Popeye,
entendons nous bien.
popeye a écrit :Tout le problème est que je ne vais pas à la Messe pour combattre l'horreur, mais pour communier avec paix,
Entièrement d'accord.
Mais ce n'est pas en allant à la messe que vous convertirez les hérétiques (sauf par la prière qui bien sur est la méthode la plus efficace).
C'est par la participation à certaines activités comme de demander des messes respectant les normes.
Justement à propos des normes :
popeye a écrit :Doctrina et Exemplo, validé par Paul VI en 1965, n°4 a écrit :Comme acte public de l'Église, le culte liturgique est nécessairement hiérarchique et, par conséquent, soumis aux prescriptions de l'Autorité compétente. Il s'en suit que la désobéissance aux prescriptions de la loi, résultant de préférences personnelles, altère la nature de l'acte qui n'est plus liturgique ; ce n'est plus le culte de l'Église, mais la prière privée d'un individu ou d'une faction.
Oui, et alors.
Alors, justement ce qui est célébré dans les églises n'est pas le NOM : rien à voir avec la PGMR, encore moins celle de 2002 !
popeye a écrit :Le texte rédigé il y a quarante ans par les Cardinaux Ottaviani et Bacci demeure aujourd'hui d'actualité, à raison dont de facto le NOM est et continue d'être célébré !
Je suis bien d'accord comme je l'ai dit que la lettre peut continuer à être appliquée aux pratiques en vigueur dans les églises paroissiales mais l'honnêteté intellectuelle commande de reconnaître que cela n'a rien à voir avec le NOM.
Quels sont les points communs entre ce que vous critiquez et la Messe telle que le Pape la célèbre, en particulier dimanche dernier ?
De plus, Paul VI en signant Doctrina et Exemplo dit explicitement que ces pratiques à la limite de l'hérésie (mais de quel coté de la limite ??) ne sont ni la Liturgie et donc encore moins la prière de l'Eglise.
Donc, la lettre des cardinaux n'est pas ou plus applicable à la Liturgie de l'Eglise mais uniquement aux pastiches de mauvais goût que des laïco-clero-marxistes continuent à nous servir.
Le pire étant que ces "laïco-clero-marxistes" sont de moins en moins marxistes mais pas pour autant catholiques dans leur prière.
C'est aussi pour cela que je critique les communautés nouvelles qui font certes un travail remarquables sur bien des points, sauf sur la Liturgie pour laquelle elles n'expriment pas l'intérêt que l'on est en droit d'attendre :
Vatican II, Sacrosanctum Concilium, 1963 a écrit :
2.
En effet, la liturgie, par laquelle, surtout dans le divin sacrifice de l'Eucharistie, "s'exerce l'oeuvre de notre rédemption(1)", contribue au plus haut point à ce que les fidèles, par leur vie, expriment et manifestent aux autres le mystère du Christ et la nature authentique de la véritable Eglise. Car il appartient en propre à celle-ci d'être à la fois humaine et divine, visible et riche de réalités invisibles, fervente ans l'action et occupée à la contemplation, présente dans le monde et pourtant étrangère. Mais de telle sorte qu'en elle ce qui est humain est ordonné et soumis au divin ; ce qui est visible à l'invisible; ce qui relève de l'action, à la contemplation ; et ce qui est présent, à la cité future que nous recherchons(2). Aussi, puisque la liturgie édifie chaque jour ceux qui sont au-dedans pour en faire un temple saint dans le Seigneur, une habitation de Dieu dans l'Esprit(3), jusqu'à la taille qui convient à la plénitude du Christ(4), c'est d'une façon étonnante qu'elle fortifie leurs énergies pour leur faire proclamer le Christ, et ainsi elle montre l'Eglise à ceux qui sont dehors comme un signal levé devant les nations(5), sous lequel les enfants de Dieu dispersés se rassemblent dans l'unité(6) jusqu'à ce qu'il y ait une seule bergerie et un seul pasteur(7).
(1) Secrète du IX dimanche après la Pentecôte (2) cf. He 13,14. (3) Cf. Ep 2,21-22. (4) Cf. Ep 4,13. (5) Cf. Is 11,12. (6) Cf. Jn 11,52. (7) Cf. Jn 10,16
[...]
10.
Toutefois, la liturgie est le sommet auquel tend l'action de l'Eglise, et en même temps la source d'où découle toute sa vertu. Car les labeurs apostoliques visent à ce que tous, devenus enfants de Dieu par la foi et le baptême, se rassemblent, louent Dieu au milieu de l'Eglise, participent au sacrifice et mangent la Cène du Seigneur.
En revanche, la liturgie elle-même pousse les fidèles rassasiés des "mystères de la Pâque" à n'avoir plus "qu'un seul coeur dans la piété (26)" ; elle prie pour "qu'ils gardent dans leur vie ce qu'ils ont saisi par la foi"(27) ; et le renouvellement dans l'Eucharistie de l'alliance du Seigneur avec les hommes attire et enflamme les fidèles à la charité pressante du Christ. C'est donc de la liturgie, et principalement de l'Eucharistie, comme d'une source, que la grâce découle en nous et qu'on obtient avec le maximum d'efficacité cette sanctification des hommes dans le Christ, et cette glorification de Dieu, que recherchent, comme leur fin, toutes les autres oeuvres de l'Eglise.
(26) Postcommunion pour la Vigile et le dimanche de Pâques. (27) Oraison de la messe du mardi de Pâques.