Le monastère bénédictin de Keur Moussa, situé à cinquante kilomètres de Dakar, vit au rythme de la liturgie de l'Église. Une liturgie singulière qui mêle chant grégorien et instruments traditionnels africains.
L’abbaye de Keur Moussa a été fondée en 1963 par neuf moines originaires de l’abbaye Saint Pierre de Solesmes (diocèse du Mans). L’archevêque de Dakar de l’époque, Mgr Marcel Lefèvre, avait demandé cette fondation en milieu musulman afin d’apporter là-bas un témoignage de vie de prière chrétienne. Frère Jean-Marie Vianney Rouzeaud, l’actuel prieur du monastère, explique à Aleteia que la vie monastique, née en Égypte, a des origines africaines. Il ajoute que la Règle de saint Benoît, composée au VIème siècle en Italie, a permis au cours des siècles « des adaptations très heureuses sur tous les continents et dans toutes les cultures ». Ainsi, elle a pu s’accorder avec les traditions culturelles du Sénégal.
Le père Dominique Catta, l’un des co-fondateurs de l’abbaye de Keur Moussa (Sénégal), est décédé à Dakar samedi 18 août à l’âge de 92 ans. Il a contribué toute sa vie au déploiement d’une liturgie mêlant chant grégorien et instruments traditionnels africains.
Le ministre de la Culture sénégalais, Abdou Latif Coulibaly, a fait part de son « immense tristesse » à la suite du décès, samedi 18 août, du père Dominique Catta, co-fondateur de l’abbaye de Keur Moussa, inaugurée en 1963 par Léopold Sédar Senghor. « C’est avec une profonde émotion et une tristesse immense et partagée que les communautés chrétiennes et musulmanes du Sénégal ont appris la montée auprès du Seigneur du père Dominique Catta », a-t-il déclaré dans un communiqué relayé par l’Agence de presse sénégalaise (APS). L’inhumation du religieux, décédé à l’âge de 92 ans, est prévue samedi prochain, 25 août, dans le monastère de Keur Moussa.