François Hollande
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Re: François Hollande chez le Pape
N'oubliez pas que le pape François est aussi un jésuite. Il saura dire, avec délicatesse mais fermeté, à son homonyme François ce qu'il pense.
Le pape François s'exprime très bien dans notre langue (dixit notre archevêque qui l'a rencontré à deux reprises) - même s'il ne la pratique pas en public -. Il a accès à la presse française, à la Télévision surtout France 2, et à la Radio Française également. Prions pour que cette rencontre soit positive pour les uns et pour les autres.
Le pape François s'exprime très bien dans notre langue (dixit notre archevêque qui l'a rencontré à deux reprises) - même s'il ne la pratique pas en public -. Il a accès à la presse française, à la Télévision surtout France 2, et à la Radio Française également. Prions pour que cette rencontre soit positive pour les uns et pour les autres.
"Ce qui te préoccupe, Dieu s'en occupe" Fr. Roger de Taizé
Re: François Hollande chez le Pape
C'est surprenant ce voyage, étant donné que hollande à l'air de n'être ni pratiquant ni même croyant. Même si il semble être né dans une famille catholique.
- Jean-Mic
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Re: François Hollande chez le Pape
Le président de la République Française rend visite au chef de l'Etat du Vatican. Cette visite n'a de sens (pour François Hollande) que parce que le Vatican est un état, non parce que le pape est le représentant (d'accord, le mot est mal choisi de notre point de vue de chrétiens) des catholiques. C'est une visite entre chefs d'états. Les deux états (France et Vatican) sont partie prenante dans la question de la guerre en Syrie et dans la recherche d'une solution non militaire à cette guerre. Je prends le pari que ce sera le principal sujet de discussion entre les deux chefs d'état, mais il n'est pas exclu que d'autres sujets viennent sur le tapis. Faisons confiance à François (lequel ? à vous de voir ...!).
Fraternellement
Jean-Mic
Fraternellement
Jean-Mic
Heureux ceux qui savent rire d'eux-mêmes. Ils n'ont pas fini de s'amuser !
Re: François Hollande chez le Pape
Bah en tant que chef d'état d'un pays et le pape en tant que chef spirituel d'une partie des habitants de son pays ?seba15 a écrit :C'est surprenant ce voyage, étant donné que hollande à l'air de n'être ni pratiquant ni même croyant. Même si il semble être né dans une famille catholique.
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— Porky Minch
"Can you face your fears ?"
— Hanako
I speak from the noise
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Re: François Hollande chez le Pape
Je reposte sur ce site après pas mal de temps d'absence, dommage que je n'ai pas plus de temps pour participer à cet excellent site
...
Je suis curieux de savoir ce que va donner cette entrevue quand même : même si les discussions porteront sans doute surtout sur la Syrie et probablement assez peu sur des sujets sociétaux, ça risque d'être explosif. Je plains le pauvre petit François ( tout le monde aura deviné lequel
) !
J'ai aussi signé la pétition, ne serait-ce qu'en raison de l'omerta que l'on cherche à imposer dans ce pays dès lors qu'on ne suit pas l'opinion de la majorité. C'est assez grave ce qui se passe en ce moment, une démocratie où l'on refuse catégoriquement tout débat avec comme toute réponse la violence ( verbale, physique, juridique ) de la part de la masse, sous l'œil bienveillant et intéressé des médias ( le devoir de neutralité professionnelle n'est plus qu'un lointain souvenir... ), et où l'on pousse la logique de paranoïa à son extrême ( une grande partie des Français semble désormais adhérer au mythe du complot intégriste catholique en Europe, entre autres menaces, dans un pays où la laïcité est acceptée depuis longtemps par la quasi-totalité des catholiques y compris les pratiquants ) et même du gouvernement.
Un simple rappel, pourtant totalement ignoré par les médias : les catholiques constituent la minorité religieuse la plus persécutée au monde. Et ça ne date pas d'hier. Pendant ce temps, on continue à rechercher le scandale pour des débats de dessous la ceinture.
Je suis curieux de savoir ce que va donner cette entrevue quand même : même si les discussions porteront sans doute surtout sur la Syrie et probablement assez peu sur des sujets sociétaux, ça risque d'être explosif. Je plains le pauvre petit François ( tout le monde aura deviné lequel
J'ai aussi signé la pétition, ne serait-ce qu'en raison de l'omerta que l'on cherche à imposer dans ce pays dès lors qu'on ne suit pas l'opinion de la majorité. C'est assez grave ce qui se passe en ce moment, une démocratie où l'on refuse catégoriquement tout débat avec comme toute réponse la violence ( verbale, physique, juridique ) de la part de la masse, sous l'œil bienveillant et intéressé des médias ( le devoir de neutralité professionnelle n'est plus qu'un lointain souvenir... ), et où l'on pousse la logique de paranoïa à son extrême ( une grande partie des Français semble désormais adhérer au mythe du complot intégriste catholique en Europe, entre autres menaces, dans un pays où la laïcité est acceptée depuis longtemps par la quasi-totalité des catholiques y compris les pratiquants ) et même du gouvernement.
Un simple rappel, pourtant totalement ignoré par les médias : les catholiques constituent la minorité religieuse la plus persécutée au monde. Et ça ne date pas d'hier. Pendant ce temps, on continue à rechercher le scandale pour des débats de dessous la ceinture.
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etienne lorant
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Re: François Hollande chez le Pape
Saint-Père, je suis très heureux d'être accueilli ici", a dit M. Hollande en serrant la main du pape dans la salle du Tronetto.
François Hollande et le pape François se sont entretenus vendredi matin au Vatican, une première rencontre délicate sur des sujets comme la fin de vie et l'avortement, alors que le président français se trouve en outre dans la tourmente sur sa vie privée.
A son arrivée dans le Palais pontifical, derrière le solennel cortège des "gentilhommes de sa Sainteté", en redingote, M. Hollande, accompagné du président de la Maison pontificale, Mgr Georg Gänswein, semblait impressionné.
Quand les deux François se sont serrés la main, ils semblaient tous deux un peu crispés, même si M. Hollande a esquissé un sourire.
"Saint-Père, je suis très heureux d'être accueilli ici", a dit M. Hollande en serrant la main du pape dans la salle du Tronetto.
Le pape, souvent très affable, avait une expression grave. Il a toutefois relevé, en recevant des mains du président un ouvrage sur Saint-François de Sales, célébré ce vendredi, "c'est notre patron!" et semblait plus détendu après l'entretien.
Non loin de là, une bombe artisanale a explosé dans la nuit de jeudi à vendredi près de Saint-Yves-des-Bretons, l'une des églises françaises de Rome. Elle n'a fait que de légers dégâts matériels, et selon les enquêteurs, n'aurait pas de lien avec cette visite. Toutefois, par précaution, les mesures de sécurité ont été renforcées.
Cette visite intervient à un moment délicat pour le président Hollande, dont la liaison avec Julie Gayet, une actrice de 41 ans, défraye la chronique.
Mais il n'est pas d'usage au Vatican d'aborder des sujets d'ordre privé. Et la présence de la compagne de M. Hollande, Valérie Trierweiler, avec laquelle il n'est pas marié, n'était de toute façon pas prévue.
L'entretien en tête-à-tête, qui a duré 35 minutes, devait être marqué par des convergences sur les crises internationales et la justice sociale, mais un désaccord profond sur les évolutions sociétales.
Le chef de l'Etat socialiste avait souhaité rencontrer le pape, "grande autorité morale", qui peut être "utile" dans le règlement de la crise syrienne et du conflit israélo-palestinien.
Défenseur de la laïcité et promoteur de projets sur le mariage pour tous et la fin de vie qui froissent l'Eglise, M. Hollande souhaitait aussi, selon l'un de ses conseillers, adresser "un message fort de dialogue et d'attention" aux catholiques, alors qu'il est impopulaire auprès de la majorité d'entre eux à l'approche des élections municipales et européennes.
La loi autorisant le mariage homosexuel promulguée en mai 2013 avait mis des centaines de milliers de manifestants dans la rue, parmi lesquels nombre de croyants.
Plus récemment, des dispositions confortant le droit à l'avortement ont provoqué des crispations. Les projets sur le suicide assisté pour les malades en fin de vie, des réformes envisagées sur la famille, les conceptions en faveur de la promotion du "gender" (le sexe à la naissance ne détermine pas l'identité sexuelle) créent un malaise grandissant parmi les catholiques français.
Selon l'Elysée, ces dossiers "ne devaient pas être au coeur" de la rencontre. "On sait bien que les positions sont divergentes, elles n'ont pas vocation à se rapprocher à l'occasion de cet échange, en particulier sur la question de l'avortement", dit-on.
Mais, au Vatican, ces projets et débats suscitent incompréhension et critiques. Le pape François, à qui a été transmis une "supplique" de 110.000 catholiques français exprimant leur "malaise" face à la politique du gouvernement, devrait les aborder.
Plus consensuelles, les questions de la protection des chrétiens d'Orient, les conflits en Afrique, le gaspillage des ressources alimentaires et la relance des efforts internationaux pour la protection de l'environnement --une priorité de Paris et du pape-- ont sans doute été aussi abordés.
Alors que Nicolas Sarkozy promouvait une "laïcité positive" tenant compte de "l'héritage chrétien de la France", M. Hollande compte bien rester dans ses habits de défenseur d'un autre type de laïcité, "pilier de la République".
Le président, qui s'est fait accompagner de représentants engagés du monde catholique français, dont le père missionnaire Georges Vandenbeusch, récemment libéré au Nord-Cameroun et embrassé avec chaleur par le pape, devait rencontrer le secrétaire d'Etat Pietro Parolin et son "ministre" des Affaires étrangères, le Français Dominique Mamberti, avant de s'adresser à la mi-journée à la presse au Centre culturel Saint-Louis de France.
http://www.lalibre.be/actu/internationa ... ad9fccfa9b
Note personnelle: le titre de l'article est éloquent Hollande est heureux d'être reçu. Mais du point de vue diplomatique, eût-il été possible de ne pas le recevoir ? La question que je me pose : François Hollande a-t-il été invité ? Il me semble plutôt qu'il s'est imposé.
François Hollande et le pape François se sont entretenus vendredi matin au Vatican, une première rencontre délicate sur des sujets comme la fin de vie et l'avortement, alors que le président français se trouve en outre dans la tourmente sur sa vie privée.
A son arrivée dans le Palais pontifical, derrière le solennel cortège des "gentilhommes de sa Sainteté", en redingote, M. Hollande, accompagné du président de la Maison pontificale, Mgr Georg Gänswein, semblait impressionné.
Quand les deux François se sont serrés la main, ils semblaient tous deux un peu crispés, même si M. Hollande a esquissé un sourire.
"Saint-Père, je suis très heureux d'être accueilli ici", a dit M. Hollande en serrant la main du pape dans la salle du Tronetto.
Le pape, souvent très affable, avait une expression grave. Il a toutefois relevé, en recevant des mains du président un ouvrage sur Saint-François de Sales, célébré ce vendredi, "c'est notre patron!" et semblait plus détendu après l'entretien.
Non loin de là, une bombe artisanale a explosé dans la nuit de jeudi à vendredi près de Saint-Yves-des-Bretons, l'une des églises françaises de Rome. Elle n'a fait que de légers dégâts matériels, et selon les enquêteurs, n'aurait pas de lien avec cette visite. Toutefois, par précaution, les mesures de sécurité ont été renforcées.
Cette visite intervient à un moment délicat pour le président Hollande, dont la liaison avec Julie Gayet, une actrice de 41 ans, défraye la chronique.
Mais il n'est pas d'usage au Vatican d'aborder des sujets d'ordre privé. Et la présence de la compagne de M. Hollande, Valérie Trierweiler, avec laquelle il n'est pas marié, n'était de toute façon pas prévue.
L'entretien en tête-à-tête, qui a duré 35 minutes, devait être marqué par des convergences sur les crises internationales et la justice sociale, mais un désaccord profond sur les évolutions sociétales.
Le chef de l'Etat socialiste avait souhaité rencontrer le pape, "grande autorité morale", qui peut être "utile" dans le règlement de la crise syrienne et du conflit israélo-palestinien.
Défenseur de la laïcité et promoteur de projets sur le mariage pour tous et la fin de vie qui froissent l'Eglise, M. Hollande souhaitait aussi, selon l'un de ses conseillers, adresser "un message fort de dialogue et d'attention" aux catholiques, alors qu'il est impopulaire auprès de la majorité d'entre eux à l'approche des élections municipales et européennes.
La loi autorisant le mariage homosexuel promulguée en mai 2013 avait mis des centaines de milliers de manifestants dans la rue, parmi lesquels nombre de croyants.
Plus récemment, des dispositions confortant le droit à l'avortement ont provoqué des crispations. Les projets sur le suicide assisté pour les malades en fin de vie, des réformes envisagées sur la famille, les conceptions en faveur de la promotion du "gender" (le sexe à la naissance ne détermine pas l'identité sexuelle) créent un malaise grandissant parmi les catholiques français.
Selon l'Elysée, ces dossiers "ne devaient pas être au coeur" de la rencontre. "On sait bien que les positions sont divergentes, elles n'ont pas vocation à se rapprocher à l'occasion de cet échange, en particulier sur la question de l'avortement", dit-on.
Mais, au Vatican, ces projets et débats suscitent incompréhension et critiques. Le pape François, à qui a été transmis une "supplique" de 110.000 catholiques français exprimant leur "malaise" face à la politique du gouvernement, devrait les aborder.
Plus consensuelles, les questions de la protection des chrétiens d'Orient, les conflits en Afrique, le gaspillage des ressources alimentaires et la relance des efforts internationaux pour la protection de l'environnement --une priorité de Paris et du pape-- ont sans doute été aussi abordés.
Alors que Nicolas Sarkozy promouvait une "laïcité positive" tenant compte de "l'héritage chrétien de la France", M. Hollande compte bien rester dans ses habits de défenseur d'un autre type de laïcité, "pilier de la République".
Le président, qui s'est fait accompagner de représentants engagés du monde catholique français, dont le père missionnaire Georges Vandenbeusch, récemment libéré au Nord-Cameroun et embrassé avec chaleur par le pape, devait rencontrer le secrétaire d'Etat Pietro Parolin et son "ministre" des Affaires étrangères, le Français Dominique Mamberti, avant de s'adresser à la mi-journée à la presse au Centre culturel Saint-Louis de France.
http://www.lalibre.be/actu/internationa ... ad9fccfa9b
Note personnelle: le titre de l'article est éloquent Hollande est heureux d'être reçu. Mais du point de vue diplomatique, eût-il été possible de ne pas le recevoir ? La question que je me pose : François Hollande a-t-il été invité ? Il me semble plutôt qu'il s'est imposé.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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jean_droit
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Re: François Hollande chez le Pape
De nombreux articles parlent de la rencontre entre le Saint Père et le président Hollande.
Celui-ci, lu dans l'observatoire des évêques, me semble intéressant.
Il me semble, aussi, encourageant car il semble que le Saint Père n'est pas tombé dans le piège que lui tendait le pouvoir socialiste : compter pour perte et profit les attaques incessantes du pouvoir socialiste contre l'Eglise et faire une belle action de propagande en vue des prochaines élections électorales.
Celui-ci, lu dans l'observatoire des évêques, me semble intéressant.
Il me semble, aussi, encourageant car il semble que le Saint Père n'est pas tombé dans le piège que lui tendait le pouvoir socialiste : compter pour perte et profit les attaques incessantes du pouvoir socialiste contre l'Eglise et faire une belle action de propagande en vue des prochaines élections électorales.
Le risque est grand en effet, quand on connaît le fonctionnement de la Secrétairerie d’Etat, de passer par pertes et profits les attentes et besoins des catholiques du pays du chef d’Etat visiteur au profit de relations diplomatiques apaisées.
D’autres Etats ont connu ce problème, dont la Chine encore récemment, malgré la lettre de Benoît XVI, qui n’a pas du arriver dans certaines boîtes de la Secrétairerie.
Car du côté du Pape, les choses sont plutôt claires : il a soutenu la Marche pour la vie du 19 janvier, motivant ainsi les nombreux catholiques français, qui ont parfois l’impression d’être abandonnés par leurs évêques sur ce sujet fondamental.
Néanmoins, le communiqué du Saint-Siège a voulu montrer que les relations entre la France et le Vatican sont plutôt froides, comme le souligne mon confrère :
« on parle d’entretiens « cordiaux » – comme on dit en terme diplomatique pour signifier qu’on n’est d’accord sur rien ou sur très peu de choses ».
Et le Saint-Siège n’a pas éludé les sujets qui fâchent et que François Hollande ne souhaitait pas évoquer. Il faut dire que les catholiques ont réuni en très peu de jour plus de 100 000 signatures pour demander au Pape de refuser la mise sous le tapis de ces points :
« Dans le contexte de la défense et de la promotion de la dignité de la personne humaine, quelques arguments d’actualité ont été examinés, comme la famille, la bioéthique, le respect des communautés religieuses et la protection des lieux de culte. »
Alors, les catholiques français seront-ils trahis par la Secrétairerie d’Etat ? A première vue, il semble que non. Mais il est encore trop tôt pour en être certain
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jean_droit
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Re: François Hollande chez le Pape
Belgicatho nous parle des relations entre les catholiques de France et le pouvoir socialiste à partir d'un article du Figaro :
François Hollande : divorce durable avec l'électorat catholique
Alors que le François des laïcs hexagonaux rencontre aujourd'hui celui des catholiques, Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l'Ifop, décrypte dans le « Figaro » les derniers chiffres du baromètre Ifop/JDD du chef de l'État français, qui atteint des records d'impopularité :
« La photo des deux François réunis - le Pape et le président - peut-elle faire vibrer les catholiques français? Au plus bas dans les sondages, le chef de l'État atteint des records d'impopularité chez les catholiques pratiquants, avec seulement 16 % de satisfaits, contre 22 % en moyenne pour l'ensemble de la population sur ces quatre derniers mois, d'octobre 2012 à janvier 2013, selon les derniers chiffres du baromètre Ifop/JDD.
La rupture entre Hollande le laïc et les catholiques ne date pas d'hier. Entre mai 2012 et janvier 2013, la cote de popularité moyenne du président de la République n'atteignait que 36 % chez ces croyants, contre 48 % dans l'ensemble de la population. Le basculement de l'opinion est donc moins sensible chez les catholiques. Entre ces deux périodes, la cote du président a en effet baissé de 20 points chez ces derniers, alors qu'elle s'effondrait de 26 points pour l'ensemble des Français. «Les catholiques forment un électorat traditionnellement ancré à droite, rappelle Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l'Ifop. Pour eux, le décrochage s'est fait très tôt, dès les premiers mois qui ont suivi l'élection présidentielle.»
Des mois de manifestations
La tempête du mariage pour tous a-t-elle contribué à la chute de François Hollande dans l'opinion catholique? Tout le laisse à penser, alors que les pratiquants se sont montrés majoritairement opposés à l'instauration d'un droit au mariage et à l'adoption pour les couples homosexuels.
«L'Église a donné de la voix, la “cathosphère” s'est mobilisée, mais cette mobilisation ne s'est pas traduite par un basculement massif de son cœur de cible que sont les catholiques pratiquants», décrypte Jérôme Fourquet.
Ainsi, après des mois de manifestations et de polémiques, une minorité importante de catholiques pratiquants se déclaraient toujours favorables au mariage (41 %) et à l'adoption (30 %) pour les couples homosexuels.
En plein débat, entre août 2012 et janvier 2013, la courbe de la popularité de François Hollande auprès des fidèles comme auprès de l'ensemble de la population suivait une trajectoire similaire.
Autre président, autre schéma. Quand Nicolas Sarkozy décrochait brutalement dans l'opinion entre fin 2007 et 2008, il était toujours largement soutenu par les «cathos». «En revanche, les affaires de la candidature de Jean Sarkozy à la présidence de l'Epad et du double salaire d'Henri Proglio fin 2009, ont fait chuter le président dans l'électorat catholique, attaché aux valeurs de l'exemplarité et entretenant un rapport distancié à l'argent, note Jérôme Fourquet. «Ni le discours du Latran, ni la visite à Benoît XVI n'ont suffi à lui assurer le soutien des catholiques sur la durée.»
Réf. Divorce durable avec l'électorat catholiqueDans ce contexte, l'hostilité de l'électorat catholique de droite envers François Hollande - structurelle et apparemment tenace - semble difficile à estomper. Même après un tête-à-tête avec le Saint-Père. PMA, éthique, fin de vie… François Hollande va écouter les remontrances du Pape. «C'est un jeu de posture, relève le directeur adjoint de l'Ifop. Le sujet de la défense des chrétiens d'Orient semble plus susceptible de toucher cet électorat et de faire marquer des points au président.»
Il est en effet peu probable que l’ "opération François" à Rome puisse faire changer d’avis les catholiques français. JPSC
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Re: François Hollande chez le Pape
François Hollande était le seul chef d'état européen à ne pas avoir rencontré le pape ... Maintenant, c'est fait. Il a été le dernier à se rendre au Vatican.
" Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu , car Dieu est Amour " I Jean 4,7.
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Re: François Hollande chez le Pape
Le président François Hollande au Vatican cela fait rêver.
Qu'il soit le dernier c'est tout à fait normal puisqu'il est un ennemi de l'Eglise et que, depuis, qu'il est au pouvoir lui et ses amis n'ont cessé d'attaquer l'Eglise.
Son mépris pour l'Eglise et pour tous ceux qui ont défilé ou ont mis en place des protestations pacifiques s'est manifesté sans arrêt.
Il s'est montré un diviseur acharné de la société française.
Les projets de lois en cours accentuent ce divorce entre le pouvoir socialiste et l'Eglise.
Il a essayé, avec sa visite au Saint Père, d'atténuer les tensions qu'il a lui même créées.
Heureusement il semble que les catholiques n'ont pas, dans leur majorité, été sensibles aux sirènes .....
Qu'il soit le dernier c'est tout à fait normal puisqu'il est un ennemi de l'Eglise et que, depuis, qu'il est au pouvoir lui et ses amis n'ont cessé d'attaquer l'Eglise.
Son mépris pour l'Eglise et pour tous ceux qui ont défilé ou ont mis en place des protestations pacifiques s'est manifesté sans arrêt.
Il s'est montré un diviseur acharné de la société française.
Les projets de lois en cours accentuent ce divorce entre le pouvoir socialiste et l'Eglise.
Il a essayé, avec sa visite au Saint Père, d'atténuer les tensions qu'il a lui même créées.
Heureusement il semble que les catholiques n'ont pas, dans leur majorité, été sensibles aux sirènes .....
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Re: François Hollande chez le Pape
Personne n'a mis le lien vers l'article de l'organe de presse officiel du Vatican :
http://www.news.va/fr/news/rencontre-en ... pape-franc
Le voile n'est pas jeté sur les profonds désaccords. C'est traité avec mesure et diplomatie, mais sans les cacher.
http://www.news.va/fr/news/rencontre-en ... pape-franc
Le voile n'est pas jeté sur les profonds désaccords. C'est traité avec mesure et diplomatie, mais sans les cacher.
Non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux. Mc 14, 36
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Re: F. Hollande est un mufle avec les femmes comme avec le p
Normal il se prend pour Mitterand et n'appelait-on pas Mitterrand : 'dieu' ?
Pax et Bonum !
"Deus meus et Omnia"
"Prêchez l'Évangile en tout temps et utilisez des mots quand cela est nécessaire"
St François d'Assise
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etienne lorant
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François Hollande
Hollande : Fin du dialogue social ?
A force de jouer avec le feu, on finit toujours par se brûler les doigts… C'est exactement ce qui vient d'arriver à François Hollande.
Parce qu'il a trop cédé ces derniers mois aux sirènes des revendications du patronat, le président de la République vient de se voir infliger un sévère camouflet par les organisations syndicales contestataires. Non seulement Solidaires (les syndicats SUD) avait fait savoir dès la fin de semaine dernière qu'elle boycotterait la grande conférence sociale - elle avait participé à des tables rondes des deux premières éditions - mais c'est maintenant au tour de la CGT et de FO d'annoncer qu'elles sécheront la deuxième journée de débats. Une première dans l'histoire sociale!
Seul Bernard Thibault avait osé boycotter une cérémonie officielle de vœux début 2011.
Même sous Nicolas Sarkozy - que la plupart des leaders syndicaux exécraient et contre lequel ils ont même, plus ou moins explicitement, appelé à voter lors de la présidentielle de 2012 -, aucun n'avait osé aller aussi loin dans le refus de dialoguer avec un président de la République. Certes, Bernard Thibault, l'ex-secrétaire général de la CGT, s'était bien fait porter pale en janvier 2011 lors d'une cérémonie de vœux à l'Élysée, de peur d'être vu entrain de boire une coupe de champagne avec le président de la République. Officiellement, le patron de la centrale de Montreuil avait refusé «d'apporter son concours à ce simulacre» de dialogue social après une année 2010 marquée par des manifestations record contre la réforme Woerth des retraites, au cours desquelles la voix de millions de salariés n'avait pas été entendue. Il avait donc décliné l'invitation de la présidence de la République, dénonçant pêle-mêle son «l'intransigeance» de Nicolas Sarkozy et son «dédain à l'égard des positions syndicales sur un choix de société qui conditionne l'avenir pour des millions de salariés».
43 % des voix aux dernières élections
Mais pas un n'avait séché, de manière aussi ostentatoire, un sommet social, ne serait-ce qu'au nom du respect qu'ils affirment avoir de la République et de ses traditions. Le geste de la CGT et FO est bien supérieur à la symbolique qu'il dégage. Car les deux centrales sont tout sauf des organisations qui ne pèsent rien sur l'échiquier syndical. A elles deux, elles ont recueilli près de 43 % des voix aux dernières élections - résultat comptabilisé fin 2013 après le premier tour des élections de représentativité dans toutes les entreprises -, soit les suffrages de près d'un salarié sur deux! Et en nombre d'adhérents, elles revendiquent ensemble plus de 1,2 million de cartes. Ce qui fait de ces deux organisations (avec la CFDT) les plus grosses organisations militantes de France!
[b]Un paysage social à front totalement renversé dont on ne peut pas mesurer les conséquences.[/b]
Surtout, leur boycott est un signe on ne peut plus clair du rejet du «dialogue social à la française» que François Hollande revendique d'avoir inventé dans l'Hexagone et placé au cœur de sa politique sociale. Avec cette anomalie pour un exécutif de gauche d'être «soutenu» - tout du moins son pacte de responsabilité - par les organisations patronales et vilipendé par les syndicats de salariés. Un paysage social, donc, à front totalement renversé dont personne ne peut dire aujourd'hui quelles en seront les conséquences. A commencer lors des négociations sociales qui doivent intervenir au second semestre…
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014 ... llande.php
A force de jouer avec le feu, on finit toujours par se brûler les doigts… C'est exactement ce qui vient d'arriver à François Hollande.
Parce qu'il a trop cédé ces derniers mois aux sirènes des revendications du patronat, le président de la République vient de se voir infliger un sévère camouflet par les organisations syndicales contestataires. Non seulement Solidaires (les syndicats SUD) avait fait savoir dès la fin de semaine dernière qu'elle boycotterait la grande conférence sociale - elle avait participé à des tables rondes des deux premières éditions - mais c'est maintenant au tour de la CGT et de FO d'annoncer qu'elles sécheront la deuxième journée de débats. Une première dans l'histoire sociale!
Seul Bernard Thibault avait osé boycotter une cérémonie officielle de vœux début 2011.
Même sous Nicolas Sarkozy - que la plupart des leaders syndicaux exécraient et contre lequel ils ont même, plus ou moins explicitement, appelé à voter lors de la présidentielle de 2012 -, aucun n'avait osé aller aussi loin dans le refus de dialoguer avec un président de la République. Certes, Bernard Thibault, l'ex-secrétaire général de la CGT, s'était bien fait porter pale en janvier 2011 lors d'une cérémonie de vœux à l'Élysée, de peur d'être vu entrain de boire une coupe de champagne avec le président de la République. Officiellement, le patron de la centrale de Montreuil avait refusé «d'apporter son concours à ce simulacre» de dialogue social après une année 2010 marquée par des manifestations record contre la réforme Woerth des retraites, au cours desquelles la voix de millions de salariés n'avait pas été entendue. Il avait donc décliné l'invitation de la présidence de la République, dénonçant pêle-mêle son «l'intransigeance» de Nicolas Sarkozy et son «dédain à l'égard des positions syndicales sur un choix de société qui conditionne l'avenir pour des millions de salariés».
43 % des voix aux dernières élections
Mais pas un n'avait séché, de manière aussi ostentatoire, un sommet social, ne serait-ce qu'au nom du respect qu'ils affirment avoir de la République et de ses traditions. Le geste de la CGT et FO est bien supérieur à la symbolique qu'il dégage. Car les deux centrales sont tout sauf des organisations qui ne pèsent rien sur l'échiquier syndical. A elles deux, elles ont recueilli près de 43 % des voix aux dernières élections - résultat comptabilisé fin 2013 après le premier tour des élections de représentativité dans toutes les entreprises -, soit les suffrages de près d'un salarié sur deux! Et en nombre d'adhérents, elles revendiquent ensemble plus de 1,2 million de cartes. Ce qui fait de ces deux organisations (avec la CFDT) les plus grosses organisations militantes de France!
[b]Un paysage social à front totalement renversé dont on ne peut pas mesurer les conséquences.[/b]
Surtout, leur boycott est un signe on ne peut plus clair du rejet du «dialogue social à la française» que François Hollande revendique d'avoir inventé dans l'Hexagone et placé au cœur de sa politique sociale. Avec cette anomalie pour un exécutif de gauche d'être «soutenu» - tout du moins son pacte de responsabilité - par les organisations patronales et vilipendé par les syndicats de salariés. Un paysage social, donc, à front totalement renversé dont personne ne peut dire aujourd'hui quelles en seront les conséquences. A commencer lors des négociations sociales qui doivent intervenir au second semestre…
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014 ... llande.php
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Commentaire sur une petite phrase de François Hollande
Le dernier article de Koztoujours, toujours pertinent :
http://www.koztoujours.fr/lapaisement-e ... s-methodes
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