Réforme de l'Eglise sous le Pape François

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etienne lorant
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Réforme de l'Eglise sous le Pape François

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« Le pape changera l’Église comme cela »: le titre de la longue interview que le cardinal Oscar Rodriguez Maradiaga, qui est aussi président de Caritas internationalis, a accordée ces jours derniers au quotidien italien « L’Unità », ne laisse aucun doute : avec le pape François, l’orgnisation de l'Église vivra une révolution en profondeur mais en douceur.

Le pape François a choisi le cardinal hondurien, dont la passion pour le saxophone est bien connue, pour coordonner le Conseil des cardinaux, le nouvel organisme composé de 8 cardinaux des cinq continents, avec pour tâche de conseiller le pape dans son gouvernement, en vue de la réforme de la Curie romaine. Le « G8 » a aussi accompagné celui-ci, lors de sa visite à Assise, vendredi dernier, après trois jours de travail au Vatican. Ils ont notamment examiné quelque 80 documents fournis apr la curie et les épiscopats du monde en vue de cette réforme. Le secrétaire du Conseil, Mgr Semeraro ,en a présenté une synthèse.

Le cardinal Maradiaga a rappelé que « la priorité indiquée par le Saint-Père était la réforme du Synode des évêques, l’organisme ecclésiastique qui l’aide dans ses décisions. Le pape François, a dit le cardinal, « veut que tous ceux qui sont appelés à en faire partie, continuent d’apporter leur contribution, même quand ils sont dans leur pays, en travaillant de manière interactive et en utilisant Internet ».

Un aspect « intéressant », selon le chef du G8, parce que « la synodalité, la relation de collaboration des évêques avec le pape, indiquée par le concile Vatican II, n’a pas été très développée ». Bergoglio « veut que l’on continue dans cette direction », mais, précise le cardinal Maradiaga, « dès la semaine prochaine, le secrétariat du Synode se réunira, présidé par son nouveau responsable, Mgr Baldisseri, pour organiser le prochain Synode ».

Les autres problèmes que l’équipe des cardinaux devra affronter sont ensuite la réforme de la Secrétairerie d’État et la restructuration de la Curie romaine et de ses dicastères. Au cours des réunions, on a aussi évalué la possibilité d’introduire la figure d’un « modérateur de la Curie », une idée déjà émise lors des réunions qui ont précédé le Conclave et pensée pour faciliter le travail du secrétaire d’État. « Nous ne savons pas encore quelles seront ses compétences. Nous n’en avons pas encore discuté. Il y a des propositions », a expliqué le cardinal, ajoutant que ses « collègues » de la commission « ont fait des sondages sur leurs continents et ont recueilli un matériel très précieux et intéressant » à ce sujet. En particulier le cardinal Bertello, préfet du Gouvernorat du Saint-Siège, « a réalisé un très beau travail en recueillant les suggestions faites par la Curie romaine elle-même ».

Le Conseil des cardinaux est donc occupé maintenant à traiter tout ce matériel. Ce ne sont pas des « retouches » de la Curie qui seront proposées, mais une véritable réforme ». Il faudra du temps. Ne vous attendez pas à ce que ce soit fait l’année prochaine », avertit Maradiaga. Les cardinaux, en effet, veulent « que le projet soit discuté avec ceux qui vivent ces situations, qui ont de l’expérience, pour qu’ils apportent leur contribution ».

Mais il y aura des changements au fur et à mesure du travail, à commencer par le regroupement de dicastères de la Curie. « C’est une nécessité évidente », a déclaré le cardinal hondurien, parce que, comme l’ont fait observer les cardinaux pendant les réunions qui ont précédé le Conclave, « la Curie a trop grandi » et « il lui est difficile de travailler avec agilité ». En dépit des diverses hypothèses avancées par les journalistes, on ne peut pas encore prévoir les regroupements possibles, puisque le G8 a « à peine commencé à examiner les situations des différents dicastères ».

Toutefois, une des hypothèses les plus vraisemblables, mais aussi les plus proches de la réalisation, est le regroupement des dicastères « économiques » du Saint-Siège. À ce sujet, il y a toute une étude du cardinal Nicola en attente du feu vert, après la conclusion des travaux des deux commissions instituées par le pape sur les dicastères et sur les instituts de contrôle des activités économiques. « Certes, observe le cardinal Maradiaga, on ne comprend pas pourquoi le Vatican, comme les autres États, ne pourrait pas avoir son « ministère » des finances qui regrouperait tous les dicastères actuels qui s’occupent de questions économiques, selon l’hypothèse de travail avancée par le cardinal Nicora ».

Sur les changements de l’Institut financier du Vatican, l’IOR, en revanche, le cardinal reste général : « Beaucoup, dans l’Église, s’attendent à ce qu’il soit transformé en une banque éthique » et, ajoute-t-il, certainement « il faut dépasser l’ambigüité actuelle d’une fondation qui n’est pas une banque ». Actuellement, deux commissions s’en occupent avant de transmettre leur travail au Conseil. Quoi qu’il en soit, la ligne est celle de la « transparence », la « meilleure réponse aussi pour décider de son avenir ».

Dans l’interview, le cardinal Maradiaga parcourt le « travail » réalisé par les trois derniers papes. « Les voies de la Providence sont celles qui guident vraiment l’Église, affirme-t-il. Personne n’avait imaginé qu’avec Jean-Paul II, venu de Pologne, le mur de fer serait tombé. Puis le pape Benoît a donné des fondements théologiques solides à des points essentiels comme l’amour, l’espérance et la foi ». Maintenant, avec François, c’est le moment « de s’approcher davantage du peuple de Dieu par les sentiments et à travers des choses simples, mais essentielles pour la vie chrétienne, qui concernent les problèmes de tous les jours, et surtout qui touchent les cœurs ».

C’est pour cela que l’Église et la société d’aujourd’hui vivent une nouvelle « étape de la Providence » qui, selon le cardinal, « rapproche des enseignements du concile Vatican II ». C’est dans ce contexte que se situe la réforme de la Curie : « non pas un organisme hors du monde ou au-dessus du monde, mais dans le monde et qui cherche à le servir ».

Soulignant combien le pape est proche des drames de l’homme, le cardinal Maradiaga affirme ensuite que la journée de prière et de jeûne pour la paix en Syrie « a été quasiment un miracle ». « Ces sanctions que les États-Unis voulaient appliquer à la Syrie auraient conduit à la guerre et les missiles auraient provoqué encore davantage de destruction et de souffrance », a-t-il dit. En revanche, l’appel du pape François et sa lettre à Poutine « ont eu un effet extraordinaire ». Pour le cardinal hondurien, cela a été « un passage extrêmement important dans l’histoire du monde », tout en causant « un choc salutaire pour toutes les consciences ».

http://www.zenit.org/fr/articles/la-ref ... -maradiaga
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: Réforme de l'Eglise sous le Pape François

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ls étaient très visibles vendredi à Assise. Les huit cardinaux, choisis par le pape François pour le conseiller dans la réforme de la Curie romaine et du gouvernement de l’Église, l’ont accompagné tout au long de sa visite à travers la cité du « Poverello », après avoir terminé la veille leurs séances de travail durant trois jours au Vatican.

Le « Conseil des cardinaux », selon le nom désormais institué, a convenu de se retrouver dans moins de deux mois, du 3 au 5 décembre, puis en février. Comme pour gagner du temps, les cardinaux et le pape ont cessé de se réunir dans la bibliothèque du palais apostolique après leur première journée pour se retrouver directement dans la Maison Sainte-Marthe du Vatican, là où tous logeaient. Ils échangent aussi en amont et en aval de leurs sessions romaines. Un rythme de travail soutenu à la mesure de l’ambition de leurs chantiers.

Premier d’entre eux, la réforme de la Curie. Lors de l’annonce de la création de ce groupe inédit de cardinaux le 13 avril, le communiqué indiquait qu’ils allaient travailler à la révision de la constitution apostolique, Pastor bonus, promulguée par Jean-Paul II en 1988, qui fixe le règlement et le fonctionnement de la Curie. Désormais, il ne s’agit plus seulement de « retouches cosmétiques », d’une mise à jour ou de l’amendement du texte, mais d’une refonte complète pour déboucher sur une « nouvelle constitution », comme l’a expliqué le directeur de la Salle de presse du Saint-Siège, le P. Federico Lombardi, qui a rendu compte des travaux qui se déroulaient à huis clos.

DOTER LA CURIE D’UN MODÉRATEUR
Le champ d’action de la secrétairerie d’État du Saint-Siège est notamment en discussion. Un changement d’appellation serait aussi envisagé afin de signifier qu’il ne s’agit pas d’un organe du gouvernement central de l’Église ou coiffant tous les dicastères (équivalent des ministères dans un gouvernement) de la Curie mais avant tout d’un secrétariat au service du pape. Un changement de périmètre important tandis que, le 15 octobre prochain, le nouveau secrétaire d’État, Mgr Pietro Parolin, va succéder au cardinal Tercisio Bertone.

Les cardinaux et le pape ont aussi discuté du projet de doter la Curie d’un modérateur. Il s’agirait d’un poste de coordonnateur entre les divers dicastères. Un rôle compris comme de nature avant tout technique n’incombant pas nécessairement à un cardinal alors que le nom de Giuseppe Bertello, l’un des huit cardinaux, circulait pour cette création de poste.

Un laïc ? Il est question de confier plus de responsabilités aux laïcs dans la Curie, en particulier lorsqu’elles portent sur des domaines économiques et administratifs. En collaboration avec le Conseil des cardinaux, une commission d’experts a été créée par le pape le 18 juillet sur l’organisation de la structure économique et administrative du Saint-Siège pour préparer des propositions de réformes.

http://www.la-croix.com/Religion/Actual ... 06-1034846
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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