[Rapport SAUVÉ de la commission CIASE] Analyse et critiques ; réponses de l'Eglise en France
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Altior
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Re: [Rapport SAUVÉ de la commission CIASE] Analyse et critiques
Une chose est sûre: ce n'est pas à cause du secret de la confession que nous avons tant de prêtres homosexuels. Ne vaudrait-il pas mieux de s'attaquer aux vraies causes, dont le manque de foi en est, à mon avis, la première ?
Re: [Rapport SAUVÉ de la commission CIASE] Analyse et critiques
Il arrive exactement ce que je craignais : vous n'avez pas lu ce que j'ai écrit sur le sujet.nicolas-p a écrit : ↑ven. 08 oct. 2021, 21:15 Mais la confession est plus que cela c'est un face à face avec le
Christ et même un pape ne peut lever ce secret.
De toute façon, on le sait très bien, aucun abuseur n'ira se dénoncer en confession surtout et particulièrement si il sait qu'il sera dénoncer.
Alors que vous y réfléchissez en extérieur depuis quelques heures, sans vraie souffrance, pendant des années j'y ai réfléchi dans les larmes et le sang parce que pour moi c'était une question de survie spirituelle.
J'y ai un temps même sacrifié mon avenir, mes études, ma santé, l'affection de proches, etc. (je ne dirais pas ma vie, car elle avait été déjà sacrifiée par d'autres, en bonne et due forme... il ne m'en restait qu'un simulacre, ce pour quoi je pouvais tout sacrifier ou sinon il aurait fallu "refouler" pour éviter la souffrance.
Je vous en donne en condensé le résumé, l'issue lumineuse, et vous la traitez comme un petit trou dans le mur : là est votre lâcheté, sachez au moins quoi et pourquoi vous reprocher quelque chose !
Oui le proverbe a raison : la meilleure façon de cacher quelque chose, c'est de l'exposer en pleine lumière !
J'en ai maintes fois fait l'expérience en milieu professionnel : celui qui sait doit se taire, faire preuve de patience, épouser les méandres approches des autres et patiemment les conduire à la sortie qu'il connaît : j'espérais (mais sans y croire, je ne suis pas blasé mais sagace) qu'au sein d'une Eglise qui croit en la résurrection ce serait différent !
Il faut cependant se faire écouter, pour cela être "gentil", ne pas froisser, patient, aimable, alors qu'on a tant envie de... Car sinon ils passeront à côté de la vérité sans la voir, et prétendront même le contraire ensuite... voire encore vous feront taire !
Alors 1 : un pape peut lever ou modifier les conditions de ce secret : les premières confessions étaient publiques et collectives, relisez les actes des apôtres et St Paul !
Par ailleurs le ministre de la justice lui-même a fourché : ce que le civil veut c'est que cela cesse : eh bien cela peut cesser sans dénonciation au civil.
- Si le secret reste au sein de l'Eglise, et n'en sort que si la victime se décide à porter plainte (car elle peut aussi décider de pardonner en obligeant le prédateur à ne plus récidiver
Si la personne à qui on parle du secret est la victime : qui sait déjà le secret - y a -t-il violation ?
Alors qu'elle sait qu'il y a un confesseur qui sait, et que pétrie de la peur et de menaces elle se tait, croyez-vous qu'elle croira que l'Eglise qui sait et qui ne fait rien est l'Eglise de Jésus qui peut la sauver ?
Alors elle a été abusée une seconde fois, et la pire !!!!
Cet échec est l'échec de l'Eglise, sa condamnation. elle ne remplit plus sa mission, s'en, montre incapable - et à cause d'une mauvaise compréhension du secret de confession.
DE CONFESSION : c'est à dire que la victime qui n'a pas péché, logiquement, n'a rien à en dire de ce qu'elle a subi en confession !
Et cela restera sa parole, tandis que le prédateur, ce qu'il dit est la preuve de la réalité du péché !
Quelle libération pour sa victime!, rien que déjà soit reconnu ce qu'elle a subi pour VRAI ! Et cela grâce à l'Eglise, à la confession qui est le sacrement du pardon, de la réconciliation, du recouvrement de la grâce et non de la perdition...
Bien sûr, que la victime soit sortie de sa culpabilité et de sa honte, fera qu'elle pourra porter plainte alors qu'elle ne le faisait pas...
Mais le prédateur, s'il a la foi, s'il veut le pardon, ne doit-il pas avant toute chose se sortir de son péché, et pour cela le réparer et pour cela au moins demander pardon à la victime, enlever et s'excuser de ses menaces pour qu'elle se taise et puisse vivre !!!!!
N'est-ce pas là une condition indispensable au repentir, au ferme propos, à la pénitence !
Si donc il se dérobe et il peut mentir, c'est qu'il n'a pas la foi.
Il n'aura pas l'absolution (la demander est presque une stupidité, mais il y a parfois de ces contradictions dans l'homme pécheur, et le sacrement est là pour les résoudre). son secret sera alors gardé, oui, mais il ne fera plus partie de l'Eglise et il n'y aura aucune raison à en donner : excommunié ipso facto, rendu à l'état laïc au moins, vu la gravité du péché.
Ne comprenez-vous pas que ce cas extrême nous dit ce que devrait être le protocole de la confession dans tous les cas !
Que vous êtes durs de la feuille !!!!! Et ce n'est ni la première ni la dernière fois qu'il me faudra le crier sur tous les toits, en pure perte !
Quand il reviendra, car Il reviendra, la foi, il ne la trouvera plus que chez les victimes, celles dont il a fait les louanges dans ces béatitudes qui vous font pousser des "oh !" et des Ah ! " jouer aux prophètes et aux docteurs, mais le moment de les vivre, et encore par procuration, il n'y a plus personne que des gens qui se questionnent !!!!
Et qui certains pour comble en font reproche au dernier concile qui a au moins contribué à libérer un peu la parole ! Le péché contre l'Esprit n'est pas loin... Instrumentalisant cela aussi pour les besoin de leur utopie nauséabonde et qui divise l'Eglise.
Non, je ne suis pas en colère, elle est refroidie depuis longtemps, je fais semblant pour vous aider à comprendre et ouvrir vos coeurs de pierre !
Désolé Nicolas, si je m'exprime sur vos propos, c'est que vous êtes avec Ombiace plus prêt de comprendre que d'autres...
Aurez-vous noté que je n'ai ici écrit que sous un petit 1 ?
Alors quand sera-t-il possible d'aborder la suite ? je le crains, avec certains : JAMAIS !
Re: [Rapport SAUVÉ de la commission CIASE] Analyse et critiques
Bonjour cher cmoi,
Hier je me trouvais dans la perplexité sur la dimension "cautionnante" de ma pratique du culte, mais ce matin, avant votre intervention, j'avais résolu de continuer à fréquenter les sacrements.
Sans être très engagé au sein de l'Eglise, je me plais à penser que je ne suis pas "désengagé", donc, quand vous estimerez que les conditions seront favorables, je vous invite, quant à moi, à envisager la suite de votre discours.
Nous avons en effet en commun, j'ai l'impression, de souhaiter qu'un terme soit mis à ces sinistres mœurs
Hier je me trouvais dans la perplexité sur la dimension "cautionnante" de ma pratique du culte, mais ce matin, avant votre intervention, j'avais résolu de continuer à fréquenter les sacrements.
Vous parliez à Nicolas, mais m'avez cité également, alors je prends la plume :
Sans être très engagé au sein de l'Eglise, je me plais à penser que je ne suis pas "désengagé", donc, quand vous estimerez que les conditions seront favorables, je vous invite, quant à moi, à envisager la suite de votre discours.
Nous avons en effet en commun, j'ai l'impression, de souhaiter qu'un terme soit mis à ces sinistres mœurs
- nicolas-p
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Re: [Rapport SAUVÉ de la commission CIASE] Analyse et critiques
J'entends cmoi vos cris.
Je ne peux vous répondre pour l'instant face à tant de vérité de connaissances dans vos propos que je ne perçois pas avec ma vue bien étriquée et courte et que je dois intégrer.
J'accepte avec humilité toutes mes erreurs ,maladresses voir stupidités qui sont le fait d'une personne externe à ces abus et comme vous dites le fait d'un ignorant.
Sachez qu'il n'y a aucune volonté de ma part de protéger qui que ce soit ou défendre ou minimiser le crime de coupables de sauver les meubles, de s'auto protéger ou d'oublier les victimes.
Votre connaissance de tout cela pour l'avoir vécu dans votre chair et votre âme vous place au dessus de tous pour comprendre.
C'est donc une leçon méritée que je reçois et je souhaite que l'église puisse avancer avec des personnes comme vous.
Malheureusement je crains vous l'avez bien compris la confrontation gouvernement- église. Car il s'agira je crois (peut-être à tort) non pas d'avancer comme avec vous mais de contraindre, d'assujettir en se servant de vos souffrances à vous victimes.
Veuillez bien tenir compte je vous en prie encore de mon ignorance dans le jugement de mes propos, de ma sincère sollicitude , mon soutien à vous et tous ceux blessés, mis a terre, détruits. Mes prières aussi surtout.
mais continuez aussi je vous en prie et sans complaisance de relever, corriger toutes mes stupidités, remarques blessantes ou mon manque de charité involontaire mais pourtant réel.
J'apprends de vous.
Merci pour cela.
Je me permet de rappeler vos propos sur le fil d'a côté :
https://www.cite-catholique.org/viewtop ... 02#p441002
Je ne peux vous répondre pour l'instant face à tant de vérité de connaissances dans vos propos que je ne perçois pas avec ma vue bien étriquée et courte et que je dois intégrer.
J'accepte avec humilité toutes mes erreurs ,maladresses voir stupidités qui sont le fait d'une personne externe à ces abus et comme vous dites le fait d'un ignorant.
Sachez qu'il n'y a aucune volonté de ma part de protéger qui que ce soit ou défendre ou minimiser le crime de coupables de sauver les meubles, de s'auto protéger ou d'oublier les victimes.
Votre connaissance de tout cela pour l'avoir vécu dans votre chair et votre âme vous place au dessus de tous pour comprendre.
C'est donc une leçon méritée que je reçois et je souhaite que l'église puisse avancer avec des personnes comme vous.
Malheureusement je crains vous l'avez bien compris la confrontation gouvernement- église. Car il s'agira je crois (peut-être à tort) non pas d'avancer comme avec vous mais de contraindre, d'assujettir en se servant de vos souffrances à vous victimes.
Veuillez bien tenir compte je vous en prie encore de mon ignorance dans le jugement de mes propos, de ma sincère sollicitude , mon soutien à vous et tous ceux blessés, mis a terre, détruits. Mes prières aussi surtout.
mais continuez aussi je vous en prie et sans complaisance de relever, corriger toutes mes stupidités, remarques blessantes ou mon manque de charité involontaire mais pourtant réel.
J'apprends de vous.
Merci pour cela.
Je me permet de rappeler vos propos sur le fil d'a côté :
https://www.cite-catholique.org/viewtop ... 02#p441002
Re: [Rapport SAUVÉ de la commission CIASE] Analyse et critiques
Voilà typiquement une intervention de traditionaliste, mais avant de m’en expliquer je vais y répondre et pour cela commencer par l’applaudir : en effet, ce qui est une chance FORMIDABLE et providentielle dans la pédophilie, c’est que plus personne pas même dans la société civile ne conteste que c’est un très grand mal.
Ce qui n’est pas le cas pour l’homosexualité.
Et en effet, oui, le manque de foi est une des sinon LA première cause. Mais en disant cela il faudrait auparavant définir ce qu’est la foi, et comment la retrouver, ou l’acquérir, la faire grandir, etc.
Et comme chacun sait que chacun la perd et la retrouve tous les jours, ne serait-ce que par ses péchés qui la renient, ne pas en parler c’est cacher qu’on n’a rien résolu…
C’est plus facile de la lancer en pâture en s’en lavant les mains et de s’asseoir auguste et solennel sur le trône réservé à ceux qui ont compris d’où vient le mal et qui en sont épargnés – pas seulement s’en croient, non non, le sont.
En tout cas de ce mal-là – toute la finesse est là… Et il ne parle que pour lui ! Et à tout péché miséricorde…
Pourquoi une réponse de tradi ? Eh bien parce que du coup, il n’a plus à se salir les mains avec la pédophilie dans l’Eglise, il a botté en touche sans rien résoudre, mais indiqué la voie : bravo l’artiste !
Et il va camper devant jusqu’à ce que tout le monde y soit passé, sans rien faire d’autre qu’assister à des liturgies tridentines (c’est bien connu : ce sacrifice répare tout !) il ne passera que le dernier la porte puisque lui en a moins besoin que les autres…
Exit le besoin de faire des études profanes et même religieuses s’il faut ouvrir certains livres récents, le souci de démontrer que l’homosexualité est un péché (pour lui, il suffit que ce soit marqué dans la bible et cela suffit…) pas besoin de dialoguer avec ceux qui pensent que non pour les en convaincre, c’est fatiguant de se casser la tête et de reconnaître qu’on est « à sec », il y a les « conciliaires » pour çà…
Et pour ce qui est de la foi, il y a le catéchisme et les pères et docteurs de l’Eglise. Et si cela ne suffit pas, c’est parce que nous n’avons pas assez cherché, lui n’en a pas besoin ni de trouver la réponse qui convient et s’adapte à chacun aujourd’hui : il en a parfois quand même quelques-unes de bonnes, à nous de trouver comment les adapter pour les autres…
Faut-il que je continue ? On dira que je suis désagréable…
Re: [Rapport SAUVÉ de la commission CIASE] Analyse et critiques
Ombiace,
Votre message m’a fort touché, et vos scrupules vous honorent.
D’ailleurs si je témoignais vraiment, exhaustivement, de tous les abus sexuels subis, il n’est pas exclu que certains se suicideraient rien qu’à l’entendre et j’aurais cela sur la conscience.
Je n’ai pas non plus la prétention de représenter à moi tout seul toutes les victimes, mais de proposer un cadre protecteur pour l’avenir et permettant aussi à chacune d’exprimer sa souffrance dans un cadre qui puisse lui servir de repère spirituel qui soit digne de ce qu’il prétend être.
Il ne suffit pas de supplier, même si je le comprends, comme Benoit XVI (ma sainte grand-mère l’a en cela précédé de plusieurs décennies) : « ne quittez pas l’Eglise, elle seule détient les clefs du ciel ! »
Car dans un tel contexte que certains commencent à peine de réaliser, et que la plupart continueront de refuser (d’y intégrer toutes les données), cela devient un autre abus !
Votre message m’a fort touché, et vos scrupules vous honorent.
Oui, c’est pour moi la priorité. Je n’ai pas l’envie d’étaler mes souffrances, elles m’unissent aux plaies du Christ plus étroitement que tout sacrement, et ce n’est pas même l’Eglise que je voudrais voir s’y mêler ou s’y introduire, pas même pour dresser un cordon sanitaire autour, maintenant qu’il est trop tard.
D’ailleurs si je témoignais vraiment, exhaustivement, de tous les abus sexuels subis, il n’est pas exclu que certains se suicideraient rien qu’à l’entendre et j’aurais cela sur la conscience.
Je n’ai pas non plus la prétention de représenter à moi tout seul toutes les victimes, mais de proposer un cadre protecteur pour l’avenir et permettant aussi à chacune d’exprimer sa souffrance dans un cadre qui puisse lui servir de repère spirituel qui soit digne de ce qu’il prétend être.
Il ne suffit pas de supplier, même si je le comprends, comme Benoit XVI (ma sainte grand-mère l’a en cela précédé de plusieurs décennies) : « ne quittez pas l’Eglise, elle seule détient les clefs du ciel ! »
Car dans un tel contexte que certains commencent à peine de réaliser, et que la plupart continueront de refuser (d’y intégrer toutes les données), cela devient un autre abus !
Re: [Rapport SAUVÉ de la commission CIASE] Analyse et critiques
Bonjour Nicolas,
Soyez certain que je vous comprends et ne vous reproche rien…
L’Eglise opposera toujours le secret au gouvernement, à lui de faire avec : par la persécution stupide et vaine, qui aboutira à des échecs encore plus complets, à des hypocrisies, etc. - ou la compréhension.
Pour l’aider à ce que ce soit par la compréhension, il y a l’assurance que l’Eglise peut lui donner qu’elle se servira du secret de confession (dans un sens plus élargi et communautaire) pour que le prédateur soit soigné et guéri, c’est d’ailleurs sa mission.
La société Civile doit de son côté reconnaître que ses prisons et ses thérapies ne garantissent pas davantage le succès et plutôt moins, si l’Eglise promet de faire son boulot. Ce qui n’exclut pas qu’il y ait des reports sur des tribunaux civils, mais pas toujours, et pas par une dénonciation systématique qui serait contre-productive.
C’est pourtant fort simple à comprendre !
Soyez certain que je vous comprends et ne vous reproche rien…
Non pas au-dessus, mais au cœur oui je le crois, et pour l’avoir tant cherché…
Elle est à craindre en effet, et c’est pourquoi j’ose quitter mon mutisme sur le sujet.
L’Eglise opposera toujours le secret au gouvernement, à lui de faire avec : par la persécution stupide et vaine, qui aboutira à des échecs encore plus complets, à des hypocrisies, etc. - ou la compréhension.
Pour l’aider à ce que ce soit par la compréhension, il y a l’assurance que l’Eglise peut lui donner qu’elle se servira du secret de confession (dans un sens plus élargi et communautaire) pour que le prédateur soit soigné et guéri, c’est d’ailleurs sa mission.
La société Civile doit de son côté reconnaître que ses prisons et ses thérapies ne garantissent pas davantage le succès et plutôt moins, si l’Eglise promet de faire son boulot. Ce qui n’exclut pas qu’il y ait des reports sur des tribunaux civils, mais pas toujours, et pas par une dénonciation systématique qui serait contre-productive.
C’est pourtant fort simple à comprendre !
Re: [Rapport SAUVÉ de la commission CIASE] Analyse et critiques
Je m'étais aussi fait la réflexion que ce pourrait être une forme de fécondité heureuse, en tout cas ces souffrances ne seraient-elles plus qu' uniquement stériles
Je ne vois cependant guère comment servir cette cause. Poser des questions pertinentes? Oui, mais lesquelles ?
Je ne sais pas par quel angle aborder le problème
J'entends bien, mais quant à donner des détails, j'espère que vous pouvez nous épargner ceux qui sont concrets et scabreux. Je suis assez peu friand de ce type de littérature. Donc, si vous pouvez vous contenter de la dimension psychologique, je crois que je l'encaisserais mieux
PS Prenez le temps de bien vous rendre clair. J'ai compris ce que vous m'écriviez, mais pas tout ce que vous écriviez à Altior, ni à Nicolas. A moins que ce soit mes limites d'entendement. Désolé
Re: [Rapport SAUVÉ de la commission CIASE] Analyse et critiques
Je pense que la première chose à faire pour vous c’est de ne pas culpabiliser, de cesser d’avoir honte : cela ne peut que « nous » agacer, à la longue !
Il serait préférable d’écouter votre colère, car elle devrait aussi exister en vous devant de tels faits, de telles personnes, et elle vous poussera à « faire des choses » concrètes autour de vous.
Vous avez de l’appréhension et c’est normal, mais je l’ai écrit : je n’ai aucune envie de donner des détails scabreux, ils ne comptent pas. Là, c’est vous qui devancez ce dont je n’ai pas annoncé la couleur. D’autant que comme pour les champignons, il suffit d’un pour que tous dans le panier pourrissent. A cause de cela, je ne veux pas donner de perles aux pourceaux et il y a ce risque. Effectivement, en revanche, quelques détails psychologiques peuvent être éclairants…Ombiace a écrit : ↑sam. 09 oct. 2021, 15:29 J'entends bien, mais quant à donner des détails, j'espère que vous pouvez nous épargner ceux qui sont concrets et scabreux. Je suis assez peu friand de ce type de littérature. Donc, si vous pouvez vous contenter de la dimension psychologique, je crois que je l'encaisserais mieux
Par exemple : le silence à l’Eglise, par lequel on témoigne du respect et de la piété, peut facilement être détourné par un prédateur pour obtenir la non-dénonciation, le refoulement des émotions : ce ne sera jamais le moment, Dieu passe avant nous ! Autrement dit, il y a plusieurs qualités de silence, et il faut veiller non seulement à celle du nôtre, mais celle ambiante pour les autres.
Est-ce à des choses comme cela que vous pensez ?
Nous sommes tous ici trop « longs » pour les autres, alors j’essaie de faire bref et c’est vrai que par exemple envers Nicolas, je n’ai pas développé les idées sous-jacentes, comptant sur l’intelligence d’autrui.
Mais vous faite souvent preuve d’un bel esprit de synthèse (ce qui est rare car notre monde favorise l’esprit d’analyse, mais peu celui de synthèse) et de votre part cela m’inquiète, qu’en cela je deviendrais abscons.
Je pense que vous aurez compris que je suppose que ce qu’un prêtre apprend en confession, sans confession il ne l’aurait jamais appris, ni lui ni personne… ? Ensuite que les conséquences désastreuses proviennent entre autres du silence et du secret, et qu’elles empirent avec le temps avant de se stabiliser avec toujours plus de refoulement et moins de symptômes apparents ?
Concernant ma réponse au post d'Altior (je deviens long!) je dénonçais un certain dévoiement. Dans une perspective d'intimité d'amour avec Dieu, ce qui fait que l'homosexualité est un péché ce n'est pas parce qu'elle est inscrite sur la liste des choses non autorisées (d'autres que moi (incroyants sans doute mais qu'importe) ont ici montré déjà combien des choses interdites dans l'AT devenaient autorisées dans le nouveau), ce qui est important c'est qu'elle est en elle-même un châtiment et un manque/refus du bonheur, et cela il faut le démontrer, l'expliquer. Il ne suffit pas de dire "c'est un manque de foi" car c'est simplement se donner raison à peu de frais et offensant pour les autres. Ni de promettre une "vengeance" Divine...!
Sans quoi la vie spirituelle devient très vite crispante, nul n'étant parfait, et si déjà ici-bas cohabiter avec Dieu ne nous est pas un bonheur, mais un parcours du combattant harassant (ce que d'autres post du même représentent), imaginez ce que ce sera au ciel !
Et puis c'est aussi paradoxalement la meilleure manière et si insidieuse de se justifier de tomber soi-même quand on n'a pas d'excuses !
Re: [Rapport SAUVÉ de la commission CIASE] Analyse et critiques
Désolé, je n en suis pas rendu à la honte (aucune fierté non plus, bien sûr), mais j'avoue culpabiliser et je conçois que vous le ressentiez sans doute comme ce "gros labeur" que l abbé Pierre dénonçait pour ceux qui avaient pris la peine de verser une larme..
La colère est là, mais je ne vois pas concrètement qu en faire.
Je dois vous dire que comme marginal, je me suis longtemps abstenu de la fréquentation d enfant, car depuis 20 ans environ, je vois des crispations compréhensibles chez les parents, éducateurs, enseignants, etc.. même chez les enfants qui sont probablement sensibilisés à ce souci.
Or, un marginal est une aubaine pour les vrais prédateurs, je pense, qui peuvent aisément lui imputer leurs travers
(Suis un peu parano mais je ne pense pas être le seul..), et on ne leur cherche plus de poux dans les cheveux, mais dans celui du marginal..
Non, pas du tout, je ne me suis jamais fait ces stratégies mentalescmoi a écrit : ↑dim. 10 oct. 2021, 4:29 Par exemple : le silence à l’Eglise, par lequel on témoigne du respect et de la piété, peut facilement être détourné par un prédateur pour obtenir la non-dénonciation, le refoulement des émotions : ce ne sera jamais le moment, Dieu passe avant nous ! Autrement dit, il y a plusieurs qualités de silence, et il faut veiller non seulement à celle du nôtre, mais celle ambiante pour les autres.
Est-ce à des choses comme cela que vous pensez ?
Re: [Rapport SAUVÉ de la commission CIASE] Analyse et critiques
J’ignorais cette phrase de sa part mais je l’y reconnais. Néanmoins, il se servait là de la culpabilité pour obtenir des « gestes charitables », tandis que je mets en garde contre la « culpabilité charitable » qui peut être hors sujet ou une façon de se dédouaner mais pas seulement pour cela. Sa campagne pour les miséreux avait des côtés « marketing commercial », lui-même reconnaissait qu’il y aurait toujours des pauvres et que c’était un panier percé et sans fond. On peut aussi se dire qu’ils ont de la chance, ces miséreux, car ils sont préférés par Dieu et auront l’éternité pour récompense – mais c’est oublier que « la misère est mère de tous les vices », que la tentation y sévit fort.
En tout cas je suis sur un autre « créneau », celui des œuvres de miséricorde spirituelle. Dans le viol et d’autres formes d’abus qui presque toujours l’accompagnent surtout de la part de clercs, à travers le corps on s’attaque à l‘âme.
D’une part parce qu’elle est méprisée et dénigrée. Ensuite parce qu’un clerc aura souvent besoin de s’auto-justifier (il y a son cursus !) , soit en renforçant cette négation de l’autre, soit en le surexposant (« ce que je fais c’est mal », mais..) et lui donnant un rôle paradoxal, soit etc.
Chaque prédateur a son mode opératoire, souvent le même avec des variantes (c’est rassurant et il sait le faire « marcher ») et le même entraînera déjà des réactions fort différentes selon l’histoire de sa victime : certaines vont idéaliser la relation conjugale comme y trouvant un refuge fantasmé (parce qu’il faut bien qu’elle soit belle pour provoquer de telles vilénies déviantes) d’autres vont banaliser ce qu’elle n’est pas mais qui sera tout ce qu’ils en veulent connaître pour ne pas la souiller plus que de ce qu’ils ont subi, d’autres vont la fuir, la craindre, la rejeter, d’autres, etc. Les possibilités sont infinies mais toujours mortifères, beaucoup propres au contexte de foi et du coup difficilement compréhensibles en dehors même par des spécialistes. Et certaines interprétations fausses peuvent être adoptées par une victime qui croit que cela va l’aider à s’en sortir (comme c’est trop fréquent !), ou aboutiront au rejet de l’aide apportée.
Ce qui est sûr, c’est qu’on déborde aussi complétement d’un cadre strictement sexuel…
Vous me rappelez quand après mon mariage, ayant déménagé et papa d’un premier enfant, je m’étais proposé sur place à la paroisse pour être catéchiste (c’était en 1987 très exactement).
Au premier cours, un des enfants se met à me faire des avances du pied sous la table (dans mon salon). Au début je ne réagis pas, ne voulant pas lui donner la honte, mais il insiste trop. J’ai essayé de trouver un compromis car cela devenait « impossible » et je crois l’avoir réussi pour qu’il arrête. Je voulais le retenir en fin de cours (inutile de chercher un prétexte, il y en aurait ensuite bien un à dénicher) pour avoir une explication, mais impossible : il s’esquive…
Plus tard, j’apprendrai qu’il avait agi sous la recommandation de sa mère, pour me tester !
Ce qui se voulait judicieux, impossible de leur en vouloir, mais il faudrait éviter que devienne normal l’usage de tels « tests » (je ne parle pas de ceux quand le soupçon est avéré ou confirmé pour obtenir une preuve), car on ne s’en sortira pas comme cela et cela ne ferait qu’accroître la confusion… Il y a du mépris et du mensonge dans un « test » : il faut faire confiance dans l’impression brute et vraie. Et pour cela sortir des à priori. Avoir confiance malgré tout et c’est exigeant, difficile, oui.
Je viens de lire (il n’y a que les prêtres pour le savoir) que la majorité des prédateurs ne disent rien en confession. C’est sans doute vrai, vu leur propension au déni, presque même en cas de flagrant délit, mais si accablant pour leur foi et les conséquences à en tirer pour leur salut (les sacrilèges en ribambelle !, etc.). En tout cas cela n’empêche pas qu’il faille faire ce qu’il faut s’ils s’accusent en confession (et ce n’est pas vrai que pour les prêtres ou dans des « situations d’Eglise », il y a aussi l’inceste dans une famille croyante, et tant d’autres cas où la victime doit être secourue et où cela passe avant le secret au moins à son égard…). Peut-être y viendront-ils en voyant que la guérison est à la clé…
Bon, je dérive…
Tant mieux, d’ailleurs celle que j’indiquais était très mal et artificiellement recomposée.
Si vous m’avez lu récemment sur d’autres fils, vous ne vous étonnerez pas que je ne veuille pas vous proposer un moyen d’expression pour ce que vous cherchez. En dernier ressort, il y aura toujours la prière. Celle qui s’inspire par exemple de l’esprit d’une minute de silence : celle qui consiste à donner son temps – autant qu’il faut et bien plus !) pour s’habiter de la conviction de la Toute-Puissance de Dieu, et dans cette conviction lui confier la situation et ce qu’elle éveille en nous, le supplier d’agir…
Ce n’est qu’un exemple, à chacun ses idées et elles peuvent s’échanger ; il faut savoir aussi renouveler ses habitudes même en prière et de comment les accompagner : bougie, visite d’un lieu saint, méditation… Le risque est toujours double comme de se dire ensuite qu’on a « donné son compte », ou au contraire de se dire qu’on n’en fera jamais assez : cela deviendrait une ascèse ou une dévotion/vocation.
Si on est dans la voie où Dieu nous veut voir avancer, en suivant cette voie on règle aussi et prolonge tout ce qu’on ferait dans une autre voie si on en avait le temps. D’où le drame immense de ces actes qui aussi et d’une certaine manière nous « sortent de notre voie », et de ceux qui nous en proposent une fausse en substitution de celle à jamais perdue : car il y en a bien une qui n’est pas fausse à retrouver.
Cette fois je m‘arrête, je suis un peu trop parti en mode brainstorming, désolé, cela ne m’est pas habituel..
Mais 2 dernières choses : en épousant notre condition humaine, Jésus a aussi épousé cela, et nous, nous devons essayer d’y parvenir également.
Très en dessous de cette vérité, mon étape 1 en annonçait d’autres très différentes de ce que vous envisagiez, et j’en reste sur l’impression qu’il ne sert à rien pour le moment de nous y rendre. Alors je vais m'effacer...
- nicolas-p
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Re: [Rapport SAUVÉ de la commission CIASE] Analyse et critiques
La honte et le dégoût exprimés par le porte-parole de la Conférence des Evêques de France, nous la partageons tous.
la colère aussi mais moindre car nous ne l'avons pas directement subit ou vu subir (pour la plupart).
Mais, le rapport Sauvé fait des propositions auxquelles il est difficile d'adhérer (pour certaines au moins) ou dans l'état de leur formulation. Est ce par méconnaissance de ce qu'est le catholicisme?
J'attends comme tous la réponse de l'Eglise Catholique.
la colère aussi mais moindre car nous ne l'avons pas directement subit ou vu subir (pour la plupart).
Mais, le rapport Sauvé fait des propositions auxquelles il est difficile d'adhérer (pour certaines au moins) ou dans l'état de leur formulation. Est ce par méconnaissance de ce qu'est le catholicisme?
J'attends comme tous la réponse de l'Eglise Catholique.
Re: [Rapport SAUVÉ de la commission CIASE] Analyse et critiques
Pour moi, rien ne remplace le temps consacré au présent, sans se disperser, mais dans la présence bien présente
Merci de votre intervention cmoi Bonne soirée
Merci à vous aussi, Nicolas. Je ne sais pas ce que dit ce rapport.
Je crois quant à moi qu'il manque des projets de société fédérateurs des énergies et pulsions en tout genre
Re: [Rapport SAUVÉ de la commission CIASE] Analyse et critiques
Vous voulez dire de fédérateurs.
Oui, Cinci l'a déjà exprimé sur ce forum.
Mais dans ce cas, il ne tient qu'à chacun d'en devenir un pour le projet qui lui tient à coeur ! Il est vrai qu'il faut pour cela certaines qualités...
Le mal ne se serait-il pas logé dans notre individualisme ? Le fait aussi d'avoir la prière (la solution monastique) en recours contribue à ce que rien ne soit réellement fait... Et puis aussi, nous savons que l'erreur ou le mal peut porter préjudice à une bonne action.
La grande nouveauté, c'est qu'on s'aperçoit que des arbres pourris peuvent porter de bons fruits,(ce constat n'est peut-être pas exact, mais on juge encore que ces fruits sont bons) et cela nous laisse désemparés. En ce qui me concerne, je n'ai pas cet état d'âme : le mauvais arbre doit être coupé, d'autres produiront de bons fruits, qu'importe s'il y en aura pénurie un temps.
De même, un jour on acceptera (pas encore fait !) l'idée que de bons arbres peuvent porter de mauvais fruits. Dans ce cas il faut les isoler, les tailler, les rabattre, sinon ils provoquent la confusion et le ressentiment, éveillent et favorisent le mal par une complicité indue.
La vérité : dans ces deux cas l'arbre et le fruit sont mauvais, c'est en réalité le bien des autres qui donne l'illusion du contraire.
- nicolas-p
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Re: [Rapport SAUVÉ de la commission CIASE] Analyse et critiques
J'aimerais bien creuser (peut-être pas ici car est ce le lieu?) cette notion de " mauvais arbres" qui donneraient de " bon fruits " qui est un non sens "choquant" de ce rapport car l'évangile nous dit parfaitement que c'est impossible : seuls de bons arbres peuvent donner de bons fruits.
les fruits des abuseurs sont mauvais c'est certain et c'est quelque part effarant et grave de ne pas l'avoir vu ou encore plus grave de les trouver bons!
Soit et c'est possible , ces fruits sont pour certains bons ( communautés à abus multiples ) et alors sont le fait de quelques personnes bonnes qui ont été une lumière dans les ténèbres et non le fait de communautés perverties. Il y a parfois des héros face à l'abjecte capable de sauver.
Cette phrase pour moi fait partie du décalage de se rapport ou méconnaissance de l'écriture.
les fruits des abuseurs sont mauvais c'est certain et c'est quelque part effarant et grave de ne pas l'avoir vu ou encore plus grave de les trouver bons!
Soit et c'est possible , ces fruits sont pour certains bons ( communautés à abus multiples ) et alors sont le fait de quelques personnes bonnes qui ont été une lumière dans les ténèbres et non le fait de communautés perverties. Il y a parfois des héros face à l'abjecte capable de sauver.
Cette phrase pour moi fait partie du décalage de se rapport ou méconnaissance de l'écriture.
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