Lettre ouverte aux Évêques de France

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Boris
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Lettre ouverte aux Évêques de France

Message non lu par Boris »

Dr Denis Crouan a écrit : La messe dite "de S. Pie V" dont vous ne vouliez plus entendre parler depuis plus de 40 ans va être officiellement de retour. Le Motu proprio Summorum Pontificum du pape Benoît XVI, que vous ne souhaitiez pas, va être publié et devra être appliqué.

Vous voici donc obligés de gérer une situation liturgique nouvelle et inattendue que vous avez toujours refusé de voir venir mais qui, si l'on analyse les choses avec objectivité, apparaît nettement comme étant le résultat de votre volonté de ne pas respecter ni faire respecter, dans la quasi totalité des paroisses de France, les normes liturgiques issues de Vatican II.

Pourtant, l'obligation de s'en tenir à ces normes a été rappelée à de nombreuses reprises par les Souverains Pontifes: par Paul VI demandant expressément de cesser les expériences liturgiques; par Jean-Paul II (Vicesimus quintus annus, Ecclesia de Eucharistia, Mane nobiscum) vous demandant d' "extirper les abus" dans les célébrations liturgiques; par Benoît XVI (Sacramentum Caritatis) demandant de mettre enfin en oeuvre le missel romain sans le trahir; par le Cardinal Arinze enfin, rappelant, dans un discours prononcé à Paris que vous vous êtes empressés de passer sous silence, les principes essentiels de l'ars celebrandi.

La situation que vous allez être désormais obligés de gérer, est donc l'aboutissement de longues dérives, de désobéissances répétées, qui vous ont été régulièrement signalées - à vous-mêmes ou à vos prédécesseurs - et face auxquelles vous n'avez gardé qu'un silence de complaisance "collégiale" quand vous ne manifestiez pas votre approbation.

Dans les séminaires, dont vous étiez les premiers et les seuls responsables, il fut interdit de respecter la liturgie de l'Eglise: il fallait, sous votre autorité, favoriser les expériences liturgiques et les célébrations aléatoires (oraisons improvisées, prières eucharistiques bricolées, chant à l'idéologie marquée... etc.), comme l'attestent de nombreuses publications munies de l'imprimatur de tel ou tel d'entre vous. Dans les paroisses, vous avez donné les pleins pouvoirs à des équipes de laïcs chargées d'imaginer des célébrations proprement infantilisantes et décalées qui, disiez-vous, plaisaient aux fidèles.

Vos séminaires se sont vidés et vos églises ont été désertées. On vous a alors entendu répéter, comme pour sauver la face, que si les assemblées dominicales avaient perdu des fidèles, elles avaient en revanche gagné en qualité... Les chiffres attestent qu'il n'y plus, aujourd'hui, ni le nombre ni la qualité.

Voyant que vos initiatives pastorales partaient à la dérive, les fidèles se sont adressés à vous pour demander qu'il ne soit rien ajouté, enlevé ou retranché à la liturgie de l'Eglise (cf. Sacrosanctum Concilium, n° 22). Vous avez généralement très mal accueilli ces fidèles, allant jusqu'à leur reprocher d'être des "intégristes" opposés à Vatican II. Il vous est même arrivé d'interdire à vos propres prêtres qui se montraient trop respectueux de la liturgie de l'Eglise, de célébrer l'Eucharistie en public: "Ils n'ont qu'à concélébrer avec les autres prêtres du secteur ou bien rester chez eux", disiez-vous avec un sens pastoral qui ne vous fait guère honneur.


Vous héritez aujourd'hui d'une situation liturgique qui ne vous satisfait pas, mais dont vous êtes les premiers et les seuls responsables. Dans cette situation se trouve désormais une forme "extraordinaire" du rite romain que nous savons parfaitement respectée par les fidèles qui y sont attachés, et une forme "ordinaire" du même rite qui, plus de 40 ans après Vatican II, n'existe toujours pas - contrairement à ce que vous prétendez - dans les paroisses placées sous votre responsabilité.

Cette situation ne saurait se prolonger davantage. Aussi voulons-nous à présent que cette forme "ordinaire" du rite romain soit, elle aussi, parfaitement respectée dans toutes les paroisses, et ce dans la droite ligne fixée par notre Saint-Père le pape Benoît XVI.

Désormais, il ne devrait donc plus vous être possible de poursuivre ce que vous avez entrepris jusqu'ici sur le plan de la liturgie et qui signe un échec patent de vos orientations pastorales. Nous vous demandons donc, avec le plus grand respect mais aussi la plus ferme insistance, de faire en sorte:
- que la forme "ordinaire" du rite romain soit célébré dans un respect inconditionnel du missel officiel, tant sous son expression française que sous son expression latine si une demande est faite dans ce sens;
- que cette forme "ordinaire" du rite romain soit célébré avec une dignité identique à celle qui caractérise les célébrations de la forme "extraordinaire";
- que la formation liturgique des futurs prêtres soit assurée conformément à la Constitution Sacrosanctum Concilium (cf. n° 16, 17, 18);
- que les pouvoirs des équipes liturgiques soient limités à la seule préparation matérielle des célébrations, selon les normes en vigueur et pour alléger la charge des prêtres;
- que soient abrogés les rôles liturgiques usurpés par certains fidèles laïcs (animation liturgique, distribution de la communion... etc.) et ce dans le respect de Christifideles laici;
- que le chant grégorien retrouve sa vraie place grâce au soutien de prêtres véritablement formés et à l'aide de maîtres de choeurs dont les compétences sont reconnues.

"Nous avons besoin d'un nouveau mouvement liturgique, qui donne le jour au véritable héritage de Vatican II", écrivait le Cardinal Ratzinger (cf. Ma Vie, souvenirs Fayard, 1998). Ce "nouveau mouvement liturgique", nous vous demandons expressément de le lancer dès maintenant. C'est sur un tel chantier que nous tenons à nous engager à vos côtés "pour la gloire de Dieu et le salut du monde".


Denis CROUAN, Président
dr en théologie catholique
J'ajouterai quand à moi, à propos de la formation des futurs prêtres en liturgie, que SS le Pape Paul VI a donné l'esprit de la restauration Liturgique en approuvant l'Instruction "Doctrina et Exemplo"

Extraits :
n°4
Comme acte public de l'Église, le culte liturgique est nécessairement hiérarchique et, par conséquent, soumis aux prescriptions de l'Autorité compétente. Il s'en suit que la désobéissance aux prescriptions de la loi, résultant de préférences personnelles, altère la nature de l'acte qui n'est plus liturgique ; ce n'est plus le culte de l'Église, mais la prière privée d'un individu ou d'une faction.

N°15
Dans les séminaires, la langue de la liturgie de la Messe et de l'Office divin sera le latin, langue de l'Église latine, que tous les clercs sont tenus de connaître (SC art. 36, §1 et art 101, §1). Il serait néanmoins recommandé d'utiliser la langue vernaculaire dans la célébration de la Messe à des jours spécifiques (par exemple, une fois par semaine) - dans la mesure permise par l'Autorité compétente dans chaque région et confirmée par le Saint-Siège - pour mieux préparer le clergé aux célébrations en langue vernaculaire dans les paroisses. Ainsi, l'utilisation de la langue vernaculaire ne doit jamais devenir la pratique générale aux dépens du latin. En accordant l'usage de la langue vernaculaire, l'Église n'a point l'intention que les clercs se croient dispensés d'aller aux sources, ou autorisés à omettre ou écarter de leur préparation sacerdotale la langue universelle de l'Église latine.
Il est donc difficile pour les Évêques de tenir la position qui est la leur actuellement sans renier le Magistère. Et je ne parle pas des nombreux textes du Magistère ouvertement bafoués.
UdP,
Boris
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Christophe
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Re: LETTRE OUVERTE AUX EVÊQUES DE FRANCE

Message non lu par Christophe »

:clap: Excellente bafouille du Dr Crouan, comme à l'accoutumée.
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Théophane
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Re: LETTRE OUVERTE AUX EVÊQUES DE FRANCE

Message non lu par Théophane »

Je me réjouis de la décision du Saint-Père quant à la liturgie traditionnelle. En revanche je trouve totalement déplacé et contraire à la Foi catholique de s'adresser ainsi aux évêques, successeurs des apôtres, et de se faire leur égal. Nous ne sommes que des laïcs et ce n'est pas à nous de gouverner l'Eglise ; aussi est-il absurde d'opposer la parole du Pape à celle de ses évêques.
« Être contemplatifs au milieu du monde, en quoi cela consiste-t-il, pour nous ? La réponse tient en quelques mots : c’est voir Dieu en toute chose, avec la lumière de la foi, sous l’élan de l’amour, et avec la ferme espérance de le contempler face à face au Ciel. »
Bienheureux Álvaro del Portillo (1914-1994)
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Boris
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Re: LETTRE OUVERTE AUX EVÊQUES DE FRANCE

Message non lu par Boris »

Cher Théophane,

l'instruction Redemptionis Sacramentum affirme clairement et nettement que tous les fidèles, y compris ceux de la forme ordinaire du Rite Romain, ont le droit d'avoir des Liturgies Dignes et hiératiques, selon les normes des livres Liturgiques approuvés.

En cas contraire, les mêmes fidèle sont invités à se plaindre soit auprès de leur Evêque, soit auprès de la Sacré Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements.
Redemptionis Sacramentum a écrit :- 183 - Selon les possibilités de chacun, tous ont le devoir de prêter une attention particulière à ce que le très saint Sacrement de l’Eucharistie soit défendu contre tout manque de respect et toute déformation, et que tous les abus soient complètement corrigés. Ce devoir, de la plus grande importance, qui est confié à tous et à chacun des membres de l’Église, doit être accompli en excluant toute acception de personnes.

- 184 - Il est reconnu à tout catholique, qu’il soit prêtre, diacre ou fidèle laïc, le droit de se plaindre d’un abus liturgique, auprès de l’Évêque diocésain ou de l’Ordinaire compétent équiparé par le droit, ou encore auprès du Siège Apostolique en raison de la primauté du Pontife Romain.[290] Cependant, il convient, autant que possible, que la réclamation ou la plainte soit d’abord exposée à l’Évêque diocésain. Cela doit toujours se faire dans un esprit de vérité et de charité.

C'est exactement ce que fait M. Crouan depuis 40 ans : il se plaint auprès des Evêques, car comme Benoît XVI l'a rappelé, ils sont les seuls responsables de la Liturgie dans leurs diocèses.

Comme les dits Evêques ne veulent rien entendre et ne réponde que rarement au Dr. Crouan, celui-ci se tourne vers Rome régulièrement.

Le Dr. Crouan à la soutien du Pape qui a envoyé ses voeux et sa bénédiction à son association : Pro Liturgia.
Il avait auparavant le soutien de S.E. le Cardinal Ratzinger qui lui avait suggérer de porter pliante contre l'Archevêque de Strasbourg qui calomniait le Dr. Crouan.
L'Archevêque a perdu ce procès et ceux que lui-même à attenter au Dr. Crouan sur la catholicité de ses écrits.

Merci Théophane de votre intervention, mais si vous n'êtes pas en France, je ne pense pas que vous mesuriez l'état de délabrement de la Liturgie de la forme ordinaire du Rite Romain.

Dites-moi pourquoi les tenants de la forme extraordinaire ont par un simple motu proprio le droit d'accéder des liturgies dignes, hiératique et extrêmement fidèles aux normes et pourquoi les tenants de la forme ordinaire n'y ont pas le droit malgré un grand nombre de documents demandant pourtant une telle chose ?
(cf. Sacrosanctum Concilium [n°22], Doctrina et Exemplo [n°4], Ecclesia de Eucharistia [n°52], Redemptionis Sacramentum, Sacramentum Caritatis, la PGMR de 1975 et de 2002, la lettre d'accompagnement du dernier motut proprio, et bien d'autres)
UdP,
Boris
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Olivier JC
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Re: LETTRE OUVERTE AUX EVÊQUES DE FRANCE

Message non lu par Olivier JC »

Dites-moi pourquoi les tenants de la forme extraordinaire ont par un simple motu proprio le droit d'accéder des liturgies dignes, hiératique et extrêmement fidèles aux normes et pourquoi les tenants de la forme ordinaire n'y ont pas le droit malgré un grand nombre de documents demandant pourtant une telle chose ?
Voire... Figurez-vous que pour le premier Dimanche de Carême, je me suis dit que j'allais déférer à l'invitation du pape et partir à la découverte de la forme extraordinaire du rite romain.

Quelques recherches sur Internet m'ont permis de trouver un missel 1962 avec traduction en français. J'ai trouvé le propre par ailleurs. Muni de ces documents, je me suis donc rendu à l'église qui, à Aix en Provence, est le siège de la célébration en la forme extraordinaire.

Bilan :
1. Le missel utilisé n'est pas celui de 1962, mais celui de 1965 (pas d'Introïbo, pas de Dernier évangile...).
2. Distribution de la communion : pas de plateau, le prêtre qui passe comme un TGV devant les fidèles agenouillés devant le cancel sans même prendre la peine de dire la formule associée au geste.
3. Décontraction du prêtre célébrant, qui n'hésita pas à apostropher le chantre installé au balcon près de l'orgue pour lui demander si le graduel ne pourrait pas par hasard être chanté en entier, il est tellement beau. Réponse : désolé, manque de répétition...
4. Les fidèles se lèvent, s'assoient ou s'agenouillent selon un rituel qui semble être propre à chacun.
5. Les diverses prières (collecte, etc.) ainsi que l'Evangile sont lus en français pendant que le prêtre les récite en latin. Outre que cela s'insérait très harmonieusement dans le rythme de la liturgie, c'était très utile, tous les fidèles étant en effet munis d'un missel.

Bref... Vous croyiez avoir vu le pire ? Hé bien non. Je l'ai vu : des tradis qui célébrent/assistent sans sourciller à une liturgie illicite. :clap:

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Re: LETTRE OUVERTE AUX EVÊQUES DE FRANCE

Message non lu par Arzur »

Olivier JC a écrit :5. Les diverses prières (collecte, etc.) ainsi que l'Evangile sont lus en français pendant que le prêtre les récite en latin. Outre que cela s'insérait très harmonieusement dans le rythme de la liturgie, c'était très utile, tous les fidèles étant en effet munis d'un missel.
Je ne suis pas sûr d'avoir bien compris ... Pouvez vous développer votre point de vous pour mieux l'explicité. Svp.
Olivier JC a écrit :Bref... Vous croyiez avoir vu le pire ? Hé bien non. Je l'ai vu : des tradis qui célébrent/assistent sans sourciller à une liturgie illicite
Je n'ai pas compris non plus ? Vous êtes aller à une messe de la FSSPX ?


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Olivier JC
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Re: LETTRE OUVERTE AUX EVÊQUES DE FRANCE

Message non lu par Olivier JC »

Bonjour Arzur,

Pour le premier point, c'est de l'ironie. Le "doublage" donne l'impression d'assister à un spectacle...

Pour le deuxième point, je sais que le prêtre célébrant est un prêtre diocésain (plus exactement, un dominicain qui s'est fait virer et qui a été repêché par mon diocèse, dixit l'intéressé) dont l'orthodoxie est plus que douteuse (vu les discussions que j'ai eu avec lui).

J'imagine donc, cette messe existant depuis plusieurs années, qu'il s'agissait d'un messe autorisée sous le régime de l'Indult. Or, la lettre Quattuor abhinc annos de la CCD, que vise expressément la motu proprio Ecclesia Dei, concerne l'usage du missel romain selon l'édition typique de 1962.

Ce dont il résulte que l'usage du missel romain selon l'édition typique de 1965 n'est pas autorisée dans l'Eglise, et que, par conséquent, la messe à laquelle j'ai assisté était illicite.

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Re: Lettre ouverte aux Évêques de France

Message non lu par Arzur »

Bonsoir Olivier,

Je ne suis pas sûr que vous avez assisté à une messe selon l'ordo de 1965. En effet, lors d'une messe avec l'ordo ad experimentum de 1965 les lectures sont dites versus ad populum, vers les fidèles. La PGMR 1965 me semble assez claire
PGMR 1965 a écrit :43 Le célébrant, debout, écoute l’évangile à son siège (...)

PGMR 1965 a écrit :45 Mais s'il n'y a pas de diacre ou d'autre prêtre, l'évangile est dit par le célébrant. Pendant qu'on chante ou qu'on lit l'alleluia avec son verset, ou bien vers la fin des autres chants qui suivent l'épître, le célébrant se rend au degré inférieur de l'autel et là, profondément incliné, il dit : Munda cor meum, Iube Domine et Dominus sit in corde meo ; puis il se rend à l'ambon ou aux cancels pour chanter ou lire l'évangile. A la fin il baise le livre en disant : Per evangelica dicta etc., à moins qu'il n'y ait un prélat, comme c'est indiqué
ci-dessus.
La PGMR 1965 semble dire qu'il n'y a plus de doublons au niveau des lectures.


Nous avons parlé de l'ordo ad experimentum de 1965, lors d'une discussion sur la réforme de la réforme :
http://www.cite-catholique.org/viewtopi ... a&start=15


Olivier JC a écrit :Ce dont il résulte que l'usage du missel romain selon l'édition typique de 1965 n'est pas autorisée dans l'Eglise, et que, par conséquent, la messe à laquelle j'ai assisté était illicite.
Cette messe est célébré au moins dans les abbayes de Fontgombeau et du Barroux. Monastères en parfaite communion avec l'Église catholique... Donc je pense que le missel de 1965 soit totalement illicite.


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Re: Lettre ouverte aux Évêques de France

Message non lu par Olivier JC »

Bonsoir,

Navré de devoir vous contredire, mais les deux abbayes que vous mentionnez utilisent le Missel selon l'édition typique de 1962. Pauvre Dom Gérard... Il a dû se retourner dans sa tombe !

Pour le reste, je ne suis pas familier du Missel de 1965. Mais de deux choses l'une :
1. Soit c'était le Missel de 1965, auquel cas son utilisation n'est pas permise : il y a un rite ordinaire (Missel E.T. 2002) et un rite extraordinaire (Missel E.T. 1962), mais pas de rite semi-extraordinaire ;
2. Soit c'était le Missel de 1962, et dans ce cas, la célébration était illicite puisque tronquée des éléments que j'ai mentionnés.

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Re: Lettre ouverte aux Évêques de France

Message non lu par Arzur »

D'après Boris, pour la grand'messe du dimanche matin, c'est l'ordo de 1965 qui est utilisé dans ces deux abbayes. Sinon, le reste du temps, c'est le missel du Bx Jean XXIII.

Après, perso je n'y suis jamais allé ...


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Re: Lettre ouverte aux Évêques de France

Message non lu par Olivier JC »

Bonsoir,

Sur le site Internet de ces abbayes, il est précisé que la messe est célébrée selon le rite traditionnel, dit de Saint Pie V. Ce ne peut donc pas être l'E.T. de 1965, puisque Vatican II est déjà passé par là.

Cela dit, même si je vais régulièrement faire un tour au Barroux, je n'ai cependant jamais assisté à un office. Mais je serais extrêmement surpris que l'ordo de 1965 soit autre chose qu'un pied de table pour eux...

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Re: Lettre ouverte aux Évêques de France

Message non lu par Arzur »

Olivier JC a écrit :Mais je serais extrêmement surpris que l'ordo de 1965 soit autre chose qu'un pied de table pour eux...
:-D :-D :-D :-D :-D :-D Mdr :-D :-D

J'aime beaucoup l'expression ! Je ne suis jamais allé dans aucune des abbayes que je cites, alors je ne peux pas confirmer mes propos.


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Re: Lettre ouverte aux Évêques de France

Message non lu par Olivier JC »

Bonjour,

Je change de sujet. Voici ce que je viens de lire :
Motivée par le nombre des demandes que la Congrégation du concile avait reçues à propos de la liturgie, la création de la Congrégation des rites est une véritable réponse romaine à un besoin ressenti par les Églises locales de certaines aires géographiques, particulièrement en Italie. Cependant, par la compétence géographique et liturgique universelle de la nouvelle Congrégation, cette réponse est elle-même le signe d'une tendance romaine à plaquer sur l'ensemble de l'Église catholique les désirs italiens et à faire de la voie italienne de communion avec le siège romain une nécessité qui trouve sa justification dans des théories ecclésiologiques de plus en plus monarchisantes. Ce mouvement est un signe de la reprise en mains par Rome de la Réforme catholique au détriment des initiatives locales. Cependant, cette analyse ne prétend pas épuiser l'histoire de ce tournant tel qu'il a été vécu. En effet, si le changement est très clair au niveau de la théorie, il trouve sa principale limite dans le fonctionnement même des institutions chargées de faire de ce désir une réalité : les structures mises en place à cette fin ne peuvent être saisies qu'à la demande même des Églises locales. Il faut donc que ces institutions rencontrent un terreau perméable aux conceptions ecclésiologiques qui président à leur création pour qu'elles soient efficaces. L'analyse de l'attitude de la France face à la Congrégation des rites fait ici figure d'exemple type d'une indifférence profonde qui n'est pas même hostilité.
Comme quoi, les traditionnalistes ne sont pas forcément ceux que l'on croit :-D

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Re: Lettre ouverte aux Évêques de France

Message non lu par VexillumRegis »

J'ai passé quelques jours - hors dimanche - à la belle abbaye du Barroux en juin dernier.

J'y ai remarqué que, lors de la messe conventuelle qui suit l'office de tierce tous les matins, la secrète était chantée, alors que les rubriques de 1962 stipulent, à ma connaissance, que cette oraison doit être dite à voix basse...

On en tirera la conclusion que l'on voudra...

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Olivier JC
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Re: Lettre ouverte aux Évêques de France

Message non lu par Olivier JC »

Bonsoir,

Avant de tirer toute conclusion, peut-être conviendrait-il de s'interroger sur l'éventuelle existence d'un ordo bénédictin ?

Sinon, il faudra leur poser la question, tout simplement !

PS : Au passage, même si cela n'a aucun rapport, voici, trouvé, sur le site de l'Abbaye, du grand Ratzinger.

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