C'est ce que je soulignais précisément sur l'un de mes derniers messages sur ce forum : http://www.cite-catholique.org/viewtopi ... 19&t=22640Frédo MB38 a écrit :Je vous saurais gré de noter que les Témoins de Jéhovah ne sont pas protestants.davidfiliusangeli a écrit :... une secte protestante ...
Convient-il d'écrire et de prononcer "Yahvé" ?
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Re: Jéhovah : une version catholique du nom de Dieu
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Re: Jéhovah : une version catholique du nom de Dieu
Les Témoins de Jéhovah sont une dissidence des Étudiants de la Bible, eux-mêmes une dissidence du mouvement millérite, lequel est en effet né sur le terreau protestant américain. Cela n'enlève rien au fait que la théologie des Témoins de Jéhovah est en contradiction flagrante avec les fondamentaux communs aux Protestants, quant à la Trinité et à l'ecclésiologie notamment.françois67 a écrit :Ils sont issus de mouvements protestants qui avaient prédit la fin du monde au 19ème siècle aux Etats-Unis.Frédo MB38 a écrit :Je vous saurais gré de noter que les Témoins de Jéhovah ne sont pas protestants.
C'est juste que la Réforme a entraîné le développement de multiples sectes qui pullulent.
Certaines sectes sont nées sur un terreau catholique (Dozulé, Montfavet, les adeptes de "pape Pierre II", les Trois-Saint-Cœurs, la Famille de Nazareth, la Contre-Réforme Catholique de Georges de Nantes, et que sais-je encore), ça n'en fait pas pour autant des "sectes catholiques".
Dans le même ordre d'idées, le fait que les Réformateurs du seizième siècle sont sortis du Catholicisme romain ne fait pas des Protestants d'aujourd'hui des Catholiques romains, que je sache... Comme quoi, le terreau historique...
Par ailleurs, si Mitt Romney est élu président des États-Unis, on n'a pas fini d'entendre parler des Mormons (la propagande médiatique a déjà commencé, autour d'une famille de Mormons français notamment) et d'entendre ce genre de fadaises, comme quoi les Mormons (qui, rappelons-le, sont polythéistes!) sont une "secte", voire "une Église protestante"...
La question n'est pas là de toute façon.françois67 a écrit :Je ne vous considère pas pour autant comme un TJ, loin de moi.
Dernière modification par Frédo MB38 le sam. 20 oct. 2012, 9:54, modifié 1 fois.
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Re: Jéhovah : une version catholique du nom de Dieu
J'ai écrit naguère un article au sujet des noms de Dieu et de Jésus, tâchant de répondre à la mode actuelle consistant à vouloir leur restituer leurs "vrais noms" hébreux ou araméens...
Je me permets d'en proposer la lecture...
http://data0.eklablog.com/foivivante/mo ... 6.pdf?4878
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Re: Jéhovah : une version catholique du nom de Dieu
Bonjour Frédo,
Cette mode ne dissimule-t-elle pas insidieusement et avec les meilleures intentions du monde, une forme d'apostasie ?
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Re: Jéhovah : une version catholique du nom de Dieu
Le mot est fort, mais il est vrai que derrière cette pratique des soit-disant noms restitués du Seigneur se cache une remise en cause de la Révélation en tant que telle, puisque ces noms ne s'y trouvent pas et qu'il faut aller les chercher ailleurs, dans des tergiversations diverses voire dans des pseudo-révélations complémentaires...Teano a écrit :Cette mode ne dissimule-t-elle pas insidieusement et avec les meilleures intentions du monde, une forme d'apostasie ?
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Re: Jéhovah : une version catholique du nom de Dieu
Je précise ma pensée : nous ne savons pas comment le tétragramme se prononce. Seul le Grand Prêtre d'Israël connaissait la prononciation correcte et il prononçait le Nom de Dieu une fois par an, dans le Saint des Saints du Temple de Jérusalem.françois67 a écrit :si Dieu s'est révélé à l'homme sous sa forme physique, pourquoi Son Nom ne pourrait dès lors être prononcé?
Donc oui François, Dieu nous a bien révélé son Nom : YHWH, qui peut se traduire par "Je suis Celui qui est". Ce Nom, comme tous les noms, nous dit quelque chose de Dieu : qu'il est l'Être nécessaire par excellence. Il ne pouvait y avoir de nom plus adapté à l'Absolu que celui-ci.
Ensuite, savoir le prononcer, est-ce une chose si importante ? Non, car Dieu nous a donné un autre nom qui est au-dessus de tout nom : Jésus.
Cordialement,
« Dieu fournit le vent. A l'homme de hisser la voile. » (Saint Augustin)
Re: Jéhovah : une version catholique du nom de Dieu
Pour préciser ma pensée, je vois plutôt dans ces modes qui visent à revenir "aux racines juives du christianisme", par la linguistique (la prononciation du nom de Dieu, D.ieu, Yeshoua etc) ou la pratique (adopter des rites ou des fêtes du judaïsme) -insidieusement, je le répète- un oubli ou une négation de ce que le Christ a accompli, le retour à un état ancien (et révolu) qui sous prétexte de pureté ou d'intégrité ou de vérité conduit à nier l'Incarnation, la Croix et la Résurrection.Frédo MB38 a écrit :Le mot est fort, mais il est vrai que derrière cette pratique des soit-disant noms restitués du Seigneur se cache une remise en cause de la Révélation en tant que telle, puisque ces noms ne s'y trouvent pas et qu'il faut aller les chercher ailleurs, dans des tergiversations diverses voire dans des pseudo-révélations complémentaires...Teano a écrit :Cette mode ne dissimule-t-elle pas insidieusement et avec les meilleures intentions du monde, une forme d'apostasie ?
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Dernière modification par Teano le dim. 21 oct. 2012, 17:40, modifié 1 fois.
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Re: Jéhovah : une version catholique du nom de Dieu
Négation insidieuse de la Nouvelle Alliance, peut-être, mais alors fort maladroite, en ce sens que tous ces soit-disant retours aux "racines juives" font en fait référence à des pratiques juives supposées et fantasmées (comme les noms "originaux" du Seigneur) ou bien à un modus operandi issu du Talmud et d'un corpus de traditions ultérieur à l'époque du Christ (comme l'intrusion dans certaines Églises néo-chrétiennes de fêtes juives certes instituées en Lévitique 23 mais célébrées selon une liturgie et par là-même une symbolique inconnues à l'époque de Jésus)...
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Re: Jéhovah : une version catholique du nom de Dieu
En effet, c'est maladroit pour les raisons que vous citez (et c'est en cela que cela me paraît insidieux : c'est une ignorance qui se veut érudition et une infidélité qui se croit fidélité).
In Christo.
Teano
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Le nom de Dieu
Voilà une question qui me revient chaque fois que je lis l'histoire quelque part.
On connait tous l'histoire du tétragramme, YHVH, le nom de Dieu, qui a été révélé à Moïse, et qui n'est jamais prononcé, à une seule et unique exception : par le Grand-Prêtre, une fois par an à Yom Kippour, dans le Saint des Saints, où il est seul à pouvoir entrer en cette unique occasion (précédé d'un dense nuage d'encens, et attaché à une corde pour qu'on puisse l'en ressortir s'il venait à y mourir).
Et donc, la question qui me vient chaque fois : comment fait le grand-prêtre pour connaître ce fameux nom, si le grand-prêtre précédent ne le lui a pas dit d'une manière ou d'une autre ?
On connait tous l'histoire du tétragramme, YHVH, le nom de Dieu, qui a été révélé à Moïse, et qui n'est jamais prononcé, à une seule et unique exception : par le Grand-Prêtre, une fois par an à Yom Kippour, dans le Saint des Saints, où il est seul à pouvoir entrer en cette unique occasion (précédé d'un dense nuage d'encens, et attaché à une corde pour qu'on puisse l'en ressortir s'il venait à y mourir).
Et donc, la question qui me vient chaque fois : comment fait le grand-prêtre pour connaître ce fameux nom, si le grand-prêtre précédent ne le lui a pas dit d'une manière ou d'une autre ?
Non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux. Mc 14, 36
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Re: Le nom de Dieu
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Bonjour,
Ce nom était connu des israëlites : il n'était pas secret.
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Re: Le nom de Dieu
Bonjour,
La transmission du Nom procède d'une succession sacerdotale. On ne naissait pas Grand Prêtre, même si une généalogie aaronide était un préalable nécessaire. Le Grand Prêtre était investit rituellement dans sa fonction, et ne recevait pas que la prononciation du Nom, mais aussi le vêtement et les ornements sacerdotaux. Je ne peux rien assurer, mais il semble que la transmission du Nom, dès lors qu'elle fut cachée, s'inscrivait dans cette logique d'investiture.
Quoiqu'il en soit, en effet, la prononciation n'a pas toujours été un secret connu du seul Grand Prêtre, et le Nom était, jusqu'à la fin du IIIème s. av. notre ère, utilisé dans la liturgie quotidienne du Temple.
https://www.catholic.co.il/?cat=&view=a ... id=3218&m=
(la revue Un Echo d'Israël n'est malheureusement plus publiée).
La transmission du Nom procède d'une succession sacerdotale. On ne naissait pas Grand Prêtre, même si une généalogie aaronide était un préalable nécessaire. Le Grand Prêtre était investit rituellement dans sa fonction, et ne recevait pas que la prononciation du Nom, mais aussi le vêtement et les ornements sacerdotaux. Je ne peux rien assurer, mais il semble que la transmission du Nom, dès lors qu'elle fut cachée, s'inscrivait dans cette logique d'investiture.
Quoiqu'il en soit, en effet, la prononciation n'a pas toujours été un secret connu du seul Grand Prêtre, et le Nom était, jusqu'à la fin du IIIème s. av. notre ère, utilisé dans la liturgie quotidienne du Temple.
Source du texte :Dans Un écho d’Israel, 31/10/2008, P. Michel Remaud a écrit :Le synode qui vient de se tenir à Rome a repris à son compte une décision de la Congrégation romaine pour le culte divin demandant qu’on n’emploie plus la transcription des quatre consonnes hébraïques – « le Tétragramme sacré » – vocalisées en « Yavhé » ou «Yahweh», dans les traductions, « les célébrations liturgiques, dans les chants, et dans les prières » de l’Eglise catholique.
La tradition juive, et en particulier la Mishna, nous donne des précisions intéressantes sur l’histoire de la prononciation de ce nom.
Jusque vers 200 avant notre ère, le nom divin était prononcé tous matins dans le temple lors de la bénédiction sacerdotale : « Que le Seigneur te bénisse et te garde ! Que le Seigneur fasse rayonner sur toi son visage et t’accorde sa grâce ! Que le Seigneur lève sur toi son visage et te donne la paix. » (Nombres 6, 24-26). Dans le contexte d’origine de cette formule, le verset suivant ajoute : « Ils mettront mon nom sur les fils d’Israël et je les bénirai. » La Mishna précise que le nom était prononcé dans le temple « comme il est écrit », alors qu’on utilisait une autre appellation (kinuy) dans le reste du pays. À partir d’une certaine époque, on cessa de prononcer le nom divin dans la liturgie quotidienne du temple. Le Talmud laisse entendre qu’on prit cette décision pour éviter que certains ne fassent du nom un usage magique.
Selon nos sources, c’est à partir de la mort du grand prêtre Simon le Juste, vers 195 avant notre ère, que l’on cessa de prononcer le nom divin dans la liturgie quotidienne. Il est intéressant de comparer à ce sujet le témoignage du Talmud à celui du livre de Ben Sira (le Siracide, ou l’Ecclésiastique). Simon le juste y est évoqué au chapitre 50 de ce livre, au terme d’un long passage (chapitres 44-50) où est rappelé le souvenir de tous les «hommes illustres» depuis Hénoch, en passant par les patriarches, Moïse, David, Élie etc. Cette énumération se termine par un développement sur le grand prêtre Simon, décrit longuement dans la gloire et la majesté de l’exercice de ses fonctions. Cette description culmine dans la prononciation du nom divin, qui apparaît ainsi comme la conclusion de ces sept chapitres : « Alors il redescendait et élevait les mains sur toute l’assemblée d’Israël, pour donner de ses lèvres la bénédiction du Seigneur et avoir l’honneur de prononcer son nom. Et pour la seconde fois tous se prosternaient pour recevoir la bénédiction de la part du Très-Haut. » (Siracide 50,20-21).
À partir de Simon le Juste et jusqu’à la ruine du temple, le nom ne fut plus entendu «comme il est écrit» que dans la liturgie du Yom Kippour, au temple de Jérusalem, où le grand prêtre le prononçait dix fois dans la journée. « Les cohanim et le peuple présents dans le parvis, lorsqu’ils entendaient le nom explicite sortant de la bouche du grand prêtre, tombaient à genoux, se prosternaient et tombaient la face contre terre en disant : béni soit le nom glorieux de son règne pour toujours. » La formule vaut d’être relevée : la Mishna ne dit pas que le grand prêtre prononçait le nom divin, mais que le nom « sortait de sa bouche ». Il semble d’ailleurs que, vers la fin de la période du second temple, le grand prêtre ne prononçait plus le nom qu’à voix basse, si l’on en croit un souvenir d’enfance de Rabbi Tarphon (I-IIe s.) qui raconte que, même en tendant l’oreille, il n’avait pas pu entendre le nom. La formule de l’Exode « C’est mon nom pour toujours » (Exode 3,15), moyennant un jeu de mots sur l’hébreu, est interprétée par le Talmud de Jérusalem : « C’est mon nom pour être caché. »
Aujourd’hui, le nom divin n’est plus jamais prononcé. Dans l’office synagogal de Yom Kippour, qui remplace la liturgie du temple par le récit de ce qui s’y déroulait lorsque le temple existait, on se prosterne dans la synagogue lorsqu’on rappelle – sans le prononcer -que le grand prêtre prononçait le nom divin.
Risquons ici un rapprochement qui n’engage que son auteur. On sait que le Nouveau Testament et les premiers Chrétiens, en désignant Jésus par le terme de « Seigneur » (kurios), lui ont appliqué délibérément le terme utilisé en grec pour traduire le nom divin. Dans la tradition liturgique du judaïsme, ce nom divin n’était prononcé que dans la liturgie du pardon des péchés, le jour de Kippour. Peut-être faut-il voir une allusion à cette tradition, et au pouvoir purificateur du Nom, dans ce verset de la première épître de saint Jean : « Vos péchés vous sont pardonnés par son nom. » (1 Jean 2, 12).
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Auteur : Notre Père, cet inconnu, éd. Grégoriennes, 2013
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Re: Le nom de Dieu
Merci beaucoup Pneumatis, c'est l'exposé le plus riche que j'ai pu lire sur cette question. 
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Re: Le nom de Dieu
Jolie question !Peccator a écrit :comment fait le grand-prêtre pour connaître ce fameux nom, si le grand-prêtre précédent ne le lui a pas dit d'une manière ou d'une autre ?
YHVH, le nom de Dieu, qui a été révélé à Moïse, nous l'a aussi été révélé
Son nom est : JE SUIS
Il nous a donné l'Etre, le Souffle divin, la Lumière et la Vie. Il s'est donc donné lui-même.
Véritable lumière, qui, en venant dans le monde, éclaire TOUT homme.
Seul le Grand-Prêtre pouvait prononcer le Nom, pourquoi ?`
S'agissait-il d'une question de prononciation ou de capacité à prendre conscience qu'il était le dépositaire du Souffle de Dieu ?
Dans l'ancien testament, tout est préfiguration du Messie. (1, Cor 10,1-2)la Mishna ne dit pas que le grand prêtre prononçait le nom divin, mais que le nom « sortait de sa bouche »
Qui est le nouveau Grand-Prêtre, la manifestation visible du Dieu invisible ?
Il nous invite à faire de même, à être une nation de prêtre, pouvant prononcer le Nom, et réaliser le royaume de Dieu qui est en nous, ou plutôt en lequel nous sommes.
Dire à la suite de Jésus : JE SUIS.
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