... qui est ce que Jean Daujat pourrait dire tout simplement. C'est tel dans son texte Satan dans l'Église.Actes 20, 29-32 : Moi je sais qu’après mon départ il entrera parmi vous des loups redoutables qui n’épargneront pas le troupeau ; et il se lèvera d’entre vous-mêmes des hommes qui annonceront des [doctrines] perverses pour attirer les disciples après eux. Et maintenant je vous recommande à Dieu, et à la parole de sa grâce, qui a la puissance d’édifier et de [vous] donner un héritage avec tous les sanctifiés ».
Il n'en signifie pas que l'Église, elle-même, s'en trouve répudiée, désertée par l'Esprit, abandonnée de Dieu, que l'Église du Christ une journée devient la "synagogue de Satan" le lendemain, que l'évêque de Rome n'est plus l'évêque de Rome, qu'il faille préférer le système de l'ange Moroni à celle des ministres catholiques, qu'il faille désormais tourner le dos à la communion, pour monter des sectes rivales, etc. Le livre des Actes évoque le surgissement d'hérétiques tout simplement ("Ils sont sortis de nous mais ils n'étaient pas des nôtres") Arius a fait des ravages. Oui, il y aura bien des hérétiques.
... précisément en donnant des instructions à ses proches collaborateurs pour la suite des choses. Prévoyance. "Je m'étudierai à ce qu'après mon départ vous puissiez ..." = une activité toute humaine ici de la part de l'apôtre, en vue de ceux qui vont rester derrière lui, pour ne pas les laisser orphelins, les laisser devant un vide. Instruction, marche à suivre.2 Pierre 1, 12-15 : "Mais j’estime qu’il est juste, tant que je suis dans cette tente, de vous réveiller en rappelant [ces choses] à votre mémoire, sachant que le moment de déposer ma tente s’approche rapidement, comme aussi notre Seigneur Jésus Christ me l’a montré ; mais je m’étudierai à ce qu’après mon départ vous puissiez aussi en tout temps vous rappeler ces choses".
Le passage de Pierre ne signifie pas que l'apôtre se contente seulement de confier l'Église à l'action invisible du Saint Esprit. 2 Pierre 1, 12-15 intervient dans le même plan que ce que les Clément de Rome du Ier siècle et autres collègues racontent de leur côté, soit que les apôtres ont pris des dispositions, livrer leurs recommandations, etc.
Le syllabus du docteur cinci (sourire)
La première grande erreur chez vous, gérardh, c'est figurer qu'une poignée exclusive d'hommes auraient dû détenir une sorte de charisme d'infaillibilité à titre privée, comme une possession toute personnelle, la qualité appellée à disparaître, mais alors de même façon qu'on pourrait le dire de la personnalité propre d'un l'individu, et alors, ici, telle pour celle de Simon, la personnalité propre de l'ancien pécheur du lac de Galilée. Ainsi, l'infaillibilité de l'Église devrait donc "remonter au ciel ou s'évanouir" en même temps que Pierre rend son âme à Dieu ... aucun sens ...
La deuxième (en lien avec cette première erreur) consiste à concevoir l'Église post-Pierre comme un maillon "désormais nuisible", qui est en trop, pièce rapportée intercalaire qui gêne franchement, ce qui viendrait oblitérer le contact direct avec Dieu. C'est comme dissoudre l'Église, vouloir se passer littéralement de corps, snober l'épouse (comme ou voudrait écarter la mère aussi) et ainsi de suite. La résultante sera une forme de "gnose", non pas l'Église.


