J'aimerais aborder avec vous la question théorique de la légitime défense et du christianisme s'il vous plait.
D'après les commandements, il est interdit de tuer autrui. Cependant, dans le catéchisme, l'Eglise prévoit deux cas d'exception : la légitime défense et la peine de mort.
http://www.vatican.va/archive/FRA0013/_P7U.HTM
Je viens de regarder l'interview de l'abbé Pagès indiquée sur un autre topic :
http://fr.gloria.tv/?media=307482
Toutefois, l'abbé Pagès évoque surtout le cas de la légitime défense collective des chrétiens en terre de conflit.
Hors, ce qui me pose question, c'est la légitime défense dans le cadre individuel, familial ou un cadre un peu plus élargi éventuellement, non pas selon la loi (j'ai lu ce que reconnaît la loi à ce sujet) mais selon la doctrine et la morale catholique.
Sur un autre forum, on m'a cité ce passage de Mathieu :
Matthieu 5.38. Vous avez entendu qu’il a été dit : Œil pour œil, dent pour dent.
39 Mais moi je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, tends-lui aussi l’autre.
40 Si quelqu’un veut te traîner en justice, et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau.
41 Si quelqu’un te force à faire un mille, fais-en deux avec lui.
42 Donne à celui qui te demande, et ne te détourne pas de celui qui veut emprunter de toi.
Auquel on peut ajouter le passage :
D'après ces passages, même en situation d'extrême danger, il faudrait préférer se laisser mourir (ou être tué) que de porter la main sur autrui.26.50
Jésus lui dit: Mon ami, ce que tu es venu faire, fais-le. Alors ces gens s'avancèrent, mirent la main sur Jésus, et le saisirent.
26.51
Et voici, un de ceux qui étaient avec Jésus étendit la main, et tira son épée; il frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui emporta l'oreille.
26.52
Alors Jésus lui dit: Remets ton épée à sa place; car tous ceux qui prendront l'épée périront par l'épée.
26.53
Penses-tu que je ne puisse pas invoquer mon Père, qui me donnerait à l'instant plus de douze légions d'anges?
26.54
Comment donc s'accompliraient les Écritures, d'après lesquelles il doit en être ainsi?
Mais prenons un exemple concret :
- dans une situation de danger immédiat, un homme connu ou inconnu arrive vers toi et tenter de te planter un coup de couteau (exemple de danger immédiat et mortel visant soi-même)
- dans une situation de danger immédiat, un homme connu ou inconnu arrive vers un autre homme et tente de lui planter un coup de couteau (exemple de danger immédiat et mortel visant autrui)
- un homme tente de te violer ou de violer ta femme dans la rue (exemple de danger immédiat mais non mortel visant soi-même ou un proche)
- ou bien dans la rue, on surprendre trois types en train d'abuser une jeune fille inconnue (exemple de danger immédiat mais non mortel visant autrui)
Quand la légitime défense peut-elle d'un point de vue catholique moralement être défendue ? Dans lequel des 4 cas précédents est-il concrètement autorisé en dernier recours de tuer l'agresseur ou les agresseurs ?
Si on a fait usage de la légitime défense et tué, est-ce péché ? Le remords et la confession suffisent-ils alors ?
Selon l'évangile, rien ne justifie de tuer ou de se défendre et mieux vaut se laisser tuer ou laisser un inconnu violer sa femme que de porter la main sur l'agresseur.
Selon le catéchisme, la légitime défense est reconnue parce que sa propre vie passe avant celle d'autrui, mais il n'y a pas le détail des situations auxquelles elle s'applique.
S'il vous plait, qu'en pensez-vous ?





