Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)
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etienne lorant
- Pater civitatis

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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Dieu passe toujours par le prochain
Vendredi de la 3e semaine de Carême
Livre d'Osée 14,2-10.
Ainsi parle le Seigneur : Reviens, Israël, au Seigneur ton Dieu ; car tu t’es effondré par suite de tes fautes.
Revenez au Seigneur en lui présentant ces paroles : « Enlève toutes les fautes, et accepte ce qui est bon. Au lieu de taureaux, nous t’offrons en sacrifice les paroles de nos lèvres.
Puisque les Assyriens ne peuvent pas nous sauver, nous ne monterons plus sur des chevaux, et nous ne dirons plus à l’ouvrage de nos mains : “Tu es notre Dieu”, car de toi seul l’orphelin reçoit de la tendresse. »
Voici la réponse du Seigneur : Je les guérirai de leur infidélité, je les aimerai d’un amour gratuit, car ma colère s’est détournée d’Israël.
Je serai pour Israël comme la rosée, il fleurira comme le lis, il étendra ses racines comme les arbres du Liban.
Ses jeunes pousses vont grandir, sa parure sera comme celle de l’olivier, son parfum, comme celui de la forêt du Liban.
Ils reviendront s’asseoir à son ombre, ils feront revivre le froment, ils fleuriront comme la vigne, ils seront renommés comme le vin du Liban.
Éphraïm ! Peux-tu me confondre avec les idoles ? C’est moi qui te réponds et qui te regarde. Je suis comme le cyprès toujours vert, c’est moi qui te donne ton fruit.
Qui donc est assez sage pour comprendre ces choses, assez pénétrant pour les saisir ? Oui, les chemins du Seigneur sont droits : les justes y avancent, mais les pécheurs y trébuchent.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 12,28b-34.
En ce temps-là, un scribe s’avança vers Jésus pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ? »
Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur.
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force.
Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »
Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui.
L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. »
Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger.
Textes de l’Évangile au quotidien
“Tu es notre Dieu”, car de toi seul l’orphelin reçoit de la tendresse. » Selon notre prêtre, Osée est le prophète qui, dans l'ancienne alliance, a le mieux parlé de l'amour de Dieu. J'ai bien écouté cette lecture et j'en ai puisé cette courte parole. Il se trouve que dans la soirée d'hier, j'ai retrouvé la souche d'une prescription médicale qui est le dernier souvenir de mon père Gabriel, du moins dans sa maison : elle est datée du 11 mars 2008. L'ordonnance du médecin consistait en une hospitalisation pour mise en observation. Mon père, lui-même biologiste, a toute suite compris qu'ils ne reviendrait jamais. Après s'être exclamé "C'est ma maison, personne ne peut la prendre !", il s'était radouci et avait écrit quelque chose sur le document que j'ai gardé en souvenir de lui. Après son décès, lorsque ses vêtements nous ont été remis, j'ai retrouvé le document sur lequel il avait écrit, d'une écriture déjà presque illisible : "Très anciennement originaire de Vaulx" - ainsi, durant ses dernières heures dans la maison familiale, il les avait passées en évoquant les jours joyeux de sa jeunesse...
Cette parole du prophète, je ne la connaissais pas à ce jour. Mais je peux témoigner qu'en effet, l'unique attitude véritablement réconfortante pour quiconque devient orphelin, quel que soit l'âge, est de s'en remettre à Dieu.
Mais Dieu, quant à lui, ne cesse de passer par le prochain pour nous rejoindre et nous donner de son amour. C'est par d'autres cœurs de chair, par d'autres âmes vivantes, qu'il veut nous se manifester et nous consoler. Il nous demande un pas à faire : ouvrir notre cœur au verbe aimer.
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Livre d'Osée 14,2-10.
Ainsi parle le Seigneur : Reviens, Israël, au Seigneur ton Dieu ; car tu t’es effondré par suite de tes fautes.
Revenez au Seigneur en lui présentant ces paroles : « Enlève toutes les fautes, et accepte ce qui est bon. Au lieu de taureaux, nous t’offrons en sacrifice les paroles de nos lèvres.
Puisque les Assyriens ne peuvent pas nous sauver, nous ne monterons plus sur des chevaux, et nous ne dirons plus à l’ouvrage de nos mains : “Tu es notre Dieu”, car de toi seul l’orphelin reçoit de la tendresse. »
Voici la réponse du Seigneur : Je les guérirai de leur infidélité, je les aimerai d’un amour gratuit, car ma colère s’est détournée d’Israël.
Je serai pour Israël comme la rosée, il fleurira comme le lis, il étendra ses racines comme les arbres du Liban.
Ses jeunes pousses vont grandir, sa parure sera comme celle de l’olivier, son parfum, comme celui de la forêt du Liban.
Ils reviendront s’asseoir à son ombre, ils feront revivre le froment, ils fleuriront comme la vigne, ils seront renommés comme le vin du Liban.
Éphraïm ! Peux-tu me confondre avec les idoles ? C’est moi qui te réponds et qui te regarde. Je suis comme le cyprès toujours vert, c’est moi qui te donne ton fruit.
Qui donc est assez sage pour comprendre ces choses, assez pénétrant pour les saisir ? Oui, les chemins du Seigneur sont droits : les justes y avancent, mais les pécheurs y trébuchent.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 12,28b-34.
En ce temps-là, un scribe s’avança vers Jésus pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ? »
Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur.
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force.
Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »
Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui.
L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. »
Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger.
Textes de l’Évangile au quotidien
“Tu es notre Dieu”, car de toi seul l’orphelin reçoit de la tendresse. » Selon notre prêtre, Osée est le prophète qui, dans l'ancienne alliance, a le mieux parlé de l'amour de Dieu. J'ai bien écouté cette lecture et j'en ai puisé cette courte parole. Il se trouve que dans la soirée d'hier, j'ai retrouvé la souche d'une prescription médicale qui est le dernier souvenir de mon père Gabriel, du moins dans sa maison : elle est datée du 11 mars 2008. L'ordonnance du médecin consistait en une hospitalisation pour mise en observation. Mon père, lui-même biologiste, a toute suite compris qu'ils ne reviendrait jamais. Après s'être exclamé "C'est ma maison, personne ne peut la prendre !", il s'était radouci et avait écrit quelque chose sur le document que j'ai gardé en souvenir de lui. Après son décès, lorsque ses vêtements nous ont été remis, j'ai retrouvé le document sur lequel il avait écrit, d'une écriture déjà presque illisible : "Très anciennement originaire de Vaulx" - ainsi, durant ses dernières heures dans la maison familiale, il les avait passées en évoquant les jours joyeux de sa jeunesse...
Cette parole du prophète, je ne la connaissais pas à ce jour. Mais je peux témoigner qu'en effet, l'unique attitude véritablement réconfortante pour quiconque devient orphelin, quel que soit l'âge, est de s'en remettre à Dieu.
Mais Dieu, quant à lui, ne cesse de passer par le prochain pour nous rejoindre et nous donner de son amour. C'est par d'autres cœurs de chair, par d'autres âmes vivantes, qu'il veut nous se manifester et nous consoler. Il nous demande un pas à faire : ouvrir notre cœur au verbe aimer.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Puissance de l'humilité
Samedi de la 3e semaine de Carême
Livre d'Osée 6,1-6.
Venez, retournons vers le Seigneur ! Il a blessé, mais il nous guérira ; il a frappé, mais il nous soignera.
Après deux jours, il nous rendra la vie ; il nous relèvera le troisième jour : alors, nous vivrons devant sa face.
Efforçons-nous de connaître le Seigneur : son lever est aussi sûr que l’aurore ; il nous viendra comme la pluie, l’ondée qui arrose la terre. – Que ferai-je de toi, Éphraïm ? Que ferai-je de toi, Juda ? Votre fidélité, une brume du matin, une rosée d’aurore qui s’en va.
Voilà pourquoi j’ai frappé par mes prophètes, donné la mort par les paroles de ma bouche : mon jugement jaillit comme la lumière.
Je veux la fidélité, non le sacrifice, la connaissance de Dieu plus que les holocaustes.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 18,9-14.
En ce temps-là, à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres, Jésus dit la parabole que voici :
« Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts).
Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même : “Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères –, ou encore comme ce publicain.
Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.”
Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : “Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !” Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. »
Textes de l’Évangile au quotidien
Deux paroles soufflent d'une même voix dans les textes de la liturgie de ce jour. Dans le Livre d'Osée, cette annonce de notre participation pleine et entière au sacrifice du Christ: "Après deux jours, il nous rendra la vie ; il nous relèvera le troisième jour : alors, nous vivrons devant sa face. Et dans l’Évangile, la parabole du pharisien et du publicain qui se conclut sur cette brève sentence, qui ressemble à une "loi" de la vie spirituelle, valable pour chacune de nos âmes : "Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé."
C'est l'humilité, (du mot latin humus, signifiant « terre ») qui convient aux serviteurs du Seigneur: car c'est bien le grain semé dans la bonne terre et qui y disparaît, qui deviendra un arbre pour les oiseaux du ciel. Ou bien encore, l'humilité peut être comparée à la pincée de levain qui fait lever la pâte. Elle est comparable encore à cet homme qui a été invité à un banquet, et qui se place d'abord dans le fond de la salle. Lorsque le maître de cérémonie l'apperçoit, il lui dit aussitôt: "Viens, monte plus haut, que je puisse m'entretenir avec toi !" L'humilité encore, que Jésus distingue dans les deux petites pièces que la veuve a déposé dans le trésor du temple: elle est aussitôt distinguée par Jésus qui reconnaît la vraie valeur: en effet, les autres ont donné de leur superflu, tandis qu'elle a donné de son nécessaire. Et, bien sûr le publicain qui demande pardon de pour ses fautes, en n'osant même pas relever la tête: il sera justifié.
J'ai rapporté, sur moi-même, que c'est une profonde crise de dépression, au début des années 90, qui m'a conduit, une fois guéri, au monastère des sœurs Clarisses. Je voulais remercier le Seigneur pour ma guérison - et je n'ai plus cessé de me rendre chaque matin à l'Eucharistie pour recevoir, comme je l'ai dit souvent, "force et joie" pour vivre chaque journée... Il en est encore ainsi en 2015. Je me souviens très bien d'avoir chanté cette loi de l'abaissement suivie du relèvement : "La loi du Seigneur est parfaite,
qui redonne vie ; la charte du Seigneur est sûre, qui rend sages les simples."...
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Livre d'Osée 6,1-6.
Venez, retournons vers le Seigneur ! Il a blessé, mais il nous guérira ; il a frappé, mais il nous soignera.
Après deux jours, il nous rendra la vie ; il nous relèvera le troisième jour : alors, nous vivrons devant sa face.
Efforçons-nous de connaître le Seigneur : son lever est aussi sûr que l’aurore ; il nous viendra comme la pluie, l’ondée qui arrose la terre. – Que ferai-je de toi, Éphraïm ? Que ferai-je de toi, Juda ? Votre fidélité, une brume du matin, une rosée d’aurore qui s’en va.
Voilà pourquoi j’ai frappé par mes prophètes, donné la mort par les paroles de ma bouche : mon jugement jaillit comme la lumière.
Je veux la fidélité, non le sacrifice, la connaissance de Dieu plus que les holocaustes.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 18,9-14.
En ce temps-là, à l’adresse de certains qui étaient convaincus d’être justes et qui méprisaient les autres, Jésus dit la parabole que voici :
« Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L’un était pharisien, et l’autre, publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts).
Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même : “Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères –, ou encore comme ce publicain.
Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne.”
Le publicain, lui, se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : “Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !” Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c’est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l’autre. Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé. »
Textes de l’Évangile au quotidien
Deux paroles soufflent d'une même voix dans les textes de la liturgie de ce jour. Dans le Livre d'Osée, cette annonce de notre participation pleine et entière au sacrifice du Christ: "Après deux jours, il nous rendra la vie ; il nous relèvera le troisième jour : alors, nous vivrons devant sa face. Et dans l’Évangile, la parabole du pharisien et du publicain qui se conclut sur cette brève sentence, qui ressemble à une "loi" de la vie spirituelle, valable pour chacune de nos âmes : "Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé."
C'est l'humilité, (du mot latin humus, signifiant « terre ») qui convient aux serviteurs du Seigneur: car c'est bien le grain semé dans la bonne terre et qui y disparaît, qui deviendra un arbre pour les oiseaux du ciel. Ou bien encore, l'humilité peut être comparée à la pincée de levain qui fait lever la pâte. Elle est comparable encore à cet homme qui a été invité à un banquet, et qui se place d'abord dans le fond de la salle. Lorsque le maître de cérémonie l'apperçoit, il lui dit aussitôt: "Viens, monte plus haut, que je puisse m'entretenir avec toi !" L'humilité encore, que Jésus distingue dans les deux petites pièces que la veuve a déposé dans le trésor du temple: elle est aussitôt distinguée par Jésus qui reconnaît la vraie valeur: en effet, les autres ont donné de leur superflu, tandis qu'elle a donné de son nécessaire. Et, bien sûr le publicain qui demande pardon de pour ses fautes, en n'osant même pas relever la tête: il sera justifié.
J'ai rapporté, sur moi-même, que c'est une profonde crise de dépression, au début des années 90, qui m'a conduit, une fois guéri, au monastère des sœurs Clarisses. Je voulais remercier le Seigneur pour ma guérison - et je n'ai plus cessé de me rendre chaque matin à l'Eucharistie pour recevoir, comme je l'ai dit souvent, "force et joie" pour vivre chaque journée... Il en est encore ainsi en 2015. Je me souviens très bien d'avoir chanté cette loi de l'abaissement suivie du relèvement : "La loi du Seigneur est parfaite,
qui redonne vie ; la charte du Seigneur est sûre, qui rend sages les simples."...
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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L'épreuve : une incitation à plus de foi
Lundi de la 4e semaine de Carême
Livre d'Isaïe 65,17-21.
Ainsi parle le Seigneur : Oui, voici : je vais créer un ciel nouveau et une terre nouvelle, on ne se souviendra plus du passé, il ne reviendra plus à l’esprit.
Soyez plutôt dans la joie, exultez sans fin pour ce que je crée. Car je vais recréer Jérusalem, pour qu’elle soit exultation, et que son peuple devienne joie.
J’exulterai en Jérusalem, je trouverai ma joie dans mon peuple. On n’y entendra plus de pleurs ni de cris.
Là, plus de nourrisson emporté en quelques jours, ni d’homme qui ne parvienne au bout de sa vieillesse ; le plus jeune mourra centenaire, ne pas atteindre cent ans sera malédiction.
On bâtira des maisons, on y habitera ; on plantera des vignes, on mangera leurs fruits.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 4,43-54.
En ce temps là, après avoir passé deux jours chez les Samaritains, Jésus partit de là pour la Galilée.
– Lui-même avait témoigné qu’un prophète n’est pas considéré dans son propre pays.
Il arriva donc en Galilée ; les Galiléens lui firent bon accueil, car ils avaient vu tout ce qu’il avait fait à Jérusalem pendant la fête de la Pâque, puisqu’ils étaient allés eux aussi à cette fête.
Ainsi donc Jésus revint à Cana de Galilée, où il avait changé l’eau en vin. Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm.
Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant.
Jésus lui dit : « Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges, vous ne croirez donc pas ! »
Le fonctionnaire royal lui dit : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! »
Jésus lui répond : « Va, ton fils est vivant. » L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit.
Pendant qu’il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant.
Il voulut savoir à quelle heure il s’était trouvé mieux. Ils lui dirent : « C’est hier, à la septième heure, (au début de l’après-midi), que la fièvre l’a quitté. »
Le père se rendit compte que c’était justement l’heure où Jésus lui avait dit : « Ton fils est vivant. » Alors il crut, lui, ainsi que tous les gens de sa maison.
Tel fut le second signe que Jésus accomplit lorsqu’il revint de Judée en Galilée.
Textes de l'Evangile au quotidien
A la promesse de restauration d'Israël sur sa terre, à une époque où tout le peuple a été réduit en esclavage et déporté à Babylone, correspond, dans l’évangile la plainte de Jésus qui s'écrie : « Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges, vous ne croirez donc pas ! »
Mais le fonctionnaire royal accepte la réprimande et renouvelle sa demande - et c'est pour lui un acte de foi.
C'est étrange, car tombé malade au cours de la journée d'hier et après un accès de fièvre durant la nuit, je croyais devoir appeler un médecin, plutôt que de retourner à mon travail. Mais je me suis levé tout de même. Étrangement, moi qui avais un peu de fièvre la nuit, je me suis senti mieux d'un seul coup. J'ai de nouveau pris ma température et elle était redevenue tout à fait normale.
J'ai rendu grâce et je rends grâce encore, car j'avais prévu d'avoir recours à des antibiotiques, mais ce sera inutile. Contre toute logique médicale, je vais très bien !
Que notre foi dans le Seigneur, et dans la proximité du Seigneur, grandisse en nous au fur et à mesure que les épreuves nous serons proposées !
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Jésus, fontaine de la grâce et du salut
Mardi de la 4e semaine de Carême
Livre d'Ézéchiel 47,1-9.12.
En ces jours- là, au cours d’une vision reçue du Seigneur, l’homme me fit revenir à l’entrée de la Maison, et voici : sous le seuil de la Maison, de l’eau jaillissait vers l’orient, puisque la façade de la Maison était du côté de l’orient. L’eau descendait de dessous le côté droit de la Maison, au sud de l’autel.
L’homme me fit sortir par la porte du nord et me fit faire le tour par l’extérieur, jusqu’à la porte qui fait face à l’orient, et là encore l’eau coulait du côté droit.
L’homme s’éloigna vers l’orient, un cordeau à la main, et il mesura une distance de mille coudées ; alors il me fit traverser l’eau : j’en avais jusqu’aux chevilles.
Il mesura encore mille coudées et me fit traverser l’eau : j’en avais jusqu’aux genoux. Il mesura encore mille coudées et me fit traverser : j’en avais jusqu’aux reins.
Il en mesura encore mille : c’était un torrent que je ne pouvais traverser ; l’eau avait grossi, il aurait fallu nager : c’était un torrent infranchissable.
Alors il me dit : « As-tu vu, fils d’homme ? » Puis il me ramena au bord du torrent.
Quand il m’eut ramené, voici qu’il y avait au bord du torrent, de chaque côté, des arbres en grand nombre.
Il me dit : « Cette eau coule vers la région de l’orient, elle descend dans la vallée du Jourdain, et se déverse dans la mer Morte, dont elle assainit les eaux.
En tout lieu où parviendra le torrent, tous les animaux pourront vivre et foisonner. Le poisson sera très abondant, car cette eau assainit tout ce qu’elle pénètre, et la vie apparaît en tout lieu où arrive le torrent.
Au bord du torrent, sur les deux rives, toutes sortes d’arbres fruitiers pousseront ; leur feuillage ne se flétrira pas et leurs fruits ne manqueront pas. Chaque mois ils porteront des fruits nouveaux, car cette eau vient du sanctuaire. Les fruits seront une nourriture, et les feuilles un remède. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 5,1-16.
À l’occasion d’une fête juive, Jésus monta à Jérusalem.
Or, à Jérusalem, près de la porte des Brebis, il existe une piscine qu’on appelle en hébreu Bethzatha. Elle a cinq colonnades,
sous lesquelles étaient couchés une foule de malades, aveugles, boiteux et impotents.
[...]
Il y avait là un homme qui était malade depuis trente-huit ans.
Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps, lui dit : « Veux-tu être guéri ? »
Le malade lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l’eau bouillonne ; et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. »
Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. »
Et aussitôt l’homme fut guéri. Il prit son brancard : il marchait ! Or, ce jour-là était un jour de sabbat.
Les Juifs dirent donc à cet homme que Jésus avait remis sur pieds : « C’est le sabbat ! Il ne t’est pas permis de porter ton brancard. » Il leur répliqua : « Celui qui m’a guéri, c’est lui qui m’a dit : “Prends ton brancard, et marche !” »
Ils l’interrogèrent : « Quel est l’homme qui t’a dit : “Prends ton brancard, et marche” ? »
Mais celui qui avait été rétabli ne savait pas qui c’était ; en effet, Jésus s’était éloigné, car il y avait foule à cet endroit.
Plus tard, Jésus le retrouve dans le Temple et lui dit : « Te voilà guéri. Ne pèche plus, il pourrait t’arriver quelque chose de pire. »
L’homme partit annoncer aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri.
Et ceux-ci persécutaient Jésus parce qu’il avait fait cela le jour du sabbat.
Textes de l’Évangile au quotidien
À Jérusalem, près de l’actuelle porte Saint-Étienne, se trouvait une piscine, en fait deux anciens bassins de retenue des eaux, qui servaient à laver les brebis qui étaient emmenées au Temple pour les sacrifices rituels. Cette fonction lui a donné le nom de piscine probatique (mot qui signifie : petit bétail). La tradition, précisée dans quelques manuscrits, raconte qu’un ange faisait bouillonner l’eau (bouillonnement certainement dû au ruissellement des eaux descendant du Temple) et que le premier qui s’y plongeait était guéri.
A propos de ce passage de l’Évangile, notre prêtre a relevé quelques points dignes de réflexion. En premier lieu, le fait que cette piscine servait à laver les brebis qui étaient ensuite emmenées au temple pour les sacrifices rituels. Et la tradition précise, dans quelques manuscrits, qu'un ange, périodiquement, faisait bouillonner l'eau descendant du temple et guérissait le premier malade qui s'y plongeait à cet instant.
De la sorte, lorsque Jésus vient à cet endroit, il est lui-même l'agneau du sacrifice par lequel tous les hommes, désormais, auront accès à la guérison et au salut. Il est remarquable, de ce point de vue, de constater que Jésus intervient non pour assister le malade, mais pour le guérir directement, car Il est lui-même l'eau qui guérit et qui sauve l'être tout entier. A l'appui de cette affirmation, notre prêtre a cité la parole de Jésus à la samaritaine, au puits de Jacob. S'adressant à la femme pécheresse venue y puiser, Jésus déclare en effet (en St Jean 4, 13) : "Quiconque boit de cette eau aura encore soif; 14mais celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura plus jamais soif, et l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle".
Jésus guérit donc le malade, sans même se faire connaître de lui. Et ce point, qui semble anodin, ne l'est pas du tout: il signifie que la miséricorde du Seigneur est pour tout homme et qu'elle est un don gratuit de Dieu. Jésus est bien l'unique agneau du sacrifice pour le salut de tous. A ce sujet, nous avons aussi, ce qui se passa immédiatement après la mort de Jésus, l'agneau de Dieu. Dans la vision rapportée par la bienheureuse AC Emmerich, on lit au chapitre XLVIII : "Les archers paraissaient encore douter de la mort de Jésus... mais l'officier inférieur, Cassius, appelé plus tard Longin... reçut une inspiration soudaine", accomplissant ainsi une prophétie: "Prenant sa lance à deux mains, il l'enfonça avec tant de force dans le côté droit du Sauveur, que la pointe alla traverser le coeur et ressortit un peu sous la mamelle gauche. Quand il la retira avec force, il sortit de la blessure une grande quantité de sang et d'eau, qui arrosa son visage comme un fleuve de salut et de grâce."
Tout se tient dans ce court récit du paralytique guéri par Celui qui est bien "l'agneau de Dieu". Y compris la résistance des juifs à l’œuvre de la grâce - jusqu'à nier l'évidence. Car dans ce passage comme dans d'autres, le respect des règles du sabbat, qui considère comme un "travail interdit" le fait d'évacuer un brancard qui ne servira plus jamais. Ils pointent le moindre détail mais ne voient pas l’œuvre accomplie qui est pourtant un de ces "signes venant du ciel" qu'ils ont déjà tant de fois réclamés à Jésus. Terrible aveuglement !
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Livre d'Ézéchiel 47,1-9.12.
En ces jours- là, au cours d’une vision reçue du Seigneur, l’homme me fit revenir à l’entrée de la Maison, et voici : sous le seuil de la Maison, de l’eau jaillissait vers l’orient, puisque la façade de la Maison était du côté de l’orient. L’eau descendait de dessous le côté droit de la Maison, au sud de l’autel.
L’homme me fit sortir par la porte du nord et me fit faire le tour par l’extérieur, jusqu’à la porte qui fait face à l’orient, et là encore l’eau coulait du côté droit.
L’homme s’éloigna vers l’orient, un cordeau à la main, et il mesura une distance de mille coudées ; alors il me fit traverser l’eau : j’en avais jusqu’aux chevilles.
Il mesura encore mille coudées et me fit traverser l’eau : j’en avais jusqu’aux genoux. Il mesura encore mille coudées et me fit traverser : j’en avais jusqu’aux reins.
Il en mesura encore mille : c’était un torrent que je ne pouvais traverser ; l’eau avait grossi, il aurait fallu nager : c’était un torrent infranchissable.
Alors il me dit : « As-tu vu, fils d’homme ? » Puis il me ramena au bord du torrent.
Quand il m’eut ramené, voici qu’il y avait au bord du torrent, de chaque côté, des arbres en grand nombre.
Il me dit : « Cette eau coule vers la région de l’orient, elle descend dans la vallée du Jourdain, et se déverse dans la mer Morte, dont elle assainit les eaux.
En tout lieu où parviendra le torrent, tous les animaux pourront vivre et foisonner. Le poisson sera très abondant, car cette eau assainit tout ce qu’elle pénètre, et la vie apparaît en tout lieu où arrive le torrent.
Au bord du torrent, sur les deux rives, toutes sortes d’arbres fruitiers pousseront ; leur feuillage ne se flétrira pas et leurs fruits ne manqueront pas. Chaque mois ils porteront des fruits nouveaux, car cette eau vient du sanctuaire. Les fruits seront une nourriture, et les feuilles un remède. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 5,1-16.
À l’occasion d’une fête juive, Jésus monta à Jérusalem.
Or, à Jérusalem, près de la porte des Brebis, il existe une piscine qu’on appelle en hébreu Bethzatha. Elle a cinq colonnades,
sous lesquelles étaient couchés une foule de malades, aveugles, boiteux et impotents.
[...]
Il y avait là un homme qui était malade depuis trente-huit ans.
Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps, lui dit : « Veux-tu être guéri ? »
Le malade lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l’eau bouillonne ; et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. »
Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. »
Et aussitôt l’homme fut guéri. Il prit son brancard : il marchait ! Or, ce jour-là était un jour de sabbat.
Les Juifs dirent donc à cet homme que Jésus avait remis sur pieds : « C’est le sabbat ! Il ne t’est pas permis de porter ton brancard. » Il leur répliqua : « Celui qui m’a guéri, c’est lui qui m’a dit : “Prends ton brancard, et marche !” »
Ils l’interrogèrent : « Quel est l’homme qui t’a dit : “Prends ton brancard, et marche” ? »
Mais celui qui avait été rétabli ne savait pas qui c’était ; en effet, Jésus s’était éloigné, car il y avait foule à cet endroit.
Plus tard, Jésus le retrouve dans le Temple et lui dit : « Te voilà guéri. Ne pèche plus, il pourrait t’arriver quelque chose de pire. »
L’homme partit annoncer aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri.
Et ceux-ci persécutaient Jésus parce qu’il avait fait cela le jour du sabbat.
Textes de l’Évangile au quotidien
À Jérusalem, près de l’actuelle porte Saint-Étienne, se trouvait une piscine, en fait deux anciens bassins de retenue des eaux, qui servaient à laver les brebis qui étaient emmenées au Temple pour les sacrifices rituels. Cette fonction lui a donné le nom de piscine probatique (mot qui signifie : petit bétail). La tradition, précisée dans quelques manuscrits, raconte qu’un ange faisait bouillonner l’eau (bouillonnement certainement dû au ruissellement des eaux descendant du Temple) et que le premier qui s’y plongeait était guéri.
A propos de ce passage de l’Évangile, notre prêtre a relevé quelques points dignes de réflexion. En premier lieu, le fait que cette piscine servait à laver les brebis qui étaient ensuite emmenées au temple pour les sacrifices rituels. Et la tradition précise, dans quelques manuscrits, qu'un ange, périodiquement, faisait bouillonner l'eau descendant du temple et guérissait le premier malade qui s'y plongeait à cet instant.
De la sorte, lorsque Jésus vient à cet endroit, il est lui-même l'agneau du sacrifice par lequel tous les hommes, désormais, auront accès à la guérison et au salut. Il est remarquable, de ce point de vue, de constater que Jésus intervient non pour assister le malade, mais pour le guérir directement, car Il est lui-même l'eau qui guérit et qui sauve l'être tout entier. A l'appui de cette affirmation, notre prêtre a cité la parole de Jésus à la samaritaine, au puits de Jacob. S'adressant à la femme pécheresse venue y puiser, Jésus déclare en effet (en St Jean 4, 13) : "Quiconque boit de cette eau aura encore soif; 14mais celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura plus jamais soif, et l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle".
Jésus guérit donc le malade, sans même se faire connaître de lui. Et ce point, qui semble anodin, ne l'est pas du tout: il signifie que la miséricorde du Seigneur est pour tout homme et qu'elle est un don gratuit de Dieu. Jésus est bien l'unique agneau du sacrifice pour le salut de tous. A ce sujet, nous avons aussi, ce qui se passa immédiatement après la mort de Jésus, l'agneau de Dieu. Dans la vision rapportée par la bienheureuse AC Emmerich, on lit au chapitre XLVIII : "Les archers paraissaient encore douter de la mort de Jésus... mais l'officier inférieur, Cassius, appelé plus tard Longin... reçut une inspiration soudaine", accomplissant ainsi une prophétie: "Prenant sa lance à deux mains, il l'enfonça avec tant de force dans le côté droit du Sauveur, que la pointe alla traverser le coeur et ressortit un peu sous la mamelle gauche. Quand il la retira avec force, il sortit de la blessure une grande quantité de sang et d'eau, qui arrosa son visage comme un fleuve de salut et de grâce."
Tout se tient dans ce court récit du paralytique guéri par Celui qui est bien "l'agneau de Dieu". Y compris la résistance des juifs à l’œuvre de la grâce - jusqu'à nier l'évidence. Car dans ce passage comme dans d'autres, le respect des règles du sabbat, qui considère comme un "travail interdit" le fait d'évacuer un brancard qui ne servira plus jamais. Ils pointent le moindre détail mais ne voient pas l’œuvre accomplie qui est pourtant un de ces "signes venant du ciel" qu'ils ont déjà tant de fois réclamés à Jésus. Terrible aveuglement !
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)
Merci pour ces détails sur les piscines, je les ignorais.
Pax et Bonum !
"Deus meus et Omnia"
"Prêchez l'Évangile en tout temps et utilisez des mots quand cela est nécessaire"
St François d'Assise
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etienne lorant
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Laudes du 15 mars 2015
Du mardi au samedi, KTO diffuse en direct l'office monastique des laudes, en direct de l'église Saint-Gervais-Saint-Protais (Paris 4e), avec les Fraternités Monastiques de Jérusalem.
Office des Laudes à St-Gervais du 17/03/2015.
Office des Laudes à St-Gervais du 17/03/2015.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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L'heure vient et c'est maintenant !
Mercredi de la 4e semaine de Carême
Livre d'Isaïe 49,8-15.
Ainsi parle le Seigneur : Au temps favorable, je t’ai exaucé, au jour du salut, je t’ai secouru. Je t’ai façonné, établi, pour que tu sois l’alliance du peuple, pour relever le pays, restituer les héritages dévastés
et dire aux prisonniers : « Sortez ! », aux captifs des ténèbres : « Montrez-vous ! » Au long des routes, ils pourront paître ; sur les hauteurs dénudées seront leurs pâturages.
Ils n’auront ni faim ni soif ; le vent brûlant et le soleil ne les frapperont plus. Lui, plein de compassion, les guidera, les conduira vers les eaux vives.
De toutes mes montagnes, je ferai un chemin, et ma route sera rehaussée.
Les voici : ils viennent de loin, les uns du nord et du couchant, les autres des terres du sud.
Cieux, criez de joie ! Terre, exulte ! Montagnes, éclatez en cris de joie ! Car le Seigneur console son peuple ; de ses pauvres, il a compassion.
Jérusalem disait : « Le Seigneur m’a abandonnée, mon Seigneur m’a oubliée. »
Une femme peut-elle oublier son nourrisson, ne plus avoir de tendresse pour le fils de ses entrailles ? Même si elle l’oubliait, moi, je ne t’oublierai pas.
Psaume 145(144),8-9.13cd-14.17-18.
Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d'amour ;
la bonté du Seigneur est pour tous,
sa tendresse, pour toutes ses œuvres.
Le Seigneur est vrai en tout ce qu'il dit,
fidèle en tout ce qu'il fait.
Le Seigneur soutient tous ceux qui tombent,
il redresse tous les accablés.
Le Seigneur est juste en toutes ses voies,
fidèle en tout ce qu'il fait.
Il est proche de ceux qui l'invoquent,
de tous ceux qui l'invoquent en vérité.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 5,17-30.
En ce temps là, après avoir guéri le paralysé un jour de sabbat, Jésus déclara aux Juifs : « Mon Père est toujours à l’œuvre, et moi aussi, je suis à l’œuvre. »
C’est pourquoi, de plus en plus, les Juifs cherchaient à le tuer, car non seulement il ne respectait pas le sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait ainsi l’égal de Dieu.
Jésus reprit donc la parole. Il leur déclarait : « Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement.
Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait. Il lui montrera des œuvres plus grandes encore, si bien que vous serez dans l’étonnement.
Comme le Père, en effet, relève les morts et les fait vivre, ainsi le Fils, lui aussi, fait vivre qui il veut.
Car le Père ne juge personne : il a donné au Fils tout pouvoir pour juger,
afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l’a envoyé.
Amen, amen, je vous le dis : qui écoute ma parole et croit en Celui qui m’a envoyé, obtient la vie éternelle et il échappe au jugement, car déjà il passe de la mort à la vie.
Comme le Père, en effet, a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d’avoir, lui aussi, la vie en lui-même ;
et il lui a donné pouvoir d’exercer le jugement, parce qu’il est le Fils de l’homme.
Ne soyez pas étonnés ; l’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix ;
alors, ceux qui ont fait le bien sortiront pour ressusciter et vivre, ceux qui ont fait le mal, pour ressusciter et être jugés.
Moi, je ne peux rien faire de moi-même ; je rends mon jugement d’après ce que j’entends, et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas à faire ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé.
Textes de l'Evangile au quotidien
Cette fois, j'ai gardé le psaume car il était d'actualité au moment où il a été rédigé - et il l'est encore aujourd'hui. Que de difficultés, même pour Jésus, de faire passer ce message dans l'auditoire : les paroles que je vous dis sont de tous les temps, elles ont fait la joie mais aussi la souffrance des prophètes; elles seront cause de ma mort, mais elles ressusciteront avec moi et mes paroles demeureront jusqu'au jugement final.
C'est l'apôtre Jean, parce qu'il est le premier mystique, qui a reçu le don de formuler des phrases qui suscitent une sorte de "mise à distance" de l'écoulement du temps tel que nous le considérons. Par exemple, celle-ci : "Amen, amen, je vous le dis : l’heure vient – et c’est maintenant – où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront. " Ainsi: l'heure vient, mais c'est déjà maintenant (futur et présent) où ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix (présent et futur). Ainsi, la façon dont Jean, bien sûr inspiré d'en-haut, écrit son évangile exprime un temps qui échappe aux calculs des hommes. Il n'est pas besoin d'horloge dans le royaume de Dieu !
Que peuvent faire les juifs, qui se sont toujours représenté un temps de la génération depuis Abraham, un temps qui ne peut aboutir qu'à la domination d'Israël sur tous les autres peuples ? Ils vont condamner le Christ à la mort sur la croix, sans se rendre compte (la plupart d'entre eux en tout cas) que cette mise à mort ne fera qu'ouvrir à tous les peuples et de toutes les générations, le message, le jugement et la sentence du Christ. Je sais que beaucoup de chrétiens sincères passent du temps à analyser les événements du monde pour y distinguer les signes de la parousie. Je ne le leur reproche pas, mais je m'efforce de vivre du mieux que je peux l'heure qui passe, car pour moi, c'est toujours "ici et maintenant". Comprenne qui peut ! Mais c'est toujours l'Esprit qui nous fait entrer dans "le temps de Dieu"
.
Livre d'Isaïe 49,8-15.
Ainsi parle le Seigneur : Au temps favorable, je t’ai exaucé, au jour du salut, je t’ai secouru. Je t’ai façonné, établi, pour que tu sois l’alliance du peuple, pour relever le pays, restituer les héritages dévastés
et dire aux prisonniers : « Sortez ! », aux captifs des ténèbres : « Montrez-vous ! » Au long des routes, ils pourront paître ; sur les hauteurs dénudées seront leurs pâturages.
Ils n’auront ni faim ni soif ; le vent brûlant et le soleil ne les frapperont plus. Lui, plein de compassion, les guidera, les conduira vers les eaux vives.
De toutes mes montagnes, je ferai un chemin, et ma route sera rehaussée.
Les voici : ils viennent de loin, les uns du nord et du couchant, les autres des terres du sud.
Cieux, criez de joie ! Terre, exulte ! Montagnes, éclatez en cris de joie ! Car le Seigneur console son peuple ; de ses pauvres, il a compassion.
Jérusalem disait : « Le Seigneur m’a abandonnée, mon Seigneur m’a oubliée. »
Une femme peut-elle oublier son nourrisson, ne plus avoir de tendresse pour le fils de ses entrailles ? Même si elle l’oubliait, moi, je ne t’oublierai pas.
Psaume 145(144),8-9.13cd-14.17-18.
Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d'amour ;
la bonté du Seigneur est pour tous,
sa tendresse, pour toutes ses œuvres.
Le Seigneur est vrai en tout ce qu'il dit,
fidèle en tout ce qu'il fait.
Le Seigneur soutient tous ceux qui tombent,
il redresse tous les accablés.
Le Seigneur est juste en toutes ses voies,
fidèle en tout ce qu'il fait.
Il est proche de ceux qui l'invoquent,
de tous ceux qui l'invoquent en vérité.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 5,17-30.
En ce temps là, après avoir guéri le paralysé un jour de sabbat, Jésus déclara aux Juifs : « Mon Père est toujours à l’œuvre, et moi aussi, je suis à l’œuvre. »
C’est pourquoi, de plus en plus, les Juifs cherchaient à le tuer, car non seulement il ne respectait pas le sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait ainsi l’égal de Dieu.
Jésus reprit donc la parole. Il leur déclarait : « Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement.
Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait. Il lui montrera des œuvres plus grandes encore, si bien que vous serez dans l’étonnement.
Comme le Père, en effet, relève les morts et les fait vivre, ainsi le Fils, lui aussi, fait vivre qui il veut.
Car le Père ne juge personne : il a donné au Fils tout pouvoir pour juger,
afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l’a envoyé.
Amen, amen, je vous le dis : qui écoute ma parole et croit en Celui qui m’a envoyé, obtient la vie éternelle et il échappe au jugement, car déjà il passe de la mort à la vie.
Comme le Père, en effet, a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d’avoir, lui aussi, la vie en lui-même ;
et il lui a donné pouvoir d’exercer le jugement, parce qu’il est le Fils de l’homme.
Ne soyez pas étonnés ; l’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix ;
alors, ceux qui ont fait le bien sortiront pour ressusciter et vivre, ceux qui ont fait le mal, pour ressusciter et être jugés.
Moi, je ne peux rien faire de moi-même ; je rends mon jugement d’après ce que j’entends, et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas à faire ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé.
Textes de l'Evangile au quotidien
Cette fois, j'ai gardé le psaume car il était d'actualité au moment où il a été rédigé - et il l'est encore aujourd'hui. Que de difficultés, même pour Jésus, de faire passer ce message dans l'auditoire : les paroles que je vous dis sont de tous les temps, elles ont fait la joie mais aussi la souffrance des prophètes; elles seront cause de ma mort, mais elles ressusciteront avec moi et mes paroles demeureront jusqu'au jugement final.
C'est l'apôtre Jean, parce qu'il est le premier mystique, qui a reçu le don de formuler des phrases qui suscitent une sorte de "mise à distance" de l'écoulement du temps tel que nous le considérons. Par exemple, celle-ci : "Amen, amen, je vous le dis : l’heure vient – et c’est maintenant – où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront. " Ainsi: l'heure vient, mais c'est déjà maintenant (futur et présent) où ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix (présent et futur). Ainsi, la façon dont Jean, bien sûr inspiré d'en-haut, écrit son évangile exprime un temps qui échappe aux calculs des hommes. Il n'est pas besoin d'horloge dans le royaume de Dieu !
Que peuvent faire les juifs, qui se sont toujours représenté un temps de la génération depuis Abraham, un temps qui ne peut aboutir qu'à la domination d'Israël sur tous les autres peuples ? Ils vont condamner le Christ à la mort sur la croix, sans se rendre compte (la plupart d'entre eux en tout cas) que cette mise à mort ne fera qu'ouvrir à tous les peuples et de toutes les générations, le message, le jugement et la sentence du Christ. Je sais que beaucoup de chrétiens sincères passent du temps à analyser les événements du monde pour y distinguer les signes de la parousie. Je ne le leur reproche pas, mais je m'efforce de vivre du mieux que je peux l'heure qui passe, car pour moi, c'est toujours "ici et maintenant". Comprenne qui peut ! Mais c'est toujours l'Esprit qui nous fait entrer dans "le temps de Dieu"
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Solennité de saint Joseph
Solennité de saint Joseph, époux de la Vierge Marie, patron de l'Église universelle
Deuxième livre de Samuel 7,4-5a.12-14a.16.
La parole du Seigneur fut adressée au prophète Nathan :
« Va dire à mon serviteur David : Ainsi parle le Seigneur :
Quand tes jours seront accomplis et que tu reposeras auprès de tes pères, je te susciterai dans ta descendance un successeur, qui naîtra de toi, et je rendrai stable sa royauté.
C’est lui qui bâtira une maison pour mon nom, et je rendrai stable pour toujours son trône royal.
Moi, je serai pour lui un père ; et lui sera pour moi un fils.
Ta maison et ta royauté subsisteront toujours devant moi, ton trône sera stable pour toujours. »
Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 4,13.16-18.22.
Frères, ce n’est pas en vertu de la Loi que la promesse de recevoir le monde en héritage a été faite à Abraham et à sa descendance, mais en vertu de la justice obtenue par la foi.
Voilà pourquoi on devient héritier par la foi : c’est une grâce, et la promesse demeure ferme pour tous les descendants d’Abraham, non pour ceux qui se rattachent à la Loi seulement, mais pour ceux qui se rattachent aussi à la foi d’Abraham, lui qui est notre père à tous.
C’est bien ce qui est écrit : J’ai fait de toi le père d’un grand nombre de nations. Il est notre père devant Dieu en qui il a cru, Dieu qui donne la vie aux morts et qui appelle à l’existence ce qui n’existe pas.
Espérant contre toute espérance, il a cru ; ainsi est-il devenu le père d’un grand nombre de nations, selon cette parole : Telle sera la descendance que tu auras !
Et voilà pourquoi il lui fut accordé d’être juste.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 1,16.18-21.24a.
Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ.
Or, voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint.
Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret.
Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ;
elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »
Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit.
Textes de l'Evangile au quotidien
Il m'a fallu de nombreuses années avant de comprendre comment, à plusieurs titres, saint Joseph mérite, de ma part comme de la part de tous, une grande dévotion.
Bien sûr, on ne peut qu'admirer chez lui d'avoir reçu de Dieu la charge extraordinaire de devenir l'éducateur humain de Jésus - en acceptant le rôle du "père de substitution" de Jésus, dont aucun autre juif n'rait voulu. C'est aussi par lui que s'effectue le passage de l'ancienne à la nouvelle. Il en est le dernier maillon, il en est le pont, mais aussi la porte.
Il est encore, en sa seule vie, un condensé de la vie des patriarches depuis Abraham (puisque Joseph comme Abraham a manifesté une foi plus forte que toute compréhension humaine) ... jusqu'à Moïse, puisque c'est à son sujet qu'il est encore écrit : "D’Égypte, j'ai fait monter mon Fils".
Dans un ordre plus mystérieux encore, plus difficilement compréhensible pour nous les pécheurs, il rétablit, par la foi partagée avec Marie, la conception virginale, l'engendrement par l'Esprit Saint, l'amour humain qui reçoit de Dieu la consécration de l'amour.
Saint Joseph, c'est tout cela, contenu dans le service et le service dans le silence.
A sa manière, saint Joseph a conçu une multitude d'enfants qui ont suivi la même voie: celle de l'éducation professionnelle, morale et spirituelle. En une occasion, je me suis rendu au sanctuaire de saint Mutien Marie, un dévôt belge de saint Joseph. Que dire de saint Jean Bosco, ou bien encore le saint frère André de Montréal ? Et des Salésiens ?
Du reste, tous les pères, dans le monde entier, en ce temps où toute autorité est remise en question, gagneront beaucoup à prier saint Joseph.
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Deuxième livre de Samuel 7,4-5a.12-14a.16.
La parole du Seigneur fut adressée au prophète Nathan :
« Va dire à mon serviteur David : Ainsi parle le Seigneur :
Quand tes jours seront accomplis et que tu reposeras auprès de tes pères, je te susciterai dans ta descendance un successeur, qui naîtra de toi, et je rendrai stable sa royauté.
C’est lui qui bâtira une maison pour mon nom, et je rendrai stable pour toujours son trône royal.
Moi, je serai pour lui un père ; et lui sera pour moi un fils.
Ta maison et ta royauté subsisteront toujours devant moi, ton trône sera stable pour toujours. »
Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 4,13.16-18.22.
Frères, ce n’est pas en vertu de la Loi que la promesse de recevoir le monde en héritage a été faite à Abraham et à sa descendance, mais en vertu de la justice obtenue par la foi.
Voilà pourquoi on devient héritier par la foi : c’est une grâce, et la promesse demeure ferme pour tous les descendants d’Abraham, non pour ceux qui se rattachent à la Loi seulement, mais pour ceux qui se rattachent aussi à la foi d’Abraham, lui qui est notre père à tous.
C’est bien ce qui est écrit : J’ai fait de toi le père d’un grand nombre de nations. Il est notre père devant Dieu en qui il a cru, Dieu qui donne la vie aux morts et qui appelle à l’existence ce qui n’existe pas.
Espérant contre toute espérance, il a cru ; ainsi est-il devenu le père d’un grand nombre de nations, selon cette parole : Telle sera la descendance que tu auras !
Et voilà pourquoi il lui fut accordé d’être juste.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 1,16.18-21.24a.
Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ.
Or, voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint.
Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret.
Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ;
elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »
Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit.
Textes de l'Evangile au quotidien
Il m'a fallu de nombreuses années avant de comprendre comment, à plusieurs titres, saint Joseph mérite, de ma part comme de la part de tous, une grande dévotion.
Bien sûr, on ne peut qu'admirer chez lui d'avoir reçu de Dieu la charge extraordinaire de devenir l'éducateur humain de Jésus - en acceptant le rôle du "père de substitution" de Jésus, dont aucun autre juif n'rait voulu. C'est aussi par lui que s'effectue le passage de l'ancienne à la nouvelle. Il en est le dernier maillon, il en est le pont, mais aussi la porte.
Il est encore, en sa seule vie, un condensé de la vie des patriarches depuis Abraham (puisque Joseph comme Abraham a manifesté une foi plus forte que toute compréhension humaine) ... jusqu'à Moïse, puisque c'est à son sujet qu'il est encore écrit : "D’Égypte, j'ai fait monter mon Fils".
Dans un ordre plus mystérieux encore, plus difficilement compréhensible pour nous les pécheurs, il rétablit, par la foi partagée avec Marie, la conception virginale, l'engendrement par l'Esprit Saint, l'amour humain qui reçoit de Dieu la consécration de l'amour.
Saint Joseph, c'est tout cela, contenu dans le service et le service dans le silence.
A sa manière, saint Joseph a conçu une multitude d'enfants qui ont suivi la même voie: celle de l'éducation professionnelle, morale et spirituelle. En une occasion, je me suis rendu au sanctuaire de saint Mutien Marie, un dévôt belge de saint Joseph. Que dire de saint Jean Bosco, ou bien encore le saint frère André de Montréal ? Et des Salésiens ?
Du reste, tous les pères, dans le monde entier, en ce temps où toute autorité est remise en question, gagneront beaucoup à prier saint Joseph.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Les impies et les fidèles aujourd'hui
Vendredi de la 4e semaine de Carême
Livre de la Sagesse 2,1a.12-22.
Les impies ne sont pas dans la vérité lorsqu’ils raisonnent ainsi en eux-mêmes :
« Attirons le juste dans un piège, car il nous contrarie, il s’oppose à nos entreprises, il nous reproche de désobéir à la loi de Dieu, et nous accuse d’infidélités à notre éducation.
Il prétend posséder la connaissance de Dieu, et se nomme lui-même enfant du Seigneur.
Il est un démenti pour nos idées, sa seule présence nous pèse ;
car il mène une vie en dehors du commun, sa conduite est étrange.
Il nous tient pour des gens douteux, se détourne de nos chemins comme de la boue. Il proclame heureux le sort final des justes et se vante d’avoir Dieu pour père.
Voyons si ses paroles sont vraies, regardons comment il en sortira.
Si le juste est fils de Dieu, Dieu l’assistera, et l’arrachera aux mains de ses adversaires.
Soumettons-le à des outrages et à des tourments ; nous saurons ce que vaut sa douceur, nous éprouverons sa patience.
Condamnons-le à une mort infâme, puisque, dit-il, quelqu’un interviendra pour lui. »
C’est ainsi que raisonnent ces gens-là, mais ils s’égarent ; leur méchanceté les a rendus aveugles.
Ils ne connaissent pas les secrets de Dieu, ils n’espèrent pas que la sainteté puisse être récompensée, ils n’estiment pas qu’une âme irréprochable puisse être glorifiée.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 7,1-2.10.25-30.
En ce temps là, Jésus parcourait la Galilée : il ne voulait pas parcourir la Judée car les Juifs cherchaient à le tuer.
La fête juive des Tentes était proche.
Lorsque ses frères furent montés à Jérusalem pour la fête, il y monta lui aussi, non pas ostensiblement, mais en secret.
Quelques habitants de Jérusalem disaient alors : « N’est-ce pas celui qu’on cherche à tuer ?
Le voilà qui parle ouvertement, et personne ne lui dit rien ! Nos chefs auraient-ils vraiment reconnu que c’est lui le Christ ?
Mais lui, nous savons d’où il est. Or, le Christ, quand il viendra, personne ne saura d’où il est. »
Jésus, qui enseignait dans le Temple, s’écria : « Vous me connaissez ? Et vous savez d’où je suis ? Je ne suis pas venu de moi-même : mais il est véridique, Celui qui m’a envoyé, lui que vous ne connaissez pas.
Moi, je le connais parce que je viens d’auprès de lui, et c’est lui qui m’a envoyé. »
On cherchait à l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui parce que son heure n’était pas encore venue.
Textes de l’Évangile au quotidien
Les impies dénoncés dans la première lecture sont tout simplement ceux qui de nos jours se réclament de l'athéisme. Et de nos jours, nombreux sont les chrétiens qui ont, envers les athées, une attitude tout à fait neutre, ce en quoi ils ont tort.
Car l'athéisme aboutit toujours au massacre des innocents. Beaucoup de croyants n'ont pas, envers les athées, une attitude de défiance, mais ils leur accordent, au contraire, une attitude tout à fait neutre, quasi bienveillante, comme celle d'un grand frère envers quelqu'un qui se cherche... Eh bien, ils ont tort. Nous, les croyants, avons très souvent eu tort en laissant passer, sans broncher, en nous fondant sur la liberté des choix, des lois qui ont abouti, en commençant par l'union libre, à la destruction des liens familiaux, à la fin du délit d’adultère, puis aux lois sur l'avortement, le mariage homosexuel, à la procréation médicalement assistée, la gestation pour autrui, la théorie du genre, l'euthanasie et le suicide assisté, etc... qui sont autant d'injures et d'offenses graves envers Dieu.
Et l'on s'étonne que le monde est aujourd'hui à feu et à sang ? Que l'on massacre des chrétiens après avoir massacré les juifs ? Pourquoi pas ? Puisque les chrétiens n'ont pas "résisté jusqu'au sang", puisqu'ils ont laissé faire !
Ce sont de telles attitudes, soit dans le refus de reconnaître Dieu, soit dans la passivité et le mutisme des fidèles, qui conduiront Jésus à prendre sa croix et de dire à ses disciples qu'ils doivent en faire autant. Sur ce point, tous les évangélistes se rejoignent:
- Puis, ayant appelé la foule avec ses disciples, il leur dit: Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive. Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de la bonne nouvelle la sauvera. (Marc, 8, 34-35)
- Alors Jésus dit à ses disciples: Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive. ( Matthieu 16:24)
- Puis il dit à tous: Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge chaque jour de sa croix, et qu'il me suive. (Luc 9:23)
- Celui qui aime sa vie, la perdra ; celui qui hait sa vie en ce monde la conservera pour la vie éternelle (Jean I2, 25).
Certes, le sermon d'aujourd'hui n'aura laissé personne indifférent !!!
.
Livre de la Sagesse 2,1a.12-22.
Les impies ne sont pas dans la vérité lorsqu’ils raisonnent ainsi en eux-mêmes :
« Attirons le juste dans un piège, car il nous contrarie, il s’oppose à nos entreprises, il nous reproche de désobéir à la loi de Dieu, et nous accuse d’infidélités à notre éducation.
Il prétend posséder la connaissance de Dieu, et se nomme lui-même enfant du Seigneur.
Il est un démenti pour nos idées, sa seule présence nous pèse ;
car il mène une vie en dehors du commun, sa conduite est étrange.
Il nous tient pour des gens douteux, se détourne de nos chemins comme de la boue. Il proclame heureux le sort final des justes et se vante d’avoir Dieu pour père.
Voyons si ses paroles sont vraies, regardons comment il en sortira.
Si le juste est fils de Dieu, Dieu l’assistera, et l’arrachera aux mains de ses adversaires.
Soumettons-le à des outrages et à des tourments ; nous saurons ce que vaut sa douceur, nous éprouverons sa patience.
Condamnons-le à une mort infâme, puisque, dit-il, quelqu’un interviendra pour lui. »
C’est ainsi que raisonnent ces gens-là, mais ils s’égarent ; leur méchanceté les a rendus aveugles.
Ils ne connaissent pas les secrets de Dieu, ils n’espèrent pas que la sainteté puisse être récompensée, ils n’estiment pas qu’une âme irréprochable puisse être glorifiée.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 7,1-2.10.25-30.
En ce temps là, Jésus parcourait la Galilée : il ne voulait pas parcourir la Judée car les Juifs cherchaient à le tuer.
La fête juive des Tentes était proche.
Lorsque ses frères furent montés à Jérusalem pour la fête, il y monta lui aussi, non pas ostensiblement, mais en secret.
Quelques habitants de Jérusalem disaient alors : « N’est-ce pas celui qu’on cherche à tuer ?
Le voilà qui parle ouvertement, et personne ne lui dit rien ! Nos chefs auraient-ils vraiment reconnu que c’est lui le Christ ?
Mais lui, nous savons d’où il est. Or, le Christ, quand il viendra, personne ne saura d’où il est. »
Jésus, qui enseignait dans le Temple, s’écria : « Vous me connaissez ? Et vous savez d’où je suis ? Je ne suis pas venu de moi-même : mais il est véridique, Celui qui m’a envoyé, lui que vous ne connaissez pas.
Moi, je le connais parce que je viens d’auprès de lui, et c’est lui qui m’a envoyé. »
On cherchait à l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui parce que son heure n’était pas encore venue.
Textes de l’Évangile au quotidien
Les impies dénoncés dans la première lecture sont tout simplement ceux qui de nos jours se réclament de l'athéisme. Et de nos jours, nombreux sont les chrétiens qui ont, envers les athées, une attitude tout à fait neutre, ce en quoi ils ont tort.
Car l'athéisme aboutit toujours au massacre des innocents. Beaucoup de croyants n'ont pas, envers les athées, une attitude de défiance, mais ils leur accordent, au contraire, une attitude tout à fait neutre, quasi bienveillante, comme celle d'un grand frère envers quelqu'un qui se cherche... Eh bien, ils ont tort. Nous, les croyants, avons très souvent eu tort en laissant passer, sans broncher, en nous fondant sur la liberté des choix, des lois qui ont abouti, en commençant par l'union libre, à la destruction des liens familiaux, à la fin du délit d’adultère, puis aux lois sur l'avortement, le mariage homosexuel, à la procréation médicalement assistée, la gestation pour autrui, la théorie du genre, l'euthanasie et le suicide assisté, etc... qui sont autant d'injures et d'offenses graves envers Dieu.
Et l'on s'étonne que le monde est aujourd'hui à feu et à sang ? Que l'on massacre des chrétiens après avoir massacré les juifs ? Pourquoi pas ? Puisque les chrétiens n'ont pas "résisté jusqu'au sang", puisqu'ils ont laissé faire !
Ce sont de telles attitudes, soit dans le refus de reconnaître Dieu, soit dans la passivité et le mutisme des fidèles, qui conduiront Jésus à prendre sa croix et de dire à ses disciples qu'ils doivent en faire autant. Sur ce point, tous les évangélistes se rejoignent:
- Puis, ayant appelé la foule avec ses disciples, il leur dit: Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive. Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de la bonne nouvelle la sauvera. (Marc, 8, 34-35)
- Alors Jésus dit à ses disciples: Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive. ( Matthieu 16:24)
- Puis il dit à tous: Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge chaque jour de sa croix, et qu'il me suive. (Luc 9:23)
- Celui qui aime sa vie, la perdra ; celui qui hait sa vie en ce monde la conservera pour la vie éternelle (Jean I2, 25).
Certes, le sermon d'aujourd'hui n'aura laissé personne indifférent !!!
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
La Vérité nous fait sortir de nous-mêmes
Samedi de la 4e semaine de Carême
Livre de Jérémie 11,18-20.
Seigneur, tu m’as fait savoir, et maintenant je sais, tu m’as fait voir leurs manœuvres.
Moi, j’étais comme un agneau docile qu’on emmène à l’abattoir, et je ne savais pas qu’ils montaient un complot contre moi. Ils disaient : « Coupons l’arbre à la racine, retranchons-le de la terre des vivants, afin qu’on oublie jusqu’à son nom. »
Seigneur de l’univers, toi qui juges avec justice, qui scrutes les reins et les cœurs, fais-moi voir la revanche que tu leur infligeras, car c’est à toi que j’ai remis ma cause.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 7,40-53.
En ce temps là, Jésus enseignait au temple de Jérusalem. Dans la foule, on avait entendu ses paroles, et les uns disaient : « C’est vraiment lui, le Prophète annoncé ! »
D’autres disaient : « C’est lui le Christ ! » Mais d’autres encore demandaient : « Le Christ peut-il venir de Galilée ?
L’Écriture ne dit-elle pas que c’est de la descendance de David et de Bethléem, le village de David, que vient le Christ ? »
C’est ainsi que la foule se divisa à cause de lui.
Quelques-uns d’entre eux voulaient l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui.
Les gardes revinrent auprès des grands prêtres et des pharisiens, qui leur demandèrent : « Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? »
Les gardes répondirent : « Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! »
Les pharisiens leur répliquèrent : « Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer ?
Parmi les chefs du peuple et les pharisiens, y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ?
Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi, ce sont des maudits ! »
Nicodème, l’un d’entre eux, celui qui était allé précédemment trouver Jésus, leur dit :
« Notre Loi permet-elle de juger un homme sans l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ? »
Ils lui répondirent : « Serais-tu, toi aussi, de Galilée ? Cherche bien, et tu verras que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée ! »
Puis ils s’en allèrent chacun chez soi.
Textes de l'Evangile au quotidien
Il règne une grande confusion dans le temple à propos de Jésus, car chacun tient farouchement à ses raisonnements, à ses calculs, à ses opinions. Mais il y a quelques exceptions, il y a des indécis, il y a, même parmi les gardes du temple des hommes simples dont les cœurs sont tout disposés à s'ouvrir.
Ainsi, Nicodème se risque à rappeler qu'on ne peut juger quiconque sans d'abord l'entendre. Quant aux gardes du temple - qui sont pourtant des hommes habitués à agir en soldats, c'est-à-dire à ne jamais remettre un ordre en question, ils s'en reviennent bredouilles et sans présenter des excuses de circonstance. Ils sont arrivés près de Jésus, ils se sont mis à l'écouter, et d'un moment à l'autre, leurs cœurs se sont ouverts. C'est au point qu'Ils ne cherchent même pas d'excuses afin d'éviter une sanction, mais ils s'exclame : "Jamais homme n'a parlé comme cet homme"- ils ont saisi dans leurs cœurs quelque chose qui vient de Dieu et qui ne les quittera plus.
Saint Jean conclut avec une petite phrase qui paraît anodine, mais qui montre bien les blocages et les impasses dans lesquels s'enferment celles et ceux qui ont résolu de ne pas croire : ils s'en retournent "chacun chez soi". Pour notre prêtre, une fois que l'on a rencontré le Christ, il n'est plus question de rentrer chacun chez soi. Car la vérité est toujours au-delà de toutes les choses que nous avions considérées raisonnables, solides et durables. La vérité nous met en mouvement vers "tout autre chose"...
.
Livre de Jérémie 11,18-20.
Seigneur, tu m’as fait savoir, et maintenant je sais, tu m’as fait voir leurs manœuvres.
Moi, j’étais comme un agneau docile qu’on emmène à l’abattoir, et je ne savais pas qu’ils montaient un complot contre moi. Ils disaient : « Coupons l’arbre à la racine, retranchons-le de la terre des vivants, afin qu’on oublie jusqu’à son nom. »
Seigneur de l’univers, toi qui juges avec justice, qui scrutes les reins et les cœurs, fais-moi voir la revanche que tu leur infligeras, car c’est à toi que j’ai remis ma cause.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 7,40-53.
En ce temps là, Jésus enseignait au temple de Jérusalem. Dans la foule, on avait entendu ses paroles, et les uns disaient : « C’est vraiment lui, le Prophète annoncé ! »
D’autres disaient : « C’est lui le Christ ! » Mais d’autres encore demandaient : « Le Christ peut-il venir de Galilée ?
L’Écriture ne dit-elle pas que c’est de la descendance de David et de Bethléem, le village de David, que vient le Christ ? »
C’est ainsi que la foule se divisa à cause de lui.
Quelques-uns d’entre eux voulaient l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui.
Les gardes revinrent auprès des grands prêtres et des pharisiens, qui leur demandèrent : « Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? »
Les gardes répondirent : « Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! »
Les pharisiens leur répliquèrent : « Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer ?
Parmi les chefs du peuple et les pharisiens, y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ?
Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi, ce sont des maudits ! »
Nicodème, l’un d’entre eux, celui qui était allé précédemment trouver Jésus, leur dit :
« Notre Loi permet-elle de juger un homme sans l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ? »
Ils lui répondirent : « Serais-tu, toi aussi, de Galilée ? Cherche bien, et tu verras que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée ! »
Puis ils s’en allèrent chacun chez soi.
Textes de l'Evangile au quotidien
Il règne une grande confusion dans le temple à propos de Jésus, car chacun tient farouchement à ses raisonnements, à ses calculs, à ses opinions. Mais il y a quelques exceptions, il y a des indécis, il y a, même parmi les gardes du temple des hommes simples dont les cœurs sont tout disposés à s'ouvrir.
Ainsi, Nicodème se risque à rappeler qu'on ne peut juger quiconque sans d'abord l'entendre. Quant aux gardes du temple - qui sont pourtant des hommes habitués à agir en soldats, c'est-à-dire à ne jamais remettre un ordre en question, ils s'en reviennent bredouilles et sans présenter des excuses de circonstance. Ils sont arrivés près de Jésus, ils se sont mis à l'écouter, et d'un moment à l'autre, leurs cœurs se sont ouverts. C'est au point qu'Ils ne cherchent même pas d'excuses afin d'éviter une sanction, mais ils s'exclame : "Jamais homme n'a parlé comme cet homme"- ils ont saisi dans leurs cœurs quelque chose qui vient de Dieu et qui ne les quittera plus.
Saint Jean conclut avec une petite phrase qui paraît anodine, mais qui montre bien les blocages et les impasses dans lesquels s'enferment celles et ceux qui ont résolu de ne pas croire : ils s'en retournent "chacun chez soi". Pour notre prêtre, une fois que l'on a rencontré le Christ, il n'est plus question de rentrer chacun chez soi. Car la vérité est toujours au-delà de toutes les choses que nous avions considérées raisonnables, solides et durables. La vérité nous met en mouvement vers "tout autre chose"...
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
De la justice à la miséricorde
Lundi de la 5e semaine de Carême
Livre de Daniel 13,1-9.15-17.19-30.33-62.
Suzanne fut condamnée à mort.
Alors elle cria d’une voix forte : « Dieu éternel, toi qui pénètres les secrets, toi qui connais toutes choses avant qu’elles n’arrivent,
tu sais qu’ils ont porté contre moi un faux témoignage. Voici que je vais mourir, sans avoir rien fait de tout ce que leur méchanceté a imaginé contre moi. »
Le Seigneur entendit sa voix.
Comme on la conduisait à la mort, Dieu éveilla l’esprit de sainteté chez un tout jeune garçon nommé Daniel,
qui se mit à crier d’une voix forte : « Je suis innocent de la mort de cette femme ! »
Tout le peuple se tourna vers lui et on lui demanda : « Que signifie cette parole que tu as prononcée ? »
Alors, debout au milieu du peuple, il leur dit : « Fils d’Israël, vous êtes donc fous ? Sans interrogatoire, sans recherche de la vérité, vous avez condamné une fille d’Israël.
Revenez au tribunal, car ces gens-là ont porté contre elle un faux témoignage. »
Tout le peuple revint donc en hâte, et le collège des anciens dit à Daniel : « Viens siéger au milieu de nous et donne-nous des explications, car Dieu a déjà fait de toi un ancien. »
Et Daniel leur dit : « Séparez-les bien l’un de l’autre, je vais les interroger. »
Quand on les eut séparés, Daniel appela le premier et lui dit : « Toi qui as vieilli dans le mal, tu portes maintenant le poids des péchés que tu as commis autrefois
en jugeant injustement : tu condamnais les innocents et tu acquittais les coupables, alors que le Seigneur a dit : “Tu ne feras pas mourir l’innocent et le juste.”
Eh bien ! si réellement tu as vu cette femme, dis-nous sous quel arbre tu les as vus se donner l’un à l’autre ? » Il répondit : « Sous un sycomore. »
Daniel dit : « Voilà justement un mensonge qui te condamne : l’Ange de Dieu a reçu un ordre de Dieu, et il va te mettre à mort. »
Daniel le renvoya, fit amener l’autre et lui dit : « Tu es de la race de Canaan et non de Juda ! La beauté t’a dévoyé et le désir a perverti ton cœur.
C’est ainsi que vous traitiez les filles d’Israël, et, par crainte, elles se donnaient à vous. Mais une fille de Juda n’a pu consentir à votre crime.
Dis-moi donc sous quel arbre tu les as vus se donner l’un à l’autre ? » Il répondit : « Sous un châtaignier. »
Daniel lui dit : « Toi aussi, voilà justement un mensonge qui te condamne : l’Ange de Dieu attend, l’épée à la main, pour te châtier, et vous faire exterminer. »
Alors toute l’assemblée poussa une grande clameur et bénit Dieu qui sauve ceux qui espèrent en lui.
Puis elle se retourna contre les deux anciens que Daniel avait convaincus de faux témoignage par leur propre bouche. Conformément à la loi de Moïse, on leur fit subir la peine que leur méchanceté avait imaginée contre leur prochain :
on les mit à mort. Et ce jour-là, une vie innocente fut épargnée.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 8,1-11.
En ce temps là, Jésus s’en alla au mont des Oliviers.
Dès l’aurore, il retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à lui, il s’assit et se mit à enseigner.
Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu’on avait surprise en situation d’adultère. Ils la mettent au milieu,
et disent à Jésus : « Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère.
Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, que dis-tu ? »
Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus s’était baissé et, du doigt, il écrivait sur la terre.
Comme on persistait à l’interroger, il se redressa et leur dit : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. »
Il se baissa de nouveau et il écrivait sur la terre.
Eux, après avoir entendu cela, s’en allaient un par un, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu.
Il se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t’a condamnée ? »
Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »
Textes de l'Evangile au quotidien
Aux deux scènes de jugement, de Suzanne - innocente de ce dont on l'accuse, puis de la femme adultère, prise en flagrant délit, viennent s'interposer les écritures de Jésus sur le sol.
Une écriture avant la parole : "« Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. ». Et une écriture en suite.
Beaucoup d'exégètes ont donné différentes interprétations de ces fameuses et mystérieuses écritures sur la terre. Nombreux ceux qui ont cherché à percer le mystère de ces écritures "sur la terre". Mais quoi que Jésus ait inscrit sur la terre, il faut tenir compte des détails que saint Jean nous a laissés pour comprendre. D'une part, l'évangéliste écrit que Jésus gardait la tête baissée; il ne regarde pas les accusateurs. Il ne se tournera vers eux que pour les renvoyer à leurs propres consciences : que parmi eux, le parfait innocent jette la première pierre ! En réalité, le seul qui puisse faire cela, c'est Jésus lui-même... Mais lui se baisse de nouveau et se remet à écrire sur la terre.
Ce n'est pas pour rien que l’Évangéliste a repris les mêmes mots ! Bien qu'il existe de très nombreuses interprétations du mystère de ces écritures, pour notre prêtre, ce que Jésus a écrit, c'est le passage de la justice selon la loi de Moïse, à la mise en œuvre de la miséricorde par le Messie. C'est l'ancienne alliance revisitée, renouvelée, revivifiée. Mais ce bouleversement, qui va jeter sur la terre le feu de l'Amour, passera d'abord par la mort et la résurrection du Christ.
.
Livre de Daniel 13,1-9.15-17.19-30.33-62.
Suzanne fut condamnée à mort.
Alors elle cria d’une voix forte : « Dieu éternel, toi qui pénètres les secrets, toi qui connais toutes choses avant qu’elles n’arrivent,
tu sais qu’ils ont porté contre moi un faux témoignage. Voici que je vais mourir, sans avoir rien fait de tout ce que leur méchanceté a imaginé contre moi. »
Le Seigneur entendit sa voix.
Comme on la conduisait à la mort, Dieu éveilla l’esprit de sainteté chez un tout jeune garçon nommé Daniel,
qui se mit à crier d’une voix forte : « Je suis innocent de la mort de cette femme ! »
Tout le peuple se tourna vers lui et on lui demanda : « Que signifie cette parole que tu as prononcée ? »
Alors, debout au milieu du peuple, il leur dit : « Fils d’Israël, vous êtes donc fous ? Sans interrogatoire, sans recherche de la vérité, vous avez condamné une fille d’Israël.
Revenez au tribunal, car ces gens-là ont porté contre elle un faux témoignage. »
Tout le peuple revint donc en hâte, et le collège des anciens dit à Daniel : « Viens siéger au milieu de nous et donne-nous des explications, car Dieu a déjà fait de toi un ancien. »
Et Daniel leur dit : « Séparez-les bien l’un de l’autre, je vais les interroger. »
Quand on les eut séparés, Daniel appela le premier et lui dit : « Toi qui as vieilli dans le mal, tu portes maintenant le poids des péchés que tu as commis autrefois
en jugeant injustement : tu condamnais les innocents et tu acquittais les coupables, alors que le Seigneur a dit : “Tu ne feras pas mourir l’innocent et le juste.”
Eh bien ! si réellement tu as vu cette femme, dis-nous sous quel arbre tu les as vus se donner l’un à l’autre ? » Il répondit : « Sous un sycomore. »
Daniel dit : « Voilà justement un mensonge qui te condamne : l’Ange de Dieu a reçu un ordre de Dieu, et il va te mettre à mort. »
Daniel le renvoya, fit amener l’autre et lui dit : « Tu es de la race de Canaan et non de Juda ! La beauté t’a dévoyé et le désir a perverti ton cœur.
C’est ainsi que vous traitiez les filles d’Israël, et, par crainte, elles se donnaient à vous. Mais une fille de Juda n’a pu consentir à votre crime.
Dis-moi donc sous quel arbre tu les as vus se donner l’un à l’autre ? » Il répondit : « Sous un châtaignier. »
Daniel lui dit : « Toi aussi, voilà justement un mensonge qui te condamne : l’Ange de Dieu attend, l’épée à la main, pour te châtier, et vous faire exterminer. »
Alors toute l’assemblée poussa une grande clameur et bénit Dieu qui sauve ceux qui espèrent en lui.
Puis elle se retourna contre les deux anciens que Daniel avait convaincus de faux témoignage par leur propre bouche. Conformément à la loi de Moïse, on leur fit subir la peine que leur méchanceté avait imaginée contre leur prochain :
on les mit à mort. Et ce jour-là, une vie innocente fut épargnée.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 8,1-11.
En ce temps là, Jésus s’en alla au mont des Oliviers.
Dès l’aurore, il retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à lui, il s’assit et se mit à enseigner.
Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu’on avait surprise en situation d’adultère. Ils la mettent au milieu,
et disent à Jésus : « Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère.
Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, que dis-tu ? »
Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus s’était baissé et, du doigt, il écrivait sur la terre.
Comme on persistait à l’interroger, il se redressa et leur dit : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. »
Il se baissa de nouveau et il écrivait sur la terre.
Eux, après avoir entendu cela, s’en allaient un par un, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu.
Il se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t’a condamnée ? »
Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »
Textes de l'Evangile au quotidien
Aux deux scènes de jugement, de Suzanne - innocente de ce dont on l'accuse, puis de la femme adultère, prise en flagrant délit, viennent s'interposer les écritures de Jésus sur le sol.
Une écriture avant la parole : "« Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. ». Et une écriture en suite.
Beaucoup d'exégètes ont donné différentes interprétations de ces fameuses et mystérieuses écritures sur la terre. Nombreux ceux qui ont cherché à percer le mystère de ces écritures "sur la terre". Mais quoi que Jésus ait inscrit sur la terre, il faut tenir compte des détails que saint Jean nous a laissés pour comprendre. D'une part, l'évangéliste écrit que Jésus gardait la tête baissée; il ne regarde pas les accusateurs. Il ne se tournera vers eux que pour les renvoyer à leurs propres consciences : que parmi eux, le parfait innocent jette la première pierre ! En réalité, le seul qui puisse faire cela, c'est Jésus lui-même... Mais lui se baisse de nouveau et se remet à écrire sur la terre.
Ce n'est pas pour rien que l’Évangéliste a repris les mêmes mots ! Bien qu'il existe de très nombreuses interprétations du mystère de ces écritures, pour notre prêtre, ce que Jésus a écrit, c'est le passage de la justice selon la loi de Moïse, à la mise en œuvre de la miséricorde par le Messie. C'est l'ancienne alliance revisitée, renouvelée, revivifiée. Mais ce bouleversement, qui va jeter sur la terre le feu de l'Amour, passera d'abord par la mort et la résurrection du Christ.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Re: De la justice à la miséricorde
Tout à la fin de ma journée, j'ai été tout joyeux de découvrir que le Pape, dans son homélie, parmi toutes les lectures possibles, le Pape a mentionné lui aussi : la Miséricorde à l’œuvre.etienne lorant a écrit : Bien qu'il existe de très nombreuses interprétations du mystère de ces écritures, pour notre prêtre, ce que Jésus a écrit, c'est le passage de la justice selon la loi de Moïse, à la mise en œuvre de la miséricorde par le Messie. C'est l'ancienne alliance revisitée, renouvelée, revivifiée. Mais ce bouleversement, qui va jeter sur la terre le feu de l'Amour, passera d'abord par la mort et la résurrection du Christ.
Cette unité d'esprit entre le Pape à Rome et le curé de ma paroisse, c'est la même conclusion de la miséricorde divine à l’œuvre sur la terre...
http://www.news.va/fr/news/messe-a-sain ... rois-juges
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Entre incompréhension et reconnaissance
Mardi de la 5e semaine de Carême
Livre des Nombres 21,4-9.
En ces jours là, les Hébreux quittèrent Hor-la-Montagne par la route de la mer des Roseaux en contournant le pays d’Édom. Mais en chemin, le peuple perdit courage.
Il récrimina contre Dieu et contre Moïse : « Pourquoi nous avoir fait monter d’Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir dans le désert, où il n’y a ni pain ni eau ? Nous sommes dégoûtés de cette nourriture misérable ! »
Alors le Seigneur envoya contre le peuple des serpents à la morsure brûlante, et beaucoup en moururent dans le peuple d’Israël.
Le peuple vint vers Moïse et dit : « Nous avons péché, en récriminant contre le Seigneur et contre toi. Intercède auprès du Seigneur pour qu’il éloigne de nous les serpents. » Moïse intercéda pour le peuple,
et le Seigneur dit à Moïse : « Fais-toi un serpent brûlant, et dresse-le au sommet d’un mât : tous ceux qui auront été mordus, qu’ils le regardent, alors ils vivront ! »
Moïse fit un serpent de bronze et le dressa au sommet du mât. Quand un homme était mordu par un serpent, et qu’il regardait vers le serpent de bronze, il restait en vie !
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 8,21-30.
En ce temps là, Jésus disait aux Pharisiens : « Je m’en vais ; vous me chercherez, et vous mourrez dans votre péché. Là où moi je vais, vous ne pouvez pas aller. »
Les Juifs disaient : « Veut-il donc se donner la mort, puisqu’il dit : “Là où moi je vais, vous ne pouvez pas aller” ? »
Il leur répondit : « Vous, vous êtes d’en bas ; moi, je suis d’en haut. Vous, vous êtes de ce monde ; moi, je ne suis pas de ce monde.
C’est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés. En effet, si vous ne croyez pas que moi, JE SUIS, vous mourrez dans vos péchés. »
Alors, ils lui demandaient : « Toi, qui es-tu ? » Jésus leur répondit : « Je n’ai pas cessé de vous le dire.
À votre sujet, j’ai beaucoup à dire et à juger. D’ailleurs Celui qui m’a envoyé dit la vérité, et ce que j’ai entendu de lui, je le dis pour le monde. »
Ils ne comprirent pas qu’il leur parlait du Père.
Jésus leur déclara : « Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous comprendrez que moi, JE SUIS, et que je ne fais rien de moi-même ; ce que je dis là, je le dis comme le Père me l’a enseigné.
Celui qui m’a envoyé est avec moi ; il ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable. »
Sur ces paroles de Jésus, beaucoup crurent en lui.
Textes de l’Évangile au quotidien
Le signe du serpent de bronze préfigure la croix du Christ : au cours de l'exode, les Hébreux, qui avaient récriminé contre Dieu, subirent l'assaut violent d'une multitude de serpents. Mais ceux qui regardèrent le serpent de bronze élevé par Moïse, échappèrent à la mort.
Dans l’Évangile, Jésus s'adresse aux Pharisiens qui refusent toujours de le reconnaître et qui se condamnent eux-mêmes. S'ils ne comprennent pas que Jésus est issu de Dieu, c'est du fait leur orgueil de se croire les "propriétaires" d'une religion dont l'exercice leur donnerait des "droits" sur Dieu. Et notre prêtre nous a rappelé longuement la parabole des vignerons homicides. Comme ils avaient persécuté les émissaires du propriétaire de la vigne, lorsque celui-ci leur envoya son fils, en dernier recours, ils se dirent: tuons-le et la vigne sera à nous !
Or, malgré ce dialogue de sourds, celles et ceux dont le cœur ne s'était pas refermé, saisirent cette parole remplie de la grâce et de la douceur de l'amour de Dieu :
"Celui qui m’a envoyé est avec moi ; il ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable. »
Les débats entre personnes d'opinions contraires sont toujours dépassés lorsqu'un homme, quel qu'il soit, peut très simplement témoigner de sa relation personnelle avec Dieu. Je crois que parmi celles et ceux qui liront ce commentaire, il en est beaucoup qui pourraient en témoigner.
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Livre des Nombres 21,4-9.
En ces jours là, les Hébreux quittèrent Hor-la-Montagne par la route de la mer des Roseaux en contournant le pays d’Édom. Mais en chemin, le peuple perdit courage.
Il récrimina contre Dieu et contre Moïse : « Pourquoi nous avoir fait monter d’Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir dans le désert, où il n’y a ni pain ni eau ? Nous sommes dégoûtés de cette nourriture misérable ! »
Alors le Seigneur envoya contre le peuple des serpents à la morsure brûlante, et beaucoup en moururent dans le peuple d’Israël.
Le peuple vint vers Moïse et dit : « Nous avons péché, en récriminant contre le Seigneur et contre toi. Intercède auprès du Seigneur pour qu’il éloigne de nous les serpents. » Moïse intercéda pour le peuple,
et le Seigneur dit à Moïse : « Fais-toi un serpent brûlant, et dresse-le au sommet d’un mât : tous ceux qui auront été mordus, qu’ils le regardent, alors ils vivront ! »
Moïse fit un serpent de bronze et le dressa au sommet du mât. Quand un homme était mordu par un serpent, et qu’il regardait vers le serpent de bronze, il restait en vie !
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 8,21-30.
En ce temps là, Jésus disait aux Pharisiens : « Je m’en vais ; vous me chercherez, et vous mourrez dans votre péché. Là où moi je vais, vous ne pouvez pas aller. »
Les Juifs disaient : « Veut-il donc se donner la mort, puisqu’il dit : “Là où moi je vais, vous ne pouvez pas aller” ? »
Il leur répondit : « Vous, vous êtes d’en bas ; moi, je suis d’en haut. Vous, vous êtes de ce monde ; moi, je ne suis pas de ce monde.
C’est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés. En effet, si vous ne croyez pas que moi, JE SUIS, vous mourrez dans vos péchés. »
Alors, ils lui demandaient : « Toi, qui es-tu ? » Jésus leur répondit : « Je n’ai pas cessé de vous le dire.
À votre sujet, j’ai beaucoup à dire et à juger. D’ailleurs Celui qui m’a envoyé dit la vérité, et ce que j’ai entendu de lui, je le dis pour le monde. »
Ils ne comprirent pas qu’il leur parlait du Père.
Jésus leur déclara : « Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous comprendrez que moi, JE SUIS, et que je ne fais rien de moi-même ; ce que je dis là, je le dis comme le Père me l’a enseigné.
Celui qui m’a envoyé est avec moi ; il ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable. »
Sur ces paroles de Jésus, beaucoup crurent en lui.
Textes de l’Évangile au quotidien
Le signe du serpent de bronze préfigure la croix du Christ : au cours de l'exode, les Hébreux, qui avaient récriminé contre Dieu, subirent l'assaut violent d'une multitude de serpents. Mais ceux qui regardèrent le serpent de bronze élevé par Moïse, échappèrent à la mort.
Dans l’Évangile, Jésus s'adresse aux Pharisiens qui refusent toujours de le reconnaître et qui se condamnent eux-mêmes. S'ils ne comprennent pas que Jésus est issu de Dieu, c'est du fait leur orgueil de se croire les "propriétaires" d'une religion dont l'exercice leur donnerait des "droits" sur Dieu. Et notre prêtre nous a rappelé longuement la parabole des vignerons homicides. Comme ils avaient persécuté les émissaires du propriétaire de la vigne, lorsque celui-ci leur envoya son fils, en dernier recours, ils se dirent: tuons-le et la vigne sera à nous !
Or, malgré ce dialogue de sourds, celles et ceux dont le cœur ne s'était pas refermé, saisirent cette parole remplie de la grâce et de la douceur de l'amour de Dieu :
"Celui qui m’a envoyé est avec moi ; il ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable. »
Les débats entre personnes d'opinions contraires sont toujours dépassés lorsqu'un homme, quel qu'il soit, peut très simplement témoigner de sa relation personnelle avec Dieu. Je crois que parmi celles et ceux qui liront ce commentaire, il en est beaucoup qui pourraient en témoigner.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Cinci
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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)
«[...] Quand on les eut séparés, Daniel appela le premier et lui dit : « Toi qui as vieilli dans le mal, tu portes maintenant le poids des péchés que tu as commis autrefois»
Le poids des péchés commis autrefois ...
Lors de l'homélie, chez nous, le prêtre nous faisait remarquer, hier, comment ce sera souvent «celui qui aurait bien des choses à se faire pardonner» qui va se montrer le plus sévère envers autrui, le plus intransigeant, impitoyable.
C'est souvent vrai.
[...]
Le fait de vouloir passer comme le plus juste extérieurement, aux yeux des autres, semble être comme une automédication (sans valeur évidemment) avec laquelle penser endormir (manipulation névrotique?) la menace de devoir être jugé soi-même. Une sorte de mensonge comme pour brouiller les pistes, pour se cacher, continuer de se cacher un peu plus longtemps.
Le refus de se regarder soi-même, dans la vérité.
Le poids du péché ancien qui pèse ... qui roule, qui boule, qui entraîne toujours davantage dans la direction du pire ... le mensonge qui en entraîne un autre ... le «poids du péché» qui viendra distorde le jugement personnel. Une «potion mortifère» qui ne peut produire que de la désolation, du désastre, de la mort.
Le poids des péchés commis autrefois ...
Lors de l'homélie, chez nous, le prêtre nous faisait remarquer, hier, comment ce sera souvent «celui qui aurait bien des choses à se faire pardonner» qui va se montrer le plus sévère envers autrui, le plus intransigeant, impitoyable.
C'est souvent vrai.
[...]
Le fait de vouloir passer comme le plus juste extérieurement, aux yeux des autres, semble être comme une automédication (sans valeur évidemment) avec laquelle penser endormir (manipulation névrotique?) la menace de devoir être jugé soi-même. Une sorte de mensonge comme pour brouiller les pistes, pour se cacher, continuer de se cacher un peu plus longtemps.
Le refus de se regarder soi-même, dans la vérité.
Le poids du péché ancien qui pèse ... qui roule, qui boule, qui entraîne toujours davantage dans la direction du pire ... le mensonge qui en entraîne un autre ... le «poids du péché» qui viendra distorde le jugement personnel. Une «potion mortifère» qui ne peut produire que de la désolation, du désastre, de la mort.
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etienne lorant
- Pater civitatis

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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)
Merci pour ce partage, Cinci. Ce matin, j'ai parlé à mon curé car les propriétaires de ma boutique, qui ont besoin d'une signature sur un document, m'ont demandé d'imiter la signature de mon père sur un document officiel... mon père Gabriel, décédé en 2008, grand croyant, qui n'aurait jamais accepté de faire un faux en écriture.Cinci a écrit :
Le refus de se regarder soi-même, dans la vérité.
Le poids du péché ancien qui pèse ... qui roule, qui boule, qui entraîne toujours davantage dans la direction du pire ... le mensonge qui en entraîne un autre ... le «poids du péché» qui viendra distorde le jugement personnel. Une «potion mortifère» qui ne peut produire que de la désolation, du désastre, de la mort.
Outre cela, mes propriétaires, catholiques eux aussi, me demandaient de faire ce faux sur un coin de table... lors du repas qu'ils m'offrent à Pâques !
Faire un faux le jour de Pâques, en employant le nom de mon père défunt ???? Je n'ai pas dormi de la nuit, mais j'ai dit "Non".
Aussitôt, il m'est apparu, dans la joie, que j'avais remporté une victoire contre le péché en répétant dans mon cœur "Jésus, j'ai confiance en Toi !" Cette faute grave, en tout cas dans ma conscience, m'eût poursuivi longtemps et les conséquences...
Du reste, il apparaît que si le nom de mon père est apparu sur ce document (à la place du mien), c'est du fait que les services de la poste, après son décès, avaient traîné longtemps avant de procéder au changement de nom de destinataire.
Loué soit le Seigneur !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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