Comment arrêter la masturbation
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sexologue-catholique
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Re: comment arréter la masturbation
cher Peccator,
il est faux de dire que ce que l'évangile nous rapporte du comportement de Jésus, notamment lors de la tentation au désert, n'est pas là pour nous servir d'exemple.
quant au reste, vous ne répondez pas
il est faux de dire que ce que l'évangile nous rapporte du comportement de Jésus, notamment lors de la tentation au désert, n'est pas là pour nous servir d'exemple.
quant au reste, vous ne répondez pas
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Peccator
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Re: comment arréter la masturbation
Vous m'étonnez : je tiens cette explication d'un docteur en théologie catholique...sexologue-catholique a écrit :cher Peccator,
il est faux de dire que ce que l'évangile nous rapporte du comportement de Jésus, notamment lors de la tentation au désert, n'est pas là pour nous servir d'exemple.
Je vous propose cette audience générale de Benoit XVI, l'une de ses dernières, prononcée il y a un peu plus d'un an pour le mercredi des cendres 2013 :
http://www.vatican.va/holy_father/bened ... 13_fr.htmlJésus va dans le désert, et là, il subit la tentation de quitter la voie indiquée par le Père pour suivre d’autres voies plus faciles et qui appartiennent au monde (cf. Lc 4, 1-13). Ainsi, il se charge de nos tentations, porte avec Lui notre pauvreté, pour vaincre le malin et nous ouvrir la voie vers Dieu, le chemin de la conversion.
Et un peu plus loin, sur la même page :
Surmonter la tentation de soumettre Dieu à soi et à ses propres intérêts ou de le reléguer dans un coin et se convertir au juste ordre de priorité, donner à Dieu la première place, est un chemin que tout chrétien doit parcourir toujours à nouveau. « Se convertir », une invitation que nous écouterons à plusieurs reprises pendant le Carême, signifie suivre Jésus de manière à ce que son Évangile soit un guide concret de la vie ; cela signifie laisser Dieu nous transformer, cesser de penser que nous sommes les seuls artisans de notre existence ; cela signifie reconnaître que nous sommes des créatures, que nous dépendons de Dieu, de son amour, et que c’est seulement en « perdant » notre vie que nous pouvons la gagner en Lui.
Je vous propose de relire aussi, par exemple, Jésus de Nazareth de Benoit XVI (à partir de la page 45). En voici un résumé :
http://eucharistiemisericor.free.fr/ind ... 078_desert
La citation que Benoit XVI fait de l'épître aux Hébreux est explicite : Jésus n'est pas un maître de sagesse venu nous enseigner comment nous devons nous y prendre. Il est venu nous sauver, Il est venu nous porter secours.Les trois Évangiles synoptiques racontent, à notre surprise, fait remarquer Benoît XVI, que la première disposition de l'Esprit fut de le conduire au désert, « pour être tenté par le démon » (Mt 4, 1). L'action est précédée par un temps de recueillement, qui est aussi nécessairement une lutte intérieure pour la mission et une lutte contre les déformations de la mission, qui se présentent comme ses vrais accomplissements. C'est une descente dans les épreuves qui menacent l'homme, car c'est seulement ainsi que l'homme qui est tombé peut être relevé. Se tenant au cœur originaire de sa mission, Jésus doit entrer dans le drame de l'existence humaine, le traverser jusqu'au plus profond, afin de retrouver ainsi la « brebis égarée », de la prendre sur ses épaules et de la ramener au bercail.
La descente de Jésus « aux enfers », dont parle le Credo, ne s'est pas seulement accomplie dans sa mort et après sa mort, elle fait à jamais partie de son cheminement : Jésus doit reprendre toute l'histoire à partir de ses commencements - depuis « Adam » -, la parcourir et en souffrir jusqu'au bout afin de pouvoir la transformer. La Lettre aux Hébreux a tout particulièrement insisté sur le fait que la mission de Jésus, sa solidarité avec nous tous, préfigurée dans le Baptême, implique qu'il s'expose aux menaces et aux épreuves de la condition humaine : « II lui fallait donc devenir en tout semblable à ses frères, pour être, dans leurs relations avec Dieu, un grand prêtre miséricordieux et digne de confiance, capable d'enlever les péchés du peuple. Ayant souffert jusqu'au bout l'épreuve de sa Passion, il peut porter secours à ceux qui subissent l'épreuve » (He 2, 17-18). « En effet, le grand prêtre que nous avons n'est pas incapable, lui, de partager nos faiblesses ; en toutes choses, il a connu l'épreuve comme nous, et il n'a pas péché » (He 4, 15). Le récit des tentations, indique Benoît XVI, est donc étroitement lié à celui du Baptême, où Jésus devient solidaire des pécheurs. Il faut ajouter à cela la lutte du mont des Oliviers, l'autre grande lutte intérieure de Jésus pour sa mission. Mais les « tentations » accompagnent Jésus tout au long de son parcours, et le récit des tentations apparaît de ce point de vue — tout comme celui du Baptême — comme une anticipation, dans laquelle est comme condensée la lutte de tout son parcours.
Le lien avec le baptême et la Passion devraient pourtant nous permettre de comprendre : Jésus n'est pas venu nous montrer, par son exemple, comment vaincre la mort. Il est bel et bien venu nous en sauver, et nous n'avons pas d'autre moyen d'être sauvé que par Lui, en Lui.
Jésus est là, dans la barque, et nous tend la main pour vous tirer hors de l'eau. Mais bien souvent, l'homme, dans son orgueil, se dit qu'il sait nager, et que Jésus a marché sur les eaux pour lui montrer l'exemple, donc il n'a qu'à faire pareil. Et alors, l'homme lutte, se débat, et se dit que c'est quand même vachement dur, ça a l'air plus facile quand c'est Jésus qui montre... Et pendant ce temps, Jésus est là, à se demander pourquoi donc on ne veut pas attraper la main qu'Il nous tend.
Ou comment, pour éviter le péché de luxure, on tombe dans le péché d'orgueil...
Vous trouvez ? J'avais pourtant bien l'impression d'avoir répondu à chacune de vos objections.quant au reste, vous ne répondez pas
Edit :
tiens, je découvre sur Christus.fr que la semaine suivante, Benoît XVI en remettait une couche, citant St Augustin pour appuyer son propos.
http://christus.fr/combattre-aux-cotes- ... enoit-xvi/Comme l’enseigne saint Augustin, Jésus a pris nos tentations, pour nous donner sa victoire (cf. Enarr. in Psalmos, 60, 3 : pl 36, 724). N’ayons donc pas peur d’affronter nous aussi le combat contre l’esprit du mal : l’important est que nous le fassions avec Lui, avec le Christ, le Vainqueur. Et pour rester avec Lui, adressons-nous à sa Mère, Marie : invoquons-la avec une confiance filiale au moment de l’épreuve, et elle nous fera sentir la présence puissante de son Fils divin, pour repousser les tentations avec la Parole du Christ et ainsi, replacer Dieu au centre de notre vie.
Peut-être ai-je poussé le bouchon un peu loin en disant qu'il faut refuser le combat et laisser Jésus le mener pour nous. Mais l'essentiel, c'est bien de se confier à lui, avec l'intercession de la Vierge Marie, au lieu d'essayer de lutter seul en s'inspirant de son exemple. Et St Augustin est très clair : Jésus nous donne sa victoire, pas son exemple.
Edit n°2 :
Christus.fr est vraiment remarquable : je viens d'y trouver cette excellente homélie du père Verlinde, qui dit tout ça tellement mieux que moi :
http://christus.fr/la-tentation-de-jesu ... -verlinde/
Jésus nous répond en citant le psaume que nous avons prié dans la liturgie de ce dimanche :
Quand je me tiens sous l’abri du Très-Haut et repose à l’ombre du Puissant, je dis au Seigneur « Mon refuge, mon rempart, mon Dieu dont je suis sûr » (Ps 90, 1-2).
Telle est l’attitude du Christ tout au long de sa vie publique : il se tient à l’ombre du Très-Haut. Notre tentation permanente est précisément de quitter cet abri, de douter qu’il soit sûr, et de chercher d’autres abris, d’autres sécurités. Que de fois n’avons-nous pas résisté à l’action de l’Esprit dans nos vies en refusant de lui faire confiance, et en choisissant d’aller par nos propres chemins lorsque celui du Seigneur nous semblait trop exigeant ?
Non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux. Mc 14, 36
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sexologue-catholique
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Re: comment arréter la masturbation
jamais l'église n'a enseigné que la prière faisait disparaître la tentation
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Peccator
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Re: comment arréter la masturbation
Déjà, je n'ai pas écrit (ni pensé) disparaître, mais diminuer.sexologue-catholique a écrit :jamais l'église n'a enseigné que la prière faisait disparaître la tentation
Mais surtout, je vous ai déjà répondu en vous donnant raison :
Et je suis même près à reconnaître que me je suis probablement avancé un peu vite. J'ai un peu de mal à clarifier mes pensées sur cette question.Vous avez raison de me reprendre, ceci dit : la tentation ne diminue pas nécessairement, en tout cas pas les tentations qui sont d'origine extérieures à nous (car toute tentation ne nous est pas extérieure). Mais on y est de moins en moins sensible.
Que puis-je donc faire de plus pour vous satisfaire que reconnaître mon erreur sur ce point ?
Mais bon, si, prenant l'habitude de se confier au Christ, on se retrouve de plus en plus démuni face à la tentation, c'est quand même pas rassurant... Pour ma part, j'ai confiance dans le secours de Dieu. Cf Psaume 22, par exemple.
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sexologue-catholique
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Re: comment arréter la masturbation
la prière ne fait ni disparaître, ni diminuer la tentation.
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Mac
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Re: comment arréter la masturbation
Quels sont vos bases scripturaires pour être aussi sûr de vous???sexologue-catholique a écrit :la prière ne fait ni disparaître, ni diminuer la tentation.
Fraternellement.
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Peccator
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Re: comment arréter la masturbation
Je suis tout prêt à reconnaître mon erreur (je l'ai déjà fait, d'ailleurs).sexologue-catholique a écrit :la prière ne fait ni disparaître, ni diminuer la tentation.
Mais je suis curieux de savoir comment vous interprétez Lc 22, 40, repris (insistance) en Lc 22, 46.
Ou même tout simplement, dans le Notre Père, le "Ne nous laisse pas entrer en tentation mais délivre-nous du mal"
Par ailleurs, j'ai jeté un oeil à ce que dit le CEC. C'est intéressant :
http://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P8M.HTMII. Le combat pour la pureté
2520 Le Baptême confère à celui qui le reçoit la grâce de la purification de tous les péchés. Mais le baptisé doit continuer à lutter contre la concupiscence de la chair et les convoitises désordonnées. Avec la grâce de Dieu, il y parvient :
– par la vertu et le don de chasteté, car la chasteté permet d’aimer d’un cœur droit et sans partage.
– par la pureté d’intention qui consiste à viser la fin véritable de l’homme : D’un œil simple, le baptisé cherche à trouver et à accomplir en toute chose la volonté de Dieu (cf. Rm 12, 2 ; Col 1, 10).
– par la pureté du regard, extérieur et intérieur ; par la discipline des sentiments et de l’imagination ; par le refus de toute complaisance dans les pensées impures qui inclinent à se détourner de la voie des commandements divins : " La vue éveille la passion chez les insensés " (Sg 15, 5).
– par la prière :
Je croyais que la continence relevait de mes propres forces, ... forces que je ne me connaissais pas. Et j’étais assez sot pour ne pas savoir que personne ne peut être continent, si tu ne le lui donnes. Et certes, tu l’aurais donné, si de mon gémissement intérieur, j’avais frappé à tes oreilles et si d’une foi solide, j’avais jeté en toi mon souci (S. Augustin, conf. 6, 11, 20).
Ainsi que cet article, intéressant lui aussi :
http://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P9J.HTMLE COMBAT DE LA PRIERE
2725 La prière est un don de la grâce et une réponse décidée de notre part. Elle suppose toujours un effort. Les grands priants de l’Ancienne Alliance avant le Christ, comme la Mère de Dieu et les saints avec Lui nous l’apprennent : la prière est un combat. Contre qui ? contre nous-mêmes et contre les ruses du Tentateur qui fait tout pour détourner l’homme de la prière, de l’union à son Dieu. On prie comme on vit, parce qu’on vit comme on prie. Si l’on ne veut pas habituellement agir selon l’Esprit du Christ, on ne peut pas non plus habituellement prier en son Nom. Le " combat spirituel " de la vie nouvelle du chrétien est inséparable du combat de la prière.
Les sections suivantes sont particulièrement pertinentes, elles aussi, mais je ne vais pas tout recopier ici :
http://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P9K.HTM
http://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P9L.HTM
http://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P9M.HTM
http://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P9N.HTM
Et pour finir :
http://www.vatican.va/archive/FRA0013/__PA7.HTM
Vous craignez que je ne sois tombé dans l'erreur du fidéisme, pour ma part je me demande dans quelle mesure vous croyez à l'efficacité de la prière et à son importance capitale dans la vie chrétienne
Non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux. Mc 14, 36
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sexologue-catholique
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Re: comment arréter la masturbation
source : http://jesussexe.free.fr/
N°1 Mettre l'amour au centre et à la base de tout. Suivre Jésus c'est aimer en esprit et en vérité
N°2 Former son intelligence pour connaître avec précision pour quelles raisons on mène ce combat.
N°3 Vérifier que l'on mène une vie équilibrée.
N°4 vérifier la qualité et l'intensité de la vie spirituelle (sacrements et prières seul)
N°5 Il faut s'étudier pour prendre conscience des mécanismes psychologiques,
Connaître la plus longue période de continence
le premier objectif est de doubler cette période
noter les causes de chutes
noter l'état psychologique après la chute
noter les causes de succès
(succès = quand on arrive à repousser la tentation même pour un temps court)
noter l'état psychologique pendant la lutte, et juste après avoir remporté une première victoire
N°6 Se punir et se récompenser en tenant compte des grandes différences psychologiques entre les personnes.
N°7 Ne pas combattre seul : les succès sont plus rapides quand l'individu ne lutte pas seul
(Groupe de parole, prévenir par sms un frère qui mène le même combat pour demander sa prière immédiatement, avertir que l'on rentre dans une phase de lutte, etc...)
PS pour Peccator : ne pas succomber VS faire disparaître ou diminuer
N°1 Mettre l'amour au centre et à la base de tout. Suivre Jésus c'est aimer en esprit et en vérité
N°2 Former son intelligence pour connaître avec précision pour quelles raisons on mène ce combat.
N°3 Vérifier que l'on mène une vie équilibrée.
N°4 vérifier la qualité et l'intensité de la vie spirituelle (sacrements et prières seul)
N°5 Il faut s'étudier pour prendre conscience des mécanismes psychologiques,
Connaître la plus longue période de continence
le premier objectif est de doubler cette période
noter les causes de chutes
noter l'état psychologique après la chute
noter les causes de succès
(succès = quand on arrive à repousser la tentation même pour un temps court)
noter l'état psychologique pendant la lutte, et juste après avoir remporté une première victoire
N°6 Se punir et se récompenser en tenant compte des grandes différences psychologiques entre les personnes.
N°7 Ne pas combattre seul : les succès sont plus rapides quand l'individu ne lutte pas seul
(Groupe de parole, prévenir par sms un frère qui mène le même combat pour demander sa prière immédiatement, avertir que l'on rentre dans une phase de lutte, etc...)
PS pour Peccator : ne pas succomber VS faire disparaître ou diminuer
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Peccator
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Re: comment arréter la masturbation
C'est vous qui ne répondez pas à mes question, alors que j'ai répondu aux vôtressexologue-catholique a écrit :PS pour Peccator : ne pas succomber VS faire disparaître ou diminuer
Si je vous comprend bien, pour vous, "délivre-nous", ça veut dire "ne nous laisse pas succomber" ?
Non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux. Mc 14, 36
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sexologue-catholique
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Re: comment arréter la masturbation
Catéchisme Romain
Chapitre quarante-cinquième — Sixième demande de l’Oraison Dominicale
ET NE NOUS INDUISEZ POINT EN TENTATION.
Lorsque les enfants de Dieu ont obtenu la Rémission de leurs péchés, ils se sentent embrasés du désir de Lui rendre l’adoration et le culte qu’Il mérite, ils soupirent après le Royaume céleste, ils s’acquittent fidèlement envers la Majesté divine de tous les devoirs de la piété, et ils en viennent à être entièrement soumis à sa Volonté paternelle et à sa sainte Providence. Mais c’est alors aussi, cela est bien connu, que l’ennemi du genre humain déploie tous ses artifices, met en œuvre toutes ses ruses et apprête toutes ses machines de guerre, pour les attaquer. Il y a donc lieu de craindre que leurs résolutions ne soient ébranlées et changées, qu’eux-mêmes ne retombent de nouveau dans le mal et ne deviennent pires qu’auparavant. C’est d’eux que le Prince des Apôtres a pu dire avec raison: « Il eût mieux valu pour eux qu’ils n’eussent point connu la voie de la justice, que de retourner en arrière après l’avoir connue, et d’abandonner la Loi Sainte qui leur avait été donnée. »
§ I. — POURQUOI JESUS-CHRIST NOUS A ORDONNE CETTE SIXIEME DEMANDE ?
Aussi Notre-Seigneur Jésus-Christ nous a-t-Il fait de cette Prière un Commandement, afin de nous obliger à implorer tous les jours le secours de Dieu, et à nous recommander à sa Bonté paternelle. Car il n’est pas douteux, s’Il vient à nous abandonner, que nous ne soyons bientôt pris dans les filets de nos perfides ennemis. Et ce n’est pas seulement dans l’Oraison Dominicale que Jésus-Christ nous a ordonné de demander à Dieu de ne pas nous induire en tentation ; Il a porté le même Commandement dans cet entretien qu’Il eut avec ses Apôtres, quelques heures avant sa Mort. Après leur avoir dit en effet: « qu’ils étaient tous purs, » Il ajouta: « priez, pour que vous n’entriez point en tentation ». Ce double Commandement de notre Seigneur est pour les Pasteurs un motif très pressant d’exhorter avec le plus grand soin les Fidèles à réciter fréquemment cette Prière. Puisque le démon notre ennemi sème à toute heure sous nos pas les plus terribles dangers, il faut qu’à toute heure aussi nous puissions nous adresser à Dieu, qui seul peut nous en préserver, et Lui dire: ne nous induisez point en tentation.
Or les Fidèles comprendront parfaitement tout le besoin qu’ils ont de l’assistance divine, s’ils se souviennent de leur faiblesse et de leur ignorance, s’ils se rappellent cette maxime de Notre-Seigneur Jésus-Christ: « L’esprit est prompt, et la chair est faible ; » et s’ils considèrent enfin que nos chutes, avec la malice et la haine du démon, sont presque toujours graves et mortelles, si la main de Dieu ne nous soutient. Quel exemple plus sensible de la faiblesse humaine que celui du collège sacré des Apôtres ! Ils avaient fait preuve de la plus grande fermeté, et un instant après, au premier péril, ils abandonnent le Seigneur, et prennent la fuite. Exemple plus frappant encore ! Saint Pierre, le Prince des Apôtres, avait tiré de son cœur une magnifique profession de courage et en même temps de l’amour le plus sincère pour Jésus-Christ, il avait dit, plein de confiance en ses propres sentiments: « Quand même il me faudrait mourir avec Vous, je ne Vous renierai point, » et une heure plus tard, à la voix d’une servante, il se trouble, et va jusqu’à jurer qu’il ne connaît point le Seigneur. Ses forces, à coup sûr, ne répondaient pas à la vivacité de ses sentiments.
Mais si les hommes les plus saints ont été les victimes de la fragilité humaine, dont ils ne se défiaient pas assez, et sont tombés dans les fautes les plus humiliantes, que ne doivent pas craindre les autres qui sont si éloignés de leur sainteté !
§ II. — DES TENTATIONS ; DE LEURS CAUSES.
Il importe donc que les Pasteurs montrent bien aux Fidèles les combats et les dangers auxquels nous sommes sans cesse exposés. tant que notre âme habite dans ce corps mortel, la chair, le monde et le démon nous attaquent de toutes parts.
Quel est celui qui ne connaît point, à ses dépens, les effets de la colère et de la cupidité ! qui ne s’est senti blessé de leurs traits, déchiré de leurs aiguillons, et brûlé de leurs flammes ? et en effet, les coups qu’elles frappent sont si variés, leurs attaques si diverses, qu’il est bien difficile de ne pas recevoir quelque grave blessure.
Mais outre ces ennemis qui habitent et vivent avec nous, il en est d’autres plus terribles encore dont il est écrit: « Nous n’avons pas à combattre contre la chair et le sang, mais contre les principautés et les puissances, contre les maîtres des ténèbres de ce monde, contre les esprits de malice répandus dans les airs. » Aux combats intérieurs se joignent les attaques et les coups des démons, qui tantôt se précipitent sur nous à découvert, et tantôt se glissent si furtivement dans nos âmes que nous pouvons à peine nous en défendre.
§ III. — DES DEMONS.
L’Apôtre les appelle princes à cause de l’excellence de leur nature. Par ce côté, ils l’emportent en effet sur l’homme, et sur toutes les autres créatures. Il les nomme aussi puissances, parce qu’ils nous surpassent non seulement par la supériorité de leur nature mais encore par leur réel pouvoir ; puis, maîtres des ténèbres de ce monde, parce qu’ils régissent non pas le monde de la lumière et de la clarté, c’est-à-dire les bons et les justes, mais le monde sombre et obscur, c’est-à-dire ceux qui vivent plongés dans les souillures d’une vie criminelle, aveuglés par leurs passions ténébreuses et sans autre guide que le démon, ce prince des ténèbres ; enfin, esprits de malice, parce qu’il y a une malice de l’esprit, comme il y a une malice de la chair.
La malice de la chair allume les appétits déréglés des passions, et le désir des voluptés sensibles.
La malice de l’esprit se confond avec les passions et les inclinations dépravées de l’âme, mais qui toutefois appartiennent à sa partie supérieure. Elles sont d’autant plus dangereuses et plus criminelles que la raison et l’esprit sont au-dessus de la nature et des sens. Et comme la malice de Satan a pour but principal de nous priver de l’héritage du ciel, l’Apôtre a ajouté, à cause de cela, qu’ils sont « répandus dans l’air ».
Il n’est que trop aisé de conclure de là que nos ennemis sont forts et redoutables, qu’ils ont une ardeur invincible et sont animés contre nous d’une haine furieuse et inimaginable. Aussi bien ils nous font une guerre sans relâche, sans paix ni trêve possible. Leur audace est incroyable, nous en pouvons juger par cette parole que le Prophète fait dire à Satan: « Je monterai au ciel. » Au surplus le démon a attaqué nos premiers parents dans le paradis, il a livré combat aux Prophètes, « il a cherché les Apôtres, pour les cribler comme le froment, » c’est l’expression même de Notre-Seigneur dans l’Evangile ; Il n’a même pas rougi de tenter Jésus-Christ. L’Apôtre Saint Pierre a donc bien exprimé ses désirs insatiables et son activité inouïe quand il a dit: « Le démon votre ennemi tourne autour de vous comme un lion rugissant cherchant quelqu’un à dévorer. »
Et Satan n’est pas seul pour attaquer les hommes, c’est en troupe quelquefois que les démons fondent sur chacun de nous. On le vit bien par l’aveu de celui à qui Jésus demanda: quel est ton nom ? et qui répondit: mon nom est légion , c’est-à-dire qu’une multitude de démons tourmentaient ce malheureux. Et puis, l’Evangile ne dit-il pas d’un autre démon: « qu’il prend avec lui sept autres esprits plus méchants que lui, qu’ils entrent dans la maison (c’est-à-dire dans l’âme) et qu’ils y habitent » ?
Il n’est pas rare de rencontrer des Chrétiens qui, ne sentant pas en eux-mêmes ces attaques du démon, s’imaginent que notre Doctrine est fausse. Mais peut-on s’étonner que les démons n’attaquent point des hommes qui se sont volontairement donnés à eux, et dans lesquels on ne trouve ni piété, ni Charité, ni aucune vertu digne d’un Chrétien ? Ils appartiennent entièrement à Satan. Comment aurait-il besoin de les tenter pour les vaincre, puisque, de leur plein consentement, il règne déjà dans leur cœur.
Mais ceux qui se sont consacrés à Dieu, et qui mènent sur la terre une vie toute céleste, sont plus que tous les autres en butte aux assauts du démon. C’est pour eux qu’il réserve toute sa haine, c’est contre eux qu’à chaque instant il dresse des pièges et des embûches.
L’Histoire Sainte est pleine d’exemples de grands et vertueux personnages qui même en se tenant sur leurs gardes ont été victimes de sa rage ou de sa duplicité. Adam, David, Salomon et tant d’autres qu’il serait trop long de citer ont éprouvé la violence de ses attaques et la perfidie de ses ruses, auxquelles ni la prudence ni les forces humaines ne sauraient résister. Qui oserait après cela se croire en sûreté avec ses seules forces ? Demandons donc à Dieu avec Foi et pureté de cœur: « qu’Il ne permette pas que nous soyons tentés au-dessus de nos forces, et qu’Il nous donne, dans la tentation, le secours de son assistance, afin que nous puissions résister. »
Mais s’il se rencontre des Fidèles qui par faiblesse d’esprit ou par ignorance sont épouvantés de la puissance des démons, il faut leur persuader de se réfugier dans le port de la Prière, quand ils sont agités par les flots de la tentation.
Car Satan, quelles que soient sa puissance, son obstination, et sa haine contre nous ne peut cependant nous tenter et nous tourmenter ni autant ni aussi longtemps qu’il le voudrait. tout son pouvoir est subordonné à la Volonté et au bon plaisir de Dieu. Qui ne connaît l’histoire de Job, que Satan n’eût jamais touché, si le Seigneur ne lui eût dit: « Voilà que Je te livre tout ce qu’il possède. » Mais si au contraire, Dieu n’avait point ajouté: « seulement n’étends pas la main sur lui », Satan l’eût fait périr d’un seul coup avec ses enfants et tous ses biens. Et même Dieu a enchaîné tellement la puissance des démons que, sans sa permission, ils n’auraient pas pu passer dans ces pourceaux, dont il est question dans l’Evangile.
Mais pour mieux faire comprendre le sens et la portée de cette demande, nous avons à expliquer ce que l’on doit entendre par tentation, et par être induit en tentation.
§ IV. — QU’EST-CE QU’ETRE TENTE ET INDUIT EN TENTATION.
Tenter, c’est mettre quelqu’un à l’épreuve, pour tirer de lui ce que nous désirons savoir, et par là connaître la vérité. On ne peut pas dire que Dieu puisse tenter en ce sens, car, y-a-t-il quelque chose qu’Il ignore ? « Tout, dit l’Apôtre, est à nu et à découvert devant ses yeux. »
Il y a une autre manière de tenter qui va beaucoup plus avant, c’est de mettre quelqu’un à l’épreuve, soit en vue du bien, soit en vue du mal.
On tente un homme en vue du bien, lorsqu’on l’éprouve dans le but de constater et de manifester sa vertu, afin de la récompenser ensuite par des avantages et des honneurs, de proposer son exemple à imiter aux autres et par suite d’engager tout le monde à louer et à bénir le Seigneur.
Cette manière de tenter est la seule qui convienne à Dieu. Et nous en trouvons un exemple dans le Deutéronome ; « Le Seigneur votre Dieu vous tente, dit Moise aux Hébreux, pour qu’il apparaisse visiblement si vous L’aimez. » On dit encore que Dieu tente les siens, lorsqu’Il les accable par la pauvreté, la maladie et autres calamités de ce genre. Mais Il n’agit ainsi envers eux que pour éprouver leur patience, et afin qu’ils deviennent pour les autres des modèles de vertu chrétienne. C’est ainsi que nous voyons Abraham tenté par Dieu, lorsqu’il reçoit de Lui l’ordre d’immoler son propre fils. Mais cet acte d’obéissance fait de lui un exemple immortel de soumission et de patience.
C’est dans le même sens qu’il est dit de Tobie dans nos Saints Livres: « Parce que vous étiez agréable à Dieu, il était nécessaire que la tentation vînt vous éprouver. »
On tente les hommes en vue du mal, lorsqu’on les éprouve pour les pousser au péché ou à leur perte. Il appartient au démon de nous tenter de la sorte ; car il ne s’adresse à nous que pour nous perdre et nous jeter dans le précipice. Aussi l’Ecriture Sainte l’appelle-t-elle d’un seul mot: le tentateur.
Tantôt il excite en nous les désirs et les mouvements déréglés de nos passions et de nos affections mauvaises ; tantôt, il nous attaque par le dehors, et se sert des choses extérieures pour nous enorgueillir, si elles sont heureuses, ou nous abattre, si elles sont malheureuses. D’autres fois il a pour agents et émissaires des hommes pervertis, et surtout des hérétiques, qui sont assis dans la chaire de pestilence, et répandent le poison mortel de leurs doctrines malsaines pour perdre entièrement les hommes qui ne font aucun choix et aucune différence entre le vice et la vertu, et qui de leur naturel ne sont déjà que trop enclins au mal et toujours prêts à succomber.
Etre induit en tentation, c’est succomber à la tentation. Or nous y sommes induits en deux manières, premièrement lorsque, renversés par le choc, nous tombons dans le mal où veut nous jeter notre tentateur. En ce sens Dieu ne tente et n’a jamais tenté personne, car Il n’est l’Auteur du péché pour personne: au contraire, « Il déteste tous ceux qui commettent l’iniquité. » Aussi bien, dit l’Apôtre Saint Jacques, « que personne ne dise, quand il est tenté, que c’est Dieu qui le tente ; car Dieu n’est point tentateur pour le mal. »
On dit en second lieu que nous sommes induits en tentation par quelqu’un qui, sans nous tenter lui-même, sans même contribuer à nous tenter, passe cependant pour nous éprouver réellement parce qu’il n’empêche ni la tentation ni la victoire de la tentation sur nous, bien qu’il le puisse. C’est de cette manière que Dieu permet que les bons et les justes soient tentés ; mais alors Il les soutient de sa Grâce et ne les abandonne point. Quelquefois aussi, par un secret et juste jugement, si nos crimes le demandent, Il nous abandonne à nous-mêmes, et nous succombons.
On dit encore que Dieu nous induit en tentation, lorsque nous abusons pour notre malheur des bienfaits qu’Il nous avait accordés en vue de notre Salut, et qu’à l’exemple de l’enfant prodigue nous dissipons l’héritage de notre Père en vivant dans la luxure, et en esclaves de toutes nos passions. C’est alors que nous pouvons nous appliquer ce que l’Apôtre disait de la Loi de Dieu: « Il est arrivé que le Commandement qui devait servir à nous donner la vie, a servi à nous donner la mort. »
Jérusalem en est pour nous un exemple bien frappant. Au témoignage d’Ezéchiel, Dieu l’avait enrichie et parée de tous les genres d’ornements, et Il lui disait par la bouche de son Prophète: « Vous étiez parfaitement belle, de cette beauté que Moi-même Je vous avais donnée. » Et cependant cette ville comblée de tous les bienfaits divins, bien loin de rendre grâces à Dieu des faveurs qu’elle en avait reçues, bien loin d’employer tous ces dons pour acquérir le bonheur du ciel, cette ville par une horrible ingratitude envers son Père et son Dieu, repousse l’espérance et même la pensée du bonheur éternel, et ne songe, dans l’abondance des biens terrestres, qu’à s’abandonner au plaisir et à la débauche ! Mais il faut lire tout le passage dans Ezéchiel.
Ceux-là ressemblent à cette ville ingrate qui, pour offenser Dieu, se servent précisément des moyens si nombreux qu’Il leur avait donnés de faire le bien.
Mais il est un usage de la Sainte Ecriture qu’il faut signaler avec soin. Pour exprimer ce qui n’est qu’une permission de la part de Dieu, elle emploie quelquefois des termes qui, pris à la lettre, désigneraient une action. Ainsi il est dit dans l’Exode : « J’endurcirai le cœur de Pharaon ; » dans Isaïe . « Aveuglez l’esprit de ce peuple ; » dans l’Epître aux Romains : « Dieu les a livrés aux passions ignominieuses et à leur sens réprouvé. » Dans ces passages, et dans les autres semblables, il ne s’agit point d’une action positive de Dieu, mais d’une simple permission.
Ceci bien compris, il ne sera point difficile de savoir ce que nous devons demander à Dieu dans cette sixième partie de l’Oraison Dominicale.
§ V. — QU’EST-CE QU’ON DEMANDE A DIEU PAR CES PAROLES NE NOUS INDUISEZ POINT EN TENTATION.
Nous ne demandons point de n’être jamais tentés. Car la vie de l’homme sur la terre n’est qu’une tentation. Et il nous est utile et avantageux qu’il en soit ainsi. C’est dans la tentation en effet que nous nous connaissons nous-mêmes, c’est-à-dire nos propres forces. C’est dans la tentation par conséquent que nous nous humilions sous la main puissante de Dieu, et que, combattant généreusement, nous méritons la couronne de gloire qui ne se flétrira jamais. Car, dit Saint Paul , « celui qui combat dans la carrière ne sera couronné qu’après avoir légitimement combattu. » Saint Jacques dit à son tour: « Bienheureux l’homme qui souffre la tentation, parce qu’après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie que Dieu a promise à ceux qui L’aiment. » Que si parfois la tentation de l’ennemi est trop pressante, nous penserons, pour soutenir notre courage, que « nous avons pour nous aider un Pontife qui peut compatir à nos infirmités, ayant été Lui-même tenté et éprouvé en toutes choses. »
Que demandons-nous donc ici ? nous demandons d’être toujours assistés par le Secours divin, afin de ne pas consentir à la tentation en nous laissant séduire par elle, et de n’y point céder non plus par faiblesse. Et si nos forces venaient à nous manquer, nous demandons que la Grâce de Dieu soit toujours avec nous pour les réparer et les ranimer immédiatement.
C’est pourquoi nous devons implorer le Secours de Dieu d’une manière générale dans toutes les tentations, et quand l’une d’elles nous tourmente davantage, recourir contre elle à la Prière, et d’une manière très expresse. C’est ce que pratiquait David dans presque toutes ses tentations. Ainsi contre le mensonge, il disait: « N’ôtez point de ma bouche la parole de vérité ; » contre l’avarice: « Inclinez mon cœur vers vos préceptes et non vers l’avarice. » Contre les futilités de la vie et l’attrait des passions : « Détournez mes yeux pour qu’ils ne voient point la vanité. » En somme nous demandons de ne pas obéir à nos passions, de ne pas nous lasser de résister aux tentations., de ne pas nous écarter de la voie du Seigneur, de conserver l’égalité d’âme et la constance dans les succès et dans les malheurs, de n’être jamais, en aucune manière, privés de la protection de Dieu.
Nous Le prions enfin d’abattre Satan sous nos pieds.
§ VI. — MOTIFS ET MOYENS DE RESISTER AU DEMON
Le Pasteur n’a plus maintenant qu’à exhorter les Fidèles aux pensées et aux considérations qui doivent principalement accompagner cette demande.
Dans cette ordre d’idées, rien de plus avantageux d’abord que de bien se pénétrer de la grande faiblesse de l’humanité, de nous défier de nos forces et de mettre en Dieu seul et en sa Bonté l’espérance de notre Salut. Si nous avons la sagesse de nous appuyer sur Lui, nous ferons preuve, même au milieu des plus grands périls, d’un courage d’autant plus invincible que nous pourrons nous rappeler alors combien avant nous, avec le même courage et la même confiance que nous, ont été retirés par Dieu Lui-même — il faut dire le mot — de la gueule béante de Satan. n’avons-nous pas vu Joseph en butte à la passion insensée d’une femme, arraché par Dieu à ce pressant péril, et élevé par Lui au faîte de la gloire ? n’avons-nous pas vu Suzanne, victime innocente de véritables suppôts de l’enfer, sur le point de périr d’une mort infâme, ne l’avons-nous pas vue, rendue par Lui à la vie et à l’honneur ? Sans doute, il devait en être ainsi, car son cœur était plein de confiance dans le Seigneur. C’est aussi la gloire immortelle du saint homme Job d’avoir triomphé du monde, de la chair et du démon. Il est encore une foule d’autres exemples de ce genre dont le Pasteur saura se servir pour inspirer aux Fidèles cet espoir et cette confiance.
Il importe également de ne jamais perdre de vue le Chef que nous devons suivre dans ce combat acharné contre les tentations, c’est-à-dire Notre-Seigneur Jésus-Christ qui nous a montré comment on remporte la victoire.
C’est qu’en effet Il a vaincu le démon. Il est « cet homme plus fort qui survient, qui ferrasse le fort armé et qui lui arrache ses armes et ses dépouilles » . Voici ce que dit Saint Jean de la victoire qu’Il a remportée sur le monde: « Ayez confiance, j’ai vaincu le monde. » Et dans l’Apocalypse, il est appelé le lion vainqueur qui est sorti victorieux pour vaincre encore , parce que dans sa victoire il a acquis à ses partisans le pouvoir de vaincre à leur tour.
L’Epître de Saint Paul aux Hébreux est toute pleine des victoires des Saints qui par la Foi ont vaincu les royaumes, qui ont fermé la gueule des lions, etc. .
Ces victoires que nous raconte l’histoire, doivent nous faire penser à celles que les hommes remplis de Foi, d’Espérance et de Charité, remportent tous les jours dans ces combats intérieurs et extérieurs que leur livre le démon. Victoires si nombreuses et si belles que si nous pouvions les contempler de nos yeux, nous ne pourrions rien voir en même temps de plus fréquent et de plus glorieux. C’est en parlant de ces sortes d’ennemis et de leur honteuse défaite que l’Apôtre Saint Jean a dit: « Je vous écris, jeunes gens, parce que vous êtes très forts, parce que la parole de Dieu demeure en vous, et que vous avez vaincu l’esprit malin. »
Or ce n’est ni par l’oisiveté, le sommeil, le vin, la bonne chère, les plaisirs que l’on triomphe de Satan, mais par la Prière, le travail, les veilles, la tempérance et la vertu de pureté. « Veillez et priez, est-il dit, ainsi que nous l’avons déjà remarqué, afin de ne point entrer en tentation. »
Employons ces armes pour combattre, et nous mettrons nos ennemis en fuite. Car « ceux qui résistent au démon, le verront fuir devant eux »
Cependant, à la vue de ces magnifiques triomphes des Saints, prenons garde de nous complaire en nous-mêmes. Que nul d’entre nous ne soit assez présomptueux pour s’imaginer qu’avec ses seules forces il sera en mesure de résister aux tentations et aux attaques de l’ennemi. non, ces succès-là ne sont point le fait de notre nature ni de l’humaine faiblesse ; les forces avec lesquelles nous terrassons les satellites de Satan, c’est Dieu qui nous les donne, Dieu qui fait de nos bras comme autant d’arcs d’airain ; qui, dans sa Bonté, brise l’arc des forts, et revêt de force les faibles ; qui prend notre Salut sous sa protection ; dont la droite nous soutient ; qui forme nos bras aux combats et nos mains à la guerre.
C’est donc à Dieu seul que nous devons rendre grâces pour nos victoires, car c’est par Lui seul. Et avec son secours, que nous pouvons vaincre. Saint Paul n’y manque pas: « Grâces soient rendues à Dieu, dit-il, qui nous a donné la victoire par Jésus-Christ Notre-Seigneur ! » Après lui, la voix céleste de l’Apocalypse célèbre à son tour le triomphe de notre Dieu: « Voici le temps du Salut, de la Puissance et du Règne de notre Dieu, et de la Puissance de son Christ, parce que l’accusateur de nos frères a été précipité, et qu’ils l’ont vaincu par le Sang de l’Agneau. » Remarquons encore un passage du même Livre qui atteste la victoire que Jésus-Christ a remportée sur la chair et sur le monde: « Ceux-ci combattront contre l’Agneau, mais l’Agneau les vaincra. »
Mais c’est assez sur les motifs et les moyens de vaincre le tentateur.
Après ces explications, les Pasteurs ne manqueront pas de montrer aux Fidèles les couronnes que Dieu prépare aux vainqueurs et les récompenses infinies qu’Il leur réserve dans l’éternité. Ce même livre de l’Apocalypse leur en fournira les preuves. « Celui qui sera victorieux, y est-il dit, ne sera point frappé de la seconde mort ; et ailleurs: Celui qui sera victorieux, sera ainsi vêtu de blanc, et Je n’effacerai point son nom du Livre de vie, et Je confesserai son nom devant mon Père et devant ses Anges. » Puis un peu après, Jésus-Christ notre Dieu, Notre-Seigneur Lui-même, s’adresse en ces termes à Saint Jean: « Celui qui sera victorieux, J’en ferai une colonne dans le temple de mon Dieu, et il n’en sortira plus ; » puis encore: « Celui qui sera victorieux, Je lui donnerai de s’asseoir avec Moi sur mon trône, comme J’ai vaincu Moi-même et Me suis assis avec mon Père sur son trône. » Enfin, après avoir fait le tableau de la gloire des Saints et de l’immensité de ces biens éternels dont ils jouiront dans le ciel, il ajoute : « Celui qui vaincra possédera ces choses. »
Chapitre quarante-cinquième — Sixième demande de l’Oraison Dominicale
ET NE NOUS INDUISEZ POINT EN TENTATION.
Lorsque les enfants de Dieu ont obtenu la Rémission de leurs péchés, ils se sentent embrasés du désir de Lui rendre l’adoration et le culte qu’Il mérite, ils soupirent après le Royaume céleste, ils s’acquittent fidèlement envers la Majesté divine de tous les devoirs de la piété, et ils en viennent à être entièrement soumis à sa Volonté paternelle et à sa sainte Providence. Mais c’est alors aussi, cela est bien connu, que l’ennemi du genre humain déploie tous ses artifices, met en œuvre toutes ses ruses et apprête toutes ses machines de guerre, pour les attaquer. Il y a donc lieu de craindre que leurs résolutions ne soient ébranlées et changées, qu’eux-mêmes ne retombent de nouveau dans le mal et ne deviennent pires qu’auparavant. C’est d’eux que le Prince des Apôtres a pu dire avec raison: « Il eût mieux valu pour eux qu’ils n’eussent point connu la voie de la justice, que de retourner en arrière après l’avoir connue, et d’abandonner la Loi Sainte qui leur avait été donnée. »
§ I. — POURQUOI JESUS-CHRIST NOUS A ORDONNE CETTE SIXIEME DEMANDE ?
Aussi Notre-Seigneur Jésus-Christ nous a-t-Il fait de cette Prière un Commandement, afin de nous obliger à implorer tous les jours le secours de Dieu, et à nous recommander à sa Bonté paternelle. Car il n’est pas douteux, s’Il vient à nous abandonner, que nous ne soyons bientôt pris dans les filets de nos perfides ennemis. Et ce n’est pas seulement dans l’Oraison Dominicale que Jésus-Christ nous a ordonné de demander à Dieu de ne pas nous induire en tentation ; Il a porté le même Commandement dans cet entretien qu’Il eut avec ses Apôtres, quelques heures avant sa Mort. Après leur avoir dit en effet: « qu’ils étaient tous purs, » Il ajouta: « priez, pour que vous n’entriez point en tentation ». Ce double Commandement de notre Seigneur est pour les Pasteurs un motif très pressant d’exhorter avec le plus grand soin les Fidèles à réciter fréquemment cette Prière. Puisque le démon notre ennemi sème à toute heure sous nos pas les plus terribles dangers, il faut qu’à toute heure aussi nous puissions nous adresser à Dieu, qui seul peut nous en préserver, et Lui dire: ne nous induisez point en tentation.
Or les Fidèles comprendront parfaitement tout le besoin qu’ils ont de l’assistance divine, s’ils se souviennent de leur faiblesse et de leur ignorance, s’ils se rappellent cette maxime de Notre-Seigneur Jésus-Christ: « L’esprit est prompt, et la chair est faible ; » et s’ils considèrent enfin que nos chutes, avec la malice et la haine du démon, sont presque toujours graves et mortelles, si la main de Dieu ne nous soutient. Quel exemple plus sensible de la faiblesse humaine que celui du collège sacré des Apôtres ! Ils avaient fait preuve de la plus grande fermeté, et un instant après, au premier péril, ils abandonnent le Seigneur, et prennent la fuite. Exemple plus frappant encore ! Saint Pierre, le Prince des Apôtres, avait tiré de son cœur une magnifique profession de courage et en même temps de l’amour le plus sincère pour Jésus-Christ, il avait dit, plein de confiance en ses propres sentiments: « Quand même il me faudrait mourir avec Vous, je ne Vous renierai point, » et une heure plus tard, à la voix d’une servante, il se trouble, et va jusqu’à jurer qu’il ne connaît point le Seigneur. Ses forces, à coup sûr, ne répondaient pas à la vivacité de ses sentiments.
Mais si les hommes les plus saints ont été les victimes de la fragilité humaine, dont ils ne se défiaient pas assez, et sont tombés dans les fautes les plus humiliantes, que ne doivent pas craindre les autres qui sont si éloignés de leur sainteté !
§ II. — DES TENTATIONS ; DE LEURS CAUSES.
Il importe donc que les Pasteurs montrent bien aux Fidèles les combats et les dangers auxquels nous sommes sans cesse exposés. tant que notre âme habite dans ce corps mortel, la chair, le monde et le démon nous attaquent de toutes parts.
Quel est celui qui ne connaît point, à ses dépens, les effets de la colère et de la cupidité ! qui ne s’est senti blessé de leurs traits, déchiré de leurs aiguillons, et brûlé de leurs flammes ? et en effet, les coups qu’elles frappent sont si variés, leurs attaques si diverses, qu’il est bien difficile de ne pas recevoir quelque grave blessure.
Mais outre ces ennemis qui habitent et vivent avec nous, il en est d’autres plus terribles encore dont il est écrit: « Nous n’avons pas à combattre contre la chair et le sang, mais contre les principautés et les puissances, contre les maîtres des ténèbres de ce monde, contre les esprits de malice répandus dans les airs. » Aux combats intérieurs se joignent les attaques et les coups des démons, qui tantôt se précipitent sur nous à découvert, et tantôt se glissent si furtivement dans nos âmes que nous pouvons à peine nous en défendre.
§ III. — DES DEMONS.
L’Apôtre les appelle princes à cause de l’excellence de leur nature. Par ce côté, ils l’emportent en effet sur l’homme, et sur toutes les autres créatures. Il les nomme aussi puissances, parce qu’ils nous surpassent non seulement par la supériorité de leur nature mais encore par leur réel pouvoir ; puis, maîtres des ténèbres de ce monde, parce qu’ils régissent non pas le monde de la lumière et de la clarté, c’est-à-dire les bons et les justes, mais le monde sombre et obscur, c’est-à-dire ceux qui vivent plongés dans les souillures d’une vie criminelle, aveuglés par leurs passions ténébreuses et sans autre guide que le démon, ce prince des ténèbres ; enfin, esprits de malice, parce qu’il y a une malice de l’esprit, comme il y a une malice de la chair.
La malice de la chair allume les appétits déréglés des passions, et le désir des voluptés sensibles.
La malice de l’esprit se confond avec les passions et les inclinations dépravées de l’âme, mais qui toutefois appartiennent à sa partie supérieure. Elles sont d’autant plus dangereuses et plus criminelles que la raison et l’esprit sont au-dessus de la nature et des sens. Et comme la malice de Satan a pour but principal de nous priver de l’héritage du ciel, l’Apôtre a ajouté, à cause de cela, qu’ils sont « répandus dans l’air ».
Il n’est que trop aisé de conclure de là que nos ennemis sont forts et redoutables, qu’ils ont une ardeur invincible et sont animés contre nous d’une haine furieuse et inimaginable. Aussi bien ils nous font une guerre sans relâche, sans paix ni trêve possible. Leur audace est incroyable, nous en pouvons juger par cette parole que le Prophète fait dire à Satan: « Je monterai au ciel. » Au surplus le démon a attaqué nos premiers parents dans le paradis, il a livré combat aux Prophètes, « il a cherché les Apôtres, pour les cribler comme le froment, » c’est l’expression même de Notre-Seigneur dans l’Evangile ; Il n’a même pas rougi de tenter Jésus-Christ. L’Apôtre Saint Pierre a donc bien exprimé ses désirs insatiables et son activité inouïe quand il a dit: « Le démon votre ennemi tourne autour de vous comme un lion rugissant cherchant quelqu’un à dévorer. »
Et Satan n’est pas seul pour attaquer les hommes, c’est en troupe quelquefois que les démons fondent sur chacun de nous. On le vit bien par l’aveu de celui à qui Jésus demanda: quel est ton nom ? et qui répondit: mon nom est légion , c’est-à-dire qu’une multitude de démons tourmentaient ce malheureux. Et puis, l’Evangile ne dit-il pas d’un autre démon: « qu’il prend avec lui sept autres esprits plus méchants que lui, qu’ils entrent dans la maison (c’est-à-dire dans l’âme) et qu’ils y habitent » ?
Il n’est pas rare de rencontrer des Chrétiens qui, ne sentant pas en eux-mêmes ces attaques du démon, s’imaginent que notre Doctrine est fausse. Mais peut-on s’étonner que les démons n’attaquent point des hommes qui se sont volontairement donnés à eux, et dans lesquels on ne trouve ni piété, ni Charité, ni aucune vertu digne d’un Chrétien ? Ils appartiennent entièrement à Satan. Comment aurait-il besoin de les tenter pour les vaincre, puisque, de leur plein consentement, il règne déjà dans leur cœur.
Mais ceux qui se sont consacrés à Dieu, et qui mènent sur la terre une vie toute céleste, sont plus que tous les autres en butte aux assauts du démon. C’est pour eux qu’il réserve toute sa haine, c’est contre eux qu’à chaque instant il dresse des pièges et des embûches.
L’Histoire Sainte est pleine d’exemples de grands et vertueux personnages qui même en se tenant sur leurs gardes ont été victimes de sa rage ou de sa duplicité. Adam, David, Salomon et tant d’autres qu’il serait trop long de citer ont éprouvé la violence de ses attaques et la perfidie de ses ruses, auxquelles ni la prudence ni les forces humaines ne sauraient résister. Qui oserait après cela se croire en sûreté avec ses seules forces ? Demandons donc à Dieu avec Foi et pureté de cœur: « qu’Il ne permette pas que nous soyons tentés au-dessus de nos forces, et qu’Il nous donne, dans la tentation, le secours de son assistance, afin que nous puissions résister. »
Mais s’il se rencontre des Fidèles qui par faiblesse d’esprit ou par ignorance sont épouvantés de la puissance des démons, il faut leur persuader de se réfugier dans le port de la Prière, quand ils sont agités par les flots de la tentation.
Car Satan, quelles que soient sa puissance, son obstination, et sa haine contre nous ne peut cependant nous tenter et nous tourmenter ni autant ni aussi longtemps qu’il le voudrait. tout son pouvoir est subordonné à la Volonté et au bon plaisir de Dieu. Qui ne connaît l’histoire de Job, que Satan n’eût jamais touché, si le Seigneur ne lui eût dit: « Voilà que Je te livre tout ce qu’il possède. » Mais si au contraire, Dieu n’avait point ajouté: « seulement n’étends pas la main sur lui », Satan l’eût fait périr d’un seul coup avec ses enfants et tous ses biens. Et même Dieu a enchaîné tellement la puissance des démons que, sans sa permission, ils n’auraient pas pu passer dans ces pourceaux, dont il est question dans l’Evangile.
Mais pour mieux faire comprendre le sens et la portée de cette demande, nous avons à expliquer ce que l’on doit entendre par tentation, et par être induit en tentation.
§ IV. — QU’EST-CE QU’ETRE TENTE ET INDUIT EN TENTATION.
Tenter, c’est mettre quelqu’un à l’épreuve, pour tirer de lui ce que nous désirons savoir, et par là connaître la vérité. On ne peut pas dire que Dieu puisse tenter en ce sens, car, y-a-t-il quelque chose qu’Il ignore ? « Tout, dit l’Apôtre, est à nu et à découvert devant ses yeux. »
Il y a une autre manière de tenter qui va beaucoup plus avant, c’est de mettre quelqu’un à l’épreuve, soit en vue du bien, soit en vue du mal.
On tente un homme en vue du bien, lorsqu’on l’éprouve dans le but de constater et de manifester sa vertu, afin de la récompenser ensuite par des avantages et des honneurs, de proposer son exemple à imiter aux autres et par suite d’engager tout le monde à louer et à bénir le Seigneur.
Cette manière de tenter est la seule qui convienne à Dieu. Et nous en trouvons un exemple dans le Deutéronome ; « Le Seigneur votre Dieu vous tente, dit Moise aux Hébreux, pour qu’il apparaisse visiblement si vous L’aimez. » On dit encore que Dieu tente les siens, lorsqu’Il les accable par la pauvreté, la maladie et autres calamités de ce genre. Mais Il n’agit ainsi envers eux que pour éprouver leur patience, et afin qu’ils deviennent pour les autres des modèles de vertu chrétienne. C’est ainsi que nous voyons Abraham tenté par Dieu, lorsqu’il reçoit de Lui l’ordre d’immoler son propre fils. Mais cet acte d’obéissance fait de lui un exemple immortel de soumission et de patience.
C’est dans le même sens qu’il est dit de Tobie dans nos Saints Livres: « Parce que vous étiez agréable à Dieu, il était nécessaire que la tentation vînt vous éprouver. »
On tente les hommes en vue du mal, lorsqu’on les éprouve pour les pousser au péché ou à leur perte. Il appartient au démon de nous tenter de la sorte ; car il ne s’adresse à nous que pour nous perdre et nous jeter dans le précipice. Aussi l’Ecriture Sainte l’appelle-t-elle d’un seul mot: le tentateur.
Tantôt il excite en nous les désirs et les mouvements déréglés de nos passions et de nos affections mauvaises ; tantôt, il nous attaque par le dehors, et se sert des choses extérieures pour nous enorgueillir, si elles sont heureuses, ou nous abattre, si elles sont malheureuses. D’autres fois il a pour agents et émissaires des hommes pervertis, et surtout des hérétiques, qui sont assis dans la chaire de pestilence, et répandent le poison mortel de leurs doctrines malsaines pour perdre entièrement les hommes qui ne font aucun choix et aucune différence entre le vice et la vertu, et qui de leur naturel ne sont déjà que trop enclins au mal et toujours prêts à succomber.
Etre induit en tentation, c’est succomber à la tentation. Or nous y sommes induits en deux manières, premièrement lorsque, renversés par le choc, nous tombons dans le mal où veut nous jeter notre tentateur. En ce sens Dieu ne tente et n’a jamais tenté personne, car Il n’est l’Auteur du péché pour personne: au contraire, « Il déteste tous ceux qui commettent l’iniquité. » Aussi bien, dit l’Apôtre Saint Jacques, « que personne ne dise, quand il est tenté, que c’est Dieu qui le tente ; car Dieu n’est point tentateur pour le mal. »
On dit en second lieu que nous sommes induits en tentation par quelqu’un qui, sans nous tenter lui-même, sans même contribuer à nous tenter, passe cependant pour nous éprouver réellement parce qu’il n’empêche ni la tentation ni la victoire de la tentation sur nous, bien qu’il le puisse. C’est de cette manière que Dieu permet que les bons et les justes soient tentés ; mais alors Il les soutient de sa Grâce et ne les abandonne point. Quelquefois aussi, par un secret et juste jugement, si nos crimes le demandent, Il nous abandonne à nous-mêmes, et nous succombons.
On dit encore que Dieu nous induit en tentation, lorsque nous abusons pour notre malheur des bienfaits qu’Il nous avait accordés en vue de notre Salut, et qu’à l’exemple de l’enfant prodigue nous dissipons l’héritage de notre Père en vivant dans la luxure, et en esclaves de toutes nos passions. C’est alors que nous pouvons nous appliquer ce que l’Apôtre disait de la Loi de Dieu: « Il est arrivé que le Commandement qui devait servir à nous donner la vie, a servi à nous donner la mort. »
Jérusalem en est pour nous un exemple bien frappant. Au témoignage d’Ezéchiel, Dieu l’avait enrichie et parée de tous les genres d’ornements, et Il lui disait par la bouche de son Prophète: « Vous étiez parfaitement belle, de cette beauté que Moi-même Je vous avais donnée. » Et cependant cette ville comblée de tous les bienfaits divins, bien loin de rendre grâces à Dieu des faveurs qu’elle en avait reçues, bien loin d’employer tous ces dons pour acquérir le bonheur du ciel, cette ville par une horrible ingratitude envers son Père et son Dieu, repousse l’espérance et même la pensée du bonheur éternel, et ne songe, dans l’abondance des biens terrestres, qu’à s’abandonner au plaisir et à la débauche ! Mais il faut lire tout le passage dans Ezéchiel.
Ceux-là ressemblent à cette ville ingrate qui, pour offenser Dieu, se servent précisément des moyens si nombreux qu’Il leur avait donnés de faire le bien.
Mais il est un usage de la Sainte Ecriture qu’il faut signaler avec soin. Pour exprimer ce qui n’est qu’une permission de la part de Dieu, elle emploie quelquefois des termes qui, pris à la lettre, désigneraient une action. Ainsi il est dit dans l’Exode : « J’endurcirai le cœur de Pharaon ; » dans Isaïe . « Aveuglez l’esprit de ce peuple ; » dans l’Epître aux Romains : « Dieu les a livrés aux passions ignominieuses et à leur sens réprouvé. » Dans ces passages, et dans les autres semblables, il ne s’agit point d’une action positive de Dieu, mais d’une simple permission.
Ceci bien compris, il ne sera point difficile de savoir ce que nous devons demander à Dieu dans cette sixième partie de l’Oraison Dominicale.
§ V. — QU’EST-CE QU’ON DEMANDE A DIEU PAR CES PAROLES NE NOUS INDUISEZ POINT EN TENTATION.
Nous ne demandons point de n’être jamais tentés. Car la vie de l’homme sur la terre n’est qu’une tentation. Et il nous est utile et avantageux qu’il en soit ainsi. C’est dans la tentation en effet que nous nous connaissons nous-mêmes, c’est-à-dire nos propres forces. C’est dans la tentation par conséquent que nous nous humilions sous la main puissante de Dieu, et que, combattant généreusement, nous méritons la couronne de gloire qui ne se flétrira jamais. Car, dit Saint Paul , « celui qui combat dans la carrière ne sera couronné qu’après avoir légitimement combattu. » Saint Jacques dit à son tour: « Bienheureux l’homme qui souffre la tentation, parce qu’après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie que Dieu a promise à ceux qui L’aiment. » Que si parfois la tentation de l’ennemi est trop pressante, nous penserons, pour soutenir notre courage, que « nous avons pour nous aider un Pontife qui peut compatir à nos infirmités, ayant été Lui-même tenté et éprouvé en toutes choses. »
Que demandons-nous donc ici ? nous demandons d’être toujours assistés par le Secours divin, afin de ne pas consentir à la tentation en nous laissant séduire par elle, et de n’y point céder non plus par faiblesse. Et si nos forces venaient à nous manquer, nous demandons que la Grâce de Dieu soit toujours avec nous pour les réparer et les ranimer immédiatement.
C’est pourquoi nous devons implorer le Secours de Dieu d’une manière générale dans toutes les tentations, et quand l’une d’elles nous tourmente davantage, recourir contre elle à la Prière, et d’une manière très expresse. C’est ce que pratiquait David dans presque toutes ses tentations. Ainsi contre le mensonge, il disait: « N’ôtez point de ma bouche la parole de vérité ; » contre l’avarice: « Inclinez mon cœur vers vos préceptes et non vers l’avarice. » Contre les futilités de la vie et l’attrait des passions : « Détournez mes yeux pour qu’ils ne voient point la vanité. » En somme nous demandons de ne pas obéir à nos passions, de ne pas nous lasser de résister aux tentations., de ne pas nous écarter de la voie du Seigneur, de conserver l’égalité d’âme et la constance dans les succès et dans les malheurs, de n’être jamais, en aucune manière, privés de la protection de Dieu.
Nous Le prions enfin d’abattre Satan sous nos pieds.
§ VI. — MOTIFS ET MOYENS DE RESISTER AU DEMON
Le Pasteur n’a plus maintenant qu’à exhorter les Fidèles aux pensées et aux considérations qui doivent principalement accompagner cette demande.
Dans cette ordre d’idées, rien de plus avantageux d’abord que de bien se pénétrer de la grande faiblesse de l’humanité, de nous défier de nos forces et de mettre en Dieu seul et en sa Bonté l’espérance de notre Salut. Si nous avons la sagesse de nous appuyer sur Lui, nous ferons preuve, même au milieu des plus grands périls, d’un courage d’autant plus invincible que nous pourrons nous rappeler alors combien avant nous, avec le même courage et la même confiance que nous, ont été retirés par Dieu Lui-même — il faut dire le mot — de la gueule béante de Satan. n’avons-nous pas vu Joseph en butte à la passion insensée d’une femme, arraché par Dieu à ce pressant péril, et élevé par Lui au faîte de la gloire ? n’avons-nous pas vu Suzanne, victime innocente de véritables suppôts de l’enfer, sur le point de périr d’une mort infâme, ne l’avons-nous pas vue, rendue par Lui à la vie et à l’honneur ? Sans doute, il devait en être ainsi, car son cœur était plein de confiance dans le Seigneur. C’est aussi la gloire immortelle du saint homme Job d’avoir triomphé du monde, de la chair et du démon. Il est encore une foule d’autres exemples de ce genre dont le Pasteur saura se servir pour inspirer aux Fidèles cet espoir et cette confiance.
Il importe également de ne jamais perdre de vue le Chef que nous devons suivre dans ce combat acharné contre les tentations, c’est-à-dire Notre-Seigneur Jésus-Christ qui nous a montré comment on remporte la victoire.
C’est qu’en effet Il a vaincu le démon. Il est « cet homme plus fort qui survient, qui ferrasse le fort armé et qui lui arrache ses armes et ses dépouilles » . Voici ce que dit Saint Jean de la victoire qu’Il a remportée sur le monde: « Ayez confiance, j’ai vaincu le monde. » Et dans l’Apocalypse, il est appelé le lion vainqueur qui est sorti victorieux pour vaincre encore , parce que dans sa victoire il a acquis à ses partisans le pouvoir de vaincre à leur tour.
L’Epître de Saint Paul aux Hébreux est toute pleine des victoires des Saints qui par la Foi ont vaincu les royaumes, qui ont fermé la gueule des lions, etc. .
Ces victoires que nous raconte l’histoire, doivent nous faire penser à celles que les hommes remplis de Foi, d’Espérance et de Charité, remportent tous les jours dans ces combats intérieurs et extérieurs que leur livre le démon. Victoires si nombreuses et si belles que si nous pouvions les contempler de nos yeux, nous ne pourrions rien voir en même temps de plus fréquent et de plus glorieux. C’est en parlant de ces sortes d’ennemis et de leur honteuse défaite que l’Apôtre Saint Jean a dit: « Je vous écris, jeunes gens, parce que vous êtes très forts, parce que la parole de Dieu demeure en vous, et que vous avez vaincu l’esprit malin. »
Or ce n’est ni par l’oisiveté, le sommeil, le vin, la bonne chère, les plaisirs que l’on triomphe de Satan, mais par la Prière, le travail, les veilles, la tempérance et la vertu de pureté. « Veillez et priez, est-il dit, ainsi que nous l’avons déjà remarqué, afin de ne point entrer en tentation. »
Employons ces armes pour combattre, et nous mettrons nos ennemis en fuite. Car « ceux qui résistent au démon, le verront fuir devant eux »
Cependant, à la vue de ces magnifiques triomphes des Saints, prenons garde de nous complaire en nous-mêmes. Que nul d’entre nous ne soit assez présomptueux pour s’imaginer qu’avec ses seules forces il sera en mesure de résister aux tentations et aux attaques de l’ennemi. non, ces succès-là ne sont point le fait de notre nature ni de l’humaine faiblesse ; les forces avec lesquelles nous terrassons les satellites de Satan, c’est Dieu qui nous les donne, Dieu qui fait de nos bras comme autant d’arcs d’airain ; qui, dans sa Bonté, brise l’arc des forts, et revêt de force les faibles ; qui prend notre Salut sous sa protection ; dont la droite nous soutient ; qui forme nos bras aux combats et nos mains à la guerre.
C’est donc à Dieu seul que nous devons rendre grâces pour nos victoires, car c’est par Lui seul. Et avec son secours, que nous pouvons vaincre. Saint Paul n’y manque pas: « Grâces soient rendues à Dieu, dit-il, qui nous a donné la victoire par Jésus-Christ Notre-Seigneur ! » Après lui, la voix céleste de l’Apocalypse célèbre à son tour le triomphe de notre Dieu: « Voici le temps du Salut, de la Puissance et du Règne de notre Dieu, et de la Puissance de son Christ, parce que l’accusateur de nos frères a été précipité, et qu’ils l’ont vaincu par le Sang de l’Agneau. » Remarquons encore un passage du même Livre qui atteste la victoire que Jésus-Christ a remportée sur la chair et sur le monde: « Ceux-ci combattront contre l’Agneau, mais l’Agneau les vaincra. »
Mais c’est assez sur les motifs et les moyens de vaincre le tentateur.
Après ces explications, les Pasteurs ne manqueront pas de montrer aux Fidèles les couronnes que Dieu prépare aux vainqueurs et les récompenses infinies qu’Il leur réserve dans l’éternité. Ce même livre de l’Apocalypse leur en fournira les preuves. « Celui qui sera victorieux, y est-il dit, ne sera point frappé de la seconde mort ; et ailleurs: Celui qui sera victorieux, sera ainsi vêtu de blanc, et Je n’effacerai point son nom du Livre de vie, et Je confesserai son nom devant mon Père et devant ses Anges. » Puis un peu après, Jésus-Christ notre Dieu, Notre-Seigneur Lui-même, s’adresse en ces termes à Saint Jean: « Celui qui sera victorieux, J’en ferai une colonne dans le temple de mon Dieu, et il n’en sortira plus ; » puis encore: « Celui qui sera victorieux, Je lui donnerai de s’asseoir avec Moi sur mon trône, comme J’ai vaincu Moi-même et Me suis assis avec mon Père sur son trône. » Enfin, après avoir fait le tableau de la gloire des Saints et de l’immensité de ces biens éternels dont ils jouiront dans le ciel, il ajoute : « Celui qui vaincra possédera ces choses. »
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Re: comment arréter la masturbation
Merci beaucoup S-C pour ce long passage du Catéchisme Romain (même s'il ne traite pas des questions que je vous ai posées, il répond à bien d'autres points abordés dans cette conversation). Je suis moi-même beaucoup plus familier du CEC que de ses prédécesseurs, et il est toujours intéressant de les lire et de constater ainsi la constance de la doctrine de l'Eglise.
Ce catéchisme est-il disponible en ligne ? Je serai ravi de pouvoir le consulter à l'occasion.
Et je suis heureux de voir ainsi confirmé ce que j'avais écrit : face à la tentation, il faut se réfugier dans la prière. L'idée est résumée dans cette phrase, mais reprise et développée tout au long du texte :
Enfin, ce conseil très ferme me semble tout à fait décisif :
Je note aussi au passage que le texte dit, un peu rapidement, mais très explicitement, que toute tentation ne vient pas du malin, mais que certaines naissent tout simplement en nous-même.
Bref, une page magnifique sur le combat contre la tentation. Un style un peu suranné, mais un enseignement très sûr. La section sur les "motifs et moyens de résister au démon" sont tout à fait édifiants. Merci de nous y avoir référé.
Vous aviez par ailleurs raison de me reprendre sur le fait que non, la prière ne fait pas diminuer, ni disparaître, la tentation. Au contraire, il semblerait que plus on progresse, plus il faut s'attendre à être éprouvé. La réponse étant toujours la même, ceci dit : la prière, encore la prière, et toujours la prière.
Ce catéchisme est-il disponible en ligne ? Je serai ravi de pouvoir le consulter à l'occasion.
Et je suis heureux de voir ainsi confirmé ce que j'avais écrit : face à la tentation, il faut se réfugier dans la prière. L'idée est résumée dans cette phrase, mais reprise et développée tout au long du texte :
Cette page du catéchisme rappelle aussi fort à propos le danger qu'il y aurait à espérer pouvoir lutter de ses propres forces, sans s'en remettre à Jésus :Puisque le démon notre ennemi sème à toute heure sous nos pas les plus terribles dangers, il faut qu’à toute heure aussi nous puissions nous adresser à Dieu, qui seul peut nous en préserver, et Lui dire: ne nous induisez point en tentation.
les Fidèles comprendront parfaitement tout le besoin qu’ils ont de l’assistance divine, s’ils se souviennent de leur faiblesse et de leur ignorance, s’ils se rappellent cette maxime de Notre-Seigneur Jésus-Christ: « L’esprit est prompt, et la chair est faible ; » et s’ils considèrent enfin que nos chutes, avec la malice et la haine du démon, sont presque toujours graves et mortelles, si la main de Dieu ne nous soutient.
Enfin, ce conseil très ferme me semble tout à fait décisif :
Mais s’il se rencontre des Fidèles qui par faiblesse d’esprit ou par ignorance sont épouvantés de la puissance des démons, il faut leur persuader de se réfugier dans le port de la Prière, quand ils sont agités par les flots de la tentation.
Je note aussi au passage que le texte dit, un peu rapidement, mais très explicitement, que toute tentation ne vient pas du malin, mais que certaines naissent tout simplement en nous-même.
Aux combats intérieurs se joignent les attaques et les coups des démons, qui tantôt se précipitent sur nous à découvert, et tantôt se glissent si furtivement dans nos âmes que nous pouvons à peine nous en défendre.
Bref, une page magnifique sur le combat contre la tentation. Un style un peu suranné, mais un enseignement très sûr. La section sur les "motifs et moyens de résister au démon" sont tout à fait édifiants. Merci de nous y avoir référé.
Vous aviez par ailleurs raison de me reprendre sur le fait que non, la prière ne fait pas diminuer, ni disparaître, la tentation. Au contraire, il semblerait que plus on progresse, plus il faut s'attendre à être éprouvé. La réponse étant toujours la même, ceci dit : la prière, encore la prière, et toujours la prière.
Non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux. Mc 14, 36
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Re: comment arréter la masturbation
maintenant que cet aparté est réglé
on peut revenir au coeur de la stratégie
N°1 mener ce combat par amour de Jésus
N°2 Former son intelligence pour connaître avec précision pour quelles raisons on mène ce combat.
N°3 Vérifier que l'on mène une vie équilibrée.
N°4 vérifier la qualité et l'intensité de la vie spirituelle (sacrements et prières seul)
N°5 Il faut s'étudier pour prendre conscience des mécanismes psychologiques,
Connaître la plus longue période de continence
le premier objectif est de doubler cette période
noter les causes de chutes
noter l'état psychologique après la chute
noter les causes de succès
noter l'état psychologique pendant la lutte, et juste après avoir remporté une première victoire
N°6 Se punir et se récompenser
N°7 Ne pas combattre seul : (Groupe de parole, sms à un ou deux frères )
N°8 fuir ceux qui entravent ce combat ou le discréditent
on peut revenir au coeur de la stratégie
N°1 mener ce combat par amour de Jésus
N°2 Former son intelligence pour connaître avec précision pour quelles raisons on mène ce combat.
N°3 Vérifier que l'on mène une vie équilibrée.
N°4 vérifier la qualité et l'intensité de la vie spirituelle (sacrements et prières seul)
N°5 Il faut s'étudier pour prendre conscience des mécanismes psychologiques,
Connaître la plus longue période de continence
le premier objectif est de doubler cette période
noter les causes de chutes
noter l'état psychologique après la chute
noter les causes de succès
noter l'état psychologique pendant la lutte, et juste après avoir remporté une première victoire
N°6 Se punir et se récompenser
N°7 Ne pas combattre seul : (Groupe de parole, sms à un ou deux frères )
N°8 fuir ceux qui entravent ce combat ou le discréditent
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Re: comment arréter la masturbation
J'aurais quand même bien aimé avoir réponse à mes questions. Ne serait-ce que celle où je vous demande si ce catéchisme est accessible en ligne...
Et je suis un peu étonné de voir, alors que vous citez vous-même un texte qui insiste sur l'importance de la prière (à tel point qu'il ne propose rien d'autre comme méthode de lutte contre les tentations !), que vous lui consacrez si peu de place dans votre stratégie.
Et je suis un peu étonné de voir, alors que vous citez vous-même un texte qui insiste sur l'importance de la prière (à tel point qu'il ne propose rien d'autre comme méthode de lutte contre les tentations !), que vous lui consacrez si peu de place dans votre stratégie.
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Re: comment arréter la masturbation
Pourriez-vous expliciter svp?sexologue-catholique a écrit :N°6 Se punir et se récompenser
Fraternellement.
Re: comment arréter la masturbation
j'ai déjà eu à poser une question, je la repose ici, en espérant obtenir quelque éclaircissement. Lorsque je trouve du plaisir en me caressant une partie du corps autre que mes organes génitaux je ne pêche pas, mais lorsque je caresse mes organes génitaux je commet un péché mortel, du moins je crois que c'est ce que l'Eglise enseigne. Est ce que vous trouvez que ça fait sens? en d'autre terme je transgresse quelle charité précise en caressant mes organes génitaux, que je ne fais pas en caressant un autre organe?
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