Altior a écrit :
Je n'ai jamais compris cette habitude, devenue presqu'une coutume chez les nous nordistes, d'avancer bras croisés pour obtenir la bénédiction
Pour un fidèle, en faisant cela, normalement, le but n'est pas d'aller solliciter une bénédiction. On signifie par là le désir qui serait le nôtre de communier bien que - hélas ! - dans le moment, on en serait empêché pour "X" raison. La bénédiction donnée en retour correspond bien au geste qui serait celui du Christ à l'égard de celui qui se trouve «forcé» de se tenir à l'écart.
Ce serait juste parfaitement convenable que le curé progressiste d'une paroisse moderniste donne en retour sa bénédiction à Altior quand il se sera approché les bras croisés pour signifier son impossibilité de communier à une fausse messe. «J'aimerais bien, mais ma conscience ...» Mieux une bénédiction en retour que des imprécations.
Il y a l'enfant qui n'a pas encore fait sa première communion, le type qui serait sous le coup d'une sanction canonique, le fidèle qui viendrait de rechuter gravement et n'ayant pas eu le temps de passer par le confessionnal et qui préférait sauter un tour dans l'heure, l'homosexuel qui ne serait pas en règle avec sa conscience, le protestant de passage à la veille de sa conversion mais qui tiendrait aussi à marquer son respect du sacrement de l'Église, etc.
Souvent, il arrive aux ecclésiastiques d'échapper ainsi des occasions de bénir bien des gens. Un oubli, une simple distraction, on y pense pas ...
Une fois, par exemple, j'aurai vu des hindous avec des turbans se présenter devant le prêtre, pour recevoir la communion. De façon succinte, le prêtre explique qu'ils n'ont pas le droit, n'étant pas baptisés, etc. Rien d'incorrect. Et les autres auront compris et auront gentiment rebroussé chemin. Le prêtre a fait ce qu'il fallait. Néanmoins, la situation aurait pu être tournée encore mieux, sans doute, si ces personnes, ayant senti le besoin de s'approcher quand même, n'auraient pas regagné leur place sans avoir reçu au moins une bénédiction.