Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)
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etienne lorant
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Les choix de Capharnaüm et de Saül
Vendredi de la 3e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 9,1-20.
En ces jours-là, Saul était toujours animé d’une rage meurtrière contre les disciples du Seigneur. Il alla trouver le grand prêtre
et lui demanda des lettres pour les synagogues de Damas, afin que, s’il trouvait des hommes et des femmes qui suivaient le Chemin du Seigneur, il les amène enchaînés à Jérusalem.
Comme il était en route et approchait de Damas, soudain une lumière venant du ciel l’enveloppa de sa clarté.
Il fut précipité à terre ; il entendit une voix qui lui disait : « Saul, Saul, pourquoi me persécuter ? »
Il demanda : « Qui es-tu, Seigneur ? » La voix répondit : « Je suis Jésus, celui que tu persécutes.
Relève-toi et entre dans la ville : on te dira ce que tu dois faire. »
Ses compagnons de route s’étaient arrêtés, muets de stupeur : ils entendaient la voix, mais ils ne voyaient personne.
Saul se releva de terre et, bien qu’il eût les yeux ouverts, il ne voyait rien. Ils le prirent par la main pour le faire entrer à Damas.
Pendant trois jours, il fut privé de la vue et il resta sans manger ni boire.
Or, il y avait à Damas un disciple nommé Ananie. Dans une vision, le Seigneur lui dit : « Ananie ! » Il répondit : « Me voici, Seigneur. »
Le Seigneur reprit : « Lève-toi, va dans la rue appelée rue Droite, chez Jude : tu demanderas un homme de Tarse nommé Saul. Il est en prière
et il a eu cette vision : un homme, du nom d’Ananie, entrait et lui imposait les mains pour lui rendre la vue. »
Ananie répondit : « Seigneur, j’ai beaucoup entendu parler de cet homme, et de tout le mal qu’il a fait subir à tes fidèles à Jérusalem.
Il est ici, après avoir reçu de la part des grands prêtres le pouvoir d’enchaîner tous ceux qui invoquent ton nom. »
Mais le Seigneur lui dit : « Va ! Car cet homme est l’instrument que j’ai choisi pour faire parvenir mon nom auprès des nations, des rois et des fils d’Israël.
Et moi, je lui montrerai tout ce qu’il lui faudra souffrir pour mon nom. »
Ananie partit donc et entra dans la maison. Il imposa les mains à Saul, en disant : « Saul, mon frère, celui qui m’a envoyé, c’est le Seigneur, c’est Jésus qui t’est apparu sur le chemin par lequel tu venais. Ainsi, tu vas retrouver la vue, et tu seras rempli d’Esprit Saint. »
Aussitôt tombèrent de ses yeux comme des écailles, et il retrouva la vue. Il se leva, puis il fut baptisé.
Alors il prit de la nourriture et les forces lui revinrent. Il passa quelques jours à Damas avec les disciples
et, sans plus attendre, il proclamait Jésus dans les synagogues, affirmant que celui-ci est le Fils de Dieu.,
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,52-59.
En ce temps-là, les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui.
De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi.
Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »
Voilà ce que Jésus a dit, alors qu’il enseignait à la synagogue de Capharnaüm.
Textes de l'Evangile au quotidien
Les paroles incompréhensibles que Jésus a prononcées à Capharnaüm et qu'il a rendu véritablement choquantes, ont été d'autant plus facilement retenues. aussi et surtout parce que les juifs, contrairement aux autres peuples, étaient tout à fait persuadés qu'il n'y avait qu'un seul Dieu, et que ce Dieu les avait choisis parmi tous les peuples.
A l'époque de Jésus, ils avaient l'habitude, le soir à la veillée, de répéter et répéter encore les lectures faites par les rabbins. Ce qui s'explique de façon très simple: les fidèles des synagogues n'étaient pas lettrés mais ils mettaient leur foi à répéter et répéter encore, souvent à la veillée, ce qu'ils avaient entendu, Cette transmission orale a été rejetée par quelques historiens, nous a dit le prêtre, mais elle est pourtant évidente. On n'imagine pas un berger ou un cultivateur passer beaucoup de temps à réécrire ce qu'ils avaient entendu - pour autant qu'ils aient appris à écrire et qu'ils puissent se payer des parchemins !
Le second point intéressant de la lecture de ce jour, c'est la précision donnée du lieu de la synagogue. Capharnaüm, avec son lac, voie navigable, sert de pont géographique vers la Décapole, les dix villes païennes aux confins du territoire d’Israël. Si la Galilée était le « carrefour » des païens, Jésus, en s’installant à Capharnaüm, village frontalier en quelque sorte, avait choisi de plonger au cœur de la mêlée des ethnies, des cultures et des valeurs. Le message du Christ était d'abord destiné "aux brebis perdues de la maison d'Israël", afin qu'après sa mort et sa résurrection, le rite de l'Eucharistie se propage rapidement au-delà des frontières.
La conversion de Saul tient également, est liée, au même principe. L'apôtre des gentils est un homme cultivé, qui parle plusieurs langues. Et son zèle sera d'autant plus grand qu'il gardera toujours en lui le regret d'avoir été le plus grand persécuteur des chrétiens. Il faut ajouter encore qu'il est citoyen romain, un titre qui ouvrait toutes les portes.
Cependant, le prêtre a conclu que le message n'est pas celui d'une élite, mais qu'il est, toujours, l'oeuvre de l'Esprit saint: c'est à nous tous de mettre en œuvre nos talents au service du Seigneur.
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Livre des Actes des Apôtres 9,1-20.
En ces jours-là, Saul était toujours animé d’une rage meurtrière contre les disciples du Seigneur. Il alla trouver le grand prêtre
et lui demanda des lettres pour les synagogues de Damas, afin que, s’il trouvait des hommes et des femmes qui suivaient le Chemin du Seigneur, il les amène enchaînés à Jérusalem.
Comme il était en route et approchait de Damas, soudain une lumière venant du ciel l’enveloppa de sa clarté.
Il fut précipité à terre ; il entendit une voix qui lui disait : « Saul, Saul, pourquoi me persécuter ? »
Il demanda : « Qui es-tu, Seigneur ? » La voix répondit : « Je suis Jésus, celui que tu persécutes.
Relève-toi et entre dans la ville : on te dira ce que tu dois faire. »
Ses compagnons de route s’étaient arrêtés, muets de stupeur : ils entendaient la voix, mais ils ne voyaient personne.
Saul se releva de terre et, bien qu’il eût les yeux ouverts, il ne voyait rien. Ils le prirent par la main pour le faire entrer à Damas.
Pendant trois jours, il fut privé de la vue et il resta sans manger ni boire.
Or, il y avait à Damas un disciple nommé Ananie. Dans une vision, le Seigneur lui dit : « Ananie ! » Il répondit : « Me voici, Seigneur. »
Le Seigneur reprit : « Lève-toi, va dans la rue appelée rue Droite, chez Jude : tu demanderas un homme de Tarse nommé Saul. Il est en prière
et il a eu cette vision : un homme, du nom d’Ananie, entrait et lui imposait les mains pour lui rendre la vue. »
Ananie répondit : « Seigneur, j’ai beaucoup entendu parler de cet homme, et de tout le mal qu’il a fait subir à tes fidèles à Jérusalem.
Il est ici, après avoir reçu de la part des grands prêtres le pouvoir d’enchaîner tous ceux qui invoquent ton nom. »
Mais le Seigneur lui dit : « Va ! Car cet homme est l’instrument que j’ai choisi pour faire parvenir mon nom auprès des nations, des rois et des fils d’Israël.
Et moi, je lui montrerai tout ce qu’il lui faudra souffrir pour mon nom. »
Ananie partit donc et entra dans la maison. Il imposa les mains à Saul, en disant : « Saul, mon frère, celui qui m’a envoyé, c’est le Seigneur, c’est Jésus qui t’est apparu sur le chemin par lequel tu venais. Ainsi, tu vas retrouver la vue, et tu seras rempli d’Esprit Saint. »
Aussitôt tombèrent de ses yeux comme des écailles, et il retrouva la vue. Il se leva, puis il fut baptisé.
Alors il prit de la nourriture et les forces lui revinrent. Il passa quelques jours à Damas avec les disciples
et, sans plus attendre, il proclamait Jésus dans les synagogues, affirmant que celui-ci est le Fils de Dieu.,
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,52-59.
En ce temps-là, les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui.
De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi.
Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »
Voilà ce que Jésus a dit, alors qu’il enseignait à la synagogue de Capharnaüm.
Textes de l'Evangile au quotidien
Les paroles incompréhensibles que Jésus a prononcées à Capharnaüm et qu'il a rendu véritablement choquantes, ont été d'autant plus facilement retenues. aussi et surtout parce que les juifs, contrairement aux autres peuples, étaient tout à fait persuadés qu'il n'y avait qu'un seul Dieu, et que ce Dieu les avait choisis parmi tous les peuples.
A l'époque de Jésus, ils avaient l'habitude, le soir à la veillée, de répéter et répéter encore les lectures faites par les rabbins. Ce qui s'explique de façon très simple: les fidèles des synagogues n'étaient pas lettrés mais ils mettaient leur foi à répéter et répéter encore, souvent à la veillée, ce qu'ils avaient entendu, Cette transmission orale a été rejetée par quelques historiens, nous a dit le prêtre, mais elle est pourtant évidente. On n'imagine pas un berger ou un cultivateur passer beaucoup de temps à réécrire ce qu'ils avaient entendu - pour autant qu'ils aient appris à écrire et qu'ils puissent se payer des parchemins !
Le second point intéressant de la lecture de ce jour, c'est la précision donnée du lieu de la synagogue. Capharnaüm, avec son lac, voie navigable, sert de pont géographique vers la Décapole, les dix villes païennes aux confins du territoire d’Israël. Si la Galilée était le « carrefour » des païens, Jésus, en s’installant à Capharnaüm, village frontalier en quelque sorte, avait choisi de plonger au cœur de la mêlée des ethnies, des cultures et des valeurs. Le message du Christ était d'abord destiné "aux brebis perdues de la maison d'Israël", afin qu'après sa mort et sa résurrection, le rite de l'Eucharistie se propage rapidement au-delà des frontières.
La conversion de Saul tient également, est liée, au même principe. L'apôtre des gentils est un homme cultivé, qui parle plusieurs langues. Et son zèle sera d'autant plus grand qu'il gardera toujours en lui le regret d'avoir été le plus grand persécuteur des chrétiens. Il faut ajouter encore qu'il est citoyen romain, un titre qui ouvrait toutes les portes.
Cependant, le prêtre a conclu que le message n'est pas celui d'une élite, mais qu'il est, toujours, l'oeuvre de l'Esprit saint: c'est à nous tous de mettre en œuvre nos talents au service du Seigneur.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Nécessité de la veille
Fête de saint Marc, évangéliste
Première lettre de saint Pierre Apôtre 5,5b-14.
Frères, les uns envers les autres, prenez l’humilité comme tenue de service. En effet, Dieu s’oppose aux orgueilleux, aux humbles il accorde sa grâce.
Abaissez-vous donc sous la main puissante de Dieu, pour qu’il vous élève en temps voulu.
Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, puisqu’il prend soin de vous.
Soyez sobres, veillez : votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rôde, cherchant qui dévorer.
Résistez-lui avec la force de la foi, car vous savez que tous vos frères, de par le monde, sont en butte aux mêmes souffrances.
Après que vous aurez souffert un peu de temps, le Dieu de toute grâce, lui qui, dans le Christ Jésus, vous a appelés à sa gloire éternelle, vous rétablira lui-même, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables.
À lui la souveraineté pour les siècles. Amen.
Par Silvain, que je considère comme un frère digne de confiance, je vous écris ces quelques mots pour vous exhorter, et pour attester que c’est vraiment dans la grâce de Dieu que vous tenez ferme.
La communauté qui est à Babylone, choisie comme vous par Dieu, vous salue, ainsi que Marc, mon fils.
Saluez-vous les uns les autres par un baiser fraternel. Paix à vous tous, qui êtes dans le Christ.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 16,15-20.
En ce temps-là, Jésus ressuscité se manifesta aux onze Apôtres et leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création.
Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné.
Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils expulseront les démons ; ils parleront en langues nouvelles ; ils prendront des serpents dans leurs mains et, s’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s’en trouveront bien. »
Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu.
Quant à eux, ils s’en allèrent proclamer partout l’Évangile. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient.
Textes de l’Évangile au quotidien
C'est dans la grâce de Dieu que l'on peut tenir ferme et ne pas céder aux ruses du diable. Les lectures de ce samedi, à l'occasion de la fête de saint Marc, nous engagent à devenir des "veilleurs" partout là où nous sommes et quelles que soient nos conditions de vie. Veilleurs sur nous-mêmes, et veilleurs en faveur des plus faibles. Disciplinés et serviteurs de nos frères dans l'amour de Jésus.
Les textes me paraissent bien convenir à l'époque que je vis personnellement et que beaucoup d'entre nous connaissent, avec diverses inquiétudes pour l'avenir. J'ai été horrifié de découvrir que certaines surfaces commerciales, transforment les abords des entrées de leur magasin, de telle sorte que personne ne puisse s'asseoir. Il s'agit de manière délibérée d'écarter les mendiants. (voir lien) Par ailleurs, un peu partout, les rues sont jonchées de détritus, les boutiques ferment les unes après les autres et chaque week-end en soirée les agressions se multiplient.
Cependant, comme par contraste, la lumière de l'amour de Dieu semble éclairer mon cœur afin que j'accomplisse sans angoisse ce que je dois accomplir. Je prie aujourd'hui pour toutes celles et tous ceux, parmi les croyants, qui prennent conscience de la grande incertitude qui plane sur nos société. Notre foi, notre espérance et notre charité sont soumises à l'épreuve - armons-nous de la confiance en Jésus-Christ qui ne manquera pas de venir à notre secours.
http://www.rtbf.be/info/regions/detail_ ... id=8962319
.
(Ma mère, Léa, 90 ans, est dans un demi-coma depuis quelques jours - merci de penser à elle dans vos prières).
Première lettre de saint Pierre Apôtre 5,5b-14.
Frères, les uns envers les autres, prenez l’humilité comme tenue de service. En effet, Dieu s’oppose aux orgueilleux, aux humbles il accorde sa grâce.
Abaissez-vous donc sous la main puissante de Dieu, pour qu’il vous élève en temps voulu.
Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, puisqu’il prend soin de vous.
Soyez sobres, veillez : votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rôde, cherchant qui dévorer.
Résistez-lui avec la force de la foi, car vous savez que tous vos frères, de par le monde, sont en butte aux mêmes souffrances.
Après que vous aurez souffert un peu de temps, le Dieu de toute grâce, lui qui, dans le Christ Jésus, vous a appelés à sa gloire éternelle, vous rétablira lui-même, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables.
À lui la souveraineté pour les siècles. Amen.
Par Silvain, que je considère comme un frère digne de confiance, je vous écris ces quelques mots pour vous exhorter, et pour attester que c’est vraiment dans la grâce de Dieu que vous tenez ferme.
La communauté qui est à Babylone, choisie comme vous par Dieu, vous salue, ainsi que Marc, mon fils.
Saluez-vous les uns les autres par un baiser fraternel. Paix à vous tous, qui êtes dans le Christ.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 16,15-20.
En ce temps-là, Jésus ressuscité se manifesta aux onze Apôtres et leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création.
Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné.
Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils expulseront les démons ; ils parleront en langues nouvelles ; ils prendront des serpents dans leurs mains et, s’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s’en trouveront bien. »
Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu.
Quant à eux, ils s’en allèrent proclamer partout l’Évangile. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient.
Textes de l’Évangile au quotidien
C'est dans la grâce de Dieu que l'on peut tenir ferme et ne pas céder aux ruses du diable. Les lectures de ce samedi, à l'occasion de la fête de saint Marc, nous engagent à devenir des "veilleurs" partout là où nous sommes et quelles que soient nos conditions de vie. Veilleurs sur nous-mêmes, et veilleurs en faveur des plus faibles. Disciplinés et serviteurs de nos frères dans l'amour de Jésus.
Les textes me paraissent bien convenir à l'époque que je vis personnellement et que beaucoup d'entre nous connaissent, avec diverses inquiétudes pour l'avenir. J'ai été horrifié de découvrir que certaines surfaces commerciales, transforment les abords des entrées de leur magasin, de telle sorte que personne ne puisse s'asseoir. Il s'agit de manière délibérée d'écarter les mendiants. (voir lien) Par ailleurs, un peu partout, les rues sont jonchées de détritus, les boutiques ferment les unes après les autres et chaque week-end en soirée les agressions se multiplient.
Cependant, comme par contraste, la lumière de l'amour de Dieu semble éclairer mon cœur afin que j'accomplisse sans angoisse ce que je dois accomplir. Je prie aujourd'hui pour toutes celles et tous ceux, parmi les croyants, qui prennent conscience de la grande incertitude qui plane sur nos société. Notre foi, notre espérance et notre charité sont soumises à l'épreuve - armons-nous de la confiance en Jésus-Christ qui ne manquera pas de venir à notre secours.
http://www.rtbf.be/info/regions/detail_ ... id=8962319
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(Ma mère, Léa, 90 ans, est dans un demi-coma depuis quelques jours - merci de penser à elle dans vos prières).
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
- Anne
- Prætor

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- Inscription : jeu. 21 févr. 2008, 1:05
- Conviction : Catholique romaine
- Localisation : Provincia Quebecensis
Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)
En U de P, Bruno, pour maman Léa

"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)
Léa s'est soudainement "réveillée" ce dimanche matin. Je venais de lui donner la communion lorsqu'une religieuse "laïque" est venue pour lui donner la communion elle aussi. Nous avons commencé un dialogue, qui s'est prolongé plus d'une demie heure. D'une part, nous avons découvert que les parents de cette dame étaient les anciens propriétaires de la maison familiale rachetée par mon père. Ensuite, ma langue a "coulé" et je lui ai rapporté comment je m'étais présenté plusieurs fois à l’Église après ma conversion et le refus systématique de reconnaissance que j'ai rencontré - parce que, semble-t-il, seules les vocations, entre douze et quinze ans, sont prises en compte.Anne a écrit :En U de P, Bruno, pour maman Léa
Longue discussion au cours de laquelle j'ai témoigné des "preuves non-reconnues" que je porte en moi comme des clous pour la conscience.
Cette dame a beaucoup compati, puisqu'elle même fut jugée "trop vielle" (à 30 ans) pour intégrer un ordre religieux féminin.
Nous avons parlé longuement. Éblouie, ma mère, à tout écouté et son regard s'est "éveillé de nouveau". J'ai rapporté mon expérience de conversion, ma soudaine guérison de la tabagie, l'extraordinaire joie ressentie... mais aussi la souffrance, toujours présente que j'éprouve d'être un "exilé dans le monde".
La dame m'a dit que j'ai un grand prédécesseur dans la la souffrance de la "non-reconnaissance" qui fut celle de saint Benoit Labre. Lui aussi aurait connu une conversion et un appel jamais reconnu.
Nous avons parlé trois quart d'heure. Ma mère s'est "réveillée" comme jamais depuis trois mois. Bon signe ! Ma sœur m'a parlé ouvertement - que de changements !
Je donne un lien sur la vie de saint Benoit Labre, d'où il ressort que je ferais partie des "vocations contrariées" ... eh bien, je prierai que vous n'en soyez pas ! :
http://www.mavocation.org/vocation/suiv ... labre.html
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Jésus ne cesse de nous appeler
Lundi de la 4e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 11,1-18.
En ces jours-là, les Apôtres et les frères qui étaient en Judée avaient appris que les nations, elles aussi, avaient reçu la parole de Dieu. Lorsque Pierre fut de retour à Jérusalem, ceux qui étaient juifs d’origine le prirent à partie,
en disant : « Tu es entré chez des hommes qui ne sont pas circoncis, et tu as mangé avec eux ! »
Alors Pierre reprit l’affaire depuis le commencement et leur exposa tout dans l’ordre, en disant :
« J’étais dans la ville de Jaffa, en train de prier, et voici la vision que j’ai eue dans une extase : c’était un objet qui descendait. On aurait dit une grande toile tenue aux quatre coins ; venant du ciel, elle se posa près de moi.
Fixant les yeux sur elle, je l’examinai et je vis les quadrupèdes de la terre, les bêtes sauvages, les reptiles et les oiseaux du ciel.
J’entendis une voix qui me disait : “Debout, Pierre, offre-les en sacrifice, et mange !”
Je répondis : “Certainement pas, Seigneur ! Jamais aucun aliment interdit ou impur n’est entré dans ma bouche.”
Une deuxième fois, du haut du ciel la voix répondit : “Ce que Dieu a déclaré pur, toi, ne le déclare pas interdit.”
Cela se produisit par trois fois, puis tout fut remonté au ciel.
Et voici qu’à l’instant même, devant la maison où j’étais, survinrent trois hommes qui m’étaient envoyés de Césarée.
L’Esprit me dit d’aller avec eux sans hésiter. Les six frères qui sont ici m’ont accompagné, et nous sommes entrés chez le centurion Corneille.
Il nous raconta comment il avait vu l’ange se tenir dans sa maison et dire : “Envoie quelqu’un à Jaffa pour chercher Simon surnommé Pierre.
Celui-ci t’adressera des paroles par lesquelles tu seras sauvé, toi et toute ta maison.”
Au moment où je prenais la parole, l’Esprit Saint descendit sur ceux qui étaient là, comme il était descendu sur nous au commencement.
Alors je me suis rappelé la parole que le Seigneur avait dite : “Jean a baptisé avec l’eau, mais vous, c’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés.”
Et si Dieu leur a fait le même don qu’à nous, parce qu’ils ont cru au Seigneur Jésus Christ, qui étais-je, moi, pour empêcher l’action de Dieu ? »
En entendant ces paroles, ils se calmèrent et ils rendirent gloire à Dieu, en disant : « Ainsi donc, même aux nations, Dieu a donné la conversion qui fait entrer dans la vie ! »
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 10,1-10.
En ce temps-là, Jésus déclara : « Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans l’enclos des brebis sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit.
Celui qui entre par la porte, c’est le pasteur, le berger des brebis.
Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir.
Quand il a poussé dehors toutes les siennes, il marche à leur tête, et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix.
Jamais elles ne suivront un étranger, mais elles s’enfuiront loin de lui, car elles ne connaissent pas la voix des étrangers. »
Jésus employa cette image pour s’adresser à eux, mais eux ne comprirent pas de quoi il leur parlait.
C’est pourquoi Jésus reprit la parole : « Amen, amen, je vous le dis : Moi, je suis la porte des brebis.
Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés.
Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage.
Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr. Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance.
Textes de l’Évangile au quotidien
Ce matin, toute mon attention a été attirée par la parole de Jésus lorsqu’il dit : "Je suis la porte des brebis". C'est bien lui, Jésus qui nous ouvre la porte. C'est Jésus et lui seul.
La veille, dimanche, il s'est produit un incident tout à fait particulier. Comme je venais de donner la communion à ma mère et de communier moi-même, une religieuse est entrée venue pour le même partage.
Cette rencontre, le recueillement et le dialogue qui ont suivi ont permis d'éclairer toutes mes tentatives d'entrer "officiellement" dans l’Église et qui ont échoué, les unes après les autres en me plongeant dans un grand désarroi. Pour la première fois, j'ai reçu à ce sujet une forme d'explication aux mystères de toutes mes démarches restées vaines.
Cette Sœur m'a dit en effet : "Dans la recherche perpétuelle d'une reconnaissance d'une vocation, vous avez eu un grand prédécesseur: saint Benoît Labre. Lui aussi n'a jamais cessé de chercher sa place !". De fait, lorsque j'ai découvert le lien qui suit, j'ai reconnu que c'est bien ce besoin jamais assouvi qui m'anime et continue de me tirer et de m'efforcer :
http://www.mavocation.org/vocation/suiv ... labre.html
Je crois très sincèrement que dans le temps qui vient, au milieu de ce monde et de ce temps complètement bouleversés, je vais continuer d'explorer différentes voies, pour finalement atteindre le but - un peu comme dans l'image de la course, dans cet extrait de l'Epître aux Philippiens, chapitre 3 :
"Ce n'est pas que j'aie déjà saisi le prix, ou que j'aie déjà atteint la perfection; mais je poursuis ma course pour tâcher de le saisir, puisque j'ai été saisi moi-même par le Christ"
Je suis encore tout ému par cet évènement et les répercussions qui ne manqueront pas de suivre. Ainsi, depuis ma conversion jusqu'à ce jour, c'est bien un désir constamment contrarié qui m'a maintenu en marche: Jésus n'a-t-il pas dit de lui-même:
" Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids: mais le Fils de l'homme n'a pas un lieu où il puisse reposer sa tête." C'est bien ce Jésus-là, qui m'a saisi un jour, a tout bousculé dans ma vie bourgeoise, et continue de ne jamais me laisser dire: c'est ici que je devais être, et j'y reste...
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Livre des Actes des Apôtres 11,1-18.
En ces jours-là, les Apôtres et les frères qui étaient en Judée avaient appris que les nations, elles aussi, avaient reçu la parole de Dieu. Lorsque Pierre fut de retour à Jérusalem, ceux qui étaient juifs d’origine le prirent à partie,
en disant : « Tu es entré chez des hommes qui ne sont pas circoncis, et tu as mangé avec eux ! »
Alors Pierre reprit l’affaire depuis le commencement et leur exposa tout dans l’ordre, en disant :
« J’étais dans la ville de Jaffa, en train de prier, et voici la vision que j’ai eue dans une extase : c’était un objet qui descendait. On aurait dit une grande toile tenue aux quatre coins ; venant du ciel, elle se posa près de moi.
Fixant les yeux sur elle, je l’examinai et je vis les quadrupèdes de la terre, les bêtes sauvages, les reptiles et les oiseaux du ciel.
J’entendis une voix qui me disait : “Debout, Pierre, offre-les en sacrifice, et mange !”
Je répondis : “Certainement pas, Seigneur ! Jamais aucun aliment interdit ou impur n’est entré dans ma bouche.”
Une deuxième fois, du haut du ciel la voix répondit : “Ce que Dieu a déclaré pur, toi, ne le déclare pas interdit.”
Cela se produisit par trois fois, puis tout fut remonté au ciel.
Et voici qu’à l’instant même, devant la maison où j’étais, survinrent trois hommes qui m’étaient envoyés de Césarée.
L’Esprit me dit d’aller avec eux sans hésiter. Les six frères qui sont ici m’ont accompagné, et nous sommes entrés chez le centurion Corneille.
Il nous raconta comment il avait vu l’ange se tenir dans sa maison et dire : “Envoie quelqu’un à Jaffa pour chercher Simon surnommé Pierre.
Celui-ci t’adressera des paroles par lesquelles tu seras sauvé, toi et toute ta maison.”
Au moment où je prenais la parole, l’Esprit Saint descendit sur ceux qui étaient là, comme il était descendu sur nous au commencement.
Alors je me suis rappelé la parole que le Seigneur avait dite : “Jean a baptisé avec l’eau, mais vous, c’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés.”
Et si Dieu leur a fait le même don qu’à nous, parce qu’ils ont cru au Seigneur Jésus Christ, qui étais-je, moi, pour empêcher l’action de Dieu ? »
En entendant ces paroles, ils se calmèrent et ils rendirent gloire à Dieu, en disant : « Ainsi donc, même aux nations, Dieu a donné la conversion qui fait entrer dans la vie ! »
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 10,1-10.
En ce temps-là, Jésus déclara : « Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans l’enclos des brebis sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit.
Celui qui entre par la porte, c’est le pasteur, le berger des brebis.
Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir.
Quand il a poussé dehors toutes les siennes, il marche à leur tête, et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix.
Jamais elles ne suivront un étranger, mais elles s’enfuiront loin de lui, car elles ne connaissent pas la voix des étrangers. »
Jésus employa cette image pour s’adresser à eux, mais eux ne comprirent pas de quoi il leur parlait.
C’est pourquoi Jésus reprit la parole : « Amen, amen, je vous le dis : Moi, je suis la porte des brebis.
Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés.
Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage.
Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr. Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance.
Textes de l’Évangile au quotidien
Ce matin, toute mon attention a été attirée par la parole de Jésus lorsqu’il dit : "Je suis la porte des brebis". C'est bien lui, Jésus qui nous ouvre la porte. C'est Jésus et lui seul.
La veille, dimanche, il s'est produit un incident tout à fait particulier. Comme je venais de donner la communion à ma mère et de communier moi-même, une religieuse est entrée venue pour le même partage.
Cette rencontre, le recueillement et le dialogue qui ont suivi ont permis d'éclairer toutes mes tentatives d'entrer "officiellement" dans l’Église et qui ont échoué, les unes après les autres en me plongeant dans un grand désarroi. Pour la première fois, j'ai reçu à ce sujet une forme d'explication aux mystères de toutes mes démarches restées vaines.
Cette Sœur m'a dit en effet : "Dans la recherche perpétuelle d'une reconnaissance d'une vocation, vous avez eu un grand prédécesseur: saint Benoît Labre. Lui aussi n'a jamais cessé de chercher sa place !". De fait, lorsque j'ai découvert le lien qui suit, j'ai reconnu que c'est bien ce besoin jamais assouvi qui m'anime et continue de me tirer et de m'efforcer :
http://www.mavocation.org/vocation/suiv ... labre.html
Je crois très sincèrement que dans le temps qui vient, au milieu de ce monde et de ce temps complètement bouleversés, je vais continuer d'explorer différentes voies, pour finalement atteindre le but - un peu comme dans l'image de la course, dans cet extrait de l'Epître aux Philippiens, chapitre 3 :
"Ce n'est pas que j'aie déjà saisi le prix, ou que j'aie déjà atteint la perfection; mais je poursuis ma course pour tâcher de le saisir, puisque j'ai été saisi moi-même par le Christ"
Je suis encore tout ému par cet évènement et les répercussions qui ne manqueront pas de suivre. Ainsi, depuis ma conversion jusqu'à ce jour, c'est bien un désir constamment contrarié qui m'a maintenu en marche: Jésus n'a-t-il pas dit de lui-même:
" Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids: mais le Fils de l'homme n'a pas un lieu où il puisse reposer sa tête." C'est bien ce Jésus-là, qui m'a saisi un jour, a tout bousculé dans ma vie bourgeoise, et continue de ne jamais me laisser dire: c'est ici que je devais être, et j'y reste...
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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La prière comme puits de lumière
Fête de sainte Catherine de Sienne, vierge, tertiaire dominicaine, docteur de l'Église, copatronne de l'Europe
Première lettre de saint Jean 1,5-10.2,1-2.
Frères, tel est le message que nous avons entendu de Jésus Christ et que nous vous annonçons : Dieu est lumière ; en lui, il n’y a pas de ténèbres.
Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, alors que nous marchons dans les ténèbres, nous sommes des menteurs, nous ne faisons pas la vérité.
Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tout péché.
Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous égarons nous-mêmes, et la vérité n’est pas en nous.
Si nous reconnaissons nos péchés, lui qui est fidèle et juste va jusqu’à pardonner nos péchés et nous purifier de toute injustice.
Si nous disons que nous sommes sans péché, nous faisons de lui un menteur, et sa parole n’est pas en nous.
Mes petits enfants, je vous écris cela pour que vous évitiez le péché. Mais si l’un de nous vient à pécher, nous avons un défenseur devant le Père : Jésus Christ, le Juste.
C’est lui qui, par son sacrifice, obtient le pardon de nos péchés, non seulement les nôtres, mais encore ceux du monde entier.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11,25-30.
En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits.
Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.
Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler.
« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.
Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme.
Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »
Textes de l’Évangile au quotidien
Du fait de notre condition pécheresse, la première démarche pour 'une véritable vie en Dieu et en union avec nos sœurs et nos frères dans la foi, c'est de lutter contre nos mauvais penchants. En méditant les textes de ce jour, comme je me rappelle mes propres fautes, je les ressens en moi et je m'engage à lutter plus encore. C'est cela le joug ! Il peut sembler un poids à porter, alors qu'il s'agit d'un instrument de guidance.
Bref, sans cette lutte, personne ne peut prétendre avoir accès à la vie surnaturelle, seule capable de nous faire ressentir que nous sommes vraiment en communion les uns avec les autres.
Je le dirai sans fausse honte, avec humilité: aujourd'hui, je suis un peu malade, car je ne supporte plus comme autrefois le "petit verre entre amis" qui, m'a souvent servi à dépasser ma timidité. Si je tiens à dire cela, c'est parce qu'il me fut très difficile de cesser de fumer, mais la prière confiante m'en avait délivré pour de bon, il y a onze ans. Et désormais, j'entreprends une nouvelle abstinence qui me fera ressentir une grande solitude - mais cette crainte n'est-elle pas une suggestion de l'Adversaire ?
Je parle ouvertement, comme je l'ai rarement fait, mais je crois que c'est juste.
Aujourd'hui, je voudrais conclure très simplement en proposant à toutes et à tous, ces nouveaux efforts, surtout en ces temps où, dans le monde, les fidèles dans l’Église endurent de nombreuses souffrances. Bien sûr, je songe aux martyrs en Syrie et ailleurs, mais il n'y a pas que cela: avez-vous remarqué ces lois nouvelles par lesquelles, par exemple, il nous sera tous suggéré, un jour où l'autre, de quitter ce monde sans endurer de souffrances... or, par nos souffrances supportées dans la foi, nous sommes vraiment en communion, dans le Christ, avec tous nos frères.
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Première lettre de saint Jean 1,5-10.2,1-2.
Frères, tel est le message que nous avons entendu de Jésus Christ et que nous vous annonçons : Dieu est lumière ; en lui, il n’y a pas de ténèbres.
Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, alors que nous marchons dans les ténèbres, nous sommes des menteurs, nous ne faisons pas la vérité.
Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tout péché.
Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous égarons nous-mêmes, et la vérité n’est pas en nous.
Si nous reconnaissons nos péchés, lui qui est fidèle et juste va jusqu’à pardonner nos péchés et nous purifier de toute injustice.
Si nous disons que nous sommes sans péché, nous faisons de lui un menteur, et sa parole n’est pas en nous.
Mes petits enfants, je vous écris cela pour que vous évitiez le péché. Mais si l’un de nous vient à pécher, nous avons un défenseur devant le Père : Jésus Christ, le Juste.
C’est lui qui, par son sacrifice, obtient le pardon de nos péchés, non seulement les nôtres, mais encore ceux du monde entier.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11,25-30.
En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits.
Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.
Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler.
« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.
Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme.
Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »
Textes de l’Évangile au quotidien
Du fait de notre condition pécheresse, la première démarche pour 'une véritable vie en Dieu et en union avec nos sœurs et nos frères dans la foi, c'est de lutter contre nos mauvais penchants. En méditant les textes de ce jour, comme je me rappelle mes propres fautes, je les ressens en moi et je m'engage à lutter plus encore. C'est cela le joug ! Il peut sembler un poids à porter, alors qu'il s'agit d'un instrument de guidance.
Bref, sans cette lutte, personne ne peut prétendre avoir accès à la vie surnaturelle, seule capable de nous faire ressentir que nous sommes vraiment en communion les uns avec les autres.
Je le dirai sans fausse honte, avec humilité: aujourd'hui, je suis un peu malade, car je ne supporte plus comme autrefois le "petit verre entre amis" qui, m'a souvent servi à dépasser ma timidité. Si je tiens à dire cela, c'est parce qu'il me fut très difficile de cesser de fumer, mais la prière confiante m'en avait délivré pour de bon, il y a onze ans. Et désormais, j'entreprends une nouvelle abstinence qui me fera ressentir une grande solitude - mais cette crainte n'est-elle pas une suggestion de l'Adversaire ?
Je parle ouvertement, comme je l'ai rarement fait, mais je crois que c'est juste.
Aujourd'hui, je voudrais conclure très simplement en proposant à toutes et à tous, ces nouveaux efforts, surtout en ces temps où, dans le monde, les fidèles dans l’Église endurent de nombreuses souffrances. Bien sûr, je songe aux martyrs en Syrie et ailleurs, mais il n'y a pas que cela: avez-vous remarqué ces lois nouvelles par lesquelles, par exemple, il nous sera tous suggéré, un jour où l'autre, de quitter ce monde sans endurer de souffrances... or, par nos souffrances supportées dans la foi, nous sommes vraiment en communion, dans le Christ, avec tous nos frères.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Dieu est fidèle en tout temps
Jeudi de la 4e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 13,13-25.
Quittant l’île de Chypre pour l’Asie Mineure, Paul et ceux qui l’accompagnaient s’embarquèrent à Paphos et arrivèrent à Pergé en Pamphylie. Mais Jean-Marc les abandonna pour s’en retourner à Jérusalem.
Quant à eux, ils poursuivirent leur voyage au-delà de Pergé et arrivèrent à Antioche de Pisidie. Le jour du sabbat, ils entrèrent à la synagogue et prirent place.
Après la lecture de la Loi et des Prophètes, les chefs de la synagogue leur envoyèrent dire : « Frères, si vous avez une parole d’exhortation pour le peuple, parlez. »
Paul se leva, fit un signe de la main et dit : « Israélites, et vous aussi qui craignez Dieu, écoutez :
Le Dieu de ce peuple, le Dieu d’Israël a choisi nos pères ; il a fait grandir son peuple pendant le séjour en Égypte et il l’en a fait sortir à bras étendu.
Pendant une quarantaine d’années, il les a supportés au désert
et, après avoir exterminé tour à tour sept nations au pays de Canaan, il a partagé pour eux ce pays en héritage.
Tout cela dura environ quatre cent cinquante ans. Ensuite, il leur a donné des juges, jusqu’au prophète Samuel.
Puis ils demandèrent un roi, et Dieu leur donna Saül, fils de Kish, homme de la tribu de Benjamin, pour quarante années.
Après l’avoir rejeté, Dieu a, pour eux, suscité David comme roi, et il lui a rendu ce témoignage : J’ai trouvé David, fils de Jessé ; c’est un homme selon mon cœur qui réalisera toutes mes volontés.
De la descendance de David, Dieu, selon la promesse, a fait sortir un sauveur pour Israël : c’est Jésus,
dont Jean le Baptiste a préparé l’avènement, en proclamant avant lui un baptême de conversion pour tout le peuple d’Israël.
Au moment d’achever sa course, Jean disait : “Ce que vous pensez que je suis, je ne le suis pas. Mais le voici qui vient après moi, et je ne suis pas digne de retirer les sandales de ses pieds.”
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 13,16-20.
Après avoir lavé les pieds de ses disciples, Jésus parla ainsi : « Amen, amen, je vous le dis : un serviteur n’est pas plus grand que son maître, ni un envoyé plus grand que celui qui l’envoie.
Sachant cela, heureux êtes-vous, si vous le faites.
Ce n’est pas de vous tous que je parle. Moi, je sais quels sont ceux que j’ai choisis, mais il faut que s’accomplisse l’Écriture : Celui qui mange le pain avec moi m’a frappé du talon.
Je vous dis ces choses dès maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez que moi, JE SUIS.
Amen, amen, je vous le dis : si quelqu’un reçoit celui que j’envoie, il me reçoit moi-même ; et celui qui me reçoit, reçoit Celui qui m’a envoyé. »
Textes de l’Évangile au quotidien
Notre prêtre nous a fait remarquer comment, avec un talent inspiré, Paul récapitule de manière simple et limpide l'histoire des relations du peuple juif avec son Dieu. Il montre comment, tout naturellement, cette histoire aboutit à Jésus-Christ- mais aussi : qu'elle se continue. Le fait qu'une partie du peuple ait refusé d'entendre et de recevoir la Parole, le Verbe fait chair, n'empêche en rien que cette histoire se continue. Ce discours est rassurant, car il n'y a pas rupture entre Dieu et son peuple - mais, comme de tout temps, il y aura ceux qui croiront et ceux qui refuseront de croire.
Dans l’Évangile aussi, Jésus parle de la même manière. L'épisode de la trahison fait partie intégrante de l'histoire des relations de Dieu avec les hommes et ne doit troubler quiconque. Ainsi, pour nous, les fidèles de ce temps, il n'existe pas de rupture dans les relations à Dieu.
L'apôtre parlera plus tard, dans l’Épitre aux Romains de ce qui adviendra lorsque le temps sera accompli :
Je pose encore une question : ceux d’Israël ont-ils trébuché pour vraiment tomber ? Pas du tout ! Mais leur faute procure aux nations païennes le salut, pour qu’ils en deviennent jaloux.
Or, si leur faute a été richesse pour le monde, si leur amoindrissement a été richesse pour les nations, combien plus le sera leur rassemblement ! Je vous le dis à vous, qui venez des nations païennes : dans la mesure où je suis moi-même apôtre des nations, j’honore mon ministère,mais dans l’espoir de rendre jaloux mes frères selon la chair, et d’en sauver quelques-uns.
Si en effet le monde a été réconcilié avec Dieu quand ils ont été mis à l’écart, qu’arrivera-t-il quand ils seront réintégrés ? Ce sera la vie pour ceux qui étaient morts ! (Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains - Chapitre 11)
Nous étions plus nombreux dans la chapelle ce matin, et rentrés sous une fine pluie, nous sommes ressortis au soleil...
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Livre des Actes des Apôtres 13,13-25.
Quittant l’île de Chypre pour l’Asie Mineure, Paul et ceux qui l’accompagnaient s’embarquèrent à Paphos et arrivèrent à Pergé en Pamphylie. Mais Jean-Marc les abandonna pour s’en retourner à Jérusalem.
Quant à eux, ils poursuivirent leur voyage au-delà de Pergé et arrivèrent à Antioche de Pisidie. Le jour du sabbat, ils entrèrent à la synagogue et prirent place.
Après la lecture de la Loi et des Prophètes, les chefs de la synagogue leur envoyèrent dire : « Frères, si vous avez une parole d’exhortation pour le peuple, parlez. »
Paul se leva, fit un signe de la main et dit : « Israélites, et vous aussi qui craignez Dieu, écoutez :
Le Dieu de ce peuple, le Dieu d’Israël a choisi nos pères ; il a fait grandir son peuple pendant le séjour en Égypte et il l’en a fait sortir à bras étendu.
Pendant une quarantaine d’années, il les a supportés au désert
et, après avoir exterminé tour à tour sept nations au pays de Canaan, il a partagé pour eux ce pays en héritage.
Tout cela dura environ quatre cent cinquante ans. Ensuite, il leur a donné des juges, jusqu’au prophète Samuel.
Puis ils demandèrent un roi, et Dieu leur donna Saül, fils de Kish, homme de la tribu de Benjamin, pour quarante années.
Après l’avoir rejeté, Dieu a, pour eux, suscité David comme roi, et il lui a rendu ce témoignage : J’ai trouvé David, fils de Jessé ; c’est un homme selon mon cœur qui réalisera toutes mes volontés.
De la descendance de David, Dieu, selon la promesse, a fait sortir un sauveur pour Israël : c’est Jésus,
dont Jean le Baptiste a préparé l’avènement, en proclamant avant lui un baptême de conversion pour tout le peuple d’Israël.
Au moment d’achever sa course, Jean disait : “Ce que vous pensez que je suis, je ne le suis pas. Mais le voici qui vient après moi, et je ne suis pas digne de retirer les sandales de ses pieds.”
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 13,16-20.
Après avoir lavé les pieds de ses disciples, Jésus parla ainsi : « Amen, amen, je vous le dis : un serviteur n’est pas plus grand que son maître, ni un envoyé plus grand que celui qui l’envoie.
Sachant cela, heureux êtes-vous, si vous le faites.
Ce n’est pas de vous tous que je parle. Moi, je sais quels sont ceux que j’ai choisis, mais il faut que s’accomplisse l’Écriture : Celui qui mange le pain avec moi m’a frappé du talon.
Je vous dis ces choses dès maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez que moi, JE SUIS.
Amen, amen, je vous le dis : si quelqu’un reçoit celui que j’envoie, il me reçoit moi-même ; et celui qui me reçoit, reçoit Celui qui m’a envoyé. »
Textes de l’Évangile au quotidien
Notre prêtre nous a fait remarquer comment, avec un talent inspiré, Paul récapitule de manière simple et limpide l'histoire des relations du peuple juif avec son Dieu. Il montre comment, tout naturellement, cette histoire aboutit à Jésus-Christ- mais aussi : qu'elle se continue. Le fait qu'une partie du peuple ait refusé d'entendre et de recevoir la Parole, le Verbe fait chair, n'empêche en rien que cette histoire se continue. Ce discours est rassurant, car il n'y a pas rupture entre Dieu et son peuple - mais, comme de tout temps, il y aura ceux qui croiront et ceux qui refuseront de croire.
Dans l’Évangile aussi, Jésus parle de la même manière. L'épisode de la trahison fait partie intégrante de l'histoire des relations de Dieu avec les hommes et ne doit troubler quiconque. Ainsi, pour nous, les fidèles de ce temps, il n'existe pas de rupture dans les relations à Dieu.
L'apôtre parlera plus tard, dans l’Épitre aux Romains de ce qui adviendra lorsque le temps sera accompli :
Je pose encore une question : ceux d’Israël ont-ils trébuché pour vraiment tomber ? Pas du tout ! Mais leur faute procure aux nations païennes le salut, pour qu’ils en deviennent jaloux.
Or, si leur faute a été richesse pour le monde, si leur amoindrissement a été richesse pour les nations, combien plus le sera leur rassemblement ! Je vous le dis à vous, qui venez des nations païennes : dans la mesure où je suis moi-même apôtre des nations, j’honore mon ministère,mais dans l’espoir de rendre jaloux mes frères selon la chair, et d’en sauver quelques-uns.
Si en effet le monde a été réconcilié avec Dieu quand ils ont été mis à l’écart, qu’arrivera-t-il quand ils seront réintégrés ? Ce sera la vie pour ceux qui étaient morts ! (Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains - Chapitre 11)
Nous étions plus nombreux dans la chapelle ce matin, et rentrés sous une fine pluie, nous sommes ressortis au soleil...
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Le chemin, la vérité, la vie
Vendredi de la 4e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 13,26-33.
En ces jours-là, Paul vint à Antioche de Pisidie. Dans la synagogue, il disait : Vous, frères, les fils de la lignée d’Abraham et ceux parmi vous qui craignent Dieu, c’est à nous que la parole du salut a été envoyée.
En effet, les habitants de Jérusalem et leurs chefs ont méconnu Jésus, ainsi que les paroles des prophètes qu’on lit chaque sabbat ; or, en le jugeant, ils les ont accomplies.
Sans avoir trouvé en lui aucun motif de condamnation à mort, ils ont demandé à Pilate qu’il soit supprimé.
Et, après avoir accompli tout ce qui était écrit de lui, ils l’ont descendu du bois de la croix et mis au tombeau.
Mais Dieu l’a ressuscité d’entre les morts.
Il est apparu pendant bien des jours à ceux qui étaient montés avec lui de Galilée à Jérusalem, et qui sont maintenant ses témoins devant le peuple.
Et nous, nous vous annonçons cette Bonne Nouvelle : la promesse faite à nos pères,
Dieu l’a pleinement accomplie pour nous, leurs enfants, en ressuscitant Jésus, comme il est écrit au psaume deux : Tu es mon fils ; moi, aujourd’hui, je t’ai engendré.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14,1-6.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi.
Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : “Je pars vous préparer une place” ?
Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi.
Pour aller où je vais, vous savez le chemin. »
Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? »
Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi.
Textes de l’Évangile au quotidien
Après la victoire de Jésus sur la mort, toutes les portes sont ouvertes pour quiconque cherche la Vérité.
Chaque fois que le mot de vérité apparaît, je ne peux m'empêcher de me souvenir du moment de ma conversion. Car ma vie elle-même s'était retrouvée suspendue à ce besoin de savoir. Donc, ou bien je trouverais cette Vérité essentielle à ma vie, ou bien je n'arrêterais pas de la chercher, jusqu'à ce que je la trouve. Sans la vérité, l'existence deviendrait de plus en plus insupportable, remplie de confusion, d'approximations, de mots savants dépourvus de vie. Je me disais encore : "Je veux savoir pourquoi l'homme est malheureux et je ne cesserai pas de chercher la réponse, jusqu'à ce que je la trouve."
A l'époque, je ne savais pas qu'une foule de convertis avaient entrepris la même démarche, en y suspendant toute leur existence. C'est notamment le cas de Jacques et Raïssa Maritain: à défaut de pouvoir découvrir la vérité, ils avaient même songé à un double suicide ! Ce besoin de vérité apparut aussi à Simone Weil, avec la même "nécessité vitale". L'apôtre Thomas souffre lui aussi de ne pas savoir, lorsqu'il s'écrie : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? »
C'est à Pilate en premier que Jésus va dévoiler qu'il est lui-même est la vérité. Et cette vérité est d'une telle importance dans la vie des hommes qu'elle fait de lui un roi:
- "Tu es donc roi? Jésus répondit: Tu le dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix."
Réjouissons-nous donc, car nous sommes bien de ce peuple qui connaît le chemin qui conduit à la vérité, cette vérité qui libère et procure la vie éternelle.
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Livre des Actes des Apôtres 13,26-33.
En ces jours-là, Paul vint à Antioche de Pisidie. Dans la synagogue, il disait : Vous, frères, les fils de la lignée d’Abraham et ceux parmi vous qui craignent Dieu, c’est à nous que la parole du salut a été envoyée.
En effet, les habitants de Jérusalem et leurs chefs ont méconnu Jésus, ainsi que les paroles des prophètes qu’on lit chaque sabbat ; or, en le jugeant, ils les ont accomplies.
Sans avoir trouvé en lui aucun motif de condamnation à mort, ils ont demandé à Pilate qu’il soit supprimé.
Et, après avoir accompli tout ce qui était écrit de lui, ils l’ont descendu du bois de la croix et mis au tombeau.
Mais Dieu l’a ressuscité d’entre les morts.
Il est apparu pendant bien des jours à ceux qui étaient montés avec lui de Galilée à Jérusalem, et qui sont maintenant ses témoins devant le peuple.
Et nous, nous vous annonçons cette Bonne Nouvelle : la promesse faite à nos pères,
Dieu l’a pleinement accomplie pour nous, leurs enfants, en ressuscitant Jésus, comme il est écrit au psaume deux : Tu es mon fils ; moi, aujourd’hui, je t’ai engendré.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14,1-6.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi.
Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : “Je pars vous préparer une place” ?
Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi.
Pour aller où je vais, vous savez le chemin. »
Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? »
Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi.
Textes de l’Évangile au quotidien
Après la victoire de Jésus sur la mort, toutes les portes sont ouvertes pour quiconque cherche la Vérité.
Chaque fois que le mot de vérité apparaît, je ne peux m'empêcher de me souvenir du moment de ma conversion. Car ma vie elle-même s'était retrouvée suspendue à ce besoin de savoir. Donc, ou bien je trouverais cette Vérité essentielle à ma vie, ou bien je n'arrêterais pas de la chercher, jusqu'à ce que je la trouve. Sans la vérité, l'existence deviendrait de plus en plus insupportable, remplie de confusion, d'approximations, de mots savants dépourvus de vie. Je me disais encore : "Je veux savoir pourquoi l'homme est malheureux et je ne cesserai pas de chercher la réponse, jusqu'à ce que je la trouve."
A l'époque, je ne savais pas qu'une foule de convertis avaient entrepris la même démarche, en y suspendant toute leur existence. C'est notamment le cas de Jacques et Raïssa Maritain: à défaut de pouvoir découvrir la vérité, ils avaient même songé à un double suicide ! Ce besoin de vérité apparut aussi à Simone Weil, avec la même "nécessité vitale". L'apôtre Thomas souffre lui aussi de ne pas savoir, lorsqu'il s'écrie : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? »
C'est à Pilate en premier que Jésus va dévoiler qu'il est lui-même est la vérité. Et cette vérité est d'une telle importance dans la vie des hommes qu'elle fait de lui un roi:
- "Tu es donc roi? Jésus répondit: Tu le dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix."
Réjouissons-nous donc, car nous sommes bien de ce peuple qui connaît le chemin qui conduit à la vérité, cette vérité qui libère et procure la vie éternelle.
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
- Pater civitatis

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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
La prière comme puits de lumière
Samedi de la 4e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 13,44-52.
Le sabbat qui suivait la première prédication de Paul à Antioche de Pisidie, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole du Seigneur.
Quand les Juifs virent les foules, ils s’enflammèrent de jalousie ; ils contredisaient les paroles de Paul et l’injuriaient.
Paul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance : « C’est à vous d’abord qu’il était nécessaire d’adresser la parole de Dieu. Puisque vous la rejetez et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournons vers les nations païennes.
C’est le commandement que le Seigneur nous a donné : J’ai fait de toi la lumière des nations pour que, grâce à toi, le salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »
En entendant cela, les païens étaient dans la joie et rendaient gloire à la parole du Seigneur ; tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle devinrent croyants.
Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région.
Mais les Juifs provoquèrent l’agitation parmi les femmes de qualité adorant Dieu, et parmi les notables de la cité ; ils se mirent à poursuivre Paul et Barnabé, et les expulsèrent de leur territoire.
Ceux-ci secouèrent contre eux la poussière de leurs pieds et se rendirent à Iconium,
tandis que les disciples étaient remplis de joie et d’Esprit Saint.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14,7-14.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. »
Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. »
Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père” ?
Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres.
Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes.
Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père,et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils.
Quand vous me demanderez quelque chose en mon nom, moi, je le ferai.
Textes de l’Évangile au quotidien
Il n'existe pas de "position intermédiaire" à l'égard du Seigneur: ou bien l'on adhère "de tout son cœur, de toute son âme et de toutes ses forces" et la relation à Dieu devient essentielle et nous transforme à l'image du Christ - ou bien l'on demeure avec un questionnement intellectuel qui n'engage que nos raisonnements et un quelconque "sentiment du sacré" - qui existe dans toutes les religions.
La première des deux attitudes se vérifie, se révèle et s'épanouit dans l'amour du prochain. C'est un amour qui ne vient pas de nos cœurs de chair. Il ne s'agit pas d'un simple sentiment, car par le sentiment, les êtres humains aiment tout aussi bien qu'ils haïssent.
Ainsi, les juifs d'Antioche : après avoir accueilli les disciples venus témoigner du Seigneur, dans leur synagogue et les avoir invités à s'exprimer librement... finissent tout de même par s'enflammer de jalousie envers Paul et ses compagnons. Et la conséquence immédiate, c'est un refus, c'est-à-dire : un jugement qui ne repose que sur le sentiment.
N'en soyons pas dupes : pour aimer à la manière de Jésus, chacun d'entre nous doit adhérer au Christ sans la moindre réserve: c'est un engagement de tout l'être, qui conduit évidemment à une complète remise en question.
Pour ce qui me concerne, je me souviens très bien des trois mois qui ont suivi ma conversion. J'avais quitté mes chaussures pour marcher pieds nus dans des sandales... car il me semblait étrangement qu'être plus proche du sol, c'était aussi être plus proche du Ciel. Plus tard, un prêtre Franciscain m'a expliqué que, tout simplement, le corps est destiné à la terre, tandis que l'esprit doit s'ouvrir à l'Esprit. C'est ce que disait Jésus à Nicodème : "Il vous faut naître de nouveau". Bref, il m'avait fallu réapprendre à marcher (au moins symboliquement) parce qu'une véritable conversion touche l'être tout entier, corps et esprit.
Quiconque accepte de vivre cette mutation profonde ne se retrouvera plus jamais à juger autrui. Dans l’Évangile de ce jour, Jésus dit lui-même que "Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres"œuvres."
Laissons-nous être transformés sous l'action de l'Esprit saint....
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Livre des Actes des Apôtres 13,44-52.
Le sabbat qui suivait la première prédication de Paul à Antioche de Pisidie, presque toute la ville se rassembla pour entendre la parole du Seigneur.
Quand les Juifs virent les foules, ils s’enflammèrent de jalousie ; ils contredisaient les paroles de Paul et l’injuriaient.
Paul et Barnabé leur déclarèrent avec assurance : « C’est à vous d’abord qu’il était nécessaire d’adresser la parole de Dieu. Puisque vous la rejetez et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournons vers les nations païennes.
C’est le commandement que le Seigneur nous a donné : J’ai fait de toi la lumière des nations pour que, grâce à toi, le salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »
En entendant cela, les païens étaient dans la joie et rendaient gloire à la parole du Seigneur ; tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle devinrent croyants.
Ainsi la parole du Seigneur se répandait dans toute la région.
Mais les Juifs provoquèrent l’agitation parmi les femmes de qualité adorant Dieu, et parmi les notables de la cité ; ils se mirent à poursuivre Paul et Barnabé, et les expulsèrent de leur territoire.
Ceux-ci secouèrent contre eux la poussière de leurs pieds et se rendirent à Iconium,
tandis que les disciples étaient remplis de joie et d’Esprit Saint.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14,7-14.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. »
Philippe lui dit : « Seigneur, montre-nous le Père ; cela nous suffit. »
Jésus lui répond : « Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père” ?
Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres.
Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi ; si vous ne me croyez pas, croyez du moins à cause des œuvres elles-mêmes.
Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père,et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils.
Quand vous me demanderez quelque chose en mon nom, moi, je le ferai.
Textes de l’Évangile au quotidien
Il n'existe pas de "position intermédiaire" à l'égard du Seigneur: ou bien l'on adhère "de tout son cœur, de toute son âme et de toutes ses forces" et la relation à Dieu devient essentielle et nous transforme à l'image du Christ - ou bien l'on demeure avec un questionnement intellectuel qui n'engage que nos raisonnements et un quelconque "sentiment du sacré" - qui existe dans toutes les religions.
La première des deux attitudes se vérifie, se révèle et s'épanouit dans l'amour du prochain. C'est un amour qui ne vient pas de nos cœurs de chair. Il ne s'agit pas d'un simple sentiment, car par le sentiment, les êtres humains aiment tout aussi bien qu'ils haïssent.
Ainsi, les juifs d'Antioche : après avoir accueilli les disciples venus témoigner du Seigneur, dans leur synagogue et les avoir invités à s'exprimer librement... finissent tout de même par s'enflammer de jalousie envers Paul et ses compagnons. Et la conséquence immédiate, c'est un refus, c'est-à-dire : un jugement qui ne repose que sur le sentiment.
N'en soyons pas dupes : pour aimer à la manière de Jésus, chacun d'entre nous doit adhérer au Christ sans la moindre réserve: c'est un engagement de tout l'être, qui conduit évidemment à une complète remise en question.
Pour ce qui me concerne, je me souviens très bien des trois mois qui ont suivi ma conversion. J'avais quitté mes chaussures pour marcher pieds nus dans des sandales... car il me semblait étrangement qu'être plus proche du sol, c'était aussi être plus proche du Ciel. Plus tard, un prêtre Franciscain m'a expliqué que, tout simplement, le corps est destiné à la terre, tandis que l'esprit doit s'ouvrir à l'Esprit. C'est ce que disait Jésus à Nicodème : "Il vous faut naître de nouveau". Bref, il m'avait fallu réapprendre à marcher (au moins symboliquement) parce qu'une véritable conversion touche l'être tout entier, corps et esprit.
Quiconque accepte de vivre cette mutation profonde ne se retrouvera plus jamais à juger autrui. Dans l’Évangile de ce jour, Jésus dit lui-même que "Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres"œuvres."
Laissons-nous être transformés sous l'action de l'Esprit saint....
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
La nouvelle création dans l'Esprit saint
Lundi de la 5e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 14,5-18.
En ces jours-là, à Iconium, il y eut un mouvement chez les non-Juifs et chez les Juifs, avec leurs chefs, pour recourir à la violence et lapider Paul et Barnabé.
Lorsque ceux-ci s’en aperçurent, ils se réfugièrent en Lycaonie dans les cités de Lystres et de Derbé et dans leurs territoires environnants.
Là encore, ils annonçaient la Bonne Nouvelle.
Or, à Lystres, il y avait un homme qui était assis, incapable de se tenir sur ses pieds. Infirme de naissance, il n’avait jamais pu marcher.
Cet homme écoutait les paroles de Paul. Celui-ci le fixa du regard et vit qu’il avait la foi pour être sauvé.
Alors il lui dit d’une voix forte : « Lève-toi, tiens-toi droit sur tes pieds. » L’homme se dressa d’un bond : il marchait.
En voyant ce que Paul venait de faire, les foules s’écrièrent en lycaonien : « Les dieux se sont faits pareils aux hommes, et ils sont descendus chez nous ! »
Ils donnaient à Barnabé le nom de Zeus, et à Paul celui d’Hermès, puisque c’était lui le porte-parole.
Le prêtre du temple de Zeus, situé hors de la ville, fit amener aux portes de celle-ci des taureaux et des guirlandes. Il voulait offrir un sacrifice avec les foules.
Informés de cela, les Apôtres Barnabé et Paul déchirèrent leurs vêtements et se précipitèrent dans la foule en criant :
« Pourquoi faites-vous cela ? Nous aussi, nous sommes des hommes pareils à vous, et nous annonçons la Bonne Nouvelle : détournez-vous de ces vaines pratiques, et tournez-vous vers le Dieu vivant, lui qui a fait le ciel, la terre, la mer, et tout ce qu’ils contiennent.
Dans les générations passées, il a laissé toutes les nations suivre leurs chemins.
Pourtant, il n’a pas manqué de donner le témoignage de ses bienfaits, puisqu’il vous a envoyé du ciel la pluie et des saisons fertiles pour vous combler de nourriture et de bien-être. »
En parlant ainsi, ils empêchèrent, mais non sans peine, la foule de leur offrir un sacrifice.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14,21-26.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. »
Jude – non pas Judas l’Iscariote – lui demanda : « Seigneur, que se passe-t-il ? Est-ce à nous que tu vas te manifester, et non pas au monde ? »
Jésus lui répondit : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé.
Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ; mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.
Textes de l’Évangile au quotidien
Notre prêtre a insisté sur le fait que cet enseignement, lors de la dernière cène, lorsque Judas est déjà sorti, s'adresse spécifiquement à des juifs. Jude exprime ici le profond attachement à la notion de peuple élu, choisi par Dieu, avec lequel tout bon juif se sent en relation véritable.
Jésus n'est pas venu abolir et remplacer tout ce qu'il y avait de bon dans la religion que les juifs pratiquaient. Mais il va ouvrir ce rapport à Dieu à toute l'humanité et à la création entière. La belle expression "faire une demeure chez quelqu'un" évoque également des coutumes juives, car la maison d'un juif est un lieu hautement respectable, auquel on ne peut avoir accès sans avoir manifesté sa bonne volonté au préalable (d'où le lavement des pieds lors d'une invitation à dîner, par exemple). Jésus n'est pas venu abolir, mais accomplir.
Cette relation au Dieu unique, elle sera offerte à tous ceux qui croiront, car avant même Abraham et Moïse, il y eut - tout de même ! - la création du monde, il y eut Noé et jusqu'à la confusion des langues après l'épisode de la tour de Babel... Or, si tous les hommes sont issus d'Adam et Eve et avaient le même langage, comment le Créateur n'en tiendrait-Il plus compte ? Il n'est donc guère étonnant qu'à la Pentecôte chacun se mit à comprendre l'enseignement des apôtres dans sa propre langue !
Ainsi, l’œuvre de l'Esprit saint, dans le monde entier, s'accomplit et continue encore de s'accomplir. Le vrai langage, que toutes et tous peuvent comprendre, c'est celui de la miséricorde divine.
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Livre des Actes des Apôtres 14,5-18.
En ces jours-là, à Iconium, il y eut un mouvement chez les non-Juifs et chez les Juifs, avec leurs chefs, pour recourir à la violence et lapider Paul et Barnabé.
Lorsque ceux-ci s’en aperçurent, ils se réfugièrent en Lycaonie dans les cités de Lystres et de Derbé et dans leurs territoires environnants.
Là encore, ils annonçaient la Bonne Nouvelle.
Or, à Lystres, il y avait un homme qui était assis, incapable de se tenir sur ses pieds. Infirme de naissance, il n’avait jamais pu marcher.
Cet homme écoutait les paroles de Paul. Celui-ci le fixa du regard et vit qu’il avait la foi pour être sauvé.
Alors il lui dit d’une voix forte : « Lève-toi, tiens-toi droit sur tes pieds. » L’homme se dressa d’un bond : il marchait.
En voyant ce que Paul venait de faire, les foules s’écrièrent en lycaonien : « Les dieux se sont faits pareils aux hommes, et ils sont descendus chez nous ! »
Ils donnaient à Barnabé le nom de Zeus, et à Paul celui d’Hermès, puisque c’était lui le porte-parole.
Le prêtre du temple de Zeus, situé hors de la ville, fit amener aux portes de celle-ci des taureaux et des guirlandes. Il voulait offrir un sacrifice avec les foules.
Informés de cela, les Apôtres Barnabé et Paul déchirèrent leurs vêtements et se précipitèrent dans la foule en criant :
« Pourquoi faites-vous cela ? Nous aussi, nous sommes des hommes pareils à vous, et nous annonçons la Bonne Nouvelle : détournez-vous de ces vaines pratiques, et tournez-vous vers le Dieu vivant, lui qui a fait le ciel, la terre, la mer, et tout ce qu’ils contiennent.
Dans les générations passées, il a laissé toutes les nations suivre leurs chemins.
Pourtant, il n’a pas manqué de donner le témoignage de ses bienfaits, puisqu’il vous a envoyé du ciel la pluie et des saisons fertiles pour vous combler de nourriture et de bien-être. »
En parlant ainsi, ils empêchèrent, mais non sans peine, la foule de leur offrir un sacrifice.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14,21-26.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. »
Jude – non pas Judas l’Iscariote – lui demanda : « Seigneur, que se passe-t-il ? Est-ce à nous que tu vas te manifester, et non pas au monde ? »
Jésus lui répondit : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé.
Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ; mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.
Textes de l’Évangile au quotidien
Notre prêtre a insisté sur le fait que cet enseignement, lors de la dernière cène, lorsque Judas est déjà sorti, s'adresse spécifiquement à des juifs. Jude exprime ici le profond attachement à la notion de peuple élu, choisi par Dieu, avec lequel tout bon juif se sent en relation véritable.
Jésus n'est pas venu abolir et remplacer tout ce qu'il y avait de bon dans la religion que les juifs pratiquaient. Mais il va ouvrir ce rapport à Dieu à toute l'humanité et à la création entière. La belle expression "faire une demeure chez quelqu'un" évoque également des coutumes juives, car la maison d'un juif est un lieu hautement respectable, auquel on ne peut avoir accès sans avoir manifesté sa bonne volonté au préalable (d'où le lavement des pieds lors d'une invitation à dîner, par exemple). Jésus n'est pas venu abolir, mais accomplir.
Cette relation au Dieu unique, elle sera offerte à tous ceux qui croiront, car avant même Abraham et Moïse, il y eut - tout de même ! - la création du monde, il y eut Noé et jusqu'à la confusion des langues après l'épisode de la tour de Babel... Or, si tous les hommes sont issus d'Adam et Eve et avaient le même langage, comment le Créateur n'en tiendrait-Il plus compte ? Il n'est donc guère étonnant qu'à la Pentecôte chacun se mit à comprendre l'enseignement des apôtres dans sa propre langue !
Ainsi, l’œuvre de l'Esprit saint, dans le monde entier, s'accomplit et continue encore de s'accomplir. Le vrai langage, que toutes et tous peuvent comprendre, c'est celui de la miséricorde divine.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)
Mardi de la 5e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 14,19-28.
En ces jours-là, comme Paul et Barnabé se trouvaient à Lystres, des Juifs arrivèrent d’Antioche de Pisidie et d’Iconium ; ils se rallièrent les foules, ils lapidèrent Paul et le traînèrent hors de la ville, pensant qu’il était mort.
Mais, quand les disciples firent cercle autour de lui, il se releva et rentra dans la ville. Le lendemain, avec Barnabé, il partit pour Derbé.
Ils annoncèrent la Bonne Nouvelle à cette cité et firent bon nombre de disciples. Puis ils retournèrent à Lystres, à Iconium et à Antioche de Pisidie ; ils affermissaient le courage des disciples ; ils les exhortaient à persévérer dans la foi, en disant : « Il nous faut passer par bien des épreuves pour entrer dans le royaume de Dieu. »
Ils désignèrent des Anciens pour chacune de leurs Églises et, après avoir prié et jeûné, ils confièrent au Seigneur ces hommes qui avaient mis leur foi en lui.
Ils traversèrent la Pisidie et se rendirent en Pamphylie.
Après avoir annoncé la Parole aux gens de Pergé, ils descendirent au port d’Attalia,
et s’embarquèrent pour Antioche de Syrie, d’où ils étaient partis ; c’est là qu’ils avaient été remis à la grâce de Dieu pour l’œuvre qu’ils avaient accomplie.
Une fois arrivés, ayant réuni l’Église, ils rapportèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux, et comment il avait ouvert aux nations la porte de la foi.
Ils passèrent alors un certain temps avec les disciples.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14,27-31a.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé.
Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi.
Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez.
Désormais, je ne parlerai plus beaucoup avec vous, car il vient, le prince du monde. Certes, sur moi il n’a aucune prise,
mais il faut que le monde sache que j’aime le Père, et que je fais comme le Père me l’a commandé.
Textes de l’Évangile au quotidien
Les paroles de Jésus dans l’Évangile de ce jour font toujours partie des dernières qu'il a prononcées après l'institution de l'Eucharistie. Jésus sait tout ce qui l'attend, au jardins des oliviers comme devant le sanhédrin, puis devant Pilate et jusqu'à sa crucifixion. Il serait intéressant de mettre en comparaison ces dernières recommandations de Jésus, à celles que feraient un homme politique ou un chef de guerre dans les mêmes circonstances !
Face aux tribulations, aux souffrances tant physiques que morales, aux trahisons, aux jugements, aux moqueries, devant la précarité, la dégradation du corps, jusqu'à la solitude de l'agonie et de la mort... Jésus donne sa paix. Cette paix est la seule qui puisse venir à bout de toutes les misères humaines et qui s'épanouira pleinement le jour où, appelés chacun par notre prénom, nous entrerons "dans la joie de notre maître. (Selon moi, il a fait allusion à la parabole des talents: "Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle en peu de choses, je t'en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître.'
Notre prêtre s'est donc évertué à exprimer la peine et totale assurance que procure une foi longuement exercée et mise à l'épreuve au cours des multiples événements qui jalonnent l'existence humaine.
Quant à la première lecture, celle des actes des apôtres, elle manifeste l'assurance extraordinaire que procure une telle foi. Une foi éprouvée, effilée, devenue "perpétuel réjouissement de l'âme" qui jubile dans l'adoration comme dans le sacrifice. Car l’apôtre Paul s'est réellement fait lapider à mort par les juifs d'Antioche de Pisidie et d'Iconium : peut-on se représenter le nombre de pierres jetées en cette occasion ?
Telle est la paix que Jésus nous donne en héritage selon la qualité de notre foi.
.
Salutations à Anne !
Livre des Actes des Apôtres 14,19-28.
En ces jours-là, comme Paul et Barnabé se trouvaient à Lystres, des Juifs arrivèrent d’Antioche de Pisidie et d’Iconium ; ils se rallièrent les foules, ils lapidèrent Paul et le traînèrent hors de la ville, pensant qu’il était mort.
Mais, quand les disciples firent cercle autour de lui, il se releva et rentra dans la ville. Le lendemain, avec Barnabé, il partit pour Derbé.
Ils annoncèrent la Bonne Nouvelle à cette cité et firent bon nombre de disciples. Puis ils retournèrent à Lystres, à Iconium et à Antioche de Pisidie ; ils affermissaient le courage des disciples ; ils les exhortaient à persévérer dans la foi, en disant : « Il nous faut passer par bien des épreuves pour entrer dans le royaume de Dieu. »
Ils désignèrent des Anciens pour chacune de leurs Églises et, après avoir prié et jeûné, ils confièrent au Seigneur ces hommes qui avaient mis leur foi en lui.
Ils traversèrent la Pisidie et se rendirent en Pamphylie.
Après avoir annoncé la Parole aux gens de Pergé, ils descendirent au port d’Attalia,
et s’embarquèrent pour Antioche de Syrie, d’où ils étaient partis ; c’est là qu’ils avaient été remis à la grâce de Dieu pour l’œuvre qu’ils avaient accomplie.
Une fois arrivés, ayant réuni l’Église, ils rapportèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux, et comment il avait ouvert aux nations la porte de la foi.
Ils passèrent alors un certain temps avec les disciples.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 14,27-31a.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé.
Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi.
Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez.
Désormais, je ne parlerai plus beaucoup avec vous, car il vient, le prince du monde. Certes, sur moi il n’a aucune prise,
mais il faut que le monde sache que j’aime le Père, et que je fais comme le Père me l’a commandé.
Textes de l’Évangile au quotidien
Les paroles de Jésus dans l’Évangile de ce jour font toujours partie des dernières qu'il a prononcées après l'institution de l'Eucharistie. Jésus sait tout ce qui l'attend, au jardins des oliviers comme devant le sanhédrin, puis devant Pilate et jusqu'à sa crucifixion. Il serait intéressant de mettre en comparaison ces dernières recommandations de Jésus, à celles que feraient un homme politique ou un chef de guerre dans les mêmes circonstances !
Face aux tribulations, aux souffrances tant physiques que morales, aux trahisons, aux jugements, aux moqueries, devant la précarité, la dégradation du corps, jusqu'à la solitude de l'agonie et de la mort... Jésus donne sa paix. Cette paix est la seule qui puisse venir à bout de toutes les misères humaines et qui s'épanouira pleinement le jour où, appelés chacun par notre prénom, nous entrerons "dans la joie de notre maître. (Selon moi, il a fait allusion à la parabole des talents: "Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle en peu de choses, je t'en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître.'
Notre prêtre s'est donc évertué à exprimer la peine et totale assurance que procure une foi longuement exercée et mise à l'épreuve au cours des multiples événements qui jalonnent l'existence humaine.
Quant à la première lecture, celle des actes des apôtres, elle manifeste l'assurance extraordinaire que procure une telle foi. Une foi éprouvée, effilée, devenue "perpétuel réjouissement de l'âme" qui jubile dans l'adoration comme dans le sacrifice. Car l’apôtre Paul s'est réellement fait lapider à mort par les juifs d'Antioche de Pisidie et d'Iconium : peut-on se représenter le nombre de pierres jetées en cette occasion ?
Telle est la paix que Jésus nous donne en héritage selon la qualité de notre foi.
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Salutations à Anne !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)
Et encore un grand merci pour ces méditations, Bruno !
Je pense à toi et à maman Léa dans mes prières !
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
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etienne lorant
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L'Esprit saint partout à l'oeuvre
Mercredi de la 5e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 15,1-6.
En ces jours-là, des gens, venus de Judée à Antioche, enseignaient les frères en disant : « Si vous n’acceptez pas la circoncision selon la coutume qui vient de Moïse, vous ne pouvez pas être sauvés. »
Cela provoqua un affrontement ainsi qu’une vive discussion engagée par Paul et Barnabé contre ces gens-là. Alors on décida que Paul et Barnabé, avec quelques autres frères, monteraient à Jérusalem auprès des Apôtres et des Anciens pour discuter de cette question.
L’Église d’Antioche facilita leur voyage. Ils traversèrent la Phénicie et la Samarie en racontant la conversion des nations, ce qui remplissait de joie tous les frères.
À leur arrivée à Jérusalem, ils furent accueillis par l’Église, les Apôtres et les Anciens, et ils rapportèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux.
Alors quelques membres du groupe des pharisiens qui étaient devenus croyants intervinrent pour dire qu’il fallait circoncire les païens et leur ordonner d’observer la loi de Moïse.
Les Apôtres et les Anciens se réunirent pour examiner cette affaire.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,1-8.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.
Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage.
Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite.
Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous.
Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples.
Textes de l’Évangile au quotidien
Qui sont ces gens venus de Judée pour affirmer : si vous ne vous faîtes pas circoncire, selon la coutume, vous ne pouvez pas être sauvés ? Eh bien, ce sont des croyants attachés à leurs coutumes plus qu'à l'enseignement de Jésus que les apôtres dispensent.
Les brimades, les emprisonnements et les lapidations n'ont servi en réalité qu'à ouvrir le message de l'évangile à d'autres âmes qui se sont réjouies de le recevoir.
Mais voici une attaque plus subtile, car les nouveaux convertis , tout comme les juifs, avaient leurs anciennes références de relation envers leurs dieux, et il pouvait paraître logique qu'ils acceptent de se soumettre afin de manifester leur rupture d'avec leurs anciennes pratiques. Mais à nouveau, cette remise en question n'aboutira, sous la guidance de l'Esprit saint, qu'au premier concile de Jérusalem, le premier de tous.
Tout cela cadre bien avec l'enseignement de Jésus dans l’Évangile, avec la comparaison de la vigne et des sarments. Il y a croissance, en même temps individuelle et collective, et ce qui est inutile est abandonné. Et même ce qui paraît logique, mais qui en fait inconciliable avec la volonté de Dieu, est rejeté. Mais ce qui est conservé sert à l'accroissement, tantôt du simple fidèle, mais aussi de l’Église toute entière. N'est-il pas réjouissant de reconnaître que, de bout en bout, jusqu'à la fin de l'Histoire, chaque fidèle comme chaque institution de l’Église se soumettent à la volonté du Seigneur manifestée par l'Esprit saint ?
.
Livre des Actes des Apôtres 15,1-6.
En ces jours-là, des gens, venus de Judée à Antioche, enseignaient les frères en disant : « Si vous n’acceptez pas la circoncision selon la coutume qui vient de Moïse, vous ne pouvez pas être sauvés. »
Cela provoqua un affrontement ainsi qu’une vive discussion engagée par Paul et Barnabé contre ces gens-là. Alors on décida que Paul et Barnabé, avec quelques autres frères, monteraient à Jérusalem auprès des Apôtres et des Anciens pour discuter de cette question.
L’Église d’Antioche facilita leur voyage. Ils traversèrent la Phénicie et la Samarie en racontant la conversion des nations, ce qui remplissait de joie tous les frères.
À leur arrivée à Jérusalem, ils furent accueillis par l’Église, les Apôtres et les Anciens, et ils rapportèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux.
Alors quelques membres du groupe des pharisiens qui étaient devenus croyants intervinrent pour dire qu’il fallait circoncire les païens et leur ordonner d’observer la loi de Moïse.
Les Apôtres et les Anciens se réunirent pour examiner cette affaire.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,1-8.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.
Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage.
Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite.
Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous.
Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples.
Textes de l’Évangile au quotidien
Qui sont ces gens venus de Judée pour affirmer : si vous ne vous faîtes pas circoncire, selon la coutume, vous ne pouvez pas être sauvés ? Eh bien, ce sont des croyants attachés à leurs coutumes plus qu'à l'enseignement de Jésus que les apôtres dispensent.
Les brimades, les emprisonnements et les lapidations n'ont servi en réalité qu'à ouvrir le message de l'évangile à d'autres âmes qui se sont réjouies de le recevoir.
Mais voici une attaque plus subtile, car les nouveaux convertis , tout comme les juifs, avaient leurs anciennes références de relation envers leurs dieux, et il pouvait paraître logique qu'ils acceptent de se soumettre afin de manifester leur rupture d'avec leurs anciennes pratiques. Mais à nouveau, cette remise en question n'aboutira, sous la guidance de l'Esprit saint, qu'au premier concile de Jérusalem, le premier de tous.
Tout cela cadre bien avec l'enseignement de Jésus dans l’Évangile, avec la comparaison de la vigne et des sarments. Il y a croissance, en même temps individuelle et collective, et ce qui est inutile est abandonné. Et même ce qui paraît logique, mais qui en fait inconciliable avec la volonté de Dieu, est rejeté. Mais ce qui est conservé sert à l'accroissement, tantôt du simple fidèle, mais aussi de l’Église toute entière. N'est-il pas réjouissant de reconnaître que, de bout en bout, jusqu'à la fin de l'Histoire, chaque fidèle comme chaque institution de l’Église se soumettent à la volonté du Seigneur manifestée par l'Esprit saint ?
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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La prière comme puits de lumière
La Joie, partout où souffle l'Esprit
Jeudi de la 5e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 15,7-21.
En ces jours-là, comme la conversion des païens provoquait, dans l’Église de Jérusalem, une intense discussion, Pierre se leva et leur dit : « Frères, vous savez bien comment Dieu, dans les premiers temps, a manifesté son choix parmi vous : c’est par ma bouche que les païens ont entendu la parole de l’Évangile et sont venus à la foi.
Dieu, qui connaît les cœurs, leur a rendu témoignage en leur donnant l’Esprit Saint tout comme à nous ;
sans faire aucune distinction entre eux et nous, il a purifié leurs cœurs par la foi.
Maintenant, pourquoi donc mettez-vous Dieu à l’épreuve en plaçant sur la nuque des disciples un joug que nos pères et nous-mêmes n’avons pas eu la force de porter ?
Oui, nous le croyons, c’est par la grâce du Seigneur Jésus que nous sommes sauvés, de la même manière qu’eux. »
Toute la multitude garda le silence, puis on écouta Barnabé et Paul exposer tous les signes et les prodiges que Dieu avait accomplis grâce à eux parmi les nations.
Quand ils eurent terminé, Jacques prit la parole et dit : « Frères, écoutez-moi.
Simon-Pierre vous a exposé comment, dès le début, Dieu est intervenu pour prendre parmi les nations un peuple qui soit à son nom.
Les paroles des prophètes s’accordent avec cela, puisqu’il est écrit :
Après cela, je reviendrai pour reconstruire la demeure de David, qui s’est écroulée ; j’en reconstruirai les parties effondrées, je la redresserai ; alors le reste des hommes cherchera le Seigneur, oui, toutes les nations sur lesquelles mon nom a été invoqué, – déclare le Seigneur, qui fait ces choses connues depuis toujours.
Dès lors, moi, j’estime qu’il ne faut pas tracasser ceux qui, venant des nations, se tournent vers Dieu,
mais écrivons-leur de s’abstenir des souillures des idoles, des unions illégitimes, de la viande non saignée et du sang.
Car, depuis les temps les plus anciens, Moïse a, dans chaque ville, des gens qui proclament sa Loi, puisque, dans les synagogues, on en fait la lecture chaque sabbat. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,9-11.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour.
Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour.
Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite.
Textes de l’Évangile au quotidien
Lors de ce premier grand rassemblement des apôtres de l’Église, à Jérusalem, ce n'est pas tant pour résoudre des problèmes que l'on s'est réuni, mais pour partager des questionnements et discerner ensuite la la volonté de Dieu.
Dans un premier temps, Pierre apporte le témoignage de ce qu'il a vu et vécu. Il lui a suffi d'annoncer la bonne nouvelle de l’Évangile aux païens pour découvrir qu'ils étaient, tous, prêts à l’accueillir. Car l'Esprit saint est aussitôt venu à eux sans faire aucune distinction entre eux tous, qu'ils soient d'origine juive ou païenne. Prenant la parole ensuite, c'est Jacques, "le plus juif des apôtres", nous a dit le prêtre, qui soutient le témoignage de Pierre en le reliant à ce qu'annonçaient les saintes écritures. La conversion des peuples extérieurs à Israël y était bel et bien annoncée comme faisant partie intégrante du projet divin. L'écriture dit en effet : " le reste des hommes cherchera le Seigneur, oui, toutes les nations sur lesquelles mon nom a été invoqué".
Notre prêtre a tenu, lui-même emporté par son sujet, a témoigner au sujet de Vatican II : de multiples questions avaient été mises à l'ordre du jour, mais dans les faits, en cette occasion particulière, qui rassemblait plus de deux mille participants, l'Esprit saint avait "bousculé" tous les programmes, afin que le message de l’Église - "message qui n'est pas sa propriété" - circule plus rapidement parmi les peuples. Il fallait pour cela que "l'homme comprenne ce qu'il croit" et ce sont des raisons théologiques et pastorales qui ont conduit les Pères conciliaires à abandonner le latin et à passer aux langues nationales.
Je me souviens personnellement des souffrances dont Julien Green (dans son Journal) s'était fait l'écho. Il ne s'était pas rebellé mais il avait beaucoup souffert de certaines dérives - lesquelles, certainement, ont fait le jeu de l'Adversaire... Il écrivit, par exemple : "Les portes de l’Église sont ouvertes à deux battants pour que tous y entrent, ceux qui croient et ceux qui ne croient qu’à moitié, et ceux qui, dans la foi catholique, prennent ceci et rejettent cela. Je ne juge pas, je regarde et je vois. Dans la nasse de Pierre, que d’étranges poissons..." (Journal « 17 octobre 1962 », p. 320.)
Il ne suivra pourtant pas le chemin de l'intégrisme et, à la mort de Mgr Lefebvre, il dit de lui qu'il fut "Un saint homme qui s'est trompé en quittant l’Église".
https://books.google.be/books?id=NGzrey ... re&f=false
La conclusion brille pourtant dans l’Évangile du jour, qui est bref autant qu'elle est lumineuse : au milieu de tous les bouleversements de l'histoire, quiconque demeure dans l'amour de Jésus demeure aussi dans la joie : "Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite."
__
Je suis moi aussi dans la joie, ce matin. Je la reçois chaque jour, mais aujourd'hui, comme en témoignera sans doute ma petite écriture, cette Joie m'a envahi tout entier ...
.
Jeudi de la 5e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 15,7-21.
En ces jours-là, comme la conversion des païens provoquait, dans l’Église de Jérusalem, une intense discussion, Pierre se leva et leur dit : « Frères, vous savez bien comment Dieu, dans les premiers temps, a manifesté son choix parmi vous : c’est par ma bouche que les païens ont entendu la parole de l’Évangile et sont venus à la foi.
Dieu, qui connaît les cœurs, leur a rendu témoignage en leur donnant l’Esprit Saint tout comme à nous ;
sans faire aucune distinction entre eux et nous, il a purifié leurs cœurs par la foi.
Maintenant, pourquoi donc mettez-vous Dieu à l’épreuve en plaçant sur la nuque des disciples un joug que nos pères et nous-mêmes n’avons pas eu la force de porter ?
Oui, nous le croyons, c’est par la grâce du Seigneur Jésus que nous sommes sauvés, de la même manière qu’eux. »
Toute la multitude garda le silence, puis on écouta Barnabé et Paul exposer tous les signes et les prodiges que Dieu avait accomplis grâce à eux parmi les nations.
Quand ils eurent terminé, Jacques prit la parole et dit : « Frères, écoutez-moi.
Simon-Pierre vous a exposé comment, dès le début, Dieu est intervenu pour prendre parmi les nations un peuple qui soit à son nom.
Les paroles des prophètes s’accordent avec cela, puisqu’il est écrit :
Après cela, je reviendrai pour reconstruire la demeure de David, qui s’est écroulée ; j’en reconstruirai les parties effondrées, je la redresserai ; alors le reste des hommes cherchera le Seigneur, oui, toutes les nations sur lesquelles mon nom a été invoqué, – déclare le Seigneur, qui fait ces choses connues depuis toujours.
Dès lors, moi, j’estime qu’il ne faut pas tracasser ceux qui, venant des nations, se tournent vers Dieu,
mais écrivons-leur de s’abstenir des souillures des idoles, des unions illégitimes, de la viande non saignée et du sang.
Car, depuis les temps les plus anciens, Moïse a, dans chaque ville, des gens qui proclament sa Loi, puisque, dans les synagogues, on en fait la lecture chaque sabbat. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,9-11.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour.
Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour.
Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite.
Textes de l’Évangile au quotidien
Lors de ce premier grand rassemblement des apôtres de l’Église, à Jérusalem, ce n'est pas tant pour résoudre des problèmes que l'on s'est réuni, mais pour partager des questionnements et discerner ensuite la la volonté de Dieu.
Dans un premier temps, Pierre apporte le témoignage de ce qu'il a vu et vécu. Il lui a suffi d'annoncer la bonne nouvelle de l’Évangile aux païens pour découvrir qu'ils étaient, tous, prêts à l’accueillir. Car l'Esprit saint est aussitôt venu à eux sans faire aucune distinction entre eux tous, qu'ils soient d'origine juive ou païenne. Prenant la parole ensuite, c'est Jacques, "le plus juif des apôtres", nous a dit le prêtre, qui soutient le témoignage de Pierre en le reliant à ce qu'annonçaient les saintes écritures. La conversion des peuples extérieurs à Israël y était bel et bien annoncée comme faisant partie intégrante du projet divin. L'écriture dit en effet : " le reste des hommes cherchera le Seigneur, oui, toutes les nations sur lesquelles mon nom a été invoqué".
Notre prêtre a tenu, lui-même emporté par son sujet, a témoigner au sujet de Vatican II : de multiples questions avaient été mises à l'ordre du jour, mais dans les faits, en cette occasion particulière, qui rassemblait plus de deux mille participants, l'Esprit saint avait "bousculé" tous les programmes, afin que le message de l’Église - "message qui n'est pas sa propriété" - circule plus rapidement parmi les peuples. Il fallait pour cela que "l'homme comprenne ce qu'il croit" et ce sont des raisons théologiques et pastorales qui ont conduit les Pères conciliaires à abandonner le latin et à passer aux langues nationales.
Je me souviens personnellement des souffrances dont Julien Green (dans son Journal) s'était fait l'écho. Il ne s'était pas rebellé mais il avait beaucoup souffert de certaines dérives - lesquelles, certainement, ont fait le jeu de l'Adversaire... Il écrivit, par exemple : "Les portes de l’Église sont ouvertes à deux battants pour que tous y entrent, ceux qui croient et ceux qui ne croient qu’à moitié, et ceux qui, dans la foi catholique, prennent ceci et rejettent cela. Je ne juge pas, je regarde et je vois. Dans la nasse de Pierre, que d’étranges poissons..." (Journal « 17 octobre 1962 », p. 320.)
Il ne suivra pourtant pas le chemin de l'intégrisme et, à la mort de Mgr Lefebvre, il dit de lui qu'il fut "Un saint homme qui s'est trompé en quittant l’Église".
https://books.google.be/books?id=NGzrey ... re&f=false
La conclusion brille pourtant dans l’Évangile du jour, qui est bref autant qu'elle est lumineuse : au milieu de tous les bouleversements de l'histoire, quiconque demeure dans l'amour de Jésus demeure aussi dans la joie : "Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite."
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Je suis moi aussi dans la joie, ce matin. Je la reçois chaque jour, mais aujourd'hui, comme en témoignera sans doute ma petite écriture, cette Joie m'a envahi tout entier ...
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Pour trouver Dieu, cherchez le prochain !
Vendredi de la 5e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 15,22-31.
En ces jours-là, les Apôtres et les Anciens décidèrent avec toute l’Église de choisir parmi eux des hommes qu’ils enverraient à Antioche avec Paul et Barnabé. C’étaient des hommes qui avaient de l’autorité parmi les frères : Jude, appelé aussi Barsabbas, et Silas.
Voici ce qu’ils écrivirent de leur main : « Les Apôtres et les Anciens, vos frères, aux frères issus des nations, qui résident à Antioche, en Syrie et en Cilicie, salut !
Attendu que certains des nôtres, comme nous l’avons appris, sont allés, sans aucun mandat de notre part, tenir des propos qui ont jeté chez vous le trouble et le désarroi,
nous avons pris la décision, à l’unanimité, de choisir des hommes que nous envoyons chez vous, avec nos frères bien-aimés Barnabé et Paul,
eux qui ont fait don de leur vie pour le nom de notre Seigneur Jésus Christ.
Nous vous envoyons donc Jude et Silas, qui vous confirmeront de vive voix ce qui suit :
L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous d’autres obligations que celles-ci, qui s’imposent :
vous abstenir des viandes offertes en sacrifice aux idoles, du sang, des viandes non saignées et des unions illégitimes. Vous agirez bien, si vous vous gardez de tout cela. Bon courage ! »
On laissa donc partir les délégués, et ceux-ci descendirent alors à Antioche. Ayant réuni la multitude des disciples, ils remirent la lettre. À sa lecture, tous se réjouirent du réconfort qu’elle apportait.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,12-17.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.
Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.
Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande.
Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître.
Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera.
Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres.
Textes de l’Évangile au quotidien
Notre prêtre a vraiment trouvé le ton et l'expression justes pour établir le lien entre les lectures de ce jour. Il a commencé par ironiser sur ce journaliste (à 12h45, sur France 3) qui termine toujours son intervention par la bonne parole : « et surtout, prenez soin de vous ». C'est gentil, mais c'est tout à fait de ce temps, c'est tout à fait du "monde" et c'est tout à fait le contraire de la vraie relation à Dieu et aux hommes, même si l'intention paraît bonne.
Dans le monde d'aujourd'hui, l'individu est de plus en plus renvoyé à lui-même, ce qui est exactement l'inverse du message chrétien. Car dans la Bible, nul ne se trouve lui-même sans passer par l'autre. Le premier des commandements : "Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toutes tes forces" ne se vérifie que par l'autre commandement :
(Lév 19,18) : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même.". Et lors de la scène du jugement dernier, ce n'est pas la pratique de la religion qui assure le salut, mais l'attention au prochain et au prochain dans sa souffrance (Saint Matthieu, chapitre 25, 33).
Les textes du jour ne nous montrent pas une église fermée sur elle-même, mais qui s'ouvre au plus grand nombre. Les apôtres se sont réunis en concile, non pas pour vérifier que leur pratique est toujours bien conforme à leur foi, mais pour conclure, avec le secours de l'Esprit Saint, qu'il ne faut poser aucun obstacle à celles et ceux qui adhèrent à l’Évangile. Et le Seigneur sera bien notre ami à cette unique condition : que nous nous aimions les uns les autres.
C'est bien la première fois que j'entends une homélie dont l'inspiration est issue directement de la salutation lapidaire d'un jeune journaliste... en effet, chacun de nous, à tout instant, prend soin de soi-même, mais quant à prendre soin d'autrui, c'est toute une autre affaire !!!
https://benjaminscisso.wordpress.com/20 ... alzheimer/
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Livre des Actes des Apôtres 15,22-31.
En ces jours-là, les Apôtres et les Anciens décidèrent avec toute l’Église de choisir parmi eux des hommes qu’ils enverraient à Antioche avec Paul et Barnabé. C’étaient des hommes qui avaient de l’autorité parmi les frères : Jude, appelé aussi Barsabbas, et Silas.
Voici ce qu’ils écrivirent de leur main : « Les Apôtres et les Anciens, vos frères, aux frères issus des nations, qui résident à Antioche, en Syrie et en Cilicie, salut !
Attendu que certains des nôtres, comme nous l’avons appris, sont allés, sans aucun mandat de notre part, tenir des propos qui ont jeté chez vous le trouble et le désarroi,
nous avons pris la décision, à l’unanimité, de choisir des hommes que nous envoyons chez vous, avec nos frères bien-aimés Barnabé et Paul,
eux qui ont fait don de leur vie pour le nom de notre Seigneur Jésus Christ.
Nous vous envoyons donc Jude et Silas, qui vous confirmeront de vive voix ce qui suit :
L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous d’autres obligations que celles-ci, qui s’imposent :
vous abstenir des viandes offertes en sacrifice aux idoles, du sang, des viandes non saignées et des unions illégitimes. Vous agirez bien, si vous vous gardez de tout cela. Bon courage ! »
On laissa donc partir les délégués, et ceux-ci descendirent alors à Antioche. Ayant réuni la multitude des disciples, ils remirent la lettre. À sa lecture, tous se réjouirent du réconfort qu’elle apportait.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,12-17.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.
Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.
Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande.
Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître.
Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera.
Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres.
Textes de l’Évangile au quotidien
Notre prêtre a vraiment trouvé le ton et l'expression justes pour établir le lien entre les lectures de ce jour. Il a commencé par ironiser sur ce journaliste (à 12h45, sur France 3) qui termine toujours son intervention par la bonne parole : « et surtout, prenez soin de vous ». C'est gentil, mais c'est tout à fait de ce temps, c'est tout à fait du "monde" et c'est tout à fait le contraire de la vraie relation à Dieu et aux hommes, même si l'intention paraît bonne.
Dans le monde d'aujourd'hui, l'individu est de plus en plus renvoyé à lui-même, ce qui est exactement l'inverse du message chrétien. Car dans la Bible, nul ne se trouve lui-même sans passer par l'autre. Le premier des commandements : "Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toutes tes forces" ne se vérifie que par l'autre commandement :
(Lév 19,18) : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même.". Et lors de la scène du jugement dernier, ce n'est pas la pratique de la religion qui assure le salut, mais l'attention au prochain et au prochain dans sa souffrance (Saint Matthieu, chapitre 25, 33).
Les textes du jour ne nous montrent pas une église fermée sur elle-même, mais qui s'ouvre au plus grand nombre. Les apôtres se sont réunis en concile, non pas pour vérifier que leur pratique est toujours bien conforme à leur foi, mais pour conclure, avec le secours de l'Esprit Saint, qu'il ne faut poser aucun obstacle à celles et ceux qui adhèrent à l’Évangile. Et le Seigneur sera bien notre ami à cette unique condition : que nous nous aimions les uns les autres.
C'est bien la première fois que j'entends une homélie dont l'inspiration est issue directement de la salutation lapidaire d'un jeune journaliste... en effet, chacun de nous, à tout instant, prend soin de soi-même, mais quant à prendre soin d'autrui, c'est toute une autre affaire !!!
https://benjaminscisso.wordpress.com/20 ... alzheimer/
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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