Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)
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etienne lorant
- Pater civitatis

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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Samedi : pierres d'achoppement
Samedi de la 5e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 16,1-10.
En ces jours-là, Paul, qui avait quitté Antioche avec Silas, arriva ensuite à Derbé, puis à Lystres. Il y avait là un disciple nommé Timothée ; sa mère était une Juive devenue croyante, mais son père était Grec.
À Lystres et à Iconium, les frères lui rendaient un bon témoignage.
Paul désirait l’emmener ; il le prit avec lui et le fit circoncire à cause des Juifs de la région, car ils savaient tous que son père était Grec.
Dans les villes où Paul et ses compagnons passaient, ils transmettaient les décisions prises par les Apôtres et les Anciens de Jérusalem, pour qu’elles entrent en vigueur.
Les Églises s’affermissaient dans la foi et le nombre de leurs membres augmentait chaque jour.
Paul et ses compagnons traversèrent la Phrygie et le pays des Galates, car le Saint-Esprit les avait empêchés de dire la Parole dans la province d’Asie.
Arrivés en Mysie, ils essayèrent d’atteindre la Bithynie, mais l’Esprit de Jésus s’y opposa.
Ils longèrent alors la Mysie et descendirent jusqu’à Troas.
Pendant la nuit, Paul eut une vision : un Macédonien lui apparut, debout, qui lui faisait cette demande : « Passe en Macédoine et viens à notre secours. »
À la suite de cette vision de Paul, nous avons aussitôt cherché à partir pour la Macédoine, car nous en avons déduit que Dieu nous appelait à y porter la Bonne Nouvelle.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,18-21.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu’il en a eu d’abord contre moi.
Si vous apparteniez au monde, le monde aimerait ce qui est à lui. Mais vous n’appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous.
Rappelez-vous la parole que je vous ai dite : un serviteur n’est pas plus grand que son maître. Si l’on m’a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. Si l’on a gardé ma parole, on gardera aussi la vôtre.
Les gens vous traiteront ainsi à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas Celui qui m’a envoyé.
La décision prise par saint Paul de soumettre Timothée à la circoncision peut paraître inconciliable avec l'attitude de l'apôtre au concile de Jérusalem, où il fut décidé de ne pas soumettre les chrétiens d'origine païenne, à la circoncision. Dans le cas d'espèce, Timothée est grec par son père, et juif par sa mère. Il faut se représenter combien ce cas particulier eût pu invalider sa parole devant un auditoire de "vrais juifs" convertis ! Lorsque l'on y réfléchit un peu, il apparaît évident que la circoncision de Timothée a désarmé par avance toutes les discussions que les autres juifs convertis - et circoncis - n'auraient pas manqué de nourrir de multiples arguments contradictoires... Ainsi, dans cette décision de Paul, il faut reconnaître, une fois encore, le secours de l'Esprit saint.
Dès lors, le lien que l'on peut tisser entre ce passage des actes des apôtres et l'évangile du jour, c'est la dénonciation d'une forme de profonde malice et les suspicions entretenues par les hommes.
C'est bien souvent ce qui fit la souffrance des saints. Par exemple, je me souviens très bien de cette anecdote dans la vie du curé d'Ars. Pour dénoncer les commérages de ses ouailles, il était un jour monté jusqu'au clocher de l'église et s'était mis à vider dans le vent un panier plein de plumes de poulets. Et comme on lui demandait le pourquoi de cette attitude étrange, il s'était exclamé: "Allez, Essayez donc de rattraper toutes ces plumes !" Bien sûr, c'était impossible, et le curé de dénoncer : "Chaque plume est une de vos mauvaises paroles et de vos médisances. Essayez donc de les rattraper toutes, ou bien cessez vos bavardages ! Comme le dit bien Jésus : les gens vous traiteront ainsi parce qu'ils ne connaissent pas Celui qui m'a envoyé.
De même pour nous tous. Par les uns, nos paroles et nos actes seront reconnus comme procédant de notre foi, et par les autres, ils seront pour nous source de nombreuses peines, voire de lassitude et de découragement. L'élève n'est pas plus grand que son maître !
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Livre des Actes des Apôtres 16,1-10.
En ces jours-là, Paul, qui avait quitté Antioche avec Silas, arriva ensuite à Derbé, puis à Lystres. Il y avait là un disciple nommé Timothée ; sa mère était une Juive devenue croyante, mais son père était Grec.
À Lystres et à Iconium, les frères lui rendaient un bon témoignage.
Paul désirait l’emmener ; il le prit avec lui et le fit circoncire à cause des Juifs de la région, car ils savaient tous que son père était Grec.
Dans les villes où Paul et ses compagnons passaient, ils transmettaient les décisions prises par les Apôtres et les Anciens de Jérusalem, pour qu’elles entrent en vigueur.
Les Églises s’affermissaient dans la foi et le nombre de leurs membres augmentait chaque jour.
Paul et ses compagnons traversèrent la Phrygie et le pays des Galates, car le Saint-Esprit les avait empêchés de dire la Parole dans la province d’Asie.
Arrivés en Mysie, ils essayèrent d’atteindre la Bithynie, mais l’Esprit de Jésus s’y opposa.
Ils longèrent alors la Mysie et descendirent jusqu’à Troas.
Pendant la nuit, Paul eut une vision : un Macédonien lui apparut, debout, qui lui faisait cette demande : « Passe en Macédoine et viens à notre secours. »
À la suite de cette vision de Paul, nous avons aussitôt cherché à partir pour la Macédoine, car nous en avons déduit que Dieu nous appelait à y porter la Bonne Nouvelle.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,18-21.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu’il en a eu d’abord contre moi.
Si vous apparteniez au monde, le monde aimerait ce qui est à lui. Mais vous n’appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous.
Rappelez-vous la parole que je vous ai dite : un serviteur n’est pas plus grand que son maître. Si l’on m’a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. Si l’on a gardé ma parole, on gardera aussi la vôtre.
Les gens vous traiteront ainsi à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas Celui qui m’a envoyé.
La décision prise par saint Paul de soumettre Timothée à la circoncision peut paraître inconciliable avec l'attitude de l'apôtre au concile de Jérusalem, où il fut décidé de ne pas soumettre les chrétiens d'origine païenne, à la circoncision. Dans le cas d'espèce, Timothée est grec par son père, et juif par sa mère. Il faut se représenter combien ce cas particulier eût pu invalider sa parole devant un auditoire de "vrais juifs" convertis ! Lorsque l'on y réfléchit un peu, il apparaît évident que la circoncision de Timothée a désarmé par avance toutes les discussions que les autres juifs convertis - et circoncis - n'auraient pas manqué de nourrir de multiples arguments contradictoires... Ainsi, dans cette décision de Paul, il faut reconnaître, une fois encore, le secours de l'Esprit saint.
Dès lors, le lien que l'on peut tisser entre ce passage des actes des apôtres et l'évangile du jour, c'est la dénonciation d'une forme de profonde malice et les suspicions entretenues par les hommes.
C'est bien souvent ce qui fit la souffrance des saints. Par exemple, je me souviens très bien de cette anecdote dans la vie du curé d'Ars. Pour dénoncer les commérages de ses ouailles, il était un jour monté jusqu'au clocher de l'église et s'était mis à vider dans le vent un panier plein de plumes de poulets. Et comme on lui demandait le pourquoi de cette attitude étrange, il s'était exclamé: "Allez, Essayez donc de rattraper toutes ces plumes !" Bien sûr, c'était impossible, et le curé de dénoncer : "Chaque plume est une de vos mauvaises paroles et de vos médisances. Essayez donc de les rattraper toutes, ou bien cessez vos bavardages ! Comme le dit bien Jésus : les gens vous traiteront ainsi parce qu'ils ne connaissent pas Celui qui m'a envoyé.
De même pour nous tous. Par les uns, nos paroles et nos actes seront reconnus comme procédant de notre foi, et par les autres, ils seront pour nous source de nombreuses peines, voire de lassitude et de découragement. L'élève n'est pas plus grand que son maître !
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Lydie, Paul et le Défenseur
Lundi de la 6e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 16,11-15.
Avec Paul, de Troas nous avons gagné le large et filé tout droit sur l’île de Samothrace, puis, le lendemain, sur Néapolis, et ensuite sur Philippes, qui est une cité du premier district de Macédoine et une colonie romaine. Nous avons passé un certain temps dans cette ville et, le jour du sabbat, nous en avons franchi la porte pour rejoindre le bord de la rivière, où nous pensions trouver un lieu de prière. Nous nous sommes assis, et nous avons parlé aux femmes qui s’étaient réunies.
L’une d’elles nommée Lydie, une négociante en étoffes de pourpre, originaire de la ville de Thyatire, et qui adorait le Dieu unique, écoutait. Le Seigneur lui ouvrit l’esprit pour la rendre attentive à ce que disait Paul.
Quand elle fut baptisée, elle et tous les gens de sa maison, elle nous adressa cette invitation : « Si vous avez reconnu ma foi au Seigneur, venez donc dans ma maison pour y demeurer. » C’est ainsi qu’elle nous a forcé la main.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,26-27.16,1-4a.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Quand viendra le Défenseur, que je vous enverrai d’auprès du Père, lui, l’Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur.
Et vous aussi, vous allez rendre témoignage, car vous êtes avec moi depuis le commencement.
Je vous parle ainsi, pour que vous ne soyez pas scandalisés.
On vous exclura des assemblées. Bien plus, l’heure vient où tous ceux qui vous tueront s’imagineront qu’ils rendent un culte à Dieu.
Ils feront cela, parce qu’ils n’ont connu ni le Père ni moi.
Eh bien, voici pourquoi je vous dis cela : quand l’heure sera venue, vous vous souviendrez que je vous l’avais dit.
Textes de l'Evangile au quotidien
Parmi tous les peuples qui connaissaient, un tant soit peu, la religion des juifs et leur croyance en un Dieu unique, certains, comme l Lydie, cette commerçante en étoffes, auraient bien adhéré à la pratique de la religion du dieu unique. Mais ne devient pas juif qui veut ! Il faut avoir été circoncis, il faut avoir une génération, il faut des témoins de cette appartenance à la génération. Encore de nos jours, il en est ainsi.
De nouveau se pose la question de savoir pourquoi le livre de la Genèse, qui pose d'emblée que Dieu a créé l'homme à son image et selon sa ressemblance, n'a pas été suffisamment pris en compte par les autorités religieuses juives, qui lui ont préféré l'alliance avec Abraham comme fondement unique de la religion. Si l'on s'en tient à leur point de vue, alors Israël était destiné à dominer d'abord sur tous les autres peuples avant que ceux-ci puissent adhérer à leur foi.
Mais tout a changé avec la venue du Christ. Les portes du Royaume ont été ouvertes à tous ceux qui désiraient y entrer. C'est ce qu'indique l’Évangile du jour, lorsque Jésus déclare : l’Esprit de vérité qui procède du Père (...) rendra témoignage en ma faveur.
Dans la lecture des Actes, aujourd'hui, l'apôtre Paul manifeste bien son origine juive et son ancien zèle envers elle, lorsqu'il déclare que Lydie lui a, en quelque sorte, forcé la main, qu'il n'a pas pu refuser l'invitation ! A ce détail comme en d'autres, on voit bien à l’œuvre l'Esprit saint que Jésus appelle ici "le Défenseur".
En quoi l’Esprit saint est-il alors notre Défenseur ? Le terme (grec) plus ancien « Paraclet » désigne « une personne appelée au secours » parce que l’être humain est ordinairement incapable de se défendre par lui-même dans un conflit et de s’expliquer. L’avocat est alors préposé à la défense d’une victime innocente ou coupable ; par là même il console la personne la plus faible. Il s’informe auprès d’elle ou d’autres. Il essaye de comprendre. Il explique. Il intercède. Il prend donc une défense. Il apaise la « victime ».
Le Défenseur désigne l'Esprit de vérité. Il fait émerger de notre mémoire tout ce que Jésus a dit, les paroles qui nous sont venues du Père par lui. Ainsi, l’amour de Dieu demeure auprès de nous. Le Père est source de tout. Le Fils et l’Esprit dévoilent à leur manière le cœur du Père pour tous les humains.
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Livre des Actes des Apôtres 16,11-15.
Avec Paul, de Troas nous avons gagné le large et filé tout droit sur l’île de Samothrace, puis, le lendemain, sur Néapolis, et ensuite sur Philippes, qui est une cité du premier district de Macédoine et une colonie romaine. Nous avons passé un certain temps dans cette ville et, le jour du sabbat, nous en avons franchi la porte pour rejoindre le bord de la rivière, où nous pensions trouver un lieu de prière. Nous nous sommes assis, et nous avons parlé aux femmes qui s’étaient réunies.
L’une d’elles nommée Lydie, une négociante en étoffes de pourpre, originaire de la ville de Thyatire, et qui adorait le Dieu unique, écoutait. Le Seigneur lui ouvrit l’esprit pour la rendre attentive à ce que disait Paul.
Quand elle fut baptisée, elle et tous les gens de sa maison, elle nous adressa cette invitation : « Si vous avez reconnu ma foi au Seigneur, venez donc dans ma maison pour y demeurer. » C’est ainsi qu’elle nous a forcé la main.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,26-27.16,1-4a.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Quand viendra le Défenseur, que je vous enverrai d’auprès du Père, lui, l’Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur.
Et vous aussi, vous allez rendre témoignage, car vous êtes avec moi depuis le commencement.
Je vous parle ainsi, pour que vous ne soyez pas scandalisés.
On vous exclura des assemblées. Bien plus, l’heure vient où tous ceux qui vous tueront s’imagineront qu’ils rendent un culte à Dieu.
Ils feront cela, parce qu’ils n’ont connu ni le Père ni moi.
Eh bien, voici pourquoi je vous dis cela : quand l’heure sera venue, vous vous souviendrez que je vous l’avais dit.
Textes de l'Evangile au quotidien
Parmi tous les peuples qui connaissaient, un tant soit peu, la religion des juifs et leur croyance en un Dieu unique, certains, comme l Lydie, cette commerçante en étoffes, auraient bien adhéré à la pratique de la religion du dieu unique. Mais ne devient pas juif qui veut ! Il faut avoir été circoncis, il faut avoir une génération, il faut des témoins de cette appartenance à la génération. Encore de nos jours, il en est ainsi.
De nouveau se pose la question de savoir pourquoi le livre de la Genèse, qui pose d'emblée que Dieu a créé l'homme à son image et selon sa ressemblance, n'a pas été suffisamment pris en compte par les autorités religieuses juives, qui lui ont préféré l'alliance avec Abraham comme fondement unique de la religion. Si l'on s'en tient à leur point de vue, alors Israël était destiné à dominer d'abord sur tous les autres peuples avant que ceux-ci puissent adhérer à leur foi.
Mais tout a changé avec la venue du Christ. Les portes du Royaume ont été ouvertes à tous ceux qui désiraient y entrer. C'est ce qu'indique l’Évangile du jour, lorsque Jésus déclare : l’Esprit de vérité qui procède du Père (...) rendra témoignage en ma faveur.
Dans la lecture des Actes, aujourd'hui, l'apôtre Paul manifeste bien son origine juive et son ancien zèle envers elle, lorsqu'il déclare que Lydie lui a, en quelque sorte, forcé la main, qu'il n'a pas pu refuser l'invitation ! A ce détail comme en d'autres, on voit bien à l’œuvre l'Esprit saint que Jésus appelle ici "le Défenseur".
En quoi l’Esprit saint est-il alors notre Défenseur ? Le terme (grec) plus ancien « Paraclet » désigne « une personne appelée au secours » parce que l’être humain est ordinairement incapable de se défendre par lui-même dans un conflit et de s’expliquer. L’avocat est alors préposé à la défense d’une victime innocente ou coupable ; par là même il console la personne la plus faible. Il s’informe auprès d’elle ou d’autres. Il essaye de comprendre. Il explique. Il intercède. Il prend donc une défense. Il apaise la « victime ».
Le Défenseur désigne l'Esprit de vérité. Il fait émerger de notre mémoire tout ce que Jésus a dit, les paroles qui nous sont venues du Père par lui. Ainsi, l’amour de Dieu demeure auprès de nous. Le Père est source de tout. Le Fils et l’Esprit dévoilent à leur manière le cœur du Père pour tous les humains.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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L'Esprit oeuvre à la délivrance de l'âme
Mardi de la 6e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 16,22-34.
En ces jours-là, dans la ville de Philippes, la foule se déchaîna contre Paul et Silas. Les magistrats ordonnèrent de leur arracher les vêtements pour leur donner la bastonnade.
Après les avoir roués de coups, on les jeta en prison, en donnant au geôlier la consigne de les surveiller de près.
Pour appliquer cette consigne, il les mit tout au fond de la prison, avec les pieds coincés dans des blocs de bois.
Vers le milieu de la nuit, Paul et Silas priaient et chantaient les louanges de Dieu, et les autres détenus les écoutaient.
Tout à coup, il y eut un violent tremblement de terre, qui secoua les fondations de la prison : à l’instant même, toutes les portes s’ouvrirent, et les liens de tous les détenus se détachèrent.
Le geôlier, tiré de son sommeil, vit que les portes de la prison étaient ouvertes ; croyant que les détenus s’étaient évadés, il dégaina son épée et il était sur le point de se donner la mort.
Mais Paul se mit à crier d’une voix forte : « Ne va pas te faire de mal, nous sommes tous là. »
Ayant réclamé de la lumière, le geôlier se précipita et, tout tremblant, se jeta aux pieds de Paul et de Silas.
Puis il les emmena dehors et leur demanda : « Que dois-je faire pour être sauvé, mes seigneurs ? »
Ils lui répondirent : « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et toute ta maison. »
Ils lui annoncèrent la parole du Seigneur, ainsi qu’à tous ceux qui vivaient dans sa maison.
À l’heure même, en pleine nuit, le geôlier les emmena pour laver leurs plaies. Aussitôt, il reçut le baptême avec tous les siens.
Puis il fit monter chez lui Paul et Silas, il fit préparer la table et, avec toute sa maison, il laissa déborder sa joie de croire en Dieu.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 16,5-11.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Je m’en vais maintenant auprès de Celui qui m’a envoyé, et aucun de vous ne me demande : “Où vas-tu ?”
Mais, parce que je vous dis cela, la tristesse remplit votre cœur.
Pourtant, je vous dis la vérité : il vaut mieux pour vous que je m’en aille, car, si je ne m’en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous ; mais si je pars, je vous l’enverrai.
Quand il viendra, il établira la culpabilité du monde en matière de péché, de justice et de jugement.
En matière de péché, puisqu’on ne croit pas en moi.
En matière de justice, puisque je m’en vais auprès du Père, et que vous ne me verrez plus.
En matière de jugement, puisque déjà le prince de ce monde est jugé.
Textes de l’Évangile au quotidien
Notre prêtre a été bien inspiré ce matin de nous montrer comment le récit des Actes de ce jour permet une lecture à différents niveaux de compréhension. Ainsi, ce cachot où des hommes se retrouvent dans l'obscurité et les membres liés de telle manière qu'ils ne savent pas se redresser... peut être compris également comme les ténèbres de l'incroyance, du cœur fermé sur lui-même
dans le malheur; elle évoque aussi le "mythe de la caverne" chez Platon :
« Figure-toi , écrit Platon, des hommes dans une demeure souterraine, en forme de caverne, ayant sur toute sa largeur une entrée ouverte à la lumière ; ces hommes sont là depuis leur enfance, les jambes et le cou enchaînés, de sorte qu’ils ne peuvent bouger ni voir ailleurs que devant eux, la chaîne les empêchant de tourner la tête ; la lumière leur vient d’un feu allumé sur une hauteur, au loin derrière eux... »
Naturellement, il n'y a aucun doute que ce passage des Actes des apôtres ait été réellement vécu. Mais l'incroyance peut effectivement être décrite et se vivre comme un cachot pour l'esprit et le cœur: on ne comprend que de façon vague ce que l'on vit, l'espérance est faible, la joie pratiquement absente, comme désirée et cependant inconcevable.
C'est dans cette piètre situation que l'Esprit saint, le défenseur, intervient comme la lumière au milieu des ténèbres, comme l'avocat et le défenseur des âmes.
Et tout change et se métamorphose. Le cœur du geôlier se convertit, il écoute les paroles inspirées que l'apôtre lui adresse, il reçoit le baptême ainsi que tous les membres de sa famille. Ainsi, quiconque le met à croire sort des ténèbres pour venir à la lumière. Je le sais bien, moi qui ai vécu ce passage: car j'ai vécu des années au cachot d'une société sans âme, je me suis débattu contre des raisons qui n'en étaient vraiment que des raisons, je vivais un malheur permanent et puis, un jour, j'ai vu et j'ai cru. Et à présent, c'est moi qui collabore à ouvrir des portes de cachots dans lesquels vivent, dans l'ombre, tant d'âme confinées dans un matérialisme qui tend à ôter des cœurs toute espérance... car j'en connais, hélas, des hommes et des femmes, qui croupissent dans les cachots de la désespérance !
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Livre des Actes des Apôtres 16,22-34.
En ces jours-là, dans la ville de Philippes, la foule se déchaîna contre Paul et Silas. Les magistrats ordonnèrent de leur arracher les vêtements pour leur donner la bastonnade.
Après les avoir roués de coups, on les jeta en prison, en donnant au geôlier la consigne de les surveiller de près.
Pour appliquer cette consigne, il les mit tout au fond de la prison, avec les pieds coincés dans des blocs de bois.
Vers le milieu de la nuit, Paul et Silas priaient et chantaient les louanges de Dieu, et les autres détenus les écoutaient.
Tout à coup, il y eut un violent tremblement de terre, qui secoua les fondations de la prison : à l’instant même, toutes les portes s’ouvrirent, et les liens de tous les détenus se détachèrent.
Le geôlier, tiré de son sommeil, vit que les portes de la prison étaient ouvertes ; croyant que les détenus s’étaient évadés, il dégaina son épée et il était sur le point de se donner la mort.
Mais Paul se mit à crier d’une voix forte : « Ne va pas te faire de mal, nous sommes tous là. »
Ayant réclamé de la lumière, le geôlier se précipita et, tout tremblant, se jeta aux pieds de Paul et de Silas.
Puis il les emmena dehors et leur demanda : « Que dois-je faire pour être sauvé, mes seigneurs ? »
Ils lui répondirent : « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et toute ta maison. »
Ils lui annoncèrent la parole du Seigneur, ainsi qu’à tous ceux qui vivaient dans sa maison.
À l’heure même, en pleine nuit, le geôlier les emmena pour laver leurs plaies. Aussitôt, il reçut le baptême avec tous les siens.
Puis il fit monter chez lui Paul et Silas, il fit préparer la table et, avec toute sa maison, il laissa déborder sa joie de croire en Dieu.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 16,5-11.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Je m’en vais maintenant auprès de Celui qui m’a envoyé, et aucun de vous ne me demande : “Où vas-tu ?”
Mais, parce que je vous dis cela, la tristesse remplit votre cœur.
Pourtant, je vous dis la vérité : il vaut mieux pour vous que je m’en aille, car, si je ne m’en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous ; mais si je pars, je vous l’enverrai.
Quand il viendra, il établira la culpabilité du monde en matière de péché, de justice et de jugement.
En matière de péché, puisqu’on ne croit pas en moi.
En matière de justice, puisque je m’en vais auprès du Père, et que vous ne me verrez plus.
En matière de jugement, puisque déjà le prince de ce monde est jugé.
Textes de l’Évangile au quotidien
Notre prêtre a été bien inspiré ce matin de nous montrer comment le récit des Actes de ce jour permet une lecture à différents niveaux de compréhension. Ainsi, ce cachot où des hommes se retrouvent dans l'obscurité et les membres liés de telle manière qu'ils ne savent pas se redresser... peut être compris également comme les ténèbres de l'incroyance, du cœur fermé sur lui-même
dans le malheur; elle évoque aussi le "mythe de la caverne" chez Platon :
« Figure-toi , écrit Platon, des hommes dans une demeure souterraine, en forme de caverne, ayant sur toute sa largeur une entrée ouverte à la lumière ; ces hommes sont là depuis leur enfance, les jambes et le cou enchaînés, de sorte qu’ils ne peuvent bouger ni voir ailleurs que devant eux, la chaîne les empêchant de tourner la tête ; la lumière leur vient d’un feu allumé sur une hauteur, au loin derrière eux... »
Naturellement, il n'y a aucun doute que ce passage des Actes des apôtres ait été réellement vécu. Mais l'incroyance peut effectivement être décrite et se vivre comme un cachot pour l'esprit et le cœur: on ne comprend que de façon vague ce que l'on vit, l'espérance est faible, la joie pratiquement absente, comme désirée et cependant inconcevable.
C'est dans cette piètre situation que l'Esprit saint, le défenseur, intervient comme la lumière au milieu des ténèbres, comme l'avocat et le défenseur des âmes.
Et tout change et se métamorphose. Le cœur du geôlier se convertit, il écoute les paroles inspirées que l'apôtre lui adresse, il reçoit le baptême ainsi que tous les membres de sa famille. Ainsi, quiconque le met à croire sort des ténèbres pour venir à la lumière. Je le sais bien, moi qui ai vécu ce passage: car j'ai vécu des années au cachot d'une société sans âme, je me suis débattu contre des raisons qui n'en étaient vraiment que des raisons, je vivais un malheur permanent et puis, un jour, j'ai vu et j'ai cru. Et à présent, c'est moi qui collabore à ouvrir des portes de cachots dans lesquels vivent, dans l'ombre, tant d'âme confinées dans un matérialisme qui tend à ôter des cœurs toute espérance... car j'en connais, hélas, des hommes et des femmes, qui croupissent dans les cachots de la désespérance !
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
La foi est beaucoup plus que la conviction
Mercredi de la 6e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 17,15.22-34.18,1.
En ces jours-là, ceux qui escortaient Paul le conduisirent jusqu’à Athènes. Puis ils s’en retournèrent, porteurs d’un message, avec l’ordre, pour Silas et Timothée, de rejoindre Paul le plus tôt possible.
Alors Paul, debout au milieu de l’Aréopage, fit ce discours : « Athéniens, je peux observer que vous êtes, en toutes choses, des hommes particulièrement religieux.
En effet, en me promenant et en observant vos monuments sacrés, j’ai même trouvé un autel avec cette inscription : “Au dieu inconnu.” Or, ce que vous vénérez sans le connaître, voilà ce que, moi, je viens vous annoncer.
Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qu’il contient, lui qui est Seigneur du ciel et de la terre, n’habite pas des sanctuaires faits de main d’homme ;il n’est pas non plus servi par des mains humaines, comme s’il avait besoin de quoi que ce soit, lui qui donne à tous la vie, le souffle et tout le nécessaire.
À partir d’un seul homme, il a fait tous les peuples pour qu’ils habitent sur toute la surface de la terre, fixant les moments de leur histoire et les limites de leur habitat ;
Dieu les a faits pour qu’ils le cherchent et, si possible, l’atteignent et le trouvent, lui qui, en fait, n’est pas loin de chacun de nous.
Car c’est en lui que nous avons la vie, le mouvement et l’être. Ainsi l’ont également dit certains de vos poètes : Nous sommes de sa descendance.
Si donc nous sommes de la descendance de Dieu, nous ne devons pas penser que la divinité est pareille à une statue d’or, d’argent ou de pierre sculptée par l’art et l’imagination de l’homme.
Et voici que Dieu, sans tenir compte des temps où les hommes l’ont ignoré, leur enjoint maintenant de se convertir, tous et partout.
En effet, il a fixé le jour où il va juger la terre avec justice, par un homme qu’il a établi pour cela, quand il l’a accrédité auprès de tous en le ressuscitant d’entre les morts. »
Quand ils entendirent parler de résurrection des morts, les uns se moquaient, et les autres déclarèrent : « Là-dessus nous t’écouterons une autre fois. »
C’est ainsi que Paul, se retirant du milieu d’eux, s’en alla.
Cependant quelques hommes s’attachèrent à lui et devinrent croyants. Parmi eux, il y avait Denys, membre de l’Aréopage, et une femme nommée Damaris, ainsi que d’autres avec eux.
Après cela, Paul s’éloigna d’Athènes et se rendit à Corinthe.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 16,12-15.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter. Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière. En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même : mais ce qu’il aura entendu, il le dira ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître.
Lui me glorifiera, car il recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître.
Tout ce que possède le Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître.
Textes de l’Évangile au quotidien
Le discours de Paul au milieu de l’aréopage, ne touchera que quelques-uns. Il avait, sans doute, cru pouvoir pouvoir convaincre ses auditeurs par la force de ses arguments Il avait composé un discours basé sur les lois de l'art oratoire et les principes de la sagesse humaine, mais ce fut un échec complet - sauf que, désormais, il ne se laissera plus jamais reprendre par l'idée de convaincre. Mais il laissera l'Esprit de vérité trouver des mots qui emportent l'adhésion du cœur. Et le cœur avant l'intelligence.
C'est un tournant dans l'apostolat de Paul. S'adressant Aux Corinthiens, il les touche d'autant plus qu'il a ouvert à l'Esprit saint : «Pour moi, écrit-il, quand je suis venu chez-vous, frères, je ne suis pas venu vous annoncer le mystère de Dieu avec le prestige de la parole ou de la sagesse. Non, je n’ai rien voulu savoir parmi vous, sinon Jésus Christ, et Jésus Christ crucifié. Moi-même je me suis présenté à vous faible, craintif et tout tremblant. Et ma parole et mon message n’avaient rien des discours persuasifs de la sagesse; c’était une démonstration d’Esprit et de puissance, pour que votre foi reposât, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu.» (1 Corinthiens 2, 1-5).
Chacun d'entre nous peut "raisonner" Dieu, mais en raisonnant on ouvre sa raison, mais par forcément son cœur. Et la philosophie, amour de la sagesse, n'en reste qu'à la sagesse humaine - pour ce qu'elle vaut. Dans l’Évangile Jésus déclare bien que c'est l'Esprit de vérité qui conduit à la vérité tout entière.
Les temps que nous vivons sont propices à l'ouverture du cœur, puisque nous pouvons constater chaque jour à quelles impasses pour l'être humain conduisent les propres raisonnements de l'être humain ! Mais réjouissons-nous si notre foi est fondée sur l'amour de Dieu, sur l'abandon de confiance et le regret de nos fautes: c'est par cette porte que l'Esprit saint, qui est aussi Consolateur, pénètrera profondément nos cœurs et les fera porter du fruit en abondance...
.
Livre des Actes des Apôtres 17,15.22-34.18,1.
En ces jours-là, ceux qui escortaient Paul le conduisirent jusqu’à Athènes. Puis ils s’en retournèrent, porteurs d’un message, avec l’ordre, pour Silas et Timothée, de rejoindre Paul le plus tôt possible.
Alors Paul, debout au milieu de l’Aréopage, fit ce discours : « Athéniens, je peux observer que vous êtes, en toutes choses, des hommes particulièrement religieux.
En effet, en me promenant et en observant vos monuments sacrés, j’ai même trouvé un autel avec cette inscription : “Au dieu inconnu.” Or, ce que vous vénérez sans le connaître, voilà ce que, moi, je viens vous annoncer.
Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qu’il contient, lui qui est Seigneur du ciel et de la terre, n’habite pas des sanctuaires faits de main d’homme ;il n’est pas non plus servi par des mains humaines, comme s’il avait besoin de quoi que ce soit, lui qui donne à tous la vie, le souffle et tout le nécessaire.
À partir d’un seul homme, il a fait tous les peuples pour qu’ils habitent sur toute la surface de la terre, fixant les moments de leur histoire et les limites de leur habitat ;
Dieu les a faits pour qu’ils le cherchent et, si possible, l’atteignent et le trouvent, lui qui, en fait, n’est pas loin de chacun de nous.
Car c’est en lui que nous avons la vie, le mouvement et l’être. Ainsi l’ont également dit certains de vos poètes : Nous sommes de sa descendance.
Si donc nous sommes de la descendance de Dieu, nous ne devons pas penser que la divinité est pareille à une statue d’or, d’argent ou de pierre sculptée par l’art et l’imagination de l’homme.
Et voici que Dieu, sans tenir compte des temps où les hommes l’ont ignoré, leur enjoint maintenant de se convertir, tous et partout.
En effet, il a fixé le jour où il va juger la terre avec justice, par un homme qu’il a établi pour cela, quand il l’a accrédité auprès de tous en le ressuscitant d’entre les morts. »
Quand ils entendirent parler de résurrection des morts, les uns se moquaient, et les autres déclarèrent : « Là-dessus nous t’écouterons une autre fois. »
C’est ainsi que Paul, se retirant du milieu d’eux, s’en alla.
Cependant quelques hommes s’attachèrent à lui et devinrent croyants. Parmi eux, il y avait Denys, membre de l’Aréopage, et une femme nommée Damaris, ainsi que d’autres avec eux.
Après cela, Paul s’éloigna d’Athènes et se rendit à Corinthe.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 16,12-15.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter. Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière. En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même : mais ce qu’il aura entendu, il le dira ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître.
Lui me glorifiera, car il recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître.
Tout ce que possède le Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître.
Textes de l’Évangile au quotidien
Le discours de Paul au milieu de l’aréopage, ne touchera que quelques-uns. Il avait, sans doute, cru pouvoir pouvoir convaincre ses auditeurs par la force de ses arguments Il avait composé un discours basé sur les lois de l'art oratoire et les principes de la sagesse humaine, mais ce fut un échec complet - sauf que, désormais, il ne se laissera plus jamais reprendre par l'idée de convaincre. Mais il laissera l'Esprit de vérité trouver des mots qui emportent l'adhésion du cœur. Et le cœur avant l'intelligence.
C'est un tournant dans l'apostolat de Paul. S'adressant Aux Corinthiens, il les touche d'autant plus qu'il a ouvert à l'Esprit saint : «Pour moi, écrit-il, quand je suis venu chez-vous, frères, je ne suis pas venu vous annoncer le mystère de Dieu avec le prestige de la parole ou de la sagesse. Non, je n’ai rien voulu savoir parmi vous, sinon Jésus Christ, et Jésus Christ crucifié. Moi-même je me suis présenté à vous faible, craintif et tout tremblant. Et ma parole et mon message n’avaient rien des discours persuasifs de la sagesse; c’était une démonstration d’Esprit et de puissance, pour que votre foi reposât, non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu.» (1 Corinthiens 2, 1-5).
Chacun d'entre nous peut "raisonner" Dieu, mais en raisonnant on ouvre sa raison, mais par forcément son cœur. Et la philosophie, amour de la sagesse, n'en reste qu'à la sagesse humaine - pour ce qu'elle vaut. Dans l’Évangile Jésus déclare bien que c'est l'Esprit de vérité qui conduit à la vérité tout entière.
Les temps que nous vivons sont propices à l'ouverture du cœur, puisque nous pouvons constater chaque jour à quelles impasses pour l'être humain conduisent les propres raisonnements de l'être humain ! Mais réjouissons-nous si notre foi est fondée sur l'amour de Dieu, sur l'abandon de confiance et le regret de nos fautes: c'est par cette porte que l'Esprit saint, qui est aussi Consolateur, pénètrera profondément nos cœurs et les fera porter du fruit en abondance...
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Le monde remis en question par la Parole
Vendredi de la 6e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 18,9-18.
À Corinthe, une nuit, le Seigneur dit à Paul dans une vision : « Sois sans crainte : parle, ne garde pas le silence.
Je suis avec toi, et personne ne s’en prendra à toi pour te maltraiter, car dans cette ville j’ai pour moi un peuple nombreux. »
Paul y séjourna un an et demi et il leur enseignait la parole de Dieu.
Sous le proconsulat de Gallion en Grèce, les Juifs, unanimes, se dressèrent contre Paul et l’amenèrent devant le tribunal,
en disant : « La manière dont cet individu incite les gens à adorer le Dieu unique est contraire à la loi. »
Au moment où Paul allait ouvrir la bouche, Gallion déclara aux Juifs : « S’il s’agissait d’un délit ou d’un méfait grave, je recevrais votre plainte à vous, Juifs, comme il se doit.
Mais s’il s’agit de débats sur des mots, sur des noms et sur la Loi qui vous est propre, cela vous regarde. Être juge en ces affaires, moi je m’y refuse. »
Et il les chassa du tribunal.
Tous alors se saisirent de Sosthène, chef de synagogue, et se mirent à le frapper devant le tribunal, tandis que Gallion restait complètement indifférent.
Paul demeura encore assez longtemps à Corinthe. Puis il fit ses adieux aux frères et s’embarqua pour la Syrie, accompagné de Priscille et d’Aquila. À Cencrées, il s’était fait raser la tête, car le vœu qui le liait avait pris fin.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 16,20-23a.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Amen, amen, je vous le dis : vous allez pleurer et vous lamenter, tandis que le monde se réjouira ; vous serez dans la peine, mais votre peine se changera en joie.
La femme qui enfante est dans la peine parce que son heure est arrivée. Mais, quand l’enfant est né, elle ne se souvient plus de sa souffrance, tout heureuse qu’un être humain soit venu au monde.
Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l’enlèvera. En ce jour-là, vous ne me poserez plus de questions.
Textes de l’Évangile au quotidien
La peine et la joie se conjuguent et se renvoient l'une à l'autre dans ce passage de l’Évangile de Jean. Par contre, pour quiconque adhère sincèrement au Christ, le temps du questionnement est achevé.
J'ai vécu cela, moi parmi la multitude d'autres convertis. Certes, j'avais été baptisé, j'avais suivi le catéchisme, j'avais reçu tous les sacrements qui ont de moi un fidèle et j'avais aussi l'exemple de nombreux membres de ma famille. Mais l'oppression du monde, les idées qui circulaient, toutes ces théories sur l'homme et l'existence - qu'il nous fallait assimiler, avaient abouti, non à un reniement (comme je l'avais pensé), mais à une douloureuse remise en en question. Il m'a fallu de nouveau rechercher la vérité, mais cette fois en m'impliquant tout entier, quitte à tout abandonner afin de trouver la réponse à mes questions.
Et ce temps du questionnement s'est achevé par une rencontre personnelle avec le Seigneur.
Depuis lors, le monde peut continuer à diffuser de nouvelles idées, à tenter de "formater" l'esprit de l'homme comme l'on fait du disque dur de mon ordinateur, cela ne peut plus m'atteindre. Pourvu que mon regard intérieur demeure fixé sur le Seigneur, je reçois chaque jour, comme je l'ai souvent dit, "force et joie" à chaque eucharistie.
Notre prêtre nous a dit pratiquement les mêmes choses, mais dans un discours moins personnel puisqu'il s'adressait à une dizaine de fidèles. Le passage des Actes des apôtres d'aujourd'hui nous montre la confusion des juifs qui refusent tout simplement la nécessaire remise en question de leur relation à Dieu. Il n'est guère étonnant qu'ils se retrouvent assez vite à se quereller entre eux et se ridiculiser devant le représentant de Rome ! Ainsi, depuis que le Christ est ressuscité et depuis que l'Esprit saint rappelle sans fin la parole de Jésus, le monde aura beau persécuter d'autres chrétiens - et c'est bien ce qu'il fait ! - l'issue est toujours un rejaillissement de foi pour le plus grand nombre.
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Livre des Actes des Apôtres 18,9-18.
À Corinthe, une nuit, le Seigneur dit à Paul dans une vision : « Sois sans crainte : parle, ne garde pas le silence.
Je suis avec toi, et personne ne s’en prendra à toi pour te maltraiter, car dans cette ville j’ai pour moi un peuple nombreux. »
Paul y séjourna un an et demi et il leur enseignait la parole de Dieu.
Sous le proconsulat de Gallion en Grèce, les Juifs, unanimes, se dressèrent contre Paul et l’amenèrent devant le tribunal,
en disant : « La manière dont cet individu incite les gens à adorer le Dieu unique est contraire à la loi. »
Au moment où Paul allait ouvrir la bouche, Gallion déclara aux Juifs : « S’il s’agissait d’un délit ou d’un méfait grave, je recevrais votre plainte à vous, Juifs, comme il se doit.
Mais s’il s’agit de débats sur des mots, sur des noms et sur la Loi qui vous est propre, cela vous regarde. Être juge en ces affaires, moi je m’y refuse. »
Et il les chassa du tribunal.
Tous alors se saisirent de Sosthène, chef de synagogue, et se mirent à le frapper devant le tribunal, tandis que Gallion restait complètement indifférent.
Paul demeura encore assez longtemps à Corinthe. Puis il fit ses adieux aux frères et s’embarqua pour la Syrie, accompagné de Priscille et d’Aquila. À Cencrées, il s’était fait raser la tête, car le vœu qui le liait avait pris fin.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 16,20-23a.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Amen, amen, je vous le dis : vous allez pleurer et vous lamenter, tandis que le monde se réjouira ; vous serez dans la peine, mais votre peine se changera en joie.
La femme qui enfante est dans la peine parce que son heure est arrivée. Mais, quand l’enfant est né, elle ne se souvient plus de sa souffrance, tout heureuse qu’un être humain soit venu au monde.
Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l’enlèvera. En ce jour-là, vous ne me poserez plus de questions.
Textes de l’Évangile au quotidien
La peine et la joie se conjuguent et se renvoient l'une à l'autre dans ce passage de l’Évangile de Jean. Par contre, pour quiconque adhère sincèrement au Christ, le temps du questionnement est achevé.
J'ai vécu cela, moi parmi la multitude d'autres convertis. Certes, j'avais été baptisé, j'avais suivi le catéchisme, j'avais reçu tous les sacrements qui ont de moi un fidèle et j'avais aussi l'exemple de nombreux membres de ma famille. Mais l'oppression du monde, les idées qui circulaient, toutes ces théories sur l'homme et l'existence - qu'il nous fallait assimiler, avaient abouti, non à un reniement (comme je l'avais pensé), mais à une douloureuse remise en en question. Il m'a fallu de nouveau rechercher la vérité, mais cette fois en m'impliquant tout entier, quitte à tout abandonner afin de trouver la réponse à mes questions.
Et ce temps du questionnement s'est achevé par une rencontre personnelle avec le Seigneur.
Depuis lors, le monde peut continuer à diffuser de nouvelles idées, à tenter de "formater" l'esprit de l'homme comme l'on fait du disque dur de mon ordinateur, cela ne peut plus m'atteindre. Pourvu que mon regard intérieur demeure fixé sur le Seigneur, je reçois chaque jour, comme je l'ai souvent dit, "force et joie" à chaque eucharistie.
Notre prêtre nous a dit pratiquement les mêmes choses, mais dans un discours moins personnel puisqu'il s'adressait à une dizaine de fidèles. Le passage des Actes des apôtres d'aujourd'hui nous montre la confusion des juifs qui refusent tout simplement la nécessaire remise en question de leur relation à Dieu. Il n'est guère étonnant qu'ils se retrouvent assez vite à se quereller entre eux et se ridiculiser devant le représentant de Rome ! Ainsi, depuis que le Christ est ressuscité et depuis que l'Esprit saint rappelle sans fin la parole de Jésus, le monde aura beau persécuter d'autres chrétiens - et c'est bien ce qu'il fait ! - l'issue est toujours un rejaillissement de foi pour le plus grand nombre.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
La Joie, par la rencontre du prochain
Samedi de la 6e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 18,23-28.
Après avoir passé quelque temps à Antioche, Paul partit. Il parcourut successivement le pays galate et la Phrygie, en affermissant tous les disciples.
Or, un Juif nommé Apollos, originaire d’Alexandrie, venait d’arriver à Éphèse. C’était un homme éloquent, versé dans les Écritures.
Il avait été instruit du Chemin du Seigneur ; dans la ferveur de l’Esprit, il parlait et enseignait avec précision ce qui concerne Jésus, mais, comme baptême, il ne connaissait que celui de Jean.
Il se mit donc à parler avec assurance à la synagogue. Quand Priscille et Aquilas l’entendirent, ils le prirent à part et lui exposèrent avec plus de précision le Chemin de Dieu.
Comme Apollos voulait se rendre en Grèce, les frères l’y encouragèrent, et écrivirent aux disciples de lui faire bon accueil. Quand il fut arrivé, il rendit de grands services à ceux qui étaient devenus croyants par la grâce de Dieu.
En effet, avec vigueur il réfutait publiquement les Juifs, en démontrant par les Écritures que le Christ, c’est Jésus.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 16,23b-28.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Amen, amen, je vous le dis : ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera.
Jusqu’à présent vous n’avez rien demandé en mon nom ; demandez, et vous recevrez : ainsi votre joie sera parfaite.
En disant cela, je vous ai parlé en images. L’heure vient où je vous parlerai sans images, et vous annoncerai ouvertement ce qui concerne le Père.
Ce jour-là, vous demanderez en mon nom ; or, je ne vous dis pas que moi, je prierai le Père pour vous,
car le Père lui-même vous aime, parce que vous m’avez aimé et vous avez cru que c’est de Dieu que je suis sorti.
Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde ; maintenant, je quitte le monde, et je pars vers le Père. »
Textes de l’Évangile au quotidien
Jésus dit explicitement aux disciples de prier le Père en son nom et il témoigne que cette prière leur apportera la joie parfaite.
Cela signifie également que tous les baptisés peuvent en faire autant, que le Père est sensible aux demandes que nous lui adressons en invoquant le nom de Jésus. Et j'ai dû reconnaître, pour mon propre compte, que j'ai beau dire mon Notre Père souvent, pourtant il est rare que je prie en disant: "Mon Dieu, je vous prie en invoquant le nom de Jésus de répondre à ma demande".
En méditant encore ces textes, j'ai conçu également que la réponse du Père peut très bien passer par autrui. En y réfléchissant encore, je me suis souvenu du nombre de fois où la solution de tel et tel problème m'est venue de l'une ou l'autre personne que je ne connaissais qu'à peine. C'est d'ailleurs ainsi que j'ai rencontré l'ami Jean-Paul, un ancien "joyeux luron" qui s'est converti, a renoncé à ses sorties et ses fréquentations et est venu, un jour à ma boutique, où il m'a rendu beaucoup de services. C'est le type même des rencontres "tout à fait improbables" mais qui se réalisent tout de même.
Et j'en retrouve une trace équivalente dans la rencontre de Paul et d'Appolos. C'est Appolos qui prendra la relève de Paul en Grèce - très probablement car sa culture est plus proche de celle des Grecs que ce que Paul pouvait en comprendre. Ainsi, c'est encore et toujours dans le partage et la mise en commun que se résolvent toute sorte de problèmes. Je n'ai guère de doute, en examinant quelque peu m'a propre histoire, que le Seigneur, pour me secourir, est effectivement passé par le prochain pour répondre à mes demandes. Jésus, que ma Joie demeure !
Livre des Actes des Apôtres 18,23-28.
Après avoir passé quelque temps à Antioche, Paul partit. Il parcourut successivement le pays galate et la Phrygie, en affermissant tous les disciples.
Or, un Juif nommé Apollos, originaire d’Alexandrie, venait d’arriver à Éphèse. C’était un homme éloquent, versé dans les Écritures.
Il avait été instruit du Chemin du Seigneur ; dans la ferveur de l’Esprit, il parlait et enseignait avec précision ce qui concerne Jésus, mais, comme baptême, il ne connaissait que celui de Jean.
Il se mit donc à parler avec assurance à la synagogue. Quand Priscille et Aquilas l’entendirent, ils le prirent à part et lui exposèrent avec plus de précision le Chemin de Dieu.
Comme Apollos voulait se rendre en Grèce, les frères l’y encouragèrent, et écrivirent aux disciples de lui faire bon accueil. Quand il fut arrivé, il rendit de grands services à ceux qui étaient devenus croyants par la grâce de Dieu.
En effet, avec vigueur il réfutait publiquement les Juifs, en démontrant par les Écritures que le Christ, c’est Jésus.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 16,23b-28.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Amen, amen, je vous le dis : ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera.
Jusqu’à présent vous n’avez rien demandé en mon nom ; demandez, et vous recevrez : ainsi votre joie sera parfaite.
En disant cela, je vous ai parlé en images. L’heure vient où je vous parlerai sans images, et vous annoncerai ouvertement ce qui concerne le Père.
Ce jour-là, vous demanderez en mon nom ; or, je ne vous dis pas que moi, je prierai le Père pour vous,
car le Père lui-même vous aime, parce que vous m’avez aimé et vous avez cru que c’est de Dieu que je suis sorti.
Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde ; maintenant, je quitte le monde, et je pars vers le Père. »
Textes de l’Évangile au quotidien
Jésus dit explicitement aux disciples de prier le Père en son nom et il témoigne que cette prière leur apportera la joie parfaite.
Cela signifie également que tous les baptisés peuvent en faire autant, que le Père est sensible aux demandes que nous lui adressons en invoquant le nom de Jésus. Et j'ai dû reconnaître, pour mon propre compte, que j'ai beau dire mon Notre Père souvent, pourtant il est rare que je prie en disant: "Mon Dieu, je vous prie en invoquant le nom de Jésus de répondre à ma demande".
En méditant encore ces textes, j'ai conçu également que la réponse du Père peut très bien passer par autrui. En y réfléchissant encore, je me suis souvenu du nombre de fois où la solution de tel et tel problème m'est venue de l'une ou l'autre personne que je ne connaissais qu'à peine. C'est d'ailleurs ainsi que j'ai rencontré l'ami Jean-Paul, un ancien "joyeux luron" qui s'est converti, a renoncé à ses sorties et ses fréquentations et est venu, un jour à ma boutique, où il m'a rendu beaucoup de services. C'est le type même des rencontres "tout à fait improbables" mais qui se réalisent tout de même.
Et j'en retrouve une trace équivalente dans la rencontre de Paul et d'Appolos. C'est Appolos qui prendra la relève de Paul en Grèce - très probablement car sa culture est plus proche de celle des Grecs que ce que Paul pouvait en comprendre. Ainsi, c'est encore et toujours dans le partage et la mise en commun que se résolvent toute sorte de problèmes. Je n'ai guère de doute, en examinant quelque peu m'a propre histoire, que le Seigneur, pour me secourir, est effectivement passé par le prochain pour répondre à mes demandes. Jésus, que ma Joie demeure !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Tous témoins, tous dans la paix du Christ
Lundi de la 7e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 19,1-8.
Pendant qu’Apollos était à Corinthe, Paul traversait le haut pays ; il arriva à Éphèse, où il trouva quelques disciples.
Il leur demanda : « Lorsque vous êtes devenus croyants, avez-vous reçu l’Esprit Saint ? » Ils lui répondirent : « Nous n’avons même pas entendu dire qu’il y a un Esprit Saint. »
Paul reprit : « Quel baptême avez-vous donc reçu ? » Ils répondirent : « Celui de Jean le Baptiste. »
Paul dit alors : « Jean donnait un baptême de conversion : il disait au peuple de croire en celui qui devait venir après lui, c’est-à-dire en Jésus. »
Après l’avoir entendu, ils se firent baptiser au nom du Seigneur Jésus.
Et quand Paul leur eut imposé les mains, l’Esprit Saint vint sur eux, et ils se mirent à parler en langues mystérieuses et à prophétiser.
Ils étaient une douzaine d’hommes au total.
Paul se rendit à la synagogue où, pendant trois mois, il prit la parole avec assurance ; il discutait et usait d’arguments persuasifs à propos du royaume de Dieu.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 16,29-33.
En ce temps-là, les disciples de Jésus lui dirent : « Voici que tu parles ouvertement et non plus en images.
Maintenant nous savons que tu sais toutes choses, et tu n’as pas besoin qu’on t’interroge : voilà pourquoi nous croyons que tu es sorti de Dieu. »
Jésus leur répondit : « Maintenant vous croyez !
Voici que l’heure vient – déjà elle est venue – où vous serez dispersés chacun de son côté, et vous me laisserez seul ; mais je ne suis pas seul, puisque le Père est avec moi. Je vous ai parlé ainsi, afin qu’en moi vous ayez la paix. Dans le monde, vous avez à souffrir, mais courage ! Moi, je suis vainqueur du monde. »
Textes de l’Évangile au quotidien
Dispersés, les disciples le furent dès le commencement: mais c'était afin que l’Évangile se répandit partout où il était attendu. Et ils le sont encore aujourd'hui, car l'esprit de ce monde tient un tout autre discours que celui de l’Évangile. Cependant, que nous soyons dispersés, isolés, contredits, pourtant nous avons la paix jusque dans nos souffrances.
Dans la lecture du jour du livre des Actes, Paul, après l'échec rencontré à Athènes a rencontré Apollos, qui prendra sa relève auprès des grecs. A peine a-t-il atteint Corinthe,qu'il quitte la ville pour Éphèse, où il trouve de nouveaux disciples qui ne connaissaient que le baptême de Jean. A première vue, il paraît donc que l'entreprise de l'évangélisation souffre d'un manque de cohérence et d'organisation. Elle ne suit pas un plan prédéterminé, elle rencontre le scepticisme ou carrément l'hostilité à certains endroits, tandis qu'à d'autres, elle rejoint des âmes qui n'ont connu que le baptême de Jean le baptiste. Or, à peine les Éphésiens eux-ci ont-ils été instruits, qu'ils se mettent à parler en langues inconnues et à prophétiser !
Il apparaît ainsi que l'évangélisation, qui est toujours d'actualité, ne peut certes pas se fonder uniquement sur des prévisions et des programmes conçus selon la logique humaine ! Mais c'est bien Jésus qui est vainqueur du monde. De sorte qu'en tant que croyants, fidèles et témoins du Seigneur, nous ne devons pas nous attendre à une réussite selon les critères de ce monde. Nous avons été semés dans les troubles de notre époque, mais nous sommes stables dans la paix que nous procure une foi exercée.
Que les évènements du monde ne nous troublent donc pas !
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Livre des Actes des Apôtres 19,1-8.
Pendant qu’Apollos était à Corinthe, Paul traversait le haut pays ; il arriva à Éphèse, où il trouva quelques disciples.
Il leur demanda : « Lorsque vous êtes devenus croyants, avez-vous reçu l’Esprit Saint ? » Ils lui répondirent : « Nous n’avons même pas entendu dire qu’il y a un Esprit Saint. »
Paul reprit : « Quel baptême avez-vous donc reçu ? » Ils répondirent : « Celui de Jean le Baptiste. »
Paul dit alors : « Jean donnait un baptême de conversion : il disait au peuple de croire en celui qui devait venir après lui, c’est-à-dire en Jésus. »
Après l’avoir entendu, ils se firent baptiser au nom du Seigneur Jésus.
Et quand Paul leur eut imposé les mains, l’Esprit Saint vint sur eux, et ils se mirent à parler en langues mystérieuses et à prophétiser.
Ils étaient une douzaine d’hommes au total.
Paul se rendit à la synagogue où, pendant trois mois, il prit la parole avec assurance ; il discutait et usait d’arguments persuasifs à propos du royaume de Dieu.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 16,29-33.
En ce temps-là, les disciples de Jésus lui dirent : « Voici que tu parles ouvertement et non plus en images.
Maintenant nous savons que tu sais toutes choses, et tu n’as pas besoin qu’on t’interroge : voilà pourquoi nous croyons que tu es sorti de Dieu. »
Jésus leur répondit : « Maintenant vous croyez !
Voici que l’heure vient – déjà elle est venue – où vous serez dispersés chacun de son côté, et vous me laisserez seul ; mais je ne suis pas seul, puisque le Père est avec moi. Je vous ai parlé ainsi, afin qu’en moi vous ayez la paix. Dans le monde, vous avez à souffrir, mais courage ! Moi, je suis vainqueur du monde. »
Textes de l’Évangile au quotidien
Dispersés, les disciples le furent dès le commencement: mais c'était afin que l’Évangile se répandit partout où il était attendu. Et ils le sont encore aujourd'hui, car l'esprit de ce monde tient un tout autre discours que celui de l’Évangile. Cependant, que nous soyons dispersés, isolés, contredits, pourtant nous avons la paix jusque dans nos souffrances.
Dans la lecture du jour du livre des Actes, Paul, après l'échec rencontré à Athènes a rencontré Apollos, qui prendra sa relève auprès des grecs. A peine a-t-il atteint Corinthe,qu'il quitte la ville pour Éphèse, où il trouve de nouveaux disciples qui ne connaissaient que le baptême de Jean. A première vue, il paraît donc que l'entreprise de l'évangélisation souffre d'un manque de cohérence et d'organisation. Elle ne suit pas un plan prédéterminé, elle rencontre le scepticisme ou carrément l'hostilité à certains endroits, tandis qu'à d'autres, elle rejoint des âmes qui n'ont connu que le baptême de Jean le baptiste. Or, à peine les Éphésiens eux-ci ont-ils été instruits, qu'ils se mettent à parler en langues inconnues et à prophétiser !
Il apparaît ainsi que l'évangélisation, qui est toujours d'actualité, ne peut certes pas se fonder uniquement sur des prévisions et des programmes conçus selon la logique humaine ! Mais c'est bien Jésus qui est vainqueur du monde. De sorte qu'en tant que croyants, fidèles et témoins du Seigneur, nous ne devons pas nous attendre à une réussite selon les critères de ce monde. Nous avons été semés dans les troubles de notre époque, mais nous sommes stables dans la paix que nous procure une foi exercée.
Que les évènements du monde ne nous troublent donc pas !
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Tous détachés du monde par notre baptême
Mardi de la 7e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 20,17-27.
En ces jours-là, depuis Milet, Paul envoya un message à Éphèse pour convoquer les Anciens de cette Église.
Quand ils furent arrivés auprès de lui, il leur adressa la parole : « Vous savez comment je me suis toujours comporté avec vous, depuis le premier jour où j’ai mis le pied en Asie :
j’ai servi le Seigneur en toute humilité, dans les larmes et les épreuves que m’ont values les complots des Juifs ;
je n’ai rien négligé de ce qui était utile, pour vous annoncer l’Évangile et vous donner un enseignement en public ou de maison en maison.
Je rendais témoignage devant Juifs et Grecs pour qu’ils se convertissent à Dieu et croient en notre Seigneur Jésus.
Et maintenant, voici que je suis contraint par l’Esprit de me rendre à Jérusalem, sans savoir ce qui va m’arriver là-bas.
Je sais seulement que l’Esprit Saint témoigne, de ville en ville, que les chaînes et les épreuves m’attendent.
Mais en aucun cas, je n’accorde du prix à ma vie, pourvu que j’achève ma course et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus : rendre témoignage à l’évangile de la grâce de Dieu.
Et maintenant, je sais que vous ne reverrez plus mon visage, vous tous chez qui je suis passé en proclamant le Royaume.
C’est pourquoi j’atteste aujourd’hui devant vous que je suis pur du sang de tous,
car je n’ai rien négligé pour vous annoncer tout le dessein de Dieu.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 17,1-11a.
En ce temps-là, Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie.
Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés.
Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.
Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire.
Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe.
J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole.
Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi, car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé.
Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi.
Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ; et je suis glorifié en eux.
Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi.»
Textes de l’Évangile au quotidien
Le thème commun aux deux lectures, c'est bien le départ et les adieux. Comme Jésus prie le Père, il ne prie pas seulement pour lui-même, mais il se donne en exemple à ses disciples. Car de même que Jésus n'est plus du monde - dans le sens où il n'est plus soumis aux règles, usages et coutumes qui prévalent en ce monde, de même chacun de ses disciples.
Mais il y a mieux encore : cela nous concerne nous aussi. En effet, nous qui avons reconnu la parole du Seigneur, nous ne sommes déjà plus "du monde". Cette interprétation n'est d'aucune manière exagérée car dès notre baptême s'accomplit encore, pour chacun d'entre nous, cette parole : "ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi". Cela ne paraît pas évident à tous et pourtant, combien nombreux les saintes et les saints qui, dès la petite enfance, ont été saisis par le Seigneur et se sont lancés sur ses traces ?
Ainsi, bienheureux sommes-nous, à cause du choix de Dieu ! Car nous avons bien été tirés du monde par son choix. Et même si i c'est au travers de diverses tribulations - je songe aux convertis, qui sont réellement "nés de nouveau" - nous avons reconnu Jésus comme vainqueur du monde et notre sauveur.
Jésus n'est plus dans le monde selon la chair, mais nous non plus - dans ce sens que nous ne vivons plus selon chair, que nous ne calculons plus comme le monde calcule; notre aspiration profonde n'est plus de dominer notre prochain, mais de servir notre Seigneur a travers lui. Cette grâce est extraordinaire, si l'on y réfléchit un peu ! Car si nous prenons la peine de regarder autour de nous, et si nous considérons notre propre histoire, alors nous savons que dès ce monde nous avons déjà quitté "le monde" - dans le sens où "monde" et "démon" s'écrivent toujours avec les mêmes lettres...
Après nous avoir ainsi réjouis, notre prêtre nous a lui aussi annoncé son départ; une semaine loin de la ville. Il nous a dit à ce sujet: lorsque je pars, je pars à la manière de Paul, je ne laisse pas d'instructions, je n'appelle pas, je sors moi aussi du monde... (mais, ouf, il y aura un remplacement à la chapelle !)
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Livre des Actes des Apôtres 20,17-27.
En ces jours-là, depuis Milet, Paul envoya un message à Éphèse pour convoquer les Anciens de cette Église.
Quand ils furent arrivés auprès de lui, il leur adressa la parole : « Vous savez comment je me suis toujours comporté avec vous, depuis le premier jour où j’ai mis le pied en Asie :
j’ai servi le Seigneur en toute humilité, dans les larmes et les épreuves que m’ont values les complots des Juifs ;
je n’ai rien négligé de ce qui était utile, pour vous annoncer l’Évangile et vous donner un enseignement en public ou de maison en maison.
Je rendais témoignage devant Juifs et Grecs pour qu’ils se convertissent à Dieu et croient en notre Seigneur Jésus.
Et maintenant, voici que je suis contraint par l’Esprit de me rendre à Jérusalem, sans savoir ce qui va m’arriver là-bas.
Je sais seulement que l’Esprit Saint témoigne, de ville en ville, que les chaînes et les épreuves m’attendent.
Mais en aucun cas, je n’accorde du prix à ma vie, pourvu que j’achève ma course et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus : rendre témoignage à l’évangile de la grâce de Dieu.
Et maintenant, je sais que vous ne reverrez plus mon visage, vous tous chez qui je suis passé en proclamant le Royaume.
C’est pourquoi j’atteste aujourd’hui devant vous que je suis pur du sang de tous,
car je n’ai rien négligé pour vous annoncer tout le dessein de Dieu.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 17,1-11a.
En ce temps-là, Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie.
Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés.
Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.
Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire.
Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe.
J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole.
Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi, car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé.
Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi.
Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ; et je suis glorifié en eux.
Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi.»
Textes de l’Évangile au quotidien
Le thème commun aux deux lectures, c'est bien le départ et les adieux. Comme Jésus prie le Père, il ne prie pas seulement pour lui-même, mais il se donne en exemple à ses disciples. Car de même que Jésus n'est plus du monde - dans le sens où il n'est plus soumis aux règles, usages et coutumes qui prévalent en ce monde, de même chacun de ses disciples.
Mais il y a mieux encore : cela nous concerne nous aussi. En effet, nous qui avons reconnu la parole du Seigneur, nous ne sommes déjà plus "du monde". Cette interprétation n'est d'aucune manière exagérée car dès notre baptême s'accomplit encore, pour chacun d'entre nous, cette parole : "ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi". Cela ne paraît pas évident à tous et pourtant, combien nombreux les saintes et les saints qui, dès la petite enfance, ont été saisis par le Seigneur et se sont lancés sur ses traces ?
Ainsi, bienheureux sommes-nous, à cause du choix de Dieu ! Car nous avons bien été tirés du monde par son choix. Et même si i c'est au travers de diverses tribulations - je songe aux convertis, qui sont réellement "nés de nouveau" - nous avons reconnu Jésus comme vainqueur du monde et notre sauveur.
Jésus n'est plus dans le monde selon la chair, mais nous non plus - dans ce sens que nous ne vivons plus selon chair, que nous ne calculons plus comme le monde calcule; notre aspiration profonde n'est plus de dominer notre prochain, mais de servir notre Seigneur a travers lui. Cette grâce est extraordinaire, si l'on y réfléchit un peu ! Car si nous prenons la peine de regarder autour de nous, et si nous considérons notre propre histoire, alors nous savons que dès ce monde nous avons déjà quitté "le monde" - dans le sens où "monde" et "démon" s'écrivent toujours avec les mêmes lettres...
Après nous avoir ainsi réjouis, notre prêtre nous a lui aussi annoncé son départ; une semaine loin de la ville. Il nous a dit à ce sujet: lorsque je pars, je pars à la manière de Paul, je ne laisse pas d'instructions, je n'appelle pas, je sors moi aussi du monde... (mais, ouf, il y aura un remplacement à la chapelle !)
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Mise en garde devant l'Adversaire
Mercredi de la 7e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 20,28-38.
En ces jours-là, Paul faisait ses adieux aux Anciens de l’Église d’Éphèse. Il leur disait : « Veillez sur vous-mêmes, et sur tout le troupeau dont l’Esprit Saint vous a établis responsables, pour être les pasteurs de l’Église de Dieu, qu’il s’est acquise par son propre sang.
Moi, je sais qu’après mon départ, des loups redoutables s’introduiront chez vous et n’épargneront pas le troupeau.
Même du milieu de vous surgiront des hommes qui tiendront des discours pervers pour entraîner les disciples à leur suite.
Soyez donc vigilants, et souvenez-vous que, durant trois ans, nuit et jour, je n’ai cessé, dans les larmes, de reprendre chacun d’entre vous.
Et maintenant, je vous confie à Dieu et à la parole de sa grâce, lui qui a le pouvoir de construire l’édifice et de donner à chacun l’héritage en compagnie de tous ceux qui ont été sanctifiés.
Je n’ai convoité ni l’argent ni l’or ni le vêtement de personne.
Vous le savez bien vous-mêmes : les mains que voici ont pourvu à mes besoins et à ceux de mes compagnons.
En toutes choses, je vous ai montré qu’en se donnant ainsi de la peine, il faut secourir les faibles et se souvenir des paroles du Seigneur Jésus, car lui-même a dit : Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. »
Quand Paul eut ainsi parlé, il s’agenouilla et pria avec eux tous.
Tous se mirent à pleurer abondamment ; ils se jetaient au cou de Paul et l’embrassaient ;
ce qui les affligeait le plus, c’est la parole qu’il avait dite : « Vous ne verrez plus mon visage ». Puis on l’accompagna jusqu’au bateau.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 17,11b-19.
En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi : « Père saint, garde mes disciples unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné, pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes.
Quand j’étais avec eux, je les gardais unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné. J’ai veillé sur eux, et aucun ne s’est perdu, sauf celui qui s’en va à sa perte de sorte que l’Écriture soit accomplie.
Et maintenant que je viens à toi, je parle ainsi, dans le monde, pour qu’ils aient en eux ma joie, et qu’ils en soient comblés.
Moi, je leur ai donné ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu’ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi je n’appartiens pas au monde.
Je ne prie pas pour que tu les retires du monde, mais pour que tu les gardes du Mauvais.
Ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi, je n’appartiens pas au monde.
Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité.
De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde.
Et pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité.
Textes de l’Évangile au quotidien
Comme Paul s'apprête à partir, il prédit que des "loups redoutables" viendront et n'épargneront pas le troupeau. Et dans l’Évangile
Jésus tient un langage semblable : Je leur ai donné ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu’ils n’appartiennent pas au monde Le prêtre nous a mis, lui aussi, en garde que nous aussi devrons faire face à l'adversité - c'est-à-dire : à l'Adversaire.
J'ai vécu hier une pénible journée, car j'ai reçu des coups de fil d'une fonctionnaire de la TVA, alors même que depuis un an, je n'y suis plus assujetti. Elle m'a demandé de lui donner mon chiffre d'affaire, mais je lui ai répondu: j'ai mon cahier de jour, mais quant à mon chiffre d'affaire, il est inscrit dans ma dernière déclaration fiscale et je ne garde pas ces documents en boutique. Elle m'a vaguement menacé d'une amende - mais ce matin, j'ai d'emblée décroché la connexion de mon téléphone fixe.
Il n'empêche. Si je le dis ici, c'est que je me suis laissé troubler et durant ma soirée, j'ai piqué une crise d'angoisse comme j'en avais souvent avant ma conversion et je me suis dit: combien ma foi est encore loin de la confiance absolue !
Il nous faut donc nous tenir sur nos gardes en tout temps. Comme les vacances approchent, cela ne nous empêche pas de demeurer dans une veille attentive. Toutes sortes d'évènements peuvent survenir et nous faire trébucher, car l'adversaire connaît tous nos points faibles. Et moi-même, c'est un excès d'angoisse qui m'a souvent fait tomber. Et prions les uns pour les autres, car nous savons tous l'époque troublée que nous vivons !
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Livre des Actes des Apôtres 20,28-38.
En ces jours-là, Paul faisait ses adieux aux Anciens de l’Église d’Éphèse. Il leur disait : « Veillez sur vous-mêmes, et sur tout le troupeau dont l’Esprit Saint vous a établis responsables, pour être les pasteurs de l’Église de Dieu, qu’il s’est acquise par son propre sang.
Moi, je sais qu’après mon départ, des loups redoutables s’introduiront chez vous et n’épargneront pas le troupeau.
Même du milieu de vous surgiront des hommes qui tiendront des discours pervers pour entraîner les disciples à leur suite.
Soyez donc vigilants, et souvenez-vous que, durant trois ans, nuit et jour, je n’ai cessé, dans les larmes, de reprendre chacun d’entre vous.
Et maintenant, je vous confie à Dieu et à la parole de sa grâce, lui qui a le pouvoir de construire l’édifice et de donner à chacun l’héritage en compagnie de tous ceux qui ont été sanctifiés.
Je n’ai convoité ni l’argent ni l’or ni le vêtement de personne.
Vous le savez bien vous-mêmes : les mains que voici ont pourvu à mes besoins et à ceux de mes compagnons.
En toutes choses, je vous ai montré qu’en se donnant ainsi de la peine, il faut secourir les faibles et se souvenir des paroles du Seigneur Jésus, car lui-même a dit : Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. »
Quand Paul eut ainsi parlé, il s’agenouilla et pria avec eux tous.
Tous se mirent à pleurer abondamment ; ils se jetaient au cou de Paul et l’embrassaient ;
ce qui les affligeait le plus, c’est la parole qu’il avait dite : « Vous ne verrez plus mon visage ». Puis on l’accompagna jusqu’au bateau.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 17,11b-19.
En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi : « Père saint, garde mes disciples unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné, pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes.
Quand j’étais avec eux, je les gardais unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné. J’ai veillé sur eux, et aucun ne s’est perdu, sauf celui qui s’en va à sa perte de sorte que l’Écriture soit accomplie.
Et maintenant que je viens à toi, je parle ainsi, dans le monde, pour qu’ils aient en eux ma joie, et qu’ils en soient comblés.
Moi, je leur ai donné ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu’ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi je n’appartiens pas au monde.
Je ne prie pas pour que tu les retires du monde, mais pour que tu les gardes du Mauvais.
Ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi, je n’appartiens pas au monde.
Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité.
De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde.
Et pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité.
Textes de l’Évangile au quotidien
Comme Paul s'apprête à partir, il prédit que des "loups redoutables" viendront et n'épargneront pas le troupeau. Et dans l’Évangile
Jésus tient un langage semblable : Je leur ai donné ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu’ils n’appartiennent pas au monde Le prêtre nous a mis, lui aussi, en garde que nous aussi devrons faire face à l'adversité - c'est-à-dire : à l'Adversaire.
J'ai vécu hier une pénible journée, car j'ai reçu des coups de fil d'une fonctionnaire de la TVA, alors même que depuis un an, je n'y suis plus assujetti. Elle m'a demandé de lui donner mon chiffre d'affaire, mais je lui ai répondu: j'ai mon cahier de jour, mais quant à mon chiffre d'affaire, il est inscrit dans ma dernière déclaration fiscale et je ne garde pas ces documents en boutique. Elle m'a vaguement menacé d'une amende - mais ce matin, j'ai d'emblée décroché la connexion de mon téléphone fixe.
Il n'empêche. Si je le dis ici, c'est que je me suis laissé troubler et durant ma soirée, j'ai piqué une crise d'angoisse comme j'en avais souvent avant ma conversion et je me suis dit: combien ma foi est encore loin de la confiance absolue !
Il nous faut donc nous tenir sur nos gardes en tout temps. Comme les vacances approchent, cela ne nous empêche pas de demeurer dans une veille attentive. Toutes sortes d'évènements peuvent survenir et nous faire trébucher, car l'adversaire connaît tous nos points faibles. Et moi-même, c'est un excès d'angoisse qui m'a souvent fait tomber. Et prions les uns pour les autres, car nous savons tous l'époque troublée que nous vivons !
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Irrésitible diffusion de l'Evangile
Jeudi de la 7e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 22,30.23,6-11.
En ces jours-là, Paul avait été arrêté à Jérusalem. Le lendemain, le commandant voulut savoir avec certitude de quoi les Juifs l’accusaient. Il lui fit enlever ses liens ; puis il convoqua les grands prêtres et tout le Conseil suprême, et il fit descendre Paul pour l’amener devant eux.
Sachant que le Conseil suprême se répartissait entre sadducéens et pharisiens, Paul s’écria devant eux : « Frères, moi, je suis pharisien, fils de pharisiens. C’est à cause de notre espérance, la résurrection des morts, que je passe en jugement. »
À peine avait-il dit cela, qu’il y eut un affrontement entre pharisiens et sadducéens, et l’assemblée se divisa.
En effet, les sadducéens disent qu’il n’y a pas de résurrection, pas plus que d’ange ni d’esprit, tandis que les pharisiens professent tout cela.
Il se fit alors un grand vacarme. Quelques scribes du côté des pharisiens se levèrent et protestèrent vigoureusement : « Nous ne trouvons rien de mal chez cet homme. Et si c’était un esprit qui lui avait parlé, ou un ange ? »
L’affrontement devint très violent, et le commandant craignit que Paul ne se fasse écharper. Il ordonna à la troupe de descendre pour l’arracher à la mêlée et le ramener dans la forteresse.
La nuit suivante, le Seigneur vint auprès de Paul et lui dit : « Courage ! Le témoignage que tu m’as rendu à Jérusalem, il faut que tu le rendes aussi à Rome. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 17,20-26.
En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi : « Père saint, je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi. Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé.
Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes UN :
moi en eux, et toi en moi. Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé.
Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde.
Père juste, le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu, et ceux-ci ont reconnu que tu m’as envoyé.
Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux. »
Textes de l’Évangile au quotidien
Avec le départ de Paul vers Rome, l’évangélisation gagnera directement le cœur du monde connu, car Rome est vraiment et pratiquement le centre du pouvoir dans le monde". Avec quelle rapidité l’Évangile s’est donc répandu ! Tandis que la philosophie restera, en Grèce, le domaine réservé de quelques-uns (du moins à l'époque), Rome est quant à elle, le centre du monde, là où réside le pouvoir en ce monde. Il était prévisible, pratiquement évident, que l'annonce de la bonne nouvelle du Royaume entrerait directement en conflit avec l'empire romain en vue de se répandre dans tout le monde connu à cette époque.
Dans le livre des Actes, en tout cas, C'est aussi la dernière fois que les juifs tenteront de faire taire le message de l’Évangile ou de se débarrasser du porteur du message, d'une façon ou d'une autre. Bien qu'à à chaque fois, ou bien les condamnations à mort ont échoué, ou elles n'ont fait que susciter un plus grand nombre de croyants. De nos jours encore, lorsqu'un homme donne sa vie pour une cause, le nombre de ses sympathisants s'accroît; mais lorsqu'un homme donne sa vie pour sa foi, il est comme le bon grain semé dans la bonne terre, qui porte beaucoup de fruits.
Tout cela était déjà inscrit, mais de façon voilée, dans ce que dit Jésus dans sa prière : "« Père saint, je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi. Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé".
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Livre des Actes des Apôtres 22,30.23,6-11.
En ces jours-là, Paul avait été arrêté à Jérusalem. Le lendemain, le commandant voulut savoir avec certitude de quoi les Juifs l’accusaient. Il lui fit enlever ses liens ; puis il convoqua les grands prêtres et tout le Conseil suprême, et il fit descendre Paul pour l’amener devant eux.
Sachant que le Conseil suprême se répartissait entre sadducéens et pharisiens, Paul s’écria devant eux : « Frères, moi, je suis pharisien, fils de pharisiens. C’est à cause de notre espérance, la résurrection des morts, que je passe en jugement. »
À peine avait-il dit cela, qu’il y eut un affrontement entre pharisiens et sadducéens, et l’assemblée se divisa.
En effet, les sadducéens disent qu’il n’y a pas de résurrection, pas plus que d’ange ni d’esprit, tandis que les pharisiens professent tout cela.
Il se fit alors un grand vacarme. Quelques scribes du côté des pharisiens se levèrent et protestèrent vigoureusement : « Nous ne trouvons rien de mal chez cet homme. Et si c’était un esprit qui lui avait parlé, ou un ange ? »
L’affrontement devint très violent, et le commandant craignit que Paul ne se fasse écharper. Il ordonna à la troupe de descendre pour l’arracher à la mêlée et le ramener dans la forteresse.
La nuit suivante, le Seigneur vint auprès de Paul et lui dit : « Courage ! Le témoignage que tu m’as rendu à Jérusalem, il faut que tu le rendes aussi à Rome. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 17,20-26.
En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi : « Père saint, je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi. Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé.
Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes UN :
moi en eux, et toi en moi. Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé.
Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde.
Père juste, le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu, et ceux-ci ont reconnu que tu m’as envoyé.
Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux. »
Textes de l’Évangile au quotidien
Avec le départ de Paul vers Rome, l’évangélisation gagnera directement le cœur du monde connu, car Rome est vraiment et pratiquement le centre du pouvoir dans le monde". Avec quelle rapidité l’Évangile s’est donc répandu ! Tandis que la philosophie restera, en Grèce, le domaine réservé de quelques-uns (du moins à l'époque), Rome est quant à elle, le centre du monde, là où réside le pouvoir en ce monde. Il était prévisible, pratiquement évident, que l'annonce de la bonne nouvelle du Royaume entrerait directement en conflit avec l'empire romain en vue de se répandre dans tout le monde connu à cette époque.
Dans le livre des Actes, en tout cas, C'est aussi la dernière fois que les juifs tenteront de faire taire le message de l’Évangile ou de se débarrasser du porteur du message, d'une façon ou d'une autre. Bien qu'à à chaque fois, ou bien les condamnations à mort ont échoué, ou elles n'ont fait que susciter un plus grand nombre de croyants. De nos jours encore, lorsqu'un homme donne sa vie pour une cause, le nombre de ses sympathisants s'accroît; mais lorsqu'un homme donne sa vie pour sa foi, il est comme le bon grain semé dans la bonne terre, qui porte beaucoup de fruits.
Tout cela était déjà inscrit, mais de façon voilée, dans ce que dit Jésus dans sa prière : "« Père saint, je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi. Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé".
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
- Pater civitatis

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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Les hommes de foi retournent la terre
Vendredi de la 7e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 25,13b-21.
En ces jours-là, le roi Agrippa et Bérénice vinrent à Césarée saluer le gouverneur Festus.
Comme ils passaient là plusieurs jours, Festus exposa au roi la situation de Paul en disant : « Il y a ici un homme que mon prédécesseur Félix a laissé en prison.
Quand je me suis trouvé à Jérusalem, les grands prêtres et les anciens des Juifs ont exposé leurs griefs contre lui en réclamant sa condamnation.
J’ai répondu que les Romains n’ont pas coutume de faire la faveur de livrer qui que ce soit lorsqu’il est accusé, avant qu’il soit confronté avec ses accusateurs et puisse se défendre du chef d’accusation.
Ils se sont donc retrouvés ici, et sans aucun délai, le lendemain même, j’ai siégé au tribunal et j’ai donné l’ordre d’amener cet homme.
Quand ils se levèrent, les accusateurs n’ont mis à sa charge aucun des méfaits que, pour ma part, j’aurais supposés.
Ils avaient seulement avec lui certains débats au sujet de leur propre religion, et au sujet d’un certain Jésus qui est mort, mais que Paul affirmait être en vie.
Quant à moi, embarrassé devant la suite à donner à l’instruction, j’ai demandé à Paul s’il voulait aller à Jérusalem pour y être jugé sur cette affaire.
Mais Paul a fait appel pour être gardé en prison jusqu’à la décision impériale. J’ai donc ordonné de le garder en prison jusqu’au renvoi de sa cause devant l’empereur. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 21,15-19.
Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade. Quand ils eurent mangé, Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m’aimes- tu vraiment, plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. »
Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. »
Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » Pierre fut peiné parce que, la troisième fois, Jésus lui demandait : « M’aimes-tu ? » Il lui répond : « Seigneur, toi, tu sais tout : tu sais bien que je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis.
Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c’est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. »
Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. Sur ces mots, il lui dit : « Suis-moi. »
Textes de l’Évangile au quotidien
"M'aimes-tu plus que ceux-ci", demande Jésus à Pierre. Cela peut se comprendre de deux façons, à dit le prêtre. "M'aimes-tu plus que ceux-ci m'aiment ?" ou bien encore "M'aimes-tu plus que tu aimes tes frères dans la foi ?" Mais pour peu que l'on réfléchisse, poser la question, c'est y répondre : il n'est pas possible d'aimer ses frères dans la foi et ses compagnons si l'on n'aime pas Dieu d'abord, en y investissant "tout son cœur, toute son âme et toutes ses forces".
C'est important de rappeler souvent ce qui est fondamental dans la démarche de foi. Et tout au commencement, il faut aimer Dieu plus que l'on peut s'aimer soi-même. C'est la base, le fondement, c'est le soc de la charrue qui permet de retourner la terre, a dit encore le prêtre. Et j'ai beaucoup aimé cette image, car j'ai visualisé la terre dure qui se retourne en ouvrant des sillons au fur et à mesure que l'on avance. Cette image est belle, parce que tout y est : quiconque a la foi se retrouve derrière Jésus à retourner la terre partout où son maître l'entraîne.
Pour ma part, je me suis souvenu du martyre de saint Maximilien Kolbe, qui a manifesté la miséricorde divine jusque dans l'enfer d'Auschwitz en se proposant lui-même comme victime, à la place d'un père de famille. Mais fondamentalement, si le saint a pu accomplir ce geste extraordinaire, c'est parce que son amour pour le Seigneur avait vraiment atteint son sommet.
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Livre des Actes des Apôtres 25,13b-21.
En ces jours-là, le roi Agrippa et Bérénice vinrent à Césarée saluer le gouverneur Festus.
Comme ils passaient là plusieurs jours, Festus exposa au roi la situation de Paul en disant : « Il y a ici un homme que mon prédécesseur Félix a laissé en prison.
Quand je me suis trouvé à Jérusalem, les grands prêtres et les anciens des Juifs ont exposé leurs griefs contre lui en réclamant sa condamnation.
J’ai répondu que les Romains n’ont pas coutume de faire la faveur de livrer qui que ce soit lorsqu’il est accusé, avant qu’il soit confronté avec ses accusateurs et puisse se défendre du chef d’accusation.
Ils se sont donc retrouvés ici, et sans aucun délai, le lendemain même, j’ai siégé au tribunal et j’ai donné l’ordre d’amener cet homme.
Quand ils se levèrent, les accusateurs n’ont mis à sa charge aucun des méfaits que, pour ma part, j’aurais supposés.
Ils avaient seulement avec lui certains débats au sujet de leur propre religion, et au sujet d’un certain Jésus qui est mort, mais que Paul affirmait être en vie.
Quant à moi, embarrassé devant la suite à donner à l’instruction, j’ai demandé à Paul s’il voulait aller à Jérusalem pour y être jugé sur cette affaire.
Mais Paul a fait appel pour être gardé en prison jusqu’à la décision impériale. J’ai donc ordonné de le garder en prison jusqu’au renvoi de sa cause devant l’empereur. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 21,15-19.
Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade. Quand ils eurent mangé, Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m’aimes- tu vraiment, plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. »
Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. »
Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » Pierre fut peiné parce que, la troisième fois, Jésus lui demandait : « M’aimes-tu ? » Il lui répond : « Seigneur, toi, tu sais tout : tu sais bien que je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis.
Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c’est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. »
Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. Sur ces mots, il lui dit : « Suis-moi. »
Textes de l’Évangile au quotidien
"M'aimes-tu plus que ceux-ci", demande Jésus à Pierre. Cela peut se comprendre de deux façons, à dit le prêtre. "M'aimes-tu plus que ceux-ci m'aiment ?" ou bien encore "M'aimes-tu plus que tu aimes tes frères dans la foi ?" Mais pour peu que l'on réfléchisse, poser la question, c'est y répondre : il n'est pas possible d'aimer ses frères dans la foi et ses compagnons si l'on n'aime pas Dieu d'abord, en y investissant "tout son cœur, toute son âme et toutes ses forces".
C'est important de rappeler souvent ce qui est fondamental dans la démarche de foi. Et tout au commencement, il faut aimer Dieu plus que l'on peut s'aimer soi-même. C'est la base, le fondement, c'est le soc de la charrue qui permet de retourner la terre, a dit encore le prêtre. Et j'ai beaucoup aimé cette image, car j'ai visualisé la terre dure qui se retourne en ouvrant des sillons au fur et à mesure que l'on avance. Cette image est belle, parce que tout y est : quiconque a la foi se retrouve derrière Jésus à retourner la terre partout où son maître l'entraîne.
Pour ma part, je me suis souvenu du martyre de saint Maximilien Kolbe, qui a manifesté la miséricorde divine jusque dans l'enfer d'Auschwitz en se proposant lui-même comme victime, à la place d'un père de famille. Mais fondamentalement, si le saint a pu accomplir ce geste extraordinaire, c'est parce que son amour pour le Seigneur avait vraiment atteint son sommet.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Pierre et Jean - vie active et/ou contemplative
Samedi de la 7e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 28,16-20.30-31.
À notre arrivée à Rome, il a reçu l’autorisation d’habiter en ville avec le soldat qui le gardait.
Trois jours après, il fit appeler les notables des Juifs. Quand ils arrivèrent, il leur dit : « Frères, moi qui n’ai rien fait contre notre peuple et les coutumes reçues de nos pères, je suis prisonnier depuis Jérusalem où j’ai été livré aux mains des Romains.
Après m’avoir interrogé, ceux-ci voulaient me relâcher, puisque, dans mon cas, il n’y avait aucun motif de condamnation à mort.
Mais, devant l’opposition des Juifs, j’ai été obligé de faire appel à l’empereur, sans vouloir pour autant accuser ma nation.
C’est donc pour ce motif que j’ai demandé à vous voir et à vous parler, car c’est à cause de l’espérance d’Israël que je porte ces chaînes. »
Paul demeura deux années entières dans le logement qu’il avait loué ; il accueillait tous ceux qui venaient chez lui ;
il annonçait le règne de Dieu et il enseignait ce qui concerne le Seigneur Jésus Christ avec une entière assurance et sans obstacle.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 21,20-25.
En ce temps-là, Jésus venait de dire à Pierre : « Suis-moi. » S’étant retourné, Pierre aperçoit, marchant à leur suite, le disciple que Jésus aimait. C’est lui qui, pendant le repas, s’était penché sur la poitrine de Jésus pour lui dire : « Seigneur, quel est celui qui va te livrer ? » Pierre, voyant donc ce disciple, dit à Jésus : « Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il ? »
Jésus lui répond : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? Toi, suis-moi. »
Le bruit courut donc parmi les frères que ce disciple ne mourrait pas. Or, Jésus n’avait pas dit à Pierre qu’il ne mourrait pas, mais : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? »
C’est ce disciple qui témoigne de ces choses et qui les a écrites, et nous savons que son témoignage est vrai.
Il y a encore beaucoup d’autres choses que Jésus a faites ; et s’il fallait écrire chacune d’elles, je pense que le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres que l’on écrirait.
Textes de l’Évangile au quotidien
L’Évangile de ce jour continue encore aujourd'hui de soulever de nombreuses questions... que je ne saurais certes pas résoudre moi-même. J'ai donc choisi de publier un texte de saint Augustin qui me paraît excellent, à propos des destinées différentes de Pierre et de Jean - lesquelles me semblent rejoindre la "double vie" de l'apôtre Paul, qui fut d'abord celle d'un prédicateur itinérant, avant de rédiger depuis sa prison à Rome, des épîtres dont le contenu continue d'inspirer une multitude de fidèles....
Saint Augustin :
L'apôtre Paul, après avoir traversé de nombreuses contrées, et après avoir vécu en prise directe avec la vie dans le monde, va désormais, jusqu'à sa mort, demeurer dans la maison de celui qui a été chargé de le garder.
Il nous est également intéressant d'examiner pourquoi le Sauveur avait pour Jean un amour plus particulier, alors que Pierre aimait son divin Maître plus que les autres. Autant que je puis en juger, je serais porté à dire que celui qui a pour Jésus-Christ un plus grand amour vaut mieux que les autres, tandis que celui qui est plus aimé de Jésus-Christ est plus heureux, si je voyais comment défendre en cela la justice de notre divin Rédempteur.
Je vais donc essayer de résoudre cette importante et difficile question.
L’Église connaît deux vies différentes que la prédication divine lui a enseignées, l'une est la vie de la foi, l'autre la vie de la claire vision; la première est personnifiée dans l'apôtre Pierre, à cause de la primauté de sa dignité apostolique; l'autre dans l'apôtre Jean. Jésus dit à Pierre: «Suis-moi», tandis qu'on parlant de Jean, il dit: «Je veux qu'il démesure ainsi jusqu'à ce que je vienne», paroles dont voici le sens:
- Pour vous, suivez-moi en supportant, à mon exemple, les souffrances de cette vie; quant à lui, qu'il demeure jusqu'à ce que je vienne le mettre en possession des biens éternels. Ou pour parler plus clairement encore: Que la vie active parfaite me suive en imitant l'exemple que je lui ai donné dans ma passion, et que la vie contemplative, qui ne fait que commencer ici-bas, demeure jusqu'à ce que je vienne lui donner toute sa perfection.
Le verbe demeurer ne doit pas s'entendre dans le sens de rester, être permanent, mais dans le sens d'attendre, parce que la vie dont Jean est la figure aura son parfait accomplissement lorsque Jésus-Christ viendra. Or, dans cette vie active, plus nous aimons Jésus-Christ, plus aussi nous sommes délivrés facilement du mal. Cependant Jésus nous aime moins dans l'état où nous sommes, et il nous en délivre pour que nous n'y restions pas éternellement. Dans la vie du ciel, au contraire, il nous aime davantage, parce qu'il n'y aura plus rien en nous qui lui déplaise et dont il doive nous délivrer.
Que personne cependant ne songe à séparer ces deux illustres apôtres, car tous deux vivaient de cette vie qui se personnifiait dans Pierre, comme tous deux devaient vivre un jour de cette vie dont Jean était la figure.
Voir le site : Les Évangiles avec les Pères de l'Église :
http://www.apologetique.net/EvangilePer ... =Jean21,20
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Livre des Actes des Apôtres 28,16-20.30-31.
À notre arrivée à Rome, il a reçu l’autorisation d’habiter en ville avec le soldat qui le gardait.
Trois jours après, il fit appeler les notables des Juifs. Quand ils arrivèrent, il leur dit : « Frères, moi qui n’ai rien fait contre notre peuple et les coutumes reçues de nos pères, je suis prisonnier depuis Jérusalem où j’ai été livré aux mains des Romains.
Après m’avoir interrogé, ceux-ci voulaient me relâcher, puisque, dans mon cas, il n’y avait aucun motif de condamnation à mort.
Mais, devant l’opposition des Juifs, j’ai été obligé de faire appel à l’empereur, sans vouloir pour autant accuser ma nation.
C’est donc pour ce motif que j’ai demandé à vous voir et à vous parler, car c’est à cause de l’espérance d’Israël que je porte ces chaînes. »
Paul demeura deux années entières dans le logement qu’il avait loué ; il accueillait tous ceux qui venaient chez lui ;
il annonçait le règne de Dieu et il enseignait ce qui concerne le Seigneur Jésus Christ avec une entière assurance et sans obstacle.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 21,20-25.
En ce temps-là, Jésus venait de dire à Pierre : « Suis-moi. » S’étant retourné, Pierre aperçoit, marchant à leur suite, le disciple que Jésus aimait. C’est lui qui, pendant le repas, s’était penché sur la poitrine de Jésus pour lui dire : « Seigneur, quel est celui qui va te livrer ? » Pierre, voyant donc ce disciple, dit à Jésus : « Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il ? »
Jésus lui répond : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? Toi, suis-moi. »
Le bruit courut donc parmi les frères que ce disciple ne mourrait pas. Or, Jésus n’avait pas dit à Pierre qu’il ne mourrait pas, mais : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? »
C’est ce disciple qui témoigne de ces choses et qui les a écrites, et nous savons que son témoignage est vrai.
Il y a encore beaucoup d’autres choses que Jésus a faites ; et s’il fallait écrire chacune d’elles, je pense que le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres que l’on écrirait.
Textes de l’Évangile au quotidien
L’Évangile de ce jour continue encore aujourd'hui de soulever de nombreuses questions... que je ne saurais certes pas résoudre moi-même. J'ai donc choisi de publier un texte de saint Augustin qui me paraît excellent, à propos des destinées différentes de Pierre et de Jean - lesquelles me semblent rejoindre la "double vie" de l'apôtre Paul, qui fut d'abord celle d'un prédicateur itinérant, avant de rédiger depuis sa prison à Rome, des épîtres dont le contenu continue d'inspirer une multitude de fidèles....
Saint Augustin :
L'apôtre Paul, après avoir traversé de nombreuses contrées, et après avoir vécu en prise directe avec la vie dans le monde, va désormais, jusqu'à sa mort, demeurer dans la maison de celui qui a été chargé de le garder.
Il nous est également intéressant d'examiner pourquoi le Sauveur avait pour Jean un amour plus particulier, alors que Pierre aimait son divin Maître plus que les autres. Autant que je puis en juger, je serais porté à dire que celui qui a pour Jésus-Christ un plus grand amour vaut mieux que les autres, tandis que celui qui est plus aimé de Jésus-Christ est plus heureux, si je voyais comment défendre en cela la justice de notre divin Rédempteur.
Je vais donc essayer de résoudre cette importante et difficile question.
L’Église connaît deux vies différentes que la prédication divine lui a enseignées, l'une est la vie de la foi, l'autre la vie de la claire vision; la première est personnifiée dans l'apôtre Pierre, à cause de la primauté de sa dignité apostolique; l'autre dans l'apôtre Jean. Jésus dit à Pierre: «Suis-moi», tandis qu'on parlant de Jean, il dit: «Je veux qu'il démesure ainsi jusqu'à ce que je vienne», paroles dont voici le sens:
- Pour vous, suivez-moi en supportant, à mon exemple, les souffrances de cette vie; quant à lui, qu'il demeure jusqu'à ce que je vienne le mettre en possession des biens éternels. Ou pour parler plus clairement encore: Que la vie active parfaite me suive en imitant l'exemple que je lui ai donné dans ma passion, et que la vie contemplative, qui ne fait que commencer ici-bas, demeure jusqu'à ce que je vienne lui donner toute sa perfection.
Le verbe demeurer ne doit pas s'entendre dans le sens de rester, être permanent, mais dans le sens d'attendre, parce que la vie dont Jean est la figure aura son parfait accomplissement lorsque Jésus-Christ viendra. Or, dans cette vie active, plus nous aimons Jésus-Christ, plus aussi nous sommes délivrés facilement du mal. Cependant Jésus nous aime moins dans l'état où nous sommes, et il nous en délivre pour que nous n'y restions pas éternellement. Dans la vie du ciel, au contraire, il nous aime davantage, parce qu'il n'y aura plus rien en nous qui lui déplaise et dont il doive nous délivrer.
Que personne cependant ne songe à séparer ces deux illustres apôtres, car tous deux vivaient de cette vie qui se personnifiait dans Pierre, comme tous deux devaient vivre un jour de cette vie dont Jean était la figure.
Voir le site : Les Évangiles avec les Pères de l'Église :
http://www.apologetique.net/EvangilePer ... =Jean21,20
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Que faire pour avoir la vie éternelle ?
Lundi de la 8e semaine du Temps Ordinaire
Livre de l'Ecclésiastique 17,24-29.
À ceux qui se repentent, Dieu ouvre le chemin du retour ; il réconforte ceux qui manquent de persévérance.
Convertis-toi au Seigneur, et renonce à tes péchés ; mets-toi devant lui pour prier, et diminue tes occasions de chute.
Reviens vers le Très-Haut et détourne-toi de l’injustice, – c’est lui qui conduit des ténèbres à la lumière de la vie – ; les actions abominables, déteste-les.
Qui pourra célébrer le Très-Haut dans le séjour des morts, remplacer les vivants qui lui rendent gloire ?
La louange est enlevée au mort puisqu’il n’est plus ; c’est le vivant, le bien-portant, qui célébrera le Seigneur.
Qu’elle est grande, la miséricorde du Seigneur, qu’il est grand, son pardon pour ceux qui se convertissent à lui !
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 10,17-27.
En ce temps-là, Jésus se mettait en route quand un homme accourut et, tombant à ses genoux, lui demanda : « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ? »
Jésus lui dit : « Pourquoi dire que je suis bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul.
Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d’adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère. »
L’homme répondit : « Maître, tout cela, je l’ai observé depuis ma jeunesse. »
Jésus posa son regard sur lui, et il l’aima. Il lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor au ciel. Puis viens, suis-moi. »
Mais lui, à ces mots, devint sombre et s’en alla tout triste, car il avait de grands biens.
Alors Jésus regarda autour de lui et dit à ses disciples : « Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! »
Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles. Jésus reprenant la parole leur dit : « Mes enfants, comme il est difficile d’entrer dans le royaume de Dieu !
Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. »
De plus en plus déconcertés, les disciples se demandaient entre eux : « Mais alors, qui peut être sauvé ? »
Jésus les regarde et dit : « Pour les hommes, c’est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu. »
Textes de l’Évangile au quotidien
D'emblée, Jésus va remettre en question l'homme venu à sa rencontre. Sa salutation de "bon maître"n'est certes pas fausse, mais Jésus a perçu d'emblée qu'elle a fait l'objet d'un raisonnement, d'un calcul, afin d'obtenir la bienveillance de son interlocuteur. Jésus ne réfute pas qu'il soit bon, mais il attribue la bonté d'abord à Dieu. C'est une façon de pousser l'homme à se remettre en question.
Du reste, pour devenir disciple du Seigneur et obtenir la vie éternelle à sa suite, le premier mouvement nécessaire est justement celui d'une profonde remise en question. C'est ainsi ! Si je peux l'affirmer ici, c'est pour l'avoir vécue : c'est d'une une totale remise en question qu'il s'agit. Il m'a d'abord fallu faire "place nette" de tout ce que j'avais cru juste et bon. Comme on se trompe lorsqu'on s'imagine une conversion heureuse et simple ! Tout du contraire, il y a d'abord dune forme d'agonie et de mort à tout ce que l'on avait vécu auparavant - de bon comme de mauvais ! Il s'agit en fait de passer sur un autre plan, à une autre dimension de l'être.
Tout du contraire, cet homme venu ainsi quémander la vie éternelle n'a pas même l'inquiétude de celui qui cherche. Il n'est pas l'homme saisi du doute concernant sa façon de vivre, mais il fait penser à un collectionneur de belles images, une collection à laquelle il ne manquerait qu'une seule et dernière pièce. Et ce que Jésus va lui montrer directement, c'est que sa compréhension du salut et de la vie éternelle est fondamentalement erronée.
Même les disciples, eux qui ont effectivement tout abandonné de leur ancienne vie afin de suivre Jésus, en sont tout étonnés et déconcertés. Qui donc peut être sauvé ? La réponse est que le salut ne dépend pas d'un pouvoir de l'homme, mais que c'est l’œuvre de Dieu. Avec ses propres forces, tout ce que l'homme peut faire, c'est ce qu'indique la première lecture : se repentir, se renoncer et prier.
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Livre de l'Ecclésiastique 17,24-29.
À ceux qui se repentent, Dieu ouvre le chemin du retour ; il réconforte ceux qui manquent de persévérance.
Convertis-toi au Seigneur, et renonce à tes péchés ; mets-toi devant lui pour prier, et diminue tes occasions de chute.
Reviens vers le Très-Haut et détourne-toi de l’injustice, – c’est lui qui conduit des ténèbres à la lumière de la vie – ; les actions abominables, déteste-les.
Qui pourra célébrer le Très-Haut dans le séjour des morts, remplacer les vivants qui lui rendent gloire ?
La louange est enlevée au mort puisqu’il n’est plus ; c’est le vivant, le bien-portant, qui célébrera le Seigneur.
Qu’elle est grande, la miséricorde du Seigneur, qu’il est grand, son pardon pour ceux qui se convertissent à lui !
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 10,17-27.
En ce temps-là, Jésus se mettait en route quand un homme accourut et, tombant à ses genoux, lui demanda : « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ? »
Jésus lui dit : « Pourquoi dire que je suis bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul.
Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d’adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère. »
L’homme répondit : « Maître, tout cela, je l’ai observé depuis ma jeunesse. »
Jésus posa son regard sur lui, et il l’aima. Il lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor au ciel. Puis viens, suis-moi. »
Mais lui, à ces mots, devint sombre et s’en alla tout triste, car il avait de grands biens.
Alors Jésus regarda autour de lui et dit à ses disciples : « Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! »
Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles. Jésus reprenant la parole leur dit : « Mes enfants, comme il est difficile d’entrer dans le royaume de Dieu !
Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. »
De plus en plus déconcertés, les disciples se demandaient entre eux : « Mais alors, qui peut être sauvé ? »
Jésus les regarde et dit : « Pour les hommes, c’est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu. »
Textes de l’Évangile au quotidien
D'emblée, Jésus va remettre en question l'homme venu à sa rencontre. Sa salutation de "bon maître"n'est certes pas fausse, mais Jésus a perçu d'emblée qu'elle a fait l'objet d'un raisonnement, d'un calcul, afin d'obtenir la bienveillance de son interlocuteur. Jésus ne réfute pas qu'il soit bon, mais il attribue la bonté d'abord à Dieu. C'est une façon de pousser l'homme à se remettre en question.
Du reste, pour devenir disciple du Seigneur et obtenir la vie éternelle à sa suite, le premier mouvement nécessaire est justement celui d'une profonde remise en question. C'est ainsi ! Si je peux l'affirmer ici, c'est pour l'avoir vécue : c'est d'une une totale remise en question qu'il s'agit. Il m'a d'abord fallu faire "place nette" de tout ce que j'avais cru juste et bon. Comme on se trompe lorsqu'on s'imagine une conversion heureuse et simple ! Tout du contraire, il y a d'abord dune forme d'agonie et de mort à tout ce que l'on avait vécu auparavant - de bon comme de mauvais ! Il s'agit en fait de passer sur un autre plan, à une autre dimension de l'être.
Tout du contraire, cet homme venu ainsi quémander la vie éternelle n'a pas même l'inquiétude de celui qui cherche. Il n'est pas l'homme saisi du doute concernant sa façon de vivre, mais il fait penser à un collectionneur de belles images, une collection à laquelle il ne manquerait qu'une seule et dernière pièce. Et ce que Jésus va lui montrer directement, c'est que sa compréhension du salut et de la vie éternelle est fondamentalement erronée.
Même les disciples, eux qui ont effectivement tout abandonné de leur ancienne vie afin de suivre Jésus, en sont tout étonnés et déconcertés. Qui donc peut être sauvé ? La réponse est que le salut ne dépend pas d'un pouvoir de l'homme, mais que c'est l’œuvre de Dieu. Avec ses propres forces, tout ce que l'homme peut faire, c'est ce qu'indique la première lecture : se repentir, se renoncer et prier.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
- Pater civitatis

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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Renoncement et pratique de la miséricorde
Mardi de la 8e semaine du Temps Ordinaire
Livre de l'Ecclésiastique 35,1-15.
C’est présenter de multiples offrandes que d’observer la Loi ;
c’est offrir un sacrifice de paix que s’attacher aux commandements.
C’est apporter une offrande de fleur de farine que se montrer reconnaissant ;
c’est présenter un sacrifice de louange que faire l’aumône.
On obtient la bienveillance du Seigneur en se détournant du mal ; on offre un sacrifice d’expiation en se détournant de l’injustice.
Ne te présente pas devant le Seigneur les mains vides.
Accomplis tout cela car tel est son commandement.
L’offrande de l’homme juste est comme la graisse des sacrifices sur l’autel, son agréable odeur s’élève devant le Très-Haut.
Le sacrifice de l’homme juste est agréé par Dieu qui en gardera mémoire.
Rends gloire au Seigneur sans être regardant : ne retranche rien des prémices de ta récolte.
Chaque fois que tu fais un don, montre un visage joyeux ; consacre de bon cœur à Dieu le dixième de ce que tu gagnes.
Donne au Très-Haut selon ce qu’il te donne, et, sans être regardant, selon tes ressources.
Car le Seigneur est celui qui paye de retour ; il te rendra sept fois plus que tu n’as donné.
N’essaye pas de l’influencer par des présents, il ne les acceptera pas ;
ne mets pas ta confiance dans un sacrifice injuste. Car le Seigneur est un juge qui se montre impartial envers les personnes.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 10,28-31.
En ce temps-là, Pierre se mit à dire à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre. »
Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : nul n’aura quitté, à cause de moi et de l’Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle.
Beaucoup de premiers seront derniers, et les derniers seront les premiers. »
Textes de l’Évangile au quotidien
Mettre sa confiance dans un sacrifice injuste, comme le dit bien l'Ecclésiastique, quelle erreur ! Et cependant, nombreux ceux qui se fient à une pratique extérieure, visible, de la foi. Ils se rendent à l'église, participent à l'office, communient, puis ressortent sans que leur participation à l'Eucharistie ait changé quoi que ce soit dans leur cœur et leurs intentions... Comment puis-je l'affirmer ? Eh bien, Il y a quelque temps, j'ai vu notre prêtre refuser la communion à un fidèle; celui-ci est devenu tout rouge, s'est remis dans la file, s'est présenté une nouvelle fois au sacrement et a essuyé un nouveau refus... on ne l'a plus revu depuis... Cet incident m'est revenu en mémoire ce matin, d'autant que Jésus insiste sur une nécessaire rupture qu'il faut accomplir, d'avec les biens de ce monde.
Jusqu’à présent, j'ai souvent mentionné "la force et la joie" que je viens chercher à la messe,chaque matin, avant de commencer une journée de travail. Mais depuis quelque temps, je ressens qu'il me faudra procéder à de nouvelles ruptures en vue du Royaume. Je me sens vieillir... Ce n'est pas un propos exagéré, pour moi qui aurai soixante ans en juillet et qui vis déjà une grande solitude - laquelle est toujours propice à de nombreuses tentations. Or, pour ne pas y céder, le mieux est consentir à de nouveaux détachements "d'avec le monde et d’avec la chair" et de pratiquer la miséricorde envers le prochain.
Et puisque le Pape a ouvert une année de la miséricorde, je m'y engage donc moi aussi, en me souvenant de la prière de sainte Faustine :
Aide-moi, Seigneur, pour que mes yeux soient miséricordieux, pour que je ne soupçonne jamais ni ne juge d'après les apparences extérieures, mais que je discerne la beauté dans l'âme de mon prochain et que je lui vienne en aide.
Aide-moi Seigneur, pour que mon oreille soit miséricordieuse, afin que je me penche sur les besoins de mon prochain et ne reste pas indifférente à ses douleurs ni à ses plaintes.
Aide-moi, Seigneur, pour que ma langue soit miséricordieuse, afin que je ne dise jamais de mal de mon prochain, mais que j'aie pour chacun un mot de consolation et de pardon.
Aide-moi, Seigneur, pour que mes mains soient miséricordieuses et remplies de bonnes actions afin que je sache faire du bien à mon prochain et prendre sur moi les tâches les plus lourdes et les plus déplaisantes.
Aide-moi, Seigneur, pour que mes pieds soient miséricordieux, pour me hâter au secours de mon prochain, en dominant ma propre fatigue et ma lassitude. Mon véritable repos est de rendre service à mon prochain.
Aide-moi, Seigneur, pour que mon cœur soit miséricordieux, afin que je ressente toutes les souffrances de mon prochain. Je ne refuserai mon cœur à personne. Je fréquenterai sincèrement même ceux qui, je le sais, vont abuser de ma bonté, et moi, je m'enfermerai dans le Cœur très Miséricordieux de Jésus.
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Livre de l'Ecclésiastique 35,1-15.
C’est présenter de multiples offrandes que d’observer la Loi ;
c’est offrir un sacrifice de paix que s’attacher aux commandements.
C’est apporter une offrande de fleur de farine que se montrer reconnaissant ;
c’est présenter un sacrifice de louange que faire l’aumône.
On obtient la bienveillance du Seigneur en se détournant du mal ; on offre un sacrifice d’expiation en se détournant de l’injustice.
Ne te présente pas devant le Seigneur les mains vides.
Accomplis tout cela car tel est son commandement.
L’offrande de l’homme juste est comme la graisse des sacrifices sur l’autel, son agréable odeur s’élève devant le Très-Haut.
Le sacrifice de l’homme juste est agréé par Dieu qui en gardera mémoire.
Rends gloire au Seigneur sans être regardant : ne retranche rien des prémices de ta récolte.
Chaque fois que tu fais un don, montre un visage joyeux ; consacre de bon cœur à Dieu le dixième de ce que tu gagnes.
Donne au Très-Haut selon ce qu’il te donne, et, sans être regardant, selon tes ressources.
Car le Seigneur est celui qui paye de retour ; il te rendra sept fois plus que tu n’as donné.
N’essaye pas de l’influencer par des présents, il ne les acceptera pas ;
ne mets pas ta confiance dans un sacrifice injuste. Car le Seigneur est un juge qui se montre impartial envers les personnes.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 10,28-31.
En ce temps-là, Pierre se mit à dire à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre. »
Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : nul n’aura quitté, à cause de moi et de l’Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle.
Beaucoup de premiers seront derniers, et les derniers seront les premiers. »
Textes de l’Évangile au quotidien
Mettre sa confiance dans un sacrifice injuste, comme le dit bien l'Ecclésiastique, quelle erreur ! Et cependant, nombreux ceux qui se fient à une pratique extérieure, visible, de la foi. Ils se rendent à l'église, participent à l'office, communient, puis ressortent sans que leur participation à l'Eucharistie ait changé quoi que ce soit dans leur cœur et leurs intentions... Comment puis-je l'affirmer ? Eh bien, Il y a quelque temps, j'ai vu notre prêtre refuser la communion à un fidèle; celui-ci est devenu tout rouge, s'est remis dans la file, s'est présenté une nouvelle fois au sacrement et a essuyé un nouveau refus... on ne l'a plus revu depuis... Cet incident m'est revenu en mémoire ce matin, d'autant que Jésus insiste sur une nécessaire rupture qu'il faut accomplir, d'avec les biens de ce monde.
Jusqu’à présent, j'ai souvent mentionné "la force et la joie" que je viens chercher à la messe,chaque matin, avant de commencer une journée de travail. Mais depuis quelque temps, je ressens qu'il me faudra procéder à de nouvelles ruptures en vue du Royaume. Je me sens vieillir... Ce n'est pas un propos exagéré, pour moi qui aurai soixante ans en juillet et qui vis déjà une grande solitude - laquelle est toujours propice à de nombreuses tentations. Or, pour ne pas y céder, le mieux est consentir à de nouveaux détachements "d'avec le monde et d’avec la chair" et de pratiquer la miséricorde envers le prochain.
Et puisque le Pape a ouvert une année de la miséricorde, je m'y engage donc moi aussi, en me souvenant de la prière de sainte Faustine :
Aide-moi, Seigneur, pour que mes yeux soient miséricordieux, pour que je ne soupçonne jamais ni ne juge d'après les apparences extérieures, mais que je discerne la beauté dans l'âme de mon prochain et que je lui vienne en aide.
Aide-moi Seigneur, pour que mon oreille soit miséricordieuse, afin que je me penche sur les besoins de mon prochain et ne reste pas indifférente à ses douleurs ni à ses plaintes.
Aide-moi, Seigneur, pour que ma langue soit miséricordieuse, afin que je ne dise jamais de mal de mon prochain, mais que j'aie pour chacun un mot de consolation et de pardon.
Aide-moi, Seigneur, pour que mes mains soient miséricordieuses et remplies de bonnes actions afin que je sache faire du bien à mon prochain et prendre sur moi les tâches les plus lourdes et les plus déplaisantes.
Aide-moi, Seigneur, pour que mes pieds soient miséricordieux, pour me hâter au secours de mon prochain, en dominant ma propre fatigue et ma lassitude. Mon véritable repos est de rendre service à mon prochain.
Aide-moi, Seigneur, pour que mon cœur soit miséricordieux, afin que je ressente toutes les souffrances de mon prochain. Je ne refuserai mon cœur à personne. Je fréquenterai sincèrement même ceux qui, je le sais, vont abuser de ma bonté, et moi, je m'enfermerai dans le Cœur très Miséricordieux de Jésus.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
- Pater civitatis

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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Du pouvoir dans l''Eglise
Mercredi de la 8e semaine du Temps Ordinaire
Livre de l'Ecclésiastique 36,1-2.5-6.13.16-22.
Prends pitié de nous, Maître et Dieu de tout ;
répands la crainte sur toutes les nations.
Qu’ils l’apprennent, comme nous l’avons appris : il n’est pas de dieu hors de toi, Seigneur.
Renouvelle les prodiges, recommence les merveilles,
Rassemble les tribus de Jacob ;
comme aux premiers jours, donne-leur ton héritage.
Prends pitié du peuple porteur de ton nom, Israël qui est pour toi un premier-né.
Prends compassion de ta ville sainte, Jérusalem, le lieu de ton repos.
Remplis Sion de ta louange, et ton sanctuaire, de ta gloire.
Rends témoignage à tes créatures des premiers jours ; réveille les prophéties faites en ton nom.
Donne la récompense à ceux qui t’attendent ; que tes prophètes soient reconnus dignes de foi.
Écoute la prière de tes serviteurs, selon ta bienveillance à l’égard de ton peuple. Et tous, sur la terre, le sauront : tu es « Le Seigneur », le Dieu des siècles !
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 10,32-45.
En ce temps-là, les disciples étaient en route pour monter à Jérusalem ; Jésus marchait devant eux ; ils étaient saisis de frayeur, et ceux qui suivaient étaient aussi dans la crainte. Prenant de nouveau les Douze auprès de lui, il se mit à leur dire ce qui allait lui arriver :
« Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l’homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes ; ils le condamneront à mort, ils le livreront aux nations païennes,
qui se moqueront de lui, cracheront sur lui, le flagelleront et le tueront, et trois jours après, il ressuscitera. »
Alors, Jacques et Jean, les fils de Zébédée, s’approchent de Jésus et lui disent : « Maître, ce que nous allons te demander, nous voudrions que tu le fasses pour nous. »
Il leur dit : « Que voulez-vous que je fasse pour vous ? »
Ils lui répondirent : « Donne-nous de siéger, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ta gloire. »
Jésus leur dit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire, être baptisé du baptême dans lequel je vais être plongé ? »
Ils lui dirent : « Nous le pouvons. » Jésus leur dit : « La coupe que je vais boire, vous la boirez ; et vous serez baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé.
Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé. »
Les dix autres, qui avaient entendu, se mirent à s’indigner contre Jacques et Jean.
Jésus les appela et leur dit : « Vous le savez : ceux que l’on regarde comme chefs des nations les commandent en maîtres ; les grands leur font sentir leur pouvoir.
Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur.
Celui qui veut être parmi vous le premier sera l’esclave de tous :
car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »
Textes de l’Évangile au quotidien
Jacques et Jean sont parmi les plus zélés des juifs que Jésus a choisis pour en faire de ses disciples. Et eux aussi, comme l'Ecclésiastique, se représentent le règne de Dieu comme étant établi sur une hiérarchie pyramidale qui, depuis le sommet, descend des plus nobles d'entre eux vers le plus grand nombre dont ils auraient la charge et sur lesquels ils domineraient.
Ah, on les comprend ! Toutes nos sociétés, encore aujourd'hui, sont établies de la même façon !
Et l’Église échappe-t-elle à ce type de construction ? Eh bien oui, même si cela ne paraît pas tout de suite. Chaque diocèse a son évêque, et le Pape est l’évêque de Rome. On n'imagine pas que chaque Évêque reçoive directement des instructions de Rome sur une sorte de "ligne rouge"... mais de nombreux politiciens se le représentent ainsi.
Jacques et Jean seront donc des témoins parmi d'autres. Et Pierre ? C'est en raison de sa déclaration de foi, inspirée par Dieu, que Jésus l'a choisi. Et lors de la désignation d'un nouveau Pape, n'en déplaise aux incroyants, c'est l'Esprit saint qui est à l’œuvre, comme c'est l'esprit de Dieu qui avait inspiré Pierre lorsqu'il a dit : "Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant".
N'est-ce pas extraordinaire qu'il en soit ainsi ? Je m'en suis réjouis, car dans le monde, que j'observe par la lucarne de mon ordinateur, je ne vois que des querelles de pouvoir et des conquêtes de fortune... Mais quant à moi, c'est en assistant une femme malade, psychotique, qui souffrait notamment de sortes d'hallucinations auditives ("des voix répètent ma pensée", disait-elle), que j'ai obtenu, sans l'avoir recherché la location de la boutique que j'occupe depuis quinze ans pour un loyer extraordinaire de ... cinquante euros !
Que l'on se rassure donc sur mon avenir, dans le pire des cas, je ne serai jamais à la rue !... Pour cela aussi, merci, mon Dieu !
.http://www.revue-pouvoirs.fr/La-reparti ... ans-l.html
Livre de l'Ecclésiastique 36,1-2.5-6.13.16-22.
Prends pitié de nous, Maître et Dieu de tout ;
répands la crainte sur toutes les nations.
Qu’ils l’apprennent, comme nous l’avons appris : il n’est pas de dieu hors de toi, Seigneur.
Renouvelle les prodiges, recommence les merveilles,
Rassemble les tribus de Jacob ;
comme aux premiers jours, donne-leur ton héritage.
Prends pitié du peuple porteur de ton nom, Israël qui est pour toi un premier-né.
Prends compassion de ta ville sainte, Jérusalem, le lieu de ton repos.
Remplis Sion de ta louange, et ton sanctuaire, de ta gloire.
Rends témoignage à tes créatures des premiers jours ; réveille les prophéties faites en ton nom.
Donne la récompense à ceux qui t’attendent ; que tes prophètes soient reconnus dignes de foi.
Écoute la prière de tes serviteurs, selon ta bienveillance à l’égard de ton peuple. Et tous, sur la terre, le sauront : tu es « Le Seigneur », le Dieu des siècles !
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 10,32-45.
En ce temps-là, les disciples étaient en route pour monter à Jérusalem ; Jésus marchait devant eux ; ils étaient saisis de frayeur, et ceux qui suivaient étaient aussi dans la crainte. Prenant de nouveau les Douze auprès de lui, il se mit à leur dire ce qui allait lui arriver :
« Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l’homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes ; ils le condamneront à mort, ils le livreront aux nations païennes,
qui se moqueront de lui, cracheront sur lui, le flagelleront et le tueront, et trois jours après, il ressuscitera. »
Alors, Jacques et Jean, les fils de Zébédée, s’approchent de Jésus et lui disent : « Maître, ce que nous allons te demander, nous voudrions que tu le fasses pour nous. »
Il leur dit : « Que voulez-vous que je fasse pour vous ? »
Ils lui répondirent : « Donne-nous de siéger, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ta gloire. »
Jésus leur dit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire, être baptisé du baptême dans lequel je vais être plongé ? »
Ils lui dirent : « Nous le pouvons. » Jésus leur dit : « La coupe que je vais boire, vous la boirez ; et vous serez baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé.
Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé. »
Les dix autres, qui avaient entendu, se mirent à s’indigner contre Jacques et Jean.
Jésus les appela et leur dit : « Vous le savez : ceux que l’on regarde comme chefs des nations les commandent en maîtres ; les grands leur font sentir leur pouvoir.
Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur.
Celui qui veut être parmi vous le premier sera l’esclave de tous :
car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »
Textes de l’Évangile au quotidien
Jacques et Jean sont parmi les plus zélés des juifs que Jésus a choisis pour en faire de ses disciples. Et eux aussi, comme l'Ecclésiastique, se représentent le règne de Dieu comme étant établi sur une hiérarchie pyramidale qui, depuis le sommet, descend des plus nobles d'entre eux vers le plus grand nombre dont ils auraient la charge et sur lesquels ils domineraient.
Ah, on les comprend ! Toutes nos sociétés, encore aujourd'hui, sont établies de la même façon !
Et l’Église échappe-t-elle à ce type de construction ? Eh bien oui, même si cela ne paraît pas tout de suite. Chaque diocèse a son évêque, et le Pape est l’évêque de Rome. On n'imagine pas que chaque Évêque reçoive directement des instructions de Rome sur une sorte de "ligne rouge"... mais de nombreux politiciens se le représentent ainsi.
Jacques et Jean seront donc des témoins parmi d'autres. Et Pierre ? C'est en raison de sa déclaration de foi, inspirée par Dieu, que Jésus l'a choisi. Et lors de la désignation d'un nouveau Pape, n'en déplaise aux incroyants, c'est l'Esprit saint qui est à l’œuvre, comme c'est l'esprit de Dieu qui avait inspiré Pierre lorsqu'il a dit : "Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant".
N'est-ce pas extraordinaire qu'il en soit ainsi ? Je m'en suis réjouis, car dans le monde, que j'observe par la lucarne de mon ordinateur, je ne vois que des querelles de pouvoir et des conquêtes de fortune... Mais quant à moi, c'est en assistant une femme malade, psychotique, qui souffrait notamment de sortes d'hallucinations auditives ("des voix répètent ma pensée", disait-elle), que j'ai obtenu, sans l'avoir recherché la location de la boutique que j'occupe depuis quinze ans pour un loyer extraordinaire de ... cinquante euros !
Que l'on se rassure donc sur mon avenir, dans le pire des cas, je ne serai jamais à la rue !... Pour cela aussi, merci, mon Dieu !
.http://www.revue-pouvoirs.fr/La-reparti ... ans-l.html
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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