Théophane a écrit :Or quoi de plus naturel pour un homme ou une femme que d'être à genoux devant Dieu ?
Je ne sais pas si c'est si
naturel que ça ... Mais c'est infiniment légitime de le faire.
Personnellement, je m'agenouille rarement, en tout cas à la messe. Je garde la position debout suivie d'une inclination profonde. En revanche, je m'agenouille spontanément lors de l'adoration (et me prosterne même) ou lors du passage du Saint Sacrement (à Lourdes par exemple).
(NB : un peu moins souvent ces derniers temps, pour cause d'arthrose
).
Je goûte avec plaisir les mots de Charles Péguy :
- "Tous les prosternements du monde
- ne valent pas le bel agenouillement droit d’un homme libre.
Toutes les soumissions, tous les accablements du monde - ne valent pas une belle prière, bien droite agenouillée, de ces hommes libres-là.
Toutes les soumissions du monde - ne valent pas le point d’élancement, le bel élancement droit d’une seule invocation d’un libre amour".
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et, en même temps, je crois qu'au-delà du corps c'est l'attitude du coeur qui compte :
"ne mettez pas vos vêtements du dimanche, revêtez votre coeur du dimanche

" (interprétation personnelle et très libre des paroles d'Isaïe, qui dépasse, vous l'aurez compris, la question du vêtement et celle du dimanche).
Je crois qu'il est bon de laisser chacun libre de choisir la posture du corps qui lui convient le mieux pour manifester en toute vérité la posture de coeur qui est la sienne.
Fraternellement.
Jean-Mic