Espagne: une béatification massive qui passe mal

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etienne lorant
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Espagne: une béatification massive qui passe mal

Message non lu par etienne lorant »

Ce dimanche 13 octobre a lieu à Tarragone la plus grande cérémonie de béatification jamais réalisée par l'Eglise ibérique. Elle célèbre les « martyrs du XXe siècle », ces « témoins de la foi » qui « préférèrent mourir plutôt que de la trahir », comme l'a souligné la Conférence épiscopale espagnole. Mais dans le pays, les associations de familles de victimes du franquisme goûtent peu à cet hommage.

Il y a des pages de l’histoire qui se tournent difficilement. C’est le cas pour la béatification massive de ses hommes et femmes d’église morts durant les années sombres de 1934 à 1939.

Les « martyrs de la foi », comme ils sont reconnus par l’église, ont été persécutés et assassinés, victimes de la campagne anti-religieuse menée par les républicains espagnols.

Vieilles blessures

Ces heures tragiques, en Espagne, on avait d'abord voulu les oublier après la transition (dite « en douceur ») qui succéda aux années noires du règne de Franco. Réouvrir ces vieilles blessures a donc ravivé celles de l’autre camp.

Plusieurs associations de victimes du franquisme, dans une lettre adressée au pape François, ont demandé que l'Eglise présente des excuses pour le soutien au coup d'Etat militaire, et à la dictature franquiste. Elles souhaitent que l’on renonce à cette béatification.

La plateforme pour l’institution d’une commission sur la vérité espère le soutien du pape pour faire la lumière sur le sort de milliers de disparus pendant la guerre civile et le régime franquiste.

http://www.rfi.fr/europe/20131013-espag ... epublicain
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Fée Violine
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Re: Espagne: une béatification massive qui passe mal

Message non lu par Fée Violine »

Il y a eu beaucoup de victimes innocentes dans les deux camps. Pourquoi rendre hommage aux unes serait-il offensant pour les autres ? Il faudra bien finir par faire toute la lumière, pour que les Espagnols puissent panser leurs blessures et se réconcilier.
etienne lorant
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Re: Espagne: une béatification massive qui passe mal

Message non lu par etienne lorant »

Ce que l'article de RFI ne dit pas, je l'ai trouvé sur Zenit:

Ces catholiques sont morts à l'époque de la Guerre civile espagnole, ou victimes des régimes communistes de l’Europe de l'Est et du nazisme. Ils sont des martyrs d'Espagne, de Turquie-Roumanie, de Hongrie, d'Italie. Un miracle autre que le martyre ne sera pas nécessaire pour leur éventuelle béatification.

Ce sont un évêque, un religieux, un séminariste et 59 prêtres, tous été tués, selon le terme technique pour la reconnaissance du martyre, "en haine de la foi":

Mgr Manuel Basulto Jiménez, évêque de Jaén, en Espagne, et ses 5 compagnons, tués entre 1936 et 1937;

Stepan Sándor, religieux de la Societé de saint François de Sales, né en 1914 et tué à Budapest, en Hongrie, en 1953;

Rolando Rivi, séminariste italien né en 1931 et tué pour sa foi le 13 avril 1945, par des résistants communistes, à Piane di Monchio (province de Modène), où un massacre fit 131 morts;

etc.

http://www.zenit.org/fr/articles/soixan ... s-du-xxe-s
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
jean_droit
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Re: Espagne: une béatification massive qui passe mal

Message non lu par jean_droit »

De Belgicatho :

Remarque personnelle :

La guerre d'Espagne a été une grande tuerie. Comme la guerre de Syrie maintenant.
Et les tueurs appartenaient aux deux camps. Comme en Syrie actuellement.

En béatifiant ces 522 martyrs l'Eglise veut, seulement, honorer les chrétiens qui sont morts au nom de leur Foi. Comme il faudra, bien sûr, que nous honorions un jour les chrétiens qui sont morts en Syrie, en Irak, en Egypte à cause de leur Foi.

Il faut féliciter l'Eglise de ne pas rentrer dans des considérations politiques ou idéologiques et de ne pas faire du relativisme.
Espagne : 522 martyrs de la Guerre Civile béatifiés

L'Église béatifie 522 nouveaux martyrs de la guerre d'Espagne

De Radio Vatican :

Ce dimanche, 522 martyrs de la guerre d’Espagne ont été béatifiés à Tarragone en Catalogne, lors d’une cérémonie présidée par le cardinal Angelo Amato, préfet de la congrégation pour les causes des Saints. Une cérémonie exceptionnelle à laquelle ont participé de très nombreux prêtres, religieux et religieuses et de familles des martyrs.

Parmi les 522 nouveaux bienheureux figurent trois évêques, 82 prêtres diocésains, 3 séminaristes, 412 consacrés et 7 laïcs provenant de différents diocèses espagnols. Ils ont été tués pour la plupart entre 1936 et 1939 par les forces républicaines. Sept d'entre eux étaient étrangers: trois Français, un Cubain, un Colombien, un Philippin et un Portugais.

La Guerre civile espagnole est encore un sujet de division dans le pays. L’Eglise ayant souvent été accusée de soutenir le franquisme. La Conférence épisocpale espagnole a d'ailleurs présenté ces Bienheureux comme des "martyrs du XXème siècle". Le 28 octobre 2007, Benoît XVI avait béatifié 498 martyrs sur la place Saint-Pierre, trois jours avant l'examen au Parlement espagnol de la loi de réhabilitation des victimes du franquisme, voulue par le premier ministre de l’époque José Luis Zapatero.

L’hommage du Pape à leur témoignage

A l’issue de l’Angélus ce dimanche place Saint-Pierre, le Pape a salué l’exemple de ces nouveaux bienheureux : « Aujourd’hui à Tarrogone en Espagne, ont été proclamés bienheureux près de cinq-cents martyrs, tués en raison de leur foi durant la guerre civile espagnole, pendant les années trente. Louons le Seigneur pour leurs courageux témoignages, et par leur intercession, supplions-le de libérer le monde de toute violence ».a dit le Pape.

François a également enregistré un message vidéo qui a été retransmis au cours de la cérémonie espagnole. Un message dans lequel il demande aux nouveaux martyrs d’intercéder pour que nous ne soyons pas des chrétiens « sans substance », eux qui étaient des chrétiens « jusqu’au bout ».
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Jean-Mic
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Re: Espagne: une béatification massive qui passe mal

Message non lu par Jean-Mic »

Relisez donc Pour qui sonne le glas. Les "salauds" étaient des deux côtés, c'est ce qui rend les héros d'Ernest Hemingway si désespérés et l'œuvre si poignante.
Le film avec Gary Cooper et Ingrid Bergman, pourtant remarquable, passe beaucoup trop vite sur le passé trouble et troublant des différents personnages ...
Heureux ceux qui savent rire d'eux-mêmes. Ils n'ont pas fini de s'amuser !
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Re: Espagne: une béatification massive qui passe mal

Message non lu par Cinci »

En complément, pour essayer de comprendre ...


La lettre pastorale de juillet 1937 qui fait le point sur l'historique de la crise et de la guerre civile d'Espagne. Une lettre qui fut signé pratiquement par l'ensemble des évêques espagnols


6.- LA REVOLUTION COMMUNISTE : SES CARACTERES
La révolution communiste espagnole étant déclenchée, il convient de fixer ses caractères. Nous nous bornerons aux affirmations suivantes, déduites de l'étude de faits rigoureusement établis, dont certains sont garantis par les descriptions et les écrits que nous avons sous les yeux. Il nous semble difficile d'en trouver d'aussi autorisées que celles qui nous viennent des provinces libérées de la domination communiste. Il reste encore au pouvoir de l'armée rouge, totalement ou en partie, plusieurs provinces : on a de très rares renseignements sur les désordres qui s'y commettent, sur leur nombre et leur gravité.

A juger d'une façon générale les excès de la révolution communiste espagnole, on peut affirmer que, dans l'histoire des peuples occidentaux, on ne trouve aucun phénomène semblable de sauvagerie collective, aucune accumulation semblable (et en si peu de semaines) d'attentats contre les droits fondamentaux de Dieu, de la société et de la personne humaine.

[...]

Il convient d'ajouter que l'hécatombe de personnes et de choses réalisée par la révolution communiste fut préméditée. Peu de temps avant la révolte, étaient arrivés de Russie 79 agitateurs spécialisés. La Commission Nationale d'Unification Marxiste, à ce moment-là, ordonnait la constitution de milices révolutionnaires dans toutes les villes. La destruction des églises ou au moins de leur mobilier fut systématique et en série.

La preuve la plus éloquente que la destruction totale des églises et le massacre total des prêtres était une chose préméditée, c'est le nombre épouvantable des victimes. Quoique les chiffres ne soient pas encore fixés, nous pouvons compter près de 20.000 églises détruites ou entièrement pillées. Le nombre des prêtres assassinés (en moyenne 40% dans les diocèses dévastés, dans quelques-uns cela va jusqu'à 80%) s'élève, pour le seul clergé séculier, à environ 6.000. On les chassa avec des chiens, on les poursuivit à travers les montagnes, on les traqua avec acharnement dans toutes les cachettes possibles. On les tua sans procès, le plus souvent sur-le-champ, sans autre raison que leur fonction sociale de prêtres.

Cette révolution fut suprêmement cruelle. Le massacre revêtit des formes d'une barbarie horrible.

En ce qui concerne le nombre, on évalue à plus de 300.000 celui des séculiers qui ont péri assassinés, uniquement pour leurs idées politiques et en particulier religieuses : à Madrid, et pendant les trois premiers mois, on en exécuta plus de 22.000. Presque pas un village où l'on n'ait éliminé les plus connus des gens de droite. [...]»


https://www.altesses.eu/documents02.php


Le seul des évêques espagnols ayant refusé véritablement de signer la lettre. Courte présentation de l'évêque de Tarragone

«... au contraire de la plupart du clergé espagnol, ne prend pas parti pour le camp nationaliste durant la guerre civile espagnole.»

http://fr.wikipedia.org/wiki/Francisco_ ... _Barraquer



«... Ce dimanche, 522 martyrs de la guerre d’Espagne ont été béatifiés à Tarragone en Catalogne, lors d’une cérémonie présidée par le cardinal Angelo Amato, préfet de la congrégation pour les causes des Saints. Une cérémonie exceptionnelle à laquelle ont participé de très nombreux prêtres, religieux et religieuses et de familles des martyrs.

Parmi les 522 nouveaux bienheureux figurent trois évêques, 82 prêtres diocésains, 3 séminaristes, 412 consacrés et 7 laïcs provenant de différents diocèses espagnols. [...]»

http://www.news.va/fr/news/leglise-beat ... -la-guerre




Le jour de l'hispanité, le 12 octobre


«La Fête Nationale de l'Espagne [...] ou Jour de l'hispanité commémore la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb et les Rois Catholiques après la signature des capitulations de Santa Fe. La célébration a lieu chaque 12 octobre, on organise un défilé militaire en présence du Roi et de la famille royale et les représentants les plus importants de toutes les branches du gouvernement, ainsi que les présidents des autonomies espagnoles. [...] Le Jour de l'hispanité a été légalement reconnu en Espagne sous le régime franquiste, par un décret de la présidence du gouvernement du 9 janvier 1958 [...]»

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jour_de_l%27hispanit%C3%A9


En résumé :

L'Église catholique choisit de célébrer les martyrs à la date du 12 octobre ni plus ni moins, le jour qui est institué par Franco pour célébrer l'Espagne, puis la célébration se tient à Tarragone, dans la région autonomiste de Catalogne, «ancien fief» du seul évêque ayant refusé de signer la lettre de 1937. La célébration revêtirait-elle un caractère expiatoire ?

L'Église d'Espagne aura toujours considéré qu'elle était le ciment de l'identité et de l'unité de l'Espagne.

Pourquoi une vive réaction en Espagne ?

La guerre civile (en comptant les victimes de la famine) aura fait presque un million de victimes globalement, de 1936 à 1939. Il faudrait rajouter la répression subséquente de Franco, qui aurait fait au moins 200 000 victimes grosso modo sur une période de dix ans, après le 1 avril 1939 (date officielle de la fin des combats). Et l'Église catholique n'aura jamais pipé mot au sujet des victimes de la répression du général Franco. Pas un seul mot. Le choix de la date et du lieu peut apparaître comme une pure provocation de la part de l'Église en 2013, camouflet administré à la face des républicains, des gauchistes, des laïcistes, des autonomistes catalans, etc.
Cinci
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Re: Espagne: une béatification massive qui passe mal

Message non lu par Cinci »

Encore ...

«.... «La terreur mise en place par les franquistes relève dès le début d'une volonté délibérée de détruire les fondements de la République espagnole. Dès avant le coup d'État des 17 et 18 juillet 1936, les officiers nationalistes prévoient de mettre en œuvre une purge politique radicale : dans son Instruction réservée n°1 datée du 25 mai 1936, le général Emilio Mola prévoit de « tenir compte de ce que l'action doit revêtir une violence extrême pour réduire le plus vite possible un ennemi qui est fort et bien organisé », prévoyant de soumettre à « des châtiments exemplaires » les dirigeants politiques et syndicaux et les notables qui ne soutiendraient pas le mouvement. Pour des raisons « relevant à la fois de la propagande et de l'autosuggestion », l'action est présentée comme préventive, afin d'empêcher une révolution communiste suscitée par les marxistes et les anarchistes : la politique d'extermination se présente d'emblée comme revêtue de la « légitimité » manichéenne d'un « combat du bien contre le mal » [...] »

Différentes estimations globales présentent des chiffres se montant à environ 150 000 victimes, certaines allant jusqu'à 400 000 morts, en fonction de la période considérée et de l'inclusion ou non des victimes des camps. Guy Hermet ne tranche pas entre les diverses estimations, mais souligne que les massacres « se sont prolongés plus longtemps dans l'État national pourtant moins menacé que son homologue républicain ». Parmi les centaines de milliers de prisonniers des camps franquistes, 192 000 auraient été fusillés, parfois plusieurs années après la guerre civile, avec des pics de plusieurs centaines d'exécutions par jour durant certaines périodes de 1939 et 1940.»

http://fr.wikipedia.org/wiki/Terreur_bl ... Espagne%29


Et


«... en France, les événements d'Espagne contraignent les catholiques libéraux à un choix pénible entre leurs exigences de justice sociale et leur appartenance à une Église alliée à une dictature réactionnaire.

Face à ce défi, Paul Claudel opte pour la cause du général Franco et convie la sainte Espagne à la représaille de l'amour. Au début, François Mauriac lui-même observe sans réagir la rebellion des militaires. Toutefois, la révélation des tueries commises par ceux-ci le conduit à condamner, dès le 18 août 1936, dans Le Figaro, cette «extermination de l'adversaire». Un mois plus tard, L'Aube lui emboîte le pas, suivie par La Croix puis de la revue Esprit qui expose le dilemme du choix dans toute sa dureté en novembre. Il faut pourtant attendre 1937 et les bombardements de Madrid (février) et Guernica (26 avril) par les aviations allemande et nationale pour que les catholiques démocrates se rapprochent de la gauche. C'est bientôt chose faite pour Jacques Maritain, Emmanuel Mounier, Marc Sangnier ou François Mauriac. En attendant que Georges Bernanos publie, en 1938, Les Grands Cimetières sous la lune, implacable réquisitoire contre Franco.

[...]

le général Mola, coordinateur du complot, avait précisé qu'il faudra tenir compte de ce que l'action doit revêtir une violence extrême pour réduire le plus vite possible un ennemi qui est fort et bien organisé. Il réitère cette injonction après le soulèvement, expliquant qu'il est nécéssaire de propager un climat de terreur [...] Toute personne oeuvrant ouvertement ou secrètement à la défense du Front populaire doit être fusillée. La consigne ne s'appliquera pas qu'aux seuls soutiens avérés de la gauche. Les tueurs en uniforme se trouveront débordés par la vindicte assassine de tous ceux qui rêvent depuis longtemps d'épouvanter les prolétaires et de régler leur compte aux intellectuels ou aux petits-bourgeois traîtres au milieu des «honnêtes gens».

La répression franquiste se poursuivra bien après la fin du conflit, avec la scandaleuse loi rétroactive sur la responsabilité politique de février 1939 : celle-ci permet de poursuivre ceux qui se sont opposés aux militaires depuis février 1936 et même depuis octobre 1934 ! Les suspects risquaient la mort, ou la prison, au mieux la privation de travail. Franco a ainsi pratiqué une véritable politique de vengeance, et ce, jusqu'en 1966 environ. Ce qui explique l'exil durable de milliers de républicains en France et ailleurs, jusqu'à la disparition du dictateur en 1975.»

Source : Guy Hermet, La Guerre d'Espagne, Le Seuil-points-Histoire, 1996
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