Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
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etienne lorant
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Jésus sur notre chemin

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Lecture du livre des Actes des Apôtres
En ces jours-là, Pierre et Jean montaient au Temple pour la prière de l’après- midi, à la neuvième heure.
On y amenait alors un homme, infirme de naissance, que l’on installait chaque jour à la porte du Temple,
appelée la « Belle-Porte », pour qu’il demande l’aumône à ceux qui entraient.
Voyant Pierre et Jean qui allaient entrer dans le Temple, il leur demanda l’aumône.
Alors Pierre, ainsi que Jean, fixa les yeux sur lui, et il dit : « Regarde-nous ! »
L’homme les observait,
s’attendant à recevoir quelque chose de leur part.
Pierre déclara : « De l’argent et de l’or, je n’en ai pas ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus Christ le Nazaréen,
lève-toi et marche. » Alors, le prenant par la main droite, il le releva et, à l’instant même, ses pieds et ses chevilles s’affermirent. D’un bond, il fut debout et il marchait.
Entrant avec eux dans le Temple, il marchait, bondissait, et louait Dieu. Et tout le peuple le vit marcher et louer Dieu.
On le reconnaissait : c’est bien lui qui était assis à la « Belle-Porte » du Temple pour demander l’aumône.
Et les gens étaient frappés de stupeur et désorientés
devant ce qui lui était arrivé.




Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
Le même jour (c’est- à- dire le premier jour de la semaine), deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.
Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux.
Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.
Jésus leur dit : « De quoi discutez-vous en marchant ? »
Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes. L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit :
« Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci. »
Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète
puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple :
comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié.
Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël.
Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé.
À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur.
Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau, elles n’ont pas trouvé son corps ;
elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision :
des anges, qui disaient qu’il est vivant.
Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ;
mais lui, ils ne l’ont pas vu. »
Il leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit !
Ne fallait- il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? »
Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait.
Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin.
Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. »
Il entra donc pour rester avec eux.
Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna.
Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards.
Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? »
À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem.
Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons,
qui leur dirent : « Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. »
À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain
.


Textes de l’Évangile au quotidien

Se tenir debout et cheminer avec Jésus : avec ces simples mots, nous tenons la signification "condensée" des textes de la liturgie de ce jour. L'homme qui était infirme de naissance nous ressemble comme deux gouttes d'eau du point de vue de la marche lorsque nous sommes nés, car ce n'est pas sorti du ventre de notre mère que nous nous sommes mis à marcher, évidemment. Et le don que fait Pierre à cet homme, de la part de Jésus, a infiniment plus de valeur que l'or et l'argent.

Et l'on passe ainsi du plan matériel et humain au plan spirituel de la marche. Je pourrais dire qu'avant ma conversion, je fus moi aussi l'un quelconque des disciples d'Emmaüs. Malgré mon baptême, malgré l'exemple donné par mes parents, malgré le catéchisme et les sacrements reçus, je n'ai pas compris durant longtemps comment la pratique religieuse pourrait m'aider à vivre dans qui avait d'autres "impératifs" que la foi. De sorte que je fus moi aussi un paralytique qui n'espérait que dans l'or et l'argent pour devenir un peu plus heureux.

Je ne répète pas mots pour mots l'homélie de notre prêtre, ce matin, mais le fond y est. Le moment le plus important d'une vie chrétienne, c'est celui où l'âme reconnaît qu'elle n'a jamais été totalement seule à chercher "la raison dernière" de tout ce qui lui est donné de vivre. Et c'est très souvent à l'occasion d'une crise intérieure (comme le fut la mort de Jésus sur la croix pour les disciples), que la délivrance des "embarras" du monde peut survenir. Et l'on passe d'une existence péniblement assumée, à la vie de la grâce, à l'étonnement du renouveau - et au "printemps de la vie éternelle". J'ai trouvé cette expression extraordinaire et je me suis dit que ce vieux prêtre de 90 ans a vraiment bien imité Jésus - sur notre propre chemin d'Emmaüs...

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Commencement de l'évangélisation

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Jeudi de Pâques

Livre des Actes des Apôtres 3,11-26.

En ces jours-là, l’infirme que Pierre et Jean venaient de guérir ne les lâchait plus. Tout le peuple accourut vers eux au Portique dit de Salomon. Les gens étaient stupéfaits.
Voyant cela, Pierre interpella le peuple : « Hommes d’Israël, pourquoi vous étonner ? Pourquoi fixer les yeux sur nous, comme si c’était en vertu de notre puissance personnelle ou de notre piété que nous lui avons donné de marcher ?
Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères, a glorifié son serviteur Jésus, alors que vous, vous l’aviez livré, vous l’aviez renié en présence de Pilate qui était décidé à le relâcher.
Vous avez renié le Saint et le Juste, et vous avez demandé qu’on vous accorde la grâce d’un meurtrier.
Vous avez tué le Prince de la vie, lui que Dieu a ressuscité d’entre les morts, nous en sommes témoins.
Tout repose sur la foi dans le nom de Jésus Christ : c’est ce nom lui-même qui vient d’affermir cet homme que vous regardez et connaissez ; oui, la foi qui vient par Jésus l’a rétabli dans son intégrité physique, en votre présence à tous.
D’ailleurs, frères, je sais bien que vous avez agi dans l’ignorance, vous et vos chefs.
Mais Dieu a ainsi accompli ce qu’il avait d’avance annoncé par la bouche de tous les prophètes : que le Christ, son Messie, souffrirait.
Convertissez-vous donc et tournez-vous vers Dieu pour que vos péchés soient effacés.
Ainsi viendront les temps de la fraîcheur de la part du Seigneur, et il enverra le Christ Jésus qui vous est destiné.
Il faut en effet que le ciel l’accueille jusqu’à l’époque où tout sera rétabli, comme Dieu l’avait dit par la bouche des saints, ceux d’autrefois, ses prophètes.
Moïse a déclaré : Le Seigneur votre Dieu suscitera pour vous, du milieu de vos frères, un prophète comme moi : vous l’écouterez en tout ce qu’il vous dira.
Quiconque n’écoutera pas ce prophète sera retranché du peuple.
Ensuite, tous les prophètes qui ont parlé depuis Samuel et ses successeurs, aussi nombreux furent-ils, ont annoncé les jours où nous sommes.
C’est vous qui êtes les fils des prophètes et de l’Alliance que Dieu a conclue avec vos pères, quand il disait à Abraham : En ta descendance seront bénies toutes les familles de la terre.
C’est pour vous d’abord que Dieu a suscité son Serviteur, et il l’a envoyé vous bénir, pourvu que chacun de vous se détourne de sa méchanceté. »



Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 24,35-48.
En ce temps-là, les disciples qui rentraient d’Emmaüs racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.
Comme ils en parlaient encore, lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit : « La paix soit avec vous ! »
Saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit.
Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ?
Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os comme vous constatez que j’en ai. »
Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds.
Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, et restaient saisis d’étonnement. Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? »
Ils lui présentèrent une part de poisson grillé qu’il prit et mangea devant eux.
Puis il leur déclara : « Voici les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : Il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. »
Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures.
Il leur dit : « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour,
et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem.
À vous d’en être les témoins
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Textes de l’Évangile au quotidien

Ce sont nos "blocages mentaux", nos idées, notre raison, notre expérience de l'existence, qui rendent difficile la rencontre du Christ et notre adhésion dans la foi. L’Évangile de ce jour nous montre Jésus ressuscité aller jusqu'au bout de "l'expérimentation humaine". Pour bien faire admettre sa résurrection par ses propres disciples, il ne suffit pas d'apparaître puis de disparaître d'un instant à l'autre. S'il avait fait ainsi, dans cette dure et "lente à croire" qu'ont les disciples, l'idée de magie ou de tours de passe-passe eût fait germer des soupçons dans le cœur et l'esprit des premiers témoins. Pour vaincre leur incrédulité, Jésus se fait toucher, palper comme un patient chez le médecin ! Puis il montre ses mains et ses pieds - bien sûr, puisque l'on peut y voir ce qu'on peut y voir encore les traces de la crucifixion; et lorsqu'il se met à manger devant eux, il prouve (du moins pour l'époque) qu'il n'est pas un fantôme, parce les esprits ne sont pas supposés prendre un repas comme un quelconque être humain.

Des mages, c'est-à-dire des illusionnistes, il en existait à l'époque du Christ comme à toutes les époques. Plus encore durant l'ère pré-chrétienne durant laquelle les divinités étaient innombrables ! De la sorte, Jésus nous manifeste (et à nous aussi, en ce siècle) une "pédagogie divine" adaptée à notre incrédulité.

Ce n'est qu'après ces "signes de vie" que Jésus, s'adressant aux apôtres expose le dessein de son Père : la proclamation d'une indispensable conversion proclamée à toutes les nations du monde.

C'est l’œuvre qu'a commencé d'accomplir Pierre, au temple de Jérusalem, en expliquant lui aussi le signe qu'il vient de donner de la présence du Seigneur et de sa puissance à guérir un malade jugé incurable. Le signe (qui demeure un signe de miséricorde) n'intervient que pour soutenir l'enseignement qui suit. Peut-être est-il difficile d'admettre que des signes continuent d'être donnés aux hommes pour évangéliser ? Pourtant, ils existent. Voyez l'assurance de Pierre, l'homme de la barque de Galilée, quel langage de conviction lorsqu'il s'adresse aux témoins de la guérison de l'homme paralysé, que l'on déposait chaque jour à la "Belle Porte".

"Eh bien, nous aussi devons devenir une belle porte pour nos frères" a conclu notre prêtre.

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Les âmes entre ténèbres et lumière

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Vendredi de Pâques

Livre des Actes des Apôtres 4,1-12.

En ces jours- là, après la guérison de l’infirme, comme Pierre et Jean parlaient encore au peuple, les prêtres survinrent, avec le commandant du Temple et les sadducéens ;
ils étaient excédés de les voir enseigner le peuple et annoncer, en la personne de Jésus, la résurrection d’entre les morts.
Ils les firent arrêter et placer sous bonne garde jusqu’au lendemain, puisque c’était déjà le soir.
Or, beaucoup de ceux qui avaient entendu la Parole devinrent croyants ; à ne compter que les hommes, il y en avait environ cinq mille.
Le lendemain se réunirent à Jérusalem les chefs du peuple, les anciens et les scribes.
Il y avait là Hanne le grand prêtre, Caïphe, Jean, Alexandre, et tous ceux qui appartenaient aux familles de grands prêtres.
Ils firent amener Pierre et Jean au milieu d’eux et les questionnèrent : « Par quelle puissance, par le nom de qui, avez-vous fait cette guérison ? »
Alors Pierre, rempli de l’Esprit Saint, leur déclara : « Chefs du peuple et anciens,
nous sommes interrogés aujourd’hui pour avoir fait du bien à un infirme, et l’on nous demande comment cet homme a été sauvé.
Sachez-le donc, vous tous, ainsi que tout le peuple d’Israël : c’est par le nom de Jésus le Nazaréen, lui que vous avez crucifié mais que Dieu a ressuscité d’entre les morts, c’est par lui que cet homme se trouve là, devant vous, bien portant.
Ce Jésus est la pierre méprisée de vous, les bâtisseurs, mais devenue la pierre d’angle.
En nul autre que lui, il n’y a de salut, car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes, qui puisse nous sauver. »




Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 21,1-14.
En ce temps-là, Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment.
Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre, avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), Nathanaël, de Cana de Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres de ses disciples.
Simon-Pierre leur dit : « Je m’en vais à la pêche. » Ils lui répondent : « Nous aussi, nous allons avec toi. » Ils partirent et montèrent dans la barque ; or, cette nuit-là, ils ne prirent rien.
Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui.
Jésus leur dit : « Les enfants, auriez-vous quelque chose à manger ? » Ils lui répondirent : « Non. »
Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer, tellement il y avait de poissons.
Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C’est le Seigneur ! » Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n’avait rien sur lui, et il se jeta à l’eau.
Les autres disciples arrivèrent en barque, traînant le filet plein de poissons ; la terre n’était qu’à une centaine de mètres.
Une fois descendus à terre, ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain.
Jésus leur dit : « Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. »
Simon-Pierre remonta et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré.
Jésus leur dit alors : « Venez manger. » Aucun des disciples n’osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c’était le Seigneur.
Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson.
C’était la troisième fois que Jésus ressuscité d’entre les morts se manifestait à ses disciples.



Textes de l’Évangile au quotidien

Le lien entre les deux textes, c'est bien sûr la nuit qui empêche considérablement les activités des hommes. C'est ainsi que le procès de Pierre et de Jean est interrompu; c'est ainsi, également que les mêmes Pierre et Jean, avec d'autres disciples, vont en vain tenter d’attraper du poisson sur le lac. (Pourtant, la pèche de nuit, , selon un de mes voisins, sont plus propices pour de belles prises... et j'ai trouvé sur le net quelques articles qui disent la même chose: les petites heures de l'aube sont les plus rentables.)

La nuit, c'est aussi le temps des ténèbres: sur un lac comme dans un cachot. Et il faut se rappeler qu'à l'époque, il n'y avait évidemment pas d'éclairage public : seuls les voleurs (et les bergers, qui avaient mauvaise réputation) restaient au dehors la nuit.

Notre prêtre a donc rapproché les deux textes sur ces bases. Elles m'ont d'abord paru un peu faibles, mais je me suis rappelé ensuite que moi aussi, éclairage ou pas, je ne sors plus souvent la nuit. Et vous ? En outre, dans le récit des Actes aussi bien que dans l’Évangile, c'est le matin que "rempli de l'Esprit saint", Pierre va plaider sa cause. Et c'est le matin encore que Jésus va renouveler la première pèche miraculeuse, tout au début de sa mission, pour manifester aux disciples que "c'est bien moi, Jésus".

Ce jeu d'ombre et de lumière, c'est en réalité le décor de chacune de nos vies. L'opposition de la lumière et des ténèbres dans le prologue de l'Evangile selon saint Jean et l'homélie de ce samedi s'est conclue sur cette évocation :

Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était en Dieu au commencement. Il a tout fait et rien de ce qui s'est fait ne s'est fait sans Lui. En Lui était la vie et la vie était la Lumière des hommes et la Lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l'ont pas comprise. Il y eut un homme envoyé par Dieu, du nom de Jean. Il vint en témoin pour rendre témoignage à la Lumière afin que tous croient par lui. Il n'était pas la Lumière mais il vint rendre témoignage à la Lumière. Le Verbe était la vraie Lumière Qui éclaire tout homme venant en ce monde . Il était dans le monde et le monde s'est fait par Lui et le monde ne L'a pas connu. Il est venu chez les Siens et les Siens ne L'ont pas reçu. Mais tous ceux qui L'ont reçu, Il leur a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, à ceux qui croient en Son Nom, qui ne sont pas nés du sang, de la volonté de la chair et de l'homme mais de Dieu.

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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L'assurance conférée par l'Esprit

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Lecture du livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là, lorsque Pierre et Jean eurent été relâchés, ils se rendirent auprès des leurs et rapportèrent tout ce que les grands prêtres et les anciens leur avaient dit.
Après avoir écouté, tous, d’un même cœur, élevèrent leur voix vers Dieu en disant :
« Maître, toi, tu as fait le ciel et la terre et la mer et tout ce qu’ils renferment.
Par l’Esprit Saint, tu as mis dans la bouche de notre père David, ton serviteur,
les paroles que voici :
Pourquoi ce tumulte des nations, ce vain murmure des peuples ?
Les rois de la terre se sont dressés, les chefs se sont ligués entre eux contre le Seigneur et contre son Christ ?
Et c’est vrai :
dans cette ville, Hérode et Ponce Pilate, avec les nations et le peuple d’Israël,
se sont ligués contre Jésus, ton Saint, ton Serviteur, le Christ à qui tu as donné l’onction ;
ils ont fait tout ce que tu avais décidé d’avance dans ta puissance et selon ton dessein.
Et maintenant, Seigneur, sois attentif à leurs menaces :
donne à ceux qui te servent de dire ta parole avec une totale assurance.
Étends donc ta main pour que se produisent guérisons, signes et prodiges,
par le nom de Jésus, ton Saint, ton Serviteur. »
Quand ils eurent fini de prier, le lieu où ils étaient réunis se mit à trembler,
ils furent tous remplis du Saint-Esprit et ils disaient la parole de Dieu avec assurance.




Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
Il y avait un homme, un pharisien nommé Nicodème ; c’était un notable parmi les Juifs.
Il vint trouver Jésus pendant la nuit.
Il lui dit : « Rabbi, nous le savons, c’est de la part de Dieu que tu es venu comme un maître qui enseigne,
car personne ne peut accomplir les signes que toi, tu accomplis, si Dieu n’est pas avec lui. »
Jésus lui répondit :
« Amen, amen, je te le dis : à moins de naître d’en haut, on ne peut voir le royaume de Dieu. »
Nicodème lui répliqua :
« Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ?
Peut-il entrer une deuxième fois dans le sein de sa mère et renaître ? »
Jésus répondit :
« Amen, amen, je te le dis :
personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu.
Ce qui est né de la chair est chair ; ce qui est né de l’Esprit est esprit.
Ne sois pas étonné si je t’ai dit : il vous faut naître d’en haut.
Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va.
Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit.

Cy AELF, Paris

Notre prêtre nous a dit que le terme mot "assurance" apparaît près de quarante fois dans le récit des actes des apôtres, et cette assurance est celle que seul l'Esprit saint peut donner à un homme lorsqu'il devra témoigner de sa foi. Cette assurance intérieure, ce soutien spirituel, ce ne sont ni l'intelligence, ni les longues études, ni l'élocution qui permettent de l'acquérir. Elle est un don de Dieu, et ce don, c'est l'Esprit Saint.

L'absence de cette assurance, c'est ce que manifestent les prêtres et les anciens qui ont voulu faire taire Pierre et Jean. Et c'est la même absence dont souffre Nicodème, lui qui est pourtant considéré comme par les membres du Sanhédrin. L'Esprit saint n'est autre que le Verbe de Dieu, incarné en Jésus-Christ et qui dès la Pentecôte, s'est répandu sur toutes les âmes qui ont découvert la foi. Dès lors, il suffit de croire sincèrement et de nombreux évènements, tout anodins en apparence, vont se produire sous l'incitation et l'intervention de l'Esprit.

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Puisque j'en suis moi-même un modeste témoin, je pourrais rapporter comment, en deux ou trois occasion, ma bouche s'est ouverte d'elle-même afin de prononcer des mots et des paroles auxquels je n'avais pu réfléchir, et que je n'aurais pu mesurer avec mon intelligence. C'est bien un souffle qui jaillit du cœur pour énoncer la vérité. Ces occasions sont certes plus nombreuses que nous pouvons nous en rendre compte, car l'on ne se souvient que de celles qui, vraiment, manifestaient l'intervention du Seigneur - plus forte que tous raisonnements et réflexions profonde. C'est un jaillissement soudain et bienheureux.

Heureux ceux qui croient !

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Dans la mouvance de l'Esprit saint

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Mardi de la 2e semaine de Pâques

Livre des Actes des Apôtres 4,32-37.

La multitude de ceux qui étaient devenus croyants avait un seul cœur et une seule âme ; et personne ne disait que ses biens lui appartenaient en propre, mais ils avaient tout en commun.
C’est avec une grande puissance que les Apôtres rendaient témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus, et une grâce abondante reposait sur eux tous.
Aucun d’entre eux n’était dans l’indigence, car tous ceux qui étaient propriétaires de domaines ou de maisons les vendaient,
et ils apportaient le montant de la vente pour le déposer aux pieds des Apôtres ; puis on le distribuait en fonction des besoins de chacun.
Il y avait un lévite originaire de Chypre, Joseph, surnommé Barnabé par les Apôtres, ce qui se traduit : « homme du réconfort ».
Il vendit un champ qu’il possédait et en apporta l’argent qu’il déposa aux pieds des Apôtre
s.



Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 3,7b-15.
En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Il vous faut naître d’en haut.
Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. »
Nicodème reprit : « Comment cela peut-il se faire ? »
Jésus lui répondit : « Tu es un maître qui enseigne Israël et tu ne connais pas ces choses-là ?
Amen, amen, je te le dis : nous parlons de ce que nous savons, nous témoignons de ce que nous avons vu, et vous ne recevez pas notre témoignage.
Si vous ne croyez pas lorsque je vous parle des choses de la terre, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses du ciel ?
Car nul n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme.
De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,
afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.


Textes de l'Evangile au quotidien

Cette multitude de nouveaux croyants, dont parle le livre des Actes, ce n'est pas une foule, ni une assemblée ! Les foules sont pour les stades ou pour les revendications dans les rues, mais une foule de croyants, c'est un grand nombre de démarches de témoignages de foi. De témoignages particuliers, individuels ! A chacune et chacun correspond un témoignage particulier, unique, inspiré par Jésus. C'est cela que Jésus explique à Nicodème: les convertis sont dans le vent, c'est-à-dire dans la mouvance de l’Esprit saint et qui peut en juger ? Qui pourra prétendre connaître où l'Esprit les conduira ? Mais cela contrarie beaucoup les juifs qui dominent à Jérusalem.

Avec le don que fit Jésus de sa vie, sur la croix, c'est le serpent des origines, c'est-à-dire le diable, qui a été définitivement vaincu: de sorte que, dans la démarche de foi, la plus grande liberté règne.

Ce matin, comme chaque matin à la messe, nous avons échangé un "signe de paix", chacune et chacun se saluant, alors que personne ne connaît même le prénom de l'autre. Mais ce signe est plein de vie, quand bien même nous ne le ressentons pas ainsi. Pour bien comprendre ce signe, il faut, encore et toujours, faire confiance au labeur de l'Esprit saint en chacun de nous.

Le ciel était couvert lorsque je suis rentré dans la chapelle, mais il était tout bleu lorsque j'en suis sorti : grande est la joie pour quiconque ouvre les yeux de son âme !


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La foi triomphe des jugements humains

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Mercredi de la 2e semaine de Pâques

Livre des Actes des Apôtres 5,17-26.

En ces jours-là, intervint le grand prêtre, ainsi que tout son entourage, c’est-à-dire le groupe des sadducéens, qui étaient remplis d’une ardeur jalouse pour la Loi.
Ils mirent la main sur les Apôtres et les placèrent publiquement sous bonne garde.
Mais, pendant la nuit, l’ange du Seigneur ouvrit les portes de la prison et les fit sortir. Il leur dit :
« Partez, tenez-vous dans le Temple et là, dites au peuple toutes ces paroles de vie. »
Ils l’écoutèrent ; dès l’aurore, ils entrèrent dans le Temple, et là, ils enseignaient. Alors arriva le grand prêtre, ainsi que son entourage. Ils convoquèrent le Conseil suprême, toute l’assemblée des anciens d’Israël, et ils envoyèrent chercher les Apôtres dans leur cachot.
En arrivant, les gardes ne les trouvèrent pas à la prison. Ils revinrent donc annoncer :
« Nous avons trouvé le cachot parfaitement verrouillé, et les gardes en faction devant les portes ; mais, quand nous avons ouvert, nous n’avons trouvé personne à l’intérieur. »
Ayant entendu ce rapport, le commandant du Temple et les grands prêtres, tout perplexes, se demandaient ce qu’il adviendrait de cette affaire.
Là-dessus, quelqu’un vient leur annoncer : « Les hommes que vous aviez mis en prison, voilà qu’ils se tiennent dans le Temple et enseignent le peuple ! » Alors, le commandant partit avec son escorte pour les ramener, mais sans violence, parce qu’ils avaient peur d’être lapidés par le peuple
.




Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 3,16-21.
En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.
Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
Et le Jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.
Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ;
mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu.
»



Textes de l’Évangile au quotidien

Celui qui croit, dit Jésus à Nicodème, échappe au jugement. Notre prêtre a commencer par cette citation de l'évangile du jour, puisqu'elle dit tout: ainsi, c'est celui croit qui échappe au jugement. Le jugement, avec ou sans la majuscule, c'est cela qui est à redouter, non seulement le Jugement de Dieu, mais aussi le jugement des hommes, car la forme humaine de jugement est toujours faussée.

Le nom Nicodème signifie en hébreu vainqueur du peuple. Nicodème était pharisien, mais également chef des Juifs. Mais c'est en homme ébranlé qu'il est venu trouver Jésus. Ce qu'il attend de Jésus, c'est une "explication" qui pourrait lui permettre de se "recoller" en lui-même, car d'une part, il admire Jésus, mais il vient le voir en cachette car il a peur d'être vu en sa compagnie: lui, l'éminent pharisien, doit se dire : "si quelqu'un me voit, ma réputation est fichue !" Et c'est donc de nuit, qu'il est venu voir Jésus.

C'est bien sûr de jugement aussi qu'il est question dans le passage des Actes, lu aujourd'hui. Le jugement du grand-prêtre et des sadducéens est réduit à rien du fait de la foi des apôtres, car ils ont désormais en eux les "paroles de vie".
Ce qu'ils enseignent aux peuple dans le temple, ce ne sont plus des leçons de théologie, mais des ce que l'Esprit leur souffle sur le moment même. C'est bien sûr tout à fait différent ! Certes, ce ne sont ni le raisonnement ni le jugement humains qui permettent à d'anciens pécheurs sur le lac de Galilée d'enseigner la foule qui les entoure ! Mais c'est l'Esprit saint qui leur ouvre la bouche - car c'est par leur foi qu'ils sont guidés en tout ce qu'ils font et en toute situation à laquelle ils se trouvent confrontés.

Le prêtre nous a encore parlé de l'attitude de Jésus devant les démons : jamais Jésus n'entre en dialogue avec le diable et ses valets. Mais il se contente de les chasser. Même lorsque c'est Pierre lui-même qui remet en question la mission de Jésus se fait "remballer" par le Seigneur : « Passe derrière moi, Satan !" - car il n'est pas même question d'en discuter.

Cette belle homélie m'a fait désirer vivre de plus en plus de ce qui m'apparaît bien et bon, de manière évidente, plutôt que de tout le reste. Avec les années qui passent, que ma foi soit donc de plus en plus souple et mon langage plus simple...

.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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L'esprit saint contredit toujours le monde

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Jeudi de la 2e semaine de Pâques

Livre des Actes des Apôtres 5,27-33.

En ces jours-là, le commandant du Temple et son escorte, ayant amené les Apôtres, les présentèrent au Conseil suprême, et le grand prêtre les interrogea :
« Nous vous avions formellement interdit d’enseigner au nom de celui-là, et voilà que vous remplissez Jérusalem de votre enseignement. Vous voulez donc faire retomber sur nous le sang de cet homme ! »
En réponse, Pierre et les Apôtres déclarèrent : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes.
Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus, que vous aviez exécuté en le suspendant au bois du supplice.
C’est lui que Dieu, par sa main droite, a élevé, en faisant de lui le Prince et le Sauveur, pour accorder à Israël la conversion et le pardon des péchés.
Quant à nous, nous sommes les témoins de tout cela, avec l’Esprit Saint, que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent. »
Ceux qui les avaient entendus étaient exaspérés et projetaient de les supprimer.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 3,31-36.
En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous. Celui qui est de la terre est terrestre, et il parle de façon terrestre. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous,
il témoigne de ce qu’il a vu et entendu, et personne ne reçoit son témoignage.
Mais celui qui reçoit son témoignage certifie par là que Dieu est vrai.
En effet, celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, car Dieu lui donne l’Esprit sans mesure.
Le Père aime le Fils et il a tout remis dans sa main.
Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui refuse de croire le Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. »



Textes de l'Evangile au quotidien

Celui qui est de la terre est terrestre : il parle selon sa conception personnelle, qui est fondée en partie sur son éducation, sur sa formation intellectuelle, sur tout ce qu'il a pu entendre dire, sur ce qu'il a pu voir dans le monde - et donc, il juge et en jugeant, il se dispose lui-même au jugement : à être jugé lui-même. C'est ce cercle sans fin que Dieu, en s'incarnant, puis en répandant de son Esprit sur toutes celles et tous ceux qui ont cru dans sa parole... est venu contredire définitivement.

De la sorte, nous a dit le prêtre, il n'est que tout à fait "normal" (c'est-à-dire: dans les normes du temps) de vouloir supprimer les premiers apôtres, comme on a mis le Christ en croix. Et Étienne ensuite, par lapidation. Et saint Paul après lui, passé par le glaive. De même les premières communautés romaines qui ont fait le plaisir de la plèbe de Rome, selon la formule "Panes et circenses" selon une expression latine utilisée dans la Rome antique pour dénoncer l'usage délibéré fait par les romains de distributions de pain et d'organisation de jeux sanglants, dans le but de flatter le peuple afin de s'attirer la bienveillance de l'opinion populaire...

Et c'est ici que l'on parle de nouveau du génocide des Arméniens.

Ainsi, l'opposition entre ceux qui sont terrestres et ceux qui s'attachent à vivre selon le dessein de Dieu n'a jamais cessé.

Je ne m'attendais pas à ce que notre prédicateur continue à parcourir le témoignage des martyrs jusqu'à ce jour, mais en réalité, il est encore allé plus loin: Il nous a parlé d'un reportage télévisé consacré à "la laïcité à la française". Celle-ci prétend être d'un esprit de conciliation entre tous les citoyens, quelle que soit leur origine et leur conviction.

Ce qui a beaucoup surpris, ce n'est évidemment pas que des chrétiens se mobilisent contre le "mariage-pour-tous" : c'est une nouveauté et la nouveauté peut choquer, estiment les "personnes raisonnables". Par contre, comment se fait-il qu'il y ait toujours autant de difficultés à faire admettre la théorie de l'évolution, c'est quelque chose de très étonnant, tout de même !
Les croyants dans l’Église sont-il donc aussi déraisonnables aujourd'hui qu'autrefois ! Et avec l'évolution des mœurs, pourquoi cette rébellion contre la théorie du genre ?

Mais tout cela tient toujours, non pas à la forme de la croyance, ni à son histoire, ni à ses rites, mais à cette "perpétuelle référence" que les croyants (qu'ils soient chrétiens, juifs ou musulmans") ont établi dans une forme de "relation à un Dieu unique" dont la volonté serait inébranlable...

C'est plutôt, tout simplement, a conclu le prêtre, que le monde et l'esprit du monde demeurent toujours en opposition avec le contenu de la foi. Et ainsi s'accomplit encore la parole de Jésus : "Celui qui est de la terre est terrestre, et il parle de façon terrestre. Mais : "Celui qui croit au Fils a la vie éternelle.. »


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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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La Lumière luit dans les ténèbres ...

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...et les ténèbres n'ont pu la contenir.

Vendredi de la 2e semaine de Pâques

Livre des Actes des Apôtres 5,34-42.

En ces jours-là, comme les Apôtres étaient en train de comparaître devant le Conseil suprême, intervint un pharisien nommé Gamaliel, docteur de la Loi, qui était honoré par tout le peuple. Il ordonna de les faire sortir un instant,
puis il dit : « Vous, Israélites, prenez garde à ce que vous allez faire à ces gens-là.
Il y a un certain temps, se leva Theudas qui prétendait être quelqu’un, et à qui se rallièrent quatre cents hommes environ ; il a été supprimé, et tous ses partisans ont été mis en déroute et réduits à rien.
Après lui, à l’époque du recensement, se leva Judas le Galiléen qui a entraîné beaucoup de monde derrière lui. Il a péri lui aussi, et tous ses partisans ont été dispersés.
Eh bien, dans la circonstance présente, je vous le dis : ne vous occupez plus de ces gens-là, laissez-les. En effet, si leur résolution ou leur entreprise vient des hommes, elle tombera.
Mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez pas les faire tomber. Ne risquez donc pas de vous trouver en guerre contre Dieu. » Les membres du Conseil se laissèrent convaincre ; ils rappelèrent alors les Apôtres et, après les avoir fait fouetter, ils leur interdirent de parler au nom de Jésus, puis ils les relâchèrent.
Quant à eux, quittant le Conseil suprême, ils repartaient tout joyeux d’avoir été jugés dignes de subir des humiliations pour le nom de Jésus. Tous les jours, au Temple et dans leurs maisons, sans cesse, ils enseignaient et annonçaient la Bonne Nouvelle : le Christ, c’est Jésus.




Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,1-15.
En ce temps-là, Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée, le lac de Tibériade.
Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait sur les malades.
Jésus gravit la montagne, et là, il était assis avec ses disciples.
Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche.
Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? »
Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire.
Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun reçoive un peu de pain. »
Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit : « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! »
Jésus dit : « Faites asseoir les gens. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes.
Alors Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, il les distribua aux convives ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient.
Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Rassemblez les morceaux en surplus, pour que rien ne se perde. »
Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge, restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture.
À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. »
Mais Jésus savait qu’ils allaient venir l’enlever pour faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira dans la montagne, lui seul.



Textes de l'Evangile au quotidien

Il était bon que Jésus remonte au ciel auprès de Dieu - et cela se vérifie encore dans nos vies de croyants. Car l'absence de Jésus dans son corps physique, de chair et de sang, a permis la Pentecôte : le don de l'Esprit saint, qui rend tout homme et toute femme capables de rappeler tout ce que le Seigneur a dit et de reproduire ce qu'il a accompli.

Ils accompliront les mêmes œuvres que le Fils. Et même, dit Jésus, ils en accompliront de plus grandes encore, comme le dit saint Jean au chapitre 12 de son Évangile.

Cette puissance cachée se dévoile déjà pour les hommes dans l'épisode des Actes des apôtres que nous avons entendu aujourd'hui. Cette puissance, nous a dit le prêtre, se manifeste le mieux dans le fait que les apôtres ont été libérés ... parce qu'il n'y avait rien d'autre à faire. Ils s'étaient déjà inexplicablement évadés de leurs cachots, mais plutôt que de fuir, ils avaient recommencé de prêcher. en attirant de nouveau la foule. Les exécuter eût été "contre-productif", et comme l'on dit aujourd'hui : c'eût été faire pire que mieux.

Quant au fait que les apôtres libérés ont tout de même été été fouettés... cela ne révèle plus qu'une chose : la fureur du diable. qui s'acharne encore et toujours sur celles et ceux qui croient et vivent leur foi. C'est ce qu'il advient de nous jours aux chrétiens de Syrie (notamment) et qui s'était déjà produit lors du génocide arménien - dont on reparle de nouveau dans l'actualité. Tuer des fidèles, c'est procéder de la même façon que de vouloir s'emparer de Jésus pour en faire un roi (comme il est dit dans l’Évangile du jour) : c'est toujours vouloir réduire le divin à l'humain... Mais il nous faut tendre avec humilité à devenir comme Jésus : "doux et humble de coeur".

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Si le Seigneur est pour nous, qui sera contre nous ?

Message non lu par etienne lorant »

Samedi de la 2e semaine de Pâques

Livre des Actes des Apôtres 6,1-7.

En ces jours-là, comme le nombre des disciples augmentait, les frères de langue grecque récriminèrent contre ceux de langue hébraïque, parce que les veuves de leur groupe étaient désavantagées dans le service quotidien.
Les Douze convoquèrent alors l’ensemble des disciples et leur dirent : « Il n’est pas bon que nous délaissions la parole de Dieu pour servir aux tables.
Cherchez plutôt, frères, sept d’entre vous, des hommes qui soient estimés de tous, remplis d’Esprit Saint et de sagesse, et nous les établirons dans cette charge.
En ce qui nous concerne, nous resterons assidus à la prière et au service de la Parole. »
Ces propos plurent à tout le monde, et l’on choisit : Étienne, homme rempli de foi et d’Esprit Saint, Philippe, Procore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas, un converti au judaïsme, originaire d’Antioche.
On les présenta aux Apôtres, et après avoir prié, ils leur imposèrent les mains.
La parole de Dieu était féconde, le nombre des disciples se multipliait fortement à Jérusalem, et une grande foule de prêtres juifs parvenaient à l’obéissance de la foi
.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,16-21.
Le soir venu, les disciples de Jésus descendirent jusqu’à la mer.
Ils s’embarquèrent pour gagner Capharnaüm, sur l’autre rive. C’était déjà les ténèbres, et Jésus n’avait pas encore rejoint les disciples.
Un grand vent soufflait, et la mer était agitée.
Les disciples avaient ramé sur une distance de vingt-cinq ou trente stades (c’est-à-dire environ cinq mille mètres), lorsqu’ils virent Jésus qui marchait sur la mer et se rapprochait de la barque. Alors, ils furent saisis de peur.
Mais il leur dit : « C’est moi. N’ayez plus peur. »
Les disciples voulaient le prendre dans la barque ; aussitôt, la barque toucha terre là où ils se rendaient
.




Textes de l’Évangile au quotidien

Les textes de ce jour se rencontrent dans l’œuvre de l'Esprit Saint, sous la guidance duquel chaque décision et chaque petit évènement d'une journée trouvent leur juste place en aplanissant toute difficulté. L'organisation des repas trouve rapidement une solution dans la communauté, de la même façon que, dans l’Évangile, Jésus rejoint les disciples en marchant sur les eaux, au milieu d'une petite tempête.

La mise en rapport de ces deux textes est vraiment enrichissante sur le plan humain, pour notre quotidien, parce qu'elle nous en dit. Si nous vivons vraiment dans la foi, si notre attention est constamment tournée vers le Seigneur, il n'y a rien à redouter des difficultés qui se présentent aujour le jour. Mais nous pouvons aller de l'avant, car le Seigneur ne tarde pas : il vient à notre secours et tout s'arrange.

Qui parmi nous, peut rapporter un tel incident qui s'est arrangé sans devenir un vrai problème ?

Je peux témoigner que, dans ma vie quotidienne, avec le choix que j'ai fait de me rendre à la messe chaque matin, il m'est arrivé plusieurs fois de me mettre en route en ayant le sentiment que "jamais je n'arriverais à temps !" Je m'étais mis en route trop tard, et je ne comprenais pas moi-même pourquoi je me mettais en route, puisque je me disais : "c'est foutu pour aujourd'hui".
Or, en cette occasion, le prêtre lui-même avait pris du retard lui aussi. Mais je ne pouvais évidement pas le savoir !
Et dans une autre occasion, après que la météo ait annoncé une tempête de neige, je me suis lancé tout de même: les routes étaient désertes, la neige tombait en effet à gros flocons, je suis arrivé à temps et je n'ai pas dérapé une seule fois.

J'attends vos anecdotes !!!


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Anne
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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)

Message non lu par Anne »

Il y en a trop (et de plus en plus depuis que maman nous a quittés) pour les énumérer ici ! :amoureux:
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…
".
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Re: Si le Seigneur est pour nous, qui sera contre nous ?

Message non lu par SergeA »

etienne lorant a écrit :...
J'attends vos anecdotes !!!
Je plussoie avec Anne, oui, il en a beaucoup.
je n'irais pas jusqu'à dire "trop" tellement ces anecdotes peuvent relater des moments tellement empreint d'une "magie" divine qui se mêle avec la compréhension de l'action permanente de l'Esprit Saint et de la Puissance de Dieu.
Je suis un peu honteux d'écrire ces mots alors que la souffrance nous entoure. Mais pourquoi ne témoigner que de choses tristes et qui appellent la compassion ? La joie est aussi une des composantes (et pas la moindre) de la vie en Christ.
Pour en venir au fait, la toute dernière anecdote que je pourrais raconter concerne le fait qu'à 58 ans, je retrouve un travail.
Tout s'est réglé en 3 jours chrono alors que je me posais la question de savoir si je n'allais pas partir dans une communauté chrétienne. Et bien non, il semble que je doive rester là où je suis, et profiter de mes vieux parents en les aidant par ma présence, de profiter d'un premier petit-fils qui vient de naître ce dimanche de Pâques, de m'investir un peu plus dans la fraternité locale et les actions de solidarité.
Surprenante aura été cette première journée de rendez vous, jour de grève dans ma région avec blocage des grands axes d'accès à Lyon : j'avais pris une heure de marge mais pendant quelques minutes, je me suis dit que je n'arriverais pas à l'heure pour ce rendez-vous dans cette grande société réputée pour mettre la pression aux candidats. Et bien non seulement je suis arrivé à l'heure, mais l'entretien a clairement été plus facile pour moi que pour le recruteur.
Le plus drôle aura été d'avoir été recruté par une société attributaire d'un contrat avec une administration, et que la personne gérant le dossier, partant en vacances, aura passé le relais à un collègue pour m'accompagner chez le client, et que ce collègue, non seulement a le même prénom que mon petit fils, mais que son nom est "Ange" ... j'en suis resté baba, et je me suis dit que non seulement Dieu avait beaucoup d'humour, mais que j'avais raison de ne pas trop m'inquiéter pour la suite. Arrivé dans l'entreprise, je rencontre le chef de service (celui qui est responsable de mon embauche) et je ne peux vous dire son nom car ce serait trop indiscret, mais croyez-moi sur parole, c'est tout aussi surprenant.
Mon embauche ne sera formalisée que dans quelques jours et il se trouve que ce sera le jour de la fête de mon fils ...
Dernière modification par SergeA le lun. 20 avr. 2015, 16:59, modifié 1 fois.
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"Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée."
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L'oeuvre de la Lumière

Message non lu par etienne lorant »

Lundi de la 3e semaine de Pâques

Livre des Actes des Apôtres 6,8-15.

En ces jours-là, Étienne, rempli de la grâce et de la puissance de Dieu, accomplissait parmi le peuple des prodiges et des signes éclatants. Intervinrent alors certaines gens de la synagogue dite des Affranchis, ainsi que des Cyrénéens et des Alexandrins, et aussi des gens originaires de Cilicie et de la province d’Asie. Ils se mirent à discuter avec Étienne,
mais sans pouvoir résister à la sagesse et à l’Esprit qui le faisaient parler.
Alors ils soudoyèrent des hommes pour qu’ils disent : « Nous l’avons entendu prononcer des paroles blasphématoires contre Moïse et contre Dieu. » Ils ameutèrent le peuple, les anciens et les scribes, et, s’étant saisis d’Étienne à l’improviste, ils l’amenèrent devant le Conseil suprême.
Ils produisirent de faux témoins, qui disaient : « Cet individu ne cesse de proférer des paroles contre le Lieu saint et contre la Loi. Nous l’avons entendu affirmer que ce Jésus, le Nazaréen, détruirait le Lieu saint et changerait les coutumes que Moïse nous a transmises. » Tous ceux qui siégeaient au Conseil suprême avaient les yeux fixés sur Étienne, et ils virent que son visage était comme celui d’un ange.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,22-29.
Jésus avait rassasié cinq mille hommes, et ses disciples l’avaient vu marcher sur la mer. Le lendemain, la foule restée sur l’autre rive se rendit compte qu’il n’y avait eu là qu’une seule barque, et que Jésus n’y était pas monté avec ses disciples, qui étaient partis sans lui.
Cependant, d’autres barques, venant de Tibériade, étaient arrivées près de l’endroit où l’on avait mangé le pain après que le Seigneur eut rendu grâce.
Quand la foule vit que Jésus n’était pas là, ni ses disciples, les gens montèrent dans les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus.
L’ayant trouvé sur l’autre rive, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés.
Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. »
Ils lui dirent alors : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? »
Jésus leur répondit : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »



Textes de l’Évangile au quotidien

Dans l'épisode des actes des apôtres de ce jour, aussi bien que dans l’Évangile, nous assistons de nouveau à la confrontation des ténèbres et de la lumière, des nécessités et des désirs humains qui entrent en conflit avec l’œuvre de Dieu. Il existe comme un seuil, une limite ou une frontière que certains hommes franchissent et que d'autres se refusent de franchir.

Les textes de ce jour nous renvoient à certains événements vécus, tantôt avec bonheur, grâce et joie, tantôt avec déception regret, chagrin et rejet. Les deux réactions, l'une positive, l'autre négative, se produisent au même moment. Certains sont prêts à franchir le pas, et d'autres non.

Notre prêtre nous a donc rappelé le prologue de l’Évangile selon saint Jean, dans lequel la Lumière entre en conflit avec les ténèbres, en suscitant un débat à l'issue incertaine... Extrait : "Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom."

Dans la première lecture, confronté à ses adversaires, Étienne est comme transfiguré, son visage est tout éclairé de l'intérieur: dès cet instant, il sait déjà que sa foi l'a conduit au sommet du témoignage. Mais comment ? Tout simplement parce qu'il a manifesté "l’œuvre de Dieu" - qui est de croire en Jésus, celui que Dieu a envoyé.

Toutes les œuvres accomplies en Dieu seront récompensées, mais la plus haute des œuvres, c'est de donner sa vie à l'image du Fils.

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Le martyre est un témoignage

Message non lu par etienne lorant »

Mardi de la 3e semaine de Pâques

Livre des Actes des Apôtres 7,51-60.8,1a.

En ces jours-là, Étienne disait au peuple, aux anciens et aux scribes : « Vous qui avez la nuque raide, vous dont le cœur et les oreilles sont fermés à l’Alliance, depuis toujours vous résistez à l’Esprit Saint ; vous êtes bien comme vos pères ! Y a-t-il un prophète que vos pères n’aient pas persécuté ? Ils ont même tué ceux qui annonçaient d’avance la venue du Juste, celui-là que maintenant vous venez de livrer et d’assassiner.
Vous qui aviez reçu la loi sur ordre des anges, vous ne l’avez pas observée. »
Ceux qui écoutaient ce discours avaient le cœur exaspéré et grinçaient des dents contre Étienne.
Mais lui, rempli de l’Esprit Saint, fixait le ciel du regard : il vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu.
Il déclara : « Voici que je contemple les cieux ouverts et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. »
Alors ils poussèrent de grands cris et se bouchèrent les oreilles. Tous ensemble, ils se précipitèrent sur lui,
l’entraînèrent hors de la ville et se mirent à le lapider. Les témoins avaient déposé leurs vêtements aux pieds d’un jeune homme appelé Saul.
Étienne, pendant qu’on le lapidait, priait ainsi : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit. »
Puis, se mettant à genoux, il s’écria d’une voix forte : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché. » Et, après cette parole, il s’endormit dans la mort.
Quant à Saul, il approuvait ce meurtre.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,30-35.
En ce temps-là, la foule dit à Jésus : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ? Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l’Écriture : Il leur a donné à manger le pain venu du ciel. »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel.
Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. »
Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. »
Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soi
f
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Textes de l’Évangile au quotidien

Sur le point d'être lapidé, Étienne est rempli de l'Esprit saint et tient le même langage de Jésus. Et ceux qui l'ont lapidé ignorent que parmi eux, Saul, qui approuve ce meurtre, deviendra l'apôtre d'une multitude.

Les chrétiens se sont donc multipliés très rapidement à cause du sang versé à l'image du don que Jésus fit de lui-même, en prêchant que Dieu est Amour. Et de nos jours encore, le don que font les innocents de leurs vies, afin que d'autres soient épargnés, continue de bouleverser les consciences.

Tout commence par le Livre de la Sagesse qui donne au serpent son véritable nom : "Par la jalousie du diable, la mort est entrée dans le monde" (Sg 2, 24). Censé servir Dieu comme les autres anges, "l’Adversaire" manifeste en fait une volonté hostile à l’homme. Dans le livre de Job, il s’attend Job succombe à ses malheurs en maudissant Dieu.

Dans l’Évangile, le diable est constamment présent, sous les noms les plus divers : le Malin, le Prince de ce monde, Mammon l'esprit des richesses, Beelzeboul, le Prince des démons, etc. Satan entrera en Judas au moment de la trahison . Face à cette action de Satan dans le monde, le but même de la mission du Christ est de réduire à l’impuissance, par sa mort, celui qui détenait le pouvoir de la mort.

Les premiers convertis, convenablement enseignés par les apôtres et motivés par leurs actions, vont véritablement "intégrer" ce renversement de la pensée et du cœur. C'est la pensée de la mort qui poussait l'homme à faire le mal, et c'est la considération de l'ineffable amour de Dieu en Jésus-Christ qui l'entraîne dans la voie de l'amour miséricordieux.

Notre prêtre a conclu en parlant de ces chrétiens arabes qui sont morts en assistant à une Eucharistie : "Tenons-nous prêts, cela peut nous arriver à nous aussi", puisque nous sommes les héritiers des apôtres, puisque nous aussi nous sommes dans la "mouvance" de l'Esprit Saint - et plus que nous nous rendons compte".

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
etienne lorant
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La persécution : signe de la défaite du diable

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Mercredi de la 3e semaine de Pâques

Livre des Actes des Apôtres 8,1b-8.

Le jour de la mort d’Étienne, éclata une violente persécution contre l’Église de Jérusalem. Tous se dispersèrent dans les campagnes de Judée et de Samarie, à l’exception des Apôtres.
Des hommes religieux ensevelirent Étienne et célébrèrent pour lui un grand deuil.
Quant à Saul, il ravageait l’Église, il pénétrait dans les maisons, pour en arracher hommes et femmes, et les jeter en prison.
Ceux qui s’étaient dispersés annonçaient la Bonne Nouvelle de la Parole là où ils passaient.
C’est ainsi que Philippe, l’un des Sept, arriva dans une ville de Samarie, et là il proclamait le Christ.
Les foules, d’un même cœur, s’attachaient à ce que disait Philippe, car elles entendaient parler des signes qu’il accomplissait, ou même les voyaient.
Beaucoup de possédés étaient délivrés des esprits impurs, qui sortaient en poussant de grands cris. Beaucoup de paralysés et de boiteux furent guéris.
Et il y eut dans cette ville une grande joie.



Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,35-40.
En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif.
Mais je vous l’ai déjà dit : vous avez vu, et pourtant vous ne croyez pas.
Tous ceux que me donne le Père viendront jusqu’à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors.
Car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé.
Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour.
Telle est la volonté de mon Père : que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »




Textes de l’Évangile au quotidien

A partir du martyre d’Étienne, c'est la persécution des chrétiens qui va donner des ailes au christianisme. On n'a pas voulu croire dans le Verbe fait chair, on ne reconnaît pas la venue de l'Esprit saint sur tout homme et toute femme qui se convertissent et, dès lors, la seule manière d'arrêter l'expansion de la foi, c'est - croit-on ! - de mettre à mort tous ceux qui se diront les témoins de Jésus-Christ. Mais ce qui se passe, en fait, c'est que, plus on tuera des croyants, plus ils se multiplieront. Saül, persécuteur de Jésus, va devenir Paul, l'apôtre des nations.

Le prêtre nous a fait remarquer que l'évangélisation n'est pas un discours destiné à l'intelligence. Il ne s'agit pas de convaincre en s'appuyant sur une argumentation logique ! Mais il s'agit d'une simple annonce, laquelle s'accompagne de signes. En réalité, tout se passe comme Jésus l'avait annoncé en paraboles, notamment celle du semeur. Les apôtres se déplacent et manifestent que le Christ est présent. Et parmi celles et ceux qui les écoutent, le Seigneur gagne de nouvelles âmes. Ils ne deviennent donc pas les adeptes d'une idéologie, mais ils deviennent autres, ils sont convertis. C'est bien ce que Jésus annonce dans sa prédication : Tous ceux que me donne le Père viendront jusqu’à moi; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors.

Les apôtres n'ont pas de véritables opposants parmi les hommes. Mais s'il y a persécution, a dit encore le prêtre, c'est parce qu'il existe, partout et en tout temps, des idéologies qui sont la trace "actuelle" du mensonge du serpent des origines. L'Adversaire est toujours présent et nous le voyons à l’œuvre chaque jour. Il proclame que l'homme est il capable de faire le bonheur de l'homme, mais c'est toujours le malheur qui vient...

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: La persécution : signe de la défaite du diable

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etienne lorant a écrit : Les apôtres n'ont pas de véritables opposants parmi les hommes. Mais s'il y a persécution, a dit encore le prêtre, c'est parce qu'il existe, partout et en tout temps, des idéologies qui sont la trace "actuelle" du mensonge du serpent des origines. L'Adversaire est toujours présent et nous le voyons à l’œuvre chaque jour. Il proclame que l'homme est il capable de faire le bonheur de l'homme, mais c'est toujours le malheur qui vient...
Tout ce qui peut se passer en Syrie et ailleurs peut nous arriver demain :

http://www.lalibre.be/dernieres-depeche ... b01be7eded
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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