comme vous le mentionnez cette relation à la nourriture est sans aucun doute le fruit d'un vide intérieur.
Personnellement, et je pense que c'est le cas de beaucoup, la nourriture a toujours constitué un échappatoire en cas de stress, car c'est une satisfaction accessible et immédiate : pendant mes études au retour des cours c'était un sandwich, au boulot en cas de contrariété je peux boulotter les petits chocolats qui traînent à proximité, à d'autres moments je me mets à manger des choses que je ne consomme pas habituellement comme des chips...
De même qu'en cas de contrariété j'ai du prurit et y succomber est une satisfaction.
Mais quand je suis en paix, notamment en congés en plein-air, ni prurit ni "pulsion" alimentaire.
Et le fait que vous travaillez à domicile n'est bien sûr pas là pour aider car vous êtes totalement "libre" de suivre le "régime alimentaire" que vous voulez.
C'est déjà une grande grâce que vous ayez la Foi, et vous tourner vers Dieu est bien sûr essentiel.
Dans cette optique, si ça peut vous aider, mais il ne faudrait pas non plus trop vous culpabiliser, dites-vous bien que vous devez prendre soin du corps que Dieu vous met à disposition, et que vous l'éprouvez par ce régime alimentaire chaotique, en mettant en péril certaines de ses fonctions en altérant votre fécondité, car bien que vous ayez actuellement un idéal de vie ascétique, il y a mille façons de répondre à l'appel de Dieu, et peut-être pour vous sera-ce de fonder une famille, d'élever vos enfants dans la Foi, et ce don de vous auquel vous aspirez vous le ferez à votre famille.
Quoi qu'il en soit il vous faudrait sans doute diversifier vos activités.
Faites-vous des activités de plein air ?
Je pense notamment à de la randonnée, le plein-air aidant souvent l'esprit à se distraire, ne serait-ce que par la vision de choses diverses et variées changeant de celles vues mille fois de son quotidien, surtout si ce sont des beautés naturelles.
Selon le lieu où vous résidez c'est plus ou moins aisé, mais même à Paris, trou bétonné s'il en est, il y a des possibilités à quelques km, et des groupes en font régulièrement, une fois par semaine pour celui dont je fais partie (bien que j'y sois moins assidu).
Sinon Je suis persuadé que le sport est un bon remède car il incite :
- à penser à autre chose, voire à vous vider l'esprit, presque à vous décérébrer, faisant oublier les soucis,
- à respecter une certaine hygiène de vie en la rationalisant, en établissant notamment un cadre alimentaire, plus ou moins strict selon la pratique, limitant ainsi les débordements,
- à socialiser, ce qui oblige à s'aligner sur des pratiques alimentaires "standards".
Il y a bien sûr aussi des choses moins glorieuses comme la vanité qui pousse à se sculpter le corps pour s'aligner sur les standards de beauté, mais votre foi vous évitera de tomber dans ce travers.
Et ne vous étonnez pas de voir autant de sportifs amateurs de nos jours, cette activité étant aussi souvent le signe d'un vide que beaucoup essayent de combler ainsi, notamment en se fixant des objectifs, en réalisant des performances comme faire un marathon.
Je n'irai pas non plus jusqu'à dire que derrière chaque jogger se cache une ou des névroses, quoique...
Je connais beaucoup de "jeunes cadres dynamiques" qui comblent ainsi les nombreux moments de solitude ; et certains couples y ont trouvé là un liant supplémentaire, en attendant peut-être de fonder une famille.
Au delà de ça, toute activité vous sortant de ce carcan est bénéfique : sans doute du bénévolat dans votre paroisse, et/ou pour une association, vous aideront à casser ce cercle infernal.



