Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)
Règles du forum
Forum de partage de méditations chrétiennes
Forum de partage de méditations chrétiennes
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Solennité de l'Immaculée Conception
Livre d'Isaïe 7,10-14.8,10b.
]Le Seigneur envoya le prophète Isaïe dire au roi Acaz :
« Demande pour toi un signe de la part du Seigneur ton Dieu, au fond du séjour des morts ou sur les sommets, là-haut. »
Acaz répondit : « Non, je n’en demanderai pas, je ne mettrai pas le Seigneur à l’épreuve. »
Isaïe dit alors : « Écoutez, maison de David ! Il ne vous suffit donc pas de fatiguer les hommes : il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu !
C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel (c’est-à-dire : Dieu-avec-nous).
Dressez vos plans, ils s’effondreront ! Dites une parole, elle ne tiendra pas, car Dieu est avec nous. »
Lettre aux Hébreux 10,4-10.
Il est impossible, en effet, que du sang de taureaux et de boucs enlève les péchés.
Aussi, en entrant dans le monde, le Christ dit : Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m’as formé un corps.
Tu n’as pas agréé les holocaustes ni les sacrifices pour le péché ;
alors, j’ai dit : Me voici, je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté, ainsi qu’il est écrit de moi dans le Livre.
Le Christ commence donc par dire : Tu n’as pas voulu ni agréé les sacrifices et les offrandes, les holocaustes et les sacrifices pour le péché, ceux que la Loi prescrit d’offrir.
Puis il déclare : Me voici, je suis venu pour faire ta volonté. Ainsi, il supprime le premier état de choses pour établir le second.
Et c’est grâce à cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande que Jésus Christ a faite de son corps, une fois pour toutes.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 1,26-38.
L’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »
Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? »
L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.
Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile.
Car rien n’est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.
Textes de l’Évangile au quotidien
L'Annonciation est bien un mystère que l'on n'a pas fini d'explorer ! C'est ce que nous disent les lectures qui encadrent l'Evangile de l'annonce à Marie. C'était déjà un mystère dans l'Ancien Testament - par la prophétie d'Isaïe et par le Psaume; et également ainsi que le présente saint Paul dans son épître, lorsqu'il parle du culte nouveau.
Il y aurait tant à dire... Notre prêtre s'est attaché, en cette occasion, à relever que le signe de l'engendrement par l'intervention de l'Esprit saint eût bien pu être le mode commun pour les hommes de se reproduire et de peupler la terre - s'il n'y avait eu le péché originel. Mais le Christ est venu pour tout renouveler au sein de notre humanité pervertie. Les cyniques et les moqueurs diront que, pour un renouvellement, ce n'est pas très réussi ! L'état du monde nous paraît de plus en plus corrompu, sanglant, et a de quoi effrayer.
La vision la plus pessimiste paraît naturelle... sauf que chaque génération apporte de nouveaux saints, et de nouveaux enfants à la vierge Marie. Pourrait-on compter le nombre d'hommes et de femmes dans le monde qui confient entièrement chaque étape de leur
vie à l'intercession de Marie ? Je peux bien dire que "j'en suis", puisque je garde toujours un chapelet à portée de main, où que j'aille, depuis ma conversion.
----
Je ne peux écrire beaucoup plus aujourd'hui, car j'ai eu une nuit épuisante à réfléchir et prier pour une occasion difficile à l'approche de Pâques... Il y a aussi le fait que ma mère Léa rencontre désormais beaucoup de difficultés à s'alimenter seule. L'arthrose a gagné jusqu'à ses mains et je m'offrirais bien pour souffrir un peu à sa place (Oh, que si !) afin qu'elle puisse manger normalement, sans aide...
Merci.
]Le Seigneur envoya le prophète Isaïe dire au roi Acaz :
« Demande pour toi un signe de la part du Seigneur ton Dieu, au fond du séjour des morts ou sur les sommets, là-haut. »
Acaz répondit : « Non, je n’en demanderai pas, je ne mettrai pas le Seigneur à l’épreuve. »
Isaïe dit alors : « Écoutez, maison de David ! Il ne vous suffit donc pas de fatiguer les hommes : il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu !
C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel (c’est-à-dire : Dieu-avec-nous).
Dressez vos plans, ils s’effondreront ! Dites une parole, elle ne tiendra pas, car Dieu est avec nous. »
Lettre aux Hébreux 10,4-10.
Il est impossible, en effet, que du sang de taureaux et de boucs enlève les péchés.
Aussi, en entrant dans le monde, le Christ dit : Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m’as formé un corps.
Tu n’as pas agréé les holocaustes ni les sacrifices pour le péché ;
alors, j’ai dit : Me voici, je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté, ainsi qu’il est écrit de moi dans le Livre.
Le Christ commence donc par dire : Tu n’as pas voulu ni agréé les sacrifices et les offrandes, les holocaustes et les sacrifices pour le péché, ceux que la Loi prescrit d’offrir.
Puis il déclare : Me voici, je suis venu pour faire ta volonté. Ainsi, il supprime le premier état de choses pour établir le second.
Et c’est grâce à cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande que Jésus Christ a faite de son corps, une fois pour toutes.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 1,26-38.
L’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »
Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? »
L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.
Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile.
Car rien n’est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.
Textes de l’Évangile au quotidien
L'Annonciation est bien un mystère que l'on n'a pas fini d'explorer ! C'est ce que nous disent les lectures qui encadrent l'Evangile de l'annonce à Marie. C'était déjà un mystère dans l'Ancien Testament - par la prophétie d'Isaïe et par le Psaume; et également ainsi que le présente saint Paul dans son épître, lorsqu'il parle du culte nouveau.
Il y aurait tant à dire... Notre prêtre s'est attaché, en cette occasion, à relever que le signe de l'engendrement par l'intervention de l'Esprit saint eût bien pu être le mode commun pour les hommes de se reproduire et de peupler la terre - s'il n'y avait eu le péché originel. Mais le Christ est venu pour tout renouveler au sein de notre humanité pervertie. Les cyniques et les moqueurs diront que, pour un renouvellement, ce n'est pas très réussi ! L'état du monde nous paraît de plus en plus corrompu, sanglant, et a de quoi effrayer.
La vision la plus pessimiste paraît naturelle... sauf que chaque génération apporte de nouveaux saints, et de nouveaux enfants à la vierge Marie. Pourrait-on compter le nombre d'hommes et de femmes dans le monde qui confient entièrement chaque étape de leur
vie à l'intercession de Marie ? Je peux bien dire que "j'en suis", puisque je garde toujours un chapelet à portée de main, où que j'aille, depuis ma conversion.
----
Je ne peux écrire beaucoup plus aujourd'hui, car j'ai eu une nuit épuisante à réfléchir et prier pour une occasion difficile à l'approche de Pâques... Il y a aussi le fait que ma mère Léa rencontre désormais beaucoup de difficultés à s'alimenter seule. L'arthrose a gagné jusqu'à ses mains et je m'offrirais bien pour souffrir un peu à sa place (Oh, que si !) afin qu'elle puisse manger normalement, sans aide...
Merci.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
- PaxetBonum
- Tribunus plebis

- Messages : 9857
- Inscription : lun. 21 juin 2010, 19:01
Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)
Bravo Etienne Lorant !etienne lorant a écrit :
Faire un faux le jour de Pâques, en employant le nom de mon père défunt ???? Je n'ai pas dormi de la nuit, mais j'ai dit "Non".
Aussitôt, il m'est apparu, dans la joie, que j'avais remporté une victoire contre le péché en répétant dans mon cœur "Jésus, j'ai confiance en Toi !"
La prochaine fois que je me trouverai dans la même situation que vous, je penserai à votre courage pour rendre témoignage à la Vérité et j'espère avoir le même courage que vous.
Oui vous portez la Joie d'être en Paix avec le Seigneur.
A vous la palme !
Pax et Bonum !
"Deus meus et Omnia"
"Prêchez l'Évangile en tout temps et utilisez des mots quand cela est nécessaire"
St François d'Assise
"Deus meus et Omnia"
"Prêchez l'Évangile en tout temps et utilisez des mots quand cela est nécessaire"
St François d'Assise
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)
Je voudrais également remercier le curé de la paroisse, à qui j'avais exprimé mon dilemme. Il m'avait conseillé d'accepter "un inconvénient de plus" durant mon carême. Les choses se sont arrangées sur deux coups de téléphone, mais je n'ai pas pu m'empêcher de dire avec une grande émotion (larmes) qu'en aucun cas, quoi qu'il advienne, je ne me servirais du nom de père afin de préserver ma situation actuelle...PaxetBonum a écrit : Oui vous portez la Joie d'être en Paix avec le Seigneur.
A vous la palme !
La palme servira pour saluer le "Prince de la Paix" juché sur un petit âne, dans l'humilité, lors de son entrée à Jérusalem...
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Fin de l'ancienne Alliance
Jeudi de la 5e semaine de Carême
Livre de la Genèse 17,3-9.
En ces jours-là, Abram tomba face contre terre et Dieu lui parla ainsi :
« Moi, voici l’alliance que je fais avec toi : tu deviendras le père d’une multitude de nations.
Tu ne seras plus appelé du nom d’Abram, ton nom sera Abraham, car je fais de toi le père d’une multitude de nations.
Je te ferai porter des fruits à l’infini, de toi je ferai des nations, et des rois sortiront de toi.
J’établirai mon alliance entre moi et toi, et après toi avec ta descendance, de génération en génération ; ce sera une alliance éternelle ; ainsi je serai ton Dieu et le Dieu de ta descendance après toi.
À toi et à ta descendance après toi je donnerai le pays où tu résides, tout le pays de Canaan en propriété perpétuelle, et je serai leur Dieu. » Dieu dit à Abraham : « Toi, tu observeras mon alliance, toi et ta descendance après toi, de génération en génération.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 8,51-59.
En ce temps-là, Jésus disait aux Juifs : Amen, amen, je vous le dis : si quelqu’un garde ma parole, jamais il ne verra la mort. »
Les Juifs lui dirent : « Maintenant nous savons bien que tu as un démon. Abraham est mort, les prophètes aussi, et toi, tu dis : “Si quelqu’un garde ma parole, il ne connaîtra jamais la mort.”
Es-tu donc plus grand que notre père Abraham ? Il est mort, et les prophètes aussi sont morts. Pour qui te prends-tu ? »
Jésus répondit : « Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien ; c’est mon Père qui me glorifie, lui dont vous dites : “Il est notre Dieu”,
alors que vous ne le connaissez pas. Moi, je le connais et, si je dis que je ne le connais pas, je serai comme vous, un menteur. Mais je le connais, et sa parole, je la garde.
Abraham votre père a exulté, sachant qu’il verrait mon Jour. Il l’a vu, et il s’est réjoui. »
Les Juifs lui dirent alors : « Toi qui n’as pas encore cinquante ans, tu as vu Abraham ! »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : avant qu’Abraham fût, moi, JE SUIS. »
Alors ils ramassèrent des pierres pour les lui jeter. Mais Jésus, en se cachant, sortit du Temple.
Textes de l’Évangile au quotidien
Lorsque Dieu promet à Abraham : "Je te ferai porter des fruits à l'infini", il n'y avait guère de doute que le dessein du Père était, avait été et continue d'être le salut de toute l'humanité. Cependant, le peuple juif n'était pas capable d'un seul coup de comprendre et d'assumer un dessein aussi prodigieux. Il y eut donc une longue étape - du moins à l'échelle humaine - de transmission du message de génération en génération.
Cependant, durant tout le temps qu'a duré la première alliance et du fait de leur dureté de cœur, ou encore : de l'orgueil d'être "le" peuple au Dieu unique !, les juifs ont constamment résisté au projet divin. Plutôt que d'écouter les prophètes, ils les ont persécutés; leurs récriminations et leur orgueil leur ont valu de nombreux malheurs : quarante années d'errance entre entre l’Égypte et la terre promise, d'inutiles massacres, l'exil à Babylone, des guerres de conquête que Dieu n'avait pas voulu, l'instauration d'une royauté "pour être comme les autres peuples", etc.
Ainsi, lorsque Jésus est venu dans le monde, il n'a cessé d'être confronté à cette mentalité de la "tête dure", à une pratique tronquée de la religion, à une élite de prêtres qui avait, en quelque sorte, "confisqué" la pratique de la relation à Dieu.
Dans l’Évangile d'aujourd'hui, après avoir passé trois années a diffusé le message évangélique auprès du petit peuple - mais aussi à des étrangers (y compris le centurion romain), Jésus n'hésite pas, il rompt avec la hiérarchie religieuse, et dit tout à fait clairement QUI il est. En effet, après avoir déclaré, "Avant qu'Abraham fut, JE SUIS", il est clair que Jésus met un terme à toutes les patientes tentatives destinées à ouvrir les esprits et les cœurs des autorités religieuses de Jérusalem. Et même le temple sera détruit.
.
Livre de la Genèse 17,3-9.
En ces jours-là, Abram tomba face contre terre et Dieu lui parla ainsi :
« Moi, voici l’alliance que je fais avec toi : tu deviendras le père d’une multitude de nations.
Tu ne seras plus appelé du nom d’Abram, ton nom sera Abraham, car je fais de toi le père d’une multitude de nations.
Je te ferai porter des fruits à l’infini, de toi je ferai des nations, et des rois sortiront de toi.
J’établirai mon alliance entre moi et toi, et après toi avec ta descendance, de génération en génération ; ce sera une alliance éternelle ; ainsi je serai ton Dieu et le Dieu de ta descendance après toi.
À toi et à ta descendance après toi je donnerai le pays où tu résides, tout le pays de Canaan en propriété perpétuelle, et je serai leur Dieu. » Dieu dit à Abraham : « Toi, tu observeras mon alliance, toi et ta descendance après toi, de génération en génération.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 8,51-59.
En ce temps-là, Jésus disait aux Juifs : Amen, amen, je vous le dis : si quelqu’un garde ma parole, jamais il ne verra la mort. »
Les Juifs lui dirent : « Maintenant nous savons bien que tu as un démon. Abraham est mort, les prophètes aussi, et toi, tu dis : “Si quelqu’un garde ma parole, il ne connaîtra jamais la mort.”
Es-tu donc plus grand que notre père Abraham ? Il est mort, et les prophètes aussi sont morts. Pour qui te prends-tu ? »
Jésus répondit : « Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien ; c’est mon Père qui me glorifie, lui dont vous dites : “Il est notre Dieu”,
alors que vous ne le connaissez pas. Moi, je le connais et, si je dis que je ne le connais pas, je serai comme vous, un menteur. Mais je le connais, et sa parole, je la garde.
Abraham votre père a exulté, sachant qu’il verrait mon Jour. Il l’a vu, et il s’est réjoui. »
Les Juifs lui dirent alors : « Toi qui n’as pas encore cinquante ans, tu as vu Abraham ! »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : avant qu’Abraham fût, moi, JE SUIS. »
Alors ils ramassèrent des pierres pour les lui jeter. Mais Jésus, en se cachant, sortit du Temple.
Textes de l’Évangile au quotidien
Lorsque Dieu promet à Abraham : "Je te ferai porter des fruits à l'infini", il n'y avait guère de doute que le dessein du Père était, avait été et continue d'être le salut de toute l'humanité. Cependant, le peuple juif n'était pas capable d'un seul coup de comprendre et d'assumer un dessein aussi prodigieux. Il y eut donc une longue étape - du moins à l'échelle humaine - de transmission du message de génération en génération.
Cependant, durant tout le temps qu'a duré la première alliance et du fait de leur dureté de cœur, ou encore : de l'orgueil d'être "le" peuple au Dieu unique !, les juifs ont constamment résisté au projet divin. Plutôt que d'écouter les prophètes, ils les ont persécutés; leurs récriminations et leur orgueil leur ont valu de nombreux malheurs : quarante années d'errance entre entre l’Égypte et la terre promise, d'inutiles massacres, l'exil à Babylone, des guerres de conquête que Dieu n'avait pas voulu, l'instauration d'une royauté "pour être comme les autres peuples", etc.
Ainsi, lorsque Jésus est venu dans le monde, il n'a cessé d'être confronté à cette mentalité de la "tête dure", à une pratique tronquée de la religion, à une élite de prêtres qui avait, en quelque sorte, "confisqué" la pratique de la relation à Dieu.
Dans l’Évangile d'aujourd'hui, après avoir passé trois années a diffusé le message évangélique auprès du petit peuple - mais aussi à des étrangers (y compris le centurion romain), Jésus n'hésite pas, il rompt avec la hiérarchie religieuse, et dit tout à fait clairement QUI il est. En effet, après avoir déclaré, "Avant qu'Abraham fut, JE SUIS", il est clair que Jésus met un terme à toutes les patientes tentatives destinées à ouvrir les esprits et les cœurs des autorités religieuses de Jérusalem. Et même le temple sera détruit.
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Fin de l'ancienne Alliance (2)
Vendredi de la 5e semaine de Carême
Livre de Jérémie 20,10-13.
Moi, Jérémie, j’entends les calomnies de la foule : « Dénoncez-le ! Allons le dénoncer, celui-là, l’Épouvante-de-tous-côtés. » Tous mes amis guettent mes faux pas, ils disent : « Peut-être se laissera-t-il séduire… Nous réussirons, et nous prendrons sur lui notre revanche ! »
Mais le Seigneur est avec moi, tel un guerrier redoutable : mes persécuteurs trébucheront, ils ne réussiront pas. Leur défaite les couvrira de honte, d’une confusion éternelle, inoubliable.
Seigneur de l’univers, toi qui scrutes l’homme juste, toi qui vois les reins et les cœurs, fais-moi voir la revanche que tu leur infligeras, car c’est à toi que j’ai remis ma cause.
.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 10,31-42.
En ce temps-là, de nouveau, des Juifs prirent des pierres pour lapider Jésus.
Celui-ci reprit la parole : « J’ai multiplié sous vos yeux les œuvres bonnes qui viennent du Père. Pour laquelle de ces œuvres voulez-vous me lapider ? »
Ils lui répondirent : « Ce n’est pas pour une œuvre bonne que nous voulons te lapider, mais c’est pour un blasphème : tu n’es qu’un homme, et tu te fais Dieu. »
Jésus leur répliqua : « N’est-il pas écrit dans votre Loi : J’ai dit : Vous êtes des dieux ?
Elle les appelle donc des dieux, ceux à qui la parole de Dieu s’adressait, et l’Écriture ne peut pas être abolie.
Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : “Tu blasphèmes”, parce que j’ai dit : “Je suis le Fils de Dieu”.
Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire.
Mais si je les fais, même si vous ne me croyez pas, croyez les œuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père. »
Eux cherchaient de nouveau à l’arrêter, mais il échappa à leurs mains.
Il repartit de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où, au début, Jean baptisait ; et il y demeura.
Beaucoup vinrent à lui en déclarant : « Jean n’a pas accompli de signe ; mais tout ce que Jean a dit de celui-ci était vrai. »
Et là, beaucoup crurent en lui.
Textes de l’Évangile au quotidien
Je garde le même titre de sujet, puisque les lectures d'aujourd'hui poursuivent dans la même voie. Tandis que Jérémie est poursuivi par la foule qui prétend le séduire, Jésus se défend et répond à ses accusateurs : il leur rappelle d'abord les signes et les œuvres bonnes qu'il a semés partout; il leur rappelle aussi que les textes sacrés des juifs désignent comme des dieux tous ceux qui accueillent la parole venue de Dieu.
D'où il ressort en définitive, du moins selon notre prêtre, que les juifs qui ont fait crucifier Jésus ont commis une de ces erreurs dont les récits de la bible sont remplis : de ne se référer qu'à Abraham, en privilégiant la génération, mais en oubliant - tout de même ! - qu'Abraham fut trouvé juste à cause de sa foi en Dieu ! De même, ils placent les prescriptions données par Moïse dans la pratique de la religion... plus haut que le rapport à Dieu. De sorte que leur religion est totalement pervertie.
Jésus se retire donc au Jourdain où des âmes simples l'écoutent sans porter en eux cet esprit de contradiction qui pousseront certains jusqu'au déicide - et l'on voit bien en cela toute la malice, la méchanceté et la fureur de Satan...
.
Livre de Jérémie 20,10-13.
Moi, Jérémie, j’entends les calomnies de la foule : « Dénoncez-le ! Allons le dénoncer, celui-là, l’Épouvante-de-tous-côtés. » Tous mes amis guettent mes faux pas, ils disent : « Peut-être se laissera-t-il séduire… Nous réussirons, et nous prendrons sur lui notre revanche ! »
Mais le Seigneur est avec moi, tel un guerrier redoutable : mes persécuteurs trébucheront, ils ne réussiront pas. Leur défaite les couvrira de honte, d’une confusion éternelle, inoubliable.
Seigneur de l’univers, toi qui scrutes l’homme juste, toi qui vois les reins et les cœurs, fais-moi voir la revanche que tu leur infligeras, car c’est à toi que j’ai remis ma cause.
.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 10,31-42.
En ce temps-là, de nouveau, des Juifs prirent des pierres pour lapider Jésus.
Celui-ci reprit la parole : « J’ai multiplié sous vos yeux les œuvres bonnes qui viennent du Père. Pour laquelle de ces œuvres voulez-vous me lapider ? »
Ils lui répondirent : « Ce n’est pas pour une œuvre bonne que nous voulons te lapider, mais c’est pour un blasphème : tu n’es qu’un homme, et tu te fais Dieu. »
Jésus leur répliqua : « N’est-il pas écrit dans votre Loi : J’ai dit : Vous êtes des dieux ?
Elle les appelle donc des dieux, ceux à qui la parole de Dieu s’adressait, et l’Écriture ne peut pas être abolie.
Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : “Tu blasphèmes”, parce que j’ai dit : “Je suis le Fils de Dieu”.
Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire.
Mais si je les fais, même si vous ne me croyez pas, croyez les œuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père. »
Eux cherchaient de nouveau à l’arrêter, mais il échappa à leurs mains.
Il repartit de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où, au début, Jean baptisait ; et il y demeura.
Beaucoup vinrent à lui en déclarant : « Jean n’a pas accompli de signe ; mais tout ce que Jean a dit de celui-ci était vrai. »
Et là, beaucoup crurent en lui.
Textes de l’Évangile au quotidien
Je garde le même titre de sujet, puisque les lectures d'aujourd'hui poursuivent dans la même voie. Tandis que Jérémie est poursuivi par la foule qui prétend le séduire, Jésus se défend et répond à ses accusateurs : il leur rappelle d'abord les signes et les œuvres bonnes qu'il a semés partout; il leur rappelle aussi que les textes sacrés des juifs désignent comme des dieux tous ceux qui accueillent la parole venue de Dieu.
D'où il ressort en définitive, du moins selon notre prêtre, que les juifs qui ont fait crucifier Jésus ont commis une de ces erreurs dont les récits de la bible sont remplis : de ne se référer qu'à Abraham, en privilégiant la génération, mais en oubliant - tout de même ! - qu'Abraham fut trouvé juste à cause de sa foi en Dieu ! De même, ils placent les prescriptions données par Moïse dans la pratique de la religion... plus haut que le rapport à Dieu. De sorte que leur religion est totalement pervertie.
Jésus se retire donc au Jourdain où des âmes simples l'écoutent sans porter en eux cet esprit de contradiction qui pousseront certains jusqu'au déicide - et l'on voit bien en cela toute la malice, la méchanceté et la fureur de Satan...
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
- PaxetBonum
- Tribunus plebis

- Messages : 9857
- Inscription : lun. 21 juin 2010, 19:01
Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)
Vous avez de la chance d'avoir un bon curé qui montre le sens historique de ces faits.
Merci de l'avoir partagé.
Merci de l'avoir partagé.
Pax et Bonum !
"Deus meus et Omnia"
"Prêchez l'Évangile en tout temps et utilisez des mots quand cela est nécessaire"
St François d'Assise
"Deus meus et Omnia"
"Prêchez l'Évangile en tout temps et utilisez des mots quand cela est nécessaire"
St François d'Assise
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
La résurrection, le signe par excellence
Samedi de la 5e semaine de Carême
Livre d'Ézéchiel 37,21-28.
Je conclurai avec eux une alliance de paix, une alliance éternelle. Je les rétablirai, je les multiplierai, je mettrai mon sanctuaire au milieu d’eux pour toujours. Ma demeure sera chez eux, je serai leur Dieu et ils seront mon peuple.
Alors les nations sauront que Je suis le Seigneur, celui qui sanctifie Israël, lorsque mon sanctuaire sera au milieu d’eux pour toujours. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 11,45-56.
En ce temps-là, quand Lazare fut sorti du tombeau, beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui.
Mais quelques-uns allèrent trouver les pharisiens pour leur raconter ce qu’il avait fait.
Les grands prêtres et les pharisiens réunirent donc le Conseil suprême ; ils disaient : « Qu’allons-nous faire ? Cet homme accomplit un grand nombre de signes. Si nous le laissons faire, tout le monde va croire en lui, et les Romains viendront détruire notre Lieu saint et notre nation. »
Alors, l’un d’entre eux, Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là, leur dit : « Vous n’y comprenez rien ;
vous ne voyez pas quel est votre intérêt : il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple, et que l’ensemble de la nation ne périsse pas. »
Ce qu’il disait là ne venait pas de lui-même ; mais, étant grand prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation ; et ce n’était pas seulement pour la nation, c’était afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés.
À partir de ce jour-là, ils décidèrent de le tuer.
C’est pourquoi Jésus ne se déplaçait plus ouvertement parmi les Juifs ; il partit pour la région proche du désert, dans la ville d’Éphraïm où il séjourna avec ses disciples.
Or, la Pâque juive était proche, et beaucoup montèrent de la campagne à Jérusalem pour se purifier avant la Pâque.
Ils cherchaient Jésus et, dans le Temple, ils se disaient entre eux : « Qu’en pensez-vous ? Il ne viendra sûrement pas à la fête ! »
Textes de l’Évangile au quotidien
La résurrection de Lazare, n'est-elle pas, par excellence, le signe venant du ciel que les juifs réclamaient à Jésus ? Ainsi, l'alliance éternelle que Dieu veut conclure avec son peuple - mais c'est-à-dire: avec tous les hommes, de toutes les nations du monde, s'accomplira par la résurrection du Christ et la diffusion de l’Évangile parmi tous les peuples du monde.
La résurrection de Lazare fut bien ce "signe venant du ciel" que les opposants à Jésus lui réclamaient afin de le reconnaître comme messie et fils de Dieu. Mais ce qu'en déduisent les autorités religieuses de Jérusalem, c'est que leur pouvoir sur la nation est en péril. Ils projettent donc de mettre Jésus à mort. Mais comment ne réalisent-ils pas que si Jésus a le pouvoir de ressusciter les morts, c'est qu'il a lui-même tout pouvoir sur la vie et la mort ? De sorte que, s'il a pu ressusciter Lazare, c'est que la mort n'a aucun pouvoir sur lui.
C'est bien ce que nous dit l'Evangile : si Jésus va traverser la mort, c'est afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés. Et désormais, nous aussi, de notre temps, nous en sommes les témoins.
... J'écris ces lignes, moi dont la mère (Léa) approche elle aussi de la résurrection. En cette occasion, je sollicite vos prières, non pas seulement pour elle (je suis certain de son salut !), mais pour moi-même car déjà maintenant, je souffre par avance du grand bouleversement de vie que son départ va entraîner pour moi. Je manque de foi, puisse le Seigneur augmenter ma foi !
.
Livre d'Ézéchiel 37,21-28.
Je conclurai avec eux une alliance de paix, une alliance éternelle. Je les rétablirai, je les multiplierai, je mettrai mon sanctuaire au milieu d’eux pour toujours. Ma demeure sera chez eux, je serai leur Dieu et ils seront mon peuple.
Alors les nations sauront que Je suis le Seigneur, celui qui sanctifie Israël, lorsque mon sanctuaire sera au milieu d’eux pour toujours. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 11,45-56.
En ce temps-là, quand Lazare fut sorti du tombeau, beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui.
Mais quelques-uns allèrent trouver les pharisiens pour leur raconter ce qu’il avait fait.
Les grands prêtres et les pharisiens réunirent donc le Conseil suprême ; ils disaient : « Qu’allons-nous faire ? Cet homme accomplit un grand nombre de signes. Si nous le laissons faire, tout le monde va croire en lui, et les Romains viendront détruire notre Lieu saint et notre nation. »
Alors, l’un d’entre eux, Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là, leur dit : « Vous n’y comprenez rien ;
vous ne voyez pas quel est votre intérêt : il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple, et que l’ensemble de la nation ne périsse pas. »
Ce qu’il disait là ne venait pas de lui-même ; mais, étant grand prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation ; et ce n’était pas seulement pour la nation, c’était afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés.
À partir de ce jour-là, ils décidèrent de le tuer.
C’est pourquoi Jésus ne se déplaçait plus ouvertement parmi les Juifs ; il partit pour la région proche du désert, dans la ville d’Éphraïm où il séjourna avec ses disciples.
Or, la Pâque juive était proche, et beaucoup montèrent de la campagne à Jérusalem pour se purifier avant la Pâque.
Ils cherchaient Jésus et, dans le Temple, ils se disaient entre eux : « Qu’en pensez-vous ? Il ne viendra sûrement pas à la fête ! »
Textes de l’Évangile au quotidien
La résurrection de Lazare, n'est-elle pas, par excellence, le signe venant du ciel que les juifs réclamaient à Jésus ? Ainsi, l'alliance éternelle que Dieu veut conclure avec son peuple - mais c'est-à-dire: avec tous les hommes, de toutes les nations du monde, s'accomplira par la résurrection du Christ et la diffusion de l’Évangile parmi tous les peuples du monde.
La résurrection de Lazare fut bien ce "signe venant du ciel" que les opposants à Jésus lui réclamaient afin de le reconnaître comme messie et fils de Dieu. Mais ce qu'en déduisent les autorités religieuses de Jérusalem, c'est que leur pouvoir sur la nation est en péril. Ils projettent donc de mettre Jésus à mort. Mais comment ne réalisent-ils pas que si Jésus a le pouvoir de ressusciter les morts, c'est qu'il a lui-même tout pouvoir sur la vie et la mort ? De sorte que, s'il a pu ressusciter Lazare, c'est que la mort n'a aucun pouvoir sur lui.
C'est bien ce que nous dit l'Evangile : si Jésus va traverser la mort, c'est afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés. Et désormais, nous aussi, de notre temps, nous en sommes les témoins.
... J'écris ces lignes, moi dont la mère (Léa) approche elle aussi de la résurrection. En cette occasion, je sollicite vos prières, non pas seulement pour elle (je suis certain de son salut !), mais pour moi-même car déjà maintenant, je souffre par avance du grand bouleversement de vie que son départ va entraîner pour moi. Je manque de foi, puisse le Seigneur augmenter ma foi !
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
SergeA
- Senator

- Messages : 905
- Inscription : ven. 03 oct. 2014, 15:29
- Conviction : Catholique
- Localisation : Lyon région
Re: La résurrection, le signe par excellence
[déplacé dans MP.]
.........................................................................................................................................................................................
"Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée."
"Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée."
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Heureux ceux qui acceptent l'épreuve !
Lundi saint
Livre d'Isaïe 42,1-7.
Ainsi parle le Seigneur : Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu qui a toute ma faveur. J’ai fait reposer sur lui mon esprit ; aux nations, il proclamera le droit.
Il ne criera pas, il ne haussera pas le ton, il ne fera pas entendre sa voix au-dehors.
Il ne brisera pas le roseau qui fléchit, il n’éteindra pas la mèche qui faiblit, il proclamera le droit en vérité.
Il ne faiblira pas, il ne fléchira pas, jusqu’à ce qu’il établisse le droit sur la terre, et que les îles lointaines aspirent à recevoir ses lois.
Ainsi parle Dieu, le Seigneur, qui crée les cieux et les déploie, qui affermit la terre et ce qu’elle produit ; il donne le souffle au peuple qui l’habite, et l’esprit à ceux qui la parcourent :
Moi, le Seigneur, je t’ai appelé selon la justice ; je te saisis par la main, je te façonne, je fais de toi l’alliance du peuple, la lumière des nations : tu ouvriras les yeux des aveugles, tu feras sortir les captifs de leur prison, et, de leur cachot, ceux qui habitent les ténèbres.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 12,1-11.
Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, qu’il avait réveillé d’entre les morts.
On donna un repas en l’honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était parmi les convives avec Jésus.
Or, Marie avait pris une livre d’un parfum très pur et de très grande valeur ; elle versa le parfum sur les pieds de Jésus, qu’elle essuya avec ses cheveux ; la maison fut remplie de l’odeur du parfum.
Judas Iscariote, l’un de ses disciples, celui qui allait le livrer, dit alors :
« Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d’argent, que l’on aurait données à des pauvres ? »
Il parla ainsi, non par souci des pauvres, mais parce que c’était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait ce que l’on y mettait.
Jésus lui dit : « Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement !
Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. »
Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là, et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir ce Lazare qu’il avait réveillé d’entre les morts. Les grands prêtres décidèrent alors de tuer aussi Lazare, parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s’en allaient, et croyaient en Jésus.
Textes de l’Évangile au quotidien
Tous ceux qui ont assisté à la résurrection de Lazare sont désormais croyants et viennent en foules, dès lors, les grands prêtres du temple décide aussi de faire périr Lazare. Dans les textes du jour, la lumière, qui brille aussi bien dans le texte d'Isaïe que dans le geste de Marie, qui répand sur les pieds de Jésus un parfum très précieux, est mise en contraste avec les ténèbres: par le projet de meurtre conçu par les grands prêtres, ainsi que par le reproche énoncé par Judas Iscariote.
Ainsi, nous a dit le prêtre, les textes de la liturgie opposent aujourd'hui fortement la lumière et les ténèbres. Il nous a parlé de son expérience des hommes - qu'il a côtoyés tout de même durant plus de soixante années de sacerdoce ! Devant une menace potentielle, le premier réflexe est de mettre de côté tout idéal pour en revenir, d'un seul coup, à la simple logique humaine : mettre de l'argent de côté - c'est le calcul de Juda; éliminer les opposants au régime, c'est celui des chefs de Jérusalem.
Prenons garde à nous-mêmes, lorsque les circonstances nous paraissent désagréables, de ne pas tomber nous-mêmes dans les mêmes pièges ! Mieux vaut, tout au contraire, se tenir prêts aux épreuves - et dans nombre de cas de considérer ces dernières comme un bienfait venu de Dieu. Dans l'assemblée, j'ai vu une personne baisser la tête à ce moment, ce qui ne veut pas dire grand chose, mais toujours est-il que je puis confirmer ceci: ce sont les épreuves qui m'ont permis de progresser non selon le temps que nous vivons, mais dans l'espérance chrétienne.
Ainsi : "tout concoure au bien pour celui qui croit" a conclu le prêtre.
.
Livre d'Isaïe 42,1-7.
Ainsi parle le Seigneur : Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu qui a toute ma faveur. J’ai fait reposer sur lui mon esprit ; aux nations, il proclamera le droit.
Il ne criera pas, il ne haussera pas le ton, il ne fera pas entendre sa voix au-dehors.
Il ne brisera pas le roseau qui fléchit, il n’éteindra pas la mèche qui faiblit, il proclamera le droit en vérité.
Il ne faiblira pas, il ne fléchira pas, jusqu’à ce qu’il établisse le droit sur la terre, et que les îles lointaines aspirent à recevoir ses lois.
Ainsi parle Dieu, le Seigneur, qui crée les cieux et les déploie, qui affermit la terre et ce qu’elle produit ; il donne le souffle au peuple qui l’habite, et l’esprit à ceux qui la parcourent :
Moi, le Seigneur, je t’ai appelé selon la justice ; je te saisis par la main, je te façonne, je fais de toi l’alliance du peuple, la lumière des nations : tu ouvriras les yeux des aveugles, tu feras sortir les captifs de leur prison, et, de leur cachot, ceux qui habitent les ténèbres.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 12,1-11.
Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, qu’il avait réveillé d’entre les morts.
On donna un repas en l’honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était parmi les convives avec Jésus.
Or, Marie avait pris une livre d’un parfum très pur et de très grande valeur ; elle versa le parfum sur les pieds de Jésus, qu’elle essuya avec ses cheveux ; la maison fut remplie de l’odeur du parfum.
Judas Iscariote, l’un de ses disciples, celui qui allait le livrer, dit alors :
« Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d’argent, que l’on aurait données à des pauvres ? »
Il parla ainsi, non par souci des pauvres, mais parce que c’était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait ce que l’on y mettait.
Jésus lui dit : « Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement !
Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. »
Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là, et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir ce Lazare qu’il avait réveillé d’entre les morts. Les grands prêtres décidèrent alors de tuer aussi Lazare, parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s’en allaient, et croyaient en Jésus.
Textes de l’Évangile au quotidien
Tous ceux qui ont assisté à la résurrection de Lazare sont désormais croyants et viennent en foules, dès lors, les grands prêtres du temple décide aussi de faire périr Lazare. Dans les textes du jour, la lumière, qui brille aussi bien dans le texte d'Isaïe que dans le geste de Marie, qui répand sur les pieds de Jésus un parfum très précieux, est mise en contraste avec les ténèbres: par le projet de meurtre conçu par les grands prêtres, ainsi que par le reproche énoncé par Judas Iscariote.
Ainsi, nous a dit le prêtre, les textes de la liturgie opposent aujourd'hui fortement la lumière et les ténèbres. Il nous a parlé de son expérience des hommes - qu'il a côtoyés tout de même durant plus de soixante années de sacerdoce ! Devant une menace potentielle, le premier réflexe est de mettre de côté tout idéal pour en revenir, d'un seul coup, à la simple logique humaine : mettre de l'argent de côté - c'est le calcul de Juda; éliminer les opposants au régime, c'est celui des chefs de Jérusalem.
Prenons garde à nous-mêmes, lorsque les circonstances nous paraissent désagréables, de ne pas tomber nous-mêmes dans les mêmes pièges ! Mieux vaut, tout au contraire, se tenir prêts aux épreuves - et dans nombre de cas de considérer ces dernières comme un bienfait venu de Dieu. Dans l'assemblée, j'ai vu une personne baisser la tête à ce moment, ce qui ne veut pas dire grand chose, mais toujours est-il que je puis confirmer ceci: ce sont les épreuves qui m'ont permis de progresser non selon le temps que nous vivons, mais dans l'espérance chrétienne.
Ainsi : "tout concoure au bien pour celui qui croit" a conclu le prêtre.
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
La dernière cène et la trahison de Judas
Mardi saint
Livre d'Isaïe 49,1-6.
Écoutez-moi, îles lointaines ! Peuples éloignés, soyez attentifs ! J’étais encore dans le sein maternel quand le Seigneur m’a appelé ; j’étais encore dans les entrailles de ma mère quand il a prononcé mon nom.
Il a fait de ma bouche une épée tranchante, il m’a protégé par l’ombre de sa main ; il a fait de moi une flèche acérée, il m’a caché dans son carquois.
Il m’a dit : « Tu es mon serviteur, Israël, en toi je manifesterai ma splendeur. »
Et moi, je disais : « Je me suis fatigué pour rien, c’est pour le néant, c’est en pure perte que j’ai usé mes forces. » Et pourtant, mon droit subsistait auprès du Seigneur, ma récompense, auprès de mon Dieu.
Maintenant le Seigneur parle, lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère pour que je sois son serviteur, que je lui ramène Jacob, que je lui rassemble Israël. Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur, c’est mon Dieu qui est ma force.
Et il dit : « C’est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob, ramener les rescapés d’Israël : je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 13,21-33.36-38.
En ce temps-là, au cours du repas que Jésus prenait avec ses disciples, il fut bouleversé en son esprit, et il rendit ce témoignage : « Amen, amen, je vous le dis : l’un de vous me livrera. »
Les disciples se regardaient les uns les autres avec embarras, ne sachant pas de qui Jésus parlait.
Il y avait à table, appuyé contre Jésus, l’un de ses disciples, celui que Jésus aimait.
Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus de qui il veut parler.
Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus et lui dit : « Seigneur, qui est-ce ? »
Jésus lui répond : « C’est celui à qui je donnerai la bouchée que je vais tremper dans le plat. » Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, fils de Simon l’Iscariote.
Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui. Jésus lui dit alors : « Ce que tu fais, fais-le vite. »
Mais aucun des convives ne comprit pourquoi il lui avait dit cela.
Comme Judas tenait la bourse commune, certains pensèrent que Jésus voulait lui dire d’acheter ce qu’il fallait pour la fête, ou de donner quelque chose aux pauvres.
Judas prit donc la bouchée, et sortit aussitôt. Or il faisait nuit.
Quand il fut sorti, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui.
Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera ; et il le glorifiera bientôt.
Petits enfants, c’est pour peu de temps encore que je suis avec vous. Vous me chercherez, et, comme je l’ai dit aux Juifs : “Là où je vais, vous ne pouvez pas aller”, je vous le dis maintenant à vous aussi.
Simon-Pierre lui dit : « Seigneur, où vas-tu ? » Jésus lui répondit : « Là où je vais, tu ne peux pas me suivre maintenant ; tu me suivras plus tard. »
Pierre lui dit : « Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre à présent ? Je donnerai ma vie pour toi ! »
Jésus réplique : « Tu donneras ta vie pour moi ? Amen, amen, je te le dis : le coq ne chantera pas avant que tu m’aies renié trois fois.
Textes de l’Évangile au quotidien
Elle est extraordinaire, la destinée des prophètes ! Comment, s'il n'avait pas été inspiré de Dieu même, Isaïe aurait-il pu annoncer - tandis qu'il prophétisait du temps de l'exil à Babylone, en moins cinq cents avant Jésus-Christ, que le messie deviendrait la "lumière des nations" ? C'est inimaginable, inconcevable et cependant, c'est bien ce qui est écrit :
- « C’est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob, ramener les rescapés d’Israël : je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »
Mais les juifs ayant persécuté Isaïe comme ils persécuteront aussi Jésus et ses disciples, en passeront par la mise à mort de Jésus - dans le but de préserver leur pourvoir sur le peuple. Or, s'ils avaient eu la clairvoyance d'Isaïe sur les siècles à venir, ils eussent (peut-être !) agi autrement.
La trahison de Judas, quant à elle, n'est qu'une minuscule péripétie de l'histoire, et du dessein de Dieu. Notre prêtre nous a rapporté que, lorsqu'il écrivit, pour le Pape Benoît XVI, les méditations du chemin de croix au Colisée, Dom André Louf, pour la seconde méditation, cite cette locution de Jésus à sainte Catherine de Sienne : "Ce que j'ai fait de Judas, je ne te le dirai pas, afin que personne n'abuse de ma miséricorde" J'ai retrouvé cette méditation :
http://fidelite.be/livre-Chemin-de-croi ... e-194.html
Il est donc un peu facile de faire porter sur la seule tête de Judas, le manque de foi, la lâcheté et les calculs mauvais d'une multitude.
Pour conclure, notre prêtre nous a conseillé d'avoir l'humilité de reconnaître que, nous aussi, parfois plusieurs fois dans une même journée, nous trahissons notre sauveur parce que nous nous imaginons être capables de grandes et belles choses par nous-mêmes...
Très forte prédication ce matin !
.
Livre d'Isaïe 49,1-6.
Écoutez-moi, îles lointaines ! Peuples éloignés, soyez attentifs ! J’étais encore dans le sein maternel quand le Seigneur m’a appelé ; j’étais encore dans les entrailles de ma mère quand il a prononcé mon nom.
Il a fait de ma bouche une épée tranchante, il m’a protégé par l’ombre de sa main ; il a fait de moi une flèche acérée, il m’a caché dans son carquois.
Il m’a dit : « Tu es mon serviteur, Israël, en toi je manifesterai ma splendeur. »
Et moi, je disais : « Je me suis fatigué pour rien, c’est pour le néant, c’est en pure perte que j’ai usé mes forces. » Et pourtant, mon droit subsistait auprès du Seigneur, ma récompense, auprès de mon Dieu.
Maintenant le Seigneur parle, lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère pour que je sois son serviteur, que je lui ramène Jacob, que je lui rassemble Israël. Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur, c’est mon Dieu qui est ma force.
Et il dit : « C’est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob, ramener les rescapés d’Israël : je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 13,21-33.36-38.
En ce temps-là, au cours du repas que Jésus prenait avec ses disciples, il fut bouleversé en son esprit, et il rendit ce témoignage : « Amen, amen, je vous le dis : l’un de vous me livrera. »
Les disciples se regardaient les uns les autres avec embarras, ne sachant pas de qui Jésus parlait.
Il y avait à table, appuyé contre Jésus, l’un de ses disciples, celui que Jésus aimait.
Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus de qui il veut parler.
Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus et lui dit : « Seigneur, qui est-ce ? »
Jésus lui répond : « C’est celui à qui je donnerai la bouchée que je vais tremper dans le plat. » Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, fils de Simon l’Iscariote.
Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui. Jésus lui dit alors : « Ce que tu fais, fais-le vite. »
Mais aucun des convives ne comprit pourquoi il lui avait dit cela.
Comme Judas tenait la bourse commune, certains pensèrent que Jésus voulait lui dire d’acheter ce qu’il fallait pour la fête, ou de donner quelque chose aux pauvres.
Judas prit donc la bouchée, et sortit aussitôt. Or il faisait nuit.
Quand il fut sorti, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui.
Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera ; et il le glorifiera bientôt.
Petits enfants, c’est pour peu de temps encore que je suis avec vous. Vous me chercherez, et, comme je l’ai dit aux Juifs : “Là où je vais, vous ne pouvez pas aller”, je vous le dis maintenant à vous aussi.
Simon-Pierre lui dit : « Seigneur, où vas-tu ? » Jésus lui répondit : « Là où je vais, tu ne peux pas me suivre maintenant ; tu me suivras plus tard. »
Pierre lui dit : « Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre à présent ? Je donnerai ma vie pour toi ! »
Jésus réplique : « Tu donneras ta vie pour moi ? Amen, amen, je te le dis : le coq ne chantera pas avant que tu m’aies renié trois fois.
Textes de l’Évangile au quotidien
Elle est extraordinaire, la destinée des prophètes ! Comment, s'il n'avait pas été inspiré de Dieu même, Isaïe aurait-il pu annoncer - tandis qu'il prophétisait du temps de l'exil à Babylone, en moins cinq cents avant Jésus-Christ, que le messie deviendrait la "lumière des nations" ? C'est inimaginable, inconcevable et cependant, c'est bien ce qui est écrit :
- « C’est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob, ramener les rescapés d’Israël : je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »
Mais les juifs ayant persécuté Isaïe comme ils persécuteront aussi Jésus et ses disciples, en passeront par la mise à mort de Jésus - dans le but de préserver leur pourvoir sur le peuple. Or, s'ils avaient eu la clairvoyance d'Isaïe sur les siècles à venir, ils eussent (peut-être !) agi autrement.
La trahison de Judas, quant à elle, n'est qu'une minuscule péripétie de l'histoire, et du dessein de Dieu. Notre prêtre nous a rapporté que, lorsqu'il écrivit, pour le Pape Benoît XVI, les méditations du chemin de croix au Colisée, Dom André Louf, pour la seconde méditation, cite cette locution de Jésus à sainte Catherine de Sienne : "Ce que j'ai fait de Judas, je ne te le dirai pas, afin que personne n'abuse de ma miséricorde" J'ai retrouvé cette méditation :
http://fidelite.be/livre-Chemin-de-croi ... e-194.html
Il est donc un peu facile de faire porter sur la seule tête de Judas, le manque de foi, la lâcheté et les calculs mauvais d'une multitude.
Pour conclure, notre prêtre nous a conseillé d'avoir l'humilité de reconnaître que, nous aussi, parfois plusieurs fois dans une même journée, nous trahissons notre sauveur parce que nous nous imaginons être capables de grandes et belles choses par nous-mêmes...
Très forte prédication ce matin !
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Jésus, maître de lui-même au dernier repas
Livre d'Isaïe 50,4-9a.
Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples, pour que je puisse, d’une parole, soutenir celui qui est épuisé. Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute.
Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé.
J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.
Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ; c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu.
Il est proche, Celui qui me justifie. Quelqu’un veut-il plaider contre moi ? Comparaissons ensemble ! Quelqu’un veut-il m’attaquer en justice ? Qu’il s’avance vers moi !
Voilà le Seigneur mon Dieu, il prend ma défense ; qui donc me condamnera ?
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 26,14-25.
En ce temps-là, l’un des Douze, nommé Judas Iscariote, se rendit chez les grands prêtres
et leur dit : « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? » Ils lui remirent trente pièces d’argent.
Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer.
Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus : « Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs pour manger la Pâque ? »
Il leur dit : « Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui : “Le Maître te fait dire : Mon temps est proche ; c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples.” »
Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque.
Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze.
Pendant le repas, il déclara : « Amen, je vous le dis : l’un de vous va me livrer. »
Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, chacun son tour : « Serait-ce moi, Seigneur ? »
Prenant la parole, il dit : « Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi, celui-là va me livrer.
Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! »
Judas, celui qui le livrait, prit la parole : « Rabbi, serait-ce moi ? » Jésus lui répond : « C’est toi-même qui l’as dit ! »
Textes de l’Évangile au quotidien
Certains jours, il m'arrive de replonger dans les textes de la liturgie, car c'est comme un besoin en moi de faire "rejaillir" dans mon cœur la joie reçue lors de la messe du matin. Une joie qui serait inexplicable s'il n'y avait l'esprit saint pour me garder "à l'écoute" et me préserver de tomber en tentation.
Et je constate que cela "fonctionne", puisque les premiers mots d'Isaïe s'adressent aussi bien à moi qu'à vous: "Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute." J'écoute, je lis, je scrute, une joie dormante se réveille en moi et m'incite au partage.
Les versets de la prophétie, qui suivent, montrent bien Jésus durant sa passion :
"Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé.
J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats. Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ; c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu."
Quant à l’Évangile, il manifeste combien Jésus reste maître des évènements, comme Isaïe le décrit.
Ainsi, c'est bien Jésus qui qui choisit le lieu où se déroulera la dernière cène. (Il est évident que tout autre que Jésus eût, par simple prudence, choisi de s'écarter de Jérusalem) - tandis que lui sait très bien ce qu'il veut. Il avait déjà choisi le lieu et il confirme son choix. Au cours du repas, comme il annonce la trahison de Judas, il continue de s'adresser aux disciples comme l'homme qui possède un savoir complet de tout ce qui le concerne, et que la proximité du danger, de la trahison, de l'agonie, de la souffrance et de la mort, ne peut aucunement distraire.
Cela m'interpelle : dans quel mesure suis-je capable de garder ma volonté intacte et de ne pas en dévier ? En cette minute-même, aujourd'hui, une petite bande de jeunes drogués se rassemblent à proximité de la boutique, pour y attendre leur revendeur... Eh bien, cette fois, je ne broncherai pas. Je terminerai cette journée comme je l'ai désiré : sous le regard de Dieu et dans la paix du cœur.
Ma conclusion, toute personnelle, cette fois, c'est que l'attitude de Jésus ne tient pas de la maîtrise de soi, qui peut s'acquérir de diverses façons, mais qui est issue d'une volonté droite, d'une âme confiante même dans l'épreuve et qui ne se dérobe pas.
Cette méditation est toute personnelle. Étant donné le manque de prêtres en ville, il est bien possible que demain matin, je trouve close la porte de la chapelle...
.
Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples, pour que je puisse, d’une parole, soutenir celui qui est épuisé. Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute.
Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé.
J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.
Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ; c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu.
Il est proche, Celui qui me justifie. Quelqu’un veut-il plaider contre moi ? Comparaissons ensemble ! Quelqu’un veut-il m’attaquer en justice ? Qu’il s’avance vers moi !
Voilà le Seigneur mon Dieu, il prend ma défense ; qui donc me condamnera ?
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 26,14-25.
En ce temps-là, l’un des Douze, nommé Judas Iscariote, se rendit chez les grands prêtres
et leur dit : « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? » Ils lui remirent trente pièces d’argent.
Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer.
Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus : « Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs pour manger la Pâque ? »
Il leur dit : « Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui : “Le Maître te fait dire : Mon temps est proche ; c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples.” »
Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque.
Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze.
Pendant le repas, il déclara : « Amen, je vous le dis : l’un de vous va me livrer. »
Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, chacun son tour : « Serait-ce moi, Seigneur ? »
Prenant la parole, il dit : « Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi, celui-là va me livrer.
Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! »
Judas, celui qui le livrait, prit la parole : « Rabbi, serait-ce moi ? » Jésus lui répond : « C’est toi-même qui l’as dit ! »
Textes de l’Évangile au quotidien
Certains jours, il m'arrive de replonger dans les textes de la liturgie, car c'est comme un besoin en moi de faire "rejaillir" dans mon cœur la joie reçue lors de la messe du matin. Une joie qui serait inexplicable s'il n'y avait l'esprit saint pour me garder "à l'écoute" et me préserver de tomber en tentation.
Et je constate que cela "fonctionne", puisque les premiers mots d'Isaïe s'adressent aussi bien à moi qu'à vous: "Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute." J'écoute, je lis, je scrute, une joie dormante se réveille en moi et m'incite au partage.
Les versets de la prophétie, qui suivent, montrent bien Jésus durant sa passion :
"Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé.
J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats. Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ; c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu."
Quant à l’Évangile, il manifeste combien Jésus reste maître des évènements, comme Isaïe le décrit.
Ainsi, c'est bien Jésus qui qui choisit le lieu où se déroulera la dernière cène. (Il est évident que tout autre que Jésus eût, par simple prudence, choisi de s'écarter de Jérusalem) - tandis que lui sait très bien ce qu'il veut. Il avait déjà choisi le lieu et il confirme son choix. Au cours du repas, comme il annonce la trahison de Judas, il continue de s'adresser aux disciples comme l'homme qui possède un savoir complet de tout ce qui le concerne, et que la proximité du danger, de la trahison, de l'agonie, de la souffrance et de la mort, ne peut aucunement distraire.
Cela m'interpelle : dans quel mesure suis-je capable de garder ma volonté intacte et de ne pas en dévier ? En cette minute-même, aujourd'hui, une petite bande de jeunes drogués se rassemblent à proximité de la boutique, pour y attendre leur revendeur... Eh bien, cette fois, je ne broncherai pas. Je terminerai cette journée comme je l'ai désiré : sous le regard de Dieu et dans la paix du cœur.
Ma conclusion, toute personnelle, cette fois, c'est que l'attitude de Jésus ne tient pas de la maîtrise de soi, qui peut s'acquérir de diverses façons, mais qui est issue d'une volonté droite, d'une âme confiante même dans l'épreuve et qui ne se dérobe pas.
Cette méditation est toute personnelle. Étant donné le manque de prêtres en ville, il est bien possible que demain matin, je trouve close la porte de la chapelle...
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Célébration de la Passion du Seigneur
Vendredi saint : Célébration de la Passion du Seigneur
Livre d'Isaïe 52,13-15.53,1-12.
Mon serviteur réussira, dit le Seigneur ; il montera, il s’élèvera, il sera exalté !
La multitude avait été consternée en le voyant, car il était si défiguré qu’il ne ressemblait plus à un homme ; il n’avait plus l’apparence d’un fils d’homme.
Il étonnera de même une multitude de nations ; devant lui les rois resteront bouche bée, car ils verront ce que, jamais, on ne leur avait dit, ils découvriront ce dont ils n’avaient jamais entendu parler.
Qui aurait cru ce que nous avons entendu ? Le bras puissant du Seigneur, à qui s’est-il révélé ?
Devant lui, le serviteur a poussé comme une plante chétive, une racine dans une terre aride ; il était sans apparence ni beauté qui attire nos regards, son aspect n’avait rien pour nous plaire.
Méprisé, abandonné des hommes, homme de douleurs, familier de la souffrance, il était pareil à celui devant qui on se voile la face ; et nous l’avons méprisé, compté pour rien.
En fait, c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions qu’il était frappé, meurtri par Dieu, humilié.
Or, c’est à cause de nos révoltes qu’il a été transpercé, à cause de nos fautes qu’il a été broyé. Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui : par ses blessures, nous sommes guéris.
Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait son propre chemin. Mais le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous.
Maltraité, il s’humilie, il n’ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l’abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n’ouvre pas la bouche.
Arrêté, puis jugé, il a été supprimé. Qui donc s’est inquiété de son sort ? Il a été retranché de la terre des vivants, frappé à mort pour les révoltes de son peuple.
On a placé sa tombe avec les méchants, son tombeau avec les riches ; et pourtant il n’avait pas commis de violence, on ne trouvait pas de tromperie dans sa bouche.
Broyé par la souffrance, il a plu au Seigneur. S’il remet sa vie en sacrifice de réparation, il verra une descendance, il prolongera ses jours : par lui, ce qui plaît au Seigneur réussira.
Par suite de ses tourments, il verra la lumière, la connaissance le comblera. Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs fautes.
C’est pourquoi, parmi les grands, je lui donnerai sa part, avec les puissants il partagera le butin, car il s’est dépouillé lui-même jusqu’à la mort, et il a été compté avec les pécheurs, alors qu’il portait le péché des multitudes et qu’il intercédait pour les pécheurs.
Psaume 31(30),2ab.6.12.13-14ad.15-16.17.25.
En toi, Seigneur, j'ai mon refuge ;
garde-moi d'être humilié pour toujours.
En tes mains je remets mon esprit ;
tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité.
Je suis la risée de mes adversaires
et même de mes voisins,
je fais peur à mes amis
s'ils me voient dans la rue, ils me fuient.
On m'ignore comme un mort oublié,
comme une chose qu'on jette.
J'entends les calomnies de la foule :
ils s'accordent pour m'ôter la vie.
Moi, je suis sûr de toi, Seigneur,
je dis : « Tu es mon Dieu ! »
Mes jours sont dans ta main : délivre-moi
des mains hostiles qui s'acharnent.
Sur ton serviteur, que s'illumine ta face ;
sauve-moi par ton amour.
Soyez forts, prenez courage,
vous tous qui espérez le Seigneur !
Lettre aux Hébreux 4,14-16.5,7-9.
Frères, en Jésus, le Fils de Dieu, nous avons le grand prêtre par excellence, celui qui a traversé les cieux ; tenons donc ferme l’affirmation de notre foi.
En effet, nous n’avons pas un grand prêtre incapable de compatir à nos faiblesses, mais un grand prêtre éprouvé en toutes choses, à notre ressemblance, excepté le péché.
Avançons-nous donc avec assurance vers le Trône de la grâce, pour obtenir miséricorde et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours.
Pendant les jours de sa vie dans la chair, il offrit, avec un grand cri et dans les larmes, des prières et des supplications à Dieu qui pouvait le sauver de la mort, et il fut exaucé en raison de son grand respect.
Bien qu’il soit le Fils, il apprit par ses souffrances l’obéissance
et, conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel,
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 18,1-40.19,1-42.
En ce temps-là, Jésus sortit avec ses disciples et traversa le torrent du Cédron ; il y avait là un jardin, dans lequel il entra avec ses disciples.
Judas, qui le livrait, connaissait l’endroit, lui aussi, car Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis.
Judas, avec un détachement de soldats ainsi que des gardes envoyés par les grands prêtres et les pharisiens, arrive à cet endroit. Ils avaient des lanternes, des torches et des armes.
Alors Jésus, sachant tout ce qui allait lui arriver, s’avança et leur dit : « Qui cherchez-vous ? »
Ils lui répondirent : « Jésus le Nazaréen. » Il leur dit : « C’est moi, je le suis. » Judas, qui le livrait, se tenait avec eux.
Quand Jésus leur répondit : « C’est moi, je le suis », ils reculèrent, et ils tombèrent à terre.
Il leur demanda de nouveau : « Qui cherchez-vous ? » Ils dirent : « Jésus le Nazaréen. »
Jésus répondit : « Je vous l’ai dit : c’est moi, je le suis. Si c’est bien moi que vous cherchez, ceux-là, laissez-les partir. »
Ainsi s’accomplissait la parole qu’il avait dite : « Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés ».
Or Simon-Pierre avait une épée ; il la tira, frappa le serviteur du grand prêtre et lui coupa l’oreille droite. Le nom de ce serviteur était Malcus.
Jésus dit à Pierre : « Remets ton épée au fourreau. La coupe que m’a donnée le Père, vais-je refuser de la boire ? »
Alors la troupe, le commandant et les gardes juifs se saisirent de Jésus et le ligotèrent.
Ils l’emmenèrent d’abord chez Hanne, beau-père de Caïphe qui était grand prêtre cette année-là.
Caïphe était celui qui avait donné aux Juifs ce conseil : « Il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple. »
Or Simon-Pierre, ainsi qu’un autre disciple, suivait Jésus. Comme ce disciple était connu du grand prêtre, il entra avec Jésus dans le palais du grand prêtre.
Pierre se tenait près de la porte, dehors. Alors l’autre disciple – celui qui était connu du grand prêtre – sortit, dit un mot à la servante qui gardait la porte, et fit entrer Pierre.
Cette jeune servante dit alors à Pierre : « N’es-tu pas, toi aussi, l’un des disciples de cet homme ? » Il répondit : « Non, je ne le suis pas ! »
Les serviteurs et les gardes se tenaient là ; comme il faisait froid, ils avaient fait un feu de braise pour se réchauffer. Pierre était avec eux, en train de se chauffer.
Le grand prêtre interrogea Jésus sur ses disciples et sur son enseignement.
Jésus lui répondit : « Moi, j’ai parlé au monde ouvertement. J’ai toujours enseigné à la synagogue et dans le Temple, là où tous les Juifs se réunissent, et je n’ai jamais parlé en cachette.
Pourquoi m’interroges-tu ? Ce que je leur ai dit, demande-le à ceux qui m’ont entendu. Eux savent ce que j’ai dit. »
À ces mots, un des gardes, qui était à côté de Jésus, lui donna une gifle en disant : « C’est ainsi que tu réponds au grand prêtre ! »
Jésus lui répliqua : « Si j’ai mal parlé, montre ce que j’ai dit de mal ? Mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? »
Hanne l’envoya, toujours ligoté, au grand prêtre Caïphe.
Simon-Pierre était donc en train de se chauffer. On lui dit : « N’es-tu pas, toi aussi, l’un de ses disciples ? » Pierre le nia et dit : « Non, je ne le suis pas ! »
Un des serviteurs du grand prêtre, parent de celui à qui Pierre avait coupé l’oreille, insista : « Est-ce que moi, je ne t’ai pas vu dans le jardin avec lui ? »
Encore une fois, Pierre le nia. Et aussitôt un coq chanta.
Alors on emmène Jésus de chez Caïphe au Prétoire. C’était le matin. Ceux qui l’avaient amené n’entrèrent pas dans le Prétoire, pour éviter une souillure et pouvoir manger l’agneau pascal.
Pilate sortit donc à leur rencontre et demanda : « Quelle accusation portez-vous contre cet homme ? »
Ils lui répondirent : « S’il n’était pas un malfaiteur, nous ne t’aurions pas livré cet homme. »
Pilate leur dit : « Prenez-le vous-mêmes et jugez-le suivant votre loi. » Les Juifs lui dirent : « Nous n’avons pas le droit de mettre quelqu’un à mort. »
Ainsi s’accomplissait la parole que Jésus avait dite pour signifier de quel genre de mort il allait mourir.
Alors Pilate rentra dans le Prétoire ; il appela Jésus et lui dit : « Es-tu le roi des Juifs ? »
Jésus lui demanda : « Dis-tu cela de toi-même, ou bien d’autres te l’ont dit à mon sujet ? »
Pilate répondit : « Est-ce que je suis juif, moi ? Ta nation et les grands prêtres t’ont livré à moi : qu’as-tu donc fait ? »
Jésus déclara : « Ma royauté n’est pas de ce monde ; si ma royauté était de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. En fait, ma royauté n’est pas d’ici. »
Pilate lui dit : « Alors, tu es roi ? » Jésus répondit : « C’est toi-même qui dis que je suis roi. Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité écoute ma voix. »
Pilate lui dit : « Qu’est-ce que la vérité ? » Ayant dit cela, il sortit de nouveau à la rencontre des Juifs, et il leur déclara : « Moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation.
Mais, chez vous, c’est la coutume que je vous relâche quelqu’un pour la Pâque : voulez-vous donc que je vous relâche le roi des Juifs ? »
Alors ils répliquèrent en criant : « Pas lui ! Mais Barabbas ! » Or ce Barabbas était un bandit.
Alors Pilate fit saisir Jésus pour qu’il soit flagellé.
Les soldats tressèrent avec des épines une couronne qu’ils lui posèrent sur la tête ; puis ils le revêtirent d’un manteau pourpre.
Ils s’avançaient vers lui et ils disaient : « Salut à toi, roi des Juifs ! » Et ils le giflaient.
Pilate, de nouveau, sortit dehors et leur dit : « Voyez, je vous l’amène dehors pour que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. »
Jésus donc sortit dehors, portant la couronne d’épines et le manteau pourpre. Et Pilate leur déclara : « Voici l’homme. »
Quand ils le virent, les grands prêtres et les gardes se mirent à crier : « Crucifie-le ! Crucifie-le ! » Pilate leur dit : « Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le ; moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. »
Ils lui répondirent : « Nous avons une Loi, et suivant la Loi il doit mourir, parce qu’il s’est fait Fils de Dieu. »
Quand Pilate entendit ces paroles, il redoubla de crainte.
Il rentra dans le Prétoire, et dit à Jésus : « D’où es-tu ? » Jésus ne lui fit aucune réponse.
Pilate lui dit alors : « Tu refuses de me parler, à moi ? Ne sais-tu pas que j’ai pouvoir de te relâcher, et pouvoir de te crucifier ? »
Jésus répondit : « Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi si tu ne l’avais reçu d’en haut ; c’est pourquoi celui qui m’a livré à toi porte un péché plus grand. »
Dès lors, Pilate cherchait à le relâcher ; mais des Juifs se mirent à crier : « Si tu le relâches, tu n’es pas un ami de l’empereur. Quiconque se fait roi s’oppose à l’empereur. »
En entendant ces paroles, Pilate amena Jésus au-dehors ; il le fit asseoir sur une estrade au lieu dit le Dallage – en hébreu : Gabbatha.
C’était le jour de la Préparation de la Pâque, vers la sixième heure, environ midi. Pilate dit aux Juifs : « Voici votre roi. »
Alors ils crièrent : « À mort ! À mort ! Crucifie-le ! » Pilate leur dit : « Vais-je crucifier votre roi ? » Les grands prêtres répondirent : « Nous n’avons pas d’autre roi que l’empereur. »
Alors, il leur livra Jésus pour qu’il soit crucifié. Ils se saisirent de Jésus.
Et lui-même, portant sa croix, sortit en direction du lieu dit Le Crâne (ou Calvaire), qui se dit en hébreu Golgotha.
C’est là qu’ils le crucifièrent, et deux autres avec lui, un de chaque côté, et Jésus au milieu.
Pilate avait rédigé un écriteau qu’il fit placer sur la croix ; il était écrit : « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs. »
Beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, parce que l’endroit où l’on avait crucifié Jésus était proche de la ville, et que c’était écrit en hébreu, en latin et en grec.
Alors les grands prêtres des Juifs dirent à Pilate : « N’écris pas : “Roi des Juifs” ; mais : “Cet homme a dit : Je suis le roi des Juifs”. »
Pilate répondit : « Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit. »
Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses habits ; ils en firent quatre parts, une pour chaque soldat. Ils prirent aussi la tunique ; c’était une tunique sans couture, tissée tout d’une pièce de haut en bas.
Alors ils se dirent entre eux : « Ne la déchirons pas, désignons par le sort celui qui l’aura. » Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture : Ils se sont partagé mes habits ; ils ont tiré au sort mon vêtement. C’est bien ce que firent les soldats.
Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine.
Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. »
Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.
Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit : « J’ai soif. »
Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche.
Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit.
Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque. Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes.
Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus.
Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes,
mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau.
Celui qui a vu rend témoignage, et son témoignage est véridique ; et celui-là sait qu’il dit vrai afin que vous aussi, vous croyiez.
Cela, en effet, arriva pour que s’accomplisse l’Écriture : Aucun de ses os ne sera brisé.
Un autre passage de l’Écriture dit encore : Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé.
Après cela, Joseph d’Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Joseph vint donc enlever le corps de Jésus.
Nicodème – celui qui, au début, était venu trouver Jésus pendant la nuit – vint lui aussi ; il apportait un mélange de myrrhe et d’aloès pesant environ cent livres.
Ils prirent donc le corps de Jésus, qu’ils lièrent de linges, en employant les aromates selon la coutume juive d’ensevelir les morts.
À l’endroit où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin et, dans ce jardin, un tombeau neuf dans lequel on n’avait encore déposé personne.
À cause de la Préparation de la Pâque juive, et comme ce tombeau était proche, c’est là qu’ils déposèrent Jésus.
Textes de l’Évangile au quotidien
Il m'est tout aussi difficile qu'hier de méditer les lectures du jour. Il me semble qu'elles se prêtent plus à la contemplation qu'à la pure médiation. Dans l'après-midi de la journée d'hier, je me sentais malade et j'étais si abattu que j'ai voulu demeurer un peu auprès de ma mère. Mais elle était endormie. J'espérais aussi rencontrer mon ami Jean-Paul, le converti qui l'an dernier, après l'agression dont j'avais fait l'objet, est venu m'apporter une hostie pour que je puisse au moins communier. Mais cette année, je ne l'ai pas retrouvé. Le bruit court qu'il vient d'être opéré de nouveau de son cancer. Je lui ai donné mon numéro personnel, mais lui ne m'a jamais donné le sien. Je n'ai pas pu le joindre.
Je me suis mis à prier en disant au Seigneur que j'ai la volonté de tout accepter, de chasser de moi toute crainte de l'avenir, de garder la foi et d'aller jusqu'au bout de mon propre chemin, quel qu'il soit. Me sentant fort abattu, j'ai annulé ma participation au repas de fête que m'offrent d'habitude les propriétaires de ma boutique. On y aurait bien bu (apéritif, vin, digestif...) J'espère qu'ils ne m'en voudront pas. Un grand restaurant le jour de Pâques, tandis que de plus en plus de pauvres gens se nourriront de peu, cela ne convient plus. Je n'aurais pas songé à cela il y a deux ans, mais à présent, c'est tellement évident !
J'ai rangé dans la maison tout en priant la Miséricorde divine. A un moment, il m'est apparu que, si la fêtes de Pâques m'est difficile à vivre, c'est bien parce qu'autrefois, avant ma conversion, j'ai vécu des mêmes idées, du même système de pensées et de jugements qui sont communs à tous les incroyants ou les incrédules. Moi aussi, j'ai raisonné comme Pilate, ou comme les juifs qui ont fait condamner Jésus par peur de perdre "la bonne place", avec tout ce qu'elle peut rapporter.
Ce cœur de pierre que j'avais, Jésus l'a pourtant brisé d'un seul regard, au cours de la vision que j'ai eue: du haut de la croix, il m'avait regardé et prononcé les mots - pour que je les dise avec Lui : "Mon Père, entre tes mains, je remets mon esprit". Et mon esprit fut envahi de Sa joie - ce renversement soudain se poursuit toujours, c'est tous les jours qu'il faut le renouveler.
Je termine cette "écriture" ici - vivement dimanche !
.
Livre d'Isaïe 52,13-15.53,1-12.
Mon serviteur réussira, dit le Seigneur ; il montera, il s’élèvera, il sera exalté !
La multitude avait été consternée en le voyant, car il était si défiguré qu’il ne ressemblait plus à un homme ; il n’avait plus l’apparence d’un fils d’homme.
Il étonnera de même une multitude de nations ; devant lui les rois resteront bouche bée, car ils verront ce que, jamais, on ne leur avait dit, ils découvriront ce dont ils n’avaient jamais entendu parler.
Qui aurait cru ce que nous avons entendu ? Le bras puissant du Seigneur, à qui s’est-il révélé ?
Devant lui, le serviteur a poussé comme une plante chétive, une racine dans une terre aride ; il était sans apparence ni beauté qui attire nos regards, son aspect n’avait rien pour nous plaire.
Méprisé, abandonné des hommes, homme de douleurs, familier de la souffrance, il était pareil à celui devant qui on se voile la face ; et nous l’avons méprisé, compté pour rien.
En fait, c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions qu’il était frappé, meurtri par Dieu, humilié.
Or, c’est à cause de nos révoltes qu’il a été transpercé, à cause de nos fautes qu’il a été broyé. Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui : par ses blessures, nous sommes guéris.
Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait son propre chemin. Mais le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous.
Maltraité, il s’humilie, il n’ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l’abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n’ouvre pas la bouche.
Arrêté, puis jugé, il a été supprimé. Qui donc s’est inquiété de son sort ? Il a été retranché de la terre des vivants, frappé à mort pour les révoltes de son peuple.
On a placé sa tombe avec les méchants, son tombeau avec les riches ; et pourtant il n’avait pas commis de violence, on ne trouvait pas de tromperie dans sa bouche.
Broyé par la souffrance, il a plu au Seigneur. S’il remet sa vie en sacrifice de réparation, il verra une descendance, il prolongera ses jours : par lui, ce qui plaît au Seigneur réussira.
Par suite de ses tourments, il verra la lumière, la connaissance le comblera. Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs fautes.
C’est pourquoi, parmi les grands, je lui donnerai sa part, avec les puissants il partagera le butin, car il s’est dépouillé lui-même jusqu’à la mort, et il a été compté avec les pécheurs, alors qu’il portait le péché des multitudes et qu’il intercédait pour les pécheurs.
Psaume 31(30),2ab.6.12.13-14ad.15-16.17.25.
En toi, Seigneur, j'ai mon refuge ;
garde-moi d'être humilié pour toujours.
En tes mains je remets mon esprit ;
tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité.
Je suis la risée de mes adversaires
et même de mes voisins,
je fais peur à mes amis
s'ils me voient dans la rue, ils me fuient.
On m'ignore comme un mort oublié,
comme une chose qu'on jette.
J'entends les calomnies de la foule :
ils s'accordent pour m'ôter la vie.
Moi, je suis sûr de toi, Seigneur,
je dis : « Tu es mon Dieu ! »
Mes jours sont dans ta main : délivre-moi
des mains hostiles qui s'acharnent.
Sur ton serviteur, que s'illumine ta face ;
sauve-moi par ton amour.
Soyez forts, prenez courage,
vous tous qui espérez le Seigneur !
Lettre aux Hébreux 4,14-16.5,7-9.
Frères, en Jésus, le Fils de Dieu, nous avons le grand prêtre par excellence, celui qui a traversé les cieux ; tenons donc ferme l’affirmation de notre foi.
En effet, nous n’avons pas un grand prêtre incapable de compatir à nos faiblesses, mais un grand prêtre éprouvé en toutes choses, à notre ressemblance, excepté le péché.
Avançons-nous donc avec assurance vers le Trône de la grâce, pour obtenir miséricorde et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours.
Pendant les jours de sa vie dans la chair, il offrit, avec un grand cri et dans les larmes, des prières et des supplications à Dieu qui pouvait le sauver de la mort, et il fut exaucé en raison de son grand respect.
Bien qu’il soit le Fils, il apprit par ses souffrances l’obéissance
et, conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel,
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 18,1-40.19,1-42.
En ce temps-là, Jésus sortit avec ses disciples et traversa le torrent du Cédron ; il y avait là un jardin, dans lequel il entra avec ses disciples.
Judas, qui le livrait, connaissait l’endroit, lui aussi, car Jésus et ses disciples s’y étaient souvent réunis.
Judas, avec un détachement de soldats ainsi que des gardes envoyés par les grands prêtres et les pharisiens, arrive à cet endroit. Ils avaient des lanternes, des torches et des armes.
Alors Jésus, sachant tout ce qui allait lui arriver, s’avança et leur dit : « Qui cherchez-vous ? »
Ils lui répondirent : « Jésus le Nazaréen. » Il leur dit : « C’est moi, je le suis. » Judas, qui le livrait, se tenait avec eux.
Quand Jésus leur répondit : « C’est moi, je le suis », ils reculèrent, et ils tombèrent à terre.
Il leur demanda de nouveau : « Qui cherchez-vous ? » Ils dirent : « Jésus le Nazaréen. »
Jésus répondit : « Je vous l’ai dit : c’est moi, je le suis. Si c’est bien moi que vous cherchez, ceux-là, laissez-les partir. »
Ainsi s’accomplissait la parole qu’il avait dite : « Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés ».
Or Simon-Pierre avait une épée ; il la tira, frappa le serviteur du grand prêtre et lui coupa l’oreille droite. Le nom de ce serviteur était Malcus.
Jésus dit à Pierre : « Remets ton épée au fourreau. La coupe que m’a donnée le Père, vais-je refuser de la boire ? »
Alors la troupe, le commandant et les gardes juifs se saisirent de Jésus et le ligotèrent.
Ils l’emmenèrent d’abord chez Hanne, beau-père de Caïphe qui était grand prêtre cette année-là.
Caïphe était celui qui avait donné aux Juifs ce conseil : « Il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple. »
Or Simon-Pierre, ainsi qu’un autre disciple, suivait Jésus. Comme ce disciple était connu du grand prêtre, il entra avec Jésus dans le palais du grand prêtre.
Pierre se tenait près de la porte, dehors. Alors l’autre disciple – celui qui était connu du grand prêtre – sortit, dit un mot à la servante qui gardait la porte, et fit entrer Pierre.
Cette jeune servante dit alors à Pierre : « N’es-tu pas, toi aussi, l’un des disciples de cet homme ? » Il répondit : « Non, je ne le suis pas ! »
Les serviteurs et les gardes se tenaient là ; comme il faisait froid, ils avaient fait un feu de braise pour se réchauffer. Pierre était avec eux, en train de se chauffer.
Le grand prêtre interrogea Jésus sur ses disciples et sur son enseignement.
Jésus lui répondit : « Moi, j’ai parlé au monde ouvertement. J’ai toujours enseigné à la synagogue et dans le Temple, là où tous les Juifs se réunissent, et je n’ai jamais parlé en cachette.
Pourquoi m’interroges-tu ? Ce que je leur ai dit, demande-le à ceux qui m’ont entendu. Eux savent ce que j’ai dit. »
À ces mots, un des gardes, qui était à côté de Jésus, lui donna une gifle en disant : « C’est ainsi que tu réponds au grand prêtre ! »
Jésus lui répliqua : « Si j’ai mal parlé, montre ce que j’ai dit de mal ? Mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? »
Hanne l’envoya, toujours ligoté, au grand prêtre Caïphe.
Simon-Pierre était donc en train de se chauffer. On lui dit : « N’es-tu pas, toi aussi, l’un de ses disciples ? » Pierre le nia et dit : « Non, je ne le suis pas ! »
Un des serviteurs du grand prêtre, parent de celui à qui Pierre avait coupé l’oreille, insista : « Est-ce que moi, je ne t’ai pas vu dans le jardin avec lui ? »
Encore une fois, Pierre le nia. Et aussitôt un coq chanta.
Alors on emmène Jésus de chez Caïphe au Prétoire. C’était le matin. Ceux qui l’avaient amené n’entrèrent pas dans le Prétoire, pour éviter une souillure et pouvoir manger l’agneau pascal.
Pilate sortit donc à leur rencontre et demanda : « Quelle accusation portez-vous contre cet homme ? »
Ils lui répondirent : « S’il n’était pas un malfaiteur, nous ne t’aurions pas livré cet homme. »
Pilate leur dit : « Prenez-le vous-mêmes et jugez-le suivant votre loi. » Les Juifs lui dirent : « Nous n’avons pas le droit de mettre quelqu’un à mort. »
Ainsi s’accomplissait la parole que Jésus avait dite pour signifier de quel genre de mort il allait mourir.
Alors Pilate rentra dans le Prétoire ; il appela Jésus et lui dit : « Es-tu le roi des Juifs ? »
Jésus lui demanda : « Dis-tu cela de toi-même, ou bien d’autres te l’ont dit à mon sujet ? »
Pilate répondit : « Est-ce que je suis juif, moi ? Ta nation et les grands prêtres t’ont livré à moi : qu’as-tu donc fait ? »
Jésus déclara : « Ma royauté n’est pas de ce monde ; si ma royauté était de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. En fait, ma royauté n’est pas d’ici. »
Pilate lui dit : « Alors, tu es roi ? » Jésus répondit : « C’est toi-même qui dis que je suis roi. Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité écoute ma voix. »
Pilate lui dit : « Qu’est-ce que la vérité ? » Ayant dit cela, il sortit de nouveau à la rencontre des Juifs, et il leur déclara : « Moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation.
Mais, chez vous, c’est la coutume que je vous relâche quelqu’un pour la Pâque : voulez-vous donc que je vous relâche le roi des Juifs ? »
Alors ils répliquèrent en criant : « Pas lui ! Mais Barabbas ! » Or ce Barabbas était un bandit.
Alors Pilate fit saisir Jésus pour qu’il soit flagellé.
Les soldats tressèrent avec des épines une couronne qu’ils lui posèrent sur la tête ; puis ils le revêtirent d’un manteau pourpre.
Ils s’avançaient vers lui et ils disaient : « Salut à toi, roi des Juifs ! » Et ils le giflaient.
Pilate, de nouveau, sortit dehors et leur dit : « Voyez, je vous l’amène dehors pour que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. »
Jésus donc sortit dehors, portant la couronne d’épines et le manteau pourpre. Et Pilate leur déclara : « Voici l’homme. »
Quand ils le virent, les grands prêtres et les gardes se mirent à crier : « Crucifie-le ! Crucifie-le ! » Pilate leur dit : « Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le ; moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. »
Ils lui répondirent : « Nous avons une Loi, et suivant la Loi il doit mourir, parce qu’il s’est fait Fils de Dieu. »
Quand Pilate entendit ces paroles, il redoubla de crainte.
Il rentra dans le Prétoire, et dit à Jésus : « D’où es-tu ? » Jésus ne lui fit aucune réponse.
Pilate lui dit alors : « Tu refuses de me parler, à moi ? Ne sais-tu pas que j’ai pouvoir de te relâcher, et pouvoir de te crucifier ? »
Jésus répondit : « Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi si tu ne l’avais reçu d’en haut ; c’est pourquoi celui qui m’a livré à toi porte un péché plus grand. »
Dès lors, Pilate cherchait à le relâcher ; mais des Juifs se mirent à crier : « Si tu le relâches, tu n’es pas un ami de l’empereur. Quiconque se fait roi s’oppose à l’empereur. »
En entendant ces paroles, Pilate amena Jésus au-dehors ; il le fit asseoir sur une estrade au lieu dit le Dallage – en hébreu : Gabbatha.
C’était le jour de la Préparation de la Pâque, vers la sixième heure, environ midi. Pilate dit aux Juifs : « Voici votre roi. »
Alors ils crièrent : « À mort ! À mort ! Crucifie-le ! » Pilate leur dit : « Vais-je crucifier votre roi ? » Les grands prêtres répondirent : « Nous n’avons pas d’autre roi que l’empereur. »
Alors, il leur livra Jésus pour qu’il soit crucifié. Ils se saisirent de Jésus.
Et lui-même, portant sa croix, sortit en direction du lieu dit Le Crâne (ou Calvaire), qui se dit en hébreu Golgotha.
C’est là qu’ils le crucifièrent, et deux autres avec lui, un de chaque côté, et Jésus au milieu.
Pilate avait rédigé un écriteau qu’il fit placer sur la croix ; il était écrit : « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs. »
Beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, parce que l’endroit où l’on avait crucifié Jésus était proche de la ville, et que c’était écrit en hébreu, en latin et en grec.
Alors les grands prêtres des Juifs dirent à Pilate : « N’écris pas : “Roi des Juifs” ; mais : “Cet homme a dit : Je suis le roi des Juifs”. »
Pilate répondit : « Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit. »
Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses habits ; ils en firent quatre parts, une pour chaque soldat. Ils prirent aussi la tunique ; c’était une tunique sans couture, tissée tout d’une pièce de haut en bas.
Alors ils se dirent entre eux : « Ne la déchirons pas, désignons par le sort celui qui l’aura. » Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture : Ils se sont partagé mes habits ; ils ont tiré au sort mon vêtement. C’est bien ce que firent les soldats.
Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine.
Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. »
Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.
Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit : « J’ai soif. »
Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche.
Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit.
Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque. Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes.
Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus.
Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes,
mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau.
Celui qui a vu rend témoignage, et son témoignage est véridique ; et celui-là sait qu’il dit vrai afin que vous aussi, vous croyiez.
Cela, en effet, arriva pour que s’accomplisse l’Écriture : Aucun de ses os ne sera brisé.
Un autre passage de l’Écriture dit encore : Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé.
Après cela, Joseph d’Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Joseph vint donc enlever le corps de Jésus.
Nicodème – celui qui, au début, était venu trouver Jésus pendant la nuit – vint lui aussi ; il apportait un mélange de myrrhe et d’aloès pesant environ cent livres.
Ils prirent donc le corps de Jésus, qu’ils lièrent de linges, en employant les aromates selon la coutume juive d’ensevelir les morts.
À l’endroit où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin et, dans ce jardin, un tombeau neuf dans lequel on n’avait encore déposé personne.
À cause de la Préparation de la Pâque juive, et comme ce tombeau était proche, c’est là qu’ils déposèrent Jésus.
Textes de l’Évangile au quotidien
Il m'est tout aussi difficile qu'hier de méditer les lectures du jour. Il me semble qu'elles se prêtent plus à la contemplation qu'à la pure médiation. Dans l'après-midi de la journée d'hier, je me sentais malade et j'étais si abattu que j'ai voulu demeurer un peu auprès de ma mère. Mais elle était endormie. J'espérais aussi rencontrer mon ami Jean-Paul, le converti qui l'an dernier, après l'agression dont j'avais fait l'objet, est venu m'apporter une hostie pour que je puisse au moins communier. Mais cette année, je ne l'ai pas retrouvé. Le bruit court qu'il vient d'être opéré de nouveau de son cancer. Je lui ai donné mon numéro personnel, mais lui ne m'a jamais donné le sien. Je n'ai pas pu le joindre.
Je me suis mis à prier en disant au Seigneur que j'ai la volonté de tout accepter, de chasser de moi toute crainte de l'avenir, de garder la foi et d'aller jusqu'au bout de mon propre chemin, quel qu'il soit. Me sentant fort abattu, j'ai annulé ma participation au repas de fête que m'offrent d'habitude les propriétaires de ma boutique. On y aurait bien bu (apéritif, vin, digestif...) J'espère qu'ils ne m'en voudront pas. Un grand restaurant le jour de Pâques, tandis que de plus en plus de pauvres gens se nourriront de peu, cela ne convient plus. Je n'aurais pas songé à cela il y a deux ans, mais à présent, c'est tellement évident !
J'ai rangé dans la maison tout en priant la Miséricorde divine. A un moment, il m'est apparu que, si la fêtes de Pâques m'est difficile à vivre, c'est bien parce qu'autrefois, avant ma conversion, j'ai vécu des mêmes idées, du même système de pensées et de jugements qui sont communs à tous les incroyants ou les incrédules. Moi aussi, j'ai raisonné comme Pilate, ou comme les juifs qui ont fait condamner Jésus par peur de perdre "la bonne place", avec tout ce qu'elle peut rapporter.
Ce cœur de pierre que j'avais, Jésus l'a pourtant brisé d'un seul regard, au cours de la vision que j'ai eue: du haut de la croix, il m'avait regardé et prononcé les mots - pour que je les dise avec Lui : "Mon Père, entre tes mains, je remets mon esprit". Et mon esprit fut envahi de Sa joie - ce renversement soudain se poursuit toujours, c'est tous les jours qu'il faut le renouveler.
Je termine cette "écriture" ici - vivement dimanche !
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Veillée pascale 2015
Samedi saint - Dimanche de Pâques : Veillée Pascale
Livre de l'Exode 14,15-31.15,1a.
En ces jours-là, le Seigneur dit à Moïse : « Pourquoi crier vers moi ? Ordonne aux fils d’Israël de se mettre en route !
Toi, lève ton bâton, étends le bras sur la mer, fends-la en deux, et que les fils d’Israël entrent au milieu de la mer à pied sec.
Et moi, je ferai en sorte que les Égyptiens s’obstinent : ils y entreront derrière eux ; je me glorifierai aux dépens de Pharaon et de toute son armée, de ses chars et de ses guerriers.
Les Égyptiens sauront que je suis le Seigneur, quand je me serai glorifié aux dépens de Pharaon, de ses chars et de ses guerriers. »
L’ange de Dieu, qui marchait en avant d’Israël, se déplaça et marcha à l’arrière. La colonne de nuée se déplaça depuis l’avant-garde et vint se tenir à l’arrière,
entre le camp des Égyptiens et le camp d’Israël. Cette nuée était à la fois ténèbres et lumière dans la nuit, si bien que, de toute la nuit, ils ne purent se rencontrer.
Moïse étendit le bras sur la mer. Le Seigneur chassa la mer toute la nuit par un fort vent d’est ; il mit la mer à sec, et les eaux se fendirent.
Les fils d’Israël entrèrent au milieu de la mer à pied sec, les eaux formant une muraille à leur droite et à leur gauche.
Les Égyptiens les poursuivirent ; tous les chevaux de Pharaon, ses chars et ses guerriers entrèrent derrière eux jusqu’au milieu de la mer.
Aux dernières heures de la nuit, le Seigneur observa, depuis la colonne de feu et de nuée, l’armée des Égyptiens, et il la frappa de panique.
Il faussa les roues de leurs chars, et ils eurent beaucoup de peine à les conduire. Les Égyptiens s’écrièrent : « Fuyons devant Israël, car c’est le Seigneur qui combat pour eux contre nous ! »
Le Seigneur dit à Moïse : « Étends le bras sur la mer : que les eaux reviennent sur les Égyptiens, leurs chars et leurs guerriers ! »
Moïse étendit le bras sur la mer. Au point du jour, la mer reprit sa place ; dans leur fuite, les Égyptiens s’y heurtèrent, et le Seigneur les précipita au milieu de la mer.
Les eaux refluèrent et recouvrirent les chars et les guerriers, toute l’armée de Pharaon qui était entrée dans la mer à la poursuite d’Israël. Il n’en resta pas un seul.
Mais les fils d’Israël avaient marché à pied sec au milieu de la mer, les eaux formant une muraille à leur droite et à leur gauche.
Ce jour-là, le Seigneur sauva Israël de la main de l’Égypte, et Israël vit les Égyptiens morts sur le bord de la mer.
Israël vit avec quelle main puissante le Seigneur avait agi contre l’Égypte. Le peuple craignit le Seigneur, il mit sa foi dans le Seigneur et dans son serviteur Moïse.
Alors Moïse et les fils d’Israël chantèrent ce cantique au Seigneur :
Livre de l'Exode 15,1b-2.3-4.5-6.17-18.
Je chanterai pour le Seigneur !
Éclatante est sa gloire :
il a jeté dans la mer
cheval et cavalier !
Ma force et mon chant, c’est le Seigneur :
il est pour moi le salut.
Il est mon Dieu, je le célèbre ;
j’exalte le Dieu de mon père.
Le Seigneur est le guerrier des combats ;
son nom est « Le Seigneur ».
Les chars du Pharaon et ses armées, il les lance dans la mer.
L’élite de leurs chefs a sombré dans la mer Rouge.
L’abîme les recouvre :
ils descendent, comme la pierre, au fond des eaux.
Ta droite, Seigneur, magnifique en sa force,
ta droite, Seigneur, écrase l’ennemi.
Tu les amènes, tu les plantes sur la montagne, ton héritage,
le lieu que tu as fait, Seigneur, pour l’habiter,
le sanctuaire, Seigneur, fondé par tes mains.
Le Seigneur régnera pour les siècles des siècles.
Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 6,3-11.
Frères, nous tous qui par le baptême avons été unis au Christ Jésus, c’est à sa mort que nous avons été unis par le baptême.
Si donc, par le baptême qui nous unit à sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, comme le Christ qui, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts.
Car, si nous avons été unis à lui par une mort qui ressemble à la sienne, nous le serons aussi par une résurrection qui ressemblera à la sienne.
Nous le savons : l’homme ancien qui est en nous a été fixé à la croix avec lui pour que le corps du péché soit réduit à rien, et qu’ainsi nous ne soyons plus esclaves du péché.
Car celui qui est mort est affranchi du péché.
Et si nous sommes passés par la mort avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui.
Nous le savons en effet : ressuscité d’entre les morts, le Christ ne meurt plus ; la mort n’a plus de pouvoir sur lui.
Car lui qui est mort, c'est au péché qu'il est mort une fois pour toutes ; lui qui est vivant, c'est pour Dieu qu'il est vivant.
De même, vous aussi, pensez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus Christ.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 16,1-7.
Le sabbat terminé, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des parfums pour aller embaumer le corps de Jésus. De grand matin, le premier jour de la semaine, elles se rendent au tombeau dès le lever du soleil.
Elles se disaient entre elles : « Qui nous roulera la pierre pour dégager l’entrée du tombeau ? »
Levant les yeux, elles s’aperçoivent qu’on a roulé la pierre, qui était pourtant très grande.
En entrant dans le tombeau, elles virent, assis à droite, un jeune homme vêtu de blanc. Elles furent saisies de frayeur.
Mais il leur dit : « Ne soyez pas effrayées ! Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié ? Il est ressuscité : il n’est pas ici. Voici l’endroit où on l’avait déposé.
Et maintenant, allez dire à ses disciples et à Pierre : “Il vous précède en Galilée. Là vous le verrez, comme il vous l’a dit.” »
Textes de l’Évangile au quotidien
De la première lecture, c'est moins la traversée à pieds secs de la mer que je retiens, mais l'engloutissement de l'orgueilleuse cavalerie des égyptiens. C'est aussi le passage de l'esclavage du péché à la condition d'hommes et de femmes délivrés par le baptême des pouvoirs de Satan, l'adversaire. Avant que Pharaon accepte l'exode des juifs, il avait fallu sept plaies terrifiantes, jusqu'à la mort des premiers nés du pays. Mais à peine les juifs s'étaient-il mis en marche, que le maître de l’Égypte envoya ses troupes pour les massacrer. On sait ce qui suivit. Le sacrement du baptême récapitule la complète mise en échec des puissances orgueilleuses du mal. De la sorte, être baptisé, c’est, tout autant, être plongé dans la mort et la résurrection du Christ. C’est un rite de passage : avec le Christ nous traversons la mort et nous participons à sa vie de ressuscité.
Cette traversée de la mort et notre participation à la vie de ressuscité, c'est ce que saint Paul décrit dans la deuxième lecture. Il nous faut donc vivre désormais en ressuscités. Si nous vivons en ressuscités, ce n'est donc pas après la mort du corps que nous ressuscitons, mais avant ! Je sais que peu de personnes se représentent une telle "mutation". Pourtant, ceux qui peuvent en témoigner pourtant, ce sont les convertis. Ils sont nombreux ! De sortes que tous et toutes, comme l'écrit saint Paul, nous sommes morts au péché mais vivants pour Dieu en Jésus-Christ.
Ainsi, pour quiconque met sa foi en Jésus, il n'y a plus passage de la vie à la mort, mais toujours de la mort à la vie. Les saintes femmes, le matin de Pâques, n'ont plus besoin de pratiquer le rite de l'embaumement, puisque pour ceux qui croient, la mort n'existe plus. Si j'ai eu beaucoup de difficultés à vivre ce temps de Pâques, ce n'est pas tant du fait de mon manque de foi, mais du fait qu'il est de plus en plus difficile de rencontrer des prêtres qui ne soient pas surchargés, du moins lorsque, comme moi, on n'a plus de véhicule...
Bonne et heureuse fête de Pâques !
.
Livre de l'Exode 14,15-31.15,1a.
En ces jours-là, le Seigneur dit à Moïse : « Pourquoi crier vers moi ? Ordonne aux fils d’Israël de se mettre en route !
Toi, lève ton bâton, étends le bras sur la mer, fends-la en deux, et que les fils d’Israël entrent au milieu de la mer à pied sec.
Et moi, je ferai en sorte que les Égyptiens s’obstinent : ils y entreront derrière eux ; je me glorifierai aux dépens de Pharaon et de toute son armée, de ses chars et de ses guerriers.
Les Égyptiens sauront que je suis le Seigneur, quand je me serai glorifié aux dépens de Pharaon, de ses chars et de ses guerriers. »
L’ange de Dieu, qui marchait en avant d’Israël, se déplaça et marcha à l’arrière. La colonne de nuée se déplaça depuis l’avant-garde et vint se tenir à l’arrière,
entre le camp des Égyptiens et le camp d’Israël. Cette nuée était à la fois ténèbres et lumière dans la nuit, si bien que, de toute la nuit, ils ne purent se rencontrer.
Moïse étendit le bras sur la mer. Le Seigneur chassa la mer toute la nuit par un fort vent d’est ; il mit la mer à sec, et les eaux se fendirent.
Les fils d’Israël entrèrent au milieu de la mer à pied sec, les eaux formant une muraille à leur droite et à leur gauche.
Les Égyptiens les poursuivirent ; tous les chevaux de Pharaon, ses chars et ses guerriers entrèrent derrière eux jusqu’au milieu de la mer.
Aux dernières heures de la nuit, le Seigneur observa, depuis la colonne de feu et de nuée, l’armée des Égyptiens, et il la frappa de panique.
Il faussa les roues de leurs chars, et ils eurent beaucoup de peine à les conduire. Les Égyptiens s’écrièrent : « Fuyons devant Israël, car c’est le Seigneur qui combat pour eux contre nous ! »
Le Seigneur dit à Moïse : « Étends le bras sur la mer : que les eaux reviennent sur les Égyptiens, leurs chars et leurs guerriers ! »
Moïse étendit le bras sur la mer. Au point du jour, la mer reprit sa place ; dans leur fuite, les Égyptiens s’y heurtèrent, et le Seigneur les précipita au milieu de la mer.
Les eaux refluèrent et recouvrirent les chars et les guerriers, toute l’armée de Pharaon qui était entrée dans la mer à la poursuite d’Israël. Il n’en resta pas un seul.
Mais les fils d’Israël avaient marché à pied sec au milieu de la mer, les eaux formant une muraille à leur droite et à leur gauche.
Ce jour-là, le Seigneur sauva Israël de la main de l’Égypte, et Israël vit les Égyptiens morts sur le bord de la mer.
Israël vit avec quelle main puissante le Seigneur avait agi contre l’Égypte. Le peuple craignit le Seigneur, il mit sa foi dans le Seigneur et dans son serviteur Moïse.
Alors Moïse et les fils d’Israël chantèrent ce cantique au Seigneur :
Livre de l'Exode 15,1b-2.3-4.5-6.17-18.
Je chanterai pour le Seigneur !
Éclatante est sa gloire :
il a jeté dans la mer
cheval et cavalier !
Ma force et mon chant, c’est le Seigneur :
il est pour moi le salut.
Il est mon Dieu, je le célèbre ;
j’exalte le Dieu de mon père.
Le Seigneur est le guerrier des combats ;
son nom est « Le Seigneur ».
Les chars du Pharaon et ses armées, il les lance dans la mer.
L’élite de leurs chefs a sombré dans la mer Rouge.
L’abîme les recouvre :
ils descendent, comme la pierre, au fond des eaux.
Ta droite, Seigneur, magnifique en sa force,
ta droite, Seigneur, écrase l’ennemi.
Tu les amènes, tu les plantes sur la montagne, ton héritage,
le lieu que tu as fait, Seigneur, pour l’habiter,
le sanctuaire, Seigneur, fondé par tes mains.
Le Seigneur régnera pour les siècles des siècles.
Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 6,3-11.
Frères, nous tous qui par le baptême avons été unis au Christ Jésus, c’est à sa mort que nous avons été unis par le baptême.
Si donc, par le baptême qui nous unit à sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, comme le Christ qui, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts.
Car, si nous avons été unis à lui par une mort qui ressemble à la sienne, nous le serons aussi par une résurrection qui ressemblera à la sienne.
Nous le savons : l’homme ancien qui est en nous a été fixé à la croix avec lui pour que le corps du péché soit réduit à rien, et qu’ainsi nous ne soyons plus esclaves du péché.
Car celui qui est mort est affranchi du péché.
Et si nous sommes passés par la mort avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui.
Nous le savons en effet : ressuscité d’entre les morts, le Christ ne meurt plus ; la mort n’a plus de pouvoir sur lui.
Car lui qui est mort, c'est au péché qu'il est mort une fois pour toutes ; lui qui est vivant, c'est pour Dieu qu'il est vivant.
De même, vous aussi, pensez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus Christ.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 16,1-7.
Le sabbat terminé, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des parfums pour aller embaumer le corps de Jésus. De grand matin, le premier jour de la semaine, elles se rendent au tombeau dès le lever du soleil.
Elles se disaient entre elles : « Qui nous roulera la pierre pour dégager l’entrée du tombeau ? »
Levant les yeux, elles s’aperçoivent qu’on a roulé la pierre, qui était pourtant très grande.
En entrant dans le tombeau, elles virent, assis à droite, un jeune homme vêtu de blanc. Elles furent saisies de frayeur.
Mais il leur dit : « Ne soyez pas effrayées ! Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié ? Il est ressuscité : il n’est pas ici. Voici l’endroit où on l’avait déposé.
Et maintenant, allez dire à ses disciples et à Pierre : “Il vous précède en Galilée. Là vous le verrez, comme il vous l’a dit.” »
Textes de l’Évangile au quotidien
De la première lecture, c'est moins la traversée à pieds secs de la mer que je retiens, mais l'engloutissement de l'orgueilleuse cavalerie des égyptiens. C'est aussi le passage de l'esclavage du péché à la condition d'hommes et de femmes délivrés par le baptême des pouvoirs de Satan, l'adversaire. Avant que Pharaon accepte l'exode des juifs, il avait fallu sept plaies terrifiantes, jusqu'à la mort des premiers nés du pays. Mais à peine les juifs s'étaient-il mis en marche, que le maître de l’Égypte envoya ses troupes pour les massacrer. On sait ce qui suivit. Le sacrement du baptême récapitule la complète mise en échec des puissances orgueilleuses du mal. De la sorte, être baptisé, c’est, tout autant, être plongé dans la mort et la résurrection du Christ. C’est un rite de passage : avec le Christ nous traversons la mort et nous participons à sa vie de ressuscité.
Cette traversée de la mort et notre participation à la vie de ressuscité, c'est ce que saint Paul décrit dans la deuxième lecture. Il nous faut donc vivre désormais en ressuscités. Si nous vivons en ressuscités, ce n'est donc pas après la mort du corps que nous ressuscitons, mais avant ! Je sais que peu de personnes se représentent une telle "mutation". Pourtant, ceux qui peuvent en témoigner pourtant, ce sont les convertis. Ils sont nombreux ! De sortes que tous et toutes, comme l'écrit saint Paul, nous sommes morts au péché mais vivants pour Dieu en Jésus-Christ.
Ainsi, pour quiconque met sa foi en Jésus, il n'y a plus passage de la vie à la mort, mais toujours de la mort à la vie. Les saintes femmes, le matin de Pâques, n'ont plus besoin de pratiquer le rite de l'embaumement, puisque pour ceux qui croient, la mort n'existe plus. Si j'ai eu beaucoup de difficultés à vivre ce temps de Pâques, ce n'est pas tant du fait de mon manque de foi, mais du fait qu'il est de plus en plus difficile de rencontrer des prêtres qui ne soient pas surchargés, du moins lorsque, comme moi, on n'a plus de véhicule...
Bonne et heureuse fête de Pâques !
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Les témoins de la résurrection
Livre des Actes des Apôtres 2,14.22-33.
Le jour de la Pentecôte, Pierre, debout avec les onze autres Apôtres, éleva la voix et leur fit cette déclaration : « Vous, Juifs, et vous tous qui résidez à Jérusalem, sachez bien ceci, prêtez l’oreille à mes paroles.
Hommes d’Israël, écoutez les paroles que voici. Il s’agit de Jésus le Nazaréen, homme que Dieu a accrédité auprès de vous en accomplissant par lui des miracles, des prodiges et des signes au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes.
Cet homme, livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu, vous l’avez supprimé en le clouant sur le bois par la main des impies.
Mais Dieu l’a ressuscité en le délivrant des douleurs de la mort, car il n’était pas possible qu’elle le retienne en son pouvoir.
En effet, c’est de lui que parle David dans le psaume : Je voyais le Seigneur devant moi sans relâche : il est à ma droite, je suis inébranlable.
C’est pourquoi mon cœur est en fête, et ma langue exulte de joie ; ma chair elle-même reposera dans l’espérance :
tu ne peux m’abandonner au séjour des morts ni laisser ton fidèle voir la corruption.
Tu m’as appris des chemins de vie, tu me rempliras d’allégresse par ta présence.
Frères, il est permis de vous dire avec assurance, au sujet du patriarche David, qu’il est mort, qu’il a été enseveli, et que son tombeau est encore aujourd’hui chez nous.
Comme il était prophète, il savait que Dieu lui avait juré de faire asseoir sur son trône un homme issu de lui.
Il a vu d’avance la résurrection du Christ, dont il a parlé ainsi : Il n’a pas été abandonné à la mort, et sa chair n’a pas vu la corruption.
Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité ; nous tous, nous en sommes témoins.
Élevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père l’Esprit Saint qui était promis, et il l’a répandu sur nous, ainsi que vous le voyez et l’entendez.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 28,8-15.
En ce temps-là, quand les femmes eurent entendu les paroles de l’ange, vite, elles quittèrent le tombeau, remplies à la fois de crainte et d’une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples.
Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. » Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. »
Tandis qu’elles étaient en chemin, quelques-uns des gardes allèrent en ville annoncer aux grands prêtres tout ce qui s’était passé.
Ceux-ci, après s’être réunis avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une forte somme
en disant : « Voici ce que vous direz : “Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions.”
Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur, nous lui expliquerons la chose, et nous vous éviterons tout ennui. »
Les soldats prirent l’argent et suivirent les instructions. Et cette explication s’est propagée chez les Juifs jusqu’à aujourd’hui.
Textes de l'Evangile au quotidien
Le témoignage de Pierre, le jour de la Pentecôte s'oppose radicalement à la fable - une invention pour laquelle il a fallu payer cher - des gardes qui se seraient endormis... tout en ayant pu reconnaître que c'étaient bien ses disciples qui étaient venus enlever le corps de Jésus. Au cours d'un procès, c'eût été une partie de plaisir de poser à haute voix la question : "Donc, vous, gardes, qui vous étiez endormis, vous avez vu, au milieu de la nuit les disciples du Nazaréen enlever son corps ? Comment les avez-vous reconnus ? Au clair de lune ? En faisant le même rêve au même moment tandis que vous dormiez ?" Et ils eurent ajouté :
"Qu'on explique également devant le tribunal la raison pour laquelle, après avoir crucifié un homme sur la place publique, un homme dont l'agonie a duré un certain temps, a-t-il été trouvé nécessaire de surveiller une tombe ? On doit donc craindre désormais que des cadavres s'évadent ? "
Cette explication est pourtant celle qui a été retenue et qui s'est propagée chez les Juifs, dit encore l’Évangile. Cette explication, c'est celle de la "raison d’État". Depuis toujours, dans toutes les nations, tout ce qu'un État veut cacher est fondé sur des pouvoirs, des mensonges et sur une certaine somme d'argent, bien sûr. Et notre prêtre d'évoquer les secrets d’État, qui couvrent toujours, dans de nombreux cas, la mort d'hommes éminents - mais qui "dérangeaient beaucoup".
Ce qui diffère dans le cas de Jésus, c'est que ses témoins, non seulement n'ont cessé de témoigner, mais également : le temps qui a passé, non seulement n'a pas diminué leur nombre, mais l'a augmenté: ils sont d'ailleurs, aujourd'hui encore, parmi nous, dans l’Église. Ne dirait-on pas que plus on les tue, plus ils se multiplient ?
...Ce matin, nous n'étions que trois fidèles à la messe du matin, prêts a recommencer chacune de nos journées par la participation quotidienne à l'Eucharistie. J'ajoute personnellement qu'assister à la messe de Pâques m'a causé plus de difficultés que toutes les autres années. J'avais d'abord cherché à me joindre à d'autres. Mais à la fin, ce qui s'est passé, la veille de Pâques, c'est que je me suis levé et j'ai marché dans la nuit qui tombait, afin de participer à une veillée pascale. Ce mouvement subi, non raisonnée, m'a saisi d'un seul coup. Je venais d'avaler une soupe et je me suis retrouvé à marcher vite en rue. Ceci restera comme un de mes plus grand souvenir, car comment appellerai-je cette "force" qui m'est venue tout changer de mes projets, d'un instant à l'autre ?
.
Le jour de la Pentecôte, Pierre, debout avec les onze autres Apôtres, éleva la voix et leur fit cette déclaration : « Vous, Juifs, et vous tous qui résidez à Jérusalem, sachez bien ceci, prêtez l’oreille à mes paroles.
Hommes d’Israël, écoutez les paroles que voici. Il s’agit de Jésus le Nazaréen, homme que Dieu a accrédité auprès de vous en accomplissant par lui des miracles, des prodiges et des signes au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes.
Cet homme, livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu, vous l’avez supprimé en le clouant sur le bois par la main des impies.
Mais Dieu l’a ressuscité en le délivrant des douleurs de la mort, car il n’était pas possible qu’elle le retienne en son pouvoir.
En effet, c’est de lui que parle David dans le psaume : Je voyais le Seigneur devant moi sans relâche : il est à ma droite, je suis inébranlable.
C’est pourquoi mon cœur est en fête, et ma langue exulte de joie ; ma chair elle-même reposera dans l’espérance :
tu ne peux m’abandonner au séjour des morts ni laisser ton fidèle voir la corruption.
Tu m’as appris des chemins de vie, tu me rempliras d’allégresse par ta présence.
Frères, il est permis de vous dire avec assurance, au sujet du patriarche David, qu’il est mort, qu’il a été enseveli, et que son tombeau est encore aujourd’hui chez nous.
Comme il était prophète, il savait que Dieu lui avait juré de faire asseoir sur son trône un homme issu de lui.
Il a vu d’avance la résurrection du Christ, dont il a parlé ainsi : Il n’a pas été abandonné à la mort, et sa chair n’a pas vu la corruption.
Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité ; nous tous, nous en sommes témoins.
Élevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père l’Esprit Saint qui était promis, et il l’a répandu sur nous, ainsi que vous le voyez et l’entendez.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 28,8-15.
En ce temps-là, quand les femmes eurent entendu les paroles de l’ange, vite, elles quittèrent le tombeau, remplies à la fois de crainte et d’une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples.
Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. » Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. »
Tandis qu’elles étaient en chemin, quelques-uns des gardes allèrent en ville annoncer aux grands prêtres tout ce qui s’était passé.
Ceux-ci, après s’être réunis avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une forte somme
en disant : « Voici ce que vous direz : “Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions.”
Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur, nous lui expliquerons la chose, et nous vous éviterons tout ennui. »
Les soldats prirent l’argent et suivirent les instructions. Et cette explication s’est propagée chez les Juifs jusqu’à aujourd’hui.
Textes de l'Evangile au quotidien
Le témoignage de Pierre, le jour de la Pentecôte s'oppose radicalement à la fable - une invention pour laquelle il a fallu payer cher - des gardes qui se seraient endormis... tout en ayant pu reconnaître que c'étaient bien ses disciples qui étaient venus enlever le corps de Jésus. Au cours d'un procès, c'eût été une partie de plaisir de poser à haute voix la question : "Donc, vous, gardes, qui vous étiez endormis, vous avez vu, au milieu de la nuit les disciples du Nazaréen enlever son corps ? Comment les avez-vous reconnus ? Au clair de lune ? En faisant le même rêve au même moment tandis que vous dormiez ?" Et ils eurent ajouté :
"Qu'on explique également devant le tribunal la raison pour laquelle, après avoir crucifié un homme sur la place publique, un homme dont l'agonie a duré un certain temps, a-t-il été trouvé nécessaire de surveiller une tombe ? On doit donc craindre désormais que des cadavres s'évadent ? "
Cette explication est pourtant celle qui a été retenue et qui s'est propagée chez les Juifs, dit encore l’Évangile. Cette explication, c'est celle de la "raison d’État". Depuis toujours, dans toutes les nations, tout ce qu'un État veut cacher est fondé sur des pouvoirs, des mensonges et sur une certaine somme d'argent, bien sûr. Et notre prêtre d'évoquer les secrets d’État, qui couvrent toujours, dans de nombreux cas, la mort d'hommes éminents - mais qui "dérangeaient beaucoup".
Ce qui diffère dans le cas de Jésus, c'est que ses témoins, non seulement n'ont cessé de témoigner, mais également : le temps qui a passé, non seulement n'a pas diminué leur nombre, mais l'a augmenté: ils sont d'ailleurs, aujourd'hui encore, parmi nous, dans l’Église. Ne dirait-on pas que plus on les tue, plus ils se multiplient ?
...Ce matin, nous n'étions que trois fidèles à la messe du matin, prêts a recommencer chacune de nos journées par la participation quotidienne à l'Eucharistie. J'ajoute personnellement qu'assister à la messe de Pâques m'a causé plus de difficultés que toutes les autres années. J'avais d'abord cherché à me joindre à d'autres. Mais à la fin, ce qui s'est passé, la veille de Pâques, c'est que je me suis levé et j'ai marché dans la nuit qui tombait, afin de participer à une veillée pascale. Ce mouvement subi, non raisonnée, m'a saisi d'un seul coup. Je venais d'avaler une soupe et je me suis retrouvé à marcher vite en rue. Ceci restera comme un de mes plus grand souvenir, car comment appellerai-je cette "force" qui m'est venue tout changer de mes projets, d'un instant à l'autre ?
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
La délivrance par la gratuité du partage
Mardi de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 2,36-41.
Le jour de la Pentecôte, Pierre disait à la foule : Que toute la maison d’Israël le sache donc avec certitude : Dieu l’a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous aviez crucifié. »
Les auditeurs furent touchés au cœur ; ils dirent à Pierre et aux autres Apôtres : « Frères, que devons-nous faire ? »
Pierre leur répondit : « Convertissez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ pour le pardon de ses péchés ; vous recevrez alors le don du Saint-Esprit.
Car la promesse est pour vous, pour vos enfants et pour tous ceux qui sont loin, aussi nombreux que le Seigneur notre Dieu les appellera. »
Par bien d’autres paroles encore, Pierre les adjurait et les exhortait en disant : « Détournez-vous de cette génération tortueuse, et vous serez sauvés. »Alors, ceux qui avaient accueilli la parole de Pierre furent baptisés. Ce jour-là, environ trois mille personnes se joignirent à eux.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 20,11-18.
En ce temps-là, Marie Madeleine se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau.
Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus.
Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. »
Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus.
Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. »
Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître.
Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit.
Textes de l'Evangile au quotidien
Il y a deux manières d'aimer, et c'est en grandissant que nous passons de l'une à l'autre: la première est enfantine et possessive, voire instinctive : c'est d'aimer l'autre pour soi-même, quitte à le priver de sa liberté. Dans les textes de ce jour, c'est de cela qu'il est question, nous a dit le prêtre.
Ainsi, dans la première lecture, Pierre, par un langage tout rempli de l'amour de Dieu, de son Esprit, parle à la foule, mais pas à la manière des hommes qui cherchent à être reconnus afin de s'assurer un certain pouvoir. Ce que Pierre dit, sous l'action de l'Esprit Saint, c'est que la véritable religion est fondamentalement une relation à Dieu entièrement détachée du sentiment et de l'idée de possession. Si je communie au Christ, est-ce pour accroître mes forces afin de dominer mon entourage ? En réalité, c'est plutôt l'inverse: je communie au Christ afin d'aimer le prochain en le rendant libre de ses propre chaînes: craintes, désirs multiples de pouvoir, de gloire, de fortune. Je me souviens de ce jeune couple d'amis qui m'avait déclaré d'une même voix: "C'est nous deux contre le monde entier !". Nos relations n'ont guère duré: ils se sont rapidement séparés car la tour d'ivoire de leur amour s'était vite transformée en une prison - sans doute se surveillaient-ils un peu trop l'un l'autre...
L'amour de Jésus nous délivre de tout désir de possession. L’Évangile de ce jour en donne l'illustration. Jésus va délivrer Marie de ce désir immature, de le posséder pour elle-même, quand bien même il ne s'agirait que de sa dépouille. comme pour obliger le Seigneur par nos prières. Ce n'est jamais ainsi que cela fonctionne. Les juifs de l'ancienne alliance avaient souffert de cet infantilisme de l'amour : il suffisait de bien pratiquer les rites afin que Dieu soit en quelque sorte contraint de se plier à leurs désirs.
Marie-Madeleine est délivrée de ce penchant trop humain par la mission qui lui est confiée : d'aller porter aux disciples le message
de sa résurrection.
.
Livre des Actes des Apôtres 2,36-41.
Le jour de la Pentecôte, Pierre disait à la foule : Que toute la maison d’Israël le sache donc avec certitude : Dieu l’a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous aviez crucifié. »
Les auditeurs furent touchés au cœur ; ils dirent à Pierre et aux autres Apôtres : « Frères, que devons-nous faire ? »
Pierre leur répondit : « Convertissez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ pour le pardon de ses péchés ; vous recevrez alors le don du Saint-Esprit.
Car la promesse est pour vous, pour vos enfants et pour tous ceux qui sont loin, aussi nombreux que le Seigneur notre Dieu les appellera. »
Par bien d’autres paroles encore, Pierre les adjurait et les exhortait en disant : « Détournez-vous de cette génération tortueuse, et vous serez sauvés. »Alors, ceux qui avaient accueilli la parole de Pierre furent baptisés. Ce jour-là, environ trois mille personnes se joignirent à eux.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 20,11-18.
En ce temps-là, Marie Madeleine se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs. Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau.
Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus.
Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. »
Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus.
Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le jardinier, elle lui répond : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. »
Jésus lui dit alors : « Marie ! » S’étant retournée, elle lui dit en hébreu : « Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître.
Jésus reprend : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit.
Textes de l'Evangile au quotidien
Il y a deux manières d'aimer, et c'est en grandissant que nous passons de l'une à l'autre: la première est enfantine et possessive, voire instinctive : c'est d'aimer l'autre pour soi-même, quitte à le priver de sa liberté. Dans les textes de ce jour, c'est de cela qu'il est question, nous a dit le prêtre.
Ainsi, dans la première lecture, Pierre, par un langage tout rempli de l'amour de Dieu, de son Esprit, parle à la foule, mais pas à la manière des hommes qui cherchent à être reconnus afin de s'assurer un certain pouvoir. Ce que Pierre dit, sous l'action de l'Esprit Saint, c'est que la véritable religion est fondamentalement une relation à Dieu entièrement détachée du sentiment et de l'idée de possession. Si je communie au Christ, est-ce pour accroître mes forces afin de dominer mon entourage ? En réalité, c'est plutôt l'inverse: je communie au Christ afin d'aimer le prochain en le rendant libre de ses propre chaînes: craintes, désirs multiples de pouvoir, de gloire, de fortune. Je me souviens de ce jeune couple d'amis qui m'avait déclaré d'une même voix: "C'est nous deux contre le monde entier !". Nos relations n'ont guère duré: ils se sont rapidement séparés car la tour d'ivoire de leur amour s'était vite transformée en une prison - sans doute se surveillaient-ils un peu trop l'un l'autre...
L'amour de Jésus nous délivre de tout désir de possession. L’Évangile de ce jour en donne l'illustration. Jésus va délivrer Marie de ce désir immature, de le posséder pour elle-même, quand bien même il ne s'agirait que de sa dépouille. comme pour obliger le Seigneur par nos prières. Ce n'est jamais ainsi que cela fonctionne. Les juifs de l'ancienne alliance avaient souffert de cet infantilisme de l'amour : il suffisait de bien pratiquer les rites afin que Dieu soit en quelque sorte contraint de se plier à leurs désirs.
Marie-Madeleine est délivrée de ce penchant trop humain par la mission qui lui est confiée : d'aller porter aux disciples le message
de sa résurrection.
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Qui est en ligne ?
Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 3 invités