Pour situer le contexte général qui m'est propre, disons que j'aborde cet ouvrage au moment où des politiciens au Québec examinent (en août) un projet de loi 59, une mesure politique qui devrait permettre à terme de contourner la loi fédérale en matière de «discours haineux», encourageant le dépôt de plaintes anonymes auprès d'une Commission des droits de la personne, laquelle pourra acheminer les plaintes jugées intéressantes vers une sorte de tribunal administratif, et lequel pourra condamner à son tour les délictueux à de fortes amendes, de même qu'à voir inscrire leur nom dans une sorte de registre national d'individus suspects consultable par n'importe quel employeur, etc.
http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinio ... cielle.php
Une police de la parole
http://www.journaldemontreal.com/2015/0 ... -au-quebecAvec le projet de loi 59, n’importe qui pourrait porter plainte devant la CDPDJ au nom d’une communauté qu’il dira diffamée. N’importe qui se sentant vexé par un propos identifiant d’une manière ou d’une autre un groupe religieux, culturel, sexuel ou politique pourra saisir la commission dans l’espoir de faire taire celui qui l’embête.
La CDPDJ aura le pouvoir d’enquêter. Elle pourra coller des amendes aux délinquants et faire cesser de tels discours et censurer les publications qui les accueillent. Elle décidera de ce qu’on peut dire ou non au Québec.
Parallèlement :
http://www.postedeveille.ca/2015/07/le- ... ssion.htmlBrian Wilson, un ancien député travailliste, a écrit dans le West Highland Free Press pendant 38 des 43 années d’existence du journal, après l’avoir fondé avec quatre autres personnes en 1972. Les années où il n’y a pas écrit sont celles où il était ministre dans le gouvernement de Tony Blair.
Il a été remercié après avoir défendu, dans sa chronique hebdomadaire, son ami et collègue chroniqueur, le professeur Donald Macleod, théologien à la Free Church of Scotland, qui avait écrit une chronique sur la propagation de l'islam au Royaume-Uni.
C'est un peu beaucoup le «merveilleux monde de demain» que nous prépare déjà les libéraux au nom de la vertu et du bien, comme des zélotes d'une nouvelle inquisition post-moderne. Il s'agirait d'imposer juridiquement les valeurs universelles d'organismes internationaux qui vont nier les frontières, etc. C'est exactement ce dont il est question aussi dans l'ouvrage de Thierry Baudet, puisqu'il y traite de la Cour européenne des droits de l'homme, Bruxelles et tout. Ainsi, il s'agit partout de juristes et d'experts qui souscrivent aux mêmes vues politiques globales. Et les politiciens sont comme à la remorque de ces clercs, ces intellectuels «respectés» disposant de tribunes imposantes. C'est vrai pour la France, vrai pour le Québec.
Dans un premier extrait de Baudet, ce dernier procède à des remarques préliminaires au sujet du procès qui est fait au nationalisme. Il fait remarquer que ce qui paraît tellement "aller de soi" en Europe n'est pas du tout un fait d'évidence dans la réalité. Donc la charge qui est faite contre le nationalisme procède surtout du bourrage de crâne, d'un choix idéologique biaisé.
J'aime ce que raconte l'auteur (un citoyen des Pays-Bas) car il permet de toucher vraiment du doigt le malaise énorme qui est le mien à la vue, la lecture ou l'audition de tant de propos raffinés que je retrouve un peu partout dans les forums, dans la bouche d'évêques catholiques aussi bien que chez des catholiques (et autres) du présent forum. Il me fait plaisir de redire à quel point je suis navré (pas qu'un petit peu) par l'orientation de tant de "socialisants" français et plusieurs «beaux esprits» au Québec.
