Kerniou a écrit :A cette époque, chacun pensait qu'il avait et pouvait jouer son rôle dans la société. Ce qui est loin d'être le cas maintenant.
Je n'ai évidemment pas connu cette époque, étant né 10 ans plus tard, mais il est évident, à écouter les témoignage et lire les documents, qu'à l'époque la plupart des gens pensaient qu'il était possible de "changer le monde". Tout le monde ne s'accordait pas sur ce que ça pouvait bien dire, mais il y avait une foi bien ancrée dans la capacité de faire naître un demain meilleur.
Depuis, et la culture punk a été le témoin le plus évident de cette défaite de l'espérance, l'immense majorité des gens pensent que ce serait déjà pas mal si demain ressemblait à aujourd'hui, que très probablement demain sera pire, et que personne ne peut rien y faire, surtout pas eux-même. A un optimisme exubérant a succédé ce qui n'est même plus du fatalisme, mais du défaitisme. Et on n'a toujours pas réussi à changer cela, depuis 40 ans que ça dure.
Je suis convaincu que ce défaitisme a considérablement plus contribué à l'hédonisme que mai 68 : après tout, s'il n'y a pas d'avenir, autant profiter autant que possible du présent, sans trop se poser de questions sur demain.
Enfin bon, tout ça, c'est déjà dit et redit. Et ça ne nous donne pas le commencement d'une idée sur comment changer tout ça... Perso, je parie sur Jésus






