Antienne
Qu’il est bon, qu’il est doux pour des frères de vivre ensemble et d’être unis !
Psaume 132
1Oui, il est bon, il est doux pour des frères *
de vivre ensemble et d’être unis !
2On dirait un baume précieux,
un parfum sur la tête, +
qui descend sur la barbe, la barbe d’Aaron, *
qui descend sur le bord de son vêtement.
3On dirait la rosée de l’Hermon *
qui descend sur les collines de Sion.
C’est là que le Seigneur envoie la bénédiction, *
la vie pour toujours.
2014 - Synode sur la famille et attentes des Africains
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jean_droit
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Re: Le Synode sur la famille et les attentes des Africains
- francismichel
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Re: Le Synode sur la famille et les attentes des Africains
Bonjour,
Voici un extrait de l'intervention du Métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou (orthodoxe), qui a participé ce jeudi 16 octobre à Rome au synode des évêques catholiques consacré aux « défis pastoraux de la famille »:
Beaudoin Leblanc
Conformément à la politique de citation, veuillez inclure l'adresse d'origine de ce qui est cité, mettre entre balises "quote" le texte copié et vérifier la politique des droits d'auteur du site que vous désirez référencer. Si votre source est différente de celle mentionnée plus haut, vous pouvez la corriger.
En Christ
Francis
Voici un extrait de l'intervention du Métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou (orthodoxe), qui a participé ce jeudi 16 octobre à Rome au synode des évêques catholiques consacré aux « défis pastoraux de la famille »:
http://www.egliserusse.eu/blogdiscussio ... a3995.htmlCette session du synode des évêques de l’Eglise catholique romaine se tient alors qu’est célébré le cinquantième anniversaire du début des travaux du IIème concile du Vatican. Elle est consacrée à un sujet d’actualité pour tous les chrétiens, celui de la nouvelle évangélisation et de la propagation du message du Christ dans le monde. Il y a un demi-siècle, les pères du concile étaient parfaitement conscients d’une plus grande efficacité de la mission si elle est menée dans un contexte de coopération plus étroite entre les diverses confessions chrétiennes.
Vatican II a grandement contribué à l’approfondissement du dialogue interchrétien. Il a marqué le début des relations officielles entre l’Eglise catholique romaine et les Eglises orthodoxes. Notre présence aujourd’hui parmi vous en atteste. Il nous incombe de continuer à réfléchir de concert aux problèmes de notre temps.
La chasse au plaisir et à l’enrichissement irresponsable aux dépens des couches pauvres ont marqué ces dernières décennies le développement des sociétés européennes et américaine. L’égoïsme et l’individualisme ont à la longue provoqué une crise non seulement dans les relations humaines mais ont aussi influencé en mal la politique et l’économie. La société séculière a oublié Dieu et se leurre en croyant que les basses motivations du lucre lui permettront de gérer l’amélioration du bien-être général et d’aboutir ainsi à un monde de prospérité et d’équité.
Cependant, l’expérience tragique du XXème siècle a clairement montré que répudier Dieu et ses commandements n’apporte pas le bonheur aux hommes. Au contraire, cette attitude amène les souffrances et les malheurs. La crise qui frappe actuellement de nombreux pays montre que la société séculière a fait le mauvais choix de modèle de développement.
L’Eglise orthodoxe russe et l’Eglise catholique romaine, fidèles à la mission qui leur a été assignée par le Christ, témoignent inlassablement de la vérité et dénoncent le monde « en fait de péché, en fait de justice et en fait de jugement » (Jn, 16, 8). Nos Eglises sont de plus en plus conscientes de la nécessité d’unir leurs efforts afin que soient mieux entendues les réponses chrétiennes aux défis de la société moderne. Ces dernières années, nos Eglises ont fructueusement coopéré dans le cadre du forum orthodoxe-catholique.
Nous pourrons continuer, j’en suis persuadé, à agir encore mieux ensemble afin de trouver des réponses concertées aux nouveaux défis, voire aux nouvelles menaces du siècle.
Je profite de cette occasion pour appeler nos frères catholiques à mettre en place un front commun de défense de la foi chrétienne dans les pays où elle est opprimée et persécutée. Nous voyons aujourd’hui les tenants du sécularisme et de l’athéisme en Europe s’appliquer à évincer la foi chrétienne : les symboles chrétiens deviennent l’objet d’interdits, la vision traditionnelle chrétienne du mariage comme une union entre un homme et une femme est attaquée, la valeur de la vie humaine depuis son début et jusqu’à sa fin naturelle est mise en doute.
L’existence même des Eglises chrétiennes est menacée dans certaines parties du monde. Dans les pays dits du « printemps arabe », des millions de chrétiens encourent de cruelles persécutions. Ils doivent quitter des terres qu’ils ont habitées depuis de nombreux siècles. Il y avait encore il y a peu près d’un million et demi de chrétiens en Irak, il n’en reste aujourd’hui que près de 150 000 ; les autres ont été soit exterminés, soit chassés. En Egypte, en Libye, en Afghanistan, au Pakistan, au Nigeria, en Inde, en Indonésie ainsi que dans d’autres pays du Proche-Orient, les persécutions des chrétiens se font de plus en plus cruelles.
La catastrophe humanitaire que vit actuellement la Syrie nous est profondément douloureuse. Les islamistes radicaux, soutenus par certains pays occidentaux, veulent s’y emparer du pouvoir politique. Là où ils ont déjà réussi à le faire les chrétiens sont persécutés et exterminés. Les communautés chrétiennes de Syrie et du Proche-Orient implorent notre aide. Les médias occidentaux ne prêtent aucune attention à cette clameur.
Les hommes politiques préfèrent ne pas voir cette vague de persécutions d’une force inouïe. Notre devoir est d’appeler sans relâche les dirigeants politiques, les organisations internationales et les médias à ne pas fermer les yeux sur la tragédie humanitaire dont nous sommes tous témoins. Les orthodoxes et les catholiques du monde entier doivent élever leur voix en défense des chrétiens et de leur héritage au Proche-Orient............
Beaudoin Leblanc
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En Christ
Francis
Dernière modification par Anne le dim. 19 oct. 2014, 21:40, modifié 1 fois.
Raison : Ajout des balises de citation et d'une adresse possible d'origine
Raison : Ajout des balises de citation et d'une adresse possible d'origine
Saint Séraphin de Sarov : « Acquiers la paix intérieure (sauve ton âme, acquiers l'Esprit Saint), et alors des âmes par milliers trouveront auprès de toi le Salut ».
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papounet
- Barbarus

Re: Le Synode sur la famille et les attentes des Africains
Le Synode s'est terminé ce matin dimanche 19 octobre par une grand messe.
Pour le moment, le pape François est désavoué par une majorité de ses évêques sans doute très conservateurs, dont des Africains, tant sur les homosexuels que sur les divorcés-remariés.
Il va falloir maintenant attendre un an, octobre 2015, pour que le pape reprenne les rênes et décide, le cas échéant, de la nouvelle doctrine ecclésiale.
Pour le moment, le pape François est désavoué par une majorité de ses évêques sans doute très conservateurs, dont des Africains, tant sur les homosexuels que sur les divorcés-remariés.
Il va falloir maintenant attendre un an, octobre 2015, pour que le pape reprenne les rênes et décide, le cas échéant, de la nouvelle doctrine ecclésiale.
Re: Le Synode sur la famille et les attentes des Africains
jean_droit a écrit :Sur le Forum catholique deux messages donnent des indications sur les attentes des africains concernant le Synode :
De La Vie :En Afrique, la question sensible pour les pasteurs concerne la polygamie.
Ainsi, "pour bon nombre d'entre eux, mettre fin à la polygamie suppose d'inciter l'Église à durcir le propos sur l'indissolubilité du mariage comme lien entre un homme et une femme pour la vie et donc, à freiner une possible évolution concernant l'accès à certains sacrements pour les divorcés-remariés.
Ainsi, selon le vaticaniste américain John Allen, « la voix de l'Afrique dans le débat semble renforcer l'aile conservatrice ». Selon les prélats qui ont participé aux sessions préparatoires, les cardinaux des pays en développement ont émis des conseils de prudence quant à un éventuel ramollissement de la position de l'Église."
http://www.lavie.fr/religion/catholicis ... 662_16.php
Recopie partielle :
Remarque : Nous devrions bien méditer sur ces coutumes africaines qui pourraient servir de guide pour nous.Nous l'avions évoqué il y a un an mais nos débats occidentaux dans cette période pré-synodale ont parfois tendance à occulter ceux qui préoccupent d'autres continents. A quelques jours de l'ouverture du synode sur la famille, un théologien africain a donc tenu à faire une piqûre de rappel, déclarant que la théologie ne devait pas être uniquement occidentale : « On ne peut ignorer les autres cultures, qui devraient aussi avoir leur place dans le christianisme », a ainsi déclaré le professeur congolais Bénézet Bujo, spécialiste des théologies africaines et professeur au département de théologie morale et d'éthique à l'université de Fribourg en Suisse.
Le texte commence comme un coup de gueule : « A l'occasion du Synode sur la famille, on ne parle ici – en Europe ou en Amérique du Nord – que de l'accès aux sacrements des divorcés remariés. On n'entend pas la réalité de l'Afrique ! On ne devrait pas seulement parler des difficultés rencontrées dans le monde occidental », s'exclame Bénézet Bujo. Il poursuit : « Les Occidentaux ont vu le mariage à partir de leur culture et ils l'ont présenté dans l'Eglise catholique romaine comme ayant une valeur universelle. »
Mais dans le fond, cette dénonciation de l'occidentalo-centrisme théologique recoupe une demande précise : celle de la reconnaissance de la sacramentalité du système matrimonial africain par une refonte de ce qui se pratique actuellement, le « mariage par étapes ». En effet, il existe en Afrique trois étapes : le mariage coutumier, qui implique les familles, le mariage civil, au niveau de la municipalité, et le mariage religieux, à l'Eglise.
En Afrique, explique Bénézet Bujo, le mariage n'est pas uniquement l'affaire du couple mais aussi celui de la communauté : ainsi la notion d'alliance entre personnes est indissociable de celle de l'alliance entre familles. « Dans la tradition africaine, ce ne sont pas les deux époux qui décident seuls. Lorsque les jeunes se marient tout de même quand la communauté – qui connaît l'arrière-fond culturel et les antécédents des familles – ne le souhaite pas, alors souvent l'échec est au bout du chemin! Les anciens savent ce qui est bon pour fonder une bonne famille… »
Or, dans la théologie catholique, ce sont les époux qui se donnent le sacrement de mariage. En Afrique, explique Bénézet Bujo, l'acte implique aussi les familles, ce qui n'est pas reconnu par l'Eglise. « C'est une véritable dichotomie, que les Africains ne comprennent pas. Devant cette multitude de procédures, un chrétien catholique africain est marié quand il a accompli les trois étapes précédentes. Ne serait-il pas possible d'harmoniser ces trois célébrations pour n'en faire qu'une, qui serait par ailleurs sacramentelle? L'Eglise devrait être présente dans toutes ces étapes. »
..................
Sur les 191 pères synodaux présents du 5 au 19 octobre, 42 viennent d'Afrique, les autres se répartissant de la manière suivante : 38 d'Amérique, 29 d'Asie, 78 d'Europe et 4 d'Océanie.
C'est une blague ? en gros vous admirez le mariage arrangé ? quel vision abominable de l'amour pour une religion basée sur l'Amour...
Ou alors c'est leur conformisme qui vous plait ? c'est sûr qu'ils risquent pas de divorcer qu'importe ce qu'ils éprouvent...ne pas divorcer même quand la vie est intenable car Jésus l'a dit, se marier ou aller au couvent car ce sont les deux seuls maniéres possibles de vivre, se conformer à toutes les convenaces sociales qu'importe ce qu'on éprouve...
"With my eternal life, I will see the world through to its end. Until everyone who won't like me is gone."
— Porky Minch
"Can you face your fears ?"
— Hanako
I speak from the noise
Souls and shapes, forever twisted
the lost voices of the damned
lure the bringer of despair
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Re: Le Synode sur la famille et les attentes des Africains
Bien sûr que c'est faux zarus, ce ne sont pas les deux seuls manières, on peut rester célibataire sans aller au couventZarus a écrit : se marier ou aller au couvent car ce sont les deux seuls maniéres possibles de vivre, se conformer à toutes les convenaces sociales
qu'importe ce qu'on éprouve...
C'est abominable quand on ne vit pas dans la Foi. Lorsqu'on a une véritable vie de Foi, c'est lorsque c'est "intenable" qu'on se sent vraiment plus heureux, car on sait que Dieu va prendre lui même les commandes...C'est une blague ? en gros vous admirez le mariage arrangé ? quel vision abominable de l'amour pour une religion basée sur l'Amour...
Ou alors c'est leur conformisme qui vous plait ? c'est sûr qu'ils risquent pas de divorcer qu'importe ce qu'ils éprouvent...ne pas divorcer même quand la vie est intenable car Jésus l'a dit,
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jean_droit
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Re: Le Synode sur la famille et les attentes des Africains
Desfois je me dis que le mariage arrangé a quelques qualités.C'est une blague ? en gros vous admirez le mariage arrangé ? quel vision abominable de l'amour pour une religion basée sur l'Amour...
Car se marier c'est fonder une famille en lien avec les familles des conjoints.
Le mariage actuel ne concerne que les époux et non leur familles. Ne voir que l'amour me semble un peu réducteur.
Peut être faut-il trouver une voie intermédiaire et les parents devraient donner plus de conseils aux futurs mariés.
Il en est de même d'ailleurs pour l'Eglise.
Peut être que l'on pourrait ainsi limiter le nombre effarant de divorces.
Re: Le Synode sur la famille et les attentes des Africains
L'Eglise de tout temps s'est opposé au mariage arrangé. Et c'est pour le mieux.
''Christus Iesus, cum in forma Dei esset, non rapínam arbitrátus est esse se æquálem Deo, sed semetípsum exinanívit formam servi accípiens, in similitúdinem hóminum factus ; et hábitu invéntus ut homo, humiliávit semetípsum factus oboediens usque ad mortem, mortem autem crucis. Propter quod et Deus illum exaltávit et donávit illi nomen, quod est super omne nomen, ut in nómine Iesu omne genu flectátur cæléstium et terréstrium et infernórum.'' (Epître de Saint Paul aux Philippiens, 2, 7-10)
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Re: Le Synode sur la famille et les attentes des Africains
Ce n'est pas exactement ça, Héraclius.
L'Église s'est toujours opposée au mariage forcé, où les conjoints (surtout la fille) ne peuvent pas donner leur avis.
Mais un mariage arrangé par les parents peut être accepté de bon gré par la jeune fille, si le mari choisi est acceptable, et si elle n'est amoureuse de personne par ailleurs.
L'Église s'est toujours opposée au mariage forcé, où les conjoints (surtout la fille) ne peuvent pas donner leur avis.
Mais un mariage arrangé par les parents peut être accepté de bon gré par la jeune fille, si le mari choisi est acceptable, et si elle n'est amoureuse de personne par ailleurs.
Re: Le Synode sur la famille et les attentes des Africains
Soit. Mais la raison centrale du mariage, c'est l'amour, ou du moins une volonté commune de fonder quelque chose de grand et de beau. Pas s'allier en vue de faire plier le vieux grangier au conseil du village sur la question des jachères du champ de la petite colline, ou de faire main basse sur les paturages de la rivère via la dot.
L'action sacramentelle, c'est le double "oui", pas l'accord parental.
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''Christus Iesus, cum in forma Dei esset, non rapínam arbitrátus est esse se æquálem Deo, sed semetípsum exinanívit formam servi accípiens, in similitúdinem hóminum factus ; et hábitu invéntus ut homo, humiliávit semetípsum factus oboediens usque ad mortem, mortem autem crucis. Propter quod et Deus illum exaltávit et donávit illi nomen, quod est super omne nomen, ut in nómine Iesu omne genu flectátur cæléstium et terréstrium et infernórum.'' (Epître de Saint Paul aux Philippiens, 2, 7-10)
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Re: Le Synode sur la famille et les attentes des Africains
Un mariage arrangé n'est pas forcément un mariage d'intérêt.
Mais bon, sur le fond nous sommes d'accord !
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