Non : à quoi ça sert, c'est quel est la finalité de l'acte. Je ne pense pas qu'on puisse réduire la nature d'un acte à sa finalité.Silica a écrit :On en vient donc à se demander : à quoi sert l'acte sexuel ?
Et la finalité de la sexualité humaine ne saurait être réduite à la procréation, ça ça me semble être clairement établi (on peut toujours nier l'évidence, mais alors à quoi bon discuter).
L'expression "faire l'amour" est très dangereuse sur le plan du raisonnement. Vous avez commencé par dire que l'amour, ça se vit. Si ça se vit, c'est donc que ça ne se fait pas.C'est déjà un peu une bizarrerie car en principe l'amour ça se pratique/vis plus que ça ne s'expliquePourquoi fait-on l'amour ?
L'amour, c'est quelque chose de très complexe. Cela implique les émotions, la mémoire, la volonté, sans oublier le corps (ce n'est pas que mental, l'amour, c'est physique aussi)... C'est tout l'être humain qui est concerné par l'amour. Quand on se focalise sur une petite partie de l'être, on passe à côté de l'amour. Par exemple, l'amour n'est pas le désir. L'amour n'est pas la sexualité. L'amour n'est pas un acte amoureux.
Commencer la réflexion en réduisant "vivre l'amour" à "faire l'amour", c'est bien parti pour passer à côté de choses pourtant essentielles.
L'envie est-elle suffisante pour justifier toute action ?La réponse qui s'impose à moi c'est tout simplement : parce qu'on en a envie. Et cette envie peut être motivée par de nombreux facteurs.
Est-il bon que je fasse tout ce dont j'ai envie ?
Bien sûr qu'elle est liée aux autres. Mais si, comme vous le dites, elle est "intimement liée" aux autres, en quoi est-il légitime de l'en dissocier pour finalement l'exclure ?Mais pour aller plus loin : certes, il y a une donnée reproductrice, mais qui est intimement liée aux autres.
Et c'est important !On fait aussi beaucoup l'amour pour le plaisir
(Hors sujet : même du point de vue religieux, le plaisir sexuel est quelque chose de très positif ! Il contribue beaucoup à la vie du couple)
La contraception, c'est précisément dissocier et exclure la procréation des autres dimensions de l'acte sexuel.(notamment de nos jours où on peut contrôler les naissances grâce à la contraception).
J'ai quand même bien l'impression qu'aujourd'hui, c'est surtout 2 ou 3 (et oui, c'est sordide, mais très fréquent malgré tout...), qu'on s'accorde à dire que si on peut avoir 2 et 3 en même temps c'est quand même nettement préférable, mais qu'à défaut, 2 c'est vachement moins glauque que 3 (ah, ces fameux "plans cul", "sex friend", "fuck buddy", etc.), et qu'on met de côté 1 pour quand on aura décidé qu'on en "veut" un (là aussi, une façon de parler à laquelle on ne prête pas assez attention : on fait d'une personne humaine l'objet de sa volonté... Le gamin est pas conçu qu'il a déjà un statut d'esclave !), et quand on s'occupe du 1, si on peut avoir 2 et 3 en même temps, c'est pas plus mal (mais à la rigueur, c'est pas forcément essentiel)...Je dirais donc qu'on peut faire l'amour uniquement pour avoir un bébé, ou uniquement pour le plaisir, ou uniquement parce que nous aimons la personne en face de nous, mais évidemment ça risque d'être un peu sordide si on ne réunit pas au moins deux de ces critères.
Oh, j'oublais : 0, ça, c'est hors de question. A moins d'être un catho coincé réactionnaire.
Et il ne faudrait pas oublier la nouveauté : 1, mais sans devoir faire l'amour.
Ah bon ? Allez dire ça aux démographes italiens, allemands, chinois, japonais... Eux, ils s'en font, de la bile...Aujourd'hui, on n'a plus trop à se faire de bile pour la reproduction, on est de plus en plus nombreux.
Certes.Un acte sexuel peut mener à la procréation mais la terre ne s'ouvrira pas en deux si on met un préservatif.
Est-ce qu'il faut en conclure que procréer, c'est mal, mais que le sexe sans procréation, c'est bien ?




