François Hollande et la fronde générale
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
François Hollande et la fronde générale
François Hollande voulait être un président «qui apaise». Mais, battant des records d'impopularité, il s'est mis à dos toutes les catégories de population.
• Les chefs d'entreprises
«Pigeons», «poussins», «moineaux», «tondus», «dupés»… les mouvements de fronde ne cessent de fleurir pour dénoncer le «zigzag fiscal» du gouvernement. Qu'ils soient auto-entrepreneurs, dirigeants de PME ou patrons du CAC 40, les chefs d'entreprises, grandes et petites, sont tous montés au créneau, la CGPME et le Medef allant jusqu'à adresser un «carton jaune» au gouvernement. Principal grief, la fiscalité avec sa liste à rallonge de prélèvements les plus divers «sortis du chapeau»: taxe sur l'EBE qui pénalise l'investissement et le «Made in France» (finalement annulée), hausse de l'impôt sur les sociétés, taxe sur la cession d'entreprise. Mais aussi coût du travail qui pénalise les entreprises françaises face à leurs concurrentes européennes, usine à gaz du Cice préférée à une baisse des cotisations sociales… Tous sont exaspérés par l'instabilité fiscale, la multiplication des contrôles fiscaux arbitraires, les lourdeurs administratives et réglementaires. Et fustigent la méconnaissance du monde de l'entreprise par des politiques qui n'y ont jamais mis les pieds, et font des lois déconnectées de la réalité économique.
• Les artisans et les commerçants
S'affirmant eux aussi «asphyxiés» par les taxes, ils préparent une action de «protestation d'envergure» d'ici à la fin de l'année. Déjà le 13 septembre, 20.000 artisans du bâtiment ont manifesté leur colère dans la rue avec des actions chocs comme des blocages, des opérations escargot, la construction de murs et même un lâcher symbolique de… dindons. La semaine dernière encore, des centaines d'artisans du bâtiment ont manifesté au viaduc de Millau. Les artisans sont remontés contre la hausse de la TVA prévue le 1er janvier, la concurrence déloyale de la main-d'œuvre low-cost venue de l'est de l'Europe, les charges toujours plus lourdes et la mise en place du «compte pénibilité» prévu dans la réforme des retraites et jugé irréalisable.
• Les professions libérales
Mardi, c'était au tour des professions libérales par la voie de leurs syndicats de mettre en garde le gouvernement contre le risque «d'une grave crise» s'il ne revient pas sur la gouvernance de leurs caisses de retraites. La réforme des retraites place en effet sous quasi-tutelle leurs caisses complémentaires, dotées de 21 milliards d'euros de réserves. Et les libéraux soupçonnent le gouvernement de vouloir faire main basse sur cette manne.
• Les vétérinaires
Les vétérinaires ont annoncé un mouvement de grève mercredi - une première depuis quarante ans - pour contester une disposition du projet de loi d'avenir agricole. Un alinéa limitant leur possibilité de vendre certains antibiotiques a été ajouté «à la hussarde par la volonté de la ministre de la Santé, alors que toutes les phases de concertation étaient passées », selon le Syndicat national des vétérinaires d'exercice libéral (SNVEL). Pourtant, souligne son président, une mission gouvernementale reconnaissait au printemps que le système actuel était efficace en termes de santé publique et de lutte contre l'antibiorésistance. Lundi, le gouvernement s'est engagé à retirer l'alinéa contesté. Mais soutenus par François Patriat, sénateur PS et président de la région Bourgogne, les vétérinaires maintiennent leur mouvement: 80 % des cabinets devraient être fermés, et un défilé à Paris pourrait réunir 3000 praticiens.
• Les agriculteurs
Accumulation des normes administratives et environnementales, loi d'avenir agricole et réforme de la PAC, passage de la TVA à 20 % pour les engrais, les produits phytosanitaires ainsi que pour les activités équestres, écotaxe… Les motifs de mécontentement des agriculteurs sont nombreux car la France, première puissance agricole européenne, perd du terrain par rapport à son voisin allemand. Les Bretons, fer de lance du mouvement contre l'écotaxe, ne décolèrent pas. Le secteur agricole et agroalimentaire, première activité économique de la région, est en crise et ces nouvelles mesures risquent de l'affaiblir un peu plus. «Nous ne participerons pas aux réunions officielles sur le Pacte breton tant que l'écotaxe ne sera pas supprimée», prévient Thierry Merret, du «Collectif pour l'emploi» et président de la FDSEA du Finistère.
• Les routiers
La suppression de l'écotaxe fait tache d'huile. Les petites entreprises de transport routier (regroupées au sein de l'Otre) ont lancé un appel à la mobilisation nationale le samedi 16 novembre contre l'écotaxe qualifiée de «mascarade». «Ce dossier dépasse largement les frontières de la Bretagne, indique l'organisation. L'écotaxe vise le secteur du transport routier de marchandises, constitué en très grande majorité de PME. Ce sont elles qui vont régler la taxe à l'État.»
• Les usagers des transports en commun
L'Association des voyageurs-usagers des chemins de fer (Avuc) menait depuis plusieurs semaines une fronde contre la hausse de la TVA sur les transports publics de 7 à 10% au 1er janvier prochain. Le recul du gouvernement sur l'écotaxe et le succès des «bonnets rouges» ont mis le feu aux poudres et encouragé la création d'un mouvement parallèle, les «bonnets verts». Ceux-ci réclament la suspension de la hausse de TVA pour les transports en commun et disent désormais s'inscrire «dans une logique de collectifs citoyens». «C'est un mouvement naissant, spontané, non sponsorisé et non manipulé par des groupes de pression» écrivent-ils sur Facebook. La pétition qu'ils ont lancée lundi dernier a déjà rassemblé plus de 1 200 signatures.
http://www.lefigaro.fr/actualite-france ... cteurs.php
• Les chefs d'entreprises
«Pigeons», «poussins», «moineaux», «tondus», «dupés»… les mouvements de fronde ne cessent de fleurir pour dénoncer le «zigzag fiscal» du gouvernement. Qu'ils soient auto-entrepreneurs, dirigeants de PME ou patrons du CAC 40, les chefs d'entreprises, grandes et petites, sont tous montés au créneau, la CGPME et le Medef allant jusqu'à adresser un «carton jaune» au gouvernement. Principal grief, la fiscalité avec sa liste à rallonge de prélèvements les plus divers «sortis du chapeau»: taxe sur l'EBE qui pénalise l'investissement et le «Made in France» (finalement annulée), hausse de l'impôt sur les sociétés, taxe sur la cession d'entreprise. Mais aussi coût du travail qui pénalise les entreprises françaises face à leurs concurrentes européennes, usine à gaz du Cice préférée à une baisse des cotisations sociales… Tous sont exaspérés par l'instabilité fiscale, la multiplication des contrôles fiscaux arbitraires, les lourdeurs administratives et réglementaires. Et fustigent la méconnaissance du monde de l'entreprise par des politiques qui n'y ont jamais mis les pieds, et font des lois déconnectées de la réalité économique.
• Les artisans et les commerçants
S'affirmant eux aussi «asphyxiés» par les taxes, ils préparent une action de «protestation d'envergure» d'ici à la fin de l'année. Déjà le 13 septembre, 20.000 artisans du bâtiment ont manifesté leur colère dans la rue avec des actions chocs comme des blocages, des opérations escargot, la construction de murs et même un lâcher symbolique de… dindons. La semaine dernière encore, des centaines d'artisans du bâtiment ont manifesté au viaduc de Millau. Les artisans sont remontés contre la hausse de la TVA prévue le 1er janvier, la concurrence déloyale de la main-d'œuvre low-cost venue de l'est de l'Europe, les charges toujours plus lourdes et la mise en place du «compte pénibilité» prévu dans la réforme des retraites et jugé irréalisable.
• Les professions libérales
Mardi, c'était au tour des professions libérales par la voie de leurs syndicats de mettre en garde le gouvernement contre le risque «d'une grave crise» s'il ne revient pas sur la gouvernance de leurs caisses de retraites. La réforme des retraites place en effet sous quasi-tutelle leurs caisses complémentaires, dotées de 21 milliards d'euros de réserves. Et les libéraux soupçonnent le gouvernement de vouloir faire main basse sur cette manne.
• Les vétérinaires
Les vétérinaires ont annoncé un mouvement de grève mercredi - une première depuis quarante ans - pour contester une disposition du projet de loi d'avenir agricole. Un alinéa limitant leur possibilité de vendre certains antibiotiques a été ajouté «à la hussarde par la volonté de la ministre de la Santé, alors que toutes les phases de concertation étaient passées », selon le Syndicat national des vétérinaires d'exercice libéral (SNVEL). Pourtant, souligne son président, une mission gouvernementale reconnaissait au printemps que le système actuel était efficace en termes de santé publique et de lutte contre l'antibiorésistance. Lundi, le gouvernement s'est engagé à retirer l'alinéa contesté. Mais soutenus par François Patriat, sénateur PS et président de la région Bourgogne, les vétérinaires maintiennent leur mouvement: 80 % des cabinets devraient être fermés, et un défilé à Paris pourrait réunir 3000 praticiens.
• Les agriculteurs
Accumulation des normes administratives et environnementales, loi d'avenir agricole et réforme de la PAC, passage de la TVA à 20 % pour les engrais, les produits phytosanitaires ainsi que pour les activités équestres, écotaxe… Les motifs de mécontentement des agriculteurs sont nombreux car la France, première puissance agricole européenne, perd du terrain par rapport à son voisin allemand. Les Bretons, fer de lance du mouvement contre l'écotaxe, ne décolèrent pas. Le secteur agricole et agroalimentaire, première activité économique de la région, est en crise et ces nouvelles mesures risquent de l'affaiblir un peu plus. «Nous ne participerons pas aux réunions officielles sur le Pacte breton tant que l'écotaxe ne sera pas supprimée», prévient Thierry Merret, du «Collectif pour l'emploi» et président de la FDSEA du Finistère.
• Les routiers
La suppression de l'écotaxe fait tache d'huile. Les petites entreprises de transport routier (regroupées au sein de l'Otre) ont lancé un appel à la mobilisation nationale le samedi 16 novembre contre l'écotaxe qualifiée de «mascarade». «Ce dossier dépasse largement les frontières de la Bretagne, indique l'organisation. L'écotaxe vise le secteur du transport routier de marchandises, constitué en très grande majorité de PME. Ce sont elles qui vont régler la taxe à l'État.»
• Les usagers des transports en commun
L'Association des voyageurs-usagers des chemins de fer (Avuc) menait depuis plusieurs semaines une fronde contre la hausse de la TVA sur les transports publics de 7 à 10% au 1er janvier prochain. Le recul du gouvernement sur l'écotaxe et le succès des «bonnets rouges» ont mis le feu aux poudres et encouragé la création d'un mouvement parallèle, les «bonnets verts». Ceux-ci réclament la suspension de la hausse de TVA pour les transports en commun et disent désormais s'inscrire «dans une logique de collectifs citoyens». «C'est un mouvement naissant, spontané, non sponsorisé et non manipulé par des groupes de pression» écrivent-ils sur Facebook. La pétition qu'ils ont lancée lundi dernier a déjà rassemblé plus de 1 200 signatures.
http://www.lefigaro.fr/actualite-france ... cteurs.php
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
M'enfin
- Barbarus

Re: François Hollande et la fronde générale
Une seule solution pertinente : la démission !
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Re: François Hollande et la fronde générale
Alors que l'enquête préliminaire sur les conditions d'attribution du contrat liant l'Etat a Ecomouv, chargée de collecter cet impôt, est réouverte, le gouvernement n'a pas cédé à la pression des bonnets rouges bretons. Ces derniers avaient fixé un ultimatum pour exiger la suppression de l'écotaxe. Il prône désormais la fermeté notamment vis-à-vis des auteurs de dégradations lors des manifestations.
La porte de la sous préfecture de Morlaix défoncée, cinq portiques écotaxe détruits, des outrages, des violences, les manifestations des bonnets rouges bretons ont été émaillées de nombreux incidents. Le gouvernement a décidé de réagir avec fermeté.
« Les auteurs indentifiés de violences et de dégradations feront l'objet de convocations devant le tribunal correctionnel de Quimper », a déclaré Jean-Marc Ayrault à l'Assemblée nationale. Une manière de montrer qu'il n'y aura pas d'impunité pour les responsables de ces dérapages alors que la question commençait à se poser puisqu'il n'y avait eu aucune interpellation.
La bataille se poursuit
Dans le bras de fer entre le gouvernement et les protestataires bretons, le Premier ministre a donc tenté de reprendre la main et de montrer les limites. Notamment en rejetant un peu plus tôt, l'ultimatum lancé par les bonnets rouges pour obtenir la suppression pure et simple de l'écotaxe.
« L'ultimatum, ce n'est pas une bonne méthode », a dit Jean-Marc Ayrault qui prône la poursuite du dialogue engagé entre les différentes parties autour du préfet de région. Une méthode qui ne convainc pas les bonnets rouges. Ils ont d'ores et déjà annoncé qu'ils allaient poursuivre leur mobilisation.
http://www.rfi.fr/france/20131107-ecota ... bilisation
La porte de la sous préfecture de Morlaix défoncée, cinq portiques écotaxe détruits, des outrages, des violences, les manifestations des bonnets rouges bretons ont été émaillées de nombreux incidents. Le gouvernement a décidé de réagir avec fermeté.
« Les auteurs indentifiés de violences et de dégradations feront l'objet de convocations devant le tribunal correctionnel de Quimper », a déclaré Jean-Marc Ayrault à l'Assemblée nationale. Une manière de montrer qu'il n'y aura pas d'impunité pour les responsables de ces dérapages alors que la question commençait à se poser puisqu'il n'y avait eu aucune interpellation.
La bataille se poursuit
Dans le bras de fer entre le gouvernement et les protestataires bretons, le Premier ministre a donc tenté de reprendre la main et de montrer les limites. Notamment en rejetant un peu plus tôt, l'ultimatum lancé par les bonnets rouges pour obtenir la suppression pure et simple de l'écotaxe.
« L'ultimatum, ce n'est pas une bonne méthode », a dit Jean-Marc Ayrault qui prône la poursuite du dialogue engagé entre les différentes parties autour du préfet de région. Une méthode qui ne convainc pas les bonnets rouges. Ils ont d'ores et déjà annoncé qu'ils allaient poursuivre leur mobilisation.
http://www.rfi.fr/france/20131107-ecota ... bilisation
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Re: François Hollande et la fronde générale
François Hollande vu par Britanniques (The Independent)
Le président François Hollande découvre aujourd’hui l’existence de deux types d’impopularité politique. Le premier atteint un leader lorsqu’il prend des décisions “difficiles mais indispensables”, notamment à mi-mandat. Ce sont les électeurs qui en souffrent et expriment leur désaccord dans les sondages, en particulier lors d’élections partielles. Dans le contexte britannique, c’est ce qu’on pourrait appeler le “modèle Thatcher”. Une telle politique finit par porter ses fruits et le dirigeant retrouve sa popularité. L’autre sorte d’impopularité est celle des leaders simplement incohérents, dont les réformettes suffisent tout juste à dresser l’électorat contre eux et leur gouvernement, mais ne produisent guère de résultats ou ne leur apportent pas de nouvelles voix en période électorale. C’est ce qu’on pourrait appeler le “modèle Major” [John Major, Premier ministre britannique (1990-1997) conservateur ayant succédé à Margaret Thatcher].
Ainsi, le fait qu’il soit le président le plus impopulaire de l’histoire de la Ve République ne devrait pas inquiéter Hollande outre mesure. Il vient seulement de terminer les dix-huit premiers mois de son long mandat, et s’il poursuivait les politiques et les réformes dont la France a si cruellement besoin, il serait assuré au moins d’aller dans le bon sens et d’œuvrer à terme pour le bien du pays, ce dont sa popularité finirait par bénéficier, comme ce fut le cas pour Thatcher.
John Major. Or, de toute évidence, Hollande suit le modèle John Major : il rogne mollement sur l’Etat providence sans réformer en profondeur l’économie française, qui n’est pas compétitive et ne crée pas assez d’emplois, loin de là, pour assurer un avenir à ses jeunes. Ce n’est pas nouveau – les émeutes des banlieues il y a huit ans en témoignent. Mais la faible croissance de l’économie française commence à saper le niveau de vie des classes moyennes gâtées, très préservées jusqu’à présent (les agriculteurs n’étant pas encore touchés).
Hollande, pendant et après sa campagne électorale, a endormi les électeurs avec un programme essentiellement frauduleux, leur faisant croire qu’imposer les riches et accabler les banques allait remédier au malaise. Il se trompait, bien sûr, et les vrais problèmes persistent : un Etat dépensier ; des politiques dirigistes et chauvines, tant dans l’agriculture que dans l’industrie automobile (voici un pays qui considère la fabrication des yaourts comme un intérêt national “stratégique”) ; un marché du travail sclérosé ; des prestations sociales trop généreuses ; et l’attachement à un mode de vie, une culture, une langue et une cuisine que ses détracteurs jugent xénophobes. Le français est une belle langue et la baguette un bienfait pour l’humanité, mais la résistance obsessionnelle aux commodités anglo-saxonnes, à l’heure où le pain de supermarché et les McDonald’s attirent de plus en plus de clients, est symptomatique d’un peuple de moins en moins sûr de lui.
François Hollande succombe à son tour au mal qui a frappé Nicolas Sarkozy. Porté par une aspiration nationale, il veut redonner à la France son rang de grande puissance économique, mais ne veut pas tenir tête aux corporatismes qui font échouer toute tentative de mener à bien les réformes dont dépendent la puissance et la prospérité d’un pays. Hollande pourrait suivre l’exemple de François Mitterrand dans les années 1980. Après une brève expérience socialiste, couronnée par l’adoption de la semaine de 39 heures, Mitterrand a fait volte-face pour s’orienter vers le conservatisme budgétaire, associé à une politique du franc fort qui a discipliné l’économie et conduit à la monnaie unique. Jusqu’à présent, Hollande n’a pas l’air taillé dans le même bois que son prédécesseur socialiste. —
Publié le 30 octobre
http://www.courrierinternational.com/ar ... incoherent
Le président François Hollande découvre aujourd’hui l’existence de deux types d’impopularité politique. Le premier atteint un leader lorsqu’il prend des décisions “difficiles mais indispensables”, notamment à mi-mandat. Ce sont les électeurs qui en souffrent et expriment leur désaccord dans les sondages, en particulier lors d’élections partielles. Dans le contexte britannique, c’est ce qu’on pourrait appeler le “modèle Thatcher”. Une telle politique finit par porter ses fruits et le dirigeant retrouve sa popularité. L’autre sorte d’impopularité est celle des leaders simplement incohérents, dont les réformettes suffisent tout juste à dresser l’électorat contre eux et leur gouvernement, mais ne produisent guère de résultats ou ne leur apportent pas de nouvelles voix en période électorale. C’est ce qu’on pourrait appeler le “modèle Major” [John Major, Premier ministre britannique (1990-1997) conservateur ayant succédé à Margaret Thatcher].
Ainsi, le fait qu’il soit le président le plus impopulaire de l’histoire de la Ve République ne devrait pas inquiéter Hollande outre mesure. Il vient seulement de terminer les dix-huit premiers mois de son long mandat, et s’il poursuivait les politiques et les réformes dont la France a si cruellement besoin, il serait assuré au moins d’aller dans le bon sens et d’œuvrer à terme pour le bien du pays, ce dont sa popularité finirait par bénéficier, comme ce fut le cas pour Thatcher.
John Major. Or, de toute évidence, Hollande suit le modèle John Major : il rogne mollement sur l’Etat providence sans réformer en profondeur l’économie française, qui n’est pas compétitive et ne crée pas assez d’emplois, loin de là, pour assurer un avenir à ses jeunes. Ce n’est pas nouveau – les émeutes des banlieues il y a huit ans en témoignent. Mais la faible croissance de l’économie française commence à saper le niveau de vie des classes moyennes gâtées, très préservées jusqu’à présent (les agriculteurs n’étant pas encore touchés).
Hollande, pendant et après sa campagne électorale, a endormi les électeurs avec un programme essentiellement frauduleux, leur faisant croire qu’imposer les riches et accabler les banques allait remédier au malaise. Il se trompait, bien sûr, et les vrais problèmes persistent : un Etat dépensier ; des politiques dirigistes et chauvines, tant dans l’agriculture que dans l’industrie automobile (voici un pays qui considère la fabrication des yaourts comme un intérêt national “stratégique”) ; un marché du travail sclérosé ; des prestations sociales trop généreuses ; et l’attachement à un mode de vie, une culture, une langue et une cuisine que ses détracteurs jugent xénophobes. Le français est une belle langue et la baguette un bienfait pour l’humanité, mais la résistance obsessionnelle aux commodités anglo-saxonnes, à l’heure où le pain de supermarché et les McDonald’s attirent de plus en plus de clients, est symptomatique d’un peuple de moins en moins sûr de lui.
François Hollande succombe à son tour au mal qui a frappé Nicolas Sarkozy. Porté par une aspiration nationale, il veut redonner à la France son rang de grande puissance économique, mais ne veut pas tenir tête aux corporatismes qui font échouer toute tentative de mener à bien les réformes dont dépendent la puissance et la prospérité d’un pays. Hollande pourrait suivre l’exemple de François Mitterrand dans les années 1980. Après une brève expérience socialiste, couronnée par l’adoption de la semaine de 39 heures, Mitterrand a fait volte-face pour s’orienter vers le conservatisme budgétaire, associé à une politique du franc fort qui a discipliné l’économie et conduit à la monnaie unique. Jusqu’à présent, Hollande n’a pas l’air taillé dans le même bois que son prédécesseur socialiste. —
Publié le 30 octobre
http://www.courrierinternational.com/ar ... incoherent
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Re: François Hollande et la fronde générale
La Manif Pour Tous hausse le ton...
Quelques centaines de lycéens manifestent, et le chef de l'État propose à Leonarda de rentrer en France? Trente mille bonnets rouges dans les rues, et le gouvernement suspend l'écotaxe? «Et nous, avec nos millions de manifestants pacifiques pendant un an, personne ne nous a entendus! s'énerve un militant anti-mariage gay. On aurait dû cogner plus fort…» Alors, «parce que tous nos sympathisants sont saisis d'une certaine impatience», assure Lionel Lumbroso, l'un de ses porte-parole, la Manif pour tous «hausse le ton»: elle a décidé d'«interpeller fermement» le gouvernement sur «cinq revendications essentielles sur lesquelles elle attend des réponses claires» d'ici fin novembre. «Pour faire entendre la voix des familles», une «vaste et nouvelle campagne d'actions» s'ouvre donc aujourd'hui.
«Le projet de loi de finance comme le projet de loi famille en cours d'élaboration comportent de nombreuses propositions très menaçantes pour les familles, explique Ludovine de La Rochère, présidente du collectif. Après la loi Taubira, le gouvernement, véritablement familiphobe, ne cesse d'envisager des mesures insupportables, alors qu'il ferait bien mieux de s'occuper du chômage et de la paupérisation des Français.» Le collectif demande donc au gouvernement:
● de ne pas libéraliser la PMA (procréation médicament assistée) pour les couples de femmes et les célibataires, quel que soit l'avis du Comité consultatif national d'éthique (CCNE), et d'interdire définitivement la GPA (gestation pour autrui);
● de mettre fin à «l'asphyxie fiscale» de la famille: en revenant notamment sur le plafonnement du quotient familial, sur la suppression de la demi-part fiscale prévue pour tout parent ayant élevé seul un enfant, ou encore en renonçant à augmenter la TVA sur les transports;
● d'abandonner le projet de réforme du congé parental, jugé «liberticide», car il «reviendrait de fait à réduire de six mois la durée de ce congé»;
● de refondre le temps d'activités périscolaires à l'école, qui «ouvrent la possibilité à des associations militantes de promouvoir l'identité de genre auprès des enfants»;
● de renoncer à la création d'un statut du beau-parent, d'une prémajorité, et à toute remise en cause de l'adoption plénière pour les couples hétérosexuels. «La fausse bonne idée du statut du beau-parent affaiblirait le lien parents-enfant et le rôle de principaux éducateurs du père et de la mère, critique la Manif pour tous. D'autres réponses peuvent être apportées pour améliorer le quotidien des familles concernées.»
«L'indifférence ou l'éventuelle absence de réponse à ces revendications susciterait une colère importante des familles, souligne Ludovine de La Rochère. D'ici fin novembre, la pression des sympathisants de la Manif pour tous ira crescendo.» De nouvelles grandes manifestations nationales seraient-elles à l'ordre du jour? Coordinateur général de la Manif pour tous, le jeune Albéric Dumont tweetait mercredi, entre deux cours de droit public: «Entendre des cornes de brume, des sifflets et des sirènes depuis sa salle de TD et se dire qu'il serait temps de redescendre dans la rue…»
http://www.lefigaro.fr/actualite-france ... le-ton.php
Quelques centaines de lycéens manifestent, et le chef de l'État propose à Leonarda de rentrer en France? Trente mille bonnets rouges dans les rues, et le gouvernement suspend l'écotaxe? «Et nous, avec nos millions de manifestants pacifiques pendant un an, personne ne nous a entendus! s'énerve un militant anti-mariage gay. On aurait dû cogner plus fort…» Alors, «parce que tous nos sympathisants sont saisis d'une certaine impatience», assure Lionel Lumbroso, l'un de ses porte-parole, la Manif pour tous «hausse le ton»: elle a décidé d'«interpeller fermement» le gouvernement sur «cinq revendications essentielles sur lesquelles elle attend des réponses claires» d'ici fin novembre. «Pour faire entendre la voix des familles», une «vaste et nouvelle campagne d'actions» s'ouvre donc aujourd'hui.
«Le projet de loi de finance comme le projet de loi famille en cours d'élaboration comportent de nombreuses propositions très menaçantes pour les familles, explique Ludovine de La Rochère, présidente du collectif. Après la loi Taubira, le gouvernement, véritablement familiphobe, ne cesse d'envisager des mesures insupportables, alors qu'il ferait bien mieux de s'occuper du chômage et de la paupérisation des Français.» Le collectif demande donc au gouvernement:
● de ne pas libéraliser la PMA (procréation médicament assistée) pour les couples de femmes et les célibataires, quel que soit l'avis du Comité consultatif national d'éthique (CCNE), et d'interdire définitivement la GPA (gestation pour autrui);
● de mettre fin à «l'asphyxie fiscale» de la famille: en revenant notamment sur le plafonnement du quotient familial, sur la suppression de la demi-part fiscale prévue pour tout parent ayant élevé seul un enfant, ou encore en renonçant à augmenter la TVA sur les transports;
● d'abandonner le projet de réforme du congé parental, jugé «liberticide», car il «reviendrait de fait à réduire de six mois la durée de ce congé»;
● de refondre le temps d'activités périscolaires à l'école, qui «ouvrent la possibilité à des associations militantes de promouvoir l'identité de genre auprès des enfants»;
● de renoncer à la création d'un statut du beau-parent, d'une prémajorité, et à toute remise en cause de l'adoption plénière pour les couples hétérosexuels. «La fausse bonne idée du statut du beau-parent affaiblirait le lien parents-enfant et le rôle de principaux éducateurs du père et de la mère, critique la Manif pour tous. D'autres réponses peuvent être apportées pour améliorer le quotidien des familles concernées.»
«L'indifférence ou l'éventuelle absence de réponse à ces revendications susciterait une colère importante des familles, souligne Ludovine de La Rochère. D'ici fin novembre, la pression des sympathisants de la Manif pour tous ira crescendo.» De nouvelles grandes manifestations nationales seraient-elles à l'ordre du jour? Coordinateur général de la Manif pour tous, le jeune Albéric Dumont tweetait mercredi, entre deux cours de droit public: «Entendre des cornes de brume, des sifflets et des sirènes depuis sa salle de TD et se dire qu'il serait temps de redescendre dans la rue…»
http://www.lefigaro.fr/actualite-france ... le-ton.php
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
jean_droit
- Tribunus plebis

- Messages : 8381
- Inscription : jeu. 08 déc. 2005, 13:34
- Localisation : Périgord
Re: François Hollande et la fronde générale
Vraiment le président Hollande ne parait être à la hauteur de sa charge.
Mais Dieu sait si elle est ardue en ces temps de crise.
Il est déconsidéré autant en France qu'à l'étranger.
Et cette déconsidération entraine vers le bas le pays qu'il dirige.
La note économique de la France a diminué pour S et P mais aussi la visibilité politique de la France.
Il sera très difficile de retrouver ne serait-ce qu'un peu plus de visibilité.
Mais Dieu sait si elle est ardue en ces temps de crise.
Il est déconsidéré autant en France qu'à l'étranger.
Et cette déconsidération entraine vers le bas le pays qu'il dirige.
La note économique de la France a diminué pour S et P mais aussi la visibilité politique de la France.
Il sera très difficile de retrouver ne serait-ce qu'un peu plus de visibilité.
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Re: François Hollande et la fronde générale
Des manifestations et opérations escargot étaient organisées ce samedi du nord au sud du pays. Plusieurs équipements ont été endommagés.
Le vent de colère ne retombe pas. Son souffle a même largement dépassé les frontières de la Bretagne. Plusieurs manifestations contre l'écotaxe étaient en effet organisées ce samedi du nord au sud du pays. A commencer par un rassemblement d'environ 150 personnes portant des bonnets rouges au pied d'un portique écotaxe à Montauban-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine). Venus de ce département, ainsi que des Côtes d'Armor, ces manifestants ont déployé en haut du portique installé sur la RN12, à une trentaine de kilomètres de Rennes, une banderole signée «La Bretagne se meurt, non à l'écotaxe».
A l'autre bout du pays, des chauffeurs routiers ont mené une opération escargot puis manifesté ce matin sur l'autoroute A55 près d'un portique écotaxe près de Martigues (Bouches-du-Rhône). «Stop au racket», «non à l'écotaxe», «escroc'mouv veut ma peau», pouvait-on lire sur leurs banderoles. Même action près de Lyon où des mouvements spontanés de routiers ont eu lieu sur les autoroutes A46 et A43. Deux opérations escargot menées par des transporteurs routiers ont encore eu lieu entre 9 heures et 11 heures, sur l'A1 entre Paris et Lille et sur l'A25 entre Dunkerque et Lille, provoquant d'importants bouchons.
Première attaque d'un portique en Ile-de-France
En marge de ces rassemblements, plusieurs installations écotaxe ont subi des dégradations. Deux bornes écotaxes ont ainsi été endommagées dans la nuit de vendredi à samedi dans le Gard. Les deux bornes, situées d'un côté et de l'autre d'une route départementale sur la commune de Saint-Gilles, ont été incendiée pour l'une et dégradée pour l'autre. Ces assauts ont été revendiqués par le Comité régional d'action viticole (Crav), connu pour d'autres actions violentes dans la région. En outre, une borne écotaxe été brûlée dans la nuit sur la RN7 dans l'Isère. Et pour la première fois, un portique écotaxe a été attaqué en Ile-de-France, sur le périphérique parisien entre La Muette et Dauphine, a révélé la radio France Bleu 107.1. Trois militants du Printemps français ont été interpellés. Coiffées de bonnets rouges comme les opposants bretons à l'écotaxe, les personnes participant à cette action ont également déployé une banderole hostile à François Hollande.
Ce regain de colère intervient alors que les Français se disent exaspérés par le mouvement de protestation des «bonnets rouges». Selon un sondage BVA pour iTélé/Le Parisien publié ce samedi, 57% d'entre eux estiment que les Bretons doivent arrêter de manifester. Les destructions qui accompagnent parfois les manifestations sont également mal perçues. D'autant plus que l'État - donc le contribuable - paiera la facture des portiques détruits.
Empêtré dans ce bras de fer avec les opposants à l'écotaxe, le gouvernement ne semble pourtant pas prêt à abandonner cette redevance poids lourds. Selon Le Monde, l'exécutif compte bien la mettre en place, mais sans doute pas avant l'été prochain. Le temps de voir la contestation s'apaiser, et de laisser passer les échéances électorales du printemps. Le gouvernement tablerait désormais sur la date du 1er juillet 2014 pour l'application de la taxe...
http://www.lefigaro.fr/social/2013/11/0 ... cotaxe.php
Le vent de colère ne retombe pas. Son souffle a même largement dépassé les frontières de la Bretagne. Plusieurs manifestations contre l'écotaxe étaient en effet organisées ce samedi du nord au sud du pays. A commencer par un rassemblement d'environ 150 personnes portant des bonnets rouges au pied d'un portique écotaxe à Montauban-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine). Venus de ce département, ainsi que des Côtes d'Armor, ces manifestants ont déployé en haut du portique installé sur la RN12, à une trentaine de kilomètres de Rennes, une banderole signée «La Bretagne se meurt, non à l'écotaxe».
A l'autre bout du pays, des chauffeurs routiers ont mené une opération escargot puis manifesté ce matin sur l'autoroute A55 près d'un portique écotaxe près de Martigues (Bouches-du-Rhône). «Stop au racket», «non à l'écotaxe», «escroc'mouv veut ma peau», pouvait-on lire sur leurs banderoles. Même action près de Lyon où des mouvements spontanés de routiers ont eu lieu sur les autoroutes A46 et A43. Deux opérations escargot menées par des transporteurs routiers ont encore eu lieu entre 9 heures et 11 heures, sur l'A1 entre Paris et Lille et sur l'A25 entre Dunkerque et Lille, provoquant d'importants bouchons.
Première attaque d'un portique en Ile-de-France
En marge de ces rassemblements, plusieurs installations écotaxe ont subi des dégradations. Deux bornes écotaxes ont ainsi été endommagées dans la nuit de vendredi à samedi dans le Gard. Les deux bornes, situées d'un côté et de l'autre d'une route départementale sur la commune de Saint-Gilles, ont été incendiée pour l'une et dégradée pour l'autre. Ces assauts ont été revendiqués par le Comité régional d'action viticole (Crav), connu pour d'autres actions violentes dans la région. En outre, une borne écotaxe été brûlée dans la nuit sur la RN7 dans l'Isère. Et pour la première fois, un portique écotaxe a été attaqué en Ile-de-France, sur le périphérique parisien entre La Muette et Dauphine, a révélé la radio France Bleu 107.1. Trois militants du Printemps français ont été interpellés. Coiffées de bonnets rouges comme les opposants bretons à l'écotaxe, les personnes participant à cette action ont également déployé une banderole hostile à François Hollande.
Ce regain de colère intervient alors que les Français se disent exaspérés par le mouvement de protestation des «bonnets rouges». Selon un sondage BVA pour iTélé/Le Parisien publié ce samedi, 57% d'entre eux estiment que les Bretons doivent arrêter de manifester. Les destructions qui accompagnent parfois les manifestations sont également mal perçues. D'autant plus que l'État - donc le contribuable - paiera la facture des portiques détruits.
Empêtré dans ce bras de fer avec les opposants à l'écotaxe, le gouvernement ne semble pourtant pas prêt à abandonner cette redevance poids lourds. Selon Le Monde, l'exécutif compte bien la mettre en place, mais sans doute pas avant l'été prochain. Le temps de voir la contestation s'apaiser, et de laisser passer les échéances électorales du printemps. Le gouvernement tablerait désormais sur la date du 1er juillet 2014 pour l'application de la taxe...
http://www.lefigaro.fr/social/2013/11/0 ... cotaxe.php
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Re: François Hollande et la fronde générale
Le soucis c'est qu'avec notre système politique le président est élu pour cinq ans et peut faire tout ce qu'il veut avec l'appuie de l'assemblée.
Donc même si le président est impopulaire, il s'en fout car il peut gouverner pour une durée définie. Même si il sais que ça sera surement mort pour le prochain candidat de gauche, il a les mains libre... Comme son engagement au mali ou pour déclarer la guerre à la syrie.
Même a deux pourcent d'opinion favorable il gouvernera encore.
Je pense qu'il faudrait recourir plus souvent au référendum pour avoir une écoute du peuple.
Mais bon gauche et droite preuve aussi s'entendre comme pour le passage à l'euro, qui a été approuvé en bloc sans référendum et qui est quand même important.
Euro qu'on paie cash pour nos exportation car les allemand veulent un euro fort et les américain un dollar faible du coup ça fait barrage a nos exportations.
Bravo l'euro !
Donc même si le président est impopulaire, il s'en fout car il peut gouverner pour une durée définie. Même si il sais que ça sera surement mort pour le prochain candidat de gauche, il a les mains libre... Comme son engagement au mali ou pour déclarer la guerre à la syrie.
Même a deux pourcent d'opinion favorable il gouvernera encore.
Je pense qu'il faudrait recourir plus souvent au référendum pour avoir une écoute du peuple.
Mais bon gauche et droite preuve aussi s'entendre comme pour le passage à l'euro, qui a été approuvé en bloc sans référendum et qui est quand même important.
Euro qu'on paie cash pour nos exportation car les allemand veulent un euro fort et les américain un dollar faible du coup ça fait barrage a nos exportations.
Bravo l'euro !
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Re: François Hollande et la fronde générale
Trois radars routiers ont été incendiés dans la nuit de samedi à dimanche dans les Côtes d'Armor et deux autres ont été dégradés en Ille-et-Vilaine, a-t-on appris dimanche auprès des gendarmes et des pompiers.
Dans les Côtes d'Armor - où un radar avait déjà été incendié samedi soir près du portique écotaxe de Jugon-les-lacs lors d'une manifestation - des radars ont été incendiés dans la nuit à Maroué, sur la D14, à Planguenoual (D791) et à Plouvara (D7). Les incendies ont eu lieu entre 0h35 et 1h47, ont précisé les pompiers.
En Ille-et-Vilaine, deux radars situés à Goven et Saint-Jean-de- Vilaine ont été "dégradés" et trois personnes interpellées, ont indiqué les gendarmes.
Ces dégradations s'ajoutent aux 28 radars automatiques détruits ou vandalisés en Bretagne depuis le début du mois de novembre, soit un quart de l'équipement installé en bord de routes dans les quatre départements bretons.
http://www.la-croix.com/Actualite/Franc ... 10-1058584
Dans les Côtes d'Armor - où un radar avait déjà été incendié samedi soir près du portique écotaxe de Jugon-les-lacs lors d'une manifestation - des radars ont été incendiés dans la nuit à Maroué, sur la D14, à Planguenoual (D791) et à Plouvara (D7). Les incendies ont eu lieu entre 0h35 et 1h47, ont précisé les pompiers.
En Ille-et-Vilaine, deux radars situés à Goven et Saint-Jean-de- Vilaine ont été "dégradés" et trois personnes interpellées, ont indiqué les gendarmes.
Ces dégradations s'ajoutent aux 28 radars automatiques détruits ou vandalisés en Bretagne depuis le début du mois de novembre, soit un quart de l'équipement installé en bord de routes dans les quatre départements bretons.
http://www.la-croix.com/Actualite/Franc ... 10-1058584
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Re: François Hollande et la fronde générale
Bonjour à tousetienne lorant a écrit :Trois radars routiers ont été incendiés dans la nuit de samedi à dimanche dans les Côtes d'Armor et deux autres ont été dégradés en Ille-et-Vilaine, a-t-on appris dimanche auprès des gendarmes et des pompiers.
Il s'agit bien d'actes de vandalisme . Pour autant , en chercher les auteurs et vouloir réparer ces radars est inopportun . D'une part , ces dégradations sont un signe avant coureur qu'il convient de prendre au sérieux . Réparer les radars sera ressenti comme une provocation , ce qui mettra de l'huile sur le feu ( et coûtera cher inutilement ) .
On n'insulte pas un volcan qui gronde . Il y a beaucoup mieux à faire ! Si le gouvernement ne prend pas la mesure de ce qui se prépare , il va le sentir passer !
Je crains , malheureusement , que ce dernier ne s'obstine ... Il récoltera ce qu'il a semé .
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Re: François Hollande et la fronde générale
Jusqu'où peuvent descendre les sondages... jusqu'à la popularité négative ?
La popularité du chef de l'Etat a chuté de 6 points s'établissant à 15% des personnes interrogées qui portent un jugement favorable sur son action, de même que celle de Jean-Marc Ayrault, selon un sondage YouGov pour le Huffington Post et i>TELE publié aujourd'hui.
A la question "quel jugement portez-vous sur l'action de François Hollande comme président", 3% des sondés répondent "très favorable" et 12% "favorable", soit 15%.
A l'inverse, 27% se disent avoir un jugement "plutôt défavorable" sur son action et 49% "très défavorable", soit 76% d'opinions défavorables. 9% ne se prononcent pas.
Pas mieux pour Ayrault
Pour Jean-Marc Ayrault, le pourcentage d'opinions favorables est de 15% (-4 par rapport à octobre) et celui d'opinions défavorables de 74% (+5). 11% ne se prononcent pas.
Par ailleurs, le chômage arrive en tête des préoccupations des sondés (36%), loin devant les impôts (13%) et la protection sociale (11%) et l'immigration (9%).
Sondage réalisé du 8 au 12 novembre par internet auprès d'un échantillon de 950 personnes représentatif de la population adulte française sélectionné selon la méthode des quotas.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/ ... ondage.php
La popularité du chef de l'Etat a chuté de 6 points s'établissant à 15% des personnes interrogées qui portent un jugement favorable sur son action, de même que celle de Jean-Marc Ayrault, selon un sondage YouGov pour le Huffington Post et i>TELE publié aujourd'hui.
A la question "quel jugement portez-vous sur l'action de François Hollande comme président", 3% des sondés répondent "très favorable" et 12% "favorable", soit 15%.
A l'inverse, 27% se disent avoir un jugement "plutôt défavorable" sur son action et 49% "très défavorable", soit 76% d'opinions défavorables. 9% ne se prononcent pas.
Pas mieux pour Ayrault
Pour Jean-Marc Ayrault, le pourcentage d'opinions favorables est de 15% (-4 par rapport à octobre) et celui d'opinions défavorables de 74% (+5). 11% ne se prononcent pas.
Par ailleurs, le chômage arrive en tête des préoccupations des sondés (36%), loin devant les impôts (13%) et la protection sociale (11%) et l'immigration (9%).
Sondage réalisé du 8 au 12 novembre par internet auprès d'un échantillon de 950 personnes représentatif de la population adulte française sélectionné selon la méthode des quotas.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/ ... ondage.php
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Re: François Hollande et la fronde générale
Les préfets alertent le gouvernement sur "l'exaspération" des Français
La colère gronde en France et les préfets s'en font l'écho dans leur note mensuelle adressée à l'exécutif comme le révèle "le Figaro", mercredi 13 novembre.
Dans cette synthèse confidentielle datée du 25 octobre, dont le quotidien publie des extraits, le corps préfectoral fait état d'"une société en proie à la crispation, à l'exaspération et à la colère".
Les préfets évoquent aussi le "sentiment d'accablement" de la population face aux "annonces successives de liquidations judiciaires et de plans sociaux". Ainsi que l'aspect "fédérateur" de la contestation de "l'action gouvernementale" notamment en matière de fiscalité.
"Les revendications sont portées en dehors du cadre syndical"
Les hauts fonctionnaires note également que cette contestation s'exprime en dehors des cadres habituels. "De plus en plus, les revendications sont portées en dehors du cadre syndical, à travers des actions plus radicales : grèves de la faim, blocages de longue durée, dégradations et menaces de perturbation de grandes manifestations culturelles ou sportives ont pris le pas sur les défilés en ville."
Enfin, le rapport souligne que la mobilisation contre l'écotaxe ne se résume pas qu'à la Bretagne. "Partout sur le territoire, les arguments développés étaient sensiblement les mêmes. Le principal sujet de préoccupation est le renchérissement des coûts de production, notamment dans l'agroalimentaire."
http://tempsreel.nouvelobs.com/france-l ... ncais.html
Extrait de la note mensuelle (renvoi Figaro)
«Partout sur le territoire, les préfets dressent le même constat d'une société en proie à la crispation, à l'exaspération et à la colère», révèle la note. Sur la fiscalité, les préfets évoquent le caractère «fédérateur» de la «contestation de l'action gouvernementale» auprès des professionnels et des particuliers. «Lorsque les uns dénoncent la “volatilité et la lourdeur des règles fiscales qui freinent le développement des entreprises”, les autres remettent en cause la légitimité de l'impôt», exposent les auteurs du document, citant notamment sept départements, de la Haute-Savoie à la Loire-Atlantique, le propre fief de Jean-Marc Ayrault. «Sur le front de l'emploi, l'embellie estivale a été de courte durée», risquent encore les préfets, à rebours du discours gouvernemental. Mais ces représentants d'une vieille institution mise en place par Napoléon sont là pour dire la vérité. Ils décrivent ainsi, face aux «annonces successives de liquidations judiciaires et de plans sociaux (qui) marquent chaque jour de nouveaux esprits», le «climat douloureux» et même «un sentiment d'accablement». Et de poursuivre: «D'ores et déjà, ce mélange de mécontentement latent et de résignation s'exprime de façon éruptive à travers une succession d'accès de colère soudains, presque spontanés, et non au sein de mouvements sociaux structurés.» Comme le constatent visiblement les préfets du Calvados, de la Lozère ou de l'Orne.
Selon cette synthèse, «de plus en plus, les revendications sont portées en dehors du cadre syndical, à travers des actions plus radicales: grèves de la faim, blocages de longue durée, dégradations et menaces de perturbation de grandes manifestations culturelles ou sportives ont pris le pas sur les défilés en ville.» Les préfets de Paris et Rouen insistent sur cette évolution. À lire tout ce qui remonte place Beauvau, «la situation sociale laisse peu de place à l'optimisme», disent les préfets.
Une doléance en filigrane
Dans la deuxième partie de leur rapport secret aux plus hautes instances du pays, ils déclarent que «la journée nationale d'action du 22 octobre contre l'écotaxe a démontré que le mécontentement ne se limitait pas à la Bretagne». Ils citent alors 23 départements, de l'Ain à la Somme, où «agriculteurs, entrepreneurs, professionnels du bâtiment, transporteurs, tous sont mobilisés pour faire part de leur inquiétude quant à l'entrée en vigueur, le 1er janvier 2014, de l'écotaxe poids lourds.» Leur analyse économique est limpide: «Partout sur le territoire, les arguments développés étaient sensiblement les mêmes. Le principal sujet de préoccupation est le renchérissement des coûts de production, notamment dans l'agroalimentaire.» Les préfets du Cantal, du Loir-et-Cher et du Puy-de-Dôme font remonter que «les produits français seraient taxés plusieurs fois lors du circuit de transformation, contrairement aux produits d'importation déjà transformés».
Les préfets émettent également une doléance en filigrane: qu'on les laisse démonter les portiques écotaxe avant qu'ils ne soient tous détruits. Le message est ainsi exprimé: «La contestation a pris la forme d'opérations coups-de-poing de bâchage de portiques, dont les préfets rappellent la grande vulnérabilité à des actes de malveillance.»
La synthèse du 25 octobre indique aussi que «les préfets notent que la mobilisation s'étend à des territoires ou des secteurs jusque-là préservés.» Et de mettre en exergue neuf départements où ces hauts fonctionnaires mettent en garde, de l'Aisne à la Charente, en passant par la Sarthe ou la Côte-d'Or, en Bourgogne. Loin, bien loin de la Bretagne et de ses «bonnets rouges».
http://www.lefigaro.fr/politique/2013/1 ... alarme.php
La colère gronde en France et les préfets s'en font l'écho dans leur note mensuelle adressée à l'exécutif comme le révèle "le Figaro", mercredi 13 novembre.
Dans cette synthèse confidentielle datée du 25 octobre, dont le quotidien publie des extraits, le corps préfectoral fait état d'"une société en proie à la crispation, à l'exaspération et à la colère".
Les préfets évoquent aussi le "sentiment d'accablement" de la population face aux "annonces successives de liquidations judiciaires et de plans sociaux". Ainsi que l'aspect "fédérateur" de la contestation de "l'action gouvernementale" notamment en matière de fiscalité.
"Les revendications sont portées en dehors du cadre syndical"
Les hauts fonctionnaires note également que cette contestation s'exprime en dehors des cadres habituels. "De plus en plus, les revendications sont portées en dehors du cadre syndical, à travers des actions plus radicales : grèves de la faim, blocages de longue durée, dégradations et menaces de perturbation de grandes manifestations culturelles ou sportives ont pris le pas sur les défilés en ville."
Enfin, le rapport souligne que la mobilisation contre l'écotaxe ne se résume pas qu'à la Bretagne. "Partout sur le territoire, les arguments développés étaient sensiblement les mêmes. Le principal sujet de préoccupation est le renchérissement des coûts de production, notamment dans l'agroalimentaire."
http://tempsreel.nouvelobs.com/france-l ... ncais.html
Extrait de la note mensuelle (renvoi Figaro)
«Partout sur le territoire, les préfets dressent le même constat d'une société en proie à la crispation, à l'exaspération et à la colère», révèle la note. Sur la fiscalité, les préfets évoquent le caractère «fédérateur» de la «contestation de l'action gouvernementale» auprès des professionnels et des particuliers. «Lorsque les uns dénoncent la “volatilité et la lourdeur des règles fiscales qui freinent le développement des entreprises”, les autres remettent en cause la légitimité de l'impôt», exposent les auteurs du document, citant notamment sept départements, de la Haute-Savoie à la Loire-Atlantique, le propre fief de Jean-Marc Ayrault. «Sur le front de l'emploi, l'embellie estivale a été de courte durée», risquent encore les préfets, à rebours du discours gouvernemental. Mais ces représentants d'une vieille institution mise en place par Napoléon sont là pour dire la vérité. Ils décrivent ainsi, face aux «annonces successives de liquidations judiciaires et de plans sociaux (qui) marquent chaque jour de nouveaux esprits», le «climat douloureux» et même «un sentiment d'accablement». Et de poursuivre: «D'ores et déjà, ce mélange de mécontentement latent et de résignation s'exprime de façon éruptive à travers une succession d'accès de colère soudains, presque spontanés, et non au sein de mouvements sociaux structurés.» Comme le constatent visiblement les préfets du Calvados, de la Lozère ou de l'Orne.
Selon cette synthèse, «de plus en plus, les revendications sont portées en dehors du cadre syndical, à travers des actions plus radicales: grèves de la faim, blocages de longue durée, dégradations et menaces de perturbation de grandes manifestations culturelles ou sportives ont pris le pas sur les défilés en ville.» Les préfets de Paris et Rouen insistent sur cette évolution. À lire tout ce qui remonte place Beauvau, «la situation sociale laisse peu de place à l'optimisme», disent les préfets.
Une doléance en filigrane
Dans la deuxième partie de leur rapport secret aux plus hautes instances du pays, ils déclarent que «la journée nationale d'action du 22 octobre contre l'écotaxe a démontré que le mécontentement ne se limitait pas à la Bretagne». Ils citent alors 23 départements, de l'Ain à la Somme, où «agriculteurs, entrepreneurs, professionnels du bâtiment, transporteurs, tous sont mobilisés pour faire part de leur inquiétude quant à l'entrée en vigueur, le 1er janvier 2014, de l'écotaxe poids lourds.» Leur analyse économique est limpide: «Partout sur le territoire, les arguments développés étaient sensiblement les mêmes. Le principal sujet de préoccupation est le renchérissement des coûts de production, notamment dans l'agroalimentaire.» Les préfets du Cantal, du Loir-et-Cher et du Puy-de-Dôme font remonter que «les produits français seraient taxés plusieurs fois lors du circuit de transformation, contrairement aux produits d'importation déjà transformés».
Les préfets émettent également une doléance en filigrane: qu'on les laisse démonter les portiques écotaxe avant qu'ils ne soient tous détruits. Le message est ainsi exprimé: «La contestation a pris la forme d'opérations coups-de-poing de bâchage de portiques, dont les préfets rappellent la grande vulnérabilité à des actes de malveillance.»
La synthèse du 25 octobre indique aussi que «les préfets notent que la mobilisation s'étend à des territoires ou des secteurs jusque-là préservés.» Et de mettre en exergue neuf départements où ces hauts fonctionnaires mettent en garde, de l'Aisne à la Charente, en passant par la Sarthe ou la Côte-d'Or, en Bourgogne. Loin, bien loin de la Bretagne et de ses «bonnets rouges».
http://www.lefigaro.fr/politique/2013/1 ... alarme.php
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Re: François Hollande et la fronde générale
La grève des professeurs des écoles contre les modalités d'application de la réforme des rythmes scolaires est suivie, jeudi 14 novembre, par 23% d'entre eux en France et 41% à Paris, fer de lance du mouvement, selon le ministère de l'Education nationale. A 13 heures, les syndicats n'avaient pas encore communiqué leurs chiffres de la participation.
La grève du 12 février avait été suivie par 36,17% des instituteurs au niveau national et 62% à Paris, rappelle le ministère dans son communiqué. C'est la troisième mobilisation cette semaine contre les nouveaux rythmes, à l'initiative de parents, instituteurs, animateurs, aides de maternelle, employés municipaux
A Paris, un rassemblement se déroule depuis 12h30 devant l'Hôtel de Ville, avant un défilé vers le ministère.
La fronde des maires de droite
Le ministre de l'Education nationale a fustigé mercredi la décision de 55 maires de droite ou sans étiquette, regroupés au sein du "Collectif contre la réforme des rythmes scolaires", de ne pas appliquer la réforme "en l'état" à la rentrée 2014.
"Quand on est un élu de la République, on essaie de respecter les règles de droit. A un moment où certains s'autorisent les injures, les sifflets, les agressions, voir des élus qui disent 'on ne va pas appliquer un décret', c'est curieux", a déclaré Vincent Peillon, à la sortie du Conseil des ministres. Mercredi, une quarantaine de maires de la métropole Nice Côte d'Azur, largement dominée par la droite, ont aussi annoncé leur intention de boycotter la réforme à la prochaine rentrée.
L'opposition ne faiblit pas
Promesse de campagne de François Hollande, la réforme des rythmes scolaires remet en place une demi-journée de classe, supprimée en 2008, afin d'alléger des journées surchargées peu propices aux apprentissages. Elle permet aussi d'offrir des activités périscolaires, à la charge des collectivités locales. Elle s'applique dans 17% des communes depuis septembre. Son financement continue à faire débat, notamment pour celles qui y passeront en 2014, année des élections municipales. Des aides de l'Etat et des Caisses d'allocations familiales ont été débloquées.
Sur le terrain, trois mois après la rentrée, l'opposition ne faiblit pas, parfois dans des communes où la réforme n'est pas encore appliquée. Mardi à Paris, où la fronde est forte, ce sont les animateurs et les employés municipaux (auxiliaires de maternelle, agents de nettoyage...) qui avaient perturbé les cantines et les activités périscolaires. Mercredi, c'était au tour de collectifs de parents, notamment le mouvement des "gilets jaunes", symbole emprunté au gilet de sécurité des automobilistes, mais il était difficile d'en mesurer l'ampleur.
http://tempsreel.nouvelobs.com/educatio ... greve.html
La grève du 12 février avait été suivie par 36,17% des instituteurs au niveau national et 62% à Paris, rappelle le ministère dans son communiqué. C'est la troisième mobilisation cette semaine contre les nouveaux rythmes, à l'initiative de parents, instituteurs, animateurs, aides de maternelle, employés municipaux
A Paris, un rassemblement se déroule depuis 12h30 devant l'Hôtel de Ville, avant un défilé vers le ministère.
La fronde des maires de droite
Le ministre de l'Education nationale a fustigé mercredi la décision de 55 maires de droite ou sans étiquette, regroupés au sein du "Collectif contre la réforme des rythmes scolaires", de ne pas appliquer la réforme "en l'état" à la rentrée 2014.
"Quand on est un élu de la République, on essaie de respecter les règles de droit. A un moment où certains s'autorisent les injures, les sifflets, les agressions, voir des élus qui disent 'on ne va pas appliquer un décret', c'est curieux", a déclaré Vincent Peillon, à la sortie du Conseil des ministres. Mercredi, une quarantaine de maires de la métropole Nice Côte d'Azur, largement dominée par la droite, ont aussi annoncé leur intention de boycotter la réforme à la prochaine rentrée.
L'opposition ne faiblit pas
Promesse de campagne de François Hollande, la réforme des rythmes scolaires remet en place une demi-journée de classe, supprimée en 2008, afin d'alléger des journées surchargées peu propices aux apprentissages. Elle permet aussi d'offrir des activités périscolaires, à la charge des collectivités locales. Elle s'applique dans 17% des communes depuis septembre. Son financement continue à faire débat, notamment pour celles qui y passeront en 2014, année des élections municipales. Des aides de l'Etat et des Caisses d'allocations familiales ont été débloquées.
Sur le terrain, trois mois après la rentrée, l'opposition ne faiblit pas, parfois dans des communes où la réforme n'est pas encore appliquée. Mardi à Paris, où la fronde est forte, ce sont les animateurs et les employés municipaux (auxiliaires de maternelle, agents de nettoyage...) qui avaient perturbé les cantines et les activités périscolaires. Mercredi, c'était au tour de collectifs de parents, notamment le mouvement des "gilets jaunes", symbole emprunté au gilet de sécurité des automobilistes, mais il était difficile d'en mesurer l'ampleur.
http://tempsreel.nouvelobs.com/educatio ... greve.html
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Re: François Hollande et la fronde générale
Il y a trois cent soixante ans, c'était le temps de la Fronde. C'est aujourd'hui le temps de la défiance démocratique et du poujadisme catégoriel qui ébranlent l'ordre républicain.
Les pigeons, les poussins, les dindons, les cigognes, les tondus... Chacun son volatile et sa rébellion. On croirait une épidémie. Ici les transporteurs routiers refusent de payer la taxe poids lourds. Là les artisans s'insurgent contre l'augmentation de la TVA. Déjà, les patrons de centres équestres montent sur leurs grands chevaux : leur taux va passer de 7% à 20%. Le ras-le-bol fiscal accrédité par Pierre Moscovici au sortir de l'été devient fulminant.
Le sentiment de révolte provient du fait que les Français ne savent plus pourquoi ils paient des impôts pour un Etat incapable d'assurer les missions qu'il s'est données en matière de sécurité, d'éducation et d'emploi", explique l'économiste Jean-Marc Daniel.
La France des corporations, des provinces et des villages est désormais travaillée par des forces anarchisantes. Ces courants venus du fond des âges et des tréfonds de la société échappent aux syndicats et à tous les corps constitués. Dans cette escalade, le gouvernement a évidemment une écrasante responsabilité…
http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/ ... opage.html
Les pigeons, les poussins, les dindons, les cigognes, les tondus... Chacun son volatile et sa rébellion. On croirait une épidémie. Ici les transporteurs routiers refusent de payer la taxe poids lourds. Là les artisans s'insurgent contre l'augmentation de la TVA. Déjà, les patrons de centres équestres montent sur leurs grands chevaux : leur taux va passer de 7% à 20%. Le ras-le-bol fiscal accrédité par Pierre Moscovici au sortir de l'été devient fulminant.
Le sentiment de révolte provient du fait que les Français ne savent plus pourquoi ils paient des impôts pour un Etat incapable d'assurer les missions qu'il s'est données en matière de sécurité, d'éducation et d'emploi", explique l'économiste Jean-Marc Daniel.
La France des corporations, des provinces et des villages est désormais travaillée par des forces anarchisantes. Ces courants venus du fond des âges et des tréfonds de la société échappent aux syndicats et à tous les corps constitués. Dans cette escalade, le gouvernement a évidemment une écrasante responsabilité…
http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/ ... opage.html
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
- Christophe
- Consul

- Messages : 7690
- Inscription : mer. 28 avr. 2004, 0:04
- Conviction : Catholique
- Localisation : Frankistan
Re: François Hollande et la fronde générale
« N'ayez pas peur ! » (365 occurrences dans les Écritures)
Qui est en ligne ?
Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 7 invités
