Le déclin de l'Eglise Catholique en Europe
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jean_droit
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Le déclin de l'Eglise Catholique en Europe
Ce n'est pas moi qui le dis ..... Toujours le courage du Saint Père ! Bravo de dire la vérité !
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Synode: discours alarmiste de Benoît XVI sur le déclin du christianisme
Par Martine NOUAILLE AFP - ROME (AFP) -
Le pape Benoît XVI a ouvert dimanche un synode des évêques du monde entier, le deuxième de son pontificat, par un discours alarmiste sur la perte d'influence du christianisme en Europe, évoquant même le "châtiment" de Dieu contre les peuples rebelles à son message.
Le chef de l'Eglise catholique, âgé de 81 ans et habituellement sévère à l'égard des sociétés sécularisées, a encore durci le ton durant la messe célébrée avec faste avec les 253 évêques et cardinaux, représentant 1,1 milliard de catholiques, réunis jusqu'au 26 octobre pour discuter de la diffusion de "la parole de Dieu".
Dans l'antique basilique romaine St-Paul-hors-les-murs, le pape allemand a déploré que "des nations un temps riches de leur foi et de vocations perdent désormais leur identité propre sous l'influence délétère et destructive d'une certaine culture moderne".
Benoît XVI s'est rendu du 12 au 15 septembre en France, autrefois surnommée "la fille aînée de l'Eglise" et devenue un bastion de la laïcité avec une pratique religieuse en chute libre.
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Synode: discours alarmiste de Benoît XVI sur le déclin du christianisme
Par Martine NOUAILLE AFP - ROME (AFP) -
Le pape Benoît XVI a ouvert dimanche un synode des évêques du monde entier, le deuxième de son pontificat, par un discours alarmiste sur la perte d'influence du christianisme en Europe, évoquant même le "châtiment" de Dieu contre les peuples rebelles à son message.
Le chef de l'Eglise catholique, âgé de 81 ans et habituellement sévère à l'égard des sociétés sécularisées, a encore durci le ton durant la messe célébrée avec faste avec les 253 évêques et cardinaux, représentant 1,1 milliard de catholiques, réunis jusqu'au 26 octobre pour discuter de la diffusion de "la parole de Dieu".
Dans l'antique basilique romaine St-Paul-hors-les-murs, le pape allemand a déploré que "des nations un temps riches de leur foi et de vocations perdent désormais leur identité propre sous l'influence délétère et destructive d'une certaine culture moderne".
Benoît XVI s'est rendu du 12 au 15 septembre en France, autrefois surnommée "la fille aînée de l'Eglise" et devenue un bastion de la laïcité avec une pratique religieuse en chute libre.
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Balade
- Barbarus

Re: Le déclin de l'Eglise Catholique en Europe
Merci, jean-droit.
Je me permets de compléter par un article paru aujourd'hui sur AOL qui rapporte dans le détail les dires du Pape au cours du synode. J'ai copié le texte cet après-midi et je m'aperçois qu'entre-temps, l'article a été modifié (des propos du Pape ont été supprimés).
Voici le texte original :
SYNODE :
DISCOURS ALARMISTE DE BENOIT XVI SUR LE DECLIN DU CHRISTIANISME
Le pape Benoît XVI a ouvert dimanche matin un synode des évêques du monde entier consacré à "la parole de Dieu" par une charge contre "une certaine culture moderne" ayant proclamé la mort de Dieu, durant une messe célébrée dans la basilique romaine Saint-Paul-hors-les murs.
Les synodes sont des assemblées consultatives chargées d'éclairer le pape sur des sujets concernant la vie et la mission de l'Eglise catholique, qui revendique plus d'un milliard de fidèles à travers le monde.
Le pape a brossé dans son homélie un sombre tableau de la perte d'influence du christianisme en Europe, menacé d'extinction comme certaines communautés chrétiennes des premiers siècles, et a même évoqué le "châtiment" que Dieu a fait subir aux communautés chrétiennes rebelles ou incohérentes.
"Si nous regardons l'Histoire, nous sommes obligés de noter assez fréquemment la froideur et la rébellion de chrétiens incohérents. Suite à cela Dieu, même s'il ne manque jamais à sa promesse de salut, a souvent dû recourir au châtiment", a-t-il dit.
Benoît XVI, qui a visité en septembre la France, laïque et largement déchristianisée, a relevé que "des nations un temps riches de foi et de vocations perdent désormais leur identité propre, sous l'influence délétère et destructrice d'une certaine culture moderne".
"On y voit celui qui, ayant décidé que +Dieu est mort+, se déclare +dieu+ lui-même et se considère l'unique artisan de son propre destin, le propriétaire absolu du monde", a-t-il ajouté.
"Quand les hommes se proclament propriétaires absolus d'eux-mêmes et uniques maîtres de la création" (...) "la chronique quotidienne" montre "que s'étendent l'arbitraire du pouvoir, les intérêts égoïstes, l'injustice et l'exploitation, la violence
dans toutes ses expressions", a souligné Benoît XVI.
Il a cependant relevé que "si dans certaines régions la foi s'affaiblit jusqu'à s'éteindre, il y aura toujours d'autres peuples à l'accueillir". Et il a ajouté: "le mal et la mort n'ont jamais le dernier mot".
...........................................
Lien vers l'article modifié :
http://actualite.aol.fr/actualite-monde ... 6193442703
Je me permets de compléter par un article paru aujourd'hui sur AOL qui rapporte dans le détail les dires du Pape au cours du synode. J'ai copié le texte cet après-midi et je m'aperçois qu'entre-temps, l'article a été modifié (des propos du Pape ont été supprimés).
Voici le texte original :
SYNODE :
DISCOURS ALARMISTE DE BENOIT XVI SUR LE DECLIN DU CHRISTIANISME
Le pape Benoît XVI a ouvert dimanche matin un synode des évêques du monde entier consacré à "la parole de Dieu" par une charge contre "une certaine culture moderne" ayant proclamé la mort de Dieu, durant une messe célébrée dans la basilique romaine Saint-Paul-hors-les murs.
Les synodes sont des assemblées consultatives chargées d'éclairer le pape sur des sujets concernant la vie et la mission de l'Eglise catholique, qui revendique plus d'un milliard de fidèles à travers le monde.
Le pape a brossé dans son homélie un sombre tableau de la perte d'influence du christianisme en Europe, menacé d'extinction comme certaines communautés chrétiennes des premiers siècles, et a même évoqué le "châtiment" que Dieu a fait subir aux communautés chrétiennes rebelles ou incohérentes.
"Si nous regardons l'Histoire, nous sommes obligés de noter assez fréquemment la froideur et la rébellion de chrétiens incohérents. Suite à cela Dieu, même s'il ne manque jamais à sa promesse de salut, a souvent dû recourir au châtiment", a-t-il dit.
Benoît XVI, qui a visité en septembre la France, laïque et largement déchristianisée, a relevé que "des nations un temps riches de foi et de vocations perdent désormais leur identité propre, sous l'influence délétère et destructrice d'une certaine culture moderne".
"On y voit celui qui, ayant décidé que +Dieu est mort+, se déclare +dieu+ lui-même et se considère l'unique artisan de son propre destin, le propriétaire absolu du monde", a-t-il ajouté.
"Quand les hommes se proclament propriétaires absolus d'eux-mêmes et uniques maîtres de la création" (...) "la chronique quotidienne" montre "que s'étendent l'arbitraire du pouvoir, les intérêts égoïstes, l'injustice et l'exploitation, la violence
dans toutes ses expressions", a souligné Benoît XVI.
Il a cependant relevé que "si dans certaines régions la foi s'affaiblit jusqu'à s'éteindre, il y aura toujours d'autres peuples à l'accueillir". Et il a ajouté: "le mal et la mort n'ont jamais le dernier mot".
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Lien vers l'article modifié :
http://actualite.aol.fr/actualite-monde ... 6193442703
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jean_droit
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Re: Le déclin de l'Eglise Catholique en Europe
Les paroles du Sain Père me font penser au psaume 94 :
" Quarante ans leur génération m'a déçu, et j'ai dit : Ce peuple a le coeur égaré, il n'a pas connu mes chemins. Dans ma colère, j'en ai fait le serment : Jamais ils n'entreront dans mon repos. "
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, pour les siècles des siècles. Amen
" Quarante ans leur génération m'a déçu, et j'ai dit : Ce peuple a le coeur égaré, il n'a pas connu mes chemins. Dans ma colère, j'en ai fait le serment : Jamais ils n'entreront dans mon repos. "
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, pour les siècles des siècles. Amen
Re: Le déclin de l'Eglise Catholique en Europe
A méditer....Balade a écrit :et a même évoqué le "châtiment" que Dieu a fait subir aux communautés chrétiennes rebelles ou incohérentes.
- Olivier JC
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Re: Le déclin de l'Eglise Catholique en Europe
Au fait, comment les communautés chrétiennes qu'évoquaient le pape ont-elles été châtiées ?? Vous savez, toutes les communautés qui se trouvaient en Turquie, au Moyen-Orient, dans ce qui est aujourd'hui le Maghreb ??Relief a écrit :A méditer....Balade a écrit :et a même évoqué le "châtiment" que Dieu a fait subir aux communautés chrétiennes rebelles ou incohérentes.
A méditer également...
+
MOTUS IN FINE VELOCITOR
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jean_droit
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Re: Le déclin de l'Eglise Catholique en Europe
"Que les gens croient ou qu'ils ne croient pas, c'est une chose, encore faut-il que l'Église croie à la vérité qu'elle a reçu mission de transmettre. J'ai toujours attaché une grande importance au problème des catéchismes, car c'est la transmission de la foi qui est en jeu avec ce concile : la foi ne pourra se transmettre que si l'Église fait à nouveau profession de croire à l'autorité qu'elle a reçue de Dieu pour enseigner les fidèles. Je n'ai pas étudié à fond la déclaration sur la liberté religieuse, mais j'en ai gardé l'impression d'une révolution dans la pédagogie : au lieu d'enseigner aux enfants (c'est le cas le plus général) les vérités de foi avec autorité, on semble vouloir conduire les esprits à un choix adulte, libre, responsable entre les diverses religions, cultures et philosophies préalablement parcourues par une recherche respectueuse. Les enfants du catéchisme eux-mêmes, au lieu de recevoir un enseignement, devront se mettre en recherche. On pourrait quasiment résumer tout ce que nous avons dit par cette constatation : nos évêques n'ont plus d'écoles « catholiques », mais des écoles « catholiques non confessionnelles ». La dénommée « évolution conciliaire » est embourbée dans des contradictions de ce genre, elles sont suicidaires. Commençons donc par sortir des contradictions, toutes filles de la contradiction-clé de notre temps: l'apostasie immanente."
(Jean Madiran, entretien, 2002).
Ici, Madiran parlait surtout de la situation en France.
Un enseignement qui ne s'affirme plus comme la Vérité, mais comme une possible vérité, parmi tant d'autres, que l'on suggère, sans vouloir trop déranger. C'est un peu le sentiment que j'ai moi-même eu lorsque, plus jeune, j'étais extérieur à l'Église.
Benoit XVI me semble être la personne qui fallait dans nos sociétés occidentales sécularisée : un grand théologien et excellent pédagogue. Encore faut-il que l'occidental lambda, gavé de relativisme, de matérialisme et d'idéologie des droit de l'homme (vue comme l'Alpha et l'Omega), ait conservé une oreille quelque peu attentive à ce message authentiquement révolutionnaire du Christianisme (au sens originel : revolvere, "action de revenir en arrière, de recommencer").
Dans la situation dans laquelle nous sommes, je crois qu'on peut parler de nécessaire ré-évangélisation de l'Occident. Pour le reste de l'Europe, la situation est différente selon les pays.
(Jean Madiran, entretien, 2002).
Ici, Madiran parlait surtout de la situation en France.
Un enseignement qui ne s'affirme plus comme la Vérité, mais comme une possible vérité, parmi tant d'autres, que l'on suggère, sans vouloir trop déranger. C'est un peu le sentiment que j'ai moi-même eu lorsque, plus jeune, j'étais extérieur à l'Église.
Benoit XVI me semble être la personne qui fallait dans nos sociétés occidentales sécularisée : un grand théologien et excellent pédagogue. Encore faut-il que l'occidental lambda, gavé de relativisme, de matérialisme et d'idéologie des droit de l'homme (vue comme l'Alpha et l'Omega), ait conservé une oreille quelque peu attentive à ce message authentiquement révolutionnaire du Christianisme (au sens originel : revolvere, "action de revenir en arrière, de recommencer").
Dans la situation dans laquelle nous sommes, je crois qu'on peut parler de nécessaire ré-évangélisation de l'Occident. Pour le reste de l'Europe, la situation est différente selon les pays.
"Au lieu de craindre ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l'âme, craignez Celui qui peut précipiter dans la Géhenne corps et âme." (Matthieu 10 - 28)
"Chercher Dieu, c'est la foi, le trouver c'est l'espérance, le connaître c'est l'amour, le sentir c'est la paix, le goûter c'est la joie, le posséder c'est l'ivresse." (Marthe Robin - Si le grain de blé ne meurt)
"Ceux qui sont conduits par le Saint-Esprit ont des idées justes. Voilà pourquoi il y a tant d'ignorants qui en savent plus long que les savants." (Saint Curé d'Ars)
"Chercher Dieu, c'est la foi, le trouver c'est l'espérance, le connaître c'est l'amour, le sentir c'est la paix, le goûter c'est la joie, le posséder c'est l'ivresse." (Marthe Robin - Si le grain de blé ne meurt)
"Ceux qui sont conduits par le Saint-Esprit ont des idées justes. Voilà pourquoi il y a tant d'ignorants qui en savent plus long que les savants." (Saint Curé d'Ars)
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etienne lorant
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Situation de l'Église en Europe
Evêques et cardinaux au chevet de l'Europe malade
LES RACINES DE LA CRISE ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE DE L'EUROPE
2e journée de lassemblée du CCEE, synthèse de Mgr Léonard
A. Bourdin
ROME, samedi 29 septembre 2012 (ZENIT.org) – Les racines de la crise économique et financière de l’Europe sont plus profondes qu’on ne croit, estiment les évêques d’Europe : elles sont d’ordre philosophique et spirituel. « Si l’Europe est en crise au plan financier, monétaire, économique, c’est peut-être parce qu’elle n’a pas suffisamment enraciné son projet spirituellement », a résumé Mgr Léonard.
Mgr André-Joseph Léonard, archevêque de Malines-Bruxelles, a en effet résumé pour la presse, en fin de matinée, vendredi 28 septembre, les trois interventions qui ont nourri la réflexion des 10 cardinaux et 33 évêques présents à l’assemblée plénière du Conseil des conférences épiscopales d’Europe, en Suisse, à Saint-Gall (27-30 septembre). Voici notre transcription de sa synthèse.
***
Mgr André-Joseph Léonard, archevêque de Malines-Bruxelles, a en effet résumé pour la presse, en fin de matinée, vendredi 28 septembre, les trois interventions qui ont nourri la réflexion des 10 cardinaux et 33 évêques présents à l’assemblée plénière du Conseil des conférences épiscopales d’Europe, en Suisse, à Saint-Gall (27-30 septembre)
Pour affronter cette question des défis à la fois culturels , sociaux et spirituels de l’Europe, nous avons entendu ce matin trois interventions : une de M. Kuno Schedler, professeur d’économie d’entreprise à l’université de Saint-Gall, sur les enjeux surtout de l’ordre de économique ; ensuite une intervention de Mme Marta Cartabia, qui est professeur de droit et juge à la Cour constitutionnelle en Italie ; et ma propre intervention sur le point de vue philosophique et théologique.
Une crise philosophique et spirituelle
Et malgré les trois approches fort différentes, il y avait une grande convergence puisque l’économiste qui a pris la parole, M. Schedler, a souligné comment derrière la crise économique et financière qui touche l’Europe actuellement, il y a un enjeu plus profond, un enjeu qui est de l’ordre philosophique, d’ordre spirituel, si l’Europe est en crise au plans financier, monétaire, économique, c’est peut-être parce qu’elle n’a pas suffisamment enraciné son projet spirituellement, comme c’était le cas pour les grands fondateurs de l’Europe qui étaient des hommes doués d’une forte spiritualité. Je prends un exemple qu’il a cité : on a peut-être trop vite fait l’Europe monétaire, autour de l’euro, avant d’avoir approfondi l’unité politique de l’Europe et aussi son unité spirituelle.
Les « nouveaux droits »
La seconde intervention, de Mme Marta Cartabia, se plaçait d’un point de vue juridique. Je dois dire que j’ai beaucoup apprécié son intervention parce que elle a mis le doigt sur un problème assez grave dans l’Europe d’aujourd’hui, à savoir qu’on se sert des formules juridiques, des modèles juridiques, pour créer toute une série de « nouveaux droits » qui sont d’inspiration individuelle, des droits nouveaux qui rejoignent des situations individuelles, personnelles, et qui par là même privatisent le droit. En l’utilisant pour des situations particulières d’individus ou de groupes, des concepts qui ont à l’origine une vocation universelle.
Les législations et le dictionnaire
Je prends un des exemples qu’elle a mentionnés : quand une législation prévoit d’appeler du même nom « mariage », l’union de deux hommes, de deux femmes, alors que dans tous les dictionnaires du monde et dans toutes les législations, le mot mariage désigne l’union stable et reconnue d’un homme et d’une femme. On utilise un cadre juridique général pour légitimer des situations particulières auxquelles ont pourrait offrir, par d’autres voies, des garanties de stabilité, de protection, au plan fiscal, économique.
J’ai trouvé son analyse de ce surgissement de beaucoup droits individuels qui ne respectent pas l’esprit du droit particulièrement éclairante.
L’ouverture à une autre dimension
Dans mon intervention, je me suis situé à un plan philosophique : l’homme ne peut se comprendre lui-même et ne peut comprendre la transcendance de Dieu ou d’autres formes de transcendance que s’il ne se comprend pas lui-même uniquement à partir de ses conditionnements, sociaux, historiques, économiques, et pas non plus à partir de sa propre intériorité, de son dynamisme intérieur, de sa liberté, mais s’il s’ouvre à une dimension qui le dépasse.
Si l’homme se comprend uniquement à partir de son environnement cosmique et historique, il va perdre un aspect de sa grandeur, de sa dignité. S’il se comprend uniquement à partir de sa liberté, ce qui est la tentation de toutes les formes d’existentialisme – même si cette démarche a de la valeur –, il va aussi manquer un aspect essentiel de la vocation humaine. On va privilégier la subjectivité aux dépens de ce qui est objectif. Et il y a un sens de la personne, un sens de Dieu qui ne peuvent naître que si l’on s’ouvre à une réalité qui nous dépasse, qui dépasse l’ordre de ma liberté et qui atteste qu’il y a quelque chose, éventuellement quelqu’un, avant nous, qui nous précède et qui nous porte.
LES RACINES DE LA CRISE ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE DE L'EUROPE
2e journée de lassemblée du CCEE, synthèse de Mgr Léonard
A. Bourdin
ROME, samedi 29 septembre 2012 (ZENIT.org) – Les racines de la crise économique et financière de l’Europe sont plus profondes qu’on ne croit, estiment les évêques d’Europe : elles sont d’ordre philosophique et spirituel. « Si l’Europe est en crise au plan financier, monétaire, économique, c’est peut-être parce qu’elle n’a pas suffisamment enraciné son projet spirituellement », a résumé Mgr Léonard.
Mgr André-Joseph Léonard, archevêque de Malines-Bruxelles, a en effet résumé pour la presse, en fin de matinée, vendredi 28 septembre, les trois interventions qui ont nourri la réflexion des 10 cardinaux et 33 évêques présents à l’assemblée plénière du Conseil des conférences épiscopales d’Europe, en Suisse, à Saint-Gall (27-30 septembre). Voici notre transcription de sa synthèse.
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Mgr André-Joseph Léonard, archevêque de Malines-Bruxelles, a en effet résumé pour la presse, en fin de matinée, vendredi 28 septembre, les trois interventions qui ont nourri la réflexion des 10 cardinaux et 33 évêques présents à l’assemblée plénière du Conseil des conférences épiscopales d’Europe, en Suisse, à Saint-Gall (27-30 septembre)
Pour affronter cette question des défis à la fois culturels , sociaux et spirituels de l’Europe, nous avons entendu ce matin trois interventions : une de M. Kuno Schedler, professeur d’économie d’entreprise à l’université de Saint-Gall, sur les enjeux surtout de l’ordre de économique ; ensuite une intervention de Mme Marta Cartabia, qui est professeur de droit et juge à la Cour constitutionnelle en Italie ; et ma propre intervention sur le point de vue philosophique et théologique.
Une crise philosophique et spirituelle
Et malgré les trois approches fort différentes, il y avait une grande convergence puisque l’économiste qui a pris la parole, M. Schedler, a souligné comment derrière la crise économique et financière qui touche l’Europe actuellement, il y a un enjeu plus profond, un enjeu qui est de l’ordre philosophique, d’ordre spirituel, si l’Europe est en crise au plans financier, monétaire, économique, c’est peut-être parce qu’elle n’a pas suffisamment enraciné son projet spirituellement, comme c’était le cas pour les grands fondateurs de l’Europe qui étaient des hommes doués d’une forte spiritualité. Je prends un exemple qu’il a cité : on a peut-être trop vite fait l’Europe monétaire, autour de l’euro, avant d’avoir approfondi l’unité politique de l’Europe et aussi son unité spirituelle.
Les « nouveaux droits »
La seconde intervention, de Mme Marta Cartabia, se plaçait d’un point de vue juridique. Je dois dire que j’ai beaucoup apprécié son intervention parce que elle a mis le doigt sur un problème assez grave dans l’Europe d’aujourd’hui, à savoir qu’on se sert des formules juridiques, des modèles juridiques, pour créer toute une série de « nouveaux droits » qui sont d’inspiration individuelle, des droits nouveaux qui rejoignent des situations individuelles, personnelles, et qui par là même privatisent le droit. En l’utilisant pour des situations particulières d’individus ou de groupes, des concepts qui ont à l’origine une vocation universelle.
Les législations et le dictionnaire
Je prends un des exemples qu’elle a mentionnés : quand une législation prévoit d’appeler du même nom « mariage », l’union de deux hommes, de deux femmes, alors que dans tous les dictionnaires du monde et dans toutes les législations, le mot mariage désigne l’union stable et reconnue d’un homme et d’une femme. On utilise un cadre juridique général pour légitimer des situations particulières auxquelles ont pourrait offrir, par d’autres voies, des garanties de stabilité, de protection, au plan fiscal, économique.
J’ai trouvé son analyse de ce surgissement de beaucoup droits individuels qui ne respectent pas l’esprit du droit particulièrement éclairante.
L’ouverture à une autre dimension
Dans mon intervention, je me suis situé à un plan philosophique : l’homme ne peut se comprendre lui-même et ne peut comprendre la transcendance de Dieu ou d’autres formes de transcendance que s’il ne se comprend pas lui-même uniquement à partir de ses conditionnements, sociaux, historiques, économiques, et pas non plus à partir de sa propre intériorité, de son dynamisme intérieur, de sa liberté, mais s’il s’ouvre à une dimension qui le dépasse.
Si l’homme se comprend uniquement à partir de son environnement cosmique et historique, il va perdre un aspect de sa grandeur, de sa dignité. S’il se comprend uniquement à partir de sa liberté, ce qui est la tentation de toutes les formes d’existentialisme – même si cette démarche a de la valeur –, il va aussi manquer un aspect essentiel de la vocation humaine. On va privilégier la subjectivité aux dépens de ce qui est objectif. Et il y a un sens de la personne, un sens de Dieu qui ne peuvent naître que si l’on s’ouvre à une réalité qui nous dépasse, qui dépasse l’ordre de ma liberté et qui atteste qu’il y a quelque chose, éventuellement quelqu’un, avant nous, qui nous précède et qui nous porte.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Situation de l'Église en Europe
Les évêques d'Europe et le réveil des catholiques français
Je ne sais si cette nouvelle a déjà été donnée sur Cité catholique : Il est réconfortant de voir que, au delà même de l'épiscopat français, les évêques d'Europe soutiennent ces manifestations. Cela doit, aussi, vouloir dire que le Saint Père doit les soutenir comme l'avait fait Benoit XVI. Dernier point intéressant c'est l'emploi du mot réveil.
Eglise de France réveille toi !
Le site kipa-apic est un site catholique suisse plus ou moins officiel, je crois.
http://www.kipa-apic.ch/index.php?&pw=& ... &ki=243050
Je ne sais si cette nouvelle a déjà été donnée sur Cité catholique : Il est réconfortant de voir que, au delà même de l'épiscopat français, les évêques d'Europe soutiennent ces manifestations. Cela doit, aussi, vouloir dire que le Saint Père doit les soutenir comme l'avait fait Benoit XVI. Dernier point intéressant c'est l'emploi du mot réveil.
Eglise de France réveille toi !
Le site kipa-apic est un site catholique suisse plus ou moins officiel, je crois.
http://www.kipa-apic.ch/index.php?&pw=& ... &ki=243050
Europe: Les évêques saluent le réveil des Français contre le “Mariage pour tous“
“Un bon signe“ et une “grande promesse“ pour l'Europe
Rome, 10 mai 2013 (Apic) Au sortir d’une audience avec le pape François, le 10 mai 2013, les représentants de l’épiscopat européen ont salué, devant la presse, le réveil des Français face au “Mariage pour tous“.
Interrogés par I.MEDIA, les deux vice-présidents du Conseil des conférences épiscopales d’Europe (CCEE) y ont vu “un bon signe“ et une “grande promesse“ pour le vieux continent.
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etienne lorant
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Europe : une culture sans Dieu conduit l'homme au désespoir
Les évêques catholiques orientaux d'Europe, réunis pour leur rencontre annuelle sous le parrainage du CCEE, dans la ville de Košice, capitale européenne de la culture 2013, sur l'invitation de l’éparche grec-catholique local, à l'heureuse occasion de la célébration des 1150 ans de l'arrivée des saints Cyrille et Méthode parmi les populations slaves, ont abordé le thème de l'évangélisation de la culture, en relisant la mission évangélisatrice des deux saints frères grecs, tout en gardant à l'esprit les défis auxquels leurs Eglises en Europe doivent faire face au niveau local.
A la fin de cette rencontre, les évêques adressent à leurs fidèles et à tous les hommes de bonne volonté ce message d'espérance, de charité et d’amour.
Nous souhaitons, encore une fois, affirmer et rappeler les racines chrétiennes de l'Europe, profondément convaincus de l'actualité du message des saints Cyrille et Méthode. Une civilisation et une culture européenne, déracinée de l'Évangile salvifique de Jésus, ne pourra jamais construire une société humaine solide, basée sur des valeurs éthiques, morales et sur la famille, qui puissent garantir la justice et la paix entre les peuples. Une culture sans Dieu conduit l'homme au désespoir et à la mort. Nous nous battons pour une culture de la vie et de l'espérance : une culture qui soit en mesure d'accueillir l'homme et toutes ses dimensions, de créer la fraternité, l'amour, l'amitié et la solidarité, notamment envers les pauvres, envers ceux qui sont marginalisés et abandonnés. Une culture digne de ce nom est celle qui possède le culte de Dieu, un Dieu qui aime l'homme, chaque homme, pour lequel Il a donné sa vie et Il a vaincu la mort par sa glorieuse Résurrection.
Nous connaissons bien les problèmes de nos peuples, la crise qui frappe le continent européen et le monde entier, le terrorisme et les nombreux conflits armés, les luttes politiques et le racisme. La crise n'est pas seulement économique, mais elle est surtout spirituelle. Nous, les chrétiens, dans notre identité de catholiques orientaux, nous sommes appelés à être des témoins plus authentiques du riche patrimoine hérité par nos pères, soutenus par le martyre de nombreux pasteurs et frères. Nous voulons annoncer la Bonne Nouvelle de l'Amour de Dieu à tous, dans la joie et dans l'enthousiasme. Nous avons besoin de Dieu pour retrouver le sens de notre existence sur cette terre. Personne ne peut porter sa croix tout seul, mais il doit le faire avec Dieu et avec ses frères. Voilà pourquoi nous voulons rappeler, encore une fois, que Jésus-Christ ne se tient pas à l'écart de nos vicissitudes. Il nous demande de confier en Lui. Trouvons donc, en Lui, le rocher sur lequel nous pouvons nous appuyer dans les vicissitudes de notre vie.
http://www.zenit.org/fr/articles/europe ... -desespoir
A la fin de cette rencontre, les évêques adressent à leurs fidèles et à tous les hommes de bonne volonté ce message d'espérance, de charité et d’amour.
Nous souhaitons, encore une fois, affirmer et rappeler les racines chrétiennes de l'Europe, profondément convaincus de l'actualité du message des saints Cyrille et Méthode. Une civilisation et une culture européenne, déracinée de l'Évangile salvifique de Jésus, ne pourra jamais construire une société humaine solide, basée sur des valeurs éthiques, morales et sur la famille, qui puissent garantir la justice et la paix entre les peuples. Une culture sans Dieu conduit l'homme au désespoir et à la mort. Nous nous battons pour une culture de la vie et de l'espérance : une culture qui soit en mesure d'accueillir l'homme et toutes ses dimensions, de créer la fraternité, l'amour, l'amitié et la solidarité, notamment envers les pauvres, envers ceux qui sont marginalisés et abandonnés. Une culture digne de ce nom est celle qui possède le culte de Dieu, un Dieu qui aime l'homme, chaque homme, pour lequel Il a donné sa vie et Il a vaincu la mort par sa glorieuse Résurrection.
Nous connaissons bien les problèmes de nos peuples, la crise qui frappe le continent européen et le monde entier, le terrorisme et les nombreux conflits armés, les luttes politiques et le racisme. La crise n'est pas seulement économique, mais elle est surtout spirituelle. Nous, les chrétiens, dans notre identité de catholiques orientaux, nous sommes appelés à être des témoins plus authentiques du riche patrimoine hérité par nos pères, soutenus par le martyre de nombreux pasteurs et frères. Nous voulons annoncer la Bonne Nouvelle de l'Amour de Dieu à tous, dans la joie et dans l'enthousiasme. Nous avons besoin de Dieu pour retrouver le sens de notre existence sur cette terre. Personne ne peut porter sa croix tout seul, mais il doit le faire avec Dieu et avec ses frères. Voilà pourquoi nous voulons rappeler, encore une fois, que Jésus-Christ ne se tient pas à l'écart de nos vicissitudes. Il nous demande de confier en Lui. Trouvons donc, en Lui, le rocher sur lequel nous pouvons nous appuyer dans les vicissitudes de notre vie.
http://www.zenit.org/fr/articles/europe ... -desespoir
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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jean_droit
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Situation de l'Eglise en Europe
Remarque personnelle :
Il n'est plus un pays d'Europe où la pratique religieuse ne décroit pas de façon plus ou moins accentuée. Moi je n'en connais pas. On m'a proposé de m'exiler en Pologne mais plusieurs polonais m'ont affirmé que la baisse de la pratique devenait préoccupante. Ce qui ne veut pas dire qu'on en soit à l'état des pays de l'ouest de l'Europe.
En plus de voir la pratique religieuse baisser continuement en France j'ai assisté à la déchritianisation du Sud du Portugal. En exemple significatif la famille que j'ai là bas a abandonné progressivement la pratique religieuse et s'est éloignée, de plus en plus, de l'Eglise.
Dans cet article de Belgicatho on a la réponse première, mais non unique, à ce risque de naufrage. C'est l'Evangélisation. Mais, au delà des discours et des synodes, je ne vois rien venir ... ou si peu en regard des besoins immenses. Pour la France la faiblesse globale de l'Evangélisation est devenue un problème culturel.
Une soeur nous a affirmé, lors d'un retraite, il y a 15 jours, que c'est à chacun de nous, à chacun des baptisés, d'être évangélisateur. Au moins dans ma paroisse c'est loin, très loin d'être le cas.
http://belgicatho.hautetfort.com/archiv ... .html#more
Début article :
Il n'est plus un pays d'Europe où la pratique religieuse ne décroit pas de façon plus ou moins accentuée. Moi je n'en connais pas. On m'a proposé de m'exiler en Pologne mais plusieurs polonais m'ont affirmé que la baisse de la pratique devenait préoccupante. Ce qui ne veut pas dire qu'on en soit à l'état des pays de l'ouest de l'Europe.
En plus de voir la pratique religieuse baisser continuement en France j'ai assisté à la déchritianisation du Sud du Portugal. En exemple significatif la famille que j'ai là bas a abandonné progressivement la pratique religieuse et s'est éloignée, de plus en plus, de l'Eglise.
Dans cet article de Belgicatho on a la réponse première, mais non unique, à ce risque de naufrage. C'est l'Evangélisation. Mais, au delà des discours et des synodes, je ne vois rien venir ... ou si peu en regard des besoins immenses. Pour la France la faiblesse globale de l'Evangélisation est devenue un problème culturel.
Une soeur nous a affirmé, lors d'un retraite, il y a 15 jours, que c'est à chacun de nous, à chacun des baptisés, d'être évangélisateur. Au moins dans ma paroisse c'est loin, très loin d'être le cas.
http://belgicatho.hautetfort.com/archiv ... .html#more
Début article :
L'Europe chrétienne proche du naufrage ?
Alors que la Belgique s'enfonce dans un "humanisme" sans Dieu qui la conduit à de redoutables extrémités, la voix de ses pasteurs se fait bien peu entendre. On aimerait pourtant qu'y résonnent des voix fortes comme celle du cardinal de Vienne lorsqu'il s'est exprimé, il y a deux jours, dans la cathédrale de Milan, comme le rapporte le site "Benoît-et-moi" :
"Hier 10 décembre, Christoph Schönborn était l'invité du Cardinal Scola, à la cathédrale de Milan, pour faire, devant un parterre de laïcs et de religieux un exposé sur "la nouvelle évangélisation, dans le contexte des grandes métropoles, traversées par de grands changements culturels et démographiques".
Il a dressé un tableau sombre (voire catastrophiste) de l'état de l'Eglise; on pourrait y voir l'un des éléments qui ont convaincu les cardinaux d'élire comme pape le cardinal Bergoglio: la peur, et comme conséquence, l'envie d'essayer "autre chose".
Voici le compte-rendu de Matteo Matzuzzi, pour Il Foglio (et ici, en italien, celui sur le site du diocèse de Milan, dont sont issues les photos: )
Le discours apocalyptique de Schönborn. L'Europe chrétienne risque le naufrage
http://www.ilfoglio.it/soloqui/21030"
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Loin d'être heureuse, cette Église est humiliée, appauvrie, découragée.
Il a choisi d'oublier le noble aplomb qui le distingue, la sérénité du pasteur érudit qui depuis près de vingt années est à la tête du diocèse qui fut la capitale de l'Austria felix.
Hier matin, dans la cathédrale de Milan, le cardinal Christoph von Schönborn a tracé les contours d'une Église souffrante, dont l'avenir est maintenant plus incertain que jamais.
C'est lui qu'avait choisi le cardinal Angelo Scola, pour parler du défi de l'évangélisation dans les contextes métropolitains traversés par de grands changements. En février, ce sera au cardinal Tagle, archevêque de Manille. Schönborn a choisi de ne pas suivre le texte préparé, préférant s'adresser au clergé ambrosien debout, de l'ambon.
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Altior
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Re: Situation de l'Eglise en Europe
Parfaitement d'accord, mais les laïques ne peuvent que suivre leurs pasteurs. Le pape, les évêques, les prêtres. Je ne sais pas ce qu'ils font, mais, au moins dans mon village, je ne vois aucun prêtre évangéliser. Enseigner la sainte doctrine de la foi est premièrement un ministère sacerdotal et non pas premièrement un ministère laïque. Les laïques ne peuvent que aider les prêtres, mais pas les substituer en ce qui concerne l'oeuvre d'évangélisation. Moi, je ne vois pas la majorité de prêtres pleins de zèle, qui puisse générer un mouvement laïque plein de zèle. Or, à mon avis, c'est par les prêtres qu'on doit commencer.jean_droit a écrit :
Une soeur nous a affirmé, lors d'un retraite, il y a 15 jours, que c'est à chacun de nous, à chacun des baptisés, d'être évangélisateur.
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jean_droit
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Re: Situation de l'Eglise en Europe
Les Papes, Paul VI, Jean Paul II, Benoît XVI et, maintenant, François 1er ont insisté, sans discontinuer, sur la nécessité de l'Evangélisation.
Benoît XVI a même réuni un synode sur le sujet.
Le Pape François vient de publier un texte sur l'Evangélisation.
La volonté et la bonne volonté des papes ne suffit pas.
Il faut que le peuple chrétien suive et ce n'est pas le cas.
Un certain nombre de catholiques essaye d'évangéliser mais ils sont minoritaires. Des évêques essayent d'évangéliser; je pense à monseigneur Rey, bien sûr, mais il n'est pas le seul. Des nouvelles communautés souvent charismatiques se donnent pour objectif l'évangélisation. La communauté que ma femme et moi fréquentons a pour nom "Famille missionnaire Notre Dame". Il y a Notre Dame de Kabylie. Il y a les cours Alpha. Il y a tous ceux qui s'intéressent aux catéchumènes ....
Mais, au total, c'est bien peu et ce n'est pas porté par l'ensemble du peuple chrétien.
Je pense que c'est une des conséquences de la situation de l'Eglise en France.
Benoît XVI a même réuni un synode sur le sujet.
Le Pape François vient de publier un texte sur l'Evangélisation.
La volonté et la bonne volonté des papes ne suffit pas.
Il faut que le peuple chrétien suive et ce n'est pas le cas.
Un certain nombre de catholiques essaye d'évangéliser mais ils sont minoritaires. Des évêques essayent d'évangéliser; je pense à monseigneur Rey, bien sûr, mais il n'est pas le seul. Des nouvelles communautés souvent charismatiques se donnent pour objectif l'évangélisation. La communauté que ma femme et moi fréquentons a pour nom "Famille missionnaire Notre Dame". Il y a Notre Dame de Kabylie. Il y a les cours Alpha. Il y a tous ceux qui s'intéressent aux catéchumènes ....
Mais, au total, c'est bien peu et ce n'est pas porté par l'ensemble du peuple chrétien.
Je pense que c'est une des conséquences de la situation de l'Eglise en France.
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etienne lorant
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Re: Situation de l'Eglise en Europe
Ah bon ? Et la grand-mère, dans sa maison de repos, que ses enfants ne visitent qu'une fois par an, mais qui prie son chapelet, comme elle dit: "pour que mes enfants et mes petits-enfants reviennent à Jésus", elle ne compte pas ?jean_droit a écrit :Il faut que le peuple chrétien suive et ce n'est pas le cas.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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jean_droit
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Re: Situation de l'Eglise en Europe
Malheureusement de nombreux prêtres réagissent de la même façon. Je ne sais pas vraiment pourquoi car je ne doute pas du tout de leur valeur de leur spiritualité.J'ai un exemple tout récent ... Cette semaine, j'ai rencontré un prêtre pour des problèmes personnels et si je ne lui avais pas parlé de Dieu, l'aurait-il fait ?... Je n'ai pas l'impression ... Autant à l'Eglise, il me paraissait très pieu, très proche de Dieu, que là, il m'a paru très lointain ... J'ai été déçue ... Toute occasion devrait être bonne pour évangéliser ou renforcer la foi des personnes rencontrées ... Par contre, en ce qui concerne l'accueil, je n'ai rien à dire... Il s'est rendu disponible ...
Puisque l'on parle des prêtres il me semble qu'il cherchent souvent à être "transparents" en dehors de leurs églises. Pourquoi certains, dont mon curé, ne portent aucun signe distinctif ? Au moins une croix, au moins un col romain. Et alors le rêve serait la bonne vieille soutane.
Pourquoi ils parlent si peu d'évangélisation ? Pourquoi ce mot n'est pas utilisé dans leurs sermons ? Serait-ce devenu un mot tabou ?
Pourquoi parlent-ils si peu de Dieu et du Christ une fois sortis de leurs églises ?
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