L'expansionnisme russe inquiète les États baltes
Re: L'expansionnisme russe inquiète les États baltes
C'est d'un ridicule ! Qui peut être dupe de cette propagande américaine via l'OTAN ?!
...il y avait aussi des armes de destruction massive en Irak, Collin Powel nous en a fourni la preuve en exhibant sa petite fiole à l'ONU, rappelez-vous.
Bilan : un million d'Irakiens tués sous l'occupation américaine et un autre million sous l'embargo américain car dans cet embargo était inclus les médicaments.
Les États-Unis n'ont strictement rien à faire du peuple ukrainien et de la démocratie en Ukraine. Derrière leurs belles paroles, tout ce qu'ils souhaitent, c'est porter leurs missiles aux frontières même de la Russie.
Et Obama qui, il y a quelques jours, a comparé l’État islamique aux croisés.
Les USA, puissance hégémonique, n'auront de cesse de pratiquer le mensonge, de semer le chaos et la guerre, tant que l'ensemble des nations ne lui seront pas entièrement soumises.
...il y avait aussi des armes de destruction massive en Irak, Collin Powel nous en a fourni la preuve en exhibant sa petite fiole à l'ONU, rappelez-vous.
Bilan : un million d'Irakiens tués sous l'occupation américaine et un autre million sous l'embargo américain car dans cet embargo était inclus les médicaments.
Les États-Unis n'ont strictement rien à faire du peuple ukrainien et de la démocratie en Ukraine. Derrière leurs belles paroles, tout ce qu'ils souhaitent, c'est porter leurs missiles aux frontières même de la Russie.
Et Obama qui, il y a quelques jours, a comparé l’État islamique aux croisés.
Les USA, puissance hégémonique, n'auront de cesse de pratiquer le mensonge, de semer le chaos et la guerre, tant que l'ensemble des nations ne lui seront pas entièrement soumises.
Dernière modification par Relief le lun. 09 févr. 2015, 16:43, modifié 1 fois.
Re: L'expansionnisme russe inquiète les États baltes
... alors que la Russie de Poutine est un état bienveillant et soucieux de la liberté des peuples à disposer d'eux même. 
''Christus Iesus, cum in forma Dei esset, non rapínam arbitrátus est esse se æquálem Deo, sed semetípsum exinanívit formam servi accípiens, in similitúdinem hóminum factus ; et hábitu invéntus ut homo, humiliávit semetípsum factus oboediens usque ad mortem, mortem autem crucis. Propter quod et Deus illum exaltávit et donávit illi nomen, quod est super omne nomen, ut in nómine Iesu omne genu flectátur cæléstium et terréstrium et infernórum.'' (Epître de Saint Paul aux Philippiens, 2, 7-10)
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LaurentVan
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Re: L'expansionnisme russe inquiète les États baltes
"La Russie veut la guerre
Regardez comment ils ont placé leur pays proche de nos bases militaires"
Regardez comment ils ont placé leur pays proche de nos bases militaires"
« Nous ne sommes pas des êtres humains ayant une expérience spirituelle. Nous sommes des êtres spirituels ayant une expérience humaine. »
Pierre Teilhard de Chardin (1881-1955)
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Re: L'expansionnisme russe inquiète les États baltes
La Russie de Poutine n'a jamais été un État hégémonique. L'Etat russe n'a fait que lutter contre la politique américaine du "containment" qui vise à installer à toutes les frontières russes des pays possédant des bases militaires de l'OTAN.Héraclius a écrit :... alors que la Russie de Poutine est un état bienveillant et soucieux de la liberté des peuples à disposer d'eux même.
Rappelons que les USA ont le projet d'installer une base de missiles en Pologne...c'est comme si les Russes installaient une base de missiles au Mexique ou à Cuba.
...on voit qui cherche à faire la guerre !
Dernière modification par Relief le lun. 09 févr. 2015, 17:34, modifié 2 fois.
Re: L'expansionnisme russe inquiète les États baltes
Question bienveillance, nous sommes très mal placés pour donner des leçons à la Russie, en effet tous les gouvernements français ont entretenu et entretiennent une flopée de dictateurs africains (sans même parler de l'implication de l’État français dans le génocide rwandais).Héraclius a écrit :... alors que la Russie de Poutine est un état bienveillant et soucieux de la liberté des peuples à disposer d'eux même.
Question droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, posons d'abord la question à un Kanak ou à un Guadeloupéen pour savoir s'ils trouvent que l’État français applique ce droit.
Re: L'expansionnisme russe inquiète les États baltes
Est-ce que j'ai dit que les E-U ou les états européens étaient pour autant des parangons de liberté ? Non, certainement pas.
Mais si il est vrai que nos médias ont une visions assez unilatérale de Poutine et de son pays, il ne faut pas pour autant voir dans celui-ci le "gentil" de l'histoire. L'idéologie de la Rusie poutinienne est nationaliste et elle utilise massivement l'image de la "Grande Russie", qu'elle soit impériale ou bolchevique. Or cette grande russie contenait les états baltes et l'Ukraine... pays qui sont d'ailleurs des créations récentes avec peu de vraies racines nationales.
Mais si il est vrai que nos médias ont une visions assez unilatérale de Poutine et de son pays, il ne faut pas pour autant voir dans celui-ci le "gentil" de l'histoire. L'idéologie de la Rusie poutinienne est nationaliste et elle utilise massivement l'image de la "Grande Russie", qu'elle soit impériale ou bolchevique. Or cette grande russie contenait les états baltes et l'Ukraine... pays qui sont d'ailleurs des créations récentes avec peu de vraies racines nationales.
''Christus Iesus, cum in forma Dei esset, non rapínam arbitrátus est esse se æquálem Deo, sed semetípsum exinanívit formam servi accípiens, in similitúdinem hóminum factus ; et hábitu invéntus ut homo, humiliávit semetípsum factus oboediens usque ad mortem, mortem autem crucis. Propter quod et Deus illum exaltávit et donávit illi nomen, quod est super omne nomen, ut in nómine Iesu omne genu flectátur cæléstium et terréstrium et infernórum.'' (Epître de Saint Paul aux Philippiens, 2, 7-10)
Re: L'expansionnisme russe inquiète les États baltes
Effectivement l'Ukraine a peu de racines nationales. Le peuple russe et ukrainien se sont toujours considérés comme frère. C'est pourquoi pour attiser les tensions, puis la haine, la CIA a dû se servir des parties ukrainiens se revendiquant ouvertement néo-nazi durant la pseudo révolution "démocratique" de Maidan, où ces partis ont tiré sur leur propres hommes pour ensuite accuser le gouvernement ukrainien.Héraclius a écrit : L'idéologie de la Rusie poutinienne est nationaliste et elle utilise massivement l'image de la "Grande Russie", qu'elle soit impériale ou bolchevique. Or cette grande russie contenait les états baltes et l'Ukraine... pays qui sont d'ailleurs des créations récentes avec peu de vraies racines nationales.
Visionnez sur youtube les vidéos de journalistes français interrogeant BHL sur son soutien inconditionnel à la révolution "démocratique" ukrainienne faite par Svoboda, partie néo-nazi, et qui obtiennent pour toute réponse de BHL : "en France aussi il y a des parties fascistes !"
Une fois de plus on voit que l'administration américaine n'a pas eu peur de fricoter avec les plus infréquentables pour arriver à ses desseins.
L’interventionnisme américain en Ukraine est donc jugée par la population russe comme un nouveau fascisme visant à la destruction de la Russie et de ses alliés.
Non, la Russie poutinienne n'est pas nationaliste mais patriotique. Elle porte des valeurs, dont en France depuis le début des années 80, nos élites nous ont forcés à avoir honte ou alors à taire : amour de la patrie, fierté de notre histoire et de ce qui a construit la France : le christianisme.
La Russie a payé de 25 millions de morts sa "grande guerre patriotique" (c'est son nom) contre le IIIème Reich. C'est pourquoi elle évoque avec fierté cette période de son histoire soviétique.
Quant à la référence à la grande Russie, c'est à la Russie qui a toujours dû lutter pour sa survie face aux invasions (Mongoles, Tatares, napoléonienne), invasions qui ont parfois duré plusieurs siècles.
Mais dans notre beau pays, nous n'avons plus ces problèmes là puisqu'on nous dit que l’histoire de France a débuté en 1789 et que le christianisme a été un mal pour la France (cela s'appelle la détestation de soi).
- Unsimplehomme
- Quæstor

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Re: L'expansionnisme russe inquiète les États baltes
Rappelons que l’Eglise gréco-catholique d’Ukraine a failli être totalement exterminée par les soviétiques. Massacres de masse, déportations...C'est pourquoi elle évoque avec fierté cette période de son histoire soviétique.
Le clergé catholiques ukrainien condamne les terroristes bolchéviques à la solde du despote soviétique Poutine.
-Heureux êtes-vous quand on vous insultera, qu'on vous persécutera, et qu'on dira faussement contre vous toute sorte d'infamie à cause de moi.
-Soyez dans la joie et l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux : c'est bien ainsi qu'on a persécuté les prophètes, vos devanciers.
(Mt 5:11et12)
-Soyez dans la joie et l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux : c'est bien ainsi qu'on a persécuté les prophètes, vos devanciers.
(Mt 5:11et12)
Re: L'expansionnisme russe inquiète les États baltes
Vous m'avez lu trop rapidement. J'ai parlé de la période de lutte contre le IIIème reich.Unsimplehomme a écrit :Rappelons que l’Eglise gréco-catholique d’Ukraine a failli être totalement exterminée par les soviétiques. Massacres de masse, déportations...C'est pourquoi elle évoque avec fierté cette période de son histoire soviétique.
Ça c'est votre vocabulaire, surement pas celui de l’Église uniate.Le clergé catholiques ukrainien condamne les terroristes bolchéviques à la solde du despote soviétique poutine.
Vous croyez que pour les gréco-catholiques la situation va s'améliorer avec en 2014 un président ukrainien par intérim pasteur-protestant et l'expansion des églises évangéliques dans ce pays.
Re: L'expansionnisme russe inquiète les États baltes
Soit, mais ca reste techniquement un état récent (l'héritier de l'ancienne Lituanie c'est plus la Pologne que... la Lituanie elle-même). On peut aussi parler des cosaque zapaorogues en Ukraine, ou de la Rus' de Kiev, mais tout cela c'est trèèèès vieux. Et la situation est pire pour l'Estonie, la Lettonie et la Biélorussie.Détrompez-vous, Héraclius, car ces pays ont des racines nationales à la fois profondes et très vivantes et je prends l'exemple de la Lituanie qui a une longue histoire puisque elle commence par l'unification des tribus lituaniennes par le grand-duc et roi de Lituanie, Mindaugas, au milieu du XIIIe siècle, en vue de lutter contre les Chevaliers teutoniques et les Chevaliers porte-glaives. Le pays est ensuite marqué par les règne de Vytenis à partir de 1290 et de Gediminas de 1316 à 1341. Le Grand-duché de Lituanie, au Moyen Âge et pendant la Renaissance, s'étendait de la mer Baltique à la mer Noire.
''Christus Iesus, cum in forma Dei esset, non rapínam arbitrátus est esse se æquálem Deo, sed semetípsum exinanívit formam servi accípiens, in similitúdinem hóminum factus ; et hábitu invéntus ut homo, humiliávit semetípsum factus oboediens usque ad mortem, mortem autem crucis. Propter quod et Deus illum exaltávit et donávit illi nomen, quod est super omne nomen, ut in nómine Iesu omne genu flectátur cæléstium et terréstrium et infernórum.'' (Epître de Saint Paul aux Philippiens, 2, 7-10)
Re: L'expansionnisme russe inquiète les États baltes
Deux articles très pertinents du Salon Beige :
La guerre glaciale des Etats-Unis en Europe
Ukraine: Obama se prend les pieds dans le tapis du "story telling"
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html
La guerre glaciale des Etats-Unis en Europe
Ukraine: Obama se prend les pieds dans le tapis du "story telling"
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html
Re: L'expansionnisme russe inquiète les États baltes
Nicolas Sarkozy : 10 février 2015le gyrovague a écrit : En août 2008, suite à une guerre-éclair de la part de la Russie contre la Géorgie, la Russie reconnaît les États abkhaze et sud-ossète comme indépendants de la Géorgie. Le 28 août 2008, le parlement géorgien déclare l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud comme des « territoires sous occupation russe ».
En mars 2014, suite à l'occupation militaire de troupes russes de la Crimée, le parlement criméen, au terme d'un référendum unilatéral — car ne reconnaissant pas les nouvelles autorités provisoires à Kiev — proclame la sécession de la République de Crimée puis son rattachement à la Russie en tant que République.
«(Les habitants) de Crimée choisissent la Russie, on ne peut pas leur reprocher», a ainsi lâché le président de l'UMP, comme l'a remarqué Le Monde. Et d'insister: «Si le Kosovo a eu le droit d'être indépendant de la Serbie, je ne vois pas comment on pourrait dire avec le même raisonnement que la Crimée n'a pas le droit de quitter l'Ukraine pour rejoindre la Russie».
http://www.lefigaro.fr/politique/le-sca ... russie.php
Notre ancien président a vu juste.
Lorsqu'un État souverain, la Serbie, s'est vue amputer d'une partie de son territoire : le Kosovo (territoire historique serbe), en violation du droit international, par une décision unilatérale des Américains et de quelques-uns de leurs vassaux européens, la Russie avait prévenu que cette violation de l'intégrité territoriale d'un État souverain ne resterait pas sans suite.
Et suite il y a eu avec l'Abkazie et l’Ossétie du Sud.
Rappelons qu'à ce jour plusieurs États de L'UE n'ont pas reconnu le Kosovo.
Quant à la Crimée, rappelons aussi qu'en 1954, le grand démocrate Nikita Khrouchtchev « donnait » la Crimée, territoire russe, à l'Ukraine d'un simple décret. Quinze minutes de débat à peine avaient suffi pour que la décision soit entérinée au sein du comité central du Parti communiste.
Du réseau Voltaire :
"Désormais, grâce au régime fantoche installé à Kiev par les États-Unis et l’Otan, les espoirs que nourrissent les dirigeants occidentaux de voir l’Ukraine transformée en base militaire gigantesque au profit du Pentagone et de l’Otan — dont l’inexorable avancée vers l’est dure maintenant depuis une génération —, envahie de conseillers militaires occidentaux, d’agents de renseignement, d’avions de guerre, de blindés, de soldats et de missiles, atteignent un point d’ambition et d’irresponsabilité qui dépasse tout ce que l’on a pu envisager jusqu’à présent."
http://www.voltairenet.org/article183578.html
Je vous rassure, cher Gyrovague, vous vous trompez.le gyrovague a écrit :J'espère me tromper...
Si vous souhaitez passez des nuits plus sereines, pensez à prendre vos informations du côté du Salon Beige par exemple
Re: L'expansionnisme russe inquiète les États baltes
Alors autant se baser sur FoxNews pour la politique extérieure américainele gyrovague a écrit :
J'invite les lecteurs à visionner ce spot de propagande d'1 minute 39 (point besoin de comprendre la langue russe, les images parlent d'elles même) qui explique combien il sera facile à l'armée russe d'aller jusqu'à Berlin qui n'est qu'à 1300 km de Moscou comme ce fut le cas 70 ans plus tôt lors de la Deuxième Guerre mondiale.
https://www.youtube.com/watch?v=0OU4PScLOu8
J'avais en tout cas espéré pouvoir dissiper quelques-unes de vos craintes.
Re: L'expansionnisme russe inquiète les États baltes
Non, la Russie n'a pas essayé d'envahir militairement l'Ukraine

C'est le Général Gomart, Directeur du Renseignement Militaire (DRM) français qui l'a affirmé lors de son audition devant la commission de la défense de l'Assemblée nationale, le 25 mars dernier. Extraits.
La vraie difficulté avec l’OTAN, c’est que le renseignement américain y est prépondérant, tandis que le renseignement français y est plus ou moins pris en compte – d’où l’importance pour nous d’alimenter suffisamment les commanders de l’OTAN en renseignements d’origine française. L’OTAN avait annoncé que les Russes allaient envahir l’Ukraine alors que, selon les renseignements de la DRM, rien ne venait étayer cette hypothèse – nous avions en effet constaté que les Russes n’avaient pas déployé de commandement ni de moyens logistiques, notamment d’hôpitaux de campagne, permettant d’envisager une invasion militaire et les unités de deuxième échelon n’avaient effectué aucun mouvement. La suite a montré que nous avions raison car, si des soldats russes ont effectivement été vus en Ukraine, il s’agissait plus d’une manœuvre destinée à faire pression sur le président ukrainien Porochenko que d’une tentative d’invasion. ( ...)
La coopération avec les pays d’Europe occidentale est bonne. La DRM participe à deux forums, dont l’un réunissant régulièrement les pays de l’OTAN autour de divers sujets. Je me souviens que lors de l’un de ces forums, on a cherché à nous forcer la main au sujet de l’Ukraine. Cela montre bien l’importance de disposer de renseignements concrets et factuels : de ce point de vue, la France dispose des moyens lui permettant d’apprécier les situations et de faire valoir son point de vue. (...)
Pour ce qui est du partage de renseignements avec nos alliés, j’insiste sur le fait qu’une telle pratique est toujours compliquée à mettre en œuvre. Pour moi, le renseignement est avant tout national, dans la mesure où il permet à notre pays de disposer de son indépendance en matière de politique étrangère, et à nos dirigeants de prendre des décisions importantes. Pour le directeur d’un service de renseignement, toute la difficulté consiste à déterminer ce qu’il peut communiquer en toute sécurité à ses alliés et partenaires, notamment au vu de leur possible utilisation pour une action militaire.
Pour ce qui est de la coopération avec nos amis américains, la problématique est davantage liée à leur organisation. Lors de mes voyages aux États-Unis, j’ai eu l’occasion de rencontrer le directeur national du renseignement américain, à qui j’ai clairement dit qu’il devait ouvrir les robinets plus largement s’il voulait obtenir plus de renseignements de la part de la France Pour le moment, les Américains se réfèrent à l’accord dit Five Eyes, conclu entre les services de renseignement des États-Unis, de l’Australie, du Canada, de la Nouvelle-Zélande et du Royaume-Uni, et dans le cadre duquel ils partagent beaucoup. Je verrais comme une contrainte le fait d’intégrer ce Five Eyes, dans la mesure où cela nous obligerait à partager systématiquement l’intégralité de notre renseignement brut : en l’état actuel des choses, nous n’échangeons avec ces alliés que du renseignement élaboré. Fournir du renseignement brut impliquerait de dévoiler nos capacités – que les Américains connaissent déjà en grande partie, il est vrai.
Paula Corbulon
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog ... raine.html

C'est le Général Gomart, Directeur du Renseignement Militaire (DRM) français qui l'a affirmé lors de son audition devant la commission de la défense de l'Assemblée nationale, le 25 mars dernier. Extraits.
La vraie difficulté avec l’OTAN, c’est que le renseignement américain y est prépondérant, tandis que le renseignement français y est plus ou moins pris en compte – d’où l’importance pour nous d’alimenter suffisamment les commanders de l’OTAN en renseignements d’origine française. L’OTAN avait annoncé que les Russes allaient envahir l’Ukraine alors que, selon les renseignements de la DRM, rien ne venait étayer cette hypothèse – nous avions en effet constaté que les Russes n’avaient pas déployé de commandement ni de moyens logistiques, notamment d’hôpitaux de campagne, permettant d’envisager une invasion militaire et les unités de deuxième échelon n’avaient effectué aucun mouvement. La suite a montré que nous avions raison car, si des soldats russes ont effectivement été vus en Ukraine, il s’agissait plus d’une manœuvre destinée à faire pression sur le président ukrainien Porochenko que d’une tentative d’invasion. ( ...)
La coopération avec les pays d’Europe occidentale est bonne. La DRM participe à deux forums, dont l’un réunissant régulièrement les pays de l’OTAN autour de divers sujets. Je me souviens que lors de l’un de ces forums, on a cherché à nous forcer la main au sujet de l’Ukraine. Cela montre bien l’importance de disposer de renseignements concrets et factuels : de ce point de vue, la France dispose des moyens lui permettant d’apprécier les situations et de faire valoir son point de vue. (...)
Pour ce qui est du partage de renseignements avec nos alliés, j’insiste sur le fait qu’une telle pratique est toujours compliquée à mettre en œuvre. Pour moi, le renseignement est avant tout national, dans la mesure où il permet à notre pays de disposer de son indépendance en matière de politique étrangère, et à nos dirigeants de prendre des décisions importantes. Pour le directeur d’un service de renseignement, toute la difficulté consiste à déterminer ce qu’il peut communiquer en toute sécurité à ses alliés et partenaires, notamment au vu de leur possible utilisation pour une action militaire.
Pour ce qui est de la coopération avec nos amis américains, la problématique est davantage liée à leur organisation. Lors de mes voyages aux États-Unis, j’ai eu l’occasion de rencontrer le directeur national du renseignement américain, à qui j’ai clairement dit qu’il devait ouvrir les robinets plus largement s’il voulait obtenir plus de renseignements de la part de la France Pour le moment, les Américains se réfèrent à l’accord dit Five Eyes, conclu entre les services de renseignement des États-Unis, de l’Australie, du Canada, de la Nouvelle-Zélande et du Royaume-Uni, et dans le cadre duquel ils partagent beaucoup. Je verrais comme une contrainte le fait d’intégrer ce Five Eyes, dans la mesure où cela nous obligerait à partager systématiquement l’intégralité de notre renseignement brut : en l’état actuel des choses, nous n’échangeons avec ces alliés que du renseignement élaboré. Fournir du renseignement brut impliquerait de dévoiler nos capacités – que les Américains connaissent déjà en grande partie, il est vrai.
Paula Corbulon
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog ... raine.html
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Re: L'expansionnisme russe inquiète les États baltes
C'est très bien dit. J'ajouterai simplement qu'il en est du Rwanda comme de tout autre état dont le sous sol est riche. Egalement: que la France n'est pas la seule à jouer à ces jeux. Que l'UE me paraît de moins en moins une "construction d'états démocratiques"... j'espère que la Russie ne nous sera pas toujours présentée comme la responsable du "brouillamini" entre européens.Relief a écrit : nous sommes très mal placés pour donner des leçons à la Russie, en effet tous les gouvernements français ont entretenu et entretiennent une flopée de dictateurs africains (sans même parler de l'implication de l’État français dans le génocide rwandais).
Question droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, posons d'abord la question à un Kanak ou à un Guadeloupéen pour savoir s'ils trouvent que l’État français applique ce droit.
Pour l'instant, c'est encore et toujours "Deutschland ûber alles"....
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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