Bonjour Toto2,
Je partage vos inquiétudes, mais un partisan des réformes amazoniennes pourrait vous répliquer qu'il ne s'agit pas de donner aux prêtres la permission de se marier, mais d'ordonner des hommes déjà mariés, comme chez les Orientaux. Sait-on si sainte Brigitte avait en tête le mariage post-ordination ?
Sauf erreur, l'Eglise grecque orthodoxe a récemment permis, dans certains cas, le remariage des prêtres veufs, ce qui est une innovation absolue ! Je m'étonne que cela n'ait pas fait plus de bruit (à moins que je me trompe et que le monde orthodoxe en ait beaucoup parlé. Ne suivant guère leurs médias, je ne suis peut-être pas au courant)... D'une manière générale, Altior avait bien raison de mentionner que dans cette histoire de prêtres mariés, on ne parle jamais de toutes les règles qui entourent cette tradition dans le monde byzantin.
La tentation du cléricalisme
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Re: La tentation du cléricalisme
C'est pourquoi elle seule, prédestinée avant les générations et annoncée par les prophètes, la Mère du Créateur de tout l'univers, non seulement n'a participé en rien à la tache originelle, mais elle est toujours demeurée pure comme le ciel et toute belle. (extrait du règlement pour le monastère de Biélokrinitsa (1841)
Re: La tentation du cléricalisme
Bonjour Suliko
Votre rappel est tout à fait pertinent et je vous suis reconnaissant d'avoir réparé ce qui constituait une lacune dans mon exposé. Il est vrai que le paragraphe cité vise uniquement le mariage de prêtres. Néanmoins, au paragraphe précédent :
Votre rappel est tout à fait pertinent et je vous suis reconnaissant d'avoir réparé ce qui constituait une lacune dans mon exposé. Il est vrai que le paragraphe cité vise uniquement le mariage de prêtres. Néanmoins, au paragraphe précédent :
Donc s'il est vrai que le paragraphe que j'ai cité ne peut effectivement pas s'appliquer au Pape François, en revanche, on comprend au paragraphe précédent que les deux situations - mariage de prêtre ou ordination d'hommes mariés continuant à vivre in more uxorio - répugnent à Dieu.Mais après quelque temps que les prêtres anciens observaient cela, Dieu, par l’infusion de son Esprit, le versa au cœur du pape, pour qu’il ordonnât que désormais les prêtres qui consacreraient le corps précieux de Jésus-Christ ne seraient point mariés ni ne jouiraient des délices infâmes de la chair. Et partant, par l’ordonnance divine et par son juste jugement, il a été justement ordonné que les prêtres vivraient en la chasteté et continence de la chair, autrement qu’ils seraient maudits et excommuniés devant Dieu, et dignes d’être privés de l’office de prêtres, néanmoins que ceux qui s’amenderaient véritablement avec résolution de ne plus pécher, obtiendraient miséricorde de Dieu.
Si quelqu'un vient à vous sans cette doctrine, ne le saluez pas
que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d'y parler; [...] il est malséant à une femme de parler dans l'Église.
Nous réclamons la constance de votre zèle contre les ennemis du célibat ecclésiastique ....défendre de toutes vos forces une loi de si haute importance et de repousser les traits dirigés contre elle par des hommes que tourmentent les plus infâmes passions.
Omnes dii gentium daemonia
que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d'y parler; [...] il est malséant à une femme de parler dans l'Église.
Nous réclamons la constance de votre zèle contre les ennemis du célibat ecclésiastique ....défendre de toutes vos forces une loi de si haute importance et de repousser les traits dirigés contre elle par des hommes que tourmentent les plus infâmes passions.
Omnes dii gentium daemonia
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gerardh
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- Localisation : Le Chambon sur Lignon (France)
Re: La tentation du cléricalisme
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Bonjour,
Ce qui différencie les clercs de laïques c'est l'ordination.
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Bonjour,
Ce qui différencie les clercs de laïques c'est l'ordination.
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Cinci
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- Conviction : catholique perplexe
Re: La tentation du cléricalisme
Bonjour,
Si je poursuis, dans le 2e point abordé par Mgr de Moulin-Beaufort (entre les 12e et 23e minutes), il va partir de la parabole du Bon pasteur et ses brebis :
Dans la parabole de Jean au chapitre 10, le plus intéressant c'est que Jésus se présente comme la porte. Il est la porte par laquelle va devoir passer le pasteur qui n'est pas un voleur ou un brigand, la porte par laquelle les brebis vont pouvoir entrer et sortir librement. Il n'est qu'un seul pasteur pour les brebis soit celui qui donne sa vie pour ses brebis, qui a pouvoir de donner et de la reprendre. Le bon pasteur en suscite d'autres qui le seront eux aussi, pasteurs, dans la mesure ou ils passeront par Lui.
Notre ci-devant évêque s'appuiera en partie sur une analyse que saint Augustin aurait déjà fait à propos de cette parabole pour illustrer le point. Pour Augustin, ceux qui escaladent le mur pour pénétrer dans l'enclos et atteindre les brebis sont ceux qui se glorifient eux-mêmes, ceux qui se serviraient de leurs qualités ou compétences propres pour atteindre les brebis. Le pasteurs légitimes au contraire est celui qui s'humilie et passe par la porte. Jésus aurait institué des pasteurs d'un type nouveau en réalité, qui ne sont pas des successeurs des anciens prêtres du Temple mais des hommes chargés de rendre perceptible sa présence à Lui et son geste à Lui. On parle bien sûr, ici, du don de l'eucharistie, de sa parole.
Il poursuit plus loin disant qu'Augustin reconnaissait que parmi les pasteurs de l'Église de son temps il y avait des mercenaires, c'est à dire des gens qui ne sont pas prêts à donner leur vie, qui s'enfuirait plutôt quand vient le loup. Il s'agit de membres faibles.
La lutte contre le cléricalisme devrait aider, dit-il, à mieux mettre en lumière la nécessité du sacerdoce catholique et de la hiérarchie qui structure l'Église du Christ en faisant comprendre de quoi il s'agit.
Le pouvoir spirituel donné pas Jésus le Christ et Messie d'Israël à ses apôtres est un pouvoir considérable : faire passer de l'esclavage du péché à la liberté de l'Esprit Saint, de la mort à la vie, anticiper sur le Jugement de Dieu et la vie éternelle. Aucune puissance ne peut rien promettre de cela qu'elle soit politique, économique, culturelle et ni en un sens religieuse. D'ou la tentation constante de ces puissances de confisquer ce pouvoir spirituel à leur profit.
Et le cléricalisme
Le cléricalisme naîtrait donc de l'insuffisante perception (parmi des pasteurs de l'Église) de la force de ce pouvoir conféré par le Christ. Le risque consiste en ce que ces pasteurs chercheront à se rendre plus efficaces en passant par ailleurs que par l'unique porte, s'efforçant de joindre les brebis par d'autres caractéristiques que celles, seules, que leur donne le Christ. Les pouvoirs reçus par l'ordination sont si grands qu'ils doivent être exercé avec une grande mesure et qu'ils appellent un vrai dépouillement des attraits de tout pouvoir. Une insuffisante considération de la grandeur que ces pouvoirs confèrent à ceux qui sont ordonnés et une certaine naïveté sociologique à l'égard de ce qu'est un pouvoir contribuent à rendre possible des abus de pouvoir, et qui, éventuellement, se prolongent dans des abus sexuels.
Le cléricalisme naîtrait aussi du statut de mercenaire dans l'Église, dans ce corps unifié de l'unique et vrai pasteur. Si trop nombreux sont ceux qui se dispensent de l'effort de donner leur vie pour les brebis alors ce corps se mue en un corps de fonctionnaires, un corps de clercs compétents pour transmettre un savoir et exécuter des prestations, des rites, mais qui ne sont plus l'instrument de l'unique et bon pasteur et soit celui qui donne sa vie pour les brebis.
La parabole serait un appel à la lucidité.
Qui ne passe pas par la porte n'est pas seulement un mauvais pasteur, il est un voleur et un brigand. Il n'est pas de juste milieu. Il ne vient que pour égorger et détruire. Donc, celui qui prétend rejoindre les brebis du Seigneur comme le Seigneur le ferait mais sans passer par Lui ne peut qu'égorger et détruire. Les pasteurs qui utilisent d'autres moyens d'action que ceux que Jésus met dans leurs mains pour atteindre le coeur de ses brebis ne peuvent que provoquer la désolation et abîmer fortement la vitalité spirituelle de ceux et celles à qui il se seront adressé.
------
Commentaire personnel :
En somme, les clercs déviants sont tels des membres faibles qui oublient ou qui négligent de considérer à quelle vraie dignité leur ordination les aurait appelés. Ce sont des clercs qui en viennent à se comporter comme de vrais mercenaires.
Si je poursuis, dans le 2e point abordé par Mgr de Moulin-Beaufort (entre les 12e et 23e minutes), il va partir de la parabole du Bon pasteur et ses brebis :
Dans la parabole de Jean au chapitre 10, le plus intéressant c'est que Jésus se présente comme la porte. Il est la porte par laquelle va devoir passer le pasteur qui n'est pas un voleur ou un brigand, la porte par laquelle les brebis vont pouvoir entrer et sortir librement. Il n'est qu'un seul pasteur pour les brebis soit celui qui donne sa vie pour ses brebis, qui a pouvoir de donner et de la reprendre. Le bon pasteur en suscite d'autres qui le seront eux aussi, pasteurs, dans la mesure ou ils passeront par Lui.
Notre ci-devant évêque s'appuiera en partie sur une analyse que saint Augustin aurait déjà fait à propos de cette parabole pour illustrer le point. Pour Augustin, ceux qui escaladent le mur pour pénétrer dans l'enclos et atteindre les brebis sont ceux qui se glorifient eux-mêmes, ceux qui se serviraient de leurs qualités ou compétences propres pour atteindre les brebis. Le pasteurs légitimes au contraire est celui qui s'humilie et passe par la porte. Jésus aurait institué des pasteurs d'un type nouveau en réalité, qui ne sont pas des successeurs des anciens prêtres du Temple mais des hommes chargés de rendre perceptible sa présence à Lui et son geste à Lui. On parle bien sûr, ici, du don de l'eucharistie, de sa parole.
Il poursuit plus loin disant qu'Augustin reconnaissait que parmi les pasteurs de l'Église de son temps il y avait des mercenaires, c'est à dire des gens qui ne sont pas prêts à donner leur vie, qui s'enfuirait plutôt quand vient le loup. Il s'agit de membres faibles.
La lutte contre le cléricalisme devrait aider, dit-il, à mieux mettre en lumière la nécessité du sacerdoce catholique et de la hiérarchie qui structure l'Église du Christ en faisant comprendre de quoi il s'agit.
Le pouvoir spirituel donné pas Jésus le Christ et Messie d'Israël à ses apôtres est un pouvoir considérable : faire passer de l'esclavage du péché à la liberté de l'Esprit Saint, de la mort à la vie, anticiper sur le Jugement de Dieu et la vie éternelle. Aucune puissance ne peut rien promettre de cela qu'elle soit politique, économique, culturelle et ni en un sens religieuse. D'ou la tentation constante de ces puissances de confisquer ce pouvoir spirituel à leur profit.
Et le cléricalisme
Le cléricalisme naîtrait donc de l'insuffisante perception (parmi des pasteurs de l'Église) de la force de ce pouvoir conféré par le Christ. Le risque consiste en ce que ces pasteurs chercheront à se rendre plus efficaces en passant par ailleurs que par l'unique porte, s'efforçant de joindre les brebis par d'autres caractéristiques que celles, seules, que leur donne le Christ. Les pouvoirs reçus par l'ordination sont si grands qu'ils doivent être exercé avec une grande mesure et qu'ils appellent un vrai dépouillement des attraits de tout pouvoir. Une insuffisante considération de la grandeur que ces pouvoirs confèrent à ceux qui sont ordonnés et une certaine naïveté sociologique à l'égard de ce qu'est un pouvoir contribuent à rendre possible des abus de pouvoir, et qui, éventuellement, se prolongent dans des abus sexuels.
Le cléricalisme naîtrait aussi du statut de mercenaire dans l'Église, dans ce corps unifié de l'unique et vrai pasteur. Si trop nombreux sont ceux qui se dispensent de l'effort de donner leur vie pour les brebis alors ce corps se mue en un corps de fonctionnaires, un corps de clercs compétents pour transmettre un savoir et exécuter des prestations, des rites, mais qui ne sont plus l'instrument de l'unique et bon pasteur et soit celui qui donne sa vie pour les brebis.
La parabole serait un appel à la lucidité.
Qui ne passe pas par la porte n'est pas seulement un mauvais pasteur, il est un voleur et un brigand. Il n'est pas de juste milieu. Il ne vient que pour égorger et détruire. Donc, celui qui prétend rejoindre les brebis du Seigneur comme le Seigneur le ferait mais sans passer par Lui ne peut qu'égorger et détruire. Les pasteurs qui utilisent d'autres moyens d'action que ceux que Jésus met dans leurs mains pour atteindre le coeur de ses brebis ne peuvent que provoquer la désolation et abîmer fortement la vitalité spirituelle de ceux et celles à qui il se seront adressé.
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En somme, les clercs déviants sont tels des membres faibles qui oublient ou qui négligent de considérer à quelle vraie dignité leur ordination les aurait appelés. Ce sont des clercs qui en viennent à se comporter comme de vrais mercenaires.
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