Nouvelles de l'Eglise en Centrafrique

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jean_droit
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Nouvelles de l'Eglise en Centrafrique

Message non lu par jean_droit »

C'est loin je sais mais c'est Notre Eglise.
Comme vous le savez, peut être, cette Eglise a pas mal tangué.
Il a fallu que le Saint Siège intervienne.

Espérons que tout revienne dans l'ordre.

Du Forum Catholique, d'un prêtre français qui enseigne au Bénin, je crois.

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=641605
On lit sur le fil d'Apic :

Bangui, 27 juillet 2012 (Apic) En visite en Centrafrique du 20 au 26 juillet, le préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples a invité l’Eglise locale à “une nouvelle ère“, rapporte L’Osservatore Romano du 27 juillet. Le cardinal Fernando Filoni s’est rendu à Bangui pour ordonner 4 évêques récemment nommés, dont certains remplacent des prélats poussés par Rome à la démission après avoir été accusés d’infidélité à leurs promesses de chasteté, de pauvreté et d’obéissance.

Je vois mal l'intérêt de l'allusion à des voeux de religieux, mais il est vrai que l'Eglise en Centrafrique traverse des moments très difficiles : que Dieu vienne en aide à ces nouveaux évêques, nos prières les accompagnent.
Votre dévoué Paterculus
Le réponse qui a été postée soulève le voile sur les difficultés de cette Eglise.
Les promesses cléricales relatives à l'obéissance, à la chasteté étaient très appropriées, semble-t-il. Le rappel aussi qu'un évêque n'est pas un affairiste qui amasse des devises pour son compte personnel ou l'intérêt de sa parentèle devait l'être aussi, d'après certaines rumeurs qui ne valent pas que pour ce pays.

La crise en Centrafrique a été très sérieuse avec fermeture du Grand Séminaire de Bangui un temps. Ceci d'autant plus que la conjoncture politique locale est très préoccupante avec des incursions islamistes au Nord et un président militaire qui est le 1er représentant local d'une Église très curieuse née au Bénin et qui semble être un syncrétisme d'islam, de religion traditionnelle africaine et de catholicisme avec un zeste de protestantisme.

En outre, le catholicisme a joué dès avant l'indépendance un rôle crucial dans ce pays : la remise en ordre opérée était donc plus que nécessaire et le déplacement du cardinal Filoni est en soi symbolique du souci romain pour que l'évangélisation s'y poursuive sur de bonnes bases.
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Re: Nouvelles de l'Eglise de Centre Afrique

Message non lu par jean_droit »

Bien des appels sont publiés sur la situation en Centre Afrique.

Et on va déployer une nième "force de maintien de la paix" .... Bof !

Et les chrétiens là dedans à votre avis ?

http://fr.news.yahoo.com/lonu-salarme-d ... 45641.html
NATIONS UNIES (Reuters) - L'émissaire des Nations unies pour la République centrafricaine a exhorté mercredi le Conseil de sécurité des Nations unies à envisager des sanctions contre les ex-rebelles accusés d'exactions dont des viols et le recrutement d'enfants-soldats.

Margaret Vogt a également recommandé le déploiement d'une force de sécurité neutre afin de "contenir l'état d'anarchie actuel" dans ce pays d'Afrique centrale où les rebelles du Séléka ont pris le pouvoir le 24 mars, renversant le président François Bozizé.

"Les abus et violations commis par les combattants du Séléka et d'autres éléments armés (...) sont une source de grave préoccupation pour la protection des civils", a déclaré l'émissaire nigériane. "Le temps est venu pour le Conseil d'envisager l'imposition de sanctions individuelles contre les architectes et les auteurs de ces violations flagrantes."

Le chef rebelle Michel Djotodia, un ancien fonctionnaire, a été nommé président par intérim par le parlement et chargé de mener le pays à des élections dans les 18 mois.
Selon Margaret Vogt, la sécurité s'est désintégrée dans le pays où "les éléments du Séléka retournent leur vengeance contre la population".

Elle a ajouté que le pays semble être devenu un repaire pour des rébellions étrangères cherchant à exploiter les ressources naturelles du pays, riche en diamants et en or.

Le conflit représente selon elle une menace directe à la sécurité de la région.

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a déclaré que les gouvernements de la région avaient déjà évoqué avec l'Onu la possibilité d'une force de maintien de la paix, mais que celle-ci n'était pas envisageable pour le moment en raison de nombreuses questions non résolues.

"Dans l'intervalle, j'exhorte le conseil à envisager des mesures à court terme qui pourront apporter un répit", a dit Ban. Il a suggéré de fournir conseils et argent à la Micopax, une force régionale de 700 hommes déjà déployée en République centrafricaine sous la responsabilité de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC).
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Re: Nouvelles de l'Eglise de Centre Afrique

Message non lu par jean_droit »

Lu dans christianophobie à partir de l'agence Fides :

Belle paroles de l'évêque !

http://www.christianophobie.fr/breves/u ... au-pillage
Le 7 06 2013

Le coup d’État en Centrafrique et la prise de pouvoir de la Seleka ont mis le pays dans une confusion totale. Comme d’habitude, les premières victimes en sont les pauvres et les chrétiens…

L’évêque de Bangassou

« Je marche comme d’habitude. Nous n’avons pas d’autres moyens après que tous les véhicules se trouvant à la disposition du diocèse et des missionnaires aient été volés » déclare à l’Agence Fides S.E. Mgr Juan José Aguirre Muños, évêque de Bangassou, en République centrafricaine.

« Ils nous ont tout volé : 28 voitures, 3 motocyclettes, l’ensemble des médicaments de la pharmacie.

Par ailleurs ont été saccagées la pédiatrie, la maison des religieuses franciscaines, celle des Pères spiritains… la liste est longue » affirme Mgr Aguirre Muños qui n’en démord cependant pas : « Nous n’en faisons pas un drame parce que ce n’est pas la première fois que se passent des choses de ce genre.

Ce qui importe est de demeurer ici, aux côtés des pauvres, pour évangéliser. Nous n’avons pas été les premiers à faire l’expérience de moments de violence et de douleur aussi grands et nous ne serons pas les derniers.

Nous résistons comme les Apôtres qui disaient que c’est un honneur de recevoir des coups pour le Seigneur ».

La République centrafricaine se trouve encore dans le chaos parce que, comme le raconte l’évêque, « les rebelles de la Seleka ne sont pas encore capables, après avoir pris le pouvoir, de remettre en état la machine administrative. La majeure partie des fonctionnaires est encore cachée par peur des représailles et il n’y a pas non plus de quoi les payer ».

Source : Agence Fides
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Re: Nouvelles de l'Eglise de Centre Afrique

Message non lu par jean_droit »

Le message précédent parlait de l'évêché de Bangassou et celui ci de celui de Bouar ...

De l'instabilité et des massacres en Centre Afrique on en parle bien peu ...

De l'AED via Belgicatho :
République Centrafricaine : massacres, exactions et villages décimés

RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE : massacres et réfugiés par centaines dans le diocèse de Bouar

source : aed-france.org

Ces derniers jours, le diocèse de Bouar, à l’ouest du pays, a été le théâtre de violentes exactions et massacres commis par les rebelles de la « Séléka ».

« Au moins 14 villages ont été totalement abandonnés, les habitants se sont enfuis » déplore le Père Aurelio Gazzera, Carme de Bozoum, dans un entretien avec l’Aide à l’Eglise en Détresse. Le week-end dernier, plus de 970 réfugiés sont arrivés rien que dans sa mission de Bozoum. Les localités menacées par les exactions sont éloignées de 70 à 120 kilomètres et situées sur la route entre Bozoum et Bossangoa. Le missionnaire a par ailleurs déclaré que les villages à population majoritairement musulmane « ne seraient que peu ou pas du tout touchés par ce genre d’exactions. »

« Plusieurs douzaine de tués »

Le Père Gazzera, qui s’est personnellement rendu sur les lieux des crimes mercredi 7 août, rapporte : « C’était horrible. Des témoins m’ont dit que les rebelles avaient jeté les cadavres des tués dans le fleuve. Beaucoup de localités ressemblent à des villages fantômes, parce qu’ils sont totalement vides et abandonnés.» Un bébé de cinq mois se serait trouvé parmi les morts. Quinze personnes au moins auraient perdu la vie, « mais il faudrait plutôt tabler sur plusieurs douzaines de tués », continue le Père Gazzera.

Prière interreligieuse pour la Paix lundi prochain

Lundi 12 août, une prière commune en faveur de la paix aura lieu avec des représentants de l’Église catholique, de l’Islam et des communautés protestantes dans la ville de Bouar, qui est aussi le siège du diocèse catholique du même nom.

Les représentants des communautés religieuses s’étaient récemment exprimés dans une déclaration commune contre toute forme de violence
.
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Re: Nouvelles de l'Eglise de Centre Afrique

Message non lu par jean_droit »

De l'Agence Fides :

Remarque :

Pourquoi on ne fait pas une bonne petite expédition coloniale en Centre Afrique ? Et tant qu'on y est au nord du Nigéria ?

Après la Syrie, bien sûr ....
AFRIQUE/REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE - Sept nouvelles victimes des rebelles Seleka dans le nord-ouest du pays


Bangui (Agence Fides) – Chaos et violences continuent à caractériser la République centrafricaine, pays qui a récemment été considéré par le Président français François Hollande comme à risque de « somalisation ».

Des éléments incontrôlés de la coalition des rebelles Seleka continuent à humilier et à assassiner des civils au point que 5.000 personnes se sont rendues sur les pistes de l’aéroport de la capitale, Bangui, y cherchant la protection des troupes françaises et de la mission africaine qui défendent la structure.

Les militaires français et africains sont parvenus, dans la soirée d’hier, 29 août, à persuader les habitants à retourner chez eux.

Les nouvelles parvenues à l’Agence Fides d’autres zones du pays permettent de se rendre compte d’une situation tout aussi dramatique que celle de la capitale.

Une note envoyée à Fides par des sources locales des environs de Ngaoundaye, une petite ville de 6.500 habitants environ de l’extrême nord-ouest du pays, située à un peu plus de 10 Km de la frontière tchadienne et à 15 de la frontière camerounaise, indique que, « dans la nuit de mardi 27 août, sept bergers peuls qui se rendaient à Mbaimboum pour vendre leurs boeufs ont été attaqués dans les champs des gens du village Makele par des éléments armés se réclamant de la Seleka ».

L’attaque a fait deux morts et deux blessés parmi les bergers. Les trois autres qui ont réussi à s'enfuir ont pu alerter quelques éléments de la Seleka basés à Ngaoundaye et à Bang. Ces derniers ont fait leur descente sur le lieu et ont effectué une recherche dans la zone du village de Makele, afin de trouver les assassins. « Ils ont abattu froidement sept paysans qui vaquaient tranquillement à leurs travaux et ont fait deux blessés » indiquent les sources de Fides. « En plus de cette horreur, ils ont incendié neuf cases ». Les « justiciers » de la Seleka ont en outre volé cinq bœufs. (L.M.) (Agence Fides 30/08/2013)
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Re: Nouvelles de l'Eglise de Centre Afrique

Message non lu par jean_droit »

Malheureusement l'agence Fides nous reparle aujourd'hui de la situation en Centre Afrique.

2013-08-31
AFRIQUE/REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE -

Nouveaux témoignages de l’acharnement contre les chrétiens, par ailleurs engagés en faveur de la réconciliation

Bangui (Agence Fides)- Une délégation du Diocèse de Bouar s’est rendue à Bohong – à 80 Km de Bouar, dans l’ouest du pays – localité que, Dimanche 18 août, les prêtres et les religieuses des Sœurs de la Charité avaient été contraints d’abandonner (voir Fides 22/08/2013).

Selon un communiqué envoyé à l’Agence Fides, avant d’arriver à Bouar, la délégation a rejoint Forte, un village se trouvant sur la trajet où, face à l’église des baptistes, elle a rencontré un groupe d’une cinquantaine de personnes réunies pour effectuer le recensement des évacués rentrés de la forêt et des maisons incendiées qui sont au total 206.

« En traversant le village de Forte, en silence, nous avons regardé ces maisons et pensé à la souffrance des personnes qui, pendant la saison de pluie doivent se cacher dans la brousse, de retour au village ne trouvent que des scènes de désolation » indique le communiqué.

« Le désastre commence à l’entrée de Bohong – continue le communiqué. Là, aucune maison en paille appartenant aux habitants non musulmans appelés « Gbaya » n’a été épargnée par les militaires de la Séléka, venus de l’extérieur. Sur toute l’étendue de la ville (sauf la partie musulmane) on assiste aux mêmes scènes : les maisons sans toiture, les mures noircis et vides. Plus de bruit, plus de mots, plus de joie… ».

Dans le village de Bohong, la délégation a pu constater que, dans la Paroisse Sainte Jeanne Antide de Thouret, « le tabernacle et l’autel en bon état, aucun dégât. Par contre, dans la sacristie tous les objets du culte, les livres liturgiques… par terre ».

« Dans la maison des Sœurs, la chapelle profanée : le tabernacle ouvert de force, les Hosties consacrées jetées par terre… ».

Parmi les édifices saccagés, se trouvent l’école catholique, le dispensaire et le collège féminin. Un groupe de fidèles courageux monte la garde afin d’empêcher de nouvelles profanations des structures restantes de l’Eglise.

Les autres confessions chrétiennes ont subi des dommages similaires. Le communiqué se conclut cependant sur une note d’espérance : « La Plate-forme Religieuse mise en place à Bouar en juillet dernier, travaillera aussi pour la réconciliation et la paix entre les différentes confessions religieuses présentes à Bohong et dans les villages voisins ». (L.M.) (Agence Fides 31/08/2013)
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Re: Nouvelles de l'Eglise de Centre Afrique

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De l'agence Fides :
AFRIQUE/REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE - Mise à sac de la mission Notre-Dame de Fatima de Bouar
Bangui (Agence Fides) - Un missionnaire italien et un diacre centrafricain sont les dernières victimes en date des rebelles de la Seleka. « Le 28 septembre, le Père Beniamino Gusmeroli, missionnaire italien provenant de la Valtellina (nord de l’Italie NDR) et le Frère Martial Mengue, diacre centrafricain, ont été livrés pendant trois heures au bon vouloir des rebelles de la Seleka, qui ont bâillonné et menacé de mort le gardien, avant d’entrer dans la maison armés de Kalachnikovs » affirme un communiqué envoyé à l’Agence Fides par la Congrégation du Sacré-Coeur de Jésus de Bétharam à laquelle appartiennent les deux religieux.

Le fait a eu lieu dans la mission Notre-Dame de Fatima de Bouar (dans le nord-ouest de la République centrafricaine). « Il s’agit de la deuxième mission du Diocèse à être endommagée de nuit en l’espace d’une semaine » indique le Père Gusmeroli, qui a retracé les faits. « Il s’agissait d’un petit groupe de cinq hommes armés jusqu’aux dents, étrangers, de provenance soudanaise, capable seulement de prononcer quelques mots en sango et en français ».

« Ils ont bâillonné et lié le Frère Mengue et se sont faits conduire dans la chambre du Père Gusmeroli où ils ont commencé à voler tout ce qu’ils trouvaient ».

« Vues les tentatives de résistance du Père Gusmeroli, ils l’ont lié et bâillonné lui aussi, et ont ainsi pu mettre tout à sac, volant argent, ordinateur, appareil photographique, téléphones et tout ce qui les intéressait » poursuit le récit.

« Ils ont pris en otage le Frère Mengue pour couvrir leur fuite, le relâchant un peu plus tard, et lui prenant son passeport, obtenu après des mois d’attente, passeport qui venait d’être visé par l’Ambassade de Yaoundé afin qu’il puisse se rendre en Italie pour un stage ».

« Ainsi s’est déroulé le énième acte d’arrogance et de saccage de la part des rebelles de la Seleka, désormais incontrôlés et incontrôlables de la part des autorités, signe d’une dégradation de la situation qui ne connaît pas de perspectives de changement en l’absence d’une intervention rapide et décidée de la communauté internationale » conclut le communiqué. (L.M.) (Agence Fides 30/09/2013)
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Re: Nouvelles de l'Eglise de Centre Afrique

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De Portes Ouvertes :

Centrafrique : 16ème dans l’Index Mondial de Persécution 2014

Avec le Sri Lanka et le Bangladesh, la Centrafrique entre dans le classement des 50 pays où les chrétiens souffrent le plus en raison de leur foi.

Ils sont venus le 2 avril 2013. Deux jeeps bondées de miliciens Sélékas lourdement armés s’arrêtent bruyamment devant la maison du pasteur Noël Ndaguere, âgé de 61 ans. Ils parcourent la maison, exigent de l’argent. Ils pointent leur fusil sur le pasteur et sa femme, ce qui panique totalement les sept enfants.

« J’étais persuadé qu’ils avaient la mauvaise adresse » explique le pasteur Noël. « Je leur ai dit qu’ils devaient se tromper, car j’étais pasteur et non un homme politique. J’espérais qu’ils nous laisseraient tranquilles ». A sa grande surprise, l’un des hommes répond : « Nous savons que vous êtes pasteur. Nous ne nous trompons pas. Nous sommes venus pour vous ».

Le pasteur Noël sera enlevé, relâché contre une rançon, puis menacé de mort avant de trouver protection auprès du personnel des Nations Unies.

La Centrafrique entre pour la première fois dans l’Index Mondial de Persécution 2014 dont les résultats sont dévoilés aujourd’hui. C’est la conséquence directe des terribles violences qui ont suivi le coup d’Etat du mois de mars 2013, lors duquel une coalition de rebelles, la Séléka, a chassé le président François Bozizé du pouvoir tout en s’en prenant aux chrétiens. Au moins 13 pasteurs y ont été tués et un grand nombre de femmes ont été violées l’année dernière.
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Re: Nouvelles de l'Eglise de Centre Afrique

Message non lu par jean_droit »

On a l'impression que les nouvelles sont en panne.

En Syrie il ne se passe rien !
En Irak se passent si peu de choses !
En Egypte tout va bien grace au dictateur Sissi !

Bien sûr que tout cela est faux !

Centre Afrique ! Elle avait, elle aussi, disparu des feux de la rampe.

J'avais des informations qui me disaient qu'en Centre Afrique comme au Mali les choses ne se passaient pas très bien.
Pays immenses où la présence française est beaucoup trop faible et, peut être, pas toujours appréciée, alliés africains qui ne veulent s'impliquer qu'au minimum et populations qui restent attachées à leur environnement.

Et puis voilà que deux nouvelles nous réveillent.

D'abord les 11 soldats français blessés il y a quelques jours.

Et maintenant ce qui se passe autour de la cathédrale de Bambari.

De Fides :
AFRIQUE/REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE - Encerclement de la Cathédrale de Bambari de la part des rebelles

Bangui (Agence Fides) – La Cathédrale Saint-Joseph de Bambari, dans les environs de laquelle campent plus de 12.000 évacués comme l’avait indiqué voici peu de temps à l’Agence Fides l’Evêque du lieu, en lançant un appel en leur faveur (voir Fides 01/07/2014), est actuellement encerclée par les rebelles de la Seleka.
Selon des sources de l’Eglise locale contactées par l’Agence Fides dans la capitale, Bangui, « des rares informations qui nous sont parvenues, il ressort qu’il y aurait des blessés parmi les évacués mais il est difficile pour le moment d’obtenir de plus amples informations parce que les lignes téléphoniques avec la région de Bambari sont bloquées ».
Certaines sources d’agence affirme que le siège a commencé au début de l’après-midi d’hier, 7 juillet. Les assiégeants ont ouvert le feu contre le complexe de la Cathédrale, qui comprend une école et l’Evêché. Selon le témoignage d’un prêtre, différentes personnes se sont réfugiées au presbytère mais certaines d’entre elles ont été atteintes par des coups de feu. L’une des personnes touchées serait morte.
Dans la ville, sont présents les militaires français de la force SANGARIS, qui ont affronté les rebelles. A Bambari, la population vit depuis des semaines dans la tension à cause de la présence de rebelles de la Seleka et de groupes d’antibalakas, les miliciens qui ont chassé les rebelles du pouvoir au cours des mois derniers. (L.M.) (Agence Fides 08/07/2014)
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Re: Nouvelles de l'Eglise de Centre Afrique

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https://fr.news.yahoo.com/plus-20-morts ... 11244.html

Début article :
Plus de 20 morts à Bambari, Jean-Yves Le Drian annule sa visite

PARIS/BANGUI (Reuters) - Le ministre français de la Défense a annulé mardi un déplacement prévu à Bambari au lendemain de nouvelles violences meurtrières entre chrétiens et musulmans dans cette ville du centre de la Centrafrique.

Jean-Yves Le Drian, arrivé lundi à Bangui pour une visite de 48 heures, a préféré annuler son déplacement à Bambari pour permettre aux forces françaises de se concentrer sur leur mission de protection de la population et de rétablissement de l'ordre, a-t-on indiqué dans son entourage.

Déjà théâtre fin juin d'affrontements qui avaient fait plusieurs dizaines de morts en deux jours, Bambari a connu une nouvelle journée de violences lundi avec une attaque de combattants musulmans de l'ex-Séléka et de groupes armés contre la cathédrale Saint-Joseph où étaient réfugiées plusieurs milliers de personnes, en majorité chrétiennes.

"Ce matin, nous avons dénombré 24 morts et 32 blessés", a dit Felix Ndarata, un responsable de la Croix-Rouge dans la ville. La plupart des victimes sont mortes sur le coup, les autres ont succombé à leurs blessures un peu plus tard à l'hôpital, a-t-il ajouté.
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