Jean-Mic a écrit : ↑sam. 18 déc. 2021, 20:32
Dans la société où vit Jésus, une femme ne peut vivre seule, sans homme. Une femme sans homme est condamnée soit à mourir de pauvreté (dans la Bible, les veuves sont l'exemple-type de la pauvreté), soit à se trouver un homme au plus vite (il y a donc bien adultère), soit à se prostituer (ce qui est un adultère surmultiplié).
Dans les deux cas, cette femme a donc le choix, entre :
>>soit mourir de pauvreté
>>soit se trouver un homme au plus vite
>>soit se prostituer
Le premier de ces choix en est cependant réellement un, contrairement à ce que l'on pourrait à priori penser, car c'est :
>>celui de la veuve que Jésus commentera pour elle avoir glissé de petites piécettes dans le tronc,
>>celui de la veuve de Sarepta, également salué par Jésus.
L'hypothèse est crédible selon laquelle ces veuves n'étaient pas en même temps des prostituées, autrement elles auraient eu, l'une, davantage à mettre dans le tronc, l'autre, davantage à offrir au prophète.
Je serais donc plus nuancé que vous à écrire :
Jean-Mic a écrit : ↑sam. 18 déc. 2021, 20:32
Dans la société où vit Jésus, une femme ne peut vivre seule, sans homme.
, ce qui a des conséquences sur ce qui peut se comprendre, aucune de mes deux versions ci-dessous ne me semblant en effet à exclure de l'esprit dans lequel Jésus prononça Mt 5, 32.
Ombiace a écrit : ↑sam. 18 déc. 2021, 19:46
"Tout homme qui renvoie sa femme, sauf en cas d'union illégitime, en fait la proie d'une pression sociale qui ne lui laisse que peu d'autres choix que l'adultère",
ou bien plutôt comme :
"Tout homme qui renvoie sa sa femme, sauf en cas d'union illégitime, en fait la proie d'une liberté par laquelle elle pourrait succomber à la tentation d'être adultère
Merci de m'avoir apporté la matière à réflexion qui me manquait pour me déterminer.
Cela ferme un peu le débat, mais je demeure ouvert à reconsidérer ces idées, si vous, Jean Mic, ou quelqu'un d'autre a des objections à y apporter