Suliko a écrit : Le vrai problème n’est pas le mauvais accueil fait aux homosexuels, aux divorcés-remariés (terme déjà en soi erroné !), aux concubins, etc…Le problème, c’est que les catholiques se foutent de la morale catholique !
Alors c'est un autre problème que celui dont nous discutons sur ce fil. Mais je crois que vous parlez sous le coup de la colère, car les questions de morale préoccupent la grande majorité des chrétiens, quoi qu'on en dise, et même beaucoup d'autres personnes aussi.
Suliko a écrit :quand les fidèles tolèrent tout, il devient très difficile pour les adolescents et les jeunes gens fidèles à la morale catholique de ne pas profondément se décourager. Que le clergé pense à ces jeunes gens-là (de plus en plus rares) au-lieu de tout accepter au nom de la tolérance, de l’accueil et de la pastorale !
Il ne s'agit pas de tout tolérer, comme vous le savez. Quant aux jeunes gens, on leur dit simplement d'être totalement chastes jusqu'au mariage, et à eux de se débrouiller avec ça, en se confessant à chaque "rechute" et en feignant de croire que c'est la dernière fois. Je crois qu'il n'y a rien de plus décourageant.
Suliko a écrit :Par ce qu’il va falloir être réaliste : nos contemporains incroyants ne vont pas revenir à l’Eglise parce qu’elle aura accepté les comportements moraux actuels !
Mais d'une part le but n'est pas d'attirer le client, mais de répondre à de réelles détresses. D'autre part il ne s'agit pas d'accepter tous les comportements, loin de là.
Suliko a écrit :Et puis, pouvez-vous seulement imaginer combien il est difficile de rester fidèle à sa foi envers et contre tout quand on voit que les catholiques, et notamment le clergé, ne nous soutient plus et préfère faire les yeux doux aux personnes qui préfèrent les valeurs de ce monde à la morale traditionnelle ?
La détresse des catholiques traditionalistes, que je comprends très bien, ne s'effacera pas en augmentant la détresse des autres.
Suliko a écrit :Je pense sincèrement qu’il y a un véritable problème de foi derrière ces prises de positions soit disant ouvertes et tolérantes. En effet, si l’on considère, comme l’a toujours fait traditionnellement l’Eglise, que les divorcés-remariés, les concubins, les homosexuels actifs sont en situation de péché mortel, on cherchera au plus vite à les éclairer sur ce qu’ils risquent dans l’au-delà s’ils persévèrent dans le péché, on n’aura pas trop peur de déplaire et on aura le désir profond de sauver les âmes avant tout. Cela demande du tact, certes, mais pas l’acceptation tacite du péché. Si l’on aime vraiment son prochain, notre premier souci sera son salut !
Bien sûr, si l'on considère que tous ceux que vous citez sont condamnés à l'enfer, il faut les en sortir coûte que coûte, c'est logique. Donc, bien sûr que ce point est contesté, et que toujours les mêmes suscités sont considérés par Mgr Bonny, de façon assez claire, comme n'étant pas en état de péché mortel du simple fait de leur situation matrimoniale. Mais Mgr Bonny a peut-être raison, voilà tout.