Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)
Règles du forum
Forum de partage de méditations chrétiennes
Forum de partage de méditations chrétiennes
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Mémoire du Coeur immaculé de Marie
Livre d'Isaïe 61,9-11.
Leurs descendants seront connus parmi les nations, et leur postérité, au milieu des peuples. Qui les verra pourra reconnaître la descendance bénie du Seigneur.
Je tressaille de joie dans le Seigneur, mon âme exulte en mon Dieu. Car il m’a vêtue des vêtements du salut, il m’a couverte du manteau de la justice, comme le jeune marié orné du diadème, la jeune mariée que parent ses joyaux.
Comme la terre fait éclore son germe, et le jardin, germer ses semences, le Seigneur Dieu fera germer la justice et la louange devant toutes les nations.
Premier livre de Samuel 2,1.4-5.6-7.8abcd.
Mon cœur exulte à cause du Seigneur ;
mon front s’est relevé grâce à mon Dieu !
Face à mes ennemis, s’ouvre ma bouche :
oui, je me réjouis de ton salut !
L’arc des forts est brisé,
mais le faible se revêt de vigueur.
Les plus comblés s’embauchent pour du pain,
et les affamés se reposent.
Le Seigneur fait mourir et vivre ;
il fait descendre à l’abîme et en ramène.
le Seigneur rend pauvre et riche ;
il abaisse et il élève.
De la poussière, il relève le faible,
il retire le malheureux de la cendre
pour qu’il siège parmi les princes,
et reçoive un trône de gloire.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 2,41-51.
Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque.
Quand il eut douze ans, ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume.
À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient, le jeune Jésus resta à Jérusalem à l’insu de ses parents.
Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances.
Ne le trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem, en continuant à le chercher.
C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses.
En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant ! »
Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? »
Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait.
Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements.
Textes de l’Évangile au quotidien
Ni Marie, ni Joseph n'ont compris ce qui s'est passé dans le temple de Jérusalem, où Jésus est monté une première fois à l'occasion de sa "maturité" religieuse. Il a fait sa Bar Mitzvah, qui lui donne le droit comme à tout adulte, de lire et de commenter les saintes écritures. Et aussitôt, lorsqu'il se retrouve dans le temple, Jésus n'attend pas et commence de parler en maître au milieu des docteurs de la Loi.
"Pourquoi l’Évangéliste Luc a-t-il tenu a rapporter cet événement ?", nous a demandé le prêtre. Tout simplement parce que parmi les apôtres, il était celui qui connaissait "intimement" la religion juive et les finesses de la loi du point de vue rabbinique. Mais il est une autre raison: c'est forcément Marie, et probablement au cénacle, lorsqu'ils priaient en attendant l'événement de la Pentecôte. Il était important que les fidèles qui suivraient, apprennent que dès sa majorité religieuse, Jésus était tout à fait apte pour l'annonce de la Bonne Nouvelle.
Mais il y a plus encore - qui est destiné aux futurs parents chrétiens. Qu'un enfant, fille ou garçon, manifeste dès l'enfance un intérêt pour la religion, il ne faut pas l'en décourager, il faut dès la prime enfance savoir renoncer à ses droits de parents pour laisser place à l’œuvre de l'Esprit saint. Joseph et Marie ont souffert durant les trois jours où Jésus a semblé disparu - outre que ces trois jours correspondent également au temps qui s'est écoulé entre la mise au tombeau et la résurrection. "Tous ces événements jouent dans la bonne compréhension de cet épisode". Par exemple, lorsque Marie s'est plainte en disant : "Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant !", elle signifie à tous, à nous aussi, que la démarche de foi inclut des périodes de recherche, de questionnements auprès d'autrui, de difficultés à comprendre, bref, de souffrances morales".
Ainsi, toutes bonnes nouvelles issues de Dieu exigent de nous patience, attente et espérance....
.
Leurs descendants seront connus parmi les nations, et leur postérité, au milieu des peuples. Qui les verra pourra reconnaître la descendance bénie du Seigneur.
Je tressaille de joie dans le Seigneur, mon âme exulte en mon Dieu. Car il m’a vêtue des vêtements du salut, il m’a couverte du manteau de la justice, comme le jeune marié orné du diadème, la jeune mariée que parent ses joyaux.
Comme la terre fait éclore son germe, et le jardin, germer ses semences, le Seigneur Dieu fera germer la justice et la louange devant toutes les nations.
Premier livre de Samuel 2,1.4-5.6-7.8abcd.
Mon cœur exulte à cause du Seigneur ;
mon front s’est relevé grâce à mon Dieu !
Face à mes ennemis, s’ouvre ma bouche :
oui, je me réjouis de ton salut !
L’arc des forts est brisé,
mais le faible se revêt de vigueur.
Les plus comblés s’embauchent pour du pain,
et les affamés se reposent.
Le Seigneur fait mourir et vivre ;
il fait descendre à l’abîme et en ramène.
le Seigneur rend pauvre et riche ;
il abaisse et il élève.
De la poussière, il relève le faible,
il retire le malheureux de la cendre
pour qu’il siège parmi les princes,
et reçoive un trône de gloire.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 2,41-51.
Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque.
Quand il eut douze ans, ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume.
À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient, le jeune Jésus resta à Jérusalem à l’insu de ses parents.
Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances.
Ne le trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem, en continuant à le chercher.
C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses.
En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant ! »
Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? »
Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait.
Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements.
Textes de l’Évangile au quotidien
Ni Marie, ni Joseph n'ont compris ce qui s'est passé dans le temple de Jérusalem, où Jésus est monté une première fois à l'occasion de sa "maturité" religieuse. Il a fait sa Bar Mitzvah, qui lui donne le droit comme à tout adulte, de lire et de commenter les saintes écritures. Et aussitôt, lorsqu'il se retrouve dans le temple, Jésus n'attend pas et commence de parler en maître au milieu des docteurs de la Loi.
"Pourquoi l’Évangéliste Luc a-t-il tenu a rapporter cet événement ?", nous a demandé le prêtre. Tout simplement parce que parmi les apôtres, il était celui qui connaissait "intimement" la religion juive et les finesses de la loi du point de vue rabbinique. Mais il est une autre raison: c'est forcément Marie, et probablement au cénacle, lorsqu'ils priaient en attendant l'événement de la Pentecôte. Il était important que les fidèles qui suivraient, apprennent que dès sa majorité religieuse, Jésus était tout à fait apte pour l'annonce de la Bonne Nouvelle.
Mais il y a plus encore - qui est destiné aux futurs parents chrétiens. Qu'un enfant, fille ou garçon, manifeste dès l'enfance un intérêt pour la religion, il ne faut pas l'en décourager, il faut dès la prime enfance savoir renoncer à ses droits de parents pour laisser place à l’œuvre de l'Esprit saint. Joseph et Marie ont souffert durant les trois jours où Jésus a semblé disparu - outre que ces trois jours correspondent également au temps qui s'est écoulé entre la mise au tombeau et la résurrection. "Tous ces événements jouent dans la bonne compréhension de cet épisode". Par exemple, lorsque Marie s'est plainte en disant : "Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant !", elle signifie à tous, à nous aussi, que la démarche de foi inclut des périodes de recherche, de questionnements auprès d'autrui, de difficultés à comprendre, bref, de souffrances morales".
Ainsi, toutes bonnes nouvelles issues de Dieu exigent de nous patience, attente et espérance....
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
La sainteté, cest pour chacun de nous aussi
Lundi de la 11e semaine du Temps Ordinaire
Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 6,1-10.
Frères, en tant que coopérateurs de Dieu, nous vous exhortons encore à ne pas laisser sans effet la grâce reçue de lui. Car il dit dans l’Écriture : Au moment favorable je t’ai exaucé, au jour du salut je t’ai secouru. Le voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le jour du salut.
Pour que notre ministère ne soit pas exposé à la critique, nous veillons à ne choquer personne en rien.
Au contraire, en tout, nous nous recommandons nous-mêmes comme des ministres de Dieu : par beaucoup d’endurance, dans les détresses, les difficultés, les angoisses,
les coups, la prison, les émeutes, les fatigues, le manque de sommeil et de nourriture,
par la chasteté, la connaissance, la patience et la bonté, la sainteté de l’esprit et la sincérité de l’amour,
par une parole de vérité, par une puissance qui vient de Dieu ; nous nous présentons avec les armes de la justice pour l’attaque et la défense,
dans la gloire et le mépris, dans la mauvaise et la bonne réputation. On nous traite d’imposteurs, et nous disons la vérité ;
on nous prend pour des inconnus, et nous sommes très connus ; on nous croit mourants, et nous sommes bien vivants ; on nous punit, et nous ne sommes pas mis à mort ; on nous croit tristes, et nous sommes toujours joyeux ; pauvres, et nous faisons tant de riches ; démunis de tout, et nous possédons tout.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,38-42.
En ce temps- là, Jésus disait à ses disciples : Vous avez appris qu’il a été dit : Œil pour œil, et dent pour dent.
Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre.
Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau.
Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui.
À qui te demande, donne ; à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos !
Textes de l’Évangile au quotidien
La grâce, pour un homme, c'est le don que Dieu lui fait par Jésus-Christ, et qui lui permet de devenir un "tout-autre", mais en gardant les apparences et la pesanteur de l'être de chair. Toutes les apparences, car cet homme touché par la grâce, continuera d'avoir faim et soif, d'être tenté, de souffrir moralement et physiquement, de subir beaucoup de jugements négatifs, d'être déconsidéré, moqué, maltraité et mis à mort, tout comme le fut saint Paul.
C'est que la grâce n'est pas visible, elle n'est ni mesurable ni quantifiable. Nul ne sait comment elle agit, pas même celles et ceux qui en sont les bénéficiaires. Que de surprises parfois, pour ces convertis, d'où soudainement, des paroles sortent... qui sont différentes de celles qu'ils avaient eux-mêmes préparées ! Mais il n'y a pas que la parole. La grâce agissante a le pouvoir de changer tout l'être sans que cela paraisse vraiment à l'extérieur. Si vous relisez le témoignage de saint Paul, vous constatez que c'est bien ce dont il témoigne : "0n nous croit mourants, et nous sommes bien vivants"
Mais de toutes les grâces qu'un être de chair peut recevoir de Dieu, Jésus n'en retient qu'une : la docilité aux injonctions de l'Esprit saint. Il n'est pas si facile, nous a dit le prêtre, de reconnaître un saint lorsqu'on en croise un - et, a-t-il ajouté, des saintes et des saints, il y en a partout, beaucoup plus nombreux que ceux du calendrier ! Ils ne cherchent pas à paraître pour tels, car la plupart se livrent à une lutte invisible, une sorte de guerre en eux-mêmes. A ce combat intérieur, nous sommes tous invités, attendus, et c'est même en fonction de quoi nous serons "mesurés"....
.
Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 6,1-10.
Frères, en tant que coopérateurs de Dieu, nous vous exhortons encore à ne pas laisser sans effet la grâce reçue de lui. Car il dit dans l’Écriture : Au moment favorable je t’ai exaucé, au jour du salut je t’ai secouru. Le voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le jour du salut.
Pour que notre ministère ne soit pas exposé à la critique, nous veillons à ne choquer personne en rien.
Au contraire, en tout, nous nous recommandons nous-mêmes comme des ministres de Dieu : par beaucoup d’endurance, dans les détresses, les difficultés, les angoisses,
les coups, la prison, les émeutes, les fatigues, le manque de sommeil et de nourriture,
par la chasteté, la connaissance, la patience et la bonté, la sainteté de l’esprit et la sincérité de l’amour,
par une parole de vérité, par une puissance qui vient de Dieu ; nous nous présentons avec les armes de la justice pour l’attaque et la défense,
dans la gloire et le mépris, dans la mauvaise et la bonne réputation. On nous traite d’imposteurs, et nous disons la vérité ;
on nous prend pour des inconnus, et nous sommes très connus ; on nous croit mourants, et nous sommes bien vivants ; on nous punit, et nous ne sommes pas mis à mort ; on nous croit tristes, et nous sommes toujours joyeux ; pauvres, et nous faisons tant de riches ; démunis de tout, et nous possédons tout.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,38-42.
En ce temps- là, Jésus disait à ses disciples : Vous avez appris qu’il a été dit : Œil pour œil, et dent pour dent.
Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre.
Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau.
Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui.
À qui te demande, donne ; à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos !
Textes de l’Évangile au quotidien
La grâce, pour un homme, c'est le don que Dieu lui fait par Jésus-Christ, et qui lui permet de devenir un "tout-autre", mais en gardant les apparences et la pesanteur de l'être de chair. Toutes les apparences, car cet homme touché par la grâce, continuera d'avoir faim et soif, d'être tenté, de souffrir moralement et physiquement, de subir beaucoup de jugements négatifs, d'être déconsidéré, moqué, maltraité et mis à mort, tout comme le fut saint Paul.
C'est que la grâce n'est pas visible, elle n'est ni mesurable ni quantifiable. Nul ne sait comment elle agit, pas même celles et ceux qui en sont les bénéficiaires. Que de surprises parfois, pour ces convertis, d'où soudainement, des paroles sortent... qui sont différentes de celles qu'ils avaient eux-mêmes préparées ! Mais il n'y a pas que la parole. La grâce agissante a le pouvoir de changer tout l'être sans que cela paraisse vraiment à l'extérieur. Si vous relisez le témoignage de saint Paul, vous constatez que c'est bien ce dont il témoigne : "0n nous croit mourants, et nous sommes bien vivants"
Mais de toutes les grâces qu'un être de chair peut recevoir de Dieu, Jésus n'en retient qu'une : la docilité aux injonctions de l'Esprit saint. Il n'est pas si facile, nous a dit le prêtre, de reconnaître un saint lorsqu'on en croise un - et, a-t-il ajouté, des saintes et des saints, il y en a partout, beaucoup plus nombreux que ceux du calendrier ! Ils ne cherchent pas à paraître pour tels, car la plupart se livrent à une lutte invisible, une sorte de guerre en eux-mêmes. A ce combat intérieur, nous sommes tous invités, attendus, et c'est même en fonction de quoi nous serons "mesurés"....
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Mise en oeuvre de la Miséricorde
Mardi de la 11e semaine du Temps Ordinaire
Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 8,1-9.
Frères, nous voulons vous faire connaître la grâce que Dieu a accordée aux Églises de Macédoine.
Dans les multiples détresses qui les mettaient à l’épreuve, l’abondance de leur joie et leur extrême pauvreté ont débordé en trésors de générosité.
Ils y ont mis tous leurs moyens, et davantage même, j’en suis témoin ; spontanément, avec grande insistance, ils nous ont demandé comme une grâce de pouvoir s’unir à nous pour aider les fidèles de Jérusalem. Au-delà même de nos espérances, ils se sont eux-mêmes donnés d’abord au Seigneur, et ensuite à nous, par la volonté de Dieu.
Et comme Tite avait déjà commencé, chez vous, cette œuvre généreuse, nous lui avons demandé d’aller jusqu’au bout.
Puisque vous avez tout en abondance, la foi, la Parole, la connaissance de Dieu, toute sorte d’empressement et l’amour qui vous vient de nous, qu’il y ait aussi abondance dans votre don généreux !
Ce n’est pas un ordre que je donne, mais je parle de l’empressement des autres pour vérifier l’authenticité de votre charité.
Vous connaissez en effet le don généreux de notre Seigneur Jésus Christ : lui qui est riche, il s’est fait pauvre à cause de vous, pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,43-48.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi.
Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent,
afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.
En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait.
Textes de l’Évangile au quotidien
S'adressant aux Corinthiens, saint Paul fait l'éloge des Macédoniens qui n'ont pas hésité, en dépit des grandes difficultés qu'ils supportaient, de manifester une extraordinaire générosité envers leurs frères de Jérusalem - qu'ils ne connaissaient pas. Or, ces chrétiens de Macédoine non seulement ne pouvaient pas connaître leurs frères de Jérusalem, mais il traversaient eux-mêmes de grandes difficultés.
Comment transposer cette grande manifestation de miséricorde pour le temps que nous vivons ? Le scénario que nous a proposé notre prêtre, c'est d'imaginer que l'église de notre diocèse organise, en faveur des chrétiens réfugiés de Syrie, non pas seulement une collecte de fonds, mais aussi toutes sortes de biens et de services susceptibles d'améliorer leur sort. Logements, transports routiers, soins médicaux, assistants sociaux, traducteurs et interprètes, mais encore: simples bras, sueur et temps donné pour effectuer des chargements. Le tout gratuitement et durant toute la durée nécessaire... car c'est bien de cela dont parle saint Paul. (Certes, il ne s'agit pas la de "caravane" d'une collecte de fonds sillonnant le pays et comprenant des vedettes de télé et de radio, en vue glaner des promesses de dons financiers !)
Fondamentalement, c'est toujours Dieu qui fait miséricorde. Car c'est Lui qui suscite la miséricorde dans le cœur de l'homme et lui confère toute l'énergie nécessaire pour pratiquer la charité. Certes, le message de cet Évangile est tout le contraire du projet de "faire payer les riches en faveur des pauvres - puisqu'aux yeux de Dieu, qui est riche et qui est pauvre ? " ! (Beaucoup de sourires à cette parole). La pratique véritable de la miséricorde consiste essentiellement à donner de sa propre pauvreté - c'est-à-dire de son sentiment d'indignité devant Dieu.
Belle homélie !
.
Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 8,1-9.
Frères, nous voulons vous faire connaître la grâce que Dieu a accordée aux Églises de Macédoine.
Dans les multiples détresses qui les mettaient à l’épreuve, l’abondance de leur joie et leur extrême pauvreté ont débordé en trésors de générosité.
Ils y ont mis tous leurs moyens, et davantage même, j’en suis témoin ; spontanément, avec grande insistance, ils nous ont demandé comme une grâce de pouvoir s’unir à nous pour aider les fidèles de Jérusalem. Au-delà même de nos espérances, ils se sont eux-mêmes donnés d’abord au Seigneur, et ensuite à nous, par la volonté de Dieu.
Et comme Tite avait déjà commencé, chez vous, cette œuvre généreuse, nous lui avons demandé d’aller jusqu’au bout.
Puisque vous avez tout en abondance, la foi, la Parole, la connaissance de Dieu, toute sorte d’empressement et l’amour qui vous vient de nous, qu’il y ait aussi abondance dans votre don généreux !
Ce n’est pas un ordre que je donne, mais je parle de l’empressement des autres pour vérifier l’authenticité de votre charité.
Vous connaissez en effet le don généreux de notre Seigneur Jésus Christ : lui qui est riche, il s’est fait pauvre à cause de vous, pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,43-48.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi.
Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent,
afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.
En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait.
Textes de l’Évangile au quotidien
S'adressant aux Corinthiens, saint Paul fait l'éloge des Macédoniens qui n'ont pas hésité, en dépit des grandes difficultés qu'ils supportaient, de manifester une extraordinaire générosité envers leurs frères de Jérusalem - qu'ils ne connaissaient pas. Or, ces chrétiens de Macédoine non seulement ne pouvaient pas connaître leurs frères de Jérusalem, mais il traversaient eux-mêmes de grandes difficultés.
Comment transposer cette grande manifestation de miséricorde pour le temps que nous vivons ? Le scénario que nous a proposé notre prêtre, c'est d'imaginer que l'église de notre diocèse organise, en faveur des chrétiens réfugiés de Syrie, non pas seulement une collecte de fonds, mais aussi toutes sortes de biens et de services susceptibles d'améliorer leur sort. Logements, transports routiers, soins médicaux, assistants sociaux, traducteurs et interprètes, mais encore: simples bras, sueur et temps donné pour effectuer des chargements. Le tout gratuitement et durant toute la durée nécessaire... car c'est bien de cela dont parle saint Paul. (Certes, il ne s'agit pas la de "caravane" d'une collecte de fonds sillonnant le pays et comprenant des vedettes de télé et de radio, en vue glaner des promesses de dons financiers !)
Fondamentalement, c'est toujours Dieu qui fait miséricorde. Car c'est Lui qui suscite la miséricorde dans le cœur de l'homme et lui confère toute l'énergie nécessaire pour pratiquer la charité. Certes, le message de cet Évangile est tout le contraire du projet de "faire payer les riches en faveur des pauvres - puisqu'aux yeux de Dieu, qui est riche et qui est pauvre ? " ! (Beaucoup de sourires à cette parole). La pratique véritable de la miséricorde consiste essentiellement à donner de sa propre pauvreté - c'est-à-dire de son sentiment d'indignité devant Dieu.
Belle homélie !
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Vivre et agir dans le monde sans lui appartenir
Mercredi de la 11e semaine du Temps Ordinaire
Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 9,6-11.
Frères, rappelez-vous le proverbe : “À semer trop peu, on récolte trop peu ; à semer largement, on récolte largement”.
Que chacun donne comme il a décidé dans son cœur, sans regret et sans contrainte, car Dieu aime celui qui donne joyeusement.
Et Dieu est assez puissant pour vous donner toute grâce en abondance, afin que vous ayez, en toute chose et toujours, tout ce qu’il vous faut, et même que vous ayez en abondance de quoi faire toute sorte de bien.
L’Écriture dit en effet de l’homme juste : Il distribue, il donne aux pauvres ; sa justice demeure à jamais.
Dieu, qui fournit la semence au semeur et le pain pour la nourriture, vous fournira la graine ; il la multipliera, il donnera la croissance à ce que vous accomplirez dans la justice.
Il vous rendra riches en générosité de toute sorte, ce qui suscitera notre action de grâce envers Dieu.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 6,1-6.16-18.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux.
Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite,
afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.
Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.
Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ;
ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra. »
Textes de l’Évangile au quotidien
L'important, ce n'est pas ce que les autres savent de nous, ni ce qu'ils peuvent déduire de notre manière de vivre, de notre habillement, de notre démarche, de nos paroles ou de nos actes. C'est bien de cela que tiennent compte les hommes afin de se faire une opinion, mais ils ne nous connaissent que de l'extérieur et ils ne peuvent même pas se représenter qu'un homme puisse changer.
Ce qui est important, ce qui compte et qui demeurera, ce sont nos bonnes et nos mauvaises actions, nos bonnes et nos mauvaises pensées, tout ce que nous faisons en nous cachant d'autrui. Car, nous a dit le prêtre : Dieu voit tout, autant l'endroit que l'envers du décor, il est celui qui "sonde les reins et les cœurs" comme dit le prophète Jérémie.
Débarrassons-nous donc vivement du "poids mort" de l'opinion d'autrui - c'est bien de cela que se soucient les puissants de ce monde, afin de nous en remettre totalement au Seigneur. De ce changement qui est une véritable conversion naîtra en nous une joie d'être et de vivre que nul ne pourra jamais nous enlever.
.
Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 9,6-11.
Frères, rappelez-vous le proverbe : “À semer trop peu, on récolte trop peu ; à semer largement, on récolte largement”.
Que chacun donne comme il a décidé dans son cœur, sans regret et sans contrainte, car Dieu aime celui qui donne joyeusement.
Et Dieu est assez puissant pour vous donner toute grâce en abondance, afin que vous ayez, en toute chose et toujours, tout ce qu’il vous faut, et même que vous ayez en abondance de quoi faire toute sorte de bien.
L’Écriture dit en effet de l’homme juste : Il distribue, il donne aux pauvres ; sa justice demeure à jamais.
Dieu, qui fournit la semence au semeur et le pain pour la nourriture, vous fournira la graine ; il la multipliera, il donnera la croissance à ce que vous accomplirez dans la justice.
Il vous rendra riches en générosité de toute sorte, ce qui suscitera notre action de grâce envers Dieu.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 6,1-6.16-18.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux.
Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite,
afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.
Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.
Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ;
ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra. »
Textes de l’Évangile au quotidien
L'important, ce n'est pas ce que les autres savent de nous, ni ce qu'ils peuvent déduire de notre manière de vivre, de notre habillement, de notre démarche, de nos paroles ou de nos actes. C'est bien de cela que tiennent compte les hommes afin de se faire une opinion, mais ils ne nous connaissent que de l'extérieur et ils ne peuvent même pas se représenter qu'un homme puisse changer.
Ce qui est important, ce qui compte et qui demeurera, ce sont nos bonnes et nos mauvaises actions, nos bonnes et nos mauvaises pensées, tout ce que nous faisons en nous cachant d'autrui. Car, nous a dit le prêtre : Dieu voit tout, autant l'endroit que l'envers du décor, il est celui qui "sonde les reins et les cœurs" comme dit le prophète Jérémie.
Débarrassons-nous donc vivement du "poids mort" de l'opinion d'autrui - c'est bien de cela que se soucient les puissants de ce monde, afin de nous en remettre totalement au Seigneur. De ce changement qui est une véritable conversion naîtra en nous une joie d'être et de vivre que nul ne pourra jamais nous enlever.
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Prier le notre Père pour se recevoir de Dieu
Jeudi de la 11e semaine du Temps Ordinaire
Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 11,1-11.
Frères, pourriez-vous supporter de ma part un peu de folie ? Oui, de ma part, vous allez le supporter,
à cause de mon amour jaloux qui est l’amour même de Dieu pour vous. Car je vous ai unis au seul Époux : vous êtes la vierge pure que j’ai présentée au Christ.
Mais j’ai bien peur qu’à l’exemple d’Ève séduite par la ruse du serpent, votre intelligence des choses ne se corrompe en perdant la simplicité et la pureté qu’il faut avoir à l’égard du Christ.
En effet, si le premier venu vous annonce un autre Jésus, un Jésus que nous n’avons pas annoncé, si vous recevez un esprit différent de celui que vous avez reçu, ou un Évangile différent de celui que vous avez accueilli, vous le supportez fort bien !
J’estime, moi, que je ne suis inférieur en rien à tous ces super-apôtres.
Je ne vaux peut-être pas grand-chose pour les discours, mais pour la connaissance de Dieu, c’est différent : nous vous l’avons montré en toute occasion et de toutes les façons.
Aurais-je commis une faute lorsque, m’abaissant pour vous élever, je vous ai annoncé l’Évangile de Dieu gratuitement ?
J’ai appauvri d’autres Églises en recevant d’elles l’argent nécessaire pour me mettre à votre service.
Quand j’étais chez vous, et que je me suis trouvé dans le besoin, je n’ai été à charge de personne ; en effet, pour m’apporter ce dont j’avais besoin, des frères sont venus de Macédoine. En toute occasion, je me suis gardé d’être un poids pour vous, et je m’en garderai toujours.
Aussi sûrement que la vérité du Christ est en moi, ce motif de fierté ne me sera enlevé dans aucune des régions de la Grèce.
Pourquoi donc me comporter ainsi ? Serait-ce parce que je ne vous aime pas ? Mais si ! Et Dieu le sait.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 6,7-15.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés.
Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé.
Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal.
Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi.
Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes.»
Textes de l’Évangile au quotidien
"Nous prions le Notre Père afin d'être rendu capable de tout recevoir de la part de Dieu". Par cette simple parole, notre prêtre a voulu rendre compte aussi bien de l'enseignement du Pater par Jésus, que des difficultés de compréhension que rencontrent les corinthiens - et qu'ils pensent pouvoir résoudre à selon leur seule compréhension.
Mais n'avons-nous pas tous rencontré de telles difficultés ? Ce fut bien mon cas. Lorsque le temps de la joie et de la jubilation perpétuelles a cédé la place au nécessaire effort de conscience, j'ai commencé de prier "afin que ma foi soit établie pour toujours". C'est bien ce que je demandais: que ma foi soit établie pour toujours. Mais ce qui m'est survenu dans un premier temps, ce fut une dépression vraiment incapacitante, puisque je passais la moitié de ma journée étendu raide sur mon lit. Certes, je n'ai pas manqué de récriminer à ce moment-là ! Mais j'ai fini par admettre combien cet "abaissement" était nécessaire puisque je ne me connaissais pas moi-même (et vous non plus !) En effet, personne ne se connait comme Dieu seul nous connaît. De sorte que notre propre ajustement à la volonté divine, nous sommes conduits à vouloir le recevoir de Dieu.
Saint Paul lui-même a vécu de multiples abaissements. Celui de la route de Damas fut le premier, mais pas le seul... Il est tombé face contre terre pour qu'il puisse être relevé différent, il a été rendu aveuglé afin de mieux voir ensuite, il a subi à Athènes un échec cuisant qui l'a guéri pour toujours des raisonnements philosophiques !
Ainsi, lorsque nous prions le Notre Père, nous entrons dans la domaine de la volonté suprême de Dieu et nous le laissons agir en nous pour le mieux. Que la confiance ne nous quitte donc pas au milieu d'une épreuve - puisque nous sommes certains que le meilleur est toujours devant nous...
.
Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 11,1-11.
Frères, pourriez-vous supporter de ma part un peu de folie ? Oui, de ma part, vous allez le supporter,
à cause de mon amour jaloux qui est l’amour même de Dieu pour vous. Car je vous ai unis au seul Époux : vous êtes la vierge pure que j’ai présentée au Christ.
Mais j’ai bien peur qu’à l’exemple d’Ève séduite par la ruse du serpent, votre intelligence des choses ne se corrompe en perdant la simplicité et la pureté qu’il faut avoir à l’égard du Christ.
En effet, si le premier venu vous annonce un autre Jésus, un Jésus que nous n’avons pas annoncé, si vous recevez un esprit différent de celui que vous avez reçu, ou un Évangile différent de celui que vous avez accueilli, vous le supportez fort bien !
J’estime, moi, que je ne suis inférieur en rien à tous ces super-apôtres.
Je ne vaux peut-être pas grand-chose pour les discours, mais pour la connaissance de Dieu, c’est différent : nous vous l’avons montré en toute occasion et de toutes les façons.
Aurais-je commis une faute lorsque, m’abaissant pour vous élever, je vous ai annoncé l’Évangile de Dieu gratuitement ?
J’ai appauvri d’autres Églises en recevant d’elles l’argent nécessaire pour me mettre à votre service.
Quand j’étais chez vous, et que je me suis trouvé dans le besoin, je n’ai été à charge de personne ; en effet, pour m’apporter ce dont j’avais besoin, des frères sont venus de Macédoine. En toute occasion, je me suis gardé d’être un poids pour vous, et je m’en garderai toujours.
Aussi sûrement que la vérité du Christ est en moi, ce motif de fierté ne me sera enlevé dans aucune des régions de la Grèce.
Pourquoi donc me comporter ainsi ? Serait-ce parce que je ne vous aime pas ? Mais si ! Et Dieu le sait.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 6,7-15.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés.
Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé.
Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal.
Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi.
Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes.»
Textes de l’Évangile au quotidien
"Nous prions le Notre Père afin d'être rendu capable de tout recevoir de la part de Dieu". Par cette simple parole, notre prêtre a voulu rendre compte aussi bien de l'enseignement du Pater par Jésus, que des difficultés de compréhension que rencontrent les corinthiens - et qu'ils pensent pouvoir résoudre à selon leur seule compréhension.
Mais n'avons-nous pas tous rencontré de telles difficultés ? Ce fut bien mon cas. Lorsque le temps de la joie et de la jubilation perpétuelles a cédé la place au nécessaire effort de conscience, j'ai commencé de prier "afin que ma foi soit établie pour toujours". C'est bien ce que je demandais: que ma foi soit établie pour toujours. Mais ce qui m'est survenu dans un premier temps, ce fut une dépression vraiment incapacitante, puisque je passais la moitié de ma journée étendu raide sur mon lit. Certes, je n'ai pas manqué de récriminer à ce moment-là ! Mais j'ai fini par admettre combien cet "abaissement" était nécessaire puisque je ne me connaissais pas moi-même (et vous non plus !) En effet, personne ne se connait comme Dieu seul nous connaît. De sorte que notre propre ajustement à la volonté divine, nous sommes conduits à vouloir le recevoir de Dieu.
Saint Paul lui-même a vécu de multiples abaissements. Celui de la route de Damas fut le premier, mais pas le seul... Il est tombé face contre terre pour qu'il puisse être relevé différent, il a été rendu aveuglé afin de mieux voir ensuite, il a subi à Athènes un échec cuisant qui l'a guéri pour toujours des raisonnements philosophiques !
Ainsi, lorsque nous prions le Notre Père, nous entrons dans la domaine de la volonté suprême de Dieu et nous le laissons agir en nous pour le mieux. Que la confiance ne nous quitte donc pas au milieu d'une épreuve - puisque nous sommes certains que le meilleur est toujours devant nous...
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
L'homme et la motivation qu'il se choisit
Vendredi de la 11e semaine du Temps Ordinaire
Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 11,18.21b-30.
Frères, puisque tant d’autres se vantent à la manière humaine ; eh bien, je vais, moi aussi, me vanter.
Si certains ont de l’audace – je parle dans un accès de folie –, j’ai de l’audace, moi aussi.
Ils sont Hébreux ? Moi aussi. Ils sont Israélites ? Moi aussi. Ils sont de la descendance d’Abraham ? Moi aussi.
Ils sont ministres du Christ ? Eh bien – je vais dire une folie – moi, je le suis davantage : dans les fatigues, bien plus ; dans les prisons, bien plus ; sous les coups, largement plus ; en danger de mort, très souvent.
Cinq fois, j’ai reçu des Juifs les trente-neuf coups de fouet ;
trois fois, j’ai subi la bastonnade ; une fois, j’ai été lapidé ; trois fois, j’ai fait naufrage et je suis resté vingt-quatre heures perdu en pleine mer.
Souvent à pied sur les routes, avec les dangers des fleuves, les dangers des bandits, les dangers venant de mes frères de race, les dangers venant des païens, les dangers de la ville, les dangers du désert, les dangers de la mer, les dangers des faux frères.
J’ai connu la fatigue et la peine, souvent le manque de sommeil la faim et la soif, souvent le manque de nourriture, le froid et le manque de vêtements,sans compter tout le reste : ma préoccupation quotidienne, le souci de toutes les Églises.
« Qui donc faiblit, sans que je partage sa faiblesse ? Qui vient à tomber, sans que cela me brûle ? »
S’il faut se vanter, je me vanterai de ce qui fait ma faiblesse.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 6,19-23.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne vous faites pas de trésors sur la terre, là où les mites et les vers les dévorent, où les voleurs percent les murs pour voler. Mais faites-vous des trésors dans le ciel, là où il n’y a pas de mites ni de vers qui dévorent, pas de voleurs qui percent les murs pour voler.
Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.
La lampe du corps, c’est l’œil. Donc, si ton œil est limpide, ton corps tout entier sera dans la lumière ; mais si ton œil est mauvais, ton corps tout entier sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, comme elles seront grandes, les ténèbres ! »
Textes de l’Évangile au quotidien
Afin de venir à bout des convictions, des idées, des prétentions, des constructions mentales et des toutes les représentations imagées sur lesquelles les Corinthiens fondent leur croyance (il ne s'agit pas encore de foi), saint Paul en vient à tenir un discours qui ne peut manquer de les choquer. Il énumère tous les titres sur lesquels il pourrait s'appuyer lui-même pour asseoir son autorité Il n'est pas seulement de la descendance d'Abraham, il est aussi pharisien et il est, encore, citoyen romain. Mais ce ne sont ni la naissance, ni les titres qui comptent aux yeux de Dieu, car Dieu ne regarde qu'au don de soi. Aussi, ce sont de toutes les misères de son apostolat dont il se vantera. Pas vraiment par dérision, mais afin de vaincre les idées faciles et préconçues sur la pratique de la religion.
Et Jésus fait de même dans son enseignement. Le fondement de la vraie foi, ce n'est pas d'être de la descendance d'Abraham mais bien de devenir "citoyen des cieux". Il n'y a pas de bonne et grande fortune durable pour l'homme sur la terre puisqu'il ne les emportera jamais en paradis. Le vrai trésor, c'est celui qui anime les cœurs dans la foi et l'amour de Dieu - et qui se vérifie dans l'amour du prochain.
La lumière qui nous permet d'avancer sur le chemin, de quelle nature est-elle ? C'est la question que Jésus nous pose.
.
Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 11,18.21b-30.
Frères, puisque tant d’autres se vantent à la manière humaine ; eh bien, je vais, moi aussi, me vanter.
Si certains ont de l’audace – je parle dans un accès de folie –, j’ai de l’audace, moi aussi.
Ils sont Hébreux ? Moi aussi. Ils sont Israélites ? Moi aussi. Ils sont de la descendance d’Abraham ? Moi aussi.
Ils sont ministres du Christ ? Eh bien – je vais dire une folie – moi, je le suis davantage : dans les fatigues, bien plus ; dans les prisons, bien plus ; sous les coups, largement plus ; en danger de mort, très souvent.
Cinq fois, j’ai reçu des Juifs les trente-neuf coups de fouet ;
trois fois, j’ai subi la bastonnade ; une fois, j’ai été lapidé ; trois fois, j’ai fait naufrage et je suis resté vingt-quatre heures perdu en pleine mer.
Souvent à pied sur les routes, avec les dangers des fleuves, les dangers des bandits, les dangers venant de mes frères de race, les dangers venant des païens, les dangers de la ville, les dangers du désert, les dangers de la mer, les dangers des faux frères.
J’ai connu la fatigue et la peine, souvent le manque de sommeil la faim et la soif, souvent le manque de nourriture, le froid et le manque de vêtements,sans compter tout le reste : ma préoccupation quotidienne, le souci de toutes les Églises.
« Qui donc faiblit, sans que je partage sa faiblesse ? Qui vient à tomber, sans que cela me brûle ? »
S’il faut se vanter, je me vanterai de ce qui fait ma faiblesse.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 6,19-23.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne vous faites pas de trésors sur la terre, là où les mites et les vers les dévorent, où les voleurs percent les murs pour voler. Mais faites-vous des trésors dans le ciel, là où il n’y a pas de mites ni de vers qui dévorent, pas de voleurs qui percent les murs pour voler.
Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.
La lampe du corps, c’est l’œil. Donc, si ton œil est limpide, ton corps tout entier sera dans la lumière ; mais si ton œil est mauvais, ton corps tout entier sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, comme elles seront grandes, les ténèbres ! »
Textes de l’Évangile au quotidien
Afin de venir à bout des convictions, des idées, des prétentions, des constructions mentales et des toutes les représentations imagées sur lesquelles les Corinthiens fondent leur croyance (il ne s'agit pas encore de foi), saint Paul en vient à tenir un discours qui ne peut manquer de les choquer. Il énumère tous les titres sur lesquels il pourrait s'appuyer lui-même pour asseoir son autorité Il n'est pas seulement de la descendance d'Abraham, il est aussi pharisien et il est, encore, citoyen romain. Mais ce ne sont ni la naissance, ni les titres qui comptent aux yeux de Dieu, car Dieu ne regarde qu'au don de soi. Aussi, ce sont de toutes les misères de son apostolat dont il se vantera. Pas vraiment par dérision, mais afin de vaincre les idées faciles et préconçues sur la pratique de la religion.
Et Jésus fait de même dans son enseignement. Le fondement de la vraie foi, ce n'est pas d'être de la descendance d'Abraham mais bien de devenir "citoyen des cieux". Il n'y a pas de bonne et grande fortune durable pour l'homme sur la terre puisqu'il ne les emportera jamais en paradis. Le vrai trésor, c'est celui qui anime les cœurs dans la foi et l'amour de Dieu - et qui se vérifie dans l'amour du prochain.
La lumière qui nous permet d'avancer sur le chemin, de quelle nature est-elle ? C'est la question que Jésus nous pose.
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Nous pouvons vivre de l'amour de Dieu
Samedi de la 11e semaine du Temps Ordinaire
Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 12,1-10.
Frères, faut-il se vanter ? Ce n’est pas utile. J’en viendrai pourtant aux visions et aux révélations reçues du Seigneur. Je sais qu’un fidèle du Christ, voici quatorze ans, a été emporté jusqu’au troisième ciel – est-ce dans son corps ? je ne sais pas ; est-ce hors de son corps ? je ne sais pas ; Dieu le sait – ;
mais je sais que cet homme dans cet état-là – est-ce dans son corps, est-ce sans son corps ? je ne sais pas, Dieu le sait –
cet homme-là a été emporté au paradis et il a entendu des paroles ineffables, qu’un homme ne doit pas redire.
D’un tel homme, je peux me vanter, mais pour moi-même, je ne me vanterai que de mes faiblesses.
En fait, si je voulais me vanter, ce ne serait pas folie, car je ne dirais que la vérité. Mais j’évite de le faire, pour qu’on n’ait pas de moi une idée plus favorable qu’en me voyant ou en m’écoutant.
Et ces révélations dont il s’agit sont tellement extraordinaires que, pour m’empêcher de me surestimer, j’ai reçu dans ma chair une écharde, un envoyé de Satan qui est là pour me gifler, pour empêcher que je me surestime. Par trois fois, j’ai prié le Seigneur de l’écarter de moi. Mais il m’a déclaré : « Ma grâce te suffit, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. » C’est donc très volontiers que je mettrai plutôt ma fierté dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ fasse en moi sa demeure.
C’est pourquoi j’accepte de grand cœur pour le Christ les faiblesses, les insultes, les contraintes, les persécutions et les situations angoissantes. Car, lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 6,24-34.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent.
C’est pourquoi je vous dis : Ne vous souciez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ?
Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Vous-mêmes, ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ?
Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ?
Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas. Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas habillé comme l’un d’entre eux.
Si Dieu donne un tel vêtement à l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ?
Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : “Qu’allons-nous manger ?” ou bien : “Qu’allons-nous boire ?” ou encore : “Avec quoi nous habiller ?”
Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin.
Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît.
Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine. »
Textes de l’Évangile au quotidien
L'idéal pour nous serait vraiment de vivre comme des moines, mais des moines déguisés en personnes anonymes, qui ne peuvent pas être reconnues à leurs habits. Ni tonsure, ni robe de bure. D'ailleurs, le monde est devenu à ce point irréligieux que des moines en robes du bure ou des religieuses en habits de religieuses se feraient tous sanctionnés pour raison que ce n'est pas le temps du carnaval (ou bien : qu'il ne faut pas choquer nos frères et nos sœurs d'autres confessions...) Mais peu importe l'habit si nous avons "revêtu le Christ"...
Les textes des lectures d'aujourd'hui nous invitent chacun en particulier, à descendre de notre piédestal, c'est-à-dire de cette bonne conscience que nous avons d'être de bons chrétiens, puisque le Seigneur nous a choisis. Et c'est vrai que, nous tous, hommes et femmes devenus des "fidèles", nous avons véritablement été retirés du monde par le choix du Seigneur. Quel privilège ! Mais c'est à nous de nous en rendre dignes - tant par l'exercice spirituel que par la charité ou la miséricorde effectivement pratiquées.
Cette vie nouvelle serait plus difficile, elle nous obligerait à revendre notre voiture, pour rencontrer les "navetteurs" dans les trains et les bus, mais aussi à beaucoup marcher et à ressentir plus souvent le chaud et le froid. Si j'écris cela, c'est tout simplement en imitation de ce qu'a vécu saint Paul, lui qui travaillait aussi de ses mains pour ne pas être à la charge de quiconque. Tout ceci rend compte de la parole de Jésus à son apôtre: « Ma grâce te suffit, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. »
Et la même "nécessité" de confiance absolu en Jésus se retrouve dans l’Évangile lorsque Jésus déclare : "Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine."
.
Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 12,1-10.
Frères, faut-il se vanter ? Ce n’est pas utile. J’en viendrai pourtant aux visions et aux révélations reçues du Seigneur. Je sais qu’un fidèle du Christ, voici quatorze ans, a été emporté jusqu’au troisième ciel – est-ce dans son corps ? je ne sais pas ; est-ce hors de son corps ? je ne sais pas ; Dieu le sait – ;
mais je sais que cet homme dans cet état-là – est-ce dans son corps, est-ce sans son corps ? je ne sais pas, Dieu le sait –
cet homme-là a été emporté au paradis et il a entendu des paroles ineffables, qu’un homme ne doit pas redire.
D’un tel homme, je peux me vanter, mais pour moi-même, je ne me vanterai que de mes faiblesses.
En fait, si je voulais me vanter, ce ne serait pas folie, car je ne dirais que la vérité. Mais j’évite de le faire, pour qu’on n’ait pas de moi une idée plus favorable qu’en me voyant ou en m’écoutant.
Et ces révélations dont il s’agit sont tellement extraordinaires que, pour m’empêcher de me surestimer, j’ai reçu dans ma chair une écharde, un envoyé de Satan qui est là pour me gifler, pour empêcher que je me surestime. Par trois fois, j’ai prié le Seigneur de l’écarter de moi. Mais il m’a déclaré : « Ma grâce te suffit, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. » C’est donc très volontiers que je mettrai plutôt ma fierté dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ fasse en moi sa demeure.
C’est pourquoi j’accepte de grand cœur pour le Christ les faiblesses, les insultes, les contraintes, les persécutions et les situations angoissantes. Car, lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 6,24-34.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent.
C’est pourquoi je vous dis : Ne vous souciez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ?
Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Vous-mêmes, ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ?
Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ?
Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas. Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas habillé comme l’un d’entre eux.
Si Dieu donne un tel vêtement à l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ?
Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : “Qu’allons-nous manger ?” ou bien : “Qu’allons-nous boire ?” ou encore : “Avec quoi nous habiller ?”
Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin.
Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît.
Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine. »
Textes de l’Évangile au quotidien
L'idéal pour nous serait vraiment de vivre comme des moines, mais des moines déguisés en personnes anonymes, qui ne peuvent pas être reconnues à leurs habits. Ni tonsure, ni robe de bure. D'ailleurs, le monde est devenu à ce point irréligieux que des moines en robes du bure ou des religieuses en habits de religieuses se feraient tous sanctionnés pour raison que ce n'est pas le temps du carnaval (ou bien : qu'il ne faut pas choquer nos frères et nos sœurs d'autres confessions...) Mais peu importe l'habit si nous avons "revêtu le Christ"...
Les textes des lectures d'aujourd'hui nous invitent chacun en particulier, à descendre de notre piédestal, c'est-à-dire de cette bonne conscience que nous avons d'être de bons chrétiens, puisque le Seigneur nous a choisis. Et c'est vrai que, nous tous, hommes et femmes devenus des "fidèles", nous avons véritablement été retirés du monde par le choix du Seigneur. Quel privilège ! Mais c'est à nous de nous en rendre dignes - tant par l'exercice spirituel que par la charité ou la miséricorde effectivement pratiquées.
Cette vie nouvelle serait plus difficile, elle nous obligerait à revendre notre voiture, pour rencontrer les "navetteurs" dans les trains et les bus, mais aussi à beaucoup marcher et à ressentir plus souvent le chaud et le froid. Si j'écris cela, c'est tout simplement en imitation de ce qu'a vécu saint Paul, lui qui travaillait aussi de ses mains pour ne pas être à la charge de quiconque. Tout ceci rend compte de la parole de Jésus à son apôtre: « Ma grâce te suffit, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. »
Et la même "nécessité" de confiance absolu en Jésus se retrouve dans l’Évangile lorsque Jésus déclare : "Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine."
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Afin d'aimer comme Dieu aime
Lundi de la 12e semaine du Temps Ordinaire
Livre de la Genèse 12,1-9.
En ces jours-là, le Seigneur dit à Abram : « Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père, et va vers le pays que je te montrerai.
Je ferai de toi une grande nation, je te bénirai, je rendrai grand ton nom, et tu deviendras une bénédiction.
Je bénirai ceux qui te béniront ; celui qui te maudira, je le réprouverai. En toi seront bénies toutes les familles de la terre. »
Abram s’en alla, comme le Seigneur le lui avait dit, et Loth s’en alla avec lui. Abram avait soixante-quinze ans lorsqu’il sortit de Harane.
Il prit sa femme Saraï, son neveu Loth, tous les biens qu’ils avaient acquis, et les personnes dont ils s’étaient entourés à Harane ; ils se mirent en route pour Canaan et ils arrivèrent dans ce pays.
Abram traversa le pays jusqu’au lieu nommé Sichem, au chêne de Moré. Les Cananéens étaient alors dans le pays.
Le Seigneur apparut à Abram et dit : « À ta descendance je donnerai ce pays. » Et là, Abram bâtit un autel au Seigneur qui lui était apparu.
De là, il se rendit dans la montagne, à l’est de Béthel, et il planta sa tente, ayant Béthel à l’ouest, et Aï à l’est. Là, il bâtit un autel au Seigneur et il invoqua le nom du Seigneur.
Puis, de campement en campement, Abram s’en alla vers le Néguev.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 7,1-5.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne jugez pas, pour ne pas être jugés ;
de la manière dont vous jugez, vous serez jugés ; de la mesure dont vous mesurez, on vous mesurera.
Quoi ! tu regardes la paille dans l’œil de ton frère ; et la poutre qui est dans ton œil, tu ne la remarques pas ?
Ou encore : Comment vas-tu dire à ton frère: Laisse-moi enlever la paille de ton œil”, alors qu’il y a une poutre dans ton œil à toi ?
Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »
Textes de l'Evangile au quotidien
Extraordinaire association des deux textes ce matin ! J'avoue que j'ai été "tout ouïe" à l'homélie pour comprendre comment l'enseignement de Jésus, à propos du jugement sur autrui, pourrait bien être relié à la vocation d'Abraham, que Dieu invite à se mettre en route pour un pays ... qui ne sera d'ailleurs remis qu'à sa descendance.
Mais c'est tout simple, si simple que je me pose la question de savoir à quel point mon esprit est encore retenu dans la logique et la rationalité d'autrefois. Et finalement, la réponse est dans l'image, pas dans les mots. Quiconque a cessé de juger le comportement de son frère, ressemble au père Abraham qui a tout quitté pour obéir à Dieu.
A partir de là, l'esprit saisit d'autant plus simplement qu'au commandement "Tu aimeras ton prochain comme toi-même", Jésus ajoute encore : "Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent" en indiquant que c'est la meilleure façon de devenir de dignes enfants de Dieu : "afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes.…
Et le prêtre a conclu en évoquant la vie et la mort de saint Thomas More qui se laissa dépouiller de tous ses privilèges à la cour du roi Henri VIII d'Angleterre, lorsqu'il rejeta noblement toute espèce de compromis avec sa conscience et refusa de donner son appui à l'adultère et au schisme. Sur le point d'être décapité, il récita pieusement le Miserere au pied de l'échafaud. Il demanda de l'aide pour monter sur l'échafaud : « Pour la descente, ajouta-t-il avec humour, je m'en tirerai bien tout seul. » Il embrassa son bourreau : « Courage, mon brave, n'aie pas peur, mais comme j'ai le cou très court, attention ! Il y va de ton honneur. »
http://www.levangileauquotidien.org/mai ... 11332&fd=0
Livre de la Genèse 12,1-9.
En ces jours-là, le Seigneur dit à Abram : « Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père, et va vers le pays que je te montrerai.
Je ferai de toi une grande nation, je te bénirai, je rendrai grand ton nom, et tu deviendras une bénédiction.
Je bénirai ceux qui te béniront ; celui qui te maudira, je le réprouverai. En toi seront bénies toutes les familles de la terre. »
Abram s’en alla, comme le Seigneur le lui avait dit, et Loth s’en alla avec lui. Abram avait soixante-quinze ans lorsqu’il sortit de Harane.
Il prit sa femme Saraï, son neveu Loth, tous les biens qu’ils avaient acquis, et les personnes dont ils s’étaient entourés à Harane ; ils se mirent en route pour Canaan et ils arrivèrent dans ce pays.
Abram traversa le pays jusqu’au lieu nommé Sichem, au chêne de Moré. Les Cananéens étaient alors dans le pays.
Le Seigneur apparut à Abram et dit : « À ta descendance je donnerai ce pays. » Et là, Abram bâtit un autel au Seigneur qui lui était apparu.
De là, il se rendit dans la montagne, à l’est de Béthel, et il planta sa tente, ayant Béthel à l’ouest, et Aï à l’est. Là, il bâtit un autel au Seigneur et il invoqua le nom du Seigneur.
Puis, de campement en campement, Abram s’en alla vers le Néguev.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 7,1-5.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne jugez pas, pour ne pas être jugés ;
de la manière dont vous jugez, vous serez jugés ; de la mesure dont vous mesurez, on vous mesurera.
Quoi ! tu regardes la paille dans l’œil de ton frère ; et la poutre qui est dans ton œil, tu ne la remarques pas ?
Ou encore : Comment vas-tu dire à ton frère: Laisse-moi enlever la paille de ton œil”, alors qu’il y a une poutre dans ton œil à toi ?
Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »
Textes de l'Evangile au quotidien
Extraordinaire association des deux textes ce matin ! J'avoue que j'ai été "tout ouïe" à l'homélie pour comprendre comment l'enseignement de Jésus, à propos du jugement sur autrui, pourrait bien être relié à la vocation d'Abraham, que Dieu invite à se mettre en route pour un pays ... qui ne sera d'ailleurs remis qu'à sa descendance.
Mais c'est tout simple, si simple que je me pose la question de savoir à quel point mon esprit est encore retenu dans la logique et la rationalité d'autrefois. Et finalement, la réponse est dans l'image, pas dans les mots. Quiconque a cessé de juger le comportement de son frère, ressemble au père Abraham qui a tout quitté pour obéir à Dieu.
A partir de là, l'esprit saisit d'autant plus simplement qu'au commandement "Tu aimeras ton prochain comme toi-même", Jésus ajoute encore : "Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent" en indiquant que c'est la meilleure façon de devenir de dignes enfants de Dieu : "afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes.…
Et le prêtre a conclu en évoquant la vie et la mort de saint Thomas More qui se laissa dépouiller de tous ses privilèges à la cour du roi Henri VIII d'Angleterre, lorsqu'il rejeta noblement toute espèce de compromis avec sa conscience et refusa de donner son appui à l'adultère et au schisme. Sur le point d'être décapité, il récita pieusement le Miserere au pied de l'échafaud. Il demanda de l'aide pour monter sur l'échafaud : « Pour la descente, ajouta-t-il avec humour, je m'en tirerai bien tout seul. » Il embrassa son bourreau : « Courage, mon brave, n'aie pas peur, mais comme j'ai le cou très court, attention ! Il y va de ton honneur. »
http://www.levangileauquotidien.org/mai ... 11332&fd=0
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Suivons le chemin que Dieu trace sous nos pas
Mardi de la 12e semaine du Temps Ordinaire
Livre de la Genèse 13,2.5-18.
Abram était extrêmement riche en troupeaux, en argent et en or.
Loth, qui accompagnait Abram, avait également du petit et du gros bétail, et son propre campement.
Le pays ne leur permettait pas d’habiter ensemble, car leurs biens étaient trop considérables pour qu’ils puissent habiter ensemble.
Il y eut des disputes entre les bergers d’Abram et ceux de Loth. Les Cananéens et les Perizzites habitaient aussi le pays.
Abram dit à Loth : « Surtout, qu’il n’y ait pas de querelle entre toi et moi, entre tes bergers et les miens, car nous sommes frères !
N’as-tu pas tout le pays devant toi ? Sépare-toi donc de moi. Si tu vas à gauche, j’irai à droite, et si tu vas à droite, j’irai à gauche. ». Loth leva les yeux et il vit que toute la région du Jourdain était bien irriguée. Avant que le Seigneur détruisît Sodome et Gomorrhe, elle était comme le jardin du Seigneur, comme le pays d’Égypte, quand on arrive au delta du Nil.
Loth choisit pour lui toute la région du Jourdain et il partit vers l’est. C’est ainsi qu’ils se séparèrent.
Abram habita dans le pays de Canaan, et Loth habita dans les villes de la région du Jourdain ; il poussa ses campements jusqu’à Sodome. Les gens de Sodome se conduisaient mal, et ils péchaient gravement contre le Seigneur.
Après le départ de Loth, le Seigneur dit à Abram : « Lève les yeux et regarde, de l’endroit où tu es, vers le nord et le midi, vers l’orient et l’occident. Tout le pays que tu vois, je te le donnerai, à toi et à ta descendance, pour toujours.
Je rendrai nombreuse ta descendance, autant que la poussière de la terre : si l’on pouvait compter les grains de poussière, on pourrait compter tes descendants !
Lève-toi ! Parcours le pays en long et en large : c’est à toi que je vais le donner. »
Abram déplaça son campement et alla s’établir aux chênes de Mambré, près d’Hébron ; et là, il bâtit un autel au Seigneur.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 7,6.12-14.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne donnez pas aux chiens ce qui est sacré ; ne jetez pas vos perles aux pourceaux, de peur qu’ils ne les piétinent, puis se retournent pour vous déchirer. « Donc, tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi : voilà ce que disent la Loi et les Prophètes.
« Entrez par la porte étroite. Elle est grande, la porte, il est large, le chemin qui conduit à la perdition ; et ils sont nombreux, ceux qui s’y engagent. Mais elle est étroite, la porte, il est resserré, le chemin qui conduit à la vie ; et ils sont peu nombreux, ceux qui le trouvent. »
Textes de l’Évangile au quotidien
A l’époque où vécut Abram, toute la région du Jourdain était déjà prometteuse pour l'agriculture comme pour l'élevage - et la Genèse la compare à juste titre au delta du Nil, tout aussi riche en possibilités pour les entreprises humaines. Cependant, là où les hommes voient de grandes possibilités de progrès, là aussi s'implantent et se développent les désirs liés à la chair : ils sont nombreux et l'imagination des hommes s'ingénie à les multiplier à l'infini. Les habitants de Sodome se livrèrent à une débauche ... que certaines de nos lois ont érigées en droits ou bien en "théories"immédiatement applicables.
Mais Abram, quant à lui, n'éprouva aucun regret: il se nourrissait tout entier de sa relation à Dieu, laquelle, comme nous a dit le prêtre, fait fleurir la foi en confiance, et la confiance en abandon de foi "comme un mouvement perpétuel".
Mais ne donnez pas aux chiens ce qui est sacré, nous dit Jésus. Ne jetez pas vos perles aux porcs, car ils sont capables de se retourner sur vous pour vous dévorer. "Mais pourquoi nous dévorer ?" - tout simplement parce qu'ils s'imagineront pouvoir s’approprier les grâces que vous avez reçues.
Le chrétien sincère peut bien vivre en ce monde, pourvu qu'il ne soit pas du monde. Et l'origine de ce "statut surnaturel" ne procède pas de nous, mais de Dieu. Donc, aussi longtemps que notre regard intérieur est tourné vers Dieu, nos chutes seront suivies de relèvements. Les sacrements de l’Église demeurent heureusement un mystère que notre époque ne nous envie pas. Mais ce n'est pas une raison pour ralentir notre marche, car "la porte est étroite et le chemin resserré... Je ne sais pas trop notre prêtre a parlé a parlé pour lui-même, puisqu'il a dépassé 9O ans, mais je le prends pour moi: - Désormais, il ne faut plusegarder en arrière !....
.
Livre de la Genèse 13,2.5-18.
Abram était extrêmement riche en troupeaux, en argent et en or.
Loth, qui accompagnait Abram, avait également du petit et du gros bétail, et son propre campement.
Le pays ne leur permettait pas d’habiter ensemble, car leurs biens étaient trop considérables pour qu’ils puissent habiter ensemble.
Il y eut des disputes entre les bergers d’Abram et ceux de Loth. Les Cananéens et les Perizzites habitaient aussi le pays.
Abram dit à Loth : « Surtout, qu’il n’y ait pas de querelle entre toi et moi, entre tes bergers et les miens, car nous sommes frères !
N’as-tu pas tout le pays devant toi ? Sépare-toi donc de moi. Si tu vas à gauche, j’irai à droite, et si tu vas à droite, j’irai à gauche. ». Loth leva les yeux et il vit que toute la région du Jourdain était bien irriguée. Avant que le Seigneur détruisît Sodome et Gomorrhe, elle était comme le jardin du Seigneur, comme le pays d’Égypte, quand on arrive au delta du Nil.
Loth choisit pour lui toute la région du Jourdain et il partit vers l’est. C’est ainsi qu’ils se séparèrent.
Abram habita dans le pays de Canaan, et Loth habita dans les villes de la région du Jourdain ; il poussa ses campements jusqu’à Sodome. Les gens de Sodome se conduisaient mal, et ils péchaient gravement contre le Seigneur.
Après le départ de Loth, le Seigneur dit à Abram : « Lève les yeux et regarde, de l’endroit où tu es, vers le nord et le midi, vers l’orient et l’occident. Tout le pays que tu vois, je te le donnerai, à toi et à ta descendance, pour toujours.
Je rendrai nombreuse ta descendance, autant que la poussière de la terre : si l’on pouvait compter les grains de poussière, on pourrait compter tes descendants !
Lève-toi ! Parcours le pays en long et en large : c’est à toi que je vais le donner. »
Abram déplaça son campement et alla s’établir aux chênes de Mambré, près d’Hébron ; et là, il bâtit un autel au Seigneur.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 7,6.12-14.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne donnez pas aux chiens ce qui est sacré ; ne jetez pas vos perles aux pourceaux, de peur qu’ils ne les piétinent, puis se retournent pour vous déchirer. « Donc, tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi : voilà ce que disent la Loi et les Prophètes.
« Entrez par la porte étroite. Elle est grande, la porte, il est large, le chemin qui conduit à la perdition ; et ils sont nombreux, ceux qui s’y engagent. Mais elle est étroite, la porte, il est resserré, le chemin qui conduit à la vie ; et ils sont peu nombreux, ceux qui le trouvent. »
Textes de l’Évangile au quotidien
A l’époque où vécut Abram, toute la région du Jourdain était déjà prometteuse pour l'agriculture comme pour l'élevage - et la Genèse la compare à juste titre au delta du Nil, tout aussi riche en possibilités pour les entreprises humaines. Cependant, là où les hommes voient de grandes possibilités de progrès, là aussi s'implantent et se développent les désirs liés à la chair : ils sont nombreux et l'imagination des hommes s'ingénie à les multiplier à l'infini. Les habitants de Sodome se livrèrent à une débauche ... que certaines de nos lois ont érigées en droits ou bien en "théories"immédiatement applicables.
Mais Abram, quant à lui, n'éprouva aucun regret: il se nourrissait tout entier de sa relation à Dieu, laquelle, comme nous a dit le prêtre, fait fleurir la foi en confiance, et la confiance en abandon de foi "comme un mouvement perpétuel".
Mais ne donnez pas aux chiens ce qui est sacré, nous dit Jésus. Ne jetez pas vos perles aux porcs, car ils sont capables de se retourner sur vous pour vous dévorer. "Mais pourquoi nous dévorer ?" - tout simplement parce qu'ils s'imagineront pouvoir s’approprier les grâces que vous avez reçues.
Le chrétien sincère peut bien vivre en ce monde, pourvu qu'il ne soit pas du monde. Et l'origine de ce "statut surnaturel" ne procède pas de nous, mais de Dieu. Donc, aussi longtemps que notre regard intérieur est tourné vers Dieu, nos chutes seront suivies de relèvements. Les sacrements de l’Église demeurent heureusement un mystère que notre époque ne nous envie pas. Mais ce n'est pas une raison pour ralentir notre marche, car "la porte est étroite et le chemin resserré... Je ne sais pas trop notre prêtre a parlé a parlé pour lui-même, puisqu'il a dépassé 9O ans, mais je le prends pour moi: - Désormais, il ne faut plusegarder en arrière !....
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Nativité de saint Jean Baptiste, solennité
Livre d'Isaïe 49,1-6.
Écoutez-moi, îles lointaines ! Peuples éloignés, soyez attentifs ! J’étais encore dans le sein maternel quand le Seigneur m’a appelé ; j’étais encore dans les entrailles de ma mère quand il a prononcé mon nom.
Il a fait de ma bouche une épée tranchante, il m’a protégé par l’ombre de sa main ; il a fait de moi une flèche acérée, il m’a caché dans son carquois.
Il m’a dit : « Tu es mon serviteur, Israël, en toi je manifesterai ma splendeur. »
Et moi, je disais : « Je me suis fatigué pour rien, c’est pour le néant, c’est en pure perte que j’ai usé mes forces. » Et pourtant, mon droit subsistait auprès du Seigneur, ma récompense, auprès de mon Dieu.
Maintenant le Seigneur parle, lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère pour que je sois son serviteur, que je lui ramène Jacob, que je lui rassemble Israël. Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur, c’est mon Dieu qui est ma force.
Et il dit : « C’est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob, ramener les rescapés d’Israël : je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »
Livre des Actes des Apôtres 13,22-26.
En ces jours-là, dans la synagogue d’Antioche de Pisidie, Paul disait aux Juifs : « Dieu a, pour nos pères, suscité David comme roi, et il lui a rendu ce témoignage : J’ai trouvé David, fils de Jessé ; c’est un homme selon mon cœur qui réalisera toutes mes volontés.
De la descendance de David, Dieu, selon la promesse, a fait sortir un sauveur pour Israël : c’est Jésus,
dont Jean le Baptiste a préparé l’avènement, en proclamant avant lui un baptême de conversion pour tout le peuple d’Israël.
Au moment d’achever sa course, Jean disait : “Ce que vous pensez que je suis, je ne le suis pas. Mais le voici qui vient après moi, et je ne suis pas digne de retirer les sandales de ses pieds.”
Vous, frères, les fils de la lignée d’Abraham et ceux parmi vous qui craignent Dieu, c’est à nous que la parole du salut a été envoyée. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 1,57-66.80.
Quand fut accompli le temps où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils.
Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait montré la grandeur de sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle.
Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant. Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père.
Mais sa mère prit la parole et déclara : « Non, il s’appellera Jean. »
On lui dit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! »
On demandait par signes au père comment il voulait l’appeler.
Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Jean est son nom. » Et tout le monde en fut étonné.
À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu.
La crainte saisit alors tous les gens du voisinage et, dans toute la région montagneuse de Judée, on racontait tous ces événements.
Tous ceux qui les apprenaient les conservaient dans leur cœur et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui. L’enfant grandissait et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert jusqu’au jour où il se fit connaître à Israël.[/color]
Textes de l’Évangile au quotidien
Isaïe est comme Jean: les deux sont prophètes, tous deux appellent le peuple à la conversion, tous deux ont été persécutés - mais c'est Jean qui baptise.
Notre prêtre s'est dit étonné que si peu de personnes, parmi les fidèles, se réjouissent véritablement de ce que leurs parents les ont conduits au baptême. Sans ce signe du ciel, c'est-à-dire cette grâce reçue à la naissance par le sacrement, beaucoup des fidèles présents dans cette chapelle, ce matin, n'y seraient pas venus. Certes, il est possible de se faire baptiser à l'âge adulte, mais il faut admettre qu'à partir de l'adolescence, tant d'idées nouvelles et de manières d'être sont proposées à la jeunesse... que le chemin qui conduit au baptême "adulte" en est rendu très difficile.
Pour ma part, j'ai songé également aux difficultés rencontrées dès que j'ai voulu témoigner de ma propre conversion ! Les cinq premiers prêtres à qui j'ai rapporter mon "expérience" m'ont considéré d'un œil quelque peu méfiant... je croyais les entendre penser : "voici un drôle de paroissien" - "ou un provocateur ?". Par contre, le prêtre qui m'a vraiment écouté, m'a dit plus tard que mon témoignage l'avait réconforté dans son propre sacerdoce.
Pour conclure : si Jean a été persécuté à cause de Jésus, nous pouvons songer, tout aussi logiquement, que nous serons persécutés, nous aussi... L'homélie s'est d'ailleurs achevée par un temps de prière silencieuse pour nos frères persécutés au Moyen-Orient - le mode d'exécution que Jean a subi, lui aussi, continue de se reproduire... le monde a-t-il tellement changé depuis Jean ?
Écoutez-moi, îles lointaines ! Peuples éloignés, soyez attentifs ! J’étais encore dans le sein maternel quand le Seigneur m’a appelé ; j’étais encore dans les entrailles de ma mère quand il a prononcé mon nom.
Il a fait de ma bouche une épée tranchante, il m’a protégé par l’ombre de sa main ; il a fait de moi une flèche acérée, il m’a caché dans son carquois.
Il m’a dit : « Tu es mon serviteur, Israël, en toi je manifesterai ma splendeur. »
Et moi, je disais : « Je me suis fatigué pour rien, c’est pour le néant, c’est en pure perte que j’ai usé mes forces. » Et pourtant, mon droit subsistait auprès du Seigneur, ma récompense, auprès de mon Dieu.
Maintenant le Seigneur parle, lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère pour que je sois son serviteur, que je lui ramène Jacob, que je lui rassemble Israël. Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur, c’est mon Dieu qui est ma force.
Et il dit : « C’est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob, ramener les rescapés d’Israël : je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »
Livre des Actes des Apôtres 13,22-26.
En ces jours-là, dans la synagogue d’Antioche de Pisidie, Paul disait aux Juifs : « Dieu a, pour nos pères, suscité David comme roi, et il lui a rendu ce témoignage : J’ai trouvé David, fils de Jessé ; c’est un homme selon mon cœur qui réalisera toutes mes volontés.
De la descendance de David, Dieu, selon la promesse, a fait sortir un sauveur pour Israël : c’est Jésus,
dont Jean le Baptiste a préparé l’avènement, en proclamant avant lui un baptême de conversion pour tout le peuple d’Israël.
Au moment d’achever sa course, Jean disait : “Ce que vous pensez que je suis, je ne le suis pas. Mais le voici qui vient après moi, et je ne suis pas digne de retirer les sandales de ses pieds.”
Vous, frères, les fils de la lignée d’Abraham et ceux parmi vous qui craignent Dieu, c’est à nous que la parole du salut a été envoyée. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 1,57-66.80.
Quand fut accompli le temps où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils.
Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait montré la grandeur de sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle.
Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant. Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père.
Mais sa mère prit la parole et déclara : « Non, il s’appellera Jean. »
On lui dit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! »
On demandait par signes au père comment il voulait l’appeler.
Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Jean est son nom. » Et tout le monde en fut étonné.
À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu.
La crainte saisit alors tous les gens du voisinage et, dans toute la région montagneuse de Judée, on racontait tous ces événements.
Tous ceux qui les apprenaient les conservaient dans leur cœur et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui. L’enfant grandissait et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert jusqu’au jour où il se fit connaître à Israël.[/color]
Textes de l’Évangile au quotidien
Isaïe est comme Jean: les deux sont prophètes, tous deux appellent le peuple à la conversion, tous deux ont été persécutés - mais c'est Jean qui baptise.
Notre prêtre s'est dit étonné que si peu de personnes, parmi les fidèles, se réjouissent véritablement de ce que leurs parents les ont conduits au baptême. Sans ce signe du ciel, c'est-à-dire cette grâce reçue à la naissance par le sacrement, beaucoup des fidèles présents dans cette chapelle, ce matin, n'y seraient pas venus. Certes, il est possible de se faire baptiser à l'âge adulte, mais il faut admettre qu'à partir de l'adolescence, tant d'idées nouvelles et de manières d'être sont proposées à la jeunesse... que le chemin qui conduit au baptême "adulte" en est rendu très difficile.
Pour ma part, j'ai songé également aux difficultés rencontrées dès que j'ai voulu témoigner de ma propre conversion ! Les cinq premiers prêtres à qui j'ai rapporter mon "expérience" m'ont considéré d'un œil quelque peu méfiant... je croyais les entendre penser : "voici un drôle de paroissien" - "ou un provocateur ?". Par contre, le prêtre qui m'a vraiment écouté, m'a dit plus tard que mon témoignage l'avait réconforté dans son propre sacerdoce.
Pour conclure : si Jean a été persécuté à cause de Jésus, nous pouvons songer, tout aussi logiquement, que nous serons persécutés, nous aussi... L'homélie s'est d'ailleurs achevée par un temps de prière silencieuse pour nos frères persécutés au Moyen-Orient - le mode d'exécution que Jean a subi, lui aussi, continue de se reproduire... le monde a-t-il tellement changé depuis Jean ?
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Saisir les épreuves comme autant d'occasions de foi
Jeudi de la 12e semaine du Temps Ordinaire
Livre de la Genèse 16,1-12.15-16.
En ces jours-là, Saraï, la femme d’Abram, ne lui avait pas donné d’enfant. Elle avait une servante égyptienne, nommée Agar,
et elle dit à Abram : « Écoute-moi : le Seigneur ne m’a pas permis d’avoir un enfant. Va donc vers ma servante ; grâce à elle, peut-être aurai-je un fils. » Abram écouta Saraï.
Et donc dix ans après qu’Abram se fut établi au pays de Canaan, Saraï, femme d’Abram, prit Agar l’Égyptienne, sa servante, et la donna pour femme à son mari Abram.
Celui-ci alla vers Agar, et elle devint enceinte. Quand elle se vit enceinte, sa maîtresse ne compta plus à ses yeux.
Saraï dit à Abram : « Que la violence qui m’est faite retombe sur toi ! C’est moi qui ai mis ma servante dans tes bras, et, depuis qu’elle s’est vue enceinte, je ne compte plus à ses yeux. Que le Seigneur soit juge entre moi et toi ! »
Abram lui répondit : « Ta servante est entre tes mains, fais-lui ce que bon te semble. » Saraï humilia Agar et celle-ci prit la fuite.
L’ange du Seigneur la trouva dans le désert, près d’une source, celle qui est sur la route de Shour.
L’ange lui dit : « Agar, servante de Saraï, d’où viens-tu et où vas-tu ? » Elle répondit : « Je fuis ma maîtresse Saraï. »
L’ange du Seigneur lui dit : « Retourne chez ta maîtresse, et humilie-toi sous sa main. »
L’ange du Seigneur lui dit : « Je te donnerai une descendance tellement nombreuse qu’il sera impossible de la compter. »
L’ange du Seigneur lui dit : « Tu es enceinte, tu vas enfanter un fils, et tu lui donneras le nom d’Ismaël (c’est-à-dire : Dieu entend), car le Seigneur t’a entendue dans ton humiliation.
Cet homme sera comme l’âne sauvage : sa main se dressera contre tous, et la main de tous contre lui ; il établira sa demeure face à tous ses frères. »
Agar enfanta un fils à Abram, qui lui donna le nom d’Ismaël.
Abram avait quatre-vingt-six ans quand Agar lui enfanta Ismaël.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 7,21-29.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ce n’est pas en me disant : “Seigneur, Seigneur !” qu’on entrera dans le royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux.
Ce jour-là, beaucoup me diront : “Seigneur, Seigneur, n’est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé, en ton nom que nous avons expulsé les démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ?”
Alors je leur déclarerai : “Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de moi, vous qui commettez le mal !”
Ainsi, celui qui entend les paroles que je dis là et les met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a construit sa maison sur le roc.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison ; la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc.
Et celui qui entend de moi ces paroles sans les mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a construit sa maison sur le sable.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé, ils sont venus battre cette maison ; la maison s’est écroulée, et son écroulement a été complet. »
Lorsque Jésus eut terminé ce discours, les foules restèrent frappées de son enseignement,
car il les enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme leurs scribes.
Textes de l’Évangile au quotidien
Le personnage d'Abraham, pour quiconque s'est quelque peu attaché à mieux le connaître, peut très bien apparaître comme quelqu'un qui, dès le premier appel, a compris que la vie d'un homme repose entièrement entre les mains de Dieu et qu'il n'y a pas de plus grand bonheur que de le suivre de bout en bout. Et c'est la raison pour laquelle le lecteur est un peu surpris de voir combien facilement, afin d'éviter toute dispute, Abraham a abandonné à Loth les terres les plus fertiles et les plus prometteuses. Car Abraham avait déjà tout son bonheur et sa fortune en ayant rencontré Dieu.
C'est le même Abraham qui se retrouve de nouveau entraîné, cette fois par son épouse, à prendre une décision importante. C'est bien Saraï qui a proposé sa servante Agar à son époux afin de lui donner un "fils de substitution". Et c'est encore elle qui, obligée de se rendre compte de la médiocrité de son choix, va invoquer la justice divine : "Que le Seigneur soit juge entre moi et toi !" - quelle présomption, quelle provocation aussi ! Mais Abraham refuse d'entrer dans ce débat, il fait penser à un homme qui ne s'arrête pas d'avancer et qui ne veut pas qu'un tel incident l'empêche d'aller plus loin.
Eh bien, tel est, également, dans la parabole que donne Jésus, l'homme qui a bâti sa maison sur le roc. Par "maison", on peut tout aussi bien entendre : "la demeure de notre âme". La demeure de notre âme, c'est très provisoirement notre corps, mais la demeure définitive, nous la connaissons tout comme Abraham, c'est le paradis, c'est la joie de demeurer pour toujours dans le "sein de Dieu". Que les épreuves de l'existence ne nous troublent pas, mais qu'elles soient, plutôt, une occasion de témoignage, a conclu notre prêtre.
Livre de la Genèse 16,1-12.15-16.
En ces jours-là, Saraï, la femme d’Abram, ne lui avait pas donné d’enfant. Elle avait une servante égyptienne, nommée Agar,
et elle dit à Abram : « Écoute-moi : le Seigneur ne m’a pas permis d’avoir un enfant. Va donc vers ma servante ; grâce à elle, peut-être aurai-je un fils. » Abram écouta Saraï.
Et donc dix ans après qu’Abram se fut établi au pays de Canaan, Saraï, femme d’Abram, prit Agar l’Égyptienne, sa servante, et la donna pour femme à son mari Abram.
Celui-ci alla vers Agar, et elle devint enceinte. Quand elle se vit enceinte, sa maîtresse ne compta plus à ses yeux.
Saraï dit à Abram : « Que la violence qui m’est faite retombe sur toi ! C’est moi qui ai mis ma servante dans tes bras, et, depuis qu’elle s’est vue enceinte, je ne compte plus à ses yeux. Que le Seigneur soit juge entre moi et toi ! »
Abram lui répondit : « Ta servante est entre tes mains, fais-lui ce que bon te semble. » Saraï humilia Agar et celle-ci prit la fuite.
L’ange du Seigneur la trouva dans le désert, près d’une source, celle qui est sur la route de Shour.
L’ange lui dit : « Agar, servante de Saraï, d’où viens-tu et où vas-tu ? » Elle répondit : « Je fuis ma maîtresse Saraï. »
L’ange du Seigneur lui dit : « Retourne chez ta maîtresse, et humilie-toi sous sa main. »
L’ange du Seigneur lui dit : « Je te donnerai une descendance tellement nombreuse qu’il sera impossible de la compter. »
L’ange du Seigneur lui dit : « Tu es enceinte, tu vas enfanter un fils, et tu lui donneras le nom d’Ismaël (c’est-à-dire : Dieu entend), car le Seigneur t’a entendue dans ton humiliation.
Cet homme sera comme l’âne sauvage : sa main se dressera contre tous, et la main de tous contre lui ; il établira sa demeure face à tous ses frères. »
Agar enfanta un fils à Abram, qui lui donna le nom d’Ismaël.
Abram avait quatre-vingt-six ans quand Agar lui enfanta Ismaël.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 7,21-29.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ce n’est pas en me disant : “Seigneur, Seigneur !” qu’on entrera dans le royaume des Cieux, mais c’est en faisant la volonté de mon Père qui est aux cieux.
Ce jour-là, beaucoup me diront : “Seigneur, Seigneur, n’est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé, en ton nom que nous avons expulsé les démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ?”
Alors je leur déclarerai : “Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de moi, vous qui commettez le mal !”
Ainsi, celui qui entend les paroles que je dis là et les met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a construit sa maison sur le roc.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison ; la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc.
Et celui qui entend de moi ces paroles sans les mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a construit sa maison sur le sable.
La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé, ils sont venus battre cette maison ; la maison s’est écroulée, et son écroulement a été complet. »
Lorsque Jésus eut terminé ce discours, les foules restèrent frappées de son enseignement,
car il les enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme leurs scribes.
Textes de l’Évangile au quotidien
Le personnage d'Abraham, pour quiconque s'est quelque peu attaché à mieux le connaître, peut très bien apparaître comme quelqu'un qui, dès le premier appel, a compris que la vie d'un homme repose entièrement entre les mains de Dieu et qu'il n'y a pas de plus grand bonheur que de le suivre de bout en bout. Et c'est la raison pour laquelle le lecteur est un peu surpris de voir combien facilement, afin d'éviter toute dispute, Abraham a abandonné à Loth les terres les plus fertiles et les plus prometteuses. Car Abraham avait déjà tout son bonheur et sa fortune en ayant rencontré Dieu.
C'est le même Abraham qui se retrouve de nouveau entraîné, cette fois par son épouse, à prendre une décision importante. C'est bien Saraï qui a proposé sa servante Agar à son époux afin de lui donner un "fils de substitution". Et c'est encore elle qui, obligée de se rendre compte de la médiocrité de son choix, va invoquer la justice divine : "Que le Seigneur soit juge entre moi et toi !" - quelle présomption, quelle provocation aussi ! Mais Abraham refuse d'entrer dans ce débat, il fait penser à un homme qui ne s'arrête pas d'avancer et qui ne veut pas qu'un tel incident l'empêche d'aller plus loin.
Eh bien, tel est, également, dans la parabole que donne Jésus, l'homme qui a bâti sa maison sur le roc. Par "maison", on peut tout aussi bien entendre : "la demeure de notre âme". La demeure de notre âme, c'est très provisoirement notre corps, mais la demeure définitive, nous la connaissons tout comme Abraham, c'est le paradis, c'est la joie de demeurer pour toujours dans le "sein de Dieu". Que les épreuves de l'existence ne nous troublent pas, mais qu'elles soient, plutôt, une occasion de témoignage, a conclu notre prêtre.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Abraham ou l'éducation à la foi
Vendredi de la 12e semaine du Temps Ordinaire
Livre de la Genèse 17,1.9-10.15-22.
Lorsque Abraham eut atteint 99 ans, le Seigneur lui apparut et lui dit : « Je suis le Dieu-Puissant ; marche en ma présence et sois parfait.
Dieu dit à Abraham : « Toi, tu observeras mon alliance, toi et ta descendance après toi, de génération en génération.
Et voici l’alliance qui sera observée entre moi et vous, c’est-à-dire toi et ta descendance après toi : tous vos enfants mâles seront circoncis.
Dieu dit encore à Abraham : « Saraï, ta femme, tu ne l’appelleras plus du nom de Saraï ; désormais son nom est Sara (c’est-à-dire : Princesse). Je la bénirai : d’elle aussi je te donnerai un fils ; oui, je la bénirai, elle sera à l’origine de nations, d’elle proviendront les rois de plusieurs peuples. »
Abraham tomba face contre terre. Il se mit à rire car il se disait : « Un homme de cent ans va-t-il avoir un fils, et Sara va-t-elle enfanter à quatre-vingt-dix ans ? » Et il dit à Dieu : « Accorde-moi seulement qu’Ismaël vive sous ton regard ! »
Mais Dieu reprit : « Oui, vraiment, ta femme Sara va t’enfanter un fils, tu lui donneras le nom d’Isaac. J’établirai mon alliance avec lui, comme une alliance éternelle avec sa descendance après lui.
Au sujet d’Ismaël, je t’ai bien entendu : je le bénis, je le ferai fructifier et se multiplier à l’infini ; il engendrera douze princes, et je ferai de lui une grande nation.
Quant à mon alliance, c’est avec Isaac que je l’établirai, avec l’enfant que Sara va te donner l’an prochain à pareille époque. »
Lorsque Dieu eut fini de parler avec Abraham, il s’éleva loin de lui.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 8,1-4.
Lorsque Jésus descendit de la montagne, des foules nombreuses le suivirent.
Et voici qu’un lépreux s’approcha, se prosterna devant lui et dit : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. »
Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » Et aussitôt il fut purifié de sa lèpre.
Jésus lui dit : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne l’offrande que Moïse a prescrite : ce sera pour les gens un témoignage. »
Textes de l'Evangile au quotidien
Dans les textes de ce samedi, c'est de la volonté de Dieu qu'il est question - mais aussi de la foi et des difficultés de croire. Abraham est un extraordinaire modèle de foi pour tous les croyants, mais la foi n'est pas la programmation d'un robot et ce n'est pas non plus l'adhésion aveugle des fanatiques ! Mais il y a, pour nous tous, une éducation à la foi, laquelle (comme en toute forme d'enseignement), passe peu à peu du plus simple au plus difficile. Une autre image possible est celle du sportif qui sait bien qu'un échauffement des muscles est nécessaire avant de produire l'effort.
Abraham nous apparaît à tous comme un "géant de la foi", du fait de l'ultime épreuve à laquelle il se soumit (lorsque Dieu lui demanda de sacrifier son fils Isaac), mais c'est oublier que Dieu a patiemment éduqué sa foi de diverses manières : il lui a fait quitter son pays, il lui a fait renoncer aux terres les plus fertiles, il l'a confronté à "l'impossible" engendrement d'Isaac. Par ces gradations successives dans les épreuves, Dieu n'a pas fait d'Abraham un "automate de la foi", mais il a suscité en lui ce mouvement de l'être tout entier qui nous pousse à prendre les saints pour modèles.
Tel est le lépreux anonyme qui va se jeter aux pieds de Jésus. Nous ne connaissons rien de lui. Mais ce qu'en dit l’Évangile suffit. Les lépreux étaient considérés comme impurs par les juifs et n'avaient d'autres choix que de se tenir à distance. Est-il besoin de rappeler le père Damien et l'île de Molokaï ? Ce lépreux a manifesté à Jésus une foi semblable à celle d'Abraham. Mais ce qui étonne, c'est l'humilité de Jésus qui adopte les mots du malheureux pour le guérir: "Je le veux, sois purifié"
A nous de bien saisir la leçon qui nous est adressée aujourd'hui: des malheurs, nous en rencontrerons; des errances également. Il se peut aussi que nous soyons moqués et rejetés. Cependant, en toutes ces choses, nous avons l'occasion d'entrer dans cette relation si particulière avec le Seigneur, lequel nous éduque et nous élève, et fait de nous, encore, de dignes successeurs d'Abraham.
.
Livre de la Genèse 17,1.9-10.15-22.
Lorsque Abraham eut atteint 99 ans, le Seigneur lui apparut et lui dit : « Je suis le Dieu-Puissant ; marche en ma présence et sois parfait.
Dieu dit à Abraham : « Toi, tu observeras mon alliance, toi et ta descendance après toi, de génération en génération.
Et voici l’alliance qui sera observée entre moi et vous, c’est-à-dire toi et ta descendance après toi : tous vos enfants mâles seront circoncis.
Dieu dit encore à Abraham : « Saraï, ta femme, tu ne l’appelleras plus du nom de Saraï ; désormais son nom est Sara (c’est-à-dire : Princesse). Je la bénirai : d’elle aussi je te donnerai un fils ; oui, je la bénirai, elle sera à l’origine de nations, d’elle proviendront les rois de plusieurs peuples. »
Abraham tomba face contre terre. Il se mit à rire car il se disait : « Un homme de cent ans va-t-il avoir un fils, et Sara va-t-elle enfanter à quatre-vingt-dix ans ? » Et il dit à Dieu : « Accorde-moi seulement qu’Ismaël vive sous ton regard ! »
Mais Dieu reprit : « Oui, vraiment, ta femme Sara va t’enfanter un fils, tu lui donneras le nom d’Isaac. J’établirai mon alliance avec lui, comme une alliance éternelle avec sa descendance après lui.
Au sujet d’Ismaël, je t’ai bien entendu : je le bénis, je le ferai fructifier et se multiplier à l’infini ; il engendrera douze princes, et je ferai de lui une grande nation.
Quant à mon alliance, c’est avec Isaac que je l’établirai, avec l’enfant que Sara va te donner l’an prochain à pareille époque. »
Lorsque Dieu eut fini de parler avec Abraham, il s’éleva loin de lui.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 8,1-4.
Lorsque Jésus descendit de la montagne, des foules nombreuses le suivirent.
Et voici qu’un lépreux s’approcha, se prosterna devant lui et dit : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. »
Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » Et aussitôt il fut purifié de sa lèpre.
Jésus lui dit : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne l’offrande que Moïse a prescrite : ce sera pour les gens un témoignage. »
Textes de l'Evangile au quotidien
Dans les textes de ce samedi, c'est de la volonté de Dieu qu'il est question - mais aussi de la foi et des difficultés de croire. Abraham est un extraordinaire modèle de foi pour tous les croyants, mais la foi n'est pas la programmation d'un robot et ce n'est pas non plus l'adhésion aveugle des fanatiques ! Mais il y a, pour nous tous, une éducation à la foi, laquelle (comme en toute forme d'enseignement), passe peu à peu du plus simple au plus difficile. Une autre image possible est celle du sportif qui sait bien qu'un échauffement des muscles est nécessaire avant de produire l'effort.
Abraham nous apparaît à tous comme un "géant de la foi", du fait de l'ultime épreuve à laquelle il se soumit (lorsque Dieu lui demanda de sacrifier son fils Isaac), mais c'est oublier que Dieu a patiemment éduqué sa foi de diverses manières : il lui a fait quitter son pays, il lui a fait renoncer aux terres les plus fertiles, il l'a confronté à "l'impossible" engendrement d'Isaac. Par ces gradations successives dans les épreuves, Dieu n'a pas fait d'Abraham un "automate de la foi", mais il a suscité en lui ce mouvement de l'être tout entier qui nous pousse à prendre les saints pour modèles.
Tel est le lépreux anonyme qui va se jeter aux pieds de Jésus. Nous ne connaissons rien de lui. Mais ce qu'en dit l’Évangile suffit. Les lépreux étaient considérés comme impurs par les juifs et n'avaient d'autres choix que de se tenir à distance. Est-il besoin de rappeler le père Damien et l'île de Molokaï ? Ce lépreux a manifesté à Jésus une foi semblable à celle d'Abraham. Mais ce qui étonne, c'est l'humilité de Jésus qui adopte les mots du malheureux pour le guérir: "Je le veux, sois purifié"
A nous de bien saisir la leçon qui nous est adressée aujourd'hui: des malheurs, nous en rencontrerons; des errances également. Il se peut aussi que nous soyons moqués et rejetés. Cependant, en toutes ces choses, nous avons l'occasion d'entrer dans cette relation si particulière avec le Seigneur, lequel nous éduque et nous élève, et fait de nous, encore, de dignes successeurs d'Abraham.
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
- Marie du 65
- Tribunus plebis

- Messages : 1735
- Inscription : ven. 10 avr. 2015, 21:00
- Localisation : LOURDES 65100
Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)
Merci Etienne pour ce partage!!!!!!A nous de bien saisir la leçon qui nous est adressée aujourd'hui: des malheurs, nous en rencontrerons; des errances également. Il se peut aussi que nous soyons moqués et rejetés. Cependant, en toutes ces choses, nous avons l'occasion d'entrer dans cette relation si particulière avec le Seigneur, lequel nous éduque et nous élève, et fait de nous, encore, de dignes successeurs d'Abraham.
Tu Aimeras ton Prochain comme Toi-même
Près de Notre Saint Père
Près de Notre Saint Père
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Rien n'est impossible à Dieu
Samedi de la 12e semaine du Temps Ordinaire
Livre de la Genèse 18,1-15.
En ces jours-là, aux chênes de Mambré, le Seigneur apparut à Abraham, qui était assis à l’entrée de la tente. C’était l’heure la plus chaude du jour.
Abraham leva les yeux, et il vit trois hommes qui se tenaient debout près de lui. Dès qu’il les vit, il courut à leur rencontre depuis l’entrée de la tente et se prosterna jusqu’à terre.
Il dit : « Mon seigneur, si j’ai pu trouver grâce à tes yeux, ne passe pas sans t’arrêter près de ton serviteur.
Permettez que l’on vous apporte un peu d’eau, vous vous laverez les pieds, et vous vous étendrez sous cet arbre.
Je vais chercher de quoi manger, et vous reprendrez des forces avant d’aller plus loin, puisque vous êtes passés près de votre serviteur ! » Ils répondirent : « Fais comme tu l’as dit. »
Abraham se hâta d’aller trouver Sara dans sa tente, et il dit : « Prends vite trois grandes mesures de fleur de farine, pétris la pâte et fais des galettes. »
Puis Abraham courut au troupeau, il prit un veau gras et tendre, et le donna à un serviteur, qui se hâta de le préparer.
Il prit du fromage blanc, du lait, le veau que l’on avait apprêté, et les déposa devant eux ; il se tenait debout près d’eux, sous l’arbre, pendant qu’ils mangeaient.
Ils lui demandèrent : « Où est Sara, ta femme ? » Il répondit : « Elle est à l’intérieur de la tente. »
Le voyageur reprit : « Je reviendrai chez toi au temps fixé pour la naissance, et à ce moment-là, Sara, ta femme, aura un fils. » Or, Sara écoutait par-derrière, à l’entrée de la tente.
– Abraham et Sara étaient très avancés en âge, et Sara avait cessé d’avoir ce qui arrive aux femmes.
Elle se mit à rire en elle-même ; elle se disait : « J’ai pourtant passé l’âge du plaisir, et mon seigneur est un vieillard ! »
Le Seigneur Dieu dit à Abraham : « Pourquoi Sara a-t-elle ri, en disant : “Est-ce que vraiment j’aurais un enfant, vieille comme je suis ?” Y a-t-il une merveille que le Seigneur ne puisse accomplir ? Au moment où je reviendrai chez toi, au temps fixé pour la naissance, Sara aura un fils. » Sara mentit en disant : « Je n’ai pas ri », car elle avait peur. Mais le Seigneur répliqua : « Si, tu as ri. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 8,5-17.
En ce temps-là, comme Jésus était entré à Capharnaüm, un centurion s’approcha de lui et le supplia :
« Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé, et il souffre terriblement. »
Jésus lui dit : « Je vais aller moi-même le guérir. »
Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. Moi-même qui suis soumis à une autorité, j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient, et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. »
À ces mots, Jésus fut dans l’admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi. Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du royaume des Cieux, mais les fils du Royaume seront jetés dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. » Et Jésus dit au centurion : « Rentre chez toi, que tout se passe pour toi selon ta foi. » Et, à l’heure même, le serviteur fut guéri.
Comme Jésus entrait chez Pierre, dans sa maison, il vit sa belle-mère couchée avec de la fièvre.
Il lui toucha la main, et la fièvre la quitta. Elle se leva, et elle le servait.
Le soir venu, on présenta à Jésus beaucoup de possédés. D’une parole, il expulsa les esprits et, tous ceux qui étaient atteints d’un mal, il les guérit, pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies.
Textes de l’Évangile au quotidien
Pour relier entre eux les textes de ce jour, notre prêtre a encore rappelé les mots de l'ange à Marie, lors de l'Annonciation : "Voici, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils en sa vieillesse, et celle qui était appelée stérile est dans son sixième mois. Car rien n'est impossible à Dieu." Rien n'est impossible à Dieu, mais les moyens qu'Il emploie ne sont jamais de ceux qu'imaginent les hommes quand ils invoquent la "Toute-Puissance" divine" !
De sorte que le message que nous transmettent les lectures de ce samedi, ne concerne pas tant la puissance de Dieu que l'incrédulité des hommes. Or, n'est-ce pas notre manque de foi qui, bien souvent, empêche Dieu de nous manifester sa bienveillance ?
C'est sur ce point que se rencontrent vraiment les lectures de ce jour : non pas sur le miracle, mais sur l'incrédulité de l'homme, qui fait obstacle à la grâce et la miséricorde divine. En effet, ni Abraham, l'homme dont la foi est pourtant unanimement reconnue,
ni son épouse Sara, n'ont cru à l'annonce de ces mystérieux voyageurs - qui sont trois, mais qu'Abraham nomme "Seigneur".
C'est donc très souvent notre manque de foi - d'une foi d'adhésion profonde, qui freine notre démarche de chrétiens.
Pour confirmer cela, il y a cette demande du centurion romain auprès de Jésus. Pour les juifs présents, c'est inimaginable. Mais n'est-il pas difficile, pour nous aussi, d'entrer dans le raisonnement du centurion ? Car celui-ci compare tout simplement la maladie de son serviteur à l'un quelconque de ses subordonnés auquel il peut commander. Et si lui-même n'a pas besoin de vérifier la bonne exécution de ses ordres, alors d'autant plus : il est inutile de demander à Jésus de se déplacer jusqu'à sa demeure ! ...
En conclusion, notre foi, pour être effective et animer notre vie, ne doit pas dépendre de notre intelligence. Quiconque désire acquérir une foi qui soit comparable à celle du centurion, doit regarder vers Dieu et placer en Lui une confiance de tous les temps, bons ou mauvais. C'est en effet notre adhésion de cœur et d'esprit qui nous est demandée, tandis que l'intelligence et le raisonnement ne sont guère efficaces.
Ce n'est pas pour rien, bien sûr, qu'au moment de communier nous faisons chaque fois mémoire de la merveilleuse déclaration d'un soldat romain.
.
Livre de la Genèse 18,1-15.
En ces jours-là, aux chênes de Mambré, le Seigneur apparut à Abraham, qui était assis à l’entrée de la tente. C’était l’heure la plus chaude du jour.
Abraham leva les yeux, et il vit trois hommes qui se tenaient debout près de lui. Dès qu’il les vit, il courut à leur rencontre depuis l’entrée de la tente et se prosterna jusqu’à terre.
Il dit : « Mon seigneur, si j’ai pu trouver grâce à tes yeux, ne passe pas sans t’arrêter près de ton serviteur.
Permettez que l’on vous apporte un peu d’eau, vous vous laverez les pieds, et vous vous étendrez sous cet arbre.
Je vais chercher de quoi manger, et vous reprendrez des forces avant d’aller plus loin, puisque vous êtes passés près de votre serviteur ! » Ils répondirent : « Fais comme tu l’as dit. »
Abraham se hâta d’aller trouver Sara dans sa tente, et il dit : « Prends vite trois grandes mesures de fleur de farine, pétris la pâte et fais des galettes. »
Puis Abraham courut au troupeau, il prit un veau gras et tendre, et le donna à un serviteur, qui se hâta de le préparer.
Il prit du fromage blanc, du lait, le veau que l’on avait apprêté, et les déposa devant eux ; il se tenait debout près d’eux, sous l’arbre, pendant qu’ils mangeaient.
Ils lui demandèrent : « Où est Sara, ta femme ? » Il répondit : « Elle est à l’intérieur de la tente. »
Le voyageur reprit : « Je reviendrai chez toi au temps fixé pour la naissance, et à ce moment-là, Sara, ta femme, aura un fils. » Or, Sara écoutait par-derrière, à l’entrée de la tente.
– Abraham et Sara étaient très avancés en âge, et Sara avait cessé d’avoir ce qui arrive aux femmes.
Elle se mit à rire en elle-même ; elle se disait : « J’ai pourtant passé l’âge du plaisir, et mon seigneur est un vieillard ! »
Le Seigneur Dieu dit à Abraham : « Pourquoi Sara a-t-elle ri, en disant : “Est-ce que vraiment j’aurais un enfant, vieille comme je suis ?” Y a-t-il une merveille que le Seigneur ne puisse accomplir ? Au moment où je reviendrai chez toi, au temps fixé pour la naissance, Sara aura un fils. » Sara mentit en disant : « Je n’ai pas ri », car elle avait peur. Mais le Seigneur répliqua : « Si, tu as ri. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 8,5-17.
En ce temps-là, comme Jésus était entré à Capharnaüm, un centurion s’approcha de lui et le supplia :
« Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé, et il souffre terriblement. »
Jésus lui dit : « Je vais aller moi-même le guérir. »
Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. Moi-même qui suis soumis à une autorité, j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient, et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. »
À ces mots, Jésus fut dans l’admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi. Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du royaume des Cieux, mais les fils du Royaume seront jetés dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. » Et Jésus dit au centurion : « Rentre chez toi, que tout se passe pour toi selon ta foi. » Et, à l’heure même, le serviteur fut guéri.
Comme Jésus entrait chez Pierre, dans sa maison, il vit sa belle-mère couchée avec de la fièvre.
Il lui toucha la main, et la fièvre la quitta. Elle se leva, et elle le servait.
Le soir venu, on présenta à Jésus beaucoup de possédés. D’une parole, il expulsa les esprits et, tous ceux qui étaient atteints d’un mal, il les guérit, pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies.
Textes de l’Évangile au quotidien
Pour relier entre eux les textes de ce jour, notre prêtre a encore rappelé les mots de l'ange à Marie, lors de l'Annonciation : "Voici, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils en sa vieillesse, et celle qui était appelée stérile est dans son sixième mois. Car rien n'est impossible à Dieu." Rien n'est impossible à Dieu, mais les moyens qu'Il emploie ne sont jamais de ceux qu'imaginent les hommes quand ils invoquent la "Toute-Puissance" divine" !
De sorte que le message que nous transmettent les lectures de ce samedi, ne concerne pas tant la puissance de Dieu que l'incrédulité des hommes. Or, n'est-ce pas notre manque de foi qui, bien souvent, empêche Dieu de nous manifester sa bienveillance ?
C'est sur ce point que se rencontrent vraiment les lectures de ce jour : non pas sur le miracle, mais sur l'incrédulité de l'homme, qui fait obstacle à la grâce et la miséricorde divine. En effet, ni Abraham, l'homme dont la foi est pourtant unanimement reconnue,
ni son épouse Sara, n'ont cru à l'annonce de ces mystérieux voyageurs - qui sont trois, mais qu'Abraham nomme "Seigneur".
C'est donc très souvent notre manque de foi - d'une foi d'adhésion profonde, qui freine notre démarche de chrétiens.
Pour confirmer cela, il y a cette demande du centurion romain auprès de Jésus. Pour les juifs présents, c'est inimaginable. Mais n'est-il pas difficile, pour nous aussi, d'entrer dans le raisonnement du centurion ? Car celui-ci compare tout simplement la maladie de son serviteur à l'un quelconque de ses subordonnés auquel il peut commander. Et si lui-même n'a pas besoin de vérifier la bonne exécution de ses ordres, alors d'autant plus : il est inutile de demander à Jésus de se déplacer jusqu'à sa demeure ! ...
En conclusion, notre foi, pour être effective et animer notre vie, ne doit pas dépendre de notre intelligence. Quiconque désire acquérir une foi qui soit comparable à celle du centurion, doit regarder vers Dieu et placer en Lui une confiance de tous les temps, bons ou mauvais. C'est en effet notre adhésion de cœur et d'esprit qui nous est demandée, tandis que l'intelligence et le raisonnement ne sont guère efficaces.
Ce n'est pas pour rien, bien sûr, qu'au moment de communier nous faisons chaque fois mémoire de la merveilleuse déclaration d'un soldat romain.
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Nous sommes tous porteurs de la Parole
Saints Pierre et Paul, apôtres, solennité
Livre des Actes des Apôtres 12,1-11.
À cette époque, le roi Hérode Agrippa se saisit de certains membres de l’Église pour les mettre à mal.
Il supprima Jacques, frère de Jean, en le faisant décapiter.
Voyant que cette mesure plaisait aux Juifs, il décida aussi d’arrêter Pierre. C’était les jours des Pains sans levain.
Il le fit appréhender, emprisonner, et placer sous la garde de quatre escouades de quatre soldats ; il voulait le faire comparaître devant le peuple après la Pâque.
Tandis que Pierre était ainsi détenu dans la prison, l’Église priait Dieu pour lui avec insistance.
Hérode allait le faire comparaître. Or, Pierre dormait, cette nuit-là, entre deux soldats ; il était attaché avec deux chaînes et des gardes étaient en faction devant la porte de la prison.
Et voici que survint l’ange du Seigneur, et une lumière brilla dans la cellule. Il réveilla Pierre en le frappant au côté et dit : « Lève-toi vite. » Les chaînes lui tombèrent des mains.
Alors l’ange lui dit : « Mets ta ceinture et chausse tes sandales. » Ce que fit Pierre. L’ange ajouta : « Enveloppe-toi de ton manteau et suis-moi. »
Pierre sortit derrière lui, mais il ne savait pas que tout ce qui arrivait grâce à l’ange était bien réel ; il pensait qu’il avait une vision.
Passant devant un premier poste de garde, puis devant un second, ils arrivèrent au portail de fer donnant sur la ville. Celui-ci s’ouvrit tout seul devant eux. Une fois dehors, ils s’engagèrent dans une rue, et aussitôt l’ange le quitta.
Alors, se reprenant, Pierre dit : « Vraiment, je me rends compte maintenant que le Seigneur a envoyé son ange, et qu’il m’a arraché aux mains d’Hérode et à tout ce qu’attendait le peuple juif. »
Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 4,6-8.17-18.
Bien-aimé, je suis déjà offert en sacrifice, le moment de mon départ est venu.
J’ai mené le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi.
Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice : le Seigneur, le juste juge, me la remettra en ce jour-là, et non seulement à moi, mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour sa Manifestation glorieuse.
Le Seigneur, lui, m’a assisté. Il m’a rempli de force pour que, par moi, la proclamation de l’Évangile s’accomplisse jusqu’au bout et que toutes les nations l’entendent. J’ai été arraché à la gueule du lion ;
le Seigneur m’arrachera encore à tout ce qu’on fait pour me nuire. Il me sauvera et me fera entrer dans son Royaume céleste. À lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 16,13-19.
En ce temps-là, Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? »
Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. »
Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! »
Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux.
Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle.
Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »
Textes de l’Évangile au quotidien
J'ai été quelque peu étonné, ce matin, d'entendre notre prêtre déclarer qu'il se sentait plus proche de saint Paul que de saint Pierre. Mais c'est très compréhensible : tous les journalistes du monde, mais aussi les hommes politiques, se représentent le Pape comme étant le successeur de Pierre - ce qu'il est en effet, mais ils en concluent trop vite que le siège du pouvoir, au sein de l’Église, est à Rome.
Mais lorsqu'un Pape décède, l’Église est-elle fragilisée, comme un homme qui errerait sans savoir où il va, car ayant perdu sa tête ? Certes non. Le corps de l’Église continue de fonctionner et quand bien même l'élection du prochain pape tarderait, les membres de l’Église, du haut jusqu'en bas, continueraient de vivre des commandements, de leurs règles et de leur foi en tout premier lieu.
Cela n'empêche pas un prêtre de se sentir plus "prédicateur" que "curé responsable d'une paroisse". Ainsi, lorsque Jésus a dit : "Pierre - et sur cette Pierre, je bâtirai mon église, et les forces du mal ne prévaudront pas contre elle", il désignait non des forces humaines mais les démons - ces mêmes démons que nos hommes politiques sont incapables de reconnaître. Ainsi, le président américain a bien pu imposer le "mariage-pour-tous" à l'ensemble des états américains... ce n'est pas ainsi que l'on peut miner les fondements de l’Église, lesquels demeurent toujours dans "la foi, l'espérance et la charité". Et non seulement cela, le Seigneur demeure parmi nous et en nous dans le sacrement de l'Eucharistie, lequel fait de nous des apôtres aussi...
Heureux jour que celui-ci, heureux en dépit des derniers événements survenus dans le monde la semaine dernière...
Livre des Actes des Apôtres 12,1-11.
À cette époque, le roi Hérode Agrippa se saisit de certains membres de l’Église pour les mettre à mal.
Il supprima Jacques, frère de Jean, en le faisant décapiter.
Voyant que cette mesure plaisait aux Juifs, il décida aussi d’arrêter Pierre. C’était les jours des Pains sans levain.
Il le fit appréhender, emprisonner, et placer sous la garde de quatre escouades de quatre soldats ; il voulait le faire comparaître devant le peuple après la Pâque.
Tandis que Pierre était ainsi détenu dans la prison, l’Église priait Dieu pour lui avec insistance.
Hérode allait le faire comparaître. Or, Pierre dormait, cette nuit-là, entre deux soldats ; il était attaché avec deux chaînes et des gardes étaient en faction devant la porte de la prison.
Et voici que survint l’ange du Seigneur, et une lumière brilla dans la cellule. Il réveilla Pierre en le frappant au côté et dit : « Lève-toi vite. » Les chaînes lui tombèrent des mains.
Alors l’ange lui dit : « Mets ta ceinture et chausse tes sandales. » Ce que fit Pierre. L’ange ajouta : « Enveloppe-toi de ton manteau et suis-moi. »
Pierre sortit derrière lui, mais il ne savait pas que tout ce qui arrivait grâce à l’ange était bien réel ; il pensait qu’il avait une vision.
Passant devant un premier poste de garde, puis devant un second, ils arrivèrent au portail de fer donnant sur la ville. Celui-ci s’ouvrit tout seul devant eux. Une fois dehors, ils s’engagèrent dans une rue, et aussitôt l’ange le quitta.
Alors, se reprenant, Pierre dit : « Vraiment, je me rends compte maintenant que le Seigneur a envoyé son ange, et qu’il m’a arraché aux mains d’Hérode et à tout ce qu’attendait le peuple juif. »
Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 4,6-8.17-18.
Bien-aimé, je suis déjà offert en sacrifice, le moment de mon départ est venu.
J’ai mené le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi.
Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice : le Seigneur, le juste juge, me la remettra en ce jour-là, et non seulement à moi, mais aussi à tous ceux qui auront désiré avec amour sa Manifestation glorieuse.
Le Seigneur, lui, m’a assisté. Il m’a rempli de force pour que, par moi, la proclamation de l’Évangile s’accomplisse jusqu’au bout et que toutes les nations l’entendent. J’ai été arraché à la gueule du lion ;
le Seigneur m’arrachera encore à tout ce qu’on fait pour me nuire. Il me sauvera et me fera entrer dans son Royaume céleste. À lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 16,13-19.
En ce temps-là, Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? »
Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. »
Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! »
Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux.
Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle.
Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »
Textes de l’Évangile au quotidien
J'ai été quelque peu étonné, ce matin, d'entendre notre prêtre déclarer qu'il se sentait plus proche de saint Paul que de saint Pierre. Mais c'est très compréhensible : tous les journalistes du monde, mais aussi les hommes politiques, se représentent le Pape comme étant le successeur de Pierre - ce qu'il est en effet, mais ils en concluent trop vite que le siège du pouvoir, au sein de l’Église, est à Rome.
Mais lorsqu'un Pape décède, l’Église est-elle fragilisée, comme un homme qui errerait sans savoir où il va, car ayant perdu sa tête ? Certes non. Le corps de l’Église continue de fonctionner et quand bien même l'élection du prochain pape tarderait, les membres de l’Église, du haut jusqu'en bas, continueraient de vivre des commandements, de leurs règles et de leur foi en tout premier lieu.
Cela n'empêche pas un prêtre de se sentir plus "prédicateur" que "curé responsable d'une paroisse". Ainsi, lorsque Jésus a dit : "Pierre - et sur cette Pierre, je bâtirai mon église, et les forces du mal ne prévaudront pas contre elle", il désignait non des forces humaines mais les démons - ces mêmes démons que nos hommes politiques sont incapables de reconnaître. Ainsi, le président américain a bien pu imposer le "mariage-pour-tous" à l'ensemble des états américains... ce n'est pas ainsi que l'on peut miner les fondements de l’Église, lesquels demeurent toujours dans "la foi, l'espérance et la charité". Et non seulement cela, le Seigneur demeure parmi nous et en nous dans le sacrement de l'Eucharistie, lequel fait de nous des apôtres aussi...
Heureux jour que celui-ci, heureux en dépit des derniers événements survenus dans le monde la semaine dernière...
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Qui est en ligne ?
Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 1 invité