Quand la foi se perd en France
Seules 33 % des personnes interrogées par OpinionWay pour CLES considèrent l'existence de Dieu probable ou certaine.
La foi se perd en France.
Ce n'est pas un scoop me direz-vous et les chiffres publiés dans le n° 86 (décembre 2013-janvier 2014) de la revue CLES ne sont qu'un sondage.
Certes, mais il y a là matière à réflexion. A l'heure où l’Église s'interroge sur l'évangélisation, cette enquête permet de mesurer l'ampleur de la tâche à fournir.
Réalisé fin septembre-début octobre, sur un échantillon de 2000 personnes, ce sondage indique que :
- 14 % des personnes interrogées jugent l'existence de Dieu certaine
- 19 % probable
- 19 % improbable
- 23 % exclue
et 25 % ne savent pas.
Plus étonnant, seuls 42 % de ceux qui s'affirment catholiques se disent certains de l'existence de Dieu.
Plus inquiétant, sans doute, pour les représentants des cultes, il n'y aurait que 9 % des Français à attendre de la religion qu'elle donne un sens à leur vie.
Coup de grâce, si j'ose dire, pour le christianisme, il n'y aurait que 3 personnes sur 100, oui 3 %, à croire à la résurrection du corps !
Dernier chiffre, 70 % des sondés estiment cependant que les religions sont un besoin essentiel de l'homme et qu'elles vont perdurer même si elles se transforment.
Jean-Louis Servan-Schreiber, directeur de la publication, prend soin de noter que la France est en "fort contraste avec le reste du monde". "Car, écrit-il, autour de la planète, cette a-religiosité n'est partagée, à ce point, que par les Chinois et les Tchèques".
Tel est l'état d'esprit qui règne aujourd'hui en Europe occidentale... Est-ce un hasard ou un signe de la Providence si le pape choisi à cette heure où le "Vieux Continent" sombre à tous points de vue est venu d'ailleurs ?
La Foi se perd en France
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jean_droit
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La Foi se perd en France
De Belgicatho :
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jean_droit
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Re: La Foi se perd en France
Toujours de Belgicatho :
Benoît XVI : La grande crise de l’Occident
« Le Pape Benoît XVI disait que la grande crise de l’Occident était une crise de la Foi ; la subjectivité, le sentimentalisme et la gentillesse ont remplacé la vérité de la Foi.
Il faut la gentillesse et des bons sentiments, mais il faut aussi une connaissance objective de la réalité et dans cette réalité, il y a la réalité sensible. Les sciences nous la décrivent et nous la donnent et nous sommes bien avancés en notre XXIe siècle dans ces connaissances ; mais nous sommes des ignares, des ignorants et des analphabètes dans la connaissance de la vraie science qui est la science des choses spirituelles.
Des choses qui ne se voient pas, qui ne se mesurent pas de la même manière, qui ne s’acquièrent pas par le même procédé intellectuel et discursif, mais qui sont encore plus importantes que la connaissance des sciences, puisque c'est la science de la vie éternelle, la science d'aller au Ciel ou de se perdre définitivement.
Donc c'est une science éminemment existentielle est importante, mais dans ce domaine il y a véritablement une inculture totale. La foi de l'Eglise vient nous éclairer sur ces choses ; la foi vient rectifier notre intelligence, élever notre intelligence, nous donne à connaître des choses que nous ne pouvons pas connaître autrement et donc objective cette réalité, de manière à ce que nous ne soyons pas seulement pris par des passions et des émotions face à une réalité qui nous échappe, mais que l’on puisse véritablement la connaître objectivement et ordonner notre vie selon cette connaissance. »
Père Nicolas Buttet, interview à « Alsace Media », extrait publié sur le site « Pro Liturgia »
Le Père Nicolas Buttet est modérateur de la Fraternité Eucharistein, qui accueille notamment des jeunes en difficultés. JPSC
Re: La Foi se perd en France
J'ai toujours l'impression en lisant ce genre de sondage - et les réactions qui vont avec - que les gens tombent de haut parce qu'ils idéalisent à la fois le sondage lui-même mais aussi l'époque d'avant (ce qui est sous-entendu par le "se perd" du titre du sujet).
Un sondage n'est qu'une prise d'opinion d'un panel de personnes jugé représentatif au moyen d'une ou plusieurs questions ; les résultats étant extrapolés à toute une population.
Il y a beaucoup trop de postulats là dedans :
- qui sont ces personnes?
- sur quels critères ont-ils été sélectionnés pour le sondage?
- comment sont tournées les questions? Sont-elles bien objectives?
- comment se passe l'analyse des résultats, si analyse il y a?
Et enfin, il y a la question qui fâche : au nom de quoi ce panel d'avis (au mieux 10 000 personnes) peut être extrapolé à tout un peuple (66 millions de personnes)?
Ensuite, je ne suis pas vraiment convaincu qu'avant, on croyait d'avantage.
Certes, on allait plus souvent à la messe mais, dans le cœur des gens, croyaient-ils vraiment à toutes les bases du dogme catholique?
Pour peu qu'ils aient de la valeur comme je le signifiais précédemment, il n'existait pas de sondages à l'époque...
Somme toute, nous n'en savons rien. Dieu seul sonde les cœur et les reins!
Ceci dit, il serait aussi intéressant de faire ce même sondage chez les juifs et les musulmans concernant leurs dogmes à eux.
Je ne suis pas convaincu que beaucoup d'entre eux croit par exemple à Adam et Eve, à Moise séparant la Mer Rouge, à la dictée du coran par l'ange Gabriel, au voyage nocturne de Muhammad sur sa monture, à la résurrection des morts, etc...
Un sondage n'est qu'une prise d'opinion d'un panel de personnes jugé représentatif au moyen d'une ou plusieurs questions ; les résultats étant extrapolés à toute une population.
Il y a beaucoup trop de postulats là dedans :
- qui sont ces personnes?
- sur quels critères ont-ils été sélectionnés pour le sondage?
- comment sont tournées les questions? Sont-elles bien objectives?
- comment se passe l'analyse des résultats, si analyse il y a?
Et enfin, il y a la question qui fâche : au nom de quoi ce panel d'avis (au mieux 10 000 personnes) peut être extrapolé à tout un peuple (66 millions de personnes)?
Ensuite, je ne suis pas vraiment convaincu qu'avant, on croyait d'avantage.
Certes, on allait plus souvent à la messe mais, dans le cœur des gens, croyaient-ils vraiment à toutes les bases du dogme catholique?
Pour peu qu'ils aient de la valeur comme je le signifiais précédemment, il n'existait pas de sondages à l'époque...
Somme toute, nous n'en savons rien. Dieu seul sonde les cœur et les reins!
Ceci dit, il serait aussi intéressant de faire ce même sondage chez les juifs et les musulmans concernant leurs dogmes à eux.
Je ne suis pas convaincu que beaucoup d'entre eux croit par exemple à Adam et Eve, à Moise séparant la Mer Rouge, à la dictée du coran par l'ange Gabriel, au voyage nocturne de Muhammad sur sa monture, à la résurrection des morts, etc...
Re: La Foi se perd en France
"- 14 % des personnes interrogées jugent l'existence de Dieu certaine"
On voit bien que le sondage a été réalisé en faisant appel à la Raison, et non pas sous l'angle de la Foi.
On a pas demandé : "croyez-vous en Dieu ?" Mais : "Pensez-vous que l'existence de Dieu est certaine, probable, improbable, exclue, ne sait pas ?" Ce qui n'est pas la même chose.
Le doute allant de pair avec la Foi, répondre de manière binaire montre bien que celui qui a posé la question n'a pas la foi.
Arthur Rubinstein, quand on lui demandait « Croyez-vous à l'au-delà? », répondait : « Non, mais si c'était le cas, je serais extrêmement ravi !».
On voit bien que le sondage a été réalisé en faisant appel à la Raison, et non pas sous l'angle de la Foi.
On a pas demandé : "croyez-vous en Dieu ?" Mais : "Pensez-vous que l'existence de Dieu est certaine, probable, improbable, exclue, ne sait pas ?" Ce qui n'est pas la même chose.
Le doute allant de pair avec la Foi, répondre de manière binaire montre bien que celui qui a posé la question n'a pas la foi.
Arthur Rubinstein, quand on lui demandait « Croyez-vous à l'au-delà? », répondait : « Non, mais si c'était le cas, je serais extrêmement ravi !».
Se croire soi-même imparfait et trouver les autres parfaits, voilà le bonheur. (Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus)
Ce qui attire le plus de grâces du bon Dieu, c'est la reconnaissance, car si nous le remercions d'un bienfait, il est touché et s'empresse de nous en faire dix autres et si nous le remercions encore avec la même effusion, quelle multiplication incalculable de grâces ! (idem)
Ce qui attire le plus de grâces du bon Dieu, c'est la reconnaissance, car si nous le remercions d'un bienfait, il est touché et s'empresse de nous en faire dix autres et si nous le remercions encore avec la même effusion, quelle multiplication incalculable de grâces ! (idem)
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Re: La Foi se perd en France
La France, fille aînée de l'Eglise...
Fille prodigue, qui a demandé sa part d'héritage, et qui loin de la maison de son père commence à subir les assauts de la famine...
Que ce sondage ait été conçu par des personnes n'ayant pas la foi, c'est statistiquement une quasi-certitude : il serait bien extraordinaire que les sondeurs fassent partie de cette infime minorité qu'ils disent constater
Que ses résultats ne soient que le reflet d'une triste réalité, là par contre j'en ai bien peur.
Ne nous voilons pas la face : nous connaissons une époque où il faut être missionnaire en France, et c'est une misson plus difficile encore que d'aller évangéliser des peuples qui n'avaient jamais entendu parler de Dieu. Il s'agit désormais d'évangéliser des gens qui pensent déjà savoir, et qui ont choisi de rejetter Dieu.
Fille prodigue, qui a demandé sa part d'héritage, et qui loin de la maison de son père commence à subir les assauts de la famine...
Que ce sondage ait été conçu par des personnes n'ayant pas la foi, c'est statistiquement une quasi-certitude : il serait bien extraordinaire que les sondeurs fassent partie de cette infime minorité qu'ils disent constater
Que ses résultats ne soient que le reflet d'une triste réalité, là par contre j'en ai bien peur.
Ne nous voilons pas la face : nous connaissons une époque où il faut être missionnaire en France, et c'est une misson plus difficile encore que d'aller évangéliser des peuples qui n'avaient jamais entendu parler de Dieu. Il s'agit désormais d'évangéliser des gens qui pensent déjà savoir, et qui ont choisi de rejetter Dieu.
Non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux. Mc 14, 36
Re: La Foi se perd en France
Et c'est pas avec de tels arguments et une telle opinion envers les non-croyants que vous allez réussir. 
"With my eternal life, I will see the world through to its end. Until everyone who won't like me is gone."
— Porky Minch
"Can you face your fears ?"
— Hanako
I speak from the noise
Souls and shapes, forever twisted
the lost voices of the damned
lure the bringer of despair
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Re: La Foi se perd en France
Si c'est à moi que ce message s'adresse, quels arguments ai-je exposé, et quelle opinion ai-je professé à l'égard des non-croyants ?Zarus a écrit :Et c'est pas avec de tels arguments et une telle opinion envers les non-croyants que vous allez réussir.
Non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux. Mc 14, 36
Re: La Foi se perd en France
Pas spécialement envers vous, mais bon ce que disent certains ici....
"L'héritage chrétien de la France" : C'est une raison absurde de se convertir, avec une telle logique, les pays non-chrétiens ne le deviendront jamais.
Pour les opinions : bah que les non-croyants sont forcément des idiots qui refusent Dieu par facilité,ect...
Vous useriez un peu plus souvent des arguments logiques de l'existence de Dieu, ça marcherait un peu mieux que de faire valoir l'héritage catholique et dire des évidences. (Jésus est notre sauveur !,ect...)
"L'héritage chrétien de la France" : C'est une raison absurde de se convertir, avec une telle logique, les pays non-chrétiens ne le deviendront jamais.
Pour les opinions : bah que les non-croyants sont forcément des idiots qui refusent Dieu par facilité,ect...
Vous useriez un peu plus souvent des arguments logiques de l'existence de Dieu, ça marcherait un peu mieux que de faire valoir l'héritage catholique et dire des évidences. (Jésus est notre sauveur !,ect...)
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Re: La Foi se perd en France
Comparé aux temps où la France était considérée comme "une âme", vos affirmations sont fondées. Néanmoins, la situation semble s'améliorer. Un petit frémissement commence à se faire sentir. J'ai également eu la bonne surprise de voir deux églises en travaux : la basilique de St. Denis et surtout l'église S. Merri qui est une pure merveille architecturale.jean_droit a écrit :Cela s'appelle du déni de vérité.
Alors même que tous les signaux sont au rouge on passe son temps à les ignorer ....
Ou à les nier.
"France, qu'as-tu fait de ton baptême ?"
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Re: La Foi se perd en France
Je n'ai trouvé nulle part sur cette page les termes "héritage chrétien de la France".Zarus a écrit :Pas spécialement envers vous, mais bon ce que disent certains ici....
"L'héritage chrétien de la France" : C'est une raison absurde de se convertir, avec une telle logique, les pays non-chrétiens ne le deviendront jamais.
Quand je parle de "la part d'héritage", je faisais une référence à la parabole du fils prodigue, un texte très bien connu des chrétiens, et non à "l'héritage chrétien de la France".
L'héritage chrétien de la France, ce n'est pas une raison pour se convertir : sur ce point nous serons d'accord. A la rigueur, ce peut être une raison de se dire qu'il doit y avoir quelque chose de pas mauvais dans l'histoire, puisque somme toute, le christianisme a amené à la démocratie, pas à la charia.
Là, vous projetez vos pensées, car personne ici n'a dit ça. Je maintiens que bien des gens en France pensent connaître le contenu de la foi et malgré tout refusent Dieu, mais je ne pense pas que ce soient des idiots, ni que ce soit pas facilité.Pour les opinions : bah que les non-croyants sont forcément des idiots qui refusent Dieu par facilité,ect...
Je vous invite par exemple à lire dans le dernier numéro du Monde Diplomatique (oui, j'ai de drôles de lectures pour un catholique) un très bel article sur un artiste qui a fait des dessins dans la prison St Paul à Lyon. L'article, écrit par un athée, ne cesse de faire des références au christianisme, à la Passion du Christ, à l'Ecce homo, etc. Tout en glissant régulièrement des petites piques à l'encontre de la prétendue religion chrétienne
Nous baignons aujourd'hui dans un tel environnement. Ce n'est donc pas le même contexte de mission qu'aller en Asie ou en Afrique annoncer l'évangile à des gens qui n'ont jamais entendu parler de Jésus, et qui n'ont même pas idée d'un Dieu unique.
Ca marcherait peut-être un peu mieux pour des gens qui ont soif d'un discours logique et rationnel. Je constate malgré tout que les efforts de Popeye, qui ne s'appuient que sur la raison la plus froide, restent inefficaces à vous convaincre, et que vos réponses me donnent le sentiment que vous désirez rester non-convaincu.Vous useriez un peu plus souvent des arguments logiques de l'existence de Dieu, ça marcherait un peu mieux que de faire valoir l'héritage catholique et dire des évidences. (Jésus est notre sauveur !,ect...)
Croyez-le ou non, il y a des tas de gens qui sont hermétiques à un tel discours, et qui au contraire sont sensibles à l'expérience vécue. Regardez tous ces gens qui se tournent vers des spiritualités exotiques, qui sont loin de toutes reposer sur l'exposé rationnel de leurs croyanges.
Quant à "dire des évidences" : si vraiment, c'étaient des évidences, elles devraient l'être tout autant pour vous. "Jésus est notre sauveur" : comprennez-vous vraiment ce que cela signifie ? Pourquoi nous avons besoin d'être sauvé ? Et si vous le comprenez, avez-vous envie d'être sauvé ? Cette simple question est loin d'être une évidence, je peux vous assurer que quand mon curé me l'a posé il y a 2 semaines, je n'ai pas su quoi répondre... Sur le moment, j'ai voulu répondre "oui, évidemment". Et puis j'ai commencé à réfléchir, et c'est vite devenu bien plus complexe...
Non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux. Mc 14, 36
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Re: La Foi se perd en France
De belgicatho :
Remarque personnelle :
Comment voulez vous que la Foi se transmette si "La Foi se perd en France" !
http://belgicatho.hautetfort.com/archiv ... .html#more
Remarque personnelle :
Comment voulez vous que la Foi se transmette si "La Foi se perd en France" !
http://belgicatho.hautetfort.com/archiv ... .html#more
Quand nos ados boudent la foi
Sur "Spiritualité 2000", le père Jacques Sylvestre rend compte du livre de Jean-Marie Petitclerc intitulé "Quand nos ados boudent la foi" :
« Pour vous, parents, grands-parents, j’ai écrit ces pages ». (Jean-Marie Petitclerc)
« Parvenu à l’adolescence, votre « jeune » décroche et prend ses distances avec toute pratique religieuse, il ne semble même plus s’intéresser à la question de Dieu. Pourtant nombre d’entre eux, devenus adultes, continuent de vivre des valeurs que vous leur avez transmises: ouverture à l’autre, générosité, solidarité et fraternité. Ce que parents et grands-parents cherchez à transmettre n’est plus évident. » Pour reprendre le mot de François, le pape: « C’est comme si ces adorables ados disaient : « nous sommes progressistes. Nous allons dans le sens du progrès, là où va tout le monde ». (18/11/13)
Jean-Marie Petitclerc, auteur de «Quand nos ados boudent la foi », partage dans ce livre de quatre-vingt quelques pages, le fruit d’une trentaine d’années d’accompagnement des jeunes. Éducateur, prêtre et salésien, l’auteur a consacré sa vie à l’accompagnement des jeunes. C’est un regard plein d’espérance qu’il porte ici sur les « nouvelles générations ».
Qui peut encore soutenir : « J’ai La foi ». Expression peu usitée aujourd’hui. La foi n’est pas un objet que l’on pourrait posséder ou perdre. Transmettre la foi à nos adolescents, mission impossible, direz-vous! Comment rejoindre les jeunes dans leur vécu actuel?
Faut-il réinventer une pastorale de la rue? L’important ne serait-il pas avant tout de nous intéresser à ce que les jeunes aiment et de nous rapprocher d’eux?
On ne naît pas ado, on le devient vers 14 ans, contestataire, révolutionnaire, dépendamment des milieux côtoyés. L’absence de Dieu au foyer, à l’école et dans la société, définit pour une part ce milieu, et d’autre part la présence dans l’environnement de croyances diverses: islamisme, judaïsme, hindouisme, boulisme et que sais-je encore. Ce qu’il faut réaliser, c’est que ces religions ou spiritualités diverses sont des plus ostentatoires: vêtements, signes religieux, lieux de rassemblement plus fréquentés que les nôtres, tout catholiques que nous sommes. De quoi interpeler les jeunes.
La foi et les ados ? Indifférence ou rupture ? Deuil de l’image d’un Dieu tout-puissant ou d’un parent idéal, divorce entre la vie et la foi sont pour une part causes de cette indifférence, voire même d’un refus systématique. Quel âge difficile pour la foi, tellement confrontée à d’oppositions et d’innombrables questionnements!
Autrefois la vie s’organisait autour de la religion: fêtes, dévotions, etc. Aujourd’hui, les ados vivent dans un monde organisé et planifié autour de leurs désirs. Nos « jeunes » noient dans la drogue leurs rêves d’une société idéale. Ils fuient toute réalité même religieuse tellement décevante. Ils ne voient pas que l’Église-institution, cible des libres-penseurs, a presque été mise en veilleuse avec l’arrivée du pape François.
Plus que jamais l’Esprit est à l’œuvre en ces temps. Le suicide en progression croissante dans notre monde en changement, deuxième cause de mortalité chez les ados, devrait nous alerter et nous sortir de notre indifférence ou respect incongru de l’évolution des ados.
S’il y a des deuils à faire, tout adulte que nous sommes, nous devons en prendre conscience, mais il importe plus encore de les charger d’espérance. Toute crise prélude à un changement. Le deuil le plus crucial pour l’ado est certes celui de l’image de soi. Il ne se reconnaît plus, ne se comprend plus et rejette d’emblée toute image ou icône qu’on voudrait lui proposer.
L’évangile dessine deux esquisses de l’ado : l’enfant prodigue qui part au loin dissiper l’héritage de ses pères, et le fils spontanément docile aux volontés de ses géniteurs, mais en fait à sa tête. L’ado veut grandir, découvrir sa personnalité; pour ce faire, il lui faut couper le cordon ombilical en tous domaines, sauf peut-être le pécunier.
Tel est en somme l’ado qu’il nous faut malgré tout accompagner dans la foi, de la dépendance à l’autonomie, du rêve au projet, et préserver de s’enliser dans une utopie, de se révolter ou poursuivre le rêve d’un autre. Le regard des copains a parfois trop d’importance pour l’ado qui veut grandir et être reconnu dans sa personnalité.
N’oublions que l’évangélisation, surtout de l’adolescence, comporte avant tout un ensemencement suivi de la germination. (Mc. 4. 30+) Cela prend du temps et des manières, et par-dessus la présence du divin Maître dans le témoignage et la prière. Pour le jeune ado, comme pour tous, l’annonce de l’évangile doit être annonce d’une bonne nouvelle, manière de vivre dans la joie, et la grâce en est une de résurrection. Aider l’ado à élaborer sa propre manière de croire, lui servir de repère pour construire sa propre vie et tisonner sans cesse le foyer où se forme l’avenir, la famille plus
Au terme de son ouvrage, Jean-Marie Petitclerc nous laisse avec cette pensée : « On ne peut transmettre l’amour aux jeunes en tenant de grands discours sur l’amour; on ne peut le faire qu’en aimant les jeunes. On ne peut transmettre l’espérance; on ne peut le faire qu’en partageant son espérance avec les jeunes. Il en va de même pour la foi. On ne peut transmettre la foi qu’en croyant en les jeunes, en leur faisant confiance. ».
« N’ayez pas peur », crie du Seigneur dans la tempête, (Lc 8.22) et invite Jean-Paul II, le jour de son intronisation. Le paralytique de l’évangile eut besoin de quatre brancardiers pour le descendre aux pieds de Jésus (Mc 1 : 1-12). Qui peut-être et veut être brancardiers des ados?
Nul n’a pouvoir face à nos ados qui boudent la foi, mais tous ont l’autorité, c’est-à-dire une constante relation avec eux à condition d’être crédibles et non moins soucieux de ce que vivent nos ados. Surtout, ne leur proposons pas ce que nous ne faisons pas. Notre façon d’être et d’agir sera témoignages et vraies sources d’évangélisation s’ils sont prégnant de cette joie de vivre.
Jean-Marie Petitclerc : Quand nos ados boudent la foi. Médiaspaul 2013.
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Re: La Foi se perd en France
Etre parent est loin d'être un "métier" facile ... Je suis une maman de deux enfants de 21 et 18 ans et n'est pas facile ... Ils n'ont pas complètement boudé la foi, mais il a fallu s'adapter ... Ils ne voulaient plus aller à la messe dans la paroisse à cause du regard des autres et parce que le courant ne passait pas avec le prêtre ... Si je n'avais pas pris la décision de faire 25 kms tous les dimanches, ils auraient certainement tout quittéjean_droit a écrit :« Parvenu à l’adolescence, votre « jeune » décroche et prend ses distances avec toute pratique religieuse, il ne semble même plus s’intéresser à la question de Dieu. Pourtant nombre d’entre eux, devenus adultes, continuent de vivre des valeurs que vous leur avez transmises: ouverture à l’autre, générosité, solidarité et fraternité. Ce que parents et grands-parents cherchez à transmettre n’est plus évident. » Pour reprendre le mot de François, le pape: « C’est comme si ces adorables ados disaient : « nous sommes progressistes. Nous allons dans le sens du progrès, là où va tout le monde ». (18/11/13)
L'amitié nous fait partager de grands moments de bonheur, mais aussi d'immenses peines. L'important est de partager, de s'écouter, de se soutenir.
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Re: La Foi se perd en France
Récemment, à une réunion d'information sur la confirmation, un père de famille demandait quoi faire pour inciter les jeunes, pré-ados et ados, à aller jusqu'à leur confirmation, et à continuer encore après.
Je lui ai répondu que la première chose à faire, ce serait de commencer à témoigner par nos actes de la place que nous donnons à Dieu dans notre vie. De prier en famille, sans les obliger à venir prier avec nous, mais à prier de manière visible. Comment veut-on que les jeunes aient envie de prier s'ils ne voient jamais leurs parents le faire ? De venir le dimanche à la messe, tous les dimanches. Comment veut-on que les jeunes accordent du crédit aux sacrements, et en premier lieu à l'Eucharistie, s'ils ne voient jamais leurs parents y aller, sauf grandes fêtes ?
Quand les ados voient leurs parents être des chrétiens sans Jésus, comme dirait le Pape, ils comprennent logiquement que Jésus n'est pas nécessaire pour vivre.
Les ados ont aussi soif d'idéaux vécus en pratique : ils tolèrent mal quand les actes ne correspondent pas aux discours. Comment croire en une religion de l'amour, s'ils ne voient pas leur parents vivre cet amour dans leur couple, dans leur famille, et autour d'eux avec les autres chrétiens ? Ne sommes nous pas plus prompts à critiquer devant eux le curé, les paroissiens, le Pape, les chrétiens trop tradi, les chrétiens trop modernistes, les chrétiens qui s'activent trop mais ne prient pas assez, les chrétiens qui prient tout le temps mais de font rien, les chrétiens qui passent leur temps à demander au curé ce qu'ils doivent faire au lieu d'être autonome, les chrétiens qui n'en font qu'à leur tête sans suivre les conseils de l'Eglise et sans jamais se confesser... Les ados voient tout ça, et ils se demande où est la charité, l'amour fraternel que nous disons être si important.
Je suis fermement convaincu que la pastorale des ados, c'est avant tout montrer qu'on essaie réellement de faire ce qu'on dit. Qu'on donne vraiment la première place à Jésus dans notre vie. Ca, c'est planter des graines, et après elles pousseront...
On ne transmet pas la foi : il n'est pas en notre pouvoir de la donner. Mais on témoigne de ce qu'on vit... et de ce qu'on ne vit pas.
Ce père salésien a bien raison de dire qu'il faut croire en les jeunes, leur accorder confiance : Dieu croit bien en l'homme...
Je lui ai répondu que la première chose à faire, ce serait de commencer à témoigner par nos actes de la place que nous donnons à Dieu dans notre vie. De prier en famille, sans les obliger à venir prier avec nous, mais à prier de manière visible. Comment veut-on que les jeunes aient envie de prier s'ils ne voient jamais leurs parents le faire ? De venir le dimanche à la messe, tous les dimanches. Comment veut-on que les jeunes accordent du crédit aux sacrements, et en premier lieu à l'Eucharistie, s'ils ne voient jamais leurs parents y aller, sauf grandes fêtes ?
Quand les ados voient leurs parents être des chrétiens sans Jésus, comme dirait le Pape, ils comprennent logiquement que Jésus n'est pas nécessaire pour vivre.
Les ados ont aussi soif d'idéaux vécus en pratique : ils tolèrent mal quand les actes ne correspondent pas aux discours. Comment croire en une religion de l'amour, s'ils ne voient pas leur parents vivre cet amour dans leur couple, dans leur famille, et autour d'eux avec les autres chrétiens ? Ne sommes nous pas plus prompts à critiquer devant eux le curé, les paroissiens, le Pape, les chrétiens trop tradi, les chrétiens trop modernistes, les chrétiens qui s'activent trop mais ne prient pas assez, les chrétiens qui prient tout le temps mais de font rien, les chrétiens qui passent leur temps à demander au curé ce qu'ils doivent faire au lieu d'être autonome, les chrétiens qui n'en font qu'à leur tête sans suivre les conseils de l'Eglise et sans jamais se confesser... Les ados voient tout ça, et ils se demande où est la charité, l'amour fraternel que nous disons être si important.
Je suis fermement convaincu que la pastorale des ados, c'est avant tout montrer qu'on essaie réellement de faire ce qu'on dit. Qu'on donne vraiment la première place à Jésus dans notre vie. Ca, c'est planter des graines, et après elles pousseront...
On ne transmet pas la foi : il n'est pas en notre pouvoir de la donner. Mais on témoigne de ce qu'on vit... et de ce qu'on ne vit pas.
Ce père salésien a bien raison de dire qu'il faut croire en les jeunes, leur accorder confiance : Dieu croit bien en l'homme...
Non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux. Mc 14, 36
Re: La Foi se perd en France
A mon humble avis, les deux arguments logiques pour prouver l'existence de Dieu sont l'existence de l'Univers, et la conscience que l'Homme a de lui même, qui ne peut être que le résultat de réactions chimiques dans la cerveau : comment des atomes peuvent-ils aimer ?Zarus a écrit : Vous useriez un peu plus souvent des arguments logiques de l'existence de Dieu, ça marcherait un peu mieux que de faire valoir l'héritage catholique et dire des évidences. (Jésus est notre sauveur !,ect...)
Mais comme tous les arguments rationnels, ils ne servent qu'à aider les croyants quand le doute apparaît :
je doute , donc je suis, donc Dieu est !
Dans nos sociétés profondément "imprégnées" par les philosophies et les sociologies anticatholiques, l'exemplarité du comportement des croyants est le principal "argument" pour donner envie aux non-croyants de découvrir le Christ, mais pas les arguments rationnels que le non-croyant, qui n'est pas plus bête qu'un croyant, a déjà considéré et n'y a pas trouvé la foi .
Le Christianisme est la religion de l'Incarnation, pas une spiritualité abstraite. C'est en rencontrant ses frères que l'on rencontre Dieu.
Se croire soi-même imparfait et trouver les autres parfaits, voilà le bonheur. (Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus)
Ce qui attire le plus de grâces du bon Dieu, c'est la reconnaissance, car si nous le remercions d'un bienfait, il est touché et s'empresse de nous en faire dix autres et si nous le remercions encore avec la même effusion, quelle multiplication incalculable de grâces ! (idem)
Ce qui attire le plus de grâces du bon Dieu, c'est la reconnaissance, car si nous le remercions d'un bienfait, il est touché et s'empresse de nous en faire dix autres et si nous le remercions encore avec la même effusion, quelle multiplication incalculable de grâces ! (idem)
- astre
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Re: La Foi se perd en France
C'est un idéal de vie difficile à atteindre ... que je n'ai pas réussi à atteindrePeccator a écrit :Les ados ont aussi soif d'idéaux vécus en pratique : ils tolèrent mal quand les actes ne correspondent pas aux discours. Comment croire en une religion de l'amour, s'ils ne voient pas leur parents vivre cet amour dans leur couple, dans leur famille, et autour d'eux avec les autres chrétiens ? Ne sommes nous pas plus prompts à critiquer devant eux le curé, les paroissiens, le Pape, les chrétiens trop tradi, les chrétiens trop modernistes, les chrétiens qui s'activent trop mais ne prient pas assez, les chrétiens qui prient tout le temps mais de font rien, les chrétiens qui passent leur temps à demander au curé ce qu'ils doivent faire au lieu d'être autonome, les chrétiens qui n'en font qu'à leur tête sans suivre les conseils de l'Eglise et sans jamais se confesser... Les ados voient tout ça, et ils se demande où est la charité, l'amour fraternel que nous disons être si important.
A eux, avec l'aide de Dieu de pouvoir faire la part des choses et de se construire avec ce qu'ils ont vécu ....
L'amitié nous fait partager de grands moments de bonheur, mais aussi d'immenses peines. L'important est de partager, de s'écouter, de se soutenir.
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