Benoît XVI in SPE SALVI a écrit :34.
Afin que la prière développe cette force purificatrice, elle doit, d'une part, être très personnelle, une confrontation de mon moi avec Dieu, avec le Dieu vivant. D'autre part, cependant, elle doit toujours être à nouveau guidée et éclairée par les grandes prières de l'Église et des saints, par la prière liturgique, dans laquelle le Seigneur nous enseigne continuellement à prier de façon juste.
Encore une fois, il est clair que la Liturgie n'est pas la prière personnelle et c'est pourquoi il faut respecter les normes Liturgiques sans y mettre son grain de sable.
De plus, le Pape enseigne clairement, à la suite de Dom Guéranger, que la Prière de l'Eglise ou Prière Liturgique doit être pur nous une source pour notre prière personnelle.
Si les 2 sortes de prières peuvent s'opposer dans certains sur le plan de la forme, sur le plan du fond elles sont complémentaires.
Boris a écrit : Encore une fois, il est clair que la Liturgie n'est pas la prière personnelle et c'est pourquoi il faut respecter les normes Liturgiques sans y mettre son grain de sable.
Monseigneur Fort dans son homélie pour l'ordination de l'abbé Michel Rabourdin a dit :
[…] Je veux donc écouter avec vous l’exhortation que vient de nous adresser le pape Benoît XVI. Il est nécessaire que les prêtres aient conscience que dans leur ministère ils ne doivent jamais se mettre au premier plan, eux-même ou leurs opinions. Ils doivent servir le Christ ! Toute tentative de s’imposer soi-même comme protagoniste de l’action liturgique contredit l’identité sacerdotale. Le prêtre est là plus que jamais serviteur, il doit s’engager continuellement à être un signe docile entre les mains du Christ pour renvoyer au Christ et cela se traduit particulièrement dans l’unité avec laquelle […?...] action liturgique en y adhérant de cœur et d’esprit, en évitant tout ce qui pourrait donner l’impression d’une initiative personnelle inopportune. […]
Et est-ce que dans le fond, la prière liturgique n'est pas la confrontation à notre pirère personnelle justement? C'est à dire que si "ma" "vision" de Dieu, du christ ou de la sainteté ou autre se trouve à être contredite par la liturgie, il me semble évident alors qu'au lieu de l'ajuster à moi, c'est plus juste de m'ajuster à elle... Il me semble que la liturgie soit surtout le tuteur qui nous permet de grandir en droiture en Dieu. Aussi, celui qui tordrait ce tuteur altèrerait en final la droiture attendu des fidèles... Est-ce que je pousse trop fort?
David
Comme un petit enfant, moi aussi, je veux me laisser prendre dans les bras de Dieu, mon Père en Jésus-Christ, me laisser asseoir sur ses épaules, et voir enfin, devant moi, au loin, s'élargir mes horizons.
C'est pourquoi il faut absolument chercher à respecter les normes.
En Liturgie, la forme prime sur le fond, car le fond est intouchable d'une part et d'autre part inaccessible sans la forme.