Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
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Marie du 65
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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)

Message non lu par Marie du 65 »

Toutes ces petites mains qui travaillent dures afin de satisfaire nos papilles, ce doit-être un travail très fatiguant, mais sans cela je vois que chez vous le taux de chômage est très important également.
Ici, combien arrive l'été, c'est beau, il y a de la vie, mais l'hiver il faut s'occuper sinon c'est la dépression assurée, et pour le travail c'est autre chose, il n'y a rien, je vois tous ces jeunes qui cherchent mais en vain ils doivent repartir dans les grandes villes et encore beaucoup s'inscrivent à l'ANPE.
Fraternellement :)
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etienne lorant
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Il faut s'exercer à la foi de confiance absolue

Message non lu par etienne lorant »

Lundi de la 18° semaine du temps ordinaire

Livre des Nombres 11,4b-15.
En ces jours-là, dans le désert, les fils d’Israël se remirent à pleurer : « Ah ! qui donc nous donnera de la viande à manger ? Nous nous rappelons encore le poisson que nous mangions pour rien en Égypte, et les concombres, les melons, les poireaux, les oignons et l’ail !
Maintenant notre gorge est desséchée ; nous ne voyons jamais rien que de la manne ! »
La manne était comme des grains de coriandre, elle ressemblait à de l’ambre jaune.
Le peuple se dispersait pour la recueillir ; puis on la broyait sous la meule, ou on l’écrasait au pilon ; enfin on la cuisait dans la marmite et on en faisait des galettes. Elle avait le goût d’une friandise à l’huile.
Lorsque, pendant la nuit, la rosée descendait sur le camp, la manne descendait sur elle.
Moïse entendit pleurer le peuple, groupé par clans, chacun à l’entrée de sa tente.
Le Seigneur s’enflamma d’une grande colère. Cela déplut à Moïse, et il dit au Seigneur : « Pourquoi traiter si mal ton serviteur ? Pourquoi n’ai-je pas trouvé grâce à tes yeux que tu m’aies imposé le fardeau de tout ce peuple ?
Est-ce moi qui ai conçu tout ce peuple, est-ce moi qui l’ai enfanté, pour que tu me dises : “Comme on porte un nourrisson, porte ce peuple dans tes bras jusqu’au pays que j’ai juré de donner à tes pères” ?
Où puis-je trouver de la viande pour en donner à tout ce peuple, quand ils viennent pleurer près de moi en disant : “Donne-nous de la viande à manger” ?
Je ne puis, à moi seul, porter tout ce peuple : c’est trop lourd pour moi.Si c’est ainsi que tu me traites, tue-moi donc ; oui, tue-moi, si j’ai trouvé grâce à tes yeux. Que je ne voie pas mon malheur ! »



Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 14,13-21.
En ce temps-là, quand Jésus apprit la mort de Jean le Baptiste, il se retira et partit en barque pour un endroit désert, à l’écart. Les foules l’apprirent et, quittant leurs villes, elles suivirent à pied.
En débarquant, il vit une grande foule de gens ; il fut saisi de compassion envers eux et guérit leurs malades.
Le soir venu, les disciples s’approchèrent et lui dirent : « L’endroit est désert et l’heure est déjà avancée. Renvoie donc la foule : qu’ils aillent dans les villages s’acheter de la nourriture ! »
Mais Jésus leur dit : « Ils n’ont pas besoin de s’en aller. Donnez-leur vous-mêmes à manger. »
Alors ils lui disent : « Nous n’avons là que cinq pains et deux poissons. »
Jésus dit : « Apportez-les moi. »
Puis, ordonnant à la foule de s’asseoir sur l’herbe, il prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction ; il rompit les pains, il les donna aux disciples, et les disciples les donnèrent à la foule.
Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait douze paniers pleins.
Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille, sans compter les femmes et les enfants.


Textes de l’Évangile au quotidien

Malgré le don d'une loi qui fait du peuple juif une nation différente de toutes les autres, Israël va commencer de récriminer contre Dieu et cela ne cessera plus. Pourquoi ? Car ils n'ont pas saisi - comme Noé, comme Abraham et comme Moïse, comme Élie, Isaïe et tous prophètes... la foi de confiance, la grâce et l'amour de Dieu comme mode de relation. Ils continuent donc de raisonner de façon terrestre ("matérialiste et raisonnable", dirait-on de nos jours. Mais ils établissent des comparaisons avec les autres peuples dont ils sont envieux. Dans le cas présent, les juifs ne se souviennent pas des multiples brimades subies en Égypte, mais bien de la ration minimale de viande que l'on donne à des esclaves pour qu'ils sachent continuer à travailler ! Et Dieu sait combien nous-mêmes sommes prompts à nous dire : "je prie, mais mes prières ne sont pas exaucées" - mais la plupart du temps, ce que nous demandons à Dieu, nous ne saurions pas le porter !

Mais l’Évangile de ce jour nous montre une toute autre attitude envers Dieu. Les foules se sont attachées à Jésus, elles le suivent partout où il va, ne se souciant d'aucune question de "logistique". Elles ont perçu certaines paroles du Seigneur, elles en ont été bouleversées et elles se sont mise en route pour le suivre. Elles sont à ce point convaincues qu'elles ne se soucient plus du nécessaire. Elles réagissent exactement à l'inverse des anciens esclaves décrits dans la première lecture.

Quelle conclusion en tirer ? En notre époque, qui voit se produire de grands bouleversements, notre prêtre nous a inviter à poser des actes de foi de confiance devant les événements (dans la vie privée comme dans la "sphère publique"..
Pour résumer : ayons conscience que nous sommes le peuple que Dieu a libéré de la tyrannie des idéologies, ayons confiance dans l'amour dont nous sommes aimés et qui dépasse tout ce que nous pourrions imaginer. Car quiconque place sa confiance en Dieu n'éprouve plus aucune crainte.


.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Marie du 65
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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)

Message non lu par Marie du 65 »

Il arrive parfois que nous doutions "pourquoi ma prière n'est pas exaucée ?", il faut pourtant faire confiance à Dieu, lui seul peut nous aider.
Combien de fois me suis-je sentie abandonnée puis me reprenant je me suis dit "Mais Marie, Dieu, n'abandonne jamais ses enfants" et je me remettais à prier avec plus de ferveur, preuve en est je viens de recevoir ces jours-ci une grande grâce!!

Merci Seigneur.
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La foi toujours soumise aux épreuves

Message non lu par etienne lorant »

Mardi de la 18e semaine du temps ordinaire

Livre des Nombres 12,1-13.

En ces jours-là, parce que Moïse avait épousé une femme éthiopienne, sa sœur Myriam et son frère Aaron se mirent à le critiquer. Ils disaient : « Le Seigneur parle-t-il uniquement par Moïse ? Ne parle-t-il pas aussi par nous ? » Le Seigneur entendit.
– Or, Moïse était très humble, l’homme le plus humble que la terre ait porté.
Soudain, le Seigneur dit à Moïse, à Aaron et à Miryam : « Sortez tous les trois pour aller à la tente de la Rencontre. » Ils sortirent tous les trois. Le Seigneur descendit dans la colonne de nuée et s’arrêta à l’entrée de la Tente. Il appela Aaron et Miryam ; tous deux s’avancèrent, et il leur dit :
« Écoutez bien mes paroles : Quand il y a parmi vous un prophète du Seigneur, je me fais connaître à lui dans une vision, je lui parle dans un songe. Il n’en est pas ainsi pour mon serviteur Moïse, lui qui, dans toute ma maison, est digne de confiance :
c’est de vive voix que je lui parle, dans une vision claire et non pas en énigmes ; ce qu’il regarde, c’est la forme même du Seigneur. Pourquoi avez-vous osé critiquer mon serviteur Moïse ? » La colère du Seigneur s’enflamma contre eux, puis il s’en alla.
La nuée s’éloigna de la tente, et voici : Miryam était couverte d’une lèpre blanche comme de la neige. Aaron se tourna vers elle, et voici qu’elle était lépreuse. Il dit alors à Moïse : « Je t’en supplie, mon seigneur, ne fais pas retomber sur nous ce péché que nous avons eu la folie de commettre. Que Miryam ne soit pas comme l’enfant mort-né dont la chair est à demi rongée lorsqu’il sort du sein de sa mère ! »Moïse cria vers le Seigneur : « Dieu, je t’en prie, guéris-la ! »


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 14,22-36.
Jésus avait nourri la foule dans le désert. Aussitôt il obligea les disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, pendant qu’il renverrait les foules.
Quand il les eut renvoyées, il gravit la montagne, à l’écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul.
La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire.
Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer.
En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils dirent : « C’est un fantôme. » Pris de peur, ils se mirent à crier. Mais aussitôt Jésus leur parla : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! »
Pierre prit alors la parole : « Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. »
Jésus lui dit : « Viens ! » Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus.
Mais, voyant la force du vent, il eut peur et, comme il commençait à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! »
Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? »
Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba.
Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! »
Après la traversée, ils abordèrent à Génésareth.
Les gens de cet endroit reconnurent Jésus ; ils firent avertir toute la région, et on lui amena tous les malades.
Ils le suppliaient de leur laisser seulement toucher la frange de son manteau, et tous ceux qui le faisaient furent sauvés.


Textes de l’Évangile au quotidien

Le point commun entre les textes de la liturgie de ce jour, c'est bien la mise à l'épreuve de la foi. Dans la première lecture, ce sont Myriam et Aaron qui sont punis de l'envie qu'ils éprouvent à l'égard de Moïse. Quelle est la nature réelle de leur faute ? C'est d'avoir envié Moïse. Si Dieu s'adresse librement à Moïse, alors pourquoi pas nous ? Leur envie et leur ambition, tout au contraire de constituer des éléments favorables de relation à Dieu, constituent des obstacles à cette relations.

Et dans l’Évangile, l'obstacle rencontré par les apôtres est du même ordre : le manque de foi et de foi de confiance.

Que Pierre et ses compagnons - qui sont dans la barque de Pierre (laquelle symbolise déjà l’Église) soient effrayés par la une tempête sur la mer de Galilée, c'est compréhensible. Cependant, ne sont-ils pas des pêcheurs expérimentés, n'ont-ils pas déjà supportés des grains, des bourrasques, des flots agités ? Et c'est pour Jésus une occasion de plus de faire grandir la foi de Pierre en le mettant au défi de sortir de la barque et de marcher sur l'eau !

Cette leçon nous est adressée à nous aussi. Nous croyons-nous à l'abri du malheur du fait de nos pratiques régulières ?
Si nous croyons cela, nous serons mis à l'épreuve. De même, si nous nous imaginons être plus aimés du Seigneur que notre voisin, nous nous trompons encore ! Au moment où la tempête a commencé de secouer la barque, Jésus redescendait de la montagne. Mais n'avait-il pas donné des instructions précises aux disciples ? Dès lors, pourquoi se sont-ils laissés troubler par les flots ?

De sorte que cet Évangile nous concerne tous. Il est clair que nous vivons une époque de nouveaux bouleversements, avec des tensions entre pauvres et nantis, pays riches et pays pauvres. Notre quotidien est à la merci de restrictions mais aussi de troubles qui nous font craindre un avenir malheureux. Et les journaux sont remplis d'informations qui nourrissent en nous la crainte. Demandons-nous dans quelle mesure notre foi ne ressemblerait pas au doute de Pierre !

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Marie du 65
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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)

Message non lu par Marie du 65 »

Oui, bien sûr, le doute est permis comme je l'ai indiqué ci-dessus, mais ne devons-nous pas faire confiance à Dieu!!! En tous cas, il faut prier afin que notre foi ne défaille pas, malgré toutes les épreuves qui arrivent sans crier gare!!!
Marie
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De quelle qualité est notre foi ?

Message non lu par etienne lorant »

Mercredi de la 18e semaine du temps ordinaire

Livre des Nombres 13,1-2.25-33.14,1.26-29.34-35.
En ces jours-là, dans le désert de Parane, le Seigneur parla à Moïse. Il dit :
« Envoie des hommes pour explorer le pays de Canaan que je donne aux fils d’Israël. Vous enverrez un homme par tribu patriarcale, chacun d’eux sera un responsable. »
Au bout de quarante jours, ces envoyés revinrent, après avoir exploré le pays.
Ils allèrent trouver Moïse, Aaron et toute la communauté des fils d’Israël, à Cadès, dans le désert de Parane. Ils firent leur rapport devant eux et devant toute la communauté, et ils leur montrèrent les fruits du pays.
Ils firent ce récit à Moïse : « Nous sommes allés dans le pays où tu nous as envoyés. Vraiment, il ruisselle de lait et de miel, et voici ses fruits.
Cependant le peuple qui l’habite est puissant, ses villes sont fortifiées et très grandes. Nous y avons même vu des descendants d’Anaq.
Les Amalécites habitent le pays du Néguev ; les Hittites, les Jébuséens et les Amorites habitent la montagne ; les Cananéens habitent le bord de la mer et les rives du Jourdain. »
Caleb imposa silence au peuple qui faisait face à Moïse et il dit : « Allons-y ! Montons prendre possession de ce pays. Oui, nous nous en rendrons maîtres. »
Mais les autres hommes de l’expédition répliquèrent : « Nous ne pouvons pas marcher contre ce peuple, car il est plus fort que nous. »
Et, s’adressant aux fils d’Israël, ils se mirent à dénigrer le pays qu’ils avaient exploré : « Le pays que nous avons parcouru pour l’explorer est un pays qui dévore ceux qui veulent s’y installer. Tous les hommes que nous y avons vus sont de très haute taille. Nous y avons même vu des géants, des fils d’Anaq, des descendants de géants. À côté d’eux, nous avions l’air de sauterelles, et c’est bien ainsi qu’ils nous voyaient. »
Alors toute la communauté éleva la voix, se mit à crier ; et le peuple pleura cette nuit-là.
Le Seigneur parla à Moïse et à son frère Aaron. Il dit :
« Combien de temps aurai-je affaire à cette communauté mauvaise qui récrimine contre moi ? Les récriminations des fils d’Israël contre moi, je les ai entendues.Tu leur diras : “Aussi vrai que je suis vivant – oracle du Seigneur –, je vous traiterai selon vos paroles mêmes qui sont arrivées jusqu’à mes oreilles.
Vous tous qu’on a recensés, les hommes de vingt ans et plus, vous qui avez récriminé contre moi, vos cadavres resteront dans ce désert.Vous avez exploré le pays pendant quarante jours, chaque jour vaudra une année : vous porterez donc le poids de vos fautes pendant quarante ans, et vous saurez ce qu’il en coûte d’encourir ma réprobation.”
Moi, le Seigneur, j’ai parlé. Oui, c’est ainsi que je traiterai cette communauté mauvaise liguée contre moi. Dans ce désert, tous finiront leur vie : là, ils mourront.
»


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 15,21-28.
En ce temps-là, Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon.
Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires, disait en criant : « Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. »
Mais il ne lui répondit pas un mot. Les disciples s’approchèrent pour lui demander :
« Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris ! »
Jésus répondit : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. »
Mais elle vint se prosterner devant lui en disant : « Seigneur, viens à mon secours ! »
Il répondit : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. »
Elle reprit : « Oui, Seigneur ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. »
Jésus répondit : « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! » Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.




Textes de l'Evangile au quotidien

Une fois de plus, les juifs vont "fatiguer" Dieu par leurs raisonnements , leurs calculs, leurs jugements, leurs évaluations. Chaque jour, à la veillée, ils se font pourtant un devoir de se souvenir des bienfaits et des "hauts-faits"accomplis par Yahvé pour arracher des mains de Pharaon le peuple qu'Il s'est choisi. Tous les premiers-nés des Égyptiens sont morts d'un fléau envoyé par le Tout-Puissant pour vaincre la volonté du maître de l'Egypte. Toute sa cavalerie a été avalée par la mer, tandis qu'eux-même l'ont tranquillement et en ordre traversée à pieds secs.

Comment comprendre, dès lors, qu'ils récriminent encore lorsque leurs éclaireurs rapportent que la terre promise par Dieu est déjà occupée ? En effet, si l’Égyptien a dû céder à la volonté de Dieu, comment les autres nations, beaucoup plus petites et moins équipées résisteraient-elles à la volonté de Dieu ? Les juifs qui récriminent n'ont vraiment aucune excuse. Ils n'ont cessé de vivre une sorte de miracle permanent depuis leur "élection divine", mais ils continuent de se comporter comme des ces enfants gâtés qui en veulent toujours plus.

(Cependant, a dit notre prêtre, nous qui vivons en Occident, qui prenons deux à trois repas par jour, qui obtenons de l'aide d'un médecin sur un simple appel téléphonique, nous qui bénéficions de congés - que nous allons prendre souvent sur les plages de pays où dominent la misère et le manque, nous qui atteignons désormais des âges très avancés - et nous qui pouvons assister à une Eucharistie par semaine, ou même chaque jour, eh bien, sommes-nous plus prompts à croire à la miséricorde divine ? "Les textes de la liturgie de ce jour devraient nous conduire à manifester un peu plus d'optimisme - à défaut de louanges !")

L’évangile de ce jour rend donc hommage à la foi de la Cananéenne, la femme païenne, l'étrangère, qui n'hésite pas à bousculer les apôtres pour obtenir la guérison de sa fille. Visiblement, cette femme ne craint pas les disciples, incapables de lui résister et de la chasser. Et que va faire Jésus ? La délivrance de sa fille n'est rien à côté de l'exercice de foi que Jésus lui demande et qu'elle réussit avec un brio extraordinaire ! Mais dans les deux textes, c'est bien la question de la foi qui nous est posée. Quelle est notre foi ? Croyons-nous vraiment, sommes-nous vraiment persuadés que "rien n'est impossible pour celui croit" ?

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Fête de la Transfiguration du Seigneur

Message non lu par etienne lorant »

Fête de la Transfiguration du Seigneur

Livre de Daniel 7,9-10.13-14.
Je regardais, au cours des visions de la nuit, et je voyais venir, avec les nuées du ciel, comme un Fils d’homme ; il parvint jusqu’au Vieillard, et on le fit avancer devant lui. Et il lui fut donné domination, gloire et royauté ; tous les peuples, toutes les nations et les gens de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle, qui ne passera pas, et sa royauté, une royauté qui ne sera pas détruite.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 9,2-10.
En ce temps-là, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmène, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux. Ses vêtements devinrent resplendissants, d’une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille. Élie leur apparut avec Moïse, et tous deux s’entretenaient avec Jésus.
Pierre alors prend la parole et dit à Jésus : « Rabbi, il est bon que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »
De fait, Pierre ne savait que dire, tant leur frayeur était grande.
Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! »
Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux.
Ils descendirent de la montagne, et Jésus leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts.
Et ils restèrent fermement attachés à cette parole, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire : « ressusciter d’entre les morts ».


Textes de l’Évangile au quotidien

Avec les moyens actuels, les écrans géants, les effets spéciaux, les images en trois dimensions et tout le reste, il y aurait moyen de nous produire une scène de la Transfiguration des plus extraordinaires. Sauf que cela n'apporterait rien de plus que ce que des images peuvent. Car il y a certes une différence entre voir et vivre ! Il nous faudrait tout autant pouvoir contempler ce qui s'est passé dans les cœurs de Pierre, Jacques et Jean. J'aime la réaction de Pierre qui est aussi éberlué que les autres, mais qui a du sens pratique et propose de dresser trois tentes, car il lui semble avoir trouvé un lieu empreint d'une sérénité inégalée. "Comme il est bon que nous soyons ici !"

Comme chaque année, cette fête me rappelle l'événement de ma conversion. A mon réveil, j'avais une fois de plus remué en moi toutes les amertumes de l'existence, je m'étais mis à pleurer sur cette conviction que le bonheur n'est pas possible dans un corps et un esprit d'homme. Sans m'en rendre compte, je m'étais glissé au pied de mon lit et je criais presque mon malheur. Mais comme je relevais les yeux, mon regard n'a vu que ce qu'il pouvait voir sous cet angle: le crucifix que ma mère m'avait offert à l'occasion de ma première communion. Et j'ai vu et j'ai cru. Mon cœur s'est ouvert, des flots d'amour de consolation et de joie parfaite m'ont envahi tout entier.

Ce sont des signes qui durent toujours. Je ne m'en suis pas rendu compte sur le moment, mais ceci est tout à fait exact : si je n'avais pas bénéficié de cette grâce intime, je ne serais pas, aujourd'hui, en train d'écrire. Je n'aurais pas non plus cessé de fumer et de consommer de l'alcool. Je ne me serais jamais mis à écrire. Je crois bien qu'approchant de l'âge de la retraite, je me serais mis à jouer chaque semaine à la la loterie - systématiquement, comme le font nombre de personnes qui redoutent de venir à manquer...

Je ne me serais pas mis à aimer sans attendre de retour. Car c'est bien aimer sans retour, c'est bien donner sans recevoir, c'est pleurer sans chercher de consolation, c'est travailler sans regarder au résultat, c'est cette ouverture sur l'espace infini qui commence ici-bas, aujourd'hui encore, ce matin - mais dont l'aboutissement n'est pas de ce monde.

En avant !

(Cette année, l'anniversaire de "l'événement spirituel" du troisième dimanche d'août - correspond à la fête de l'Assomption. Mais je ne sais pas encore ce que j'en retirerai).

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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)

Message non lu par Marie du 65 »

Très beau témoignage!!!
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L'enseignement et la mise en oeuvre

Message non lu par etienne lorant »

Vendredi de la 18e semaine du temps ordinaire

Livre du Deutéronome 4,32-40.
Moïse disait au peuple d’Israël : Interroge donc les temps anciens qui t’ont précédé, depuis le jour où Dieu créa l’homme sur la terre : d’un bout du monde à l’autre, est-il arrivé quelque chose d’aussi grand, a-t-on jamais connu rien de pareil ?
Est-il un peuple qui ait entendu comme toi la voix de Dieu parlant du milieu du feu, et qui soit resté en vie ?
Est-il un dieu qui ait entrepris de se choisir une nation, de venir la prendre au milieu d’une autre, à travers des épreuves, des signes, des prodiges et des combats, à main forte et à bras étendu, et par des exploits terrifiants – comme tu as vu le Seigneur ton Dieu le faire pour toi en Égypte ?
Il t’a été donné de voir tout cela pour que tu saches que c’est le Seigneur qui est Dieu, il n’y en a pas d’autre.
Du haut du ciel, il t’a fait entendre sa voix pour t’instruire ; sur la terre, il t’a fait voir son feu impressionnant, et tu as entendu ce qu’il te disait du milieu du feu.
Parce qu’il a aimé tes pères et qu’il a choisi leur descendance, en personne il t’a fait sortir d’Égypte par sa grande force,
pour chasser devant toi des nations plus grandes et plus puissantes, te faire entrer dans leur pays et te le donner en héritage, comme cela se réalise aujourd’hui.
Sache donc aujourd’hui, et médite cela en ton cœur : c’est le Seigneur qui est Dieu, là-haut dans le ciel comme ici-bas sur la terre ; il n’y en a pas d’autre.
Tu garderas les décrets et les commandements du Seigneur que je te donne aujourd’hui, afin d’avoir, toi et tes fils, bonheur et longue vie sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu, tous les jours.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 16,24-28.
En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la gardera.
Quel avantage, en effet, un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c’est au prix de sa vie ? Et que pourra-t-il donner en échange de sa vie ?
Car le Fils de l’homme va venir avec ses anges dans la gloire de son Père ; alors il rendra à chacun selon sa conduite.
Amen, je vous le dis : parmi ceux qui sont ici, certains ne connaîtront pas la mort avant d’avoir vu le Fils de l’homme venir dans son Règne. »


Textes de l'Evangile au quotidien


Moïse rappelle au peuple tout ce que Dieu a fait pour lui, tout ce qu'il a accompli. Et désormais, il gardera les décrets et les commandements de Dieu afin d'avoir longue vie sur la terre que le Seigneur lui a donné.

Et après Moïse, qui transmit au peuple les dix commandements, Jésus est venu pour les accomplir. Car c'est une chose d'obéir à des consignes et c'en est une autre d'en vivre réellement chaque jour. Tel est bien l'accomplissement de la loi que Jésus apporte par sa parole, par ses actes et jusqu'au don total de lui-même.

Si le Verbe fait chair est supérieur aux règles et aux commandements, c'est que ces derniers sont des lois inscrites dans la pierre, tandis que la Parole pénètre dans les cœurs . C'est une mutation que nous devons laisser s’accomplir en chacun de nous - entre le raisonnement sur ce qui est juste et véritable et le mouvement intérieur qui pousse à donner, à partager, à consoler, à délivrer, à rendre espoir, à veiller, accompagner, secourir, visiter, soulager, pardonner, relever, encourager et communiquer la Joie qui illumine.

Accomplir la Loi par toutes ces œuvres inspirées par l'Amour, c'est vraiment manifester que nous sommes bien de celles et ceux qui ne connaîtront pas la mort avant d'avoir vu le Fils de l'homme venir dans son Règne ! Car Le royaume de Dieu ne vient pas de manière à frapper les regards, mais "le voici qu'il est au milieu de vous".


«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Marie du 65
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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)

Message non lu par Marie du 65 »

Les paroles que je retiens de cet évangile mon son Maître est Dieu!!!
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etienne lorant
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Comment l'amour peut-il faire l'objet d'un commandement ?

Message non lu par etienne lorant »

Samedi de la 18° semaine du temps ordinaire

Livre du Deutéronome 6,4-13.
Moïse disait au peuple : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’Unique.
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force.
Ces paroles que je te donne aujourd’hui resteront dans ton cœur.
Tu les rediras à tes fils, tu les répéteras sans cesse, à la maison ou en voyage, que tu sois couché ou que tu sois levé ;
tu les attacheras à ton poignet comme un signe, elles seront un bandeau sur ton front,
tu les inscriras à l’entrée de ta maison et aux portes de ta ville.
Quand le Seigneur ton Dieu te fera entrer dans le pays qu’il a juré à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob, de te donner ; quand tu auras des villes grandes et belles que tu n’as pas bâties,
des maisons pleines de richesses que tu n’y as pas entassées, des citernes que tu n’as pas creusées, des vignes et des oliveraies que tu n’as pas plantées ; quand tu auras bien mangé et te seras rassasié :
alors garde-toi d’oublier le Seigneur, lui qui t’a fait sortir d’Égypte, de la maison d’esclavage.
Tu craindras le Seigneur ton Dieu, tu le serviras, c’est par son nom que tu prêteras serment.




Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 17,14-20.
En ce temps-là, un homme s’approcha de Jésus, et tombant à ses genoux,
il dit : « Seigneur, prends pitié de mon fils. Il est épileptique et il souffre beaucoup. Souvent il tombe dans le feu et, souvent aussi, dans l’eau. Je l’ai amené à tes disciples, mais ils n’ont pas pu le guérir. »
Prenant la parole, Jésus dit : « Génération incroyante et dévoyée, combien de temps devrai-je rester avec vous ? Combien de temps devrai-je vous supporter ? Amenez-le-moi. »
Jésus menaça le démon, et il sortit de lui. À l’heure même, l’enfant fut guéri.
Alors les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent en particulier : « Pour quelle raison est-ce que nous, nous n’avons pas réussi à l’expulser ? »
Jésus leur répond : « En raison de votre peu de foi. Amen, je vous le dis : si vous avez de la foi gros comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne : “Transporte-toi d’ici jusque là-bas”, et elle se transportera ; rien ne vous sera impossible.
»



Textes de l’Évangile au quotidien

La première lecture engage de nouveau les juifs à se souvenir de Dieu et de ses bienfaits pour la communauté qu'Il s'est choisie. En plusieurs occasions déjà, elle s'est exposée d'elle-même à la colère divine par son manque de foi. Dès lors, partout et en tout temps, le peuple de l'Alliance devra se rappeler constamment, jour après jour, qu'il doit aimer Dieu, continuellement, jour après jour, sans jamais Y manquer. Il ne cessera plus de se rappeler à lui-même qu'il doit impliquer dans son amour pour Dieu tout son cœur, toute son âme et toutes ses forces.

Mais comment l'amour peut-il faire l'objet d'un commandement ? Que vaut l'amour de quelqu'un s'il fait l'objet d'une obligation ? C'est ce qui se dit souvent aujourd'hui. De notre temps, il est clair qu'en amour toutes les libertés dominent ! Avec pour conséquence, lors de l'éclatement d'un couple, que l'ami du couple ne trouve plus sa place lui non plus... C'est ce que je vis moi-même. Connecté sur "les réseaux sociaux", je n'ai pratiquement plus rien à dire, car le passé que nous avions en commun ne peut plus être évoqué sans réveiller des blessures. Et donc, l'ami des époux n'a plus qu'à s'effacer.

Dans l’Évangile, si les disciples de Jésus n'ont pas pu guérir l'épileptique qu'un père a présenté à leur soin, c'est du fait que leur propre lien à Dieu est encore fragile et défectueux. Et la loi donnée par Dieu à Moïse trouve bien ici sa justification. Comment peut-on prétendre aimer et secourir son prochain si l'on ne s'est pas d'abord entièrement remis soi-même à la volonté de Dieu - sans la moindre réserve ?

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Marie du 65
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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)

Message non lu par Marie du 65 »

Merci etienne pour ces belles paroles!!!

Oui, il est bien dommage de "perdre" des Amis suite à un divorce, malheureusement c'est souvent ce qui arrive!!

Marie
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Fête de saint Laurent, diacre et martyr

Message non lu par etienne lorant »

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 9,6-10.
Frères, rappelez-vous le proverbe : “À semer trop peu, on récolte trop peu ; à semer largement, on récolte largement”. Que chacun donne comme il a décidé dans son cœur, sans regret et sans contrainte, car Dieu aime celui qui donne joyeusement.
Et Dieu est assez puissant pour vous donner toute grâce en abondance, afin que vous ayez, en toute chose et toujours, tout ce qu’il vous faut, et même que vous ayez en abondance de quoi faire toute sorte de bien.
L’Écriture dit en effet de l’homme juste : Il distribue, il donne aux pauvres ; sa justice demeure à jamais.
Dieu, qui fournit la semence au semeur et le pain pour la nourriture, vous fournira la graine ; il la multipliera, il donnera la croissance à ce que vous accomplirez dans la justice.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 12,24-26.
Quelques jours avant la Pâque, Jésus disait à ses disciples : Amen, amen, je vous le dits : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit.
Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle.
Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera.



Textes de l’Évangile au quotidien

A propos de la fête de saint Laurent, notre prêtre a rapporté les paroles empreintes d'humour du saint, qui aurait déclaré:
"Retournez-moi’, crie le martyr, ce côté est déjà cuit" - en effet, il fut condamné à être brûlé vif sur un lit de fer en forme de grill... Pouvons-nous nous représenter attitude semblable au moment de la mort ? On n'est pas obligé d'y croire. Néanmoins, sur le point d'être crucifié, saint Pierre lui-même demanda d'être crucifié la tête en bas, par humilité envers son Maître. Quant au diacre Étienne, au cours de sa lapidation, loin d'être terrorisé, il eut une vision et s'exclama : "Je vois les cieux ouverts et le Fils de l'Homme debout à la droite de Dieu." avant de remettre lucidement son esprit, à l'imitation de Jésus.

Par ailleurs, le mot de détachement est celui qu'il convient de retenir en ce jour. Il nous faut nous efforcer dès à présent à détacher nos esprits et nos cœurs des biens terrestres. Et ne pas non plus vivre dans la crainte de manquer. J'ai prié pour moi-même afin de demeurer toujours empli de cette joie qui m'envahit souvent en écrivant, mais aussi en lisant. Je viens de terminer un livre relatant les premières luttes du Mahatma Gandhi, à l'époque où, en Afrique du Sud, il organisa la non-violence dans la lutte pour les droits des Indous qui y vivaient. Cet homme s'est laissé emprisonner des dizaines de fois sans jamais manquer de douceur envers ses geôliers...

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Marie du 65
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Re: Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2014-2015)

Message non lu par Marie du 65 »

Que valent les biens terrestres...pas grand chose, sans la Foi nous ne sommes rien!!!
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La relation personnelle à Dieu dépasse les rites

Message non lu par etienne lorant »

Mardi de la 19e semaine du temps ordinaire

Livre du Deutéronome 31,1-8.
Moïse prononça ces paroles devant tout Israël :
« Maintenant que j’ai cent vingt ans, je ne peux plus être votre chef. Le Seigneur m’a dit : “Ce Jourdain, tu ne le
passeras pas !”
C’est le Seigneur votre Dieu qui passera devant vous ; il anéantira les nations que vous rencontrerez, et vous donnera leur territoire. Et c’est Josué qui passera le Jourdain à votre tête, comme l’a dit le Seigneur.
Le Seigneur traitera les nations comme il a traité les rois des Amorites, Séhone et Og, et leur pays, tous ceux qu’il a exterminés.
Le Seigneur vous les livrera, et vous les traiterez exactement comme je vous l’ai ordonné.
Soyez forts et courageux, ne craignez pas, n’ayez pas peur devant eux : le Seigneur votre Dieu marche lui-même avec vous ; il ne vous lâchera pas, il ne vous abandonnera pas. »
Alors Moïse appela Josué, et lui dit en présence de tout Israël : « Sois fort et courageux : c’est toi qui vas entrer avec ce peuple dans le pays que le Seigneur a promis par serment à ses pères, c’est toi qui vas remettre au peuple son héritage.
C’est le Seigneur qui marchera devant toi, c’est lui qui sera avec toi ; il ne te lâchera pas, il ne t’abandonnera pas. Ne crains pas, ne t’effraie pas !
»


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 18,1-5.10.12-14.
À ce moment-là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le royaume des
Cieux ? » Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux,
et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.
Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux.
Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom, il m’accueille, moi.
Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.
Quel est votre avis ? Si un homme possède cent brebis et que l’une d’entre elles s’égare, ne va-t-il pas laisser les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée ?
Et, s’il arrive à la retrouver, amen, je vous le dis : il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées.
Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu.



Durant toute l'histoire de la première alliance, Dieu ne cessera de mettre en œuvre de nouveaux modes de relations avec l'homme. Il en est ainsi, non du fait d'un "défaut" de Dieu, mais essentiellement parce que le peuple, de façon constante, va tenter "d'enfermer" Dieu dans un mode de relation "selon ses propres idées." Ainsi, des dix commandements, il fera découler de multiples petits préceptes annexes, lesquels finiront par étouffer la prière sincère, l'ouverture du cœur, le dépassement de soi. Une hiérarchie s'établira et le peuple subira de nouvelles contraintes, tandis que le dessein du
Seigneur demeure, toujours, une religion de confiance et de proximité. La première lecture nous montre le peuple de l'exode sur le point de franchir le Jourdain et d'entrer en terre promise. Les juifs auront des prophètes (des hommes comme eux, qu'ils feront souffrir beaucoup), ils auront des "juges", puis ils exigeront d'avoir des rois afin d'être "comme les autres peuples"... D'une façon générale, nous a dit le prêtre, l'homme est toujours en train de vouloir un Dieu "à son image et selon sa ressemblance" !

C'est l’obstacle principal obstacle auquel sera confronté Jésus. La hiérarchie religieuse ne cessera de lui réclamer un "signe venant du ciel", car aucun ne se laissera toucher ni par son extraordinaire enseignement, ni ses exorcismes, ni ses guérisons miraculeuses, ni son langage auquel le plus fin des raisonneurs ne peut résister.

Par contre, les enfants et les simples, tous les hommes dont le cœur cherche l'amour dans la vérité, hommes et femmes, ceux-là deviendront les véritables disciples du Seigneur. Ceux-ci sont toujours parmi nous. Certains ont une fonction au sein de l’église et d'autres pas. Mais d'une façon d'une autre, c'est seulement de l'humilité que jaillit la vérité - ainsi que la vraie religion, qui est rencontre de Dieu, vivante et constamment renouvelée.

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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