Nouvelle évangélisation: engageons-nous !

« Quant à vous, menez une vie digne de l’Évangile du Christ. » (Ph 1.27)
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Mission Tousaint 2006 à Notre Dame de Lourdes à Paris

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MISSION TOUSSAINT 2006 à Notre-Dame de Lourdes

A partir de 9h00 , EGLISE NOTRE DAME DE LOURDES 130 RUE PELLEPORT 75020 PARIS

Du 27 octobre au 1er novembre

Vendredi 27 octobre

Un cœur à cœur avec l’Eucharistie

9h00 Prière du matin 14h00-18h45 Adoration continue devant le St Sacrement pour la mission (Relais de prière, veuillez vous inscrire) 15h00-16h00 Chemin de croix (Lourdes) 18h30 Vêpres 19h00 Messe 20h45-21h45 Veillée de prière et de compassion avec Ste Bernadette

Samedi 28 octobre

Journée de Mission

9h00 Prière du matin 15h00-18h00 Mission sous le porche et dans la rue distribution du journal « Holy wins » 17h30-18h30 Confession 18h15 Chapelet de la Mission 19h00 Messe 21h00 Prière de consécration à Jésus par Marie (pour tous)

Dimanche 29 octobre

Journée de Pèlerinage

10h00 Prière du matin 10h30 Messe dominicale 14h45 Départ par le métro pour la Basilique Notre-Dame des Victoires 15h30 Chapelet à N-D Victoires 16h15 Conférence à N-D Victoires 17h00 Vêpres à N-D Victoires

Lundi 30 octobre

Journée « LOURDES » compassion et Miséricorde « Venez boire à la fontaine et vous y laver »

9h00 Prière du matin 14h30-18h00 Proposition d’un geste concret avec l’eau de Lourdes, le rocher et la lumière 14h30-18h00 Confession et invitation venir déposer vos fardeaux devant le St Sacrement 18h30 Vêpres 19h00 Messe 20h45 Veillée Mariale et Procession aux flambeaux

Mardi 31 octobre

Journée des enfants

9h00 Prière du matin 15h00-16h30 Programme enfants (DVD) 18h30 Vêpres 19h00 Messe anticipée de la Toussaint 21h00 Vigile de la Toussaint

Mercredi 1er novembre (Toussaint)

Journée sur la Sainteté

10h00 Prière du matin 10h30 Messe solennelle avec Baptêmes d’enfants du catéchisme, du collège et entrée en catéchuménat d’une adulte 15h30-17h00 Point-Rencontre (pour les personnes isolées et temps d’amitié et de partage) 17h00 Vêpres
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CONFÉRENCE DE S. Em. LE CARD. JOSEPH RATZINGER SUR LE THÈME DE LA NOUVELLE ÉVANGÉLISATION

Dimanche 10 décembre 2000

La vie humaine ne se réalise pas d'elle-même. Notre vie est une question ouverte, un projet incomplet qu'il nous reste à achever et à réaliser. La question fondamentale de tout homme est: comment cela se réalise-t-il - devenir un homme? Comment apprend-t-on l'art de vivre? Quel est le chemin du bonheur?

Evangéliser signifie: montrer ce chemin - apprendre l'art de vivre. Jésus a dit au début de sa vie publique: Je suis venu pour évangéliser les pauvres (Lc 4, 18); ce qui signifie: j'ai la réponse à votre question fondamentale; je vous montre le chemin de la vie, le chemin du bonheur - mieux: je suis ce chemin. La pauvreté la plus profonde est l'incapacité d'éprouver la joie, le dégoût de la vie, considérée comme absurde et contradictoire. Cette pauvreté est aujourd'hui très répandue, sous diverses formes, tant dans les sociétés matériellement riches que dans les pays pauvres.

L'incapacité à la joie suppose et produit l'incapacité d'aimer, elle produit l'envie, l'avarice - tous les vices qui dévastent la vie des individus et du monde. C'est pourquoi nous avons besoin d'une nouvelle évangélisation - si l'art de vivre demeure inconnu, tout le reste ne fonctionne plus. Mais cet art n'est pas un objet de la science - cet art ne peut être communiqué que par celui qui a la vie - celui qui est l'Evangile en personne.

I. Structure et méthode de la nouvelle évangélisation

1. La structure

Avant de parler des contenus fondamentaux de la nouvelle évangélisation, je voudrais dire un mot à propos de sa structure et de la méthode appropriée. L'Eglise évangélise toujours et n'a jamais interrompu le cours de l'évangélisation. Elle célèbre chaque jour le mystère eucharistique, administre les sacrements, annonce la parole de vie - la Parole de Dieu, s'engage pour la justice et la charité. Et cette évangélisation porte ses fruits: elle donne la lumière et la joie, elle donne un chemin de vie à tant de personnes; et beaucoup d'autres vivent, souvent même sans le savoir, de la lumière et de la chaleur resplendissantes de cette évangélisation permanente. Cependant, nous observons un processus progressif de déchristianisation et de perte des valeurs humaines essentielles qui est préoccupant. Une grande partie de l'humanité d'aujourd'hui ne trouve plus, dans l'évangélisation permanente de l'Eglise, l'Evangile, c'est-à-dire une réponse convaincante à la question: Comment vivre?

C'est pourquoi nous cherchons, outre l'évangélisation permanente, jamais interrompue, et à ne jamais interrompre, une nouvelle évangélisation, capable de se faire entendre de ce monde qui ne trouve pas l'accès à l'évangélisation "classique". Tous ont besoin de l'Evangile; l'Evangile est destiné à tous, et pas seulement à un cercle déterminé, et nous sommes donc obligés de chercher de nouvelles voies pour porter l'Evangile à tous.

Mais ici se cache également une tentation - la tentation de l'impatience, la tentation de chercher tout de suite le grand succès, de chercher les grands nombres. Ce n'est pas la méthode de Dieu. Pour le Royaume de Dieu, comme pour l'évangélisation, instrument et véhicule du Royaume de Dieu, est toujours valable la parabole du grain de sénevé (cf. Mc 4, 31-32). Le Royaume de Dieu recommence toujours de nouveau sous ce signe. La nouvelle évangélisation ne peut pas signifier: attirer tout de suite par de nouvelles méthodes plus raffinées les grandes masses qui se sont éloignées de l'Eglise. Non - ce n'est pas cela la promesse de la nouvelle évangélisation. La nouvelle évangélisation signifie: ne pas se contenter du fait que du grain de sénevé a poussé le grand arbre de l'Eglise universelle, ne pas penser que le fait que dans ses branches toutes sortes d'oiseaux peuvent y trouver place suffit - mais oser de nouveau avec l'humilité du petit grain, en laissant Dieu choisir quand et comment il grandira (Mc 4, 26-29). Toutes les grandes choses commencent toujours par un petit grain et les mouvements de masse sont toujours éphémères. Dans sa vision du processus de l'évolution, Teilhard de Chardin parle du "blanc des origines": Le début des nouvelles espèces est invisible et introuvable pour la recherche scientifique. Les sources sont cachées - trop petites. Autrement dit: Les grandes réalités commencent dans l'humilité. Ne nous inquiétons pas de savoir si, et jusqu'à quel point, Teilhard a raison avec ses théories évolutionnistes; la loi des origines invisibles dit une vérité - une vérité présente précisément dans l'agir de Dieu dans l'histoire: "Ce n'est pas parce que tu es grand que je t'ai élu, bien au contraire - tu es le plus petit des peuples; je t'ai élu parce que je t'aime... " dit Dieu au peuple d'Israël dans l'Ancien Testament, et il exprime ainsi le paradoxe fondamental de l'histoire du salut: Certes, Dieu ne compte pas avec les grands nombres; le pouvoir extérieur n'est pas le signe de sa présence. Une grande partie des paraboles de Jésus indiquent cette structure de l'agir divin et répondent ainsi aux préoccupations des disciples, qui attendaient du Messie bien d'autres succès et signes - des succès du genre de ceux offerts par satan au Seigneur: Tout cela - tous les royaumes du monde - je te le donnerai... (Mt 4, 9). Certes, Paul à la fin de sa vie a eu l'impression d'avoir porté l'Evangile jusqu'aux extrémités de la terre, mais les chrétiens étaient de petites communautés dispersées dans le monde, insignifiantes selon des critères séculiers. En réalité, elles furent le levain qui pénètre de l'intérieur la pâte et portèrent en elles l'avenir du monde (cf. Mt 13, 33). Un vieux proverbe dit: "Le succès n'est pas un nom de Dieu". La nouvelle évangélisation doit se soumettre au mystère du grain de sénevé, et ne doit pas prétendre produire tout de suite un grand arbre. Nous vivons tantôt dans la trop grande sécurité du grand arbre déjà existant, tantôt dans l'impatience d'avoir un arbre plus grand, plus vigoureux - nous devons au contraire accepter le mystère que l'Eglise est à la fois le grand arbre et le grain minuscule. Dans l'histoire du salut, c'est toujours en même temps Vendredi saint et Dimanche de Pâque...

2. La méthode

De cette structure de la nouvelle évangélisation découle aussi la méthode appropriée. Certes, nous devons utiliser de manière raisonnable les méthodes modernes pour nous faire entendre - mieux: pour rendre la voix du Seigneur accessible et compréhensible... Nous ne cherchons pas seulement l'écoute pour nous - nous ne voulons pas augmenter le pouvoir et l'extension de nos institutions, mais nous voulons nous mettre au service du bien des personnes et de l'humanité en faisant place à Celui qui est la Vie. Cette expropriation de soi-même, en l'offrant au Christ pour le salut des hommes, est la condition fondamentale d'un authentique engagement pour l'Evangile. "Je suis venu au nom de mon Père et vous ne m'accueillez pas"; qu'un autre vienne en son propre nom, celui-là vous l'accueillez" dit le Seigneur (Jn 5, 43). Le signe distinctif de l'antéchrist est de parler en son nom propre. Le signe du Fils est sa communion avec le Père. Le Fils nous introduit dans la communion trinitaire, dans le cercle de l'amour éternel, dont les personnes sont des "relations pures", l'acte pur de se donner et de se recevoir. Le dessein trinitaire - visible dans le Fils, qui ne parle pas en son nom - montre la forme de vie du véritable évangélisateur - mieux encore, évangéliser n'est pas uniquement une façon de parler, mais une façon de vivre: vivre dans l'écoute et se faire la voix du Père. "Car il ne parlera pas de lui-même, mais ce qu'il entendra, il le dira" dit le Seigneur à propos de l'Esprit Saint (Jn 16, 13). Cette forme christologique et pneumatologique de l'évangélisation est en même temps une forme ecclésiologique: le Seigneur et l'Esprit construisent l'Eglise, se communiquent dans l'Eglise. L'annonce du Christ, l'annonce du Royaume de Dieu suppose l'écoute de sa voix dans la voix de l'Eglise. "Ne pas parler en son propre nom" signifie: parler dans la mission de l'Eglise...

De cette loi de l'expropriation découlent des conséquences très pratiques. Toutes les méthodes raisonnables et moralement acceptables doivent être étudiées - c'est un devoir d'utiliser ces possibilités de communication. Mais les paroles et tout l'art de la communication ne peuvent atteindre la personne humaine à la profondeur à laquelle doit arriver l'Evangile. Il y a quelques années, je lisais la biographie d'un excellent prêtre de notre siècle, Dom Didimo, curé de Bassano del Grappa. Dans ses notes, on trouve des paroles précieuses, fruit d'une vie de prière et de méditation. A ce propos, Dom Didimo dit par exemple: "Jésus prêchait le jour, la nuit il priait". Par cette brève remarque il voulait dire: Jésus devait acquérir ses disciples de Dieu. Cela toujours valable. Nous ne pouvons pas gagner, nous, les hommes. Nous devons les obtenir de Dieu pour Dieu. Toutes les méthodes sont vides sans le fondement de la prière. La parole de l'annonce doit toujours baigner dans une intense vie de prière.

Nous devons y ajouter un élément supplémentaire. Jésus prêchait le jour, la nuit il priait - mais ce n'est pas tout. Sa vie tout entière fut - comme le montre de façon très belle l'Evangile de saint Luc - un chemin vers la croix, une ascen-sion vers Jérusalem. Jésus n'a pas racheté le monde par de belles paroles, mais par sa souffrance et sa mort. Sa passion est une source de vie intarissable pour le monde; sa passion donne force à sa parole.

Le Seigneur lui-même - en étendant et en élargissant la parabole du grain de sénevé - a formulé cette loi de fécondité dans la parole du grain de blé qui meurt, tombé en terre (Jn 12, 24). Cette loi est valable elle aussi jusqu'à la fin du monde, et - avec le mystère du grain de sénevé - elle est fondamentale pour la nouvelle évangélisation. Toute l'histoire le prouve. Il serait facile de le démontrer dans l'histoire du christianisme. Je me bornerai à rappeler ici le début de l'évangélisation dans la vie de saint Paul. Le succès de sa mission ne fut pas le fruit d'une grande habileté rhétorique ou de la prudence pastorale; sa fécondité fut liée à sa souffrance, à sa communion dans la passion avec le Christ (cf. 1 Co 2, 1-5; 2 Co 5, 7; 11, 10 sq; 11,30; Ga 4, 12-14). "Il ne lui sera donné que le signe du prophète Jonas" a dit le Seigneur. Le signe de Jonas est le Christ crucifié - ce sont les témoins, qui complètent "ce qui manque aux tribulations du Christ" (Col 1, 24). Dans toutes les périodes de l'histoire, se sont chaque fois de nouveau confirmés ces mots de Tertullien: Le sang des martyrs est une semence.

Saint Augustin dit la même chose d'une façon plus belle, en interprétant Jn 21, où la prophétie du martyre de Pierre et le mandat de paître les brebis, c'est-à-dire l'institution de son primat, sont intimement liés. Saint Augustin commente ainsi le texte Jn 21, 16: "Pais mes brebis", c'est-à-dire souffres pour mes brebis (Sermo Guelf. 32 PLS 2, 640). Une mère ne peut donner la vie à un enfant sans souffrir. Tout accouchement implique la souffrance, est souffrance, et le devenir chrétien est un accouchement. Ou pour le dire avec les paroles du Seigneur: le Royaume de Dieu souffre violence (Mt 11, 12; Lc 16, 16), mais la violence de Dieu est la souffrance, est la croix. Nous ne pouvons donner vie aux autres sans donner notre vie. Le processus d'expropriation cité plus haut est la façon concrète (exprimée sous tant de formes diverses) de donner sa propre vie. Rappelons-nous la parole du Sauveur: "...Qui perdra sa vie à cause de moi et de l'Evangile la sauvera... " (Mc 8, 35).

II. Les contenus essentiels de la nouvelle évangélisation

1. Conversion

Pour ce qui est des contenus de la nouvelle évangélisation, il faut avant tout garder à l'esprit que l'Ancien et le Nouveau Testament sont inséparables. Le contenu fondamental de l'Ancien Testament est résumé dans le message de Jean Baptiste: Convertissez-vous! Il n'y a pas d'accès à Jésus sans le Baptiste; il n'est pas possible d'arriver à Jésus sans avoir répondu à l'appel de son précurseur, mieux encore: Jésus a fait sien le message de Jean dans la synthèse de sa propre prédication: Repentez-vous et croyez à l'Evangile (Mc 1, 15). Le mot grec pour se convertir signifie: repenser - remettre en question son propre mode de vie et le mode de vie ordinaire; laisser entrer Dieu dans les critères de sa propre vie; ne plus juger uniquement selon les opinions courantes. Se convertir signifie par conséquent: ne pas vivre comme tout le monde vit, ne pas faire ce que tout le monde fait, ne pas se sentir justifié en accomplissant des actions douteuses, ambiguës ou mauvaises par le fait que les autres font de même; commencer à regarder sa propre vie avec les yeux de Dieu; donc, chercher le bien, même s'il est dérangeant: ne pas s'en remettre au jugement des multitudes, des hommes, mais au jugement de Dieu - autrement dit: chercher un nouveau style de vie, une vie nouvelle. Tout cela n'implique pas de moralisme; en réduisant le christianisme à la moralité, on perd de vue l'essence du message du Christ: Le don d'une nouvelle amitié, le don de la communion avec Jésus, et par la suite avec Dieu. Celui qui se convertit au Christ n'entend pas se créer une autarchie morale bien à lui, il ne prétend pas construire sa propre bonté par ses propres forces. La "Conversion" (métanoia) signifie précisément l'opposé: sortir de l'autosuffisance, découvrir et accepter son indigence - une indigence des autres et de l'Autre, de son pardon, de son amitié. La vie non-convertie est autojustification (je ne suis pas pire que les autres); la conversion est l'humilité de s'en remettre à l'amour de l'Autre, un amour qui devient mesure et critère de ma propre vie.

Ici nous devons également garder à l'esprit l'aspect social de la conversion. Certes, la conversion est avant tout un acte éminemment personnel, elle est personnalisation. Je me sépare de la formule "vivre comme tout le monde" (je ne me sens plus justifié par le fait que tous font ce que je fais) et je trouve devant Dieu mon propre moi, ma responsabilité personnelle. Mais la vraie personnalisation est également toujours une nouvelle et plus profonde socialisation. Le moi s'ouvre de nouveau au toi, dans toute sa profondeur, en donnant naissance à un nouveau Nous. Si le style de vie répandu dans le monde comporte un risque de dépersonnalisation, de vivre non pas sa propre vie, mais la vie de tous les autres, dans la conversion doit se réaliser le nouveau Nous du cheminement commun avec Dieu. En annonçant la conversion, nous devons aussi offrir un parcours de vie, un espace commun du nouveau style de vie. On ne peut pas évangéliser uniquement par des paroles; l'Evangile crée la vie, il crée une communauté de parcours; une conversion purement individuelle n'a pas de consistance...

2. Le Royaume de Dieu

Dans l'appel à la conversion est implicite - c'est même sa condition fondamentale - l'annonce du Dieu vivant. Le théocentrisme est fondamental dans le message de Jésus, et il doit être aussi au coeur de la nouvelle évangélisation. La parole clef de l'annonce de Jésus est: le Royaume de Dieu. Or le Royaume de Dieu n'est pas une chose, une structure sociale ou politique, une utopie. Le Royaume de Dieu est Dieu. Le Royaume de Dieu signifie: Dieu existe. Dieu vit. Dieu est présent et agit dans le monde, dans notre vie - dans ma vie. Dieu n'est pas une lointaine "cause ultime", Dieu n'est pas le "grand architecte" du déisme, qui a monté la machine du monde et qui se trouverait maintenant en dehors - bien au contraire: Dieu est la réalité la plus présente et décisive dans chaque acte de ma vie, à chaque moment de l'histoire. Dans son discours d'adieu, en quittant sa chaire à l'université de Münster, le théologien J.B. Metz a dit des choses inattendues de sa part. Metz, dans le passé, nous avait appris l'anthropocentrisme - le véritable avènement du christianisme aurait été le tournant anthropologique, la sécularisation, la découverte de la sécularité du monde. Puis il nous a appris la théologie politique - le caractère politique de la foi; puis encore la "mémoire dangereuse"; et enfin la théologie narrative. Après ce cheminement long et ardu, il nous dit aujourd'hui: le vrai problème de notre temps est la "Crise de Dieu", l'absence de Dieu camouflée par une religiosité vide. La théologie doit redevenir réellement theologia, un discours sur Dieu et avec Dieu. Metz a raison: L'unum necessarium pour l'homme est Dieu. Tout change, selon le fait que Dieu existe ou qu'il n'existe pas. Mais hélas! - même nous, les chrétiens, nous vivons souvent comme si Dieu n'existait pas (si Deus non daretur). Nous vivons selon le slogan: Dieu n'existe pas, et s'il existe, il n'a rien à voir. C'est pourquoi l'évangélisation doit avant tout parler de Dieu, annoncer l'unique vrai Dieu: le Créateur - le Sanctificateur - Le Juge (cf. le Catéchisme de l'Eglise catholique).

Encore une fois, il faut garder à l'esprit l'aspect pratique. On ne peut pas faire connaître Dieu uniquement avec des paroles. On ne connaît pas une personne si on ne la connaît que par ouï-dire. Annoncer Dieu signifie introduire à la relation à Dieu: Enseigner à prier. La prière est la foi en acte. Et ce n'est que dans l'expérience de la vie avec Dieu qu'apparaît aussi l'évidence de son existence. C'est pour cette raison que sont si importantes les écoles de prière, de communauté de prière. Il y a complémentarité entre la prière personnelle ("dans sa propre chambre", seul devant les yeux de Dieu), la prière commune "para-liturgique" ("religiosité populaire") et la prière liturgique. Oui, la liturgie est avant tout prière; sa spécificité consiste dans le fait que son sujet primaire, ce n'est pas nous (comme dans la prière privée ou dans la religiosité populaire), mais Dieu lui-même - la liturgie est actio divina, Dieu agit et nous répondons à l'action divine.

Parler de Dieu et parler avec Dieu doivent toujours aller de pair. L'annonce de Dieu nous guide à la communion avec Dieu dans la communion fraternelle, fondée et vivifiée par Jésus-Christ. C'est pourquoi la liturgie (les sacrements) n'est pas un thème secondaire par rapport à la prédication du Dieu vivant, mais la concrétisation de notre relation à Dieu. Dans ce contexte, qu'on me permette une observation générale sur la question liturgique. Notre manière de célébrer la liturgie est souvent trop rationaliste. La liturgie devient enseignement; son critère est: se faire comprendre - ce qui aboutit bien souvent à la banalisation du mystère, à la prévalence de nos paroles, à la répétition de phraséologies qui semblent plus accessibles et plus agréables aux gens. Mais il s'agit d'une erreur non seulement théologique, mais aussi psychologique et pastorale. La vague d'ésotérisme, la diffusion des techniques asiatiques de relaxation et de vide mental montrent qu'il manque quelque chose dans nos liturgies. C'est justement dans notre monde d'aujourd'hui que nous avons besoin du silence, du mystère supra-individuel, de la beauté. La liturgie n'est pas l'invention du prêtre célébrant ou d'un groupe de spécialistes; la liturgie (le "rite") a grandi selon un processus organique au cours des siècles, elle porte en elle le fruit de l'expérience de foi de toutes les générations précédentes. Même si les participants ne comprennent probablement pas toutes les paroles, ils perçoivent leur signification profonde, la présence du mystère qui transcende toutes les paroles. Le centre de l'action liturgique n'est pas le célébrant; le célébrant n'est pas devant le peuple en son nom propre - il ne parle pas de lui-même et pour lui-même, mais in persona Cristi. Ce ne sont pas les capacités personnelles du célébrant qui comptent, mais uniquement sa foi, dans laquelle transparaît Jésus-Christ. "Il faut que lui grandisse et que moi je décroisse" (Jn 3, 30).

3. Jésus-Christ

Par cette réflexion, le thème de Dieu s'est déjà étendu, et il s'est concrétisé dans le thème de Jésus-Christ: C'est seulement dans le Christ et par le Christ que le thème de Dieu devient réellement concret: le Christ est l'Emmanuel, le Dieu-avec-nous - la concrétisation du "Je suis", la réponse au déisme. Aujourd'hui la tentation est grande de réduire Jésus-Christ, le Fils de Dieu, à un simple Jésus historique, à un homme pur. On ne nie pas nécessairement la divinité de Jésus, mais au moyen de certaines méthodes on distille dans la Bible un Jésus à notre mesure, un Jésus possible et compréhensible d'après les paramètres de notre historiographie. Mais ce "Jésus historique" est un artefact, il est l'image de ses auteurs, et non l'image du Dieu vivant (cf. 2 Co 4, 4s; Col 1, 15). Ce n'est pas le Christ de la foi qui est un mythe, mais le Jésus historique, qui est une figure mythologique auto-inventée par les divers interprètes. Les deux cents ans d'histoire du "Jésus historique" reflètent fidèlement l'histoire des philosophies et des idéologies de cette période.

Je ne peux pas, dans le cadre de cette conférence, développer les contenus de l'annonce du Sauveur. Je voudrais seulement citer brièvement deux aspects importants. Le premier est la suite du Christ - le Christ s'offre comme chemin de ma vie. Suivre le Christ ne signifie pas: imiter l'homme Jésus. Une tentative de ce genre échoue nécessairement - ce serait un anachronisme. Suivre le Christ a un but beaucoup plus élevé: ne faire qu'un avec le Christ, et arriver ainsi à l'union avec Dieu. Ce discours peut sembler étrange aux oreilles de l'homme moderne. Mais en réalité, nous avons tous soif d'infini: d'une liberté infinie, d'un bonheur sans limites. Toute l'histoire des révolutions des deux siècles passés ne s'explique que de cette façon. La drogue ne s'explique que de cette façon. L'homme ne se contente pas de solutions en de-çà du niveau de la divinisation. Et tous les chemins proposés par le "serpent" (Gn 3, 5), c'est-à-dire par le savoir du monde, échouent. Le seul chemin est la communion avec Jésus-Christ, réalisable dans la vie sacramentelle. Suivre le Christ n'est pas une question de moralité, mais un thème "mystérique" - un ensemble fait d'action divine et de réponse de notre part.

Nous rencontrons ainsi, dans le thème de la suite, l'autre centre de la christologie auquel je voulais faire allusion: le mystère pascal - la croix et la résurrection. Dans les reconstructions du "Jésus historique", le thème de la croix est en général dépourvu de signification. Selon une interprétation "bourgeoise", c'est un incident en soi évitable, sans valeur théologique; selon une interprétation révolutionnaire, c'est la mort héroïque d'un rebelle. La vérité est tout autre. La croix appartient au mystère divin - elle est l'expression de son amour jusqu'à la fin (Jn 13, 1). Suivre le Christ est participer à sa croix, s'unir à son amour, transformer notre vie, en donnant naissance à l'homme nouveau, créé selon Dieu (cf. Ep 4, 24). Celui qui oublie la croix oublie l'essence du christianisme (cf. 1 Co 2, 2).

4. La vie éternelle

Le dernier élément central de toute véritable évangélisation est la vie éternelle. Aujourd'hui, nous devons annoncer notre foi avec une nouvelle vigueur, dans la vie quotidienne. Je me bornerai à ne citer ici qu'un aspect de la prédication de Jésus, qui est souvent négligé aujourd'hui: l'annonce du Royaume de Dieu est l'annonce d'un Dieu présent, d'un Dieu qui nous connaît et nous écoute; d'un Dieu qui entre dans l'histoire pour faire justice. Cette prédication est donc aussi l'annonce du jugement, l'annonce de notre responsabilité. L'homme ne peut pas faire uniquement ce qu'il veut. Il sera jugé. Il doit rendre compte. Cette certitude vaut pour les puissants comme pour les simples.

Lorsqu'elle est acceptée, les limites de chaque pouvoir de ce monde sont tracées. Dieu fait justice, et lui seul peut la faire en dernier. Nous y réussirons d'autant mieux, si nous sommes capables de vivre sous le regard de Dieu et de communiquer au monde la vérité du jugement. Ainsi l'article de foi du jugement, sa puissance formatrice pour les consciences, est un contenu central de l'Evangile, qui est vraiment une bonne nouvelle. Cela l'est pour tous ceux qui subissent l'injustice du monde et cherchent la justice. De cette manière, on comprend aussi la connexion entre le Royaume de Dieu et les "pauvres", ceux qui souffrent et tous ceux dont parlent les béatitudes du discours de la montagne. Ils sont protégés par la certitude du jugement, par la certitude qu'il y a une justice. Tel est le véritable contenu de l'article sur le jugement, sur Dieu-juge: Il y a une justice. Les injustices du monde ne sont pas le dernier mot de l'histoire. Il y a une justice. Seul celui qui refuse qu'il y ait une justice peut s'opposer à cette vérité. Si nous prenons au sérieux le jugement et la gravité de la responsabilité qui en découle pour nous, nous comprenons bien l'autre aspect de cette annonce, à savoir la rédemption, le fait que par la croix, Jésus a assumé nos péchés; que Dieu lui-même, dans la passion de son Fils, se fait l'avocat de nos péchés, en rendant ainsi possible la pénitence, l'espérance pour le pécheur repenti, une espérance merveilleusement exprimée dans les paroles de saint Jean: devant Dieu, nous réconforterons notre coeur, quoi qu'il nous reproche. Dieu est plus grand que notre coeur, et il connaît toute chose (1 Jn 3, 19s). La bonté de Dieu est infinie, mais nous ne devons pas réduire cette bonté à une mièvrerie édulcorée et privée de vérité. Ce n'est qu'en croyant au juste jugement de Dieu, en ayant faim et soif de la justice (cf. Mt 5, 6) que nous ouvrons notre coeur et notre vie à la miséricorde divine. On le voit: la foi dans la vie éternelle ne rend pas la vie terrestre insignifiante. Bien au contraire: Ce n'est que si la mesure de notre vie est l'éternité, que notre vie sur terre est grande elle aussi, et qu'elle possède une valeur immense. Dieu n'est pas le concurrent de notre vie, mais le garant de notre grandeur. Ainsi, nous revenons à notre point de départ: Dieu. Lorsque nous considérons bien le message chrétien, nous ne parlons pas de beaucoup de choses. Le message chrétien est en réalité très simple. Nous parlons de Dieu et de l'homme, et ce faisant, nous disons tout.

Source : Vatican
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Un "Paris Notre Dame" sur le "nouvelle évangé

Message non lu par jean_droit »

Paris Notre-Dame : un numéro spécial Bruxelles

Congrès international pour la nouvelle évangélisation - 28 octobre au 5 novembre. 8 pages de reportage consacrées à cette semaine.

8 pages de compte-rendu de cette semaine pour la nouvelle évangélisation avec des reportages sur :

les conférences et les ateliers les plus marquants

la table ronde des 5 archevêques

les initiatives missionnaires des paroisses

le festival des jeunes

Pour commander ces numéros, merci de contacter Laetitia du Chayla :
laetitia.duchayla@radionotredame.com
Tél : 01 56 56 44 07
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Message non lu par From Da Wu »

Bonjour,

Je suis tout nouveau sur ce forum, et j'avoue qu'il est très interessant.

Concernant la nouvelle évangélisation, c'est un sujet qui m'interesse tout particulierement. Et a cet effet, j'ai cré un forum sur la nouvelle évangélisation, permettant de réunir tout ceux qui concidere que la déchristianisation de la France n'est pas une fatalité, et d'axé la ré-évangélisation auprès des jeunes surtout.
Si vous vous sentez concerné, et je l'espere, vous pouvez rejoindre ce forum tout nouveau. Iil faut une impulsion de départ pour faire prendre le truc. Je compte sur vous!!

nouvelle-evangelisation.xooit.fr
http://nouvelle-evangelisation.xooit.fr/index.php

A bientot......
jean_droit
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Message non lu par jean_droit »

Bonjour Da Wu,
Le sujet de l'Evangélisation sous tous ses aspects m'intéresse particulièrement.
Il me semble, redite, prioritaire.
Il devrait réunir tous les catholiques de France quelles que soient leurs tendances et Dieu sait si nous en avons besoin actuellement.
Je me suis inscrit sur ton forum.
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From Da Wu
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Message non lu par From Da Wu »

jean_droit a écrit :Bonjour Da Wu,
Le sujet de l'Evangélisation sous tous ses aspects m'intéresse particulièrement.
Il me semble, redite, prioritaire.
Il devrait réunir tous les catholiques de France quelles que soient leurs tendances et Dieu sait si nous en avons besoin actuellement.
Je me suis inscrit sur ton forum.
Merci jean, j'espere que fera du bon travail ensemble, si Dieu.......
jean_droit
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Une conférence intéressante sur la "nouvelle évangélisa

Message non lu par jean_droit »

Chic ! Je vais essayer d'y aller !

Monseigneur Rey étant, sauf erreur de ma part, l'évêque de Toulon et faisant partie de l'Emmanuel.

......


Nuit des Semeurs d’Espérance avec conférence de Mgr Rey
Le 24 novembre, 20h30, Saint-Séverin
- 20h30 : conférence de Mgr Dominique Rey sur la « Nouvelle évangélisation. Quels défis ? Quelle urgence ? »
- 22h15 : messe et adoration animées par la chorale des Semeurs (confessions possibles)
- A partir de minuit : nuit de prière et relais d’adoration
jean_droit
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Message non lu par jean_droit »

Je ne sais pas si je vous ai donné l'adresse du site nouvelle évangélisation :

http://www.nouvelle-evangelisation.fr/
Charles
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Message non lu par Charles »

nelly emont a écrit :Les Evangélistes et les Pentecôtistes font du prosélytisme, ce qui n'est pas tout à fait la même chose.... La fin justifie-t-elle les moyens ? ça m'étonnerait bien. A qui a vu une assemblée évangélique, au moins à la télévision, on peut demander s'il ne ressent pas, au minimum, une certaine gêne, et une certaine tristesse à ainsi voir dénaturer le message du Christ et réduit à une affaire de gros sous.
Si les Evangélistes font du prosélytisme, c'est seulement dans de très rares cas, quand ils tombent sur un catholique pratiquant, ce qui ne doit pas leur arriver très souvent. Il me semble qu'on appelle "prosélytisme" la démarche qui consiste à évangéliser un chrétien d'une autre confession comme s'il était païen. Mais il y a une telle déchristianisation, que le travail des Evangéliste peut à bon droit s'appeler évangélisation.

Les catholiques d'Europe et de France spécialement, ont très peur de se déclarer comme catholiques. Ils pensent qu'ils sont tolérés parce qu'ils se taisent, et que surtout il ne faut pas faire de bruit, pas de vagues, faire profil bas, ne rien dire qui puisse froisser les susceptibilités des médias, des politiques, de la société.

Il y a tout un discours du renoncement et de l'extinction, de l'ensevelissement de la parole chrétienne, spécialement chez les "cathos de gauche", qui se sont laïcisés, profanés, mondanisés, déchristianisés au dernier degré. Et s'ils font du bruit, c'est pour brailler des déclarations contraires à la foi catholiques, montrant ainsi qu'ils n'en sont pas, qu'ils n'y croient pas, qu'ils sont bien du monde, bien acceptables, politiquement corrects et spirituellement morts. Ils disent "Je suis catholique mais attention je suis pour l'avortement, le divorce, l'euthanasie, le PACS, contre les dogmes, le pape, le catéchisme, je ne crois pas dans la présence réelle, n'ai pas besoin de me confesser, et pense que Jésus était un homme juste un peu spécial, s'il a vraiment existé..."

Ces catholiques font de l'anti-évangélisation... et ils ne s'étonnent même pas des progrès des Evangélistes, dont ils ignorent presque l'existence...
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La méthode d'évangélisation ALPHA

Message non lu par jean_droit »

A partir d'une indication donnée par ZENIT portugais toujours les premiers à parler d'évangélisation :

.........

Voilà qui peut être intéressant.

Je signale qu'il existe un site coursalpha.fr très intéressant aussi.

....................

La nouvelle méthode d’évangélisation Alpha démarre au centre de ressourcement de la Ramée (Jauchelette)

« Alphatisons » -nous !

Le parcours de formation chrétienne de base « Alpha » destiné aux non-croyants et aux non-pratiquants a commencé depuis mi-septembre à la Ramée. L’initiative, axée sur la formation et la convivialité, sur le respect et l’amitié, est une chance pour répondre à certains besoins pastoraux de notre époque, et une aide complémentaire certaine dans le renouvellement de nos paroisses.
Signe d’ouverture œcuménique forte, la méthode Alpha vient tout droit d’Angleterre. Elle est née il y a quinze ans dans une paroisse anglicane du centre de Londres, et connaît depuis quelques années un succès impressionnant dans presque toutes les confessions chrétiennes. Aujourd’hui 11500 cours Alpha sont donnés dans septante neuf pays du monde. Plus d’un million de personnes ont déjà suivi un cycle Alpha. Les personnes ayant suivi un cycle deviennent souvent eux-mêmes évangélisateurs en invitant leurs amis, leurs familles, leurs voisins. C’est l’effet boule de neige. Prometteur !

Pourquoi « Alpha » ? Référence directe à la parole de Jésus « Je suis l’Alpha et l’Oméga », mais également pour montrer que cette méthode permet aux personnes incroyantes de faire un premier pas et d’avoir un tout premier contact avec l’Eglise locale, ou tout simplement de commencer un parcours. La méthode Alpha est limpide, elle cherche à toucher de manière simple des gens qui ont besoin de temps, de questions, d’amitié pour être touchés ou intéressés par la foi chrétienne. Chaque cycle comprend dix soirées, à raison d’une soirée par semaine, et chaque soirée – ou cours Alpha - se compose toujours de la même manière : un repas convivial, puis un temps d’enseignement sur un des thèmes centraux de la foi chrétienne, enfin des discussions en petits groupes autour d’un café. Les enseignements donnés touchent à des aspects de la vie chrétienne : Qui est Jésus-Christ ? Sur quoi s’appuyer pour être sûr de sa foi ? Pourquoi lire la Bible ? Pourquoi et comment prier ?…

A la portée de tous

Le succès de cette évangélisation de proximité tient certainement à l’accent mis sur le respect et l’amitié lors des soirées. Pour Pierre et Françoise Lambert, couple responsable du cycle Alpha à la Ramée et membres de la communauté de l’Emmanuel, la notion d’écoute est primordiale. « Nous essayons de mettre l’accent sur l’accueil, sur la dimension festive des ces soirées qui doivent être avant tout des lieux humains et fraternels. On laisse le temps aux gens, on les laisse tranquilles, libres de revenir la semaine suivante ou de ne pas revenir. La notion de jugement est laissée de côté. » L’important est d’aimer, de semer à travers des enseignements biens structurés et pédagogiques, de laisser chaque personne avancer à son rythme et de laisser l’Esprit Saint agir dans le cœur de chacun.

Enfin, un des signes prometteurs de cette méthode est qu’elle est accessible à tous, aux athées, aux agnostiques, aux personnes éloignées de l’Eglise ou en recherche. Chacun peut évangéliser : tout le monde n’est pas capable de monter sur un podium pour déplacer des foules, mais tout le monde peut inviter son voisin, sa cousine à l’un des cycles. « Ca flambe en Angleterre ! » souligne Françoise Lambert. La force de cette méthode est l’intégration possible dans les église locales, car elle permet aux paroisses de toucher des gens qu‘elles rejoignent plus rarement. Le projet Alpha peut intéresser vivement les curés de paroisse, les écoles, les hôpitaux, maisons de retraites, entreprises, et autres lieux de vie.

La Belgique se lance tout doucement, le Brabant Wallon innove chez les sœurs du Sacré-Cœur de Jauchelette qui soutiennent par la prière ce projet lancé il y a peu. Outre la communauté de l’Emmanuel, d’autres communautés catholiques s’intéressent vivement à ce nouvel outil d’évangélisation. C’est le cas de la communauté du Chemin Neuf à La Hulpe et du Verbe de Vie à Waterloo. « Alpha est une grâce communautaire et paroissiale » souligne Olivier Belleil, responsable de la communauté du Verbe de Vie à Waterloo, et pour qui l’intégration diocésaine d’Alpha est primordiale. « Les communautés désireuses de lancer des cycles Alpha en Belgique devront apprendre à être en communion les unes avec les autres et à être en communion avec l’Eglise locale. Il ne peut y avoir d’évangélisation sans communion ».
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Discours de Benoît XVI sur l'Evangélisation

Message non lu par jean_droit »

Pour Benoît XVI, il est « urgent » de « ré-évangéliser » l’Amérique latine

Cela signifie combattre les injustices

ROME, Mardi 23 janvier 2007 (ZENIT.org) – Le continent sud-américain a un urgent besoin d'être ré-évangélisé, affirme Benoît XVI qui a reçu samedi 19 janvier au Vatican les 50 participants de la réunion plénière de la Commission pontificale pour l'Amérique latine. Le pape invite à combattre les injustices.

La réunion avait pour thème: « La famille et l'éducation chrétienne en Amérique latine », et elle était présidée par le cardinal Giovanni Battista Re, préfet de la congrégation pour les évêques.

« Les fréquents phénomènes d'exploitation et d'injustice, de corruption et de violence, sont un appel aux chrétiens pour qu'ils vivent leur foi avec cohérence et s'attachent à recevoir une solide formation doctrinale et spirituelle, contribuant ainsi à la construction d'une société plus juste, plus humaine et plus chrétienne », affirmait le pape.

Benoît XVI soulignait les « défis » que l’Eglise doit relever en Amérique latine : un « changement culturel » qui « modifie les façons de penser et les comportements de millions de personnes ; les « flux migratoires » et leurs « nombreuses répercussions » sur la vie de la famille et la pratique religieuse ; la question du « comment assumer la mémoire historique » et l'avenir « démocratique » ; la globalisation et la sécularisation, la pauvreté croissante et la détérioration écologique, surtout dans les grandes villes, ainsi que la violence et le trafic de drogue.

Le continent sud-américain a besoin d’une nouvelle évangélisation qui « pousse à approfondir les valeurs de la foi », qui doivent être une véritable « sève » et « l'identité de ces peuples ».

« Les hommes et les femmes d'Amérique latine ont une grande soif de Dieu », constatait le pape, mais « lorsque dans la vie des communautés, le sentiment d'être orphelin de Dieu apparaît, l'action des évêques, des prêtres et des agents de pastorale est indispensable » pour « témoigner que le Père (…) est toujours l'Amour providentiel qui s'est révélé dans son Fils ».

« Lorsque la foi n’est pas nourrie par la prière et la méditation de la Parole divine, lorsque la vie sacramentelle languit, alors les sectes et autres groupes pseudo-religieux prospèrent, provoquant l'éloignement de nombreux catholiques de l'Eglise », expliquait le pape.

Benoît XVI évoquait aussi « le manque de réponses aux aspirations les plus profondes » qui se font sentir « avec la disparition de la vie de la foi » qui s’accompagne de « situations de vide spirituel ».

Le pape insistait sur l’importance du sentiment « d’appartenance » à l’Eglise car elle « permet au chrétien de grandir et mûrir en communion avec ses frères ».

C’est pourquoi le pape invitait les chrétiens à adopter « un style de vie propre aux disciples de Jésus » et à « annoncer » le Christ et son Evangile « dans tous les milieux ».
ZF07012302
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Journée de la Vie consacrée et Evangélisation

Message non lu par jean_droit »

De Zenit :

.............


Journée de la Vie consacrée, pour « aider la nouvelle évangélisation »
Fidèles laïcs et personnes consacrées ensemble

ROME, Mercredi 31 janvier 2007 (ZENIT.org) – « Je suis sûr d'aider la nouvelle évangélisation », par l’institution d’une Journée mondiale de la Vie consacrée, affirmait Jean-Paul II en 1997.

La Journée mondiale pour la Vie consacrée, fixée au 2 février, a pour but de réunir dans une même prière les fidèles laïcs et personnes consacrées.

La fête de la Présentation de Jésus au Temple de Jérusalem a en effet été choisie par Jean-Paul II pour la Journée mondiale de la vie consacrée.

A Rome, vendredi prochain, 2 février, le cardinal Franc Rodé, préfet de la congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, présidera la messe, à 17 h 30 en la basilique Saint-Pierre et le pape Benoît XVI viendra saluer les participants au terme de la célébration. La traditionnelle bénédiction des cierges de la « Chandeleur » et la procession précèderont la messe.

Selon Jean-Paul II, cette Journée mondiale de la vie consacrée a un triple but : remercier le Seigneur pour le grand don de la vie consacrée, faire mieux connaître et apprécier la vie consacrée au peuple de Dieu et les personnes consacrées sont donc invitées à célébrer ensemble et solennellement les merveilles que le Seigneur a accomplies en elles.

Dans son Message instituant la Journée mondiale de la vie consacrée, le 6 janvier 1997, Jean-Paul II exposait en effet le triple but d’une telle Journée à célébrer dans toute l’Eglise, et pas seulement par les personnes consacrées, religieuses et religieux, membres de Sociétés de vie apostolique ou laïcs consacrés.

Le pape Wojtyla y exposait également « les fruits attendus pour la mission de toute l'Eglise ».

« Après la célébration du Synode des Evêques sur la Vie consacrée et la publication de l'Exhortation apostolique "Vita consecrata", qui a reçu un si bon accueil dans les familles religieuses et chez un grand nombre de prêtres et de laïcs, j'ai décidé d'instituer une Journée de la vie consacrée, célébrée le 2 février, fête de la Présentation de Jésus au temple », expliquait le pape Wojtyla.

« Je désire donc que la célébration de la journée de la vie consacrée en cette fête liturgique rassemble les personnes consacrées et le peuple chrétien pour chanter avec la Vierge Marie, les merveilles que le Seigneur accomplit encore en tant de ses fils et de ses filles et pour manifester à tous que la condition du peuple saint de Dieu est d'être un peuple entièrement consacré au Seigneur », ajoutait Jean-Paul II.

« L'institution de cette journée en la fête de la Présentation du Seigneur au temple apportera, j'en suis certain, un appui à la mission de l'Eglise », expliquait-il.

« D'abord à la mission "ad gentes", afin que ceux qui n'ont pas encore connu le Christ puissent approcher son mystère d'Envoyé du Père. Ce mystère est révélé par l'existence de personnes qui par le don total d'elles-mêmes témoignent que le Christ est le Fils Unique, le Modèle insurpassable », précisait le pape polonais.

« Je suis sûr aussi d'aider la nouvelle évangélisation, affirmait-il. Elle est rendue possible et efficace grâce à des personnes qui, d'abord auto-évangélisées, peuvent présenter l'évangile dans sa plénitude et montrer le visage maternel de l'Eglise, servante des hommes et des femmes de notre temps ».

« Je suis également assuré, ajoute Jean-Paul II, d'apporter un soutien concret à la pastorale des Eglises particulières. Elles peuvent parfois être tentées comme Marthe, de considérer la mission surtout dans les nombreuses choses à faire et qui doivent être faites, bien sûr. Mais cette journée rappelle à tous que c'est en choisissant la part de Marie, qu'on peut porter des fruits abondants dans la vigne du Seigneur ».

Il concluait : « Que la Vierge Marie qui eut le très grand privilège de présenter au Père, Jésus Christ, son Fils Unique, comme une offrande pure et sainte, nous garde dans l'action de grâce envers le Seigneur pour le don de la vie consacrée et pour les merveilles qu'elle a accomplies pour le bien de toute l'humanité ».
ZF07013104
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Les sectes et la nouvelle Evangélisation :

Message non lu par jean_droit »

Je viens de lire cet article dans le ZENIT d'hier.
Vous vous doutez bien que je bois du petit lait.
Bien des remarques peuvent être faites :
Cet article parle de la situation au Brésil et peut tout aussi bien concerner la situation en Afrique ou en Asie.
Il me semble plus qu'important de bien comprendre les raisons "positives" qui font que des personnes se sentent, là bas, tout à fait attirer par les sectes.
Et nous avons, nous catholiques, à faire notre mea culpa pour ne pas avoir su attirer ces personnes ou les avoir laissées partir.
Heureusement que les Eglises de ces pays ont compris le message "par la force". Si elles ne se bougent pas elles sont f....
J'ai toujours pensé que les catholiques peuvent très bien résister victorieusement à l'influence croissante de ces sectes.
Mais, pour cela, il faut une volonté ... d'évangéliser et sortir de notre petit train-train.
Oui, cet article, dit exactement ce que je pense .....

...........

Les sectes, l’« occasion » pour une nouvelle évangélisation

Selon l’auteur du « Diccionario Enciclopédico de las Sectas », Manuel Guerra

ROME, Mardi 6 février 2007 (ZENIT.org) – « L’existence des sectes peut même devenir un avantage, mais à condition qu’elles nous poussent à les étudier et à approfondir la connaissance des enseignements du Christ, en union avec Lui », affirme l’Espagnol Manuel Guerra, auteur d’un Dictionnaire encyclopédique des sectes.

En préparation au voyage de Benoît XVI au Brésil, qui se tiendra en mai, à l’occasion de l’inauguration de la Conférence Générale de l’Episcopat Latino-américain (CELAM), les évêques du « continent de l’espérance » perçoivent ces sectes comme une grande menace pour le catholicisme en Amérique.

Pour mieux comprendre le phénomène des sectes Zenit a interviewé Manuel Guerra, consultant auprès de la Commission épiscopale pour les relations interconfessionnelles de la Conférence épiscopale espagnole, auteur du « Diccionario Enciclopédico de las Sectas », un ouvrage de 1098 pages (Biblioteca de Autores Cristianos, cf. BAC), professeur à la Faculté de théologie du Nord de l’Espagne, et membre de la Société espagnole des Sciences de la religion.

Zenit : Dans quelques mois aura lieu au Brésil la Conférence Générale de l’Episcopat latino-américain (CELAM). Un des thèmes soulevés sera celui des sectes. En tant qu’expert, quels conseils donneriez-vous à l’Eglise en Amérique sur la question?

M. Guerra : Les experts latino-américains sur les sectes connaissent mieux que moi la situation. Il y a un peu plus d’un an, a été institué le Réseau Ibero-américain d'Etude des Sectes Rede Ibero-Americana de Estudo das Seitas (RIES), auquel ont participé jusqu’ici plus de trente experts de tous les pays de langue espagnole et portugaise.

Le RIES a déjà publié une douzaine de bulletins électroniques Info-RIES, envoyés gratuitement à plus de 4000 abonnés, et s’apprête à lancer une page internet que nous considérons nécessaire pour donner des informations sur les sectes en espagnol.

Cela dit, je voudrais rappeler une chose évidente : il serait absolument catastrophique de tomber dans la tentation de penser que les maux viennent d’eux-mêmes et surtout de l’extérieur, et que les méchants sont les autres.

Lorsque une population commence à être touchée par une épidémie, elle doit se faire vacciner, dans le cas présent, elle doit recevoir des informations justes sur le virus des sectes, afin d’éviter de s’exposer, par ignorance, au risque d’infection.

Il est également nécessaire de renforcer le soutien à la vie et à la spiritualité chrétienne, à la connaissance, à la formation doctrinale (biblique, dogmatique, morale, liturgique, sociale), à la vie intérieure (personnes qui se nourrissent de la prière et qui encouragent la prière), au vrai dynamisme apostolique qui découle de la sainteté personnelle et de l’union avec Jésus Christ fondée sur la rencontre personnelle avec Lui.

Comme point de départ, il faut aider les personnes à abandonner leur comportement passif ou réceptif et promouvoir le sens « critique », pour qu’elles apprennent à écouter, et enseigner à écouter les autres et la radio « de manière critique », à lire la presse, regarder la télévision et le cinéma « de manière critique », en suivant un « critère » qui pour les catholiques est celui de la raison éclairée par la foi ou par la révélation divine, interprétée à la lumière du Magistère de l’Eglise.

Il serait opportun et décisif de parvenir à définir les caractéristiques qui permettent d’identifier les sectes.

En Amérique Latine on appelle « sectes » ces innombrables groupes issus du mouvement évangélique et de ses vastes courants (les pentecôtistes et le fondamentalisme protestant), sans tenir compte du fait que la plupart de ces groupes sont chrétiens.

Si les catholiques qualifient les chrétiens-protestants de sectaires et si ces derniers (et il y en a) font la même chose avec l’Eglise catholique, alors qu’est-ce qui n’entre pas dans la définition de secte ?

Il faut élaborer une série de normes pastorales pratiques. Par exemple, que les structures catholiques ne cèdent leurs locaux (écoles, maisons de spiritualité, etc.) ni aux sectes, ni aux soi-disant Mouvements du Potentiel Humain (MPH). Cela s'est déjà produit et continue de se produire, bien qu’il s’agisse d’une manipulation mentale relevant d’un prosélytisme négatif.

Les locaux sont utilisés pour faire tomber la résistance – si faible soit-elle – des éventuels adeptes et surtout – quand il s’agit de jeunes mineurs – pour faire tomber celle des parents ou des tuteurs. Ceux-ci risquent de conclure que le contenu des conférences et des journées de retraite animées par les sectes est compatible avec la foi et la morale chrétiennes tout simplement en raison du local dans lequel elles se déroulent.

Zenit : Les sectes continuent-elles d’augmenter ou l’heure des grandes religions est-elle arrivée ?

M. Guerra : Il est en général plus facile et plus commode de se fragmenter et de se diviser, bien que cela soit souvent très traumatisant. Je ne saurais dire si ce phénomène est en expansion en terme de chiffres, qu’il s’agisse des sectes ou des adeptes.

En revanche, on constate une augmentation des soi-disant Mouvements du Potentiel Humain (MPH): méditation transcendantale, rei-ki, taïchi (chuan), yoga, zen, dianétique, méthode Silva de contrôle mental, association latino-américaine du développement humain, sahaja yoga, énergie humaine et universelle, etc.

D’après eux il s’agit de procédures psychotechniques pour le plein développement des forces cachées de l’esprit humain.

Un chrétien peut les pratiquer puisqu’il s’agit d’une psychotechnique, mais il faut être conscient que ces techniques constituent une voie dont le but final est religieux ou idéologiquement non chrétien ; un but qui est volontairement et stratégiquement occulté, du moins au début ou durant les premières sessions.

Il est triste de constater que les catholiques, surtout les femmes, ne sont pas rares à consacrer plusieurs heures par semaine à la pratique des Mouvements du Potentiel Humain, alors que ces personnes affirment pourtant ne pas avoir suffisamment de temps pour se consacrer quotidiennement à la prière chrétienne.

Certainement, après la tempête initiale et une fois que l’engouement pour tout ce qui est nouveau ou inconnu est passé, « l’heure des grandes religions a sonné », au moins par réaction face à tant de superficialité, tant de subjectivisme et de sentimentalisme.

Les sectes sont un des signes de notre temps et un défi pour la pastorale de l’Eglise. Face à cette réalité nous devons nous demander : qu’est-ce que le Seigneur nous dit à travers ces sectes ? Et, comme saint Paul, nous devons demander à Jésus : « Que dois-je faire, Seigneur ? » (Ac 22, 10).

Mais si les sectes sont un signe et un défi, ou pour qu’elles le soient, elles doivent être un « kairos » ou une « occasion » pour une nouvelle évangélisation (Jean-Paul II). Et alors l’existence des sectes peut même devenir un avantage (cf. 1Co 11, 19), mais à condition qu’elles nous poussent à les étudier et à approfondir la connaissance des enseignements du Christ, en union avec Lui, commente saint Augustin.
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témoins de Jehovah

Message non lu par perceval »

Dimanche attendant le tram j'ai vu des jehovah donner des brochures ecrites en arabes sur Jesus! aux gens plutot d'origine magrebines,à mon etonnement il y a eu aucune hostilites à leurs egard(plutot de l'indiference quand meme).
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Message non lu par ruggero »

Bartalin le fou a écrit :
Faites atention, de nos jours, la forme par laquelle la bonne parole est annoncée deviens bien plus importante que son fond
...euh, qu'est ce que ça veut dire? Parce que moi je croyais que le fond avait la primauté... C'est peut-être le drame de certains, qui veulent faire de l'évangélistation "marketing", au mépris du fond. C'est ce "fond" qu'il nous est demandé d'annoncer, le reste, c'est le boulot du Saint-Esprit.

exemple typique: la profanation de la cathédrale puis d'une église, à Metz (concerts techno devant le Saint Sacrement)... Tout ce qu'il ne faut pas faire...

dans le Christ
Bonjour

Je suis d'accord, en effet le fond prime sur le reste...mais est ce vraiment cela qu'attend la société...on voit bien le décalage entre la spiritualité d'un catholique et des "autres" !! Pour ma part, je pense qu'il faut hélas s'adapter...!

C'est pour cela peut-être que l'islam avance...car elle séduit plus les jeunes, que l'église arrive à le faire !! Je n'ai pas de recette quant a l'évangélisation...même s'il faut je pense, déjà être en accord avec soi !
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