Il faut dire que Jésus ne mêlait pas la politique à la religion pour commencer.Kerniou :
Pour le Saint-Père, un réfugié est un réfugié. Quand jésus a guéri le serviteur du centurion romain, il n'a pas tenu compte du fait qu'il romain et pas juif. Certains ont pu dire qu'il favorisait le maintien des romains en Palestine ! D'autre pourraient penser que, comme le Pape François, Jésus n' a pas bien pris la mesure de la situation et s'est trompé !
Guérissant le serviteur, le Christ n'essayait pas de culpabiliser les pharisiens, leur suggérant de "prouver leur bonté" en faisant aussitôt des Romains de nouveaux membres du peuple juif. Et - encore !- pour devoir en faire des nouveaux juifs, entendons-nous ici, de nouveaux juifs qui pourraient légitimement continuer longtemps à ne rien vouloir savoir des lois en Israël, et parce que ce serait aux pharisiens de modifier leur loi en fonction de ces romains (!)
Quand le Christ allait voir le malheureux païen, comme celui possédé près la ville de Gérasa, après lui avoir rendu un fier service : il le retournait chez les siens. Il n'a jamais été question non plus que les Samaritains déménagent à Jérusalem.
Ne pas maltraiter l'étranger chez soi, ni réduire en esclavage le travailleur importé qui serait engagé à contrat, comme s'il faut respecter la vie de l'hôte de passage, sa famille ou ses biens, comme dirait la Bible : la chose n'a jamais voulu signifier qu'il fallait brader la nationalité des gens ou faire disparaître les frontières.
Maintenant
Avec cette fameuse générosité ou "charité chrétienne" que le pape veut promouvoir, l'on semble bien vouloir culpabiliser des catholiques (moi comme bien d'autres) de ne pas vouloir "acheter" le programme politique des républicains libéraux, socialistes, altermondialistes, sansfrontiéristes; de ne pas avaliser la posture de ceux qui méprisent franchement la nation ou l'État, ou celle des humanistes athées. C'est là que le bât blesse. Il y a comme une confusion d'ordre politique partisane.





