut le sauver.
Il y a bien longtemps, lorsque je n'étais qu'un simple étudiant, j'avais écouté à la radio une interprétation de l'Exode par un rabbin. Bien qu'à cette époque, j'avais quitté l'Eglise et étais retombé dans l'incréduilité, je cherchais de tous côtés des solutions à la condition malheureuse de l'homme. Bref, ce rabbin expliquait les quarante années d'errance du peuple juif dans le désert, comme constituant l'apprentissage indispensable de la liberté par un peuple qui n'avait mémoire que de son esclavage. Il démontrait avec brio comment un homme qui a toujours obéi à un autre, finit par craindre la liberté du simple fait qu'étant libre, il sera contraint de faire des choix. Et c'est très intéressant - encore aujourd'hui - parce que l'homme, tout libre qu'il est (du moins c'est ce que le monde lui dit) est obligé de faire des choix qui engagent parfois toute sa vie, puis son être même. Et finalement, son âme.
C'est ici que s'établit le lien avec l'Evangile de ce jour. En toute humilité, Jésus propose d'aller à lui et de le suivre. Il fait la même annonce que Dieu fit Moïse: celle d'une délivrance possible. Mais cette fois, il ne s'agit pas seulement de la délivrance d'un peuple soumis à un autre, mais de la délivrance au sein d'une société qui prétend rendre libre - la nôtre - mais qui tend à réduire l'être humain à sa biologie, à ses désirs, à ses instincts,à quelques simplismes - mais jusqu'à son anihilation dans la mort.
Aujourd'hui plus que jamais, peut-être, Jésus nous appelle, car Il est sauveur et nous procurera le repos dès ce monde. Et, oui, ma foi, c'est mon repos car je demeure dans la confiance jusque dans l'éternité !
Livre de l'Exode 3,13-20.
Dieu avait dit à Moïse : « Tu feras sortir d'Egypte mon peuple. » Moïse répondit : « J'irai donc trouver les fils d'Israël, et je leur dirai : 'Le Dieu de vos pères m'a envoyé vers vous.' Ils vont me demander quel est son nom ; que leur répondrai-je ? »
Dieu dit à Moïse : « Je suis celui qui suis. Tu parleras ainsi aux fils d'Israël : 'Celui qui m'a envoyé vers vous, c'est : JE-SUIS. ' »
Dieu dit encore à Moïse : « Tu parleras ainsi aux fils d'Israël : 'Celui qui m'a envoyé vers vous, c'est YAHVÉ, c'est LE SEIGNEUR, le Dieu de vos pères, Dieu d'Abraham, Dieu d'Isaac, Dieu de Jacob. ' C'est là mon nom pour toujours, c'est le mémorial par lequel vous me célébrerez, d'âge en âge.
Va, rassemble les anciens d'Israël. Tu leur diras : 'Le Seigneur, le Dieu de vos pères, le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, m'est apparu. Il m'a dit : J'ai décidé de m'occuper de vous et de ce qu'on vous fait subir en Égypte ;
j'ai dit : Je vous ferai monter de l'Égypte qui vous opprime vers le pays de Canaan, la terre qui ruisselle de lait et de miel. '
Ils écouteront ta voix ; alors tu iras, avec les anciens d'Israël, auprès du roi d'Égypte, et vous lui direz : 'Le Seigneur, le Dieu des Hébreux, est venu nous trouver. Et maintenant, laisse-nous aller dans le désert, à trois jours de marche, pour y offrir un sacrifice au Seigneur notre Dieu. '
Or, je sais que le roi d'Égypte ne vous laissera pas partir s'il n'y est pas forcé.
Aussi j'étendrai la main, je frapperai l'Égypte par toutes sortes de prodiges que j'accomplirai au milieu d'elle. Après cela, Pharaon vous permettra de partir. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11,28-30.
En ce temps-là, Jésus prit la parole : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »
Cy Aelf, Paris
Le nom que donne le Seigneur à Moïse "Je suis" ou "Je suis celui qui suis" conduira bien plus tard à une philosophie de l'être que je refuse pour ma part de lier à cette révélation de Dieu à Moïse. Car puisque l'homme naît et meurt, comment pourrait-on le gratifier de la permanence de Dieu ? C'est perpétuellement, c'est éternellement que Dieu révêle qu'Il est. Dans le récit, le Seigneur révèle d'ailleurs, par avance (du moins pour nous), l'entêtement du pharaon qui conduire à la première Pâques et à l'exode proprement dit du peuple juif.
Or, les juifs constituent un peuple en esclavage des Egyptiens, tout comme l'homme d'aujourd'hui. L'homme de ce temps est lui aussi est un esclave devant Dieu, esclave de ses instincts, de ses passions, de ses idées et même de ses pensées les plus élevées - aussi longtemps qu'il n'a pas trouvé ce Dieu qui de qui tout procède, ce Dieu qui l'aime et qui, seul, peut le sauver.
Il y a bien longtemps, lorsque je n'étais qu'un simple étudiant, j'avais écouté à la radio une interprétation de l'Exode par un rabbin. Bien qu'à cette époque, j'avais quitté l'Eglise et étais retombé dans l'incréduilité, je cherchais de tous côtés des solutions à la condition malheureuse de l'homme. Bref, ce rabbin expliquait les quarante années d'errance du peuple juif dans le désert, comme constituant l'apprentissage indispensable de la liberté par un peuple qui n'avait mémoire que de son esclavage. Il démontrait avec brio comment un homme qui a toujours obéi à un autre, finit par craindre la liberté du simple fait qu'étant libre, il sera contraint de faire des choix. Et c'est très intéressant - encore aujourd'hui - parce que l'homme, tout libre qu'il est (du moins c'est ce que le monde lui dit) est obligé de faire des choix qui engagent parfois toute sa vie, puis son être même. Et finalement, son âme.
C'est ici que s'établit le lien avec l'Evangile de ce jour. En toute humilité, Jésus propose d'aller à lui et de le suivre. Il fait la même annonce que Dieu fit Moïse: celle d'une délivrance possible. Mais cette fois, il ne s'agit pas seulement de la délivrance d'un peuple soumis à un autre, mais de la délivrance au sein d'une société qui prétend rendre libre - la nôtre - mais qui tend à réduire l'être humain à sa biologie, à ses désirs, à ses instincts,à quelques simplismes - mais jusqu'à son anihilation dans la mort.
Aujourd'hui plus que jamais, peut-être, Jésus nous appelle, car Il est sauveur et nous procurera le repos dès ce monde. Et, oui, ma foi, c'est mon repos car je demeure dans la confiance jusque dans l'éternité !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Le signe de l'Agneau de Dieu
Livre de l'Exode 11,10.12,1-14.
Dans le pays d'Égypte, le Seigneur dit à Moïse et à son frère Aaron :
« Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois, il marquera pour vous le commencement de l'année.
Parlez ainsi à toute la communauté d'Israël : le dix de ce mois, que l'on prenne un agneau par famille, un agneau par maison. Si la maisonnée est trop peu nombreuse pour un agneau, elle le prendra avec son voisin le plus proche, selon le nombre des personnes. Vous choisirez l'agneau d'après ce que chacun peut manger.
Ce sera un agneau sans défaut, un mâle, âgé d'un an. Vous prendrez un agneau ou un chevreau.
Vous le garderez jusqu'au quatorzième jour du mois. Dans toute l'assemblée de la communauté d'Israël, on l'immolera au coucher du soleil.
On prendra du sang, que l'on mettra sur les deux montants et sur le linteau des maisons où on le mangera.
On mangera sa chair cette nuit-là, on la mangera rôtie au feu, avec des pains sans levain et des herbes amères. Vous n'en mangerez aucun morceau qui soit à moitié cuit ou qui soit bouilli ; tout sera rôti au feu, y compris la tête, les jarrets et les entrailles. Vous n'en garderez rien pour le lendemain ; ce qui resterait pour le lendemain, vous le détruirez en le brûlant.
Vous mangerez ainsi : la ceinture aux reins, les sandales aux pieds, le bâton à la main. Vous mangerez en toute hâte : c'est la Pâque du Seigneur.
Cette nuit-là, je traverserai le pays d'Égypte, je frapperai tout premier-né au pays d'Égypte, depuis les hommes jusqu'au bétail. Contre tous les dieux de l'Égypte j'exercerai mes jugements : je suis le Seigneur.
Le sang sera pour vous un signe, sur les maisons où vous serez. Je verrai le sang, et je passerai : vous ne serez pas atteints par le fléau dont je frapperai le pays d'Égypte.
Ce jour-là sera pour vous un mémorial. Vous en ferez pour le Seigneur une fête de pèlerinage. C'est une loi perpétuelle : d'âge en âge vous la fêterez. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 12,1-8.
En ce temps-là, Jésus passait, un jour de sabbat, à travers les champs de blé, et ses disciples eurent faim ; ils se mirent à arracher des épis et à les manger.
En voyant cela, les pharisiens lui dirent : « Voilà que tes disciples font ce qu'il n'est pas permis de faire le jour du sabbat ! »
Mais il leur répondit : « N'avez-vous pas lu ce que fit David, quand il eut faim, ainsi que ses compagnons ? Il entra dans la maison de Dieu, et ils mangèrent les pains de l'offrande ; or, cela n'était permis ni à lui, ni à ses compagnons, mais aux prêtres seulement.
Ou bien encore, n'avez-vous pas lu dans la Loi que le jour du sabbat, les prêtres, dans le Temple, manquent au repos du sabbat sans commettre aucune faute ? Or, je vous le dis : il y a ici plus grand que le Temple. Si vous aviez compris ce que veut dire cette parole : C'est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices, vous n'auriez pas condamné ceux qui n'ont commis aucune faute. Car le Fils de l'homme est maître du sabbat. »
Cy Aelf, Paris
En envoyant son fils unique, Jésus-Christ, Dieu a renouvelé pour le peuple le sacrifice de la première Pâques. Si vous lisez le texte de l'Exode de ce jour, vous verrez que le signe demandé, de mettre du sang d'un l'agneau sacrifié "sur les deux montants et sur le linteau" de chaque maison ... c'est déjà tracer le signe de la croix. Cette croix dont on se signe est un signe de protection contre la conséquence du péché - qui est la mortl. Il est donc tout à fait logique que les enfants soient baptisés en ayant ce signe tracé sur leur front. Dès cet instant, le Seigneur a l'oeil sur le baptisé, et son regard est rempli d'un amour de miséricorde. Cette découverte, je l'ai faite il y a bien longtemps, mais je n'en ai pas parlé, car il me semblait que je devais la garder pour moi. Et je l'ai gardée longtemps.
Les deux textes se tiennent. Pourquoi donc Jésus se déclare-t-il le maître du Sabbat ? Parce que c'est Lui, bien sûr, "l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde". Et y a également la concordance du temps. Chez les juifs, le vendredi est appelé le le "jour de préparation" (Luc 23:54). Or, Jésus a été crucifié un vendredi, à 3 heures de l'après-midi environ. Et alors que le soleil commençait à baisser, "le Sabbat allait commencer".
C'est bien la raison pour laquelle, dans les synagogues où il enseignait, que Jésus s'est mis, le jour du Sabbat, à guérir des malades et chasser des démons. Cela rendait furieux les pharisiens qui assistaient à ces miracles, mais Jésus n'a jamais tenu compte de leurs récriminations. Au contraire, elles sont nombreuses les oeuvres qu'il a accomplies devant eux ce jour-là et Il s'en réclamait ouvertement :
- Or il s'y trouvait un homme qui avait une main paralysée. Et l'on demanda à Jésus : « Est-il permis de faire une guérison le jour du sabbat ? » Mt - 12 : 10
- Mais il leur dit : « Si l'un d'entre vous possède une seule brebis, et qu'elle tombe dans un trou le jour du sabbat, ne va-t-il pas la saisir et la faire remonter ? Mt - 12 : 11
- Il leur disait encore : « Le sabbat a été fait pour l'homme, et non pas l'homme pour le sabbat." Mc - 2 : 27
et encore :
Jésus leur dit : « Je vous le demande : Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien, ou de faire le mal ? de sauver une vie, ou de la perdre ? » Lc - 6 : 09
Ainsi, le "Fils de l'homme" est bien le maître du Sabbat, puisque c'est lui qui l'a accompli en son sang versé sur la Croix pour le salut de tous.
Dans le pays d'Égypte, le Seigneur dit à Moïse et à son frère Aaron :
« Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois, il marquera pour vous le commencement de l'année.
Parlez ainsi à toute la communauté d'Israël : le dix de ce mois, que l'on prenne un agneau par famille, un agneau par maison. Si la maisonnée est trop peu nombreuse pour un agneau, elle le prendra avec son voisin le plus proche, selon le nombre des personnes. Vous choisirez l'agneau d'après ce que chacun peut manger.
Ce sera un agneau sans défaut, un mâle, âgé d'un an. Vous prendrez un agneau ou un chevreau.
Vous le garderez jusqu'au quatorzième jour du mois. Dans toute l'assemblée de la communauté d'Israël, on l'immolera au coucher du soleil.
On prendra du sang, que l'on mettra sur les deux montants et sur le linteau des maisons où on le mangera.
On mangera sa chair cette nuit-là, on la mangera rôtie au feu, avec des pains sans levain et des herbes amères. Vous n'en mangerez aucun morceau qui soit à moitié cuit ou qui soit bouilli ; tout sera rôti au feu, y compris la tête, les jarrets et les entrailles. Vous n'en garderez rien pour le lendemain ; ce qui resterait pour le lendemain, vous le détruirez en le brûlant.
Vous mangerez ainsi : la ceinture aux reins, les sandales aux pieds, le bâton à la main. Vous mangerez en toute hâte : c'est la Pâque du Seigneur.
Cette nuit-là, je traverserai le pays d'Égypte, je frapperai tout premier-né au pays d'Égypte, depuis les hommes jusqu'au bétail. Contre tous les dieux de l'Égypte j'exercerai mes jugements : je suis le Seigneur.
Le sang sera pour vous un signe, sur les maisons où vous serez. Je verrai le sang, et je passerai : vous ne serez pas atteints par le fléau dont je frapperai le pays d'Égypte.
Ce jour-là sera pour vous un mémorial. Vous en ferez pour le Seigneur une fête de pèlerinage. C'est une loi perpétuelle : d'âge en âge vous la fêterez. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 12,1-8.
En ce temps-là, Jésus passait, un jour de sabbat, à travers les champs de blé, et ses disciples eurent faim ; ils se mirent à arracher des épis et à les manger.
En voyant cela, les pharisiens lui dirent : « Voilà que tes disciples font ce qu'il n'est pas permis de faire le jour du sabbat ! »
Mais il leur répondit : « N'avez-vous pas lu ce que fit David, quand il eut faim, ainsi que ses compagnons ? Il entra dans la maison de Dieu, et ils mangèrent les pains de l'offrande ; or, cela n'était permis ni à lui, ni à ses compagnons, mais aux prêtres seulement.
Ou bien encore, n'avez-vous pas lu dans la Loi que le jour du sabbat, les prêtres, dans le Temple, manquent au repos du sabbat sans commettre aucune faute ? Or, je vous le dis : il y a ici plus grand que le Temple. Si vous aviez compris ce que veut dire cette parole : C'est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices, vous n'auriez pas condamné ceux qui n'ont commis aucune faute. Car le Fils de l'homme est maître du sabbat. »
Cy Aelf, Paris
En envoyant son fils unique, Jésus-Christ, Dieu a renouvelé pour le peuple le sacrifice de la première Pâques. Si vous lisez le texte de l'Exode de ce jour, vous verrez que le signe demandé, de mettre du sang d'un l'agneau sacrifié "sur les deux montants et sur le linteau" de chaque maison ... c'est déjà tracer le signe de la croix. Cette croix dont on se signe est un signe de protection contre la conséquence du péché - qui est la mortl. Il est donc tout à fait logique que les enfants soient baptisés en ayant ce signe tracé sur leur front. Dès cet instant, le Seigneur a l'oeil sur le baptisé, et son regard est rempli d'un amour de miséricorde. Cette découverte, je l'ai faite il y a bien longtemps, mais je n'en ai pas parlé, car il me semblait que je devais la garder pour moi. Et je l'ai gardée longtemps.
Les deux textes se tiennent. Pourquoi donc Jésus se déclare-t-il le maître du Sabbat ? Parce que c'est Lui, bien sûr, "l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde". Et y a également la concordance du temps. Chez les juifs, le vendredi est appelé le le "jour de préparation" (Luc 23:54). Or, Jésus a été crucifié un vendredi, à 3 heures de l'après-midi environ. Et alors que le soleil commençait à baisser, "le Sabbat allait commencer".
C'est bien la raison pour laquelle, dans les synagogues où il enseignait, que Jésus s'est mis, le jour du Sabbat, à guérir des malades et chasser des démons. Cela rendait furieux les pharisiens qui assistaient à ces miracles, mais Jésus n'a jamais tenu compte de leurs récriminations. Au contraire, elles sont nombreuses les oeuvres qu'il a accomplies devant eux ce jour-là et Il s'en réclamait ouvertement :
- Or il s'y trouvait un homme qui avait une main paralysée. Et l'on demanda à Jésus : « Est-il permis de faire une guérison le jour du sabbat ? » Mt - 12 : 10
- Mais il leur dit : « Si l'un d'entre vous possède une seule brebis, et qu'elle tombe dans un trou le jour du sabbat, ne va-t-il pas la saisir et la faire remonter ? Mt - 12 : 11
- Il leur disait encore : « Le sabbat a été fait pour l'homme, et non pas l'homme pour le sabbat." Mc - 2 : 27
et encore :
Jésus leur dit : « Je vous le demande : Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien, ou de faire le mal ? de sauver une vie, ou de la perdre ? » Lc - 6 : 09
Ainsi, le "Fils de l'homme" est bien le maître du Sabbat, puisque c'est lui qui l'a accompli en son sang versé sur la Croix pour le salut de tous.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Marie Madeleine retrouve Jésus
Ste Marie Madeleine, disciple du Seigneur, mémoire
Cantique des cantiques 3,1-4a.
Toute la nuit j'ai cherché celui que mon cœur aime. Étendue sur mon lit, je l'ai cherché, je ne l'ai pas trouvé ! Il faut que je me lève, que je parcoure la ville, ses rues et ses carrefours. Je veux chercher celui que mon cœur aime... Je l'ai cherché, je ne l'ai pas trouvé !
J'ai rencontré les gardes qui parcourent la ville : " Avez-vous vu celui que mon cœur aime ? "
A peine les avais-je dépassés, j'ai trouvé celui que mon cœur aime. Je l'ai saisi, je ne le lâcherai pas.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 20,1-2.11-18.
Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin, alors qu'il fait encore sombre. Elle voit que la pierre a été enlevée du tombeau.
Le matin de Pâques, Marie-Madeleine courut trouver Simon-Pierre et l'autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l'a mis. »
Marie Madeleine restait là dehors, à pleurer devant le tombeau. Elle se penche vers l'intérieur, tout en larmes, et, à l'endroit où le corps de Jésus avait été déposé, elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l'un à la tête et l'autre aux pieds.
Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé le Seigneur mon Maître, et je ne sais pas où on l'a mis. »
Tout en disant cela, elle se retourne et aperçoit Jésus qui était là, mais elle ne savait pas que c'était Jésus. Jésus lui demande : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le gardien, elle lui répond : « Si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi, j'irai le reprendre. »
Jésus lui dit alors : « Marie ! » Elle se tourne vers lui et lui dit : « Rabbouni ! » ce qui veut dire : « Maître » dans la langue des Juifs.
Jésus reprend : « Cesse de me tenir, je ne suis pas encore monté vers le Père. Va plutôt trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »
Marie Madeleine s'en va donc annoncer aux disciples : « J'ai vu le Seigneur, et voilà ce qu'il m'a dit. »
Cy Aelf, Paris
"Cesse de me tenir", dit Jésus à Marie Madeleine. Le Christ, que ni la Croix, ni la tombe n'ont pu retenir, reste cependant tenu par les larmes de celle à propos de qui il avait dit:
"si ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, c'est à cause de son grand amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d'amour. » (Luc 7,47) Il est donc tout à fait remarquable de noter que, même après la Résurrection, le bon Pasteur reste extrêmement attentif à ses brebis. A celle-ci en particulier, qu'il appelle par son nom "Marie !"
Cet Evangile est bouleversant de tendresse et d'amour profond. A la première lecture, c'est l'attention constante du Seigneur qui m'a retenu, mais en relisant le passage, je me suis dit encore que les larmes de Marie-Madeleine ont été subtilement transformées, elles ont subi véritable mutation en passant de la détresse à la joie pure. Ceux qui pleurent leurs péchés versent aussi des larmes de joie le jour de leur pardon. Ainsi, la sincérité du repentir est à la fin la source d'une grande joie... "Il y a plus de joie dans les cieux pour un seul qui se repent que pour cent qui n'ont pas besoin de se repentir"
L'extrait du Cantique des Cantiques est à ce point approprié à cette rencontre de Marie Madeleine avec Jésus, qu'on le croirait prémonitoire. Je dis cela peut-être parce que cela me rappelle ma propre conversion - et cette envie de me dissoudre entièrement et disparaître de ce monde à cause de la joie extraordinaire, à la limite du supportable, que j'avais ressentie. "Cesse de me tenir." Si quelqu'un demande comment l'amour éprouvé envers Jésus peut réussir à le retenir, c'est tout simplement du fait de cette joie indicible, totalement inexprimable, qui soulève la personne entière, laquelle voudrait quitter son corps à l'instant même et pour l'éternité, tout de suite !
Cantique des cantiques 3,1-4a.
Toute la nuit j'ai cherché celui que mon cœur aime. Étendue sur mon lit, je l'ai cherché, je ne l'ai pas trouvé ! Il faut que je me lève, que je parcoure la ville, ses rues et ses carrefours. Je veux chercher celui que mon cœur aime... Je l'ai cherché, je ne l'ai pas trouvé !
J'ai rencontré les gardes qui parcourent la ville : " Avez-vous vu celui que mon cœur aime ? "
A peine les avais-je dépassés, j'ai trouvé celui que mon cœur aime. Je l'ai saisi, je ne le lâcherai pas.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 20,1-2.11-18.
Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin, alors qu'il fait encore sombre. Elle voit que la pierre a été enlevée du tombeau.
Le matin de Pâques, Marie-Madeleine courut trouver Simon-Pierre et l'autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l'a mis. »
Marie Madeleine restait là dehors, à pleurer devant le tombeau. Elle se penche vers l'intérieur, tout en larmes, et, à l'endroit où le corps de Jésus avait été déposé, elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l'un à la tête et l'autre aux pieds.
Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé le Seigneur mon Maître, et je ne sais pas où on l'a mis. »
Tout en disant cela, elle se retourne et aperçoit Jésus qui était là, mais elle ne savait pas que c'était Jésus. Jésus lui demande : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le gardien, elle lui répond : « Si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi, j'irai le reprendre. »
Jésus lui dit alors : « Marie ! » Elle se tourne vers lui et lui dit : « Rabbouni ! » ce qui veut dire : « Maître » dans la langue des Juifs.
Jésus reprend : « Cesse de me tenir, je ne suis pas encore monté vers le Père. Va plutôt trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »
Marie Madeleine s'en va donc annoncer aux disciples : « J'ai vu le Seigneur, et voilà ce qu'il m'a dit. »
Cy Aelf, Paris
"Cesse de me tenir", dit Jésus à Marie Madeleine. Le Christ, que ni la Croix, ni la tombe n'ont pu retenir, reste cependant tenu par les larmes de celle à propos de qui il avait dit:
"si ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, c'est à cause de son grand amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d'amour. » (Luc 7,47) Il est donc tout à fait remarquable de noter que, même après la Résurrection, le bon Pasteur reste extrêmement attentif à ses brebis. A celle-ci en particulier, qu'il appelle par son nom "Marie !"
Cet Evangile est bouleversant de tendresse et d'amour profond. A la première lecture, c'est l'attention constante du Seigneur qui m'a retenu, mais en relisant le passage, je me suis dit encore que les larmes de Marie-Madeleine ont été subtilement transformées, elles ont subi véritable mutation en passant de la détresse à la joie pure. Ceux qui pleurent leurs péchés versent aussi des larmes de joie le jour de leur pardon. Ainsi, la sincérité du repentir est à la fin la source d'une grande joie... "Il y a plus de joie dans les cieux pour un seul qui se repent que pour cent qui n'ont pas besoin de se repentir"
L'extrait du Cantique des Cantiques est à ce point approprié à cette rencontre de Marie Madeleine avec Jésus, qu'on le croirait prémonitoire. Je dis cela peut-être parce que cela me rappelle ma propre conversion - et cette envie de me dissoudre entièrement et disparaître de ce monde à cause de la joie extraordinaire, à la limite du supportable, que j'avais ressentie. "Cesse de me tenir." Si quelqu'un demande comment l'amour éprouvé envers Jésus peut réussir à le retenir, c'est tout simplement du fait de cette joie indicible, totalement inexprimable, qui soulève la personne entière, laquelle voudrait quitter son corps à l'instant même et pour l'éternité, tout de suite !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Fête de sainte Brigitte de Suède, copatronne de l'Europe
Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 2,19-20.
Grâce à la Loi (qui a fait mourir le Christ) j'ai cessé de vivre pour la Loi afin de vivre pour Dieu. Avec le Christ, je suis fixé à la croix : je vis, mais ce n'est plus moi, c'est le Christ qui vit en moi. Ma vie aujourd'hui dans la condition humaine, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m'a aimé et qui s'est livré pour moi.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,1-8.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.
Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l'enlève ; tout sarment qui donne du fruit, il le nettoie, pour qu'il en donne davantage.
Mais vous, déjà vous voici nets et purifiés grâce à la parole que je vous ai dite :
Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter du fruit par lui-même s'il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est comme un sarment qu'on a jeté dehors, et qui se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez, et vous l'obtiendrez. Ce qui fait la gloire de mon Père, c'est que vous donniez beaucoup de fruit : ainsi, vous serez pour moi des disciples. »
Cy Aelf, Paris
Sainte Brigitte de Suède est vénérée car elle a su mener une vie sainte dans le cadre de ses responsabilités publiques et de sa vie d’épouse, de mère de huit enfants, et dans sa vie religieuse jusqu'à sa mort.On a de cette sainte des Révélations, qui furent mises en écrit par le moine Pierre, prieur d'Alvastre ; elles ont été imprimées à Rome en 1455, et traduites en français sous le titre de Prophéties merveilleuses de Sainte Brigitte, Lyon, 1536. Les apparitions, extases et locutions ont été approuvées par trois papes et par le Concile de Bâle de 1436, et leur absolue authenticité et véracité a été confirmée par le pape Jean-Paul II
De l'histoire de sainte Brigitte, comme de la premièe lecture de saint Paul et de l'Evangile, il est possible de conclure que tout âme qui en Dieu est nourrie de sainteté et rendue capable d'accomplir toutes sortes de choses, même si cette âme serait comme le dit saint Paul, fixée sur la croix avec le Christ.
Peu importent en définitive que nous soyons nés de parents pauvres ou riches, que nous soyons en bonne ou en mauvaise santé, que nous ayons fait des études ou pas puisque: "Ce n'est plus moi, c'est le Christ qui vit en moi", comme dit saint Paul. Dans le cas de sainte Brigitte de Suède, lorsqu'on découvre sa vie, on peut en effet conclure qu'elle fut la même personne, mais animée complètement par le Christ.
Je conçois que c'est possible, bien sûr, mais cela demeure un grand mystère, car le Seigneur ne force pas notre volonté, il ne fait pas de nous des robots et nous demeurons libres. Il y a échange, à tout moment et en toute occasion. L'intitiative vient d'abord du disciple : "si vous demeurez en moi" précède "et que je demeure en vous". Il y a donc un apprentissage conscient du disciple qui cherche à mieux "adhérer" à son Maître - et c'est ensuite que le Maître accomplit par lui une multitude d'oeuvres.
C'est une bonne occasion pour que chacun(e) d'entre nous se pose la question de savoir dans quelle mesure "je demeure dans le Christ et le Christ demeure en moi".
J'avoue n'avoir pas le sentiment d'avoir accompli grand chose, si ce n'est de témoigner de ma conversion. En quoi suis-je miséricordieux, je ne le sais pas, car je me dis qu'essayer de prendre des notes de tel ou tel petit évènement, serait aussi en perdre l'éventuel méride. Cependant, j'ai reçu du Seigneur de dire souvent cette parole : "Qu'il m'en soit fait, Seigneur, non comme je veux, mais comme Toi, tu veux.
http://livres-mystiques.com/partieTEXTE ... /Table.htm
Spécialement pour Géraldine, son époux; pour Pascale (dont je n'aurai guère de nouvelles) et pour tous ceux et toutes celles qui peinent sur le chemin.
Grâce à la Loi (qui a fait mourir le Christ) j'ai cessé de vivre pour la Loi afin de vivre pour Dieu. Avec le Christ, je suis fixé à la croix : je vis, mais ce n'est plus moi, c'est le Christ qui vit en moi. Ma vie aujourd'hui dans la condition humaine, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m'a aimé et qui s'est livré pour moi.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,1-8.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.
Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l'enlève ; tout sarment qui donne du fruit, il le nettoie, pour qu'il en donne davantage.
Mais vous, déjà vous voici nets et purifiés grâce à la parole que je vous ai dite :
Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter du fruit par lui-même s'il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est comme un sarment qu'on a jeté dehors, et qui se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez, et vous l'obtiendrez. Ce qui fait la gloire de mon Père, c'est que vous donniez beaucoup de fruit : ainsi, vous serez pour moi des disciples. »
Cy Aelf, Paris
Sainte Brigitte de Suède est vénérée car elle a su mener une vie sainte dans le cadre de ses responsabilités publiques et de sa vie d’épouse, de mère de huit enfants, et dans sa vie religieuse jusqu'à sa mort.On a de cette sainte des Révélations, qui furent mises en écrit par le moine Pierre, prieur d'Alvastre ; elles ont été imprimées à Rome en 1455, et traduites en français sous le titre de Prophéties merveilleuses de Sainte Brigitte, Lyon, 1536. Les apparitions, extases et locutions ont été approuvées par trois papes et par le Concile de Bâle de 1436, et leur absolue authenticité et véracité a été confirmée par le pape Jean-Paul II
De l'histoire de sainte Brigitte, comme de la premièe lecture de saint Paul et de l'Evangile, il est possible de conclure que tout âme qui en Dieu est nourrie de sainteté et rendue capable d'accomplir toutes sortes de choses, même si cette âme serait comme le dit saint Paul, fixée sur la croix avec le Christ.
Peu importent en définitive que nous soyons nés de parents pauvres ou riches, que nous soyons en bonne ou en mauvaise santé, que nous ayons fait des études ou pas puisque: "Ce n'est plus moi, c'est le Christ qui vit en moi", comme dit saint Paul. Dans le cas de sainte Brigitte de Suède, lorsqu'on découvre sa vie, on peut en effet conclure qu'elle fut la même personne, mais animée complètement par le Christ.
Je conçois que c'est possible, bien sûr, mais cela demeure un grand mystère, car le Seigneur ne force pas notre volonté, il ne fait pas de nous des robots et nous demeurons libres. Il y a échange, à tout moment et en toute occasion. L'intitiative vient d'abord du disciple : "si vous demeurez en moi" précède "et que je demeure en vous". Il y a donc un apprentissage conscient du disciple qui cherche à mieux "adhérer" à son Maître - et c'est ensuite que le Maître accomplit par lui une multitude d'oeuvres.
C'est une bonne occasion pour que chacun(e) d'entre nous se pose la question de savoir dans quelle mesure "je demeure dans le Christ et le Christ demeure en moi".
J'avoue n'avoir pas le sentiment d'avoir accompli grand chose, si ce n'est de témoigner de ma conversion. En quoi suis-je miséricordieux, je ne le sais pas, car je me dis qu'essayer de prendre des notes de tel ou tel petit évènement, serait aussi en perdre l'éventuel méride. Cependant, j'ai reçu du Seigneur de dire souvent cette parole : "Qu'il m'en soit fait, Seigneur, non comme je veux, mais comme Toi, tu veux.
http://livres-mystiques.com/partieTEXTE ... /Table.htm
Spécialement pour Géraldine, son époux; pour Pascale (dont je n'aurai guère de nouvelles) et pour tous ceux et toutes celles qui peinent sur le chemin.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: Fête de sainte Brigitte de Suède, copatronne de l'Europe
La déclaration du bienheureux Pape Jean-Paul II déclarant sainte Brigitte de Suède co-patronne de l'Europe :
http://www.vatican.va/holy_father/john_ ... pe_fr.html
Révélation confirmant le célibat des prêtres:
Tome IV - Livre VII - Chapitre 10
Défense que les prêtres soient mariés.
Réjouissez-vous éternellement, ô précieux corps de Dieu, en un honneur perpétuel, en continuelle victoire, en éternelle puissance, avec votre Père et le Saint-Esprit, avec la Vierge Marie, votre très-digne Mère, et avec toute la cour céleste! Louange vous soit, ô Dieu éternel, et actions de grâces infinies, parce qu’il vous a plu de vous faire homme, et avez voulu que le pain fût transubstantié en votre corps, par vos saintes paroles, et l’avez donné en viande comme par un excès d’amour pour le salut de nos âmes!
Page 23
Il arriva une fois à une personne qui était profondément plongée en l’oraison, qu’elle ouït une voix qui lui disait : O vous à qui sont faites les faveurs d’ouïr et de voir les choses spirituelles, écoutez maintenant ce que je vous veux manifester de cet archevêque qui a dit que, s’il était pape, il donnerait licence à tous les prêtres de se marier, croyant et pensant que cela serait plus agréable à Dieu que de voir les prêtres vivre avec tant de dissolution; il disait encore que, par ce mariage, s’éviteraient tant de péchés charnels; et bien qu’en cela il n’entendît pas la volonté de Dieu, néanmoins il était ami de Dieu. Or, maintenant, je vous déclarerai la volonté de Dieu sur cela, car j’ai engendré le Dieu même, et vous signifierez cela à cet archevêque, lui parlant en ces termes : A Abraham fut donnée la circoncision longtemps avant que la loi fût donnée à Moïse, et au temps d’Abraham, les hommes étaient gouvernés selon qu’ils entendaient et selon qu’ils voulaient, et néanmoins plusieurs étaient lors amis de Dieu.
Page 24
Mais après que la loi fut donnée à Moïse, lors il plut plus à Dieu que les hommes vécussent selon la loi que selon leur volonté. Il en fut de même du précieux corps de mon Fils, car quand il eut institué le saint Sacrement de l’autel, qu’il fut monté au ciel, lors cette loi ancienne était encore gardée, savoir, les prêtres de Jésus-Christ vivaient en un mariage charnel, et néanmoins plusieurs d’iceux étaient amis de Dieu, d'autant qu’ils croyaient en simplicité que cela était agréable à Dieu, comme il lui fut agréable au temps des Juifs, et cela fut observé plusieurs années par les apôtres chrétiens. Mais cette coutume et observance était abominable et odieuse à toute la cour céleste, et à moi, qui ai engendré le corps de mon Fils, de voir que des mariés touchassent de leurs mains le corps précieux de mon Fils au saint Sacrement, car les Juifs, en leur ancienne loi, n’avaient que l’ombre et la figure de ce sacrement; mais les chrétiens ont maintenant la vérité même, savoir, Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme en ce sacrement sacro-saint.
Mais après quelque temps que les prêtres anciens observaient cela, Dieu, par l’infusion de son Esprit, le versa au cœur du pape, pour qu’il ordonnât que désormais les prêtres qui consacreraient le corps précieux de Jésus-Christ ne seraient point mariés ni ne jouiraient des délices infâmes de la chair. Et partant, par l’ordonnance divine et par son juste jugement, il a été justement ordonné que les prêtres vivraient en la chasteté et continence de la chair, autrement qu’ils seraient maudits et excommuniés devant Dieu, et dignes d’être privés de l’office de prêtres, néanmoins que ceux qui s’amenderaient véritablement avec résolution de ne plus pécher, obtiendraient miséricorde de Dieu.
Page 25
Sachez aussi que si quelque pape donne aux prêtres licence de se marier charnellement, lui-même sera damné de Dieu par la même sentence, comme celui qui aurait grandement péché, à qui on devrait, selon le droit, arracher les yeux couper les lèvres, le nez et les oreilles, les pieds et les mains, et le corps duquel devrait être tout ensanglanté et congelé de froid; et d’ailleurs qu’on devrait donner ce corps mort aux oiseaux et aux bêtes sauvages : il en arriverait de même à ce pape qui voudrait donner licence aux prêtres de se marier, contre la susdite ordonnance divine, car ce pape serait soudain privé de la vue et ouïe spirituelle, de la parole, des œuvres spirituelles, et toute sa sapience spirituelle défaudrait spirituellement; et d’ailleurs, son âme descendrait en enfer pour y être éternellement tourmentée et être la proie des démons. Voire si saint Grégoire le pape eût établi cette loi, il n’eût jamais obtenu miséricorde de Dieu, s’il n’eût révoqué une telle sentence.
Réponses à quelques questions :
II. Pourquoi les adversités assaillent-elles le juste, et pourquoi les prospérités sourient-elles au méchant ?
Pourquoi les adversités assaillent-elles l’homme juste ? Je réponds : Ma justice veut que chaque juste obtienne ce qu’il désire ; mais celui-là n’est pas juste qui ne désire souffrir pour l’amour de l’obéissance. Et pour la perfection de la justice, ni celui-là n’est pas juste qui ne fait du bien à son prochain, poussé à cela par la charité.
C’est pourquoi mes amis, considérant que je suis leur Dieu et leur Rédempteur, ce que j’ai fait pour eux et ce que je leur ai promis, et voyant la malice dont le monde est animé, demandent plus franchement de pâtir des adversités du monde, pour éviter les péchés pour leur salut éternel et pour être plus avisés. C’est aussi que je permets, pour les mêmes raisons, que les tribulations leur soient plus fréquentes, bien que quelques-uns les souffrent, non avec tant de patience que je voudrais ; je les permets néanmoins avec sujet et raison et les assiste en icelles. Car comme la mère , pleine de charité, corrige son fils en l’adolescence, et le fils ne sait point l’en remercier, d’autant qu’il ne sait connaître la raison pourquoi sa mère le fait, mais étant arrivé aux années de discrétion, l’en remercie, connaissant bien que, par la correction de sa mère, il s’est retiré des mœurs mauvaises et s’est accoutumé aux bonnes : j’en fais de même à mes élus, car ils résignent leur volonté à la mienne, et ils m’aiment sur toutes choses . C’est aussi pour cela que je permets qu’ils soient affligés quelques temps ; et bien que maintenant ils n’entendent entièrement la grandeur de ce bienfait, je fais néanmoins pour eux ce que je sais qui leur profite pour l’avenir. Mais les impies, qui ne soucient de ma justice, et qui ne craignent point d’injurier leur prochain, qui désirent avec passion les choses passagères, et se lient par amour aux choses terrestres, prospèrent pour quelques temps et sont exemptés de mes verges, de peur que, si les adversités les pressent ils ne pèchent davantage. Néanmoins, ils ne peuvent pas faire le mal qu’ils désirent, afin qu’ils connaissent qu’ils sont sous ma puissance, auxquels bien qu’ingrats, je donne, quand je veux, quelque chose, bien qu’ils ne le méritent pas.
De la passion de Notre-Seigneur, que sainte Brigitte vit à Jérusalem.
Pour le jour de la Passion
Lorsque j’étais au mont de Calvaire, dit sainte Brigitte pleurant amèrement, je vis Notre-Seigneur tout nu, flagellé, conduit par les Juifs pour être crucifié, et il était soigneusement gardé par eux. Je vis lors aussi un trou en la montagne, et les bourreaux préparés pour exercer leur cruauté sur Jésus-Christ; et se tournant vers moi, il me dit : Considérez qu’en ce trou de la pierre, le pied de ma croix fut fiché.
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Et soudain je vis en quelle manière les Juifs avaient fiché la croix et l’avaient affermie avec de grands coins de bois, afin qu’elle ne branlât point; et puis, on mit des degrés et des tables, afin que les bourreaux, étant montés là, pussent me crucifier avec dérision et moqueries. Et moi, je suis monté très-franchement, lui dit Notre-Seigneur, comme un agneau sans tache, doux et mansuet, conduit à la boucherie. Et étant monté là, j’étendis mes bras, non par contrainte, mais franchement; et ayant ouvert ma main droite, je la posai sur la croix, laquelle les bourreaux cruels et barbares crucifièrent soudain, la perçant avec un gros clou, à la partie où les os étaient plus solides; et tirant et étendant la main gauche, ils la crucifièrent de même. Après, ayant tiré le corps outre mesure et ayant joint les pieds, ils les crucifièrent avec deux clous, et ils étendirent avec tant de véhémence le corps et les membres que quasi les nerfs, les veines et les muscles se rompaient. Ce qu’ayant fait, ils remirent sur ma tête la couronne d’épines, laquelle ils m’avaient ôtée pour me crucifier, les épines poignantes de laquelle percèrent si bas que mes yeux furent soudain remplis de sang, ainsi que tout mon visage, mes oreilles et ma barbe; et soudain après, les bourreaux retirèrent les câbles attachés à la croix, et la croix demeura seule, et Jésus crucifié en icelle.
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Et lors étant remplie de douleur, je regardais la cruauté des Juifs. Je vis aussi la Mère de Dieu plongée dans les douleurs, abîmée en ses pleurs, et consolée par saint Jean, et par les autres sœurs, qui étaient lors non guère loin de la croix, à droite. La douleur de la Mère transperça tellement mon cœur qu’il me semblait qu’un glaive outreperçait mon cœur d’une amertume incomparable; et enfin, la Mère, se levant comme anéantie de douleur, regarda son Fils, soutenue des deux sœurs, étant toute ravie dans les excès des douleurs, vivante et animée de la douleur du glaive. Le Fils, la regardant avec les autres, ses amis tous éplorés, la recommanda à saint Jean d’une voix pleurante. Je connaissais bien à son geste et à sa voix que son cœur était outrepercé de douleur comme d’un glaive, de voir la douleur de sa Mère. Lors ses yeux très-aimables et beaux apparaissaient à demi morts; sa bouche était sanglante et ouverte, son visage pâle, sa face avalée, anéantie et toute sanglante; tout son corps était livide, meurtri, et languissant à raison du sang qui coulait toujours. Sa peau et la chair vierge de son corps étaient si tendres et si délicates que le moindre coup qu’on lui donnait paraissait au dehors. Il s’efforçait quelquefois de s’étendre sur la croix, à cause de l’excès de la douleur qu’il ressentait, d'autant que la douleur de tous ses membres montait sur le cœur et le vexait cruellement d’un martyre trop amer, et de la sorte, sa mort était prolongée avec un tourment très-cruel et une douleur qui n’a point d’égale; et lors, étant dans les angoisses de la douleur et proche de la mort, il cria à son Père d’une haute et pleurante voix, disant : O Père, pourquoi m’avez-vous délaissé? Il avait alors les lèvres pâles et la langue sanglante, le ventre enfoncé adhérent au dos, comme si au-dedans il n’y eût pas eu d’entrailles. Il cria encore pour la seconde fois avec une grande douleur : O Père, je remets mon esprit en vos mains; et élevant un peu la tête, soudain il l’abaissa, et ainsi, il rendit l’esprit. Ce que sa Mère voyant, elle trembla toute par l’excès de la douleur qu’elle souffrait; peu s’en manqua qu’elle ne tombât à terre, si les sœurs ne l’eussent soutenue.
Page 49
Lors ses mains se retirèrent du lieu où elles étaient attachées à raison du grand poids du corps, et de la sorte, son corps se soutenait sur les clous des pieds. Or, ses doigts et ses mains étaient plus tendus qu’auparavant; ses épaules étaient comme collées à la croix. Lors enfin les Juifs qui étaient là commencèrent à crier contre la Mère, se moquant d’elle. Les uns disaient : Marie, ton Fils est mort maintenant. D’autres lui disaient des paroles de moquerie, et un de la troupe vint avec une grande furie et donna un coup de lance au côté droit avec une telle violence que quasi la lance passa de l’autre côté. Lorsqu’on arrachait la lance du corps, il sortit un grand ruisseau de sang qui teignit toute la lance. La Mère de Dieu, voyant cela, trembla avec un grand gémissement, de sorte qu’on lisait sur sa face que son cœur était outrepercé d’un glaive de douleur.
Or, ces choses étant accomplies, les troupes se retirant, quelques-uns des amis déposèrent le corps de Notre-Seigneur de la croix, que sa Mère reçut entre ses bras, lequel ils mirent sur mon giron. Je nettoyai toutes ses plaies et son sang; je fermai ses yeux, les baisant, et l’enveloppai en un drap pur et net; et de la sorte, ils le conduisirent au sépulcre avec un grand pleur et une grande douleur.
(A suivre - éventuellement !)
http://www.vatican.va/holy_father/john_ ... pe_fr.html
Révélation confirmant le célibat des prêtres:
Tome IV - Livre VII - Chapitre 10
Défense que les prêtres soient mariés.
Réjouissez-vous éternellement, ô précieux corps de Dieu, en un honneur perpétuel, en continuelle victoire, en éternelle puissance, avec votre Père et le Saint-Esprit, avec la Vierge Marie, votre très-digne Mère, et avec toute la cour céleste! Louange vous soit, ô Dieu éternel, et actions de grâces infinies, parce qu’il vous a plu de vous faire homme, et avez voulu que le pain fût transubstantié en votre corps, par vos saintes paroles, et l’avez donné en viande comme par un excès d’amour pour le salut de nos âmes!
Page 23
Il arriva une fois à une personne qui était profondément plongée en l’oraison, qu’elle ouït une voix qui lui disait : O vous à qui sont faites les faveurs d’ouïr et de voir les choses spirituelles, écoutez maintenant ce que je vous veux manifester de cet archevêque qui a dit que, s’il était pape, il donnerait licence à tous les prêtres de se marier, croyant et pensant que cela serait plus agréable à Dieu que de voir les prêtres vivre avec tant de dissolution; il disait encore que, par ce mariage, s’éviteraient tant de péchés charnels; et bien qu’en cela il n’entendît pas la volonté de Dieu, néanmoins il était ami de Dieu. Or, maintenant, je vous déclarerai la volonté de Dieu sur cela, car j’ai engendré le Dieu même, et vous signifierez cela à cet archevêque, lui parlant en ces termes : A Abraham fut donnée la circoncision longtemps avant que la loi fût donnée à Moïse, et au temps d’Abraham, les hommes étaient gouvernés selon qu’ils entendaient et selon qu’ils voulaient, et néanmoins plusieurs étaient lors amis de Dieu.
Page 24
Mais après que la loi fut donnée à Moïse, lors il plut plus à Dieu que les hommes vécussent selon la loi que selon leur volonté. Il en fut de même du précieux corps de mon Fils, car quand il eut institué le saint Sacrement de l’autel, qu’il fut monté au ciel, lors cette loi ancienne était encore gardée, savoir, les prêtres de Jésus-Christ vivaient en un mariage charnel, et néanmoins plusieurs d’iceux étaient amis de Dieu, d'autant qu’ils croyaient en simplicité que cela était agréable à Dieu, comme il lui fut agréable au temps des Juifs, et cela fut observé plusieurs années par les apôtres chrétiens. Mais cette coutume et observance était abominable et odieuse à toute la cour céleste, et à moi, qui ai engendré le corps de mon Fils, de voir que des mariés touchassent de leurs mains le corps précieux de mon Fils au saint Sacrement, car les Juifs, en leur ancienne loi, n’avaient que l’ombre et la figure de ce sacrement; mais les chrétiens ont maintenant la vérité même, savoir, Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme en ce sacrement sacro-saint.
Mais après quelque temps que les prêtres anciens observaient cela, Dieu, par l’infusion de son Esprit, le versa au cœur du pape, pour qu’il ordonnât que désormais les prêtres qui consacreraient le corps précieux de Jésus-Christ ne seraient point mariés ni ne jouiraient des délices infâmes de la chair. Et partant, par l’ordonnance divine et par son juste jugement, il a été justement ordonné que les prêtres vivraient en la chasteté et continence de la chair, autrement qu’ils seraient maudits et excommuniés devant Dieu, et dignes d’être privés de l’office de prêtres, néanmoins que ceux qui s’amenderaient véritablement avec résolution de ne plus pécher, obtiendraient miséricorde de Dieu.
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Sachez aussi que si quelque pape donne aux prêtres licence de se marier charnellement, lui-même sera damné de Dieu par la même sentence, comme celui qui aurait grandement péché, à qui on devrait, selon le droit, arracher les yeux couper les lèvres, le nez et les oreilles, les pieds et les mains, et le corps duquel devrait être tout ensanglanté et congelé de froid; et d’ailleurs qu’on devrait donner ce corps mort aux oiseaux et aux bêtes sauvages : il en arriverait de même à ce pape qui voudrait donner licence aux prêtres de se marier, contre la susdite ordonnance divine, car ce pape serait soudain privé de la vue et ouïe spirituelle, de la parole, des œuvres spirituelles, et toute sa sapience spirituelle défaudrait spirituellement; et d’ailleurs, son âme descendrait en enfer pour y être éternellement tourmentée et être la proie des démons. Voire si saint Grégoire le pape eût établi cette loi, il n’eût jamais obtenu miséricorde de Dieu, s’il n’eût révoqué une telle sentence.
Réponses à quelques questions :
II. Pourquoi les adversités assaillent-elles le juste, et pourquoi les prospérités sourient-elles au méchant ?
Pourquoi les adversités assaillent-elles l’homme juste ? Je réponds : Ma justice veut que chaque juste obtienne ce qu’il désire ; mais celui-là n’est pas juste qui ne désire souffrir pour l’amour de l’obéissance. Et pour la perfection de la justice, ni celui-là n’est pas juste qui ne fait du bien à son prochain, poussé à cela par la charité.
C’est pourquoi mes amis, considérant que je suis leur Dieu et leur Rédempteur, ce que j’ai fait pour eux et ce que je leur ai promis, et voyant la malice dont le monde est animé, demandent plus franchement de pâtir des adversités du monde, pour éviter les péchés pour leur salut éternel et pour être plus avisés. C’est aussi que je permets, pour les mêmes raisons, que les tribulations leur soient plus fréquentes, bien que quelques-uns les souffrent, non avec tant de patience que je voudrais ; je les permets néanmoins avec sujet et raison et les assiste en icelles. Car comme la mère , pleine de charité, corrige son fils en l’adolescence, et le fils ne sait point l’en remercier, d’autant qu’il ne sait connaître la raison pourquoi sa mère le fait, mais étant arrivé aux années de discrétion, l’en remercie, connaissant bien que, par la correction de sa mère, il s’est retiré des mœurs mauvaises et s’est accoutumé aux bonnes : j’en fais de même à mes élus, car ils résignent leur volonté à la mienne, et ils m’aiment sur toutes choses . C’est aussi pour cela que je permets qu’ils soient affligés quelques temps ; et bien que maintenant ils n’entendent entièrement la grandeur de ce bienfait, je fais néanmoins pour eux ce que je sais qui leur profite pour l’avenir. Mais les impies, qui ne soucient de ma justice, et qui ne craignent point d’injurier leur prochain, qui désirent avec passion les choses passagères, et se lient par amour aux choses terrestres, prospèrent pour quelques temps et sont exemptés de mes verges, de peur que, si les adversités les pressent ils ne pèchent davantage. Néanmoins, ils ne peuvent pas faire le mal qu’ils désirent, afin qu’ils connaissent qu’ils sont sous ma puissance, auxquels bien qu’ingrats, je donne, quand je veux, quelque chose, bien qu’ils ne le méritent pas.
De la passion de Notre-Seigneur, que sainte Brigitte vit à Jérusalem.
Pour le jour de la Passion
Lorsque j’étais au mont de Calvaire, dit sainte Brigitte pleurant amèrement, je vis Notre-Seigneur tout nu, flagellé, conduit par les Juifs pour être crucifié, et il était soigneusement gardé par eux. Je vis lors aussi un trou en la montagne, et les bourreaux préparés pour exercer leur cruauté sur Jésus-Christ; et se tournant vers moi, il me dit : Considérez qu’en ce trou de la pierre, le pied de ma croix fut fiché.
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Et soudain je vis en quelle manière les Juifs avaient fiché la croix et l’avaient affermie avec de grands coins de bois, afin qu’elle ne branlât point; et puis, on mit des degrés et des tables, afin que les bourreaux, étant montés là, pussent me crucifier avec dérision et moqueries. Et moi, je suis monté très-franchement, lui dit Notre-Seigneur, comme un agneau sans tache, doux et mansuet, conduit à la boucherie. Et étant monté là, j’étendis mes bras, non par contrainte, mais franchement; et ayant ouvert ma main droite, je la posai sur la croix, laquelle les bourreaux cruels et barbares crucifièrent soudain, la perçant avec un gros clou, à la partie où les os étaient plus solides; et tirant et étendant la main gauche, ils la crucifièrent de même. Après, ayant tiré le corps outre mesure et ayant joint les pieds, ils les crucifièrent avec deux clous, et ils étendirent avec tant de véhémence le corps et les membres que quasi les nerfs, les veines et les muscles se rompaient. Ce qu’ayant fait, ils remirent sur ma tête la couronne d’épines, laquelle ils m’avaient ôtée pour me crucifier, les épines poignantes de laquelle percèrent si bas que mes yeux furent soudain remplis de sang, ainsi que tout mon visage, mes oreilles et ma barbe; et soudain après, les bourreaux retirèrent les câbles attachés à la croix, et la croix demeura seule, et Jésus crucifié en icelle.
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Et lors étant remplie de douleur, je regardais la cruauté des Juifs. Je vis aussi la Mère de Dieu plongée dans les douleurs, abîmée en ses pleurs, et consolée par saint Jean, et par les autres sœurs, qui étaient lors non guère loin de la croix, à droite. La douleur de la Mère transperça tellement mon cœur qu’il me semblait qu’un glaive outreperçait mon cœur d’une amertume incomparable; et enfin, la Mère, se levant comme anéantie de douleur, regarda son Fils, soutenue des deux sœurs, étant toute ravie dans les excès des douleurs, vivante et animée de la douleur du glaive. Le Fils, la regardant avec les autres, ses amis tous éplorés, la recommanda à saint Jean d’une voix pleurante. Je connaissais bien à son geste et à sa voix que son cœur était outrepercé de douleur comme d’un glaive, de voir la douleur de sa Mère. Lors ses yeux très-aimables et beaux apparaissaient à demi morts; sa bouche était sanglante et ouverte, son visage pâle, sa face avalée, anéantie et toute sanglante; tout son corps était livide, meurtri, et languissant à raison du sang qui coulait toujours. Sa peau et la chair vierge de son corps étaient si tendres et si délicates que le moindre coup qu’on lui donnait paraissait au dehors. Il s’efforçait quelquefois de s’étendre sur la croix, à cause de l’excès de la douleur qu’il ressentait, d'autant que la douleur de tous ses membres montait sur le cœur et le vexait cruellement d’un martyre trop amer, et de la sorte, sa mort était prolongée avec un tourment très-cruel et une douleur qui n’a point d’égale; et lors, étant dans les angoisses de la douleur et proche de la mort, il cria à son Père d’une haute et pleurante voix, disant : O Père, pourquoi m’avez-vous délaissé? Il avait alors les lèvres pâles et la langue sanglante, le ventre enfoncé adhérent au dos, comme si au-dedans il n’y eût pas eu d’entrailles. Il cria encore pour la seconde fois avec une grande douleur : O Père, je remets mon esprit en vos mains; et élevant un peu la tête, soudain il l’abaissa, et ainsi, il rendit l’esprit. Ce que sa Mère voyant, elle trembla toute par l’excès de la douleur qu’elle souffrait; peu s’en manqua qu’elle ne tombât à terre, si les sœurs ne l’eussent soutenue.
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Lors ses mains se retirèrent du lieu où elles étaient attachées à raison du grand poids du corps, et de la sorte, son corps se soutenait sur les clous des pieds. Or, ses doigts et ses mains étaient plus tendus qu’auparavant; ses épaules étaient comme collées à la croix. Lors enfin les Juifs qui étaient là commencèrent à crier contre la Mère, se moquant d’elle. Les uns disaient : Marie, ton Fils est mort maintenant. D’autres lui disaient des paroles de moquerie, et un de la troupe vint avec une grande furie et donna un coup de lance au côté droit avec une telle violence que quasi la lance passa de l’autre côté. Lorsqu’on arrachait la lance du corps, il sortit un grand ruisseau de sang qui teignit toute la lance. La Mère de Dieu, voyant cela, trembla avec un grand gémissement, de sorte qu’on lisait sur sa face que son cœur était outrepercé d’un glaive de douleur.
Or, ces choses étant accomplies, les troupes se retirant, quelques-uns des amis déposèrent le corps de Notre-Seigneur de la croix, que sa Mère reçut entre ses bras, lequel ils mirent sur mon giron. Je nettoyai toutes ses plaies et son sang; je fermai ses yeux, les baisant, et l’enveloppai en un drap pur et net; et de la sorte, ils le conduisirent au sépulcre avec un grand pleur et une grande douleur.
(A suivre - éventuellement !)
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Fête de saint Jacques (le majeur), Apôtre
Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 4,7-15.
Frères, nous, les Apôtres, nous ressemblons à des gens qui portent un trésor dans des poteries sans valeur ; ainsi, on voit bien que cette puissance extraordinaire ne vient pas de nous, mais de Dieu. À tout moment, nous subissons l'épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés ; nous sommes désorientés, mais non pas désemparés ; nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés ; terrassés, mais non pas anéantis. Partout et toujours, nous subissons dans notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus, elle aussi, soit manifestée dans notre corps.
En effet, nous, les vivants, nous sommes continuellement livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus, elle aussi, soit manifestée dans notre existence mortelle.
Ainsi la mort fait son œuvre en nous, et la vie en vous.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 20,20-28.
La mère de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, s'approcha de Jésus avec ses fils et se prosterna pour lui faire une demande.
Jésus lui dit : « Que veux-tu ? » Elle répondit : « Voilà mes deux fils : ordonne qu'ils siègent, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ton Royaume. »
Jésus répondit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ? » Ils lui dirent : « Nous le pouvons. »
Il leur dit : « Ma coupe, vous y boirez ; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, il ne m'appartient pas de l'accorder ; il y a ceux pour qui ces places sont préparées par mon Père. »
Les dix autres avaient entendu, et s'indignèrent contre les deux frères.
Jésus les appela et leur dit : « Vous le savez : les chefs des nations païennes commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir.
Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand sera votre serviteur ;
et celui qui veut être le premier sera votre esclave.
Ainsi, le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude. »
Cy Aelf, Paris
Paradoxe impensable aux yeux des grands de ce monde: celui qui se fait l'esclave des autres, voici le premier d'entre tous. Ce renversement des valeurs, cette culbute, ce bouleversement essentiel, c'est ce qui donne sa force à l'Eglise. Ah, comme elle est critiquée de ce temps-ci, comme le monde songe qu'elle ne représentera plus rien bientôt ! Cela n'empêche pas les chefs de gouvernement de venir prendre la pose avec chaque "vieillard-en-blanc" qui demeure à Rome: c'est que la puissance qui réside là, ils ne savent pas la comprendre. Ils voudraient la saisir, mais ils échouent. J'ai même lu que le présent Pape s'arrange pour ne pas avoir à serrer la main de certains d'entre eux.
Et dans l'Eglise même, il y a ceux et celles dont on découvre un jour où l'autre qu'ils sont saints et saintes. L'exploit qu'ils ont accompli ? Ramasser des mourants dans les rues de Calcutta, tenter d'être à la dernière place et vivre au milieu d'un désert qui brûle les jours et qui glacent les nuits.
Ce sont les vivants dont parle saint Paul: continuellement livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus, elle aussi, soit manifestée dans leur existence mortelle.
Comment peut-on vivre ainsi ? C'est qu'en réalité, ils ont la vie en eux; ils ne croient pas, comme tout le monde, "posséder" la vie, mais ils sont entraînés par elle. Ils ne sont plus "aux commandes", selon leurs goûts, leurs envies, leurs besoins, leurs idées -mais ils suivent le Seigneur où que le Seigneur veut bien les conduire; ce ne sont plus eux qui parlent, puisque leur langage leur est donné au moment même d'ouvrir la bouche. Cela paraît impossible, mais c'est aussi simple que tout ce qui est simple - aussi simple que la petite fleur éclose au bord du chemin et que personne ne remarque.
Frères, nous, les Apôtres, nous ressemblons à des gens qui portent un trésor dans des poteries sans valeur ; ainsi, on voit bien que cette puissance extraordinaire ne vient pas de nous, mais de Dieu. À tout moment, nous subissons l'épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés ; nous sommes désorientés, mais non pas désemparés ; nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés ; terrassés, mais non pas anéantis. Partout et toujours, nous subissons dans notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus, elle aussi, soit manifestée dans notre corps.
En effet, nous, les vivants, nous sommes continuellement livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus, elle aussi, soit manifestée dans notre existence mortelle.
Ainsi la mort fait son œuvre en nous, et la vie en vous.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 20,20-28.
La mère de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, s'approcha de Jésus avec ses fils et se prosterna pour lui faire une demande.
Jésus lui dit : « Que veux-tu ? » Elle répondit : « Voilà mes deux fils : ordonne qu'ils siègent, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ton Royaume. »
Jésus répondit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ? » Ils lui dirent : « Nous le pouvons. »
Il leur dit : « Ma coupe, vous y boirez ; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, il ne m'appartient pas de l'accorder ; il y a ceux pour qui ces places sont préparées par mon Père. »
Les dix autres avaient entendu, et s'indignèrent contre les deux frères.
Jésus les appela et leur dit : « Vous le savez : les chefs des nations païennes commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir.
Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand sera votre serviteur ;
et celui qui veut être le premier sera votre esclave.
Ainsi, le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude. »
Cy Aelf, Paris
Paradoxe impensable aux yeux des grands de ce monde: celui qui se fait l'esclave des autres, voici le premier d'entre tous. Ce renversement des valeurs, cette culbute, ce bouleversement essentiel, c'est ce qui donne sa force à l'Eglise. Ah, comme elle est critiquée de ce temps-ci, comme le monde songe qu'elle ne représentera plus rien bientôt ! Cela n'empêche pas les chefs de gouvernement de venir prendre la pose avec chaque "vieillard-en-blanc" qui demeure à Rome: c'est que la puissance qui réside là, ils ne savent pas la comprendre. Ils voudraient la saisir, mais ils échouent. J'ai même lu que le présent Pape s'arrange pour ne pas avoir à serrer la main de certains d'entre eux.
Et dans l'Eglise même, il y a ceux et celles dont on découvre un jour où l'autre qu'ils sont saints et saintes. L'exploit qu'ils ont accompli ? Ramasser des mourants dans les rues de Calcutta, tenter d'être à la dernière place et vivre au milieu d'un désert qui brûle les jours et qui glacent les nuits.
Ce sont les vivants dont parle saint Paul: continuellement livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus, elle aussi, soit manifestée dans leur existence mortelle.
Comment peut-on vivre ainsi ? C'est qu'en réalité, ils ont la vie en eux; ils ne croient pas, comme tout le monde, "posséder" la vie, mais ils sont entraînés par elle. Ils ne sont plus "aux commandes", selon leurs goûts, leurs envies, leurs besoins, leurs idées -mais ils suivent le Seigneur où que le Seigneur veut bien les conduire; ce ne sont plus eux qui parlent, puisque leur langage leur est donné au moment même d'ouvrir la bouche. Cela paraît impossible, mais c'est aussi simple que tout ce qui est simple - aussi simple que la petite fleur éclose au bord du chemin et que personne ne remarque.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Le don du Notre Père
Dix-septième dimanche du temps ordinaire
Livre de la Genèse 18,20-32.
Les trois visiteurs d'Abraham allaient partir pour Sodome.
Je veux descendre pour voir si leur conduite correspond à la clameur venue jusqu'à moi. Si c'est faux, je le reconnaîtrai. »
Les deux hommes se dirigèrent vers Sodome, tandis qu'Abraham demeurait devant le Seigneur.
Il s'avança et dit : « Vas-tu vraiment faire périr le juste avec le pécheur ?
Peut-être y a-t-il cinquante justes dans la ville. Vas-tu vraiment les faire périr ? Est-ce que tu ne pardonneras pas à cause des cinquante justes qui sont dans la ville ?
Quelle horreur, si tu faisais une chose pareille ! Faire mourir le juste avec le pécheur, traiter le juste de la même manière que le pécheur, quelle horreur ! Celui qui juge toute la terre va-t-il rendre une sentence contraire à la justice ? »
Le Seigneur répondit : « Si je trouve cinquante justes dans Sodome, à cause d'eux je pardonnerai à toute la ville. »
Abraham reprit : « Oserai-je parler encore à mon Seigneur, moi qui suis poussière et cendre ?
Peut-être, sur les cinquante justes, en manquera-t-il cinq : pour ces cinq-là, vas-tu détruire toute la ville ? » Il répondit : « Non, je ne la détruirai pas, si j'en trouve quarante-cinq. »
Abraham insista : « Peut-être en trouvera-t-on seulement quarante ? » Le Seigneur répondit : « Pour quarante, je ne le ferai pas. »
Abraham dit : « Que mon Seigneur ne se mette pas en colère, si j'ose parler encore : peut-être y en aura-t-il seulement trente ? » Il répondit : « Si j'en trouve trente, je ne le ferai pas. »
Abraham dit alors : « Oserai-je parler encore à mon Seigneur ? Peut-être en trouvera-t-on seulement vingt ? » Il répondit : « Pour vingt, je ne détruirai pas. »
Il dit : « Que mon Seigneur ne se mette pas en colère : je ne parlerai plus qu'une fois. Peut-être en trouvera-t-on seulement dix ? » Et le Seigneur répondit : « Pour dix, je ne détruirai pas la ville de Sodome. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 11,1-13.
Un jour, quelque part, Jésus était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean Baptiste l'a appris à ses disciples. »
Il leur répondit : « Quand vous priez, dites : 'Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne.
Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour.
Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes nous pardonnons à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous soumets pas à la tentation. ' »
Jésus leur dit encore : « Supposons que l'un de vous ait un ami et aille le trouver en pleine nuit pour lui demander : 'Mon ami, prête-moi trois pains : un de mes amis arrive de voyage, et je n'ai rien à lui offrir. '
Et si, de l'intérieur, l'autre lui répond : 'Ne viens pas me tourmenter ! Maintenant, la porte est fermée ; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner du pain',
moi, je vous l'affirme : même s'il ne se lève pas pour les donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu'il lui faut.
Eh bien, moi, je vous dis : Demandez, vous obtiendrez ; cherchez, vous trouverez ; frappez, la porte vous sera ouverte. Celui qui demande reçoit ; celui qui cherche trouve ; et pour celui qui frappe, la porte s'ouvre.
Quel père parmi vous donnerait un serpent à son fils qui lui demande un poisson ?
ou un scorpion, quand il demande un œuf ? Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! »
Cy Aelf, Paris
Lorsque l'on relit la première lecture, on se dit que la ville de Sodome eût pu être épargnée, si Abraham s'était montré encore plus insistant. Serait-il descendu à un seul juste parmi tous les pécheurs de Sodome, que Dieu eût renoncé. Non pas qu'un seul juste parmi tous aurait racheté les autres, mais simplement parce que Dieu aurait changé son projet. Ce qu'Il fit lorsqu'il envoya Jonas à Ninive. Quelle patience d'abord, puisqu'il fallut d'abord convertir Jonas, mais encore: quelle promptitude à renoncer au juste châtiment !
Eh bien, il semble que ce pouvoir sur la toute-puissance même de Dieu, il nous a été accordé à tous et à toutes dans la prière du notre Père, pour peu que nous soyons sincères - et que nous ayons foi en Lui.
C'est bien moi qui écris ces lignes, moi qui ai cru si longtemps que Dieu n'exauçait pas mes prières mais me gardait prisonnier d'elles - dans la langueur d'une souffrance intime. Mais bien sûr, c'était moi qui me trompait, c'était bien moi qui n'osait pas parler à Dieu clairement et qui restait dans un calcul - commme Abraham: il passe de cinquante à quarante-cinq justes et réduit peu à peu le nombre jusqu'à demander le pardon de tous pour dix justes qui seraient dans Sodome. Je crois sincèrement que Dieu eût pardonné à tous pour un seul juste dans Sodome, puisqu'Il a pardonné à tous les hommes à cause du seul Juste qui est son Fils, notre Seigneur Jésus-Christ.
Le don du Notre-Père lui-même aux disciples, Jésus l'accompagne d'exemples, parmi lesquels le fait d'être sans-gêne dans notre rapport Dieu lui-même. Pourquoi ? Dieu n'entendrait pas nos prières dès la première demande ? Serait-il sourd, en quelque sorte ?
Certes non. Le problème ne tient pas au Père, mais à notre propre caractère. Ou bien sommes-nous toujours tout à fait sûr de ce que nous demandons ? Sommes-nous certains que ce que nous aurons obtenu par la prière ne nous conduira pas à de multiples et graves errances ? Ce qui est sûr, le Seigneur l'a fixé lui-même dans sa prière: faim, nous aurons faim chaque jour; le pardon de nos offenses, nous en avons besoin encore plus; d'être protégé contre les tentations du monde... oh oui, évidemment.
Le don de la prière du Notre-Père implique donc un changement en nous-mêmes. Une mutation de la pensée et de la considération de "Qui est Dieu". Ainsi, quiconque priera le Notre Père en toute sincérité et en faisant "table rase" de toutes ses idées préconçues, obtiendra énormément de la part du Père.
Ainsi soit-il.
Livre de la Genèse 18,20-32.
Les trois visiteurs d'Abraham allaient partir pour Sodome.
Je veux descendre pour voir si leur conduite correspond à la clameur venue jusqu'à moi. Si c'est faux, je le reconnaîtrai. »
Les deux hommes se dirigèrent vers Sodome, tandis qu'Abraham demeurait devant le Seigneur.
Il s'avança et dit : « Vas-tu vraiment faire périr le juste avec le pécheur ?
Peut-être y a-t-il cinquante justes dans la ville. Vas-tu vraiment les faire périr ? Est-ce que tu ne pardonneras pas à cause des cinquante justes qui sont dans la ville ?
Quelle horreur, si tu faisais une chose pareille ! Faire mourir le juste avec le pécheur, traiter le juste de la même manière que le pécheur, quelle horreur ! Celui qui juge toute la terre va-t-il rendre une sentence contraire à la justice ? »
Le Seigneur répondit : « Si je trouve cinquante justes dans Sodome, à cause d'eux je pardonnerai à toute la ville. »
Abraham reprit : « Oserai-je parler encore à mon Seigneur, moi qui suis poussière et cendre ?
Peut-être, sur les cinquante justes, en manquera-t-il cinq : pour ces cinq-là, vas-tu détruire toute la ville ? » Il répondit : « Non, je ne la détruirai pas, si j'en trouve quarante-cinq. »
Abraham insista : « Peut-être en trouvera-t-on seulement quarante ? » Le Seigneur répondit : « Pour quarante, je ne le ferai pas. »
Abraham dit : « Que mon Seigneur ne se mette pas en colère, si j'ose parler encore : peut-être y en aura-t-il seulement trente ? » Il répondit : « Si j'en trouve trente, je ne le ferai pas. »
Abraham dit alors : « Oserai-je parler encore à mon Seigneur ? Peut-être en trouvera-t-on seulement vingt ? » Il répondit : « Pour vingt, je ne détruirai pas. »
Il dit : « Que mon Seigneur ne se mette pas en colère : je ne parlerai plus qu'une fois. Peut-être en trouvera-t-on seulement dix ? » Et le Seigneur répondit : « Pour dix, je ne détruirai pas la ville de Sodome. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 11,1-13.
Un jour, quelque part, Jésus était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean Baptiste l'a appris à ses disciples. »
Il leur répondit : « Quand vous priez, dites : 'Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne.
Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour.
Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes nous pardonnons à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous soumets pas à la tentation. ' »
Jésus leur dit encore : « Supposons que l'un de vous ait un ami et aille le trouver en pleine nuit pour lui demander : 'Mon ami, prête-moi trois pains : un de mes amis arrive de voyage, et je n'ai rien à lui offrir. '
Et si, de l'intérieur, l'autre lui répond : 'Ne viens pas me tourmenter ! Maintenant, la porte est fermée ; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner du pain',
moi, je vous l'affirme : même s'il ne se lève pas pour les donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami, et il lui donnera tout ce qu'il lui faut.
Eh bien, moi, je vous dis : Demandez, vous obtiendrez ; cherchez, vous trouverez ; frappez, la porte vous sera ouverte. Celui qui demande reçoit ; celui qui cherche trouve ; et pour celui qui frappe, la porte s'ouvre.
Quel père parmi vous donnerait un serpent à son fils qui lui demande un poisson ?
ou un scorpion, quand il demande un œuf ? Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! »
Cy Aelf, Paris
Lorsque l'on relit la première lecture, on se dit que la ville de Sodome eût pu être épargnée, si Abraham s'était montré encore plus insistant. Serait-il descendu à un seul juste parmi tous les pécheurs de Sodome, que Dieu eût renoncé. Non pas qu'un seul juste parmi tous aurait racheté les autres, mais simplement parce que Dieu aurait changé son projet. Ce qu'Il fit lorsqu'il envoya Jonas à Ninive. Quelle patience d'abord, puisqu'il fallut d'abord convertir Jonas, mais encore: quelle promptitude à renoncer au juste châtiment !
Eh bien, il semble que ce pouvoir sur la toute-puissance même de Dieu, il nous a été accordé à tous et à toutes dans la prière du notre Père, pour peu que nous soyons sincères - et que nous ayons foi en Lui.
C'est bien moi qui écris ces lignes, moi qui ai cru si longtemps que Dieu n'exauçait pas mes prières mais me gardait prisonnier d'elles - dans la langueur d'une souffrance intime. Mais bien sûr, c'était moi qui me trompait, c'était bien moi qui n'osait pas parler à Dieu clairement et qui restait dans un calcul - commme Abraham: il passe de cinquante à quarante-cinq justes et réduit peu à peu le nombre jusqu'à demander le pardon de tous pour dix justes qui seraient dans Sodome. Je crois sincèrement que Dieu eût pardonné à tous pour un seul juste dans Sodome, puisqu'Il a pardonné à tous les hommes à cause du seul Juste qui est son Fils, notre Seigneur Jésus-Christ.
Le don du Notre-Père lui-même aux disciples, Jésus l'accompagne d'exemples, parmi lesquels le fait d'être sans-gêne dans notre rapport Dieu lui-même. Pourquoi ? Dieu n'entendrait pas nos prières dès la première demande ? Serait-il sourd, en quelque sorte ?
Certes non. Le problème ne tient pas au Père, mais à notre propre caractère. Ou bien sommes-nous toujours tout à fait sûr de ce que nous demandons ? Sommes-nous certains que ce que nous aurons obtenu par la prière ne nous conduira pas à de multiples et graves errances ? Ce qui est sûr, le Seigneur l'a fixé lui-même dans sa prière: faim, nous aurons faim chaque jour; le pardon de nos offenses, nous en avons besoin encore plus; d'être protégé contre les tentations du monde... oh oui, évidemment.
Le don de la prière du Notre-Père implique donc un changement en nous-mêmes. Une mutation de la pensée et de la considération de "Qui est Dieu". Ainsi, quiconque priera le Notre Père en toute sincérité et en faisant "table rase" de toutes ses idées préconçues, obtiendra énormément de la part du Père.
Ainsi soit-il.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Du neuf et de l'ancien ....
Le jeudi de la 17e semaine du temps ordinaire
Livre de l'Exode 40,16-21.34-38.
Moïse exécuta tout ce que le Seigneur lui avait prescrit.
La demeure de Dieu fut érigée la deuxième année après la sortie d'Égypte, le premier jour du premier mois. Moïse érigea ainsi la Demeure : il en posa les bases, les poutres et les traverses, et il dressa les colonnes. Au-dessus de la Demeure, il déploya la Tente et la recouvrit comme le Seigneur le lui avait prescrit. Il prit la charte de l'Alliance et la déposa dans l'arche. Il mit à l'arche ses barres et la recouvrit de la plaque d'or appelée propitiatoire. Il introduisit l'arche dans la Demeure, et posa le rideau pour voiler l'arche de la charte de l'Alliance comme le Seigneur le lui avait prescrit.
La nuée couvrit la tente de la Rencontre, et la gloire du Seigneur emplit la Demeure.
Moïse ne pouvait pénétrer dans la tente de la Rencontre, à cause de la nuée qui reposait sur elle et de la gloire du Seigneur qui remplissait la Demeure.
A chaque étape, lorsque la nuée s'élevait et quittait la Demeure, les fils d'Israël se mettaient en marche. Si la nuée ne s'élevait pas, ils restaient sur place jusqu'au jour où elle s'élevait.
Dans la journée, la nuée du Seigneur reposait sur la Demeure, et la nuit, un feu brillait dans la nuée aux yeux de tout Israël. Et il en fut ainsi à toutes leurs étapes.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13,47-53.
Jésus disait à la foule cette parabole : " Le Royaume des cieux est encore comparable à un filet qu'on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons.
Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s'assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien.
Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges viendront séparer les méchants des justes
et les jetteront dans la fournaise : là il y aura des pleurs et des grincements de dents.
Avez-vous compris tout cela ? - Oui », lui répondent-ils.
Jésus ajouta : « C'est ainsi que tout scribe devenu disciple du Royaume des cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l'ancien. »
Jésus acheva ainsi de proposer des paraboles, puis il s'éloigna de là.
Je me suis attaché ce matin à explorer un peu la dernière parole de Jésus qui paraît fort énigmatique, à la première lecture, mais qui exprime bien ce que nous faisons en partageant des commentaires sur les textes de l'Ancien et du Nouveau Testament.
Jésus dit en effet, pour achever son enseignement sur la fin du monde: "Tout scribe instruit du Royaume des cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l'ancien". N'est-ce pas étonnant que l'on puisse tirer d'un trésor quelque chose de neuf en plus que de l'ancien ? Un trésor n'est-il pas placé dans un coffre pour sauvegarder ce qu'il contient de toute atteinte extérieure ? Et il est tout à fait logique de dire, même au sens figuré, qu'il n'est pas possible pour un homme de tirer quelque chose de neuf d'une connaissance déjà acquise.
Et pourtant, oui c'est possible. C'est même ce que nous pratiquons chaque jour en Eglise lorsque le prêtre dit son homélie. C'est ce que je fais moi aussi, en priant l'Esprit-Saint, pour partager l'une ou l'autre découverte qui m'a réjoui le coeur. La nouveauté réside en ceci : l'Esprit Saint intervient en notre faveur et nous permet de dégager de nouvelles indications sur la façon de vivre notre foi à partir de quelques indications puisées dans l'ancien et le nouveau Testament.
Dans le désert, en suivant la nuée, les Juifs ont mis près de quarante ans avant de parvenir au Jourdain. Extraordinaire errance, si l'on se souvient que Joseph et Marie ont fui Bethléem versl'Egypte dès la naissance du Christ, et que celui-ci était bel et bien dans le temple de Jérusalem à peine douze ans plus tard !
Pourquoi donc ces quarante années d'errance ? Certainement du fait de leur manque de foi, de leur réticence intérieure. Je crois que Dieu a voulu que passent quelques générations avant l'entrée en terre promise: il fallait que le peuple mûrisse, qu'il cesse de récriminer et qu'il apprenne à suivre, tout simplement. Quant à moi, je ne me suis mis à cet exercice quotidien que vingt ans après ma conversion. Pour moi aussi, une période de "maturation" a été nécessaire car j'avais eu cette tentation très humaine de me dire: puisque Dieu est avec moi, tous mes rêves vont se réaliser - ce en quoi j'ai eu tort très souvent !
Intéressant à écouter :
[youtube]http://www.youtube.com/v/b0qUh9S91dU[/youtube]
Livre de l'Exode 40,16-21.34-38.
Moïse exécuta tout ce que le Seigneur lui avait prescrit.
La demeure de Dieu fut érigée la deuxième année après la sortie d'Égypte, le premier jour du premier mois. Moïse érigea ainsi la Demeure : il en posa les bases, les poutres et les traverses, et il dressa les colonnes. Au-dessus de la Demeure, il déploya la Tente et la recouvrit comme le Seigneur le lui avait prescrit. Il prit la charte de l'Alliance et la déposa dans l'arche. Il mit à l'arche ses barres et la recouvrit de la plaque d'or appelée propitiatoire. Il introduisit l'arche dans la Demeure, et posa le rideau pour voiler l'arche de la charte de l'Alliance comme le Seigneur le lui avait prescrit.
La nuée couvrit la tente de la Rencontre, et la gloire du Seigneur emplit la Demeure.
Moïse ne pouvait pénétrer dans la tente de la Rencontre, à cause de la nuée qui reposait sur elle et de la gloire du Seigneur qui remplissait la Demeure.
A chaque étape, lorsque la nuée s'élevait et quittait la Demeure, les fils d'Israël se mettaient en marche. Si la nuée ne s'élevait pas, ils restaient sur place jusqu'au jour où elle s'élevait.
Dans la journée, la nuée du Seigneur reposait sur la Demeure, et la nuit, un feu brillait dans la nuée aux yeux de tout Israël. Et il en fut ainsi à toutes leurs étapes.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13,47-53.
Jésus disait à la foule cette parabole : " Le Royaume des cieux est encore comparable à un filet qu'on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons.
Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s'assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien.
Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges viendront séparer les méchants des justes
et les jetteront dans la fournaise : là il y aura des pleurs et des grincements de dents.
Avez-vous compris tout cela ? - Oui », lui répondent-ils.
Jésus ajouta : « C'est ainsi que tout scribe devenu disciple du Royaume des cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l'ancien. »
Jésus acheva ainsi de proposer des paraboles, puis il s'éloigna de là.
Je me suis attaché ce matin à explorer un peu la dernière parole de Jésus qui paraît fort énigmatique, à la première lecture, mais qui exprime bien ce que nous faisons en partageant des commentaires sur les textes de l'Ancien et du Nouveau Testament.
Jésus dit en effet, pour achever son enseignement sur la fin du monde: "Tout scribe instruit du Royaume des cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l'ancien". N'est-ce pas étonnant que l'on puisse tirer d'un trésor quelque chose de neuf en plus que de l'ancien ? Un trésor n'est-il pas placé dans un coffre pour sauvegarder ce qu'il contient de toute atteinte extérieure ? Et il est tout à fait logique de dire, même au sens figuré, qu'il n'est pas possible pour un homme de tirer quelque chose de neuf d'une connaissance déjà acquise.
Et pourtant, oui c'est possible. C'est même ce que nous pratiquons chaque jour en Eglise lorsque le prêtre dit son homélie. C'est ce que je fais moi aussi, en priant l'Esprit-Saint, pour partager l'une ou l'autre découverte qui m'a réjoui le coeur. La nouveauté réside en ceci : l'Esprit Saint intervient en notre faveur et nous permet de dégager de nouvelles indications sur la façon de vivre notre foi à partir de quelques indications puisées dans l'ancien et le nouveau Testament.
Dans le désert, en suivant la nuée, les Juifs ont mis près de quarante ans avant de parvenir au Jourdain. Extraordinaire errance, si l'on se souvient que Joseph et Marie ont fui Bethléem versl'Egypte dès la naissance du Christ, et que celui-ci était bel et bien dans le temple de Jérusalem à peine douze ans plus tard !
Pourquoi donc ces quarante années d'errance ? Certainement du fait de leur manque de foi, de leur réticence intérieure. Je crois que Dieu a voulu que passent quelques générations avant l'entrée en terre promise: il fallait que le peuple mûrisse, qu'il cesse de récriminer et qu'il apprenne à suivre, tout simplement. Quant à moi, je ne me suis mis à cet exercice quotidien que vingt ans après ma conversion. Pour moi aussi, une période de "maturation" a été nécessaire car j'avais eu cette tentation très humaine de me dire: puisque Dieu est avec moi, tous mes rêves vont se réaliser - ce en quoi j'ai eu tort très souvent !
Intéressant à écouter :
[youtube]http://www.youtube.com/v/b0qUh9S91dU[/youtube]
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Une religion de la relation avec le Christ
Le vendredi de la 17e semaine du temps ordinaire
Livre du Lévitique 23,1.4-11.15-16.27.34b-37.
Le Seigneur parla ainsi à Moïse :
« Voici les solennités du Seigneur, les assemblées saintes auxquelles vous convoquerez, aux dates fixées, les fils d'Israël.
Le quatorzième jour du premier mois, au coucher du soleil, ce sera la Pâque en l'honneur du Seigneur.
Le quinzième jour de ce même mois, ce sera la fête des pains sans levain en l'honneur du Seigneur : pendant sept jours, vous mangerez des pains sans levain.
Le premier jour, vous tiendrez une assemblée sainte et vous ne ferez aucun travail d'esclave.
Pendant sept jours, vous offrirez au Seigneur des nourritures préparées au feu. Le septième jour, vous aurez une assemblée sainte et vous ne ferez aucun travail d'esclave. »
Le Seigneur parla encore à Moïse :
« Tu diras aux fils d'Israël : Quand vous serez entrés dans le pays que je vous donne, et que vous y ferez la moisson, vous apporterez au prêtre la première gerbe de votre moisson.
Il la présentera au Seigneur et l'élèvera devant lui pour attirer sur vous sa bienveillance. C'est le lendemain du sabbat que le prêtre fera cette présentation.
A partir du lendemain du sabbat où vous aurez présenté votre gerbe, vous compterez sept semaines entières.
Le lendemain du septième sabbat, ce qui fera cinquante jours, vous offrirez au Seigneur une nouvelle oblation.
Le dixième jour du septième mois, ce sera le jour du Grand Pardon. Vous tiendrez une assemblée sainte, vous ferez pénitence, et vous offrirez au Seigneur des nourritures préparées au feu.
A partir du quinzième jour de ce septième mois, ce sera pendant sept jours la fête des Tentes en l'honneur du Seigneur.
Le premier jour, celui de l'assemblée sainte, vous ne ferez aucun travail d'esclave.
Pendant sept jours, vous offrirez au Seigneur des nourritures préparées au feu. Le huitième jour, vous tiendrez une assemblée sainte et vous offrirez au Seigneur un sacrifice.
Telles sont les solennités du Seigneur auxquelles vous convoquerez les fils d'Israël, pour offrir au Seigneur des nourritures préparées au feu, holocaustes, offrandes, immolations et libations, selon le rituel propre à chaque jour. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13,54-58.
Jésus alla dans son pays, et il enseignait les gens dans leur synagogue, de telle manière qu'ils étaient frappés d'étonnement et disaient : " D'où lui viennent cette sagesse et ces miracles?
N'est-il pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s'appelle-t-elle pas Marie, et ses frères : Jacques, Joseph, Simon et Jude ?
Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes chez nous ? Alors, d'où lui vient tout cela ? »
Et ils étaient profondément choqués à cause de lui. Jésus leur dit : « Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie et dans sa propre maison. »
Et il ne fit pas beaucoup de miracles à cet endroit-là, à cause de leur manque de foi.
Cy Aelf, Paris
Les fêtes juives énoncées dans le Lévitique existent toujours. La religion qu'ils pratiquent est celle des rites et des temps à suivre. Jour après jour, et fête après fête, de la naissance à la mort. Eduqués ainsi depuis leur enfance, comment pourraient-ils concevoir le changement extraordinaire que Jésus est venu apporter: un Dieu avec lequel ils pourraient avoir une relation personnelle et qui guiderait leur vie, changeant ce qui est passé pour ce qui est nouveau ?
C'est ainsi qu'en arrivant à Nazareth, Jésus, en dépit même de tous les miracles dont ses voisins ont entendu parler, n'arrive pas à se faire reconnaître pour ce qu'il est véritablement. C'était inévitable car, durant trente années, il fut l'un quelconque des juifs de Nazareth. Ceci explique aussi pourquoi tous les prophètes avant lui ont connu les mêmes difficultés. Et finalement, quelle que soit la religion, « Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie et dans sa propre maison. » Imaginez un peu un ancien bouddhiste qui viendrait d'un jour à l'autre déclarer que leur pratique est fausse, et cherchez à accéder à la "non-souffrance absolue" n'est pas le but de la vie ?
Donc Jésus est rejeté. A ces exceptions près, de ceux et de celles qui croient en Lui. Et finalement, le changement dans la façon de pratiquer la religion est vraiment extraordinaire. Certes, les commandements restent les mêmes. Bien sûr, nous avons des fêtes obligatoires, nous avons le carême, nous avons Pâques, nous avons la Toussaint, la Noël, etc. Mais, fondamentalement, nous avons un rapport individuel avec Dieu. Notre prêtre, âgé de plus de 90 ans, a rencontré le Christ durant ses années de médecine - et il a tout arrêté pour suivre Jésus.
Evidemment, ses parents lui ont fait de vifs reproches: allons donc, ils auraient eu un médecin dans leur famille, quelle gloire mais aussi : quelle chance pour la maisonnée ! Mais lui-même a trouvé et trouve encore meilleure sa carrière de prêtre.
Un point cependant: Jésus parle au peuple en paraboles, et ensuite, il en livre l'interprétation correcte à ses disciples. Il est important de signaler cela, car il ne s'agit pas, non plus, de tomber dans l'excès inverse, de forcer la parole de Dieu selon ses désirs ou sa propre inspiration.
On se souvient toujours que la parole de Jésus au "bon larron" peut être manipulée simplement en utilisant la ponctuation:
"En vérité, je te le dis : aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis" n'est pas du tout la même chose que de lire : "En vérité, je te le dis aujourd'hui: tu sera avec moi dans le paradis".
Il y avait aujourd'hui de très nombreux fidèles, toutes les chaises étaient occupées.
Livre du Lévitique 23,1.4-11.15-16.27.34b-37.
Le Seigneur parla ainsi à Moïse :
« Voici les solennités du Seigneur, les assemblées saintes auxquelles vous convoquerez, aux dates fixées, les fils d'Israël.
Le quatorzième jour du premier mois, au coucher du soleil, ce sera la Pâque en l'honneur du Seigneur.
Le quinzième jour de ce même mois, ce sera la fête des pains sans levain en l'honneur du Seigneur : pendant sept jours, vous mangerez des pains sans levain.
Le premier jour, vous tiendrez une assemblée sainte et vous ne ferez aucun travail d'esclave.
Pendant sept jours, vous offrirez au Seigneur des nourritures préparées au feu. Le septième jour, vous aurez une assemblée sainte et vous ne ferez aucun travail d'esclave. »
Le Seigneur parla encore à Moïse :
« Tu diras aux fils d'Israël : Quand vous serez entrés dans le pays que je vous donne, et que vous y ferez la moisson, vous apporterez au prêtre la première gerbe de votre moisson.
Il la présentera au Seigneur et l'élèvera devant lui pour attirer sur vous sa bienveillance. C'est le lendemain du sabbat que le prêtre fera cette présentation.
A partir du lendemain du sabbat où vous aurez présenté votre gerbe, vous compterez sept semaines entières.
Le lendemain du septième sabbat, ce qui fera cinquante jours, vous offrirez au Seigneur une nouvelle oblation.
Le dixième jour du septième mois, ce sera le jour du Grand Pardon. Vous tiendrez une assemblée sainte, vous ferez pénitence, et vous offrirez au Seigneur des nourritures préparées au feu.
A partir du quinzième jour de ce septième mois, ce sera pendant sept jours la fête des Tentes en l'honneur du Seigneur.
Le premier jour, celui de l'assemblée sainte, vous ne ferez aucun travail d'esclave.
Pendant sept jours, vous offrirez au Seigneur des nourritures préparées au feu. Le huitième jour, vous tiendrez une assemblée sainte et vous offrirez au Seigneur un sacrifice.
Telles sont les solennités du Seigneur auxquelles vous convoquerez les fils d'Israël, pour offrir au Seigneur des nourritures préparées au feu, holocaustes, offrandes, immolations et libations, selon le rituel propre à chaque jour. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13,54-58.
Jésus alla dans son pays, et il enseignait les gens dans leur synagogue, de telle manière qu'ils étaient frappés d'étonnement et disaient : " D'où lui viennent cette sagesse et ces miracles?
N'est-il pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s'appelle-t-elle pas Marie, et ses frères : Jacques, Joseph, Simon et Jude ?
Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes chez nous ? Alors, d'où lui vient tout cela ? »
Et ils étaient profondément choqués à cause de lui. Jésus leur dit : « Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie et dans sa propre maison. »
Et il ne fit pas beaucoup de miracles à cet endroit-là, à cause de leur manque de foi.
Cy Aelf, Paris
Les fêtes juives énoncées dans le Lévitique existent toujours. La religion qu'ils pratiquent est celle des rites et des temps à suivre. Jour après jour, et fête après fête, de la naissance à la mort. Eduqués ainsi depuis leur enfance, comment pourraient-ils concevoir le changement extraordinaire que Jésus est venu apporter: un Dieu avec lequel ils pourraient avoir une relation personnelle et qui guiderait leur vie, changeant ce qui est passé pour ce qui est nouveau ?
C'est ainsi qu'en arrivant à Nazareth, Jésus, en dépit même de tous les miracles dont ses voisins ont entendu parler, n'arrive pas à se faire reconnaître pour ce qu'il est véritablement. C'était inévitable car, durant trente années, il fut l'un quelconque des juifs de Nazareth. Ceci explique aussi pourquoi tous les prophètes avant lui ont connu les mêmes difficultés. Et finalement, quelle que soit la religion, « Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie et dans sa propre maison. » Imaginez un peu un ancien bouddhiste qui viendrait d'un jour à l'autre déclarer que leur pratique est fausse, et cherchez à accéder à la "non-souffrance absolue" n'est pas le but de la vie ?
Donc Jésus est rejeté. A ces exceptions près, de ceux et de celles qui croient en Lui. Et finalement, le changement dans la façon de pratiquer la religion est vraiment extraordinaire. Certes, les commandements restent les mêmes. Bien sûr, nous avons des fêtes obligatoires, nous avons le carême, nous avons Pâques, nous avons la Toussaint, la Noël, etc. Mais, fondamentalement, nous avons un rapport individuel avec Dieu. Notre prêtre, âgé de plus de 90 ans, a rencontré le Christ durant ses années de médecine - et il a tout arrêté pour suivre Jésus.
Evidemment, ses parents lui ont fait de vifs reproches: allons donc, ils auraient eu un médecin dans leur famille, quelle gloire mais aussi : quelle chance pour la maisonnée ! Mais lui-même a trouvé et trouve encore meilleure sa carrière de prêtre.
Un point cependant: Jésus parle au peuple en paraboles, et ensuite, il en livre l'interprétation correcte à ses disciples. Il est important de signaler cela, car il ne s'agit pas, non plus, de tomber dans l'excès inverse, de forcer la parole de Dieu selon ses désirs ou sa propre inspiration.
On se souvient toujours que la parole de Jésus au "bon larron" peut être manipulée simplement en utilisant la ponctuation:
"En vérité, je te le dis : aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis" n'est pas du tout la même chose que de lire : "En vérité, je te le dis aujourd'hui: tu sera avec moi dans le paradis".
Il y avait aujourd'hui de très nombreux fidèles, toutes les chaises étaient occupées.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
2013, année du grand pardon ?
Le samedi de la 17e semaine du temps ordinaire
Livre du Lévitique 25,1.8-17.
Le Seigneur adressa la parole à Moïse sur le mont Sinaï :
« Vous compterez sept semaines d'années, c'est-à-dire sept fois sept ans, quarante-neuf ans.
Le dixième jour du septième mois, en la fête du Grand Pardon, vous ferez retentir la trompette pour les acclamations ; ce jour-là, vous sonnerez de la trompette dans tout le pays.
Vous ferez de cette cinquantième année une année sainte, et vous proclamerez la libération pour tous les habitants du pays. Ce sera pour vous le jubilé : chacun de vous rentrera dans ses biens, chacun de vous retournera dans sa famille.
Cette cinquantième année sera pour vous une année jubilaire : vous ne ferez pas les semailles, vous moissonnerez le grain qui aura poussé tout seul, vous vendangerez la vigne en broussaille.
Le jubilé sera pour vous une année sainte, vous mangerez ce qui pousse dans les champs.
En cette année jubilaire, chacun de vous rentrera dans ses biens.
Si tu dois vendre ou acheter dans l'intervalle, ne fais aucun tort à ton frère.
Celui qui achète tiendra compte des années écoulées depuis le jubilé ; celui qui vend tiendra compte des années qui restent à courir.Plus il restera d'années, plus tu augmenteras le prix; moins il en restera, plus tu réduiras le prix, car la vente se fait d'après le nombre des récoltes.
Tu ne feras aucun tort à ton prochain, tu craindras ton Dieu, je suis le Seigneur votre Dieu.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 14,1-12.
En ce temps-là, Hérode, prince de Galilée, apprit la renommée de Jésus
et dit à ses serviteurs : « Cet homme, c'est Jean le Baptiste, il est ressuscité d'entre les morts, et voilà pourquoi il a le pouvoir de faire des miracles. »
Car Hérode avait fait arrêter Jean, l'avait fait enchaîner et mettre en prison, à cause d'Hérodiade, la femme de son frère Philippe. En effet, Jean lui avait dit : « Tu n'as pas le droit de vivre avec elle. »
Hérode cherchait à le mettre à mort, mais il eut peur de la foule qui le tenait pour un prophète.
Lorsque arriva l'anniversaire d'Hérode, la fille d'Hérodiade dansa devant tout le monde, et elle plut à Hérode. Aussi s'engagea-t-il par serment à lui donner tout ce qu'elle demanderait.
Poussée par sa mère, elle dit : « Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean le Baptiste. »
Le roi fut contrarié, mais à cause de son serment et des convives, il commanda de la lui donner.
Il envoya décapiter Jean dans la prison.La tête de celui-ci fut apportée sur un plat et donnée à la jeune fille, qui l'apporta à sa mère. Les disciples de Jean arrivèrent pour prendre son corps, l'ensevelirent et allèrent en informer Jésus.
Cy Aelf, Paris
Est-ce pour Hérode comme le jour du Grand Pardon ? Fera-t-il droit à Jean-Baptiste en ne cherchant pas à causer du tort à Jésus - puisqu'il se dit : "C'est Jean-Baptiste ressuscité ?" Le fait est qu'il craint Jésus à cause des miracles qui accompagnent son passage dans les villes et les villages du pays. Mais Hérode est un homme partagé, un homme faible, même: car il n'est pas même capable de contrôler ses émotions. Jean-Baptiste, il l'a fait égorger simplement pour complaire à une danseuse et à sa mère, laquelle n'était autre que la femme de son frère Philippe; Jean-Baptiste le lui reprochait et il l'écoutait, mais sans parvenir à une décision.
Même si nous ne sommes pas princes et rois, n'aurions-nous pas tous et toutes à nous poser la question du pardon ? Devant Dieu, en un voeu secret, êtes-vous, et moi parmi tous, à décider d'un seul coup, à cause de la foi, de pardonner à tous ceux et toutes celles qui nous ont blessés ?
C'est la pensée que j'ai eue ce matin - et je me décide, oui, je pardonne, j'efface toutes les "ardoises". Par amour de Jésus, oui ! Mais est-ce possible ? Oui, ce l'est, car il me suffit de me ressouvenir de toutes les situations malheureuses dont je suis sorti, simplement parce que je me suis appuyé sur ma foi. En un mot comme en cent : 2013, l'année du Grand Pardon !
Ce partage est différent de tout ce que j'ai écrit depuis que j'ai commencé de partager mes petites méditations - et c'est un grand jour !
Livre du Lévitique 25,1.8-17.
Le Seigneur adressa la parole à Moïse sur le mont Sinaï :
« Vous compterez sept semaines d'années, c'est-à-dire sept fois sept ans, quarante-neuf ans.
Le dixième jour du septième mois, en la fête du Grand Pardon, vous ferez retentir la trompette pour les acclamations ; ce jour-là, vous sonnerez de la trompette dans tout le pays.
Vous ferez de cette cinquantième année une année sainte, et vous proclamerez la libération pour tous les habitants du pays. Ce sera pour vous le jubilé : chacun de vous rentrera dans ses biens, chacun de vous retournera dans sa famille.
Cette cinquantième année sera pour vous une année jubilaire : vous ne ferez pas les semailles, vous moissonnerez le grain qui aura poussé tout seul, vous vendangerez la vigne en broussaille.
Le jubilé sera pour vous une année sainte, vous mangerez ce qui pousse dans les champs.
En cette année jubilaire, chacun de vous rentrera dans ses biens.
Si tu dois vendre ou acheter dans l'intervalle, ne fais aucun tort à ton frère.
Celui qui achète tiendra compte des années écoulées depuis le jubilé ; celui qui vend tiendra compte des années qui restent à courir.Plus il restera d'années, plus tu augmenteras le prix; moins il en restera, plus tu réduiras le prix, car la vente se fait d'après le nombre des récoltes.
Tu ne feras aucun tort à ton prochain, tu craindras ton Dieu, je suis le Seigneur votre Dieu.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 14,1-12.
En ce temps-là, Hérode, prince de Galilée, apprit la renommée de Jésus
et dit à ses serviteurs : « Cet homme, c'est Jean le Baptiste, il est ressuscité d'entre les morts, et voilà pourquoi il a le pouvoir de faire des miracles. »
Car Hérode avait fait arrêter Jean, l'avait fait enchaîner et mettre en prison, à cause d'Hérodiade, la femme de son frère Philippe. En effet, Jean lui avait dit : « Tu n'as pas le droit de vivre avec elle. »
Hérode cherchait à le mettre à mort, mais il eut peur de la foule qui le tenait pour un prophète.
Lorsque arriva l'anniversaire d'Hérode, la fille d'Hérodiade dansa devant tout le monde, et elle plut à Hérode. Aussi s'engagea-t-il par serment à lui donner tout ce qu'elle demanderait.
Poussée par sa mère, elle dit : « Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean le Baptiste. »
Le roi fut contrarié, mais à cause de son serment et des convives, il commanda de la lui donner.
Il envoya décapiter Jean dans la prison.La tête de celui-ci fut apportée sur un plat et donnée à la jeune fille, qui l'apporta à sa mère. Les disciples de Jean arrivèrent pour prendre son corps, l'ensevelirent et allèrent en informer Jésus.
Cy Aelf, Paris
Est-ce pour Hérode comme le jour du Grand Pardon ? Fera-t-il droit à Jean-Baptiste en ne cherchant pas à causer du tort à Jésus - puisqu'il se dit : "C'est Jean-Baptiste ressuscité ?" Le fait est qu'il craint Jésus à cause des miracles qui accompagnent son passage dans les villes et les villages du pays. Mais Hérode est un homme partagé, un homme faible, même: car il n'est pas même capable de contrôler ses émotions. Jean-Baptiste, il l'a fait égorger simplement pour complaire à une danseuse et à sa mère, laquelle n'était autre que la femme de son frère Philippe; Jean-Baptiste le lui reprochait et il l'écoutait, mais sans parvenir à une décision.
Même si nous ne sommes pas princes et rois, n'aurions-nous pas tous et toutes à nous poser la question du pardon ? Devant Dieu, en un voeu secret, êtes-vous, et moi parmi tous, à décider d'un seul coup, à cause de la foi, de pardonner à tous ceux et toutes celles qui nous ont blessés ?
C'est la pensée que j'ai eue ce matin - et je me décide, oui, je pardonne, j'efface toutes les "ardoises". Par amour de Jésus, oui ! Mais est-ce possible ? Oui, ce l'est, car il me suffit de me ressouvenir de toutes les situations malheureuses dont je suis sorti, simplement parce que je me suis appuyé sur ma foi. En un mot comme en cent : 2013, l'année du Grand Pardon !
Ce partage est différent de tout ce que j'ai écrit depuis que j'ai commencé de partager mes petites méditations - et c'est un grand jour !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Pauvre petite foi de l'homme
Le jeudi de la 18e semaine du temps ordinaire
Livre des Nombres 20,1-13.
Le premier mois de l'année, toute la communauté des fils d'Israël arriva dans le désert de Sine. Le peuple s'établit à Cadès. C'est là que Myriam mourut et qu'elle fut enterrée.
Comme il n'y avait pas d'eau, la communauté s'ameuta contre Moïse et Aaron.
Ils accusaient Moïse : « Ah ! si seulement nous avions péri, comme nos frères ont péri, frappés par le Seigneur ! Pourquoi avoir amené l'assemblée du Seigneur dans ce désert où nous allons mourir, nous et nos bêtes ?
Pourquoi nous avoir fait monter d'Égypte, et nous avoir amenés dans cet endroit sinistre où l'on ne peut rien semer, où il n'y a ni figuiers, ni vignes, ni grenadiers, et même pas d'eau à boire ! »
Moïse et Aaron quittèrent l'assemblée et se rendirent à l'entrée de la tente de la Rencontre. Ils tombèrent la face contre terre, et la gloire du Seigneur leur apparut. Le Seigneur dit à Moïse : « Prends ton bâton de chef et, avec ton frère Aaron, rassemble la communauté. Puis devant eux, tu commanderas à ce rocher de donner son eau. Pour eux tu feras jaillir l'eau du rocher, et tu feras boire la communauté et ses bêtes. »
Comme il en avait reçu l'ordre, Moïse prit le bâton qui était placé devant le Seigneur. Moïse et Aaron réunirent l'assemblée en face du rocher, et Moïse leur dit : « Écoutez donc, rebelles. Est-ce que nous pouvons faire jaillir de l'eau pour vous de ce rocher ? » Moïse leva la main et, de son bâton, il frappa le rocher par deux fois : l'eau jaillit en abondance, et la communauté put boire et abreuver ses bêtes.
Le Seigneur dit alors à Moïse et à son frère Aaron : « Puisque vous n'avez pas eu assez de foi pour manifester ma sainteté devant les fils d'Israël, vous ne ferez pas entrer cette assemblée dans le pays que je lui donne. »
C'est de là que vient le nom des eaux de Mériba (mot qui veut dire : Accusation) où les fils d'Israël ont accusé le Seigneur, et où le Seigneur leur a manifesté sa sainteté.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 16,13-23.
Jésus était venu dans la région de Césarée-de-Philippe, et il demandait à ses disciples : « Le Fils de l'homme, qui est-il, d'après ce que disent les hommes ? » Ils répondirent : « Pour les uns, il est Jean Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres encore, Jérémie ou l'un des prophètes. »
Jésus leur dit : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
Prenant la parole, Simon-Pierre déclara : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! » Prenant la parole à son tour, Jésus lui déclara : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle.
Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »
Alors, il ordonna aux disciples de ne dire à personne qu'il était le Messie.
A partir de ce moment, Jésus le Christ commença à montrer à ses disciples qu'il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des chefs des prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter.
Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches : « Dieu t'en garde, Seigneur ! cela ne t'arrivera pas. »
Mais lui, se retournant, dit à Pierre : « Passe derrière moi, Satan, tu es un obstacle sur ma route ; tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »
Cy Aelf, Paris
Ni Aaron, ni Moïse lui-même n'entreront en terre promise, pour avoir manqué de foi en cette occasion. Il leur suffisait d'ordonner au rocher de donner de l'eau, mais ils ont douté, il s'y sont repris par deux fois en posant la question : "Pouvons-nous faire jaillir de l'eau pour vous de ce rocher ?" Ne dirait-on pas, à notre manière, que Dieu fait "monter les enchères", qu'Il augmente l'apparente difficulté afin d'élever la foi de son peuple ? Mais l'homme, empêtré dans la matière, retenu par ses sens, n'entre pas dans le dessein du Seigneur. Il y a, dans ces hésitations, une trace du péché originel : Adam, s'il ne s'était pas laissé tenter par Satan, eût dit sans hésiter: "Rocher, que l'eau jaillisse de toi !"
De fait, le problème vient de Satan, l'Adversaire perpétuel. Cet obstacle à la foi, on le retrouve dans l'Evangile. En effet, Pierre, à peine a-t-il parlé de Jésus sous l'inspiration de l'Esprit Saint, qu'il retombe dans des considérations humaines: si Jésus dit qu'il va prendre la route pour Jérusalem, y souffrir et être crucifié, le voici qui s'interpose : "Ah non, à Dieu ne plaise !" ressemble bien à ce qu'il dit.
C'est donc de façon paradoxale, non par sa foi seule, mais par le choix, de Dieu, que Simon le pêcheur, deviendra la pierre sur laquelle reposera l'Eglise.
Par simple honnêté, je me dois de dire que j'ai souffert en comprenant ces choses, car je dois admettre que ma foi, très souvent, en reste au niveau de celle d'Abraham et celle de Pierre. Sur deux secondes, je peux basculer d'une foi déclarée à une foi muette. Merci de prier pour moi !
Livre des Nombres 20,1-13.
Le premier mois de l'année, toute la communauté des fils d'Israël arriva dans le désert de Sine. Le peuple s'établit à Cadès. C'est là que Myriam mourut et qu'elle fut enterrée.
Comme il n'y avait pas d'eau, la communauté s'ameuta contre Moïse et Aaron.
Ils accusaient Moïse : « Ah ! si seulement nous avions péri, comme nos frères ont péri, frappés par le Seigneur ! Pourquoi avoir amené l'assemblée du Seigneur dans ce désert où nous allons mourir, nous et nos bêtes ?
Pourquoi nous avoir fait monter d'Égypte, et nous avoir amenés dans cet endroit sinistre où l'on ne peut rien semer, où il n'y a ni figuiers, ni vignes, ni grenadiers, et même pas d'eau à boire ! »
Moïse et Aaron quittèrent l'assemblée et se rendirent à l'entrée de la tente de la Rencontre. Ils tombèrent la face contre terre, et la gloire du Seigneur leur apparut. Le Seigneur dit à Moïse : « Prends ton bâton de chef et, avec ton frère Aaron, rassemble la communauté. Puis devant eux, tu commanderas à ce rocher de donner son eau. Pour eux tu feras jaillir l'eau du rocher, et tu feras boire la communauté et ses bêtes. »
Comme il en avait reçu l'ordre, Moïse prit le bâton qui était placé devant le Seigneur. Moïse et Aaron réunirent l'assemblée en face du rocher, et Moïse leur dit : « Écoutez donc, rebelles. Est-ce que nous pouvons faire jaillir de l'eau pour vous de ce rocher ? » Moïse leva la main et, de son bâton, il frappa le rocher par deux fois : l'eau jaillit en abondance, et la communauté put boire et abreuver ses bêtes.
Le Seigneur dit alors à Moïse et à son frère Aaron : « Puisque vous n'avez pas eu assez de foi pour manifester ma sainteté devant les fils d'Israël, vous ne ferez pas entrer cette assemblée dans le pays que je lui donne. »
C'est de là que vient le nom des eaux de Mériba (mot qui veut dire : Accusation) où les fils d'Israël ont accusé le Seigneur, et où le Seigneur leur a manifesté sa sainteté.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 16,13-23.
Jésus était venu dans la région de Césarée-de-Philippe, et il demandait à ses disciples : « Le Fils de l'homme, qui est-il, d'après ce que disent les hommes ? » Ils répondirent : « Pour les uns, il est Jean Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres encore, Jérémie ou l'un des prophètes. »
Jésus leur dit : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
Prenant la parole, Simon-Pierre déclara : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! » Prenant la parole à son tour, Jésus lui déclara : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle.
Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »
Alors, il ordonna aux disciples de ne dire à personne qu'il était le Messie.
A partir de ce moment, Jésus le Christ commença à montrer à ses disciples qu'il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des chefs des prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter.
Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches : « Dieu t'en garde, Seigneur ! cela ne t'arrivera pas. »
Mais lui, se retournant, dit à Pierre : « Passe derrière moi, Satan, tu es un obstacle sur ma route ; tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »
Cy Aelf, Paris
Ni Aaron, ni Moïse lui-même n'entreront en terre promise, pour avoir manqué de foi en cette occasion. Il leur suffisait d'ordonner au rocher de donner de l'eau, mais ils ont douté, il s'y sont repris par deux fois en posant la question : "Pouvons-nous faire jaillir de l'eau pour vous de ce rocher ?" Ne dirait-on pas, à notre manière, que Dieu fait "monter les enchères", qu'Il augmente l'apparente difficulté afin d'élever la foi de son peuple ? Mais l'homme, empêtré dans la matière, retenu par ses sens, n'entre pas dans le dessein du Seigneur. Il y a, dans ces hésitations, une trace du péché originel : Adam, s'il ne s'était pas laissé tenter par Satan, eût dit sans hésiter: "Rocher, que l'eau jaillisse de toi !"
De fait, le problème vient de Satan, l'Adversaire perpétuel. Cet obstacle à la foi, on le retrouve dans l'Evangile. En effet, Pierre, à peine a-t-il parlé de Jésus sous l'inspiration de l'Esprit Saint, qu'il retombe dans des considérations humaines: si Jésus dit qu'il va prendre la route pour Jérusalem, y souffrir et être crucifié, le voici qui s'interpose : "Ah non, à Dieu ne plaise !" ressemble bien à ce qu'il dit.
C'est donc de façon paradoxale, non par sa foi seule, mais par le choix, de Dieu, que Simon le pêcheur, deviendra la pierre sur laquelle reposera l'Eglise.
Par simple honnêté, je me dois de dire que j'ai souffert en comprenant ces choses, car je dois admettre que ma foi, très souvent, en reste au niveau de celle d'Abraham et celle de Pierre. Sur deux secondes, je peux basculer d'une foi déclarée à une foi muette. Merci de prier pour moi !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
- coeurderoy
- Pater civitatis

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- Inscription : sam. 31 mai 2008, 19:02
- Localisation : Entre Loire et Garonne
Re: Pauvre petite foi de l'homme
Et bien moi j'admire votre grande foi, profondeur et fidélité dans la méditation quotitienne de la Parole cher Etienne ! Union de prière, que Dieu vous bénisse !
"Le coeur qui rayonne vaut mieux que l'esprit qui brille"
Saint Bernard de Clairvaux
Saint Bernard de Clairvaux
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