Maurice Zundel et François Varillon
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Forum de discussions entre chrétiens sur les questions de théologie dogmatique
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Re: Maurice Zundel « Je parlerai à ton cœur ».
Magnifique et bouleversante "définition" de la Trinité, qui n'est qu'un Dieu qui est communion avec lui-même et avec toute sa création.
Maurice Zundel mérite d'être beaucoup mieux connu. On dit que Paul VI l'appréciait beaucoup.
Maurice Zundel mérite d'être beaucoup mieux connu. On dit que Paul VI l'appréciait beaucoup.
CHRISTUS VINCIT!
CHRISTUS REGNAT!
CHRISTUS IMPERAT!
CHRISTUS REGNAT!
CHRISTUS IMPERAT!
Re: Maurice Zundel « Je parlerai à ton cœur ».
Saint CHARBEL MAKHLOUF ECRIT:
Bonne nuit et que la paix soit avec vous.
Bonsoir,Saint Charbel Makhlouf"Maurice Zundel « Je parlerai à ton cœur ».
au Saint esprit et le Saint Esprit au Fils et au Père.
Cette phrase est exaltante et permet de saisir l'amour qu'il a pour nous ses fils, comme elle permet de saisir l'unicité de DIEU. jubilatoirement vôtre.En Dieu la Paternité est éternelle; en Dieu le Filiation est éternelle;
Bonne nuit et que la paix soit avec vous.
(Mt 26.63-66)
Mais Jésus se taisait. Le Grand Prêtre lui dit:" Je t'adjure par le Dieu Vivant de nous dire si tu est le Christ, le Fils de Dieu. " Tu l'as dit, lui dit Jésus..."
Qu'en pensez vous?" Ils répondirent: " Il est passible de mort."
Mais Jésus se taisait. Le Grand Prêtre lui dit:" Je t'adjure par le Dieu Vivant de nous dire si tu est le Christ, le Fils de Dieu. " Tu l'as dit, lui dit Jésus..."
Qu'en pensez vous?" Ils répondirent: " Il est passible de mort."
Re: Maurice Zundel « Je parlerai à ton cœur ».
C'est typique de Zundel et c'est ce que je n'aime pas du tout en lui. Ce qu'il sait de la Trinité, il le doit précisément à des chrétiens comme saint Augustin. Zundel le caricature, pour ceux qui ne l'ont pas lu, pour les empêcher de le lire. Il affirme aussi que le catéchisme et l'enseignement de l'Eglise catholique sur la Trinité sont faux, il le répète deux fois : "Ce n'est pas vrai! Ce n'est pas vrai!"...Zundel a écrit :Nous avons appris au catéchisme que la Trinité est un mystère, un mystère impénétrable et on nous a raconté cette fameuse histoire d'Augustin se promenant sur la plage et voyant un petit enfant qui veut mettre la mer dans son coquillage. Ce n'est pas vrai! Ce n'est pas vrai! Si Jésus a parlé de la Trinité, ce n'est pas pour confondre notre intelligence, c'est pour la délivrer!
C'est du mysticisme à deux sous. Et au fond, une sorte de tendance matérialiste assez vulgaire.Zundel a écrit :Le mystère, le mystère chrétien, ce n'est pas une chose obscure. C'est une chose éblouissante de lumière. C'est une lumière qu'on ne peut exprimer et qu'on ne peut pas épuiser. C'est tout le contraire d'un écran, d'une limite, d'un mur contre lequel on vient buter. C'est tout l'espace qui s'ouvre; et on pourra s'avancer éternellement, éternellement, éternellement...Et ce sera toujours, toujours, toujours nouveau. On ne l'épuisera jamais!
Ce serait asphyxiant ou étouffant pour une créature, mais pas pour Dieu. Il n' pas besoin de nous, sa béatitude est infinie en Lui, sans nous. Tout ce qui nous vient de Dieu est grâce pour nous, mais aussi du point de vue de Dieu : cela ne lui ajoute ni retranche rien de nous créer et de nous sauver. Dieu aurait très bien pu ne pas nous créer, et cela n'aurait rien changé pour lui. En fait Zundel voudrait que Dieu ressemble à ce qu'il pense que devrait être Dieu, s'il était Dieu...Zundel a écrit :Si Jésus nous a introduit dans ce secret, c'est parce qu'Il est la liberté de notre intelligence et de notre coeur. Car il faut l'avouer, tant qu'on se trouve devant le Dieu solitaire du Judaïsme ou de l'Islam, on est écrasé. Comment? Dieu est Celui qui tourne autour de Lui-même? Il est solitaire, Il se célèbre, Il se regarde, Il s'admire, Il s'aime, et Il nous demande de le célébrer, de l'aimer? C'est asphyxiant, c'est étouffant...
Voilà qui excite bien Zundel, Dieu a genoux, mais un peu de patience et il aura même un Dieu allongé et cloué à la croix... ce qui est d'après Zundel, la bonne attitude que doit avoir Dieu avec les hommes... à genoux, dominé, vaincu.Zundel a écrit :Mais Dieu est Celui qui est à genoux au lavement des pieds.
Et cela, le catéchisme ne l'enseigne pas ?Zundel a écrit : Et justement, la Trinité nous ouvre le Coeur de Dieu: la Trinité nous apprend que Dieu n'est pas solitaire. Il est unique, mais pas solitaire,
Fausse opposition, et même plus que fausse : faible et honteuse pour l'intelligence. Dieu se regarde, s'admire, se célèbre, s'encense et s'aime et il le fait SANS PECHE. Zundel a une vision complètement anthropocentrique, il afflige Dieu des faiblesses humaines... quelle pitié pour un prétendu théologien.Zundel a écrit :que ce n'est pas Quelqu'un qui se regarde, qui s'admire, qui se célèbre, qui s'encense et qui s'aime, parce qu'en Lui, toute la vie jaillit, jaillit, jaillit, comme une communication qui va du Père au Fils, du Fils au Père, dans l'unité du Saint Esprit,
C'est vrai que c'est très lumineux et saint Augustin était vraiment idiot de croire que ce mystère le dépassait... Zundel, lui, a tout compris, il est beaucoup plus malin, plus intelligent et plus saint que ce benêt d'Augustin...Zundel a écrit :qu'il y a en Dieu l'Autre, qu'en Lui, "Je est un Autre", qu'en Lui la vie, c'est "Tu es Moi".."Tu es Moi"..le Père le disant au Fils, le Fils au Père et le Fils et le Père au Saint esprit et le Saint Esprit au Fils et au Père.
Maurice Zundel et François Varillon
Bonjour à chacun de vous,
Depuis quelque temps, il y a beaucoup de gens dans mon patelin qui accordent beaucoup de crédit à François Varillon et Maurice Zundel.
Il semblerait que ces deux auteurs ne soient pas cités très souvent au sein du magistère et je me demandais si quelqu'un les connaissait et pouvait nous en dire un mot. Sinon, je ferai la recherche de mon côté.
Merci
David
Depuis quelque temps, il y a beaucoup de gens dans mon patelin qui accordent beaucoup de crédit à François Varillon et Maurice Zundel.
Il semblerait que ces deux auteurs ne soient pas cités très souvent au sein du magistère et je me demandais si quelqu'un les connaissait et pouvait nous en dire un mot. Sinon, je ferai la recherche de mon côté.
Merci
David
Comme un petit enfant, moi aussi, je veux me laisser prendre dans les bras de Dieu, mon Père en Jésus-Christ, me laisser asseoir sur ses épaules, et voir enfin, devant moi, au loin, s'élargir mes horizons.
Re: Maurice Zundel et François Varillon
Ha, voilà qui me rassure!
J'avais peur que François Varillon soit un protestant ou je sais pas trop. Je suis porté à m'inquiéter de ce qui est trop populaire. Quand "ça pogne", et tout ceux qui me parle de ces deux auteurs n'ont que des louanges à faire, je me méfie souvent dans un premier temps pour m'assurer que ce n'est pas un "discours à la mode", mais là ces deux là, je ne savais trop quoi penser. Je les lirai sans doute dans l'année qui vient.
Merci Bon Seb
David
J'avais peur que François Varillon soit un protestant ou je sais pas trop. Je suis porté à m'inquiéter de ce qui est trop populaire. Quand "ça pogne", et tout ceux qui me parle de ces deux auteurs n'ont que des louanges à faire, je me méfie souvent dans un premier temps pour m'assurer que ce n'est pas un "discours à la mode", mais là ces deux là, je ne savais trop quoi penser. Je les lirai sans doute dans l'année qui vient.
Merci Bon Seb
David
Comme un petit enfant, moi aussi, je veux me laisser prendre dans les bras de Dieu, mon Père en Jésus-Christ, me laisser asseoir sur ses épaules, et voir enfin, devant moi, au loin, s'élargir mes horizons.
Maurice Zundel
Salutations:J'ai découvert assez récemment ce grand spirituel qu'est Maurice Zundel ses discours sont d'une grande profondeur(il n'a jamais écrit se sont des retranscription de ses conférences il en faisait énormément),j'ai acheter 5 de ses livres je n'en ai lu que 2 pour le moment!J'aimerai bien avoir des témoignages d'autres personnes qui le connaitraient bien qu'en pensez vous?Amicalement Lancelot!Gloire et louanges a l'agneau de Dieu qui efface le péché du monde!
Re: Maurice Zundel et François Varillon
Pour Varillon, je conseillerais aussi "joie de croire, joie de vivre".
Zundel était un prêtre "SPF" (sans paroisse fixe) qui fut largement malmené par ses supérieurs hiérarchiques. Ses écrits sont plus spirituels que doctrinaux - ou alors suivant une approche mystique des choses. J'y suis très sensible pour ma part. Il a fini par être réhabilité au sein de l'Eglise sur la fin de sa vie, au point de prêcher la retraite du Vatican ("sous" Paul VI, il me semble). il est mort peu après avoir rédigé au propre ladite retraite sur la demande du pape. De lui, je conseillerais "croyez-vous en l'homme ?", "l'athéisme, un malentendu", "morale et mystique". Il a notamment commencé au début à avoir des échanges avec Maritain, mais je crois qu'ils ont fini par ne plus parler la même langue et par se "brouiller" quelque peu. A mon avis, Zundel est particulièrement important dans une époque matérialiste comme la notre.
Marc
Zundel était un prêtre "SPF" (sans paroisse fixe) qui fut largement malmené par ses supérieurs hiérarchiques. Ses écrits sont plus spirituels que doctrinaux - ou alors suivant une approche mystique des choses. J'y suis très sensible pour ma part. Il a fini par être réhabilité au sein de l'Eglise sur la fin de sa vie, au point de prêcher la retraite du Vatican ("sous" Paul VI, il me semble). il est mort peu après avoir rédigé au propre ladite retraite sur la demande du pape. De lui, je conseillerais "croyez-vous en l'homme ?", "l'athéisme, un malentendu", "morale et mystique". Il a notamment commencé au début à avoir des échanges avec Maritain, mais je crois qu'ils ont fini par ne plus parler la même langue et par se "brouiller" quelque peu. A mon avis, Zundel est particulièrement important dans une époque matérialiste comme la notre.
Marc
Re: Maurice Zundel et François Varillon
Bonjour DavidB
Pourquoi avez-vous peur que l'auteur cité soit " un protestant " .... j'ai sursauté à vos inquiétudes ...
N'y aurait-il qu'une unique religion ....
C'est vrai que qui " pogne" comme vous le dites si joliment n'est pas référence mais je pense que tout est utile. Je me souviens de livres dans lesquels j'ai puisé quelques enseignements, utiles à un moment donné de mon évolution, que je qualifie aujourd'hui de mauvais livres mais à l'époque je n'étais capable, que de cela !
Bonne lecture et à bientôt.
Pourquoi avez-vous peur que l'auteur cité soit " un protestant " .... j'ai sursauté à vos inquiétudes ...
N'y aurait-il qu'une unique religion ....
C'est vrai que qui " pogne" comme vous le dites si joliment n'est pas référence mais je pense que tout est utile. Je me souviens de livres dans lesquels j'ai puisé quelques enseignements, utiles à un moment donné de mon évolution, que je qualifie aujourd'hui de mauvais livres mais à l'époque je n'étais capable, que de cela !
Bonne lecture et à bientôt.
Re: Maurice Zundel et François Varillon
Parce que j'ai entendu des personnes suggérer ces lectures et se permettre des critiques assez vertes du magistère et autres doctrines catholiques, dont des critiques sur le purgatoire, la Vierge Marie, l'Eucharistie, ils me semblaient sous-estimer au profit d'un égo un peu gourmand, ces réalités. Aussi, puisque ces personnes affirmaient que Varillon et Zundel étaient pour eux des livres de chevet, je me suis posé la question et ça me semblait raisonnable.
Pour ma part, je fais confiance que le Magistère dans sa bienveillance et son charisme veut et peut, donc le fait, m'assurer toute la nourriture et la meilleure nourriture spirituelle que j'ai de besoin. Alors, ce qui lui échappe ou le contredit, je préfère le questionner et ça me semble droit.
David
Pour ma part, je fais confiance que le Magistère dans sa bienveillance et son charisme veut et peut, donc le fait, m'assurer toute la nourriture et la meilleure nourriture spirituelle que j'ai de besoin. Alors, ce qui lui échappe ou le contredit, je préfère le questionner et ça me semble droit.
David
Comme un petit enfant, moi aussi, je veux me laisser prendre dans les bras de Dieu, mon Père en Jésus-Christ, me laisser asseoir sur ses épaules, et voir enfin, devant moi, au loin, s'élargir mes horizons.
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mandonnaud
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90 sermons de Zundel
Ton visage ma lumière (90 sermons inédits)
De Maurice Zundel
éditions Mame / Desclée
Spiritualité
prix à la Procure 27,70 euros
http://www.laprocure.com/.../maurice-zu ... re-sermons_...
mais disponible aussi
http://www.amazon.fr › Livres › Religions et Spiritualités
http://www.fleuruseditions.com/ton-visa ... iere-l1244
Voilà un livre que je partage avec ma femme chaque matin, durant notre temps en couple, de prière, silence et lecture. Sermon après sermon il nous a enchantés et nourris, et il est bien fait pour ouvrir son âme à la contemplation et à l'amour de Dieu, de l'Église et des hommes.
En voici le résumé donné par la Procure:
Recueil de transcriptions de sermons de l'abbé M. Zundel, témoignant de ses réflexions sur l'homme en quête de Dieu, l'amour divin, la théologie morale et l'Église.
Et voici la quatrième de couverture :
Ce second recueil de sermons inédits de M. Zundel fait suite au premier, paru en 1987 sous le titre : Ta parole comme une source. Il en a l'originalité et les qualités, présentées déjà en ces termes dans l'Introduction de ce premier ouvrage :
«Les homélies de l'abbé Zundel, comme les autres prédications - conférences, récollections, retraites - n'étaient pas destinées à la publication. Elles ont toutes été improvisées, telle une méditation publique, et données sans notes, sauf dans le cas de longues citations. Publier lui semblait figer dans le passé une pensée qui se voulait avant tout prospective et en créativité continue. Il était avant tout soucieux de relation personnelle et donc homme de parole, jusque dans les silences.»
Le but de cet ouvrage en quelque sorte a posteriori, comme le sont les nombreux textes du même auteur publiés en livres, est de recréer, par la lecture cette fois, les conditions de cette relation privilégiée avec un homme de Dieu étonnamment moderne ; homme de Dieu qui sut être aussi, et combien, par la qualité de sa présence chrétienne au monde contemporain, l'homme des hommes.
On sait que Paul VI admirait grandement M. Zundel, qu'il invita en 1972 à prêcher la retraite annuelle au Vatican. De celle-ci, il convient de connaître les premiers mots, qui résument admirablement l'esprit sacerdotal et la démarche spirituelle de l'auteur : «Très aimé et Très Saint Père, le 17 février 1967, Votre Sainteté daignait me faire écrire pour m'inciter à étudier la problématique de notre temps et, éventuellement, à écrire à ce sujet. Il m'était facile d'obéir puisque, toute ma vie, j'ai cherché à être à l'écoute de mon temps. Mais il faut avouer qu'à l'époque où je reçus la lettre de la Secrétairerie d'État, les choses avaient bien changé. Je veux dire que cette problématique s'était terriblement compliquée, et elle est devenu encore plus difficile aujourd'hui. C'est une raison de plus de l'affronter puisque ce sont les hommes de notre temps qu'il s'agit d'évangéliser. Il faut donc les connaître et il faut essayer de voir par où il est possible de les atteindre.»
Dans le détail ce livre se compose de quatre parties : Quel homme? Quel Dieu? Quelle morale? Quelle Église?
Chaque partie se compose de chapitres regroupant quelques sermons. Chaque sermon fait 2 à 4 pages, donc lues en 15mn, et qui à chaque fois allument en nous l'amour de Dieu.
La 1ère partie « Quel homme? »
Dans cette partie, dans l'esprit que l'on retrouvera en Jean-Paul II, Zundel donne tout le relief de notre condition et valeur de notre vie sur terre, "je crois en l'homme". Ce qui est bien aussi avec Zundel, c'est qu'il part de faits vécus par lui, ou de personnes rencontrées, et donne toute la profondeur et le sens de ce vécu. De plus c'est un homme très bien informé des sciences et de ce qui se vit dans notre monde, qu'il ressitue en partant d'un passage de l'évangile du jour qu'il commente avec tous les enjeux et le sens.
Cette partie est composée de 4 chapitres:
« Se faire Homme » 12 sermons,
« L'homme à la rencontre de Dieu » 10 sermons,
« L'homme espérance de Dieu » 6 sermons,
« Liberté-Libération »
La 2ème partie « Quel Dieu ? »
Dans cette partie il nous fait découvrir combien Dieu n'est qu'AMOUR, combien il nous attend dans sa fragilité et puissance qui n'est que d'amour humble, combien il souffre dans sa patience et le mal en ce monde, et ceci en Jésus jusqu'à lui le Père par l'Esprit saint. Il est en pleine phase avec un François Varillon, où Jésus Dieu s'agenouille aux pieds des hommes, avec un François d'Assise dans l'amour de la nature et de la pauvreté comme Dieu.
Cette partie est composée de 4 chapitres:
« La pauvreté de Dieu » 4 sermons,
« Dieu se livre à nous dans la fragilité de son Amour » 6 sermons,
« Mort et résurrection » 3 sermons,
« Le Mal et Dieu » 2 sermons.
La 3ème partie « Quelle morale ? »
Dans cette partie il nous fait comprendre qu'il n'y a de morale vivable que par la mystique, c'est-à-dire dans une relation d'amour avec Jésus où nos actes sont une réponse à un amour personnel fou, et où comme Jésus il se concrétise par le même amour pour chaque homme rencontré dans nos quotidiens.
Cette partie est composée de 4 chapitres:
« Morale et Amour » 9 sermons,
« Mariage et Procréation » 2 sermons,
« Le corps » 3 sermons,
« La Joie » 6 sermons.
La 4ème partie « Quelle Église ? »
Dans cette partie, pour lui comme pour Jeanne d'Arc, l'Église c'est Jésus en son corps vivant par l'Esprit saint. C'est aussi l'âme du monde, sa présence dépasse les limites du catholique romain, elle vit par et en ses sacrements et le prêtre a une place inouïe et essentielle, mais les laïcs aussi. Il nous fait mieux voir l'Église vivante et l'aimer. Cela se termine par le sermon de ses 50 ans de sacerdoce, deux ans avant sa mort ou naissance au ciel, par ces deux beaux mots qui sont le résumé de sa vie : « Pardon et merci ».
Cette partie est composée de 5 chapitres:
« L'Église » 3 sermons,
« La Liturgie » 5 sermons,
« L'eucharistie » 5 sermons,
« L'Oecuménisme » 4 sermons,
« Le Prêtre » 3 sermons.
Soit en tout 90 sermons.
C 'est un livre précieux qui n'a pas vieilli, mais qui est d'une brûlante actualité. Il fait un bien fou car il met notre foi dans de bonnes bases, et recadre tout dans l'amour à vivre et qui nous attend pour l'éternité.
Bonne lecture,
Paul Mandonnaud
De Maurice Zundel
éditions Mame / Desclée
Spiritualité
prix à la Procure 27,70 euros
http://www.laprocure.com/.../maurice-zu ... re-sermons_...
mais disponible aussi
http://www.amazon.fr › Livres › Religions et Spiritualités
http://www.fleuruseditions.com/ton-visa ... iere-l1244
Voilà un livre que je partage avec ma femme chaque matin, durant notre temps en couple, de prière, silence et lecture. Sermon après sermon il nous a enchantés et nourris, et il est bien fait pour ouvrir son âme à la contemplation et à l'amour de Dieu, de l'Église et des hommes.
En voici le résumé donné par la Procure:
Recueil de transcriptions de sermons de l'abbé M. Zundel, témoignant de ses réflexions sur l'homme en quête de Dieu, l'amour divin, la théologie morale et l'Église.
Et voici la quatrième de couverture :
Ce second recueil de sermons inédits de M. Zundel fait suite au premier, paru en 1987 sous le titre : Ta parole comme une source. Il en a l'originalité et les qualités, présentées déjà en ces termes dans l'Introduction de ce premier ouvrage :
«Les homélies de l'abbé Zundel, comme les autres prédications - conférences, récollections, retraites - n'étaient pas destinées à la publication. Elles ont toutes été improvisées, telle une méditation publique, et données sans notes, sauf dans le cas de longues citations. Publier lui semblait figer dans le passé une pensée qui se voulait avant tout prospective et en créativité continue. Il était avant tout soucieux de relation personnelle et donc homme de parole, jusque dans les silences.»
Le but de cet ouvrage en quelque sorte a posteriori, comme le sont les nombreux textes du même auteur publiés en livres, est de recréer, par la lecture cette fois, les conditions de cette relation privilégiée avec un homme de Dieu étonnamment moderne ; homme de Dieu qui sut être aussi, et combien, par la qualité de sa présence chrétienne au monde contemporain, l'homme des hommes.
On sait que Paul VI admirait grandement M. Zundel, qu'il invita en 1972 à prêcher la retraite annuelle au Vatican. De celle-ci, il convient de connaître les premiers mots, qui résument admirablement l'esprit sacerdotal et la démarche spirituelle de l'auteur : «Très aimé et Très Saint Père, le 17 février 1967, Votre Sainteté daignait me faire écrire pour m'inciter à étudier la problématique de notre temps et, éventuellement, à écrire à ce sujet. Il m'était facile d'obéir puisque, toute ma vie, j'ai cherché à être à l'écoute de mon temps. Mais il faut avouer qu'à l'époque où je reçus la lettre de la Secrétairerie d'État, les choses avaient bien changé. Je veux dire que cette problématique s'était terriblement compliquée, et elle est devenu encore plus difficile aujourd'hui. C'est une raison de plus de l'affronter puisque ce sont les hommes de notre temps qu'il s'agit d'évangéliser. Il faut donc les connaître et il faut essayer de voir par où il est possible de les atteindre.»
Dans le détail ce livre se compose de quatre parties : Quel homme? Quel Dieu? Quelle morale? Quelle Église?
Chaque partie se compose de chapitres regroupant quelques sermons. Chaque sermon fait 2 à 4 pages, donc lues en 15mn, et qui à chaque fois allument en nous l'amour de Dieu.
La 1ère partie « Quel homme? »
Dans cette partie, dans l'esprit que l'on retrouvera en Jean-Paul II, Zundel donne tout le relief de notre condition et valeur de notre vie sur terre, "je crois en l'homme". Ce qui est bien aussi avec Zundel, c'est qu'il part de faits vécus par lui, ou de personnes rencontrées, et donne toute la profondeur et le sens de ce vécu. De plus c'est un homme très bien informé des sciences et de ce qui se vit dans notre monde, qu'il ressitue en partant d'un passage de l'évangile du jour qu'il commente avec tous les enjeux et le sens.
Cette partie est composée de 4 chapitres:
« Se faire Homme » 12 sermons,
« L'homme à la rencontre de Dieu » 10 sermons,
« L'homme espérance de Dieu » 6 sermons,
« Liberté-Libération »
La 2ème partie « Quel Dieu ? »
Dans cette partie il nous fait découvrir combien Dieu n'est qu'AMOUR, combien il nous attend dans sa fragilité et puissance qui n'est que d'amour humble, combien il souffre dans sa patience et le mal en ce monde, et ceci en Jésus jusqu'à lui le Père par l'Esprit saint. Il est en pleine phase avec un François Varillon, où Jésus Dieu s'agenouille aux pieds des hommes, avec un François d'Assise dans l'amour de la nature et de la pauvreté comme Dieu.
Cette partie est composée de 4 chapitres:
« La pauvreté de Dieu » 4 sermons,
« Dieu se livre à nous dans la fragilité de son Amour » 6 sermons,
« Mort et résurrection » 3 sermons,
« Le Mal et Dieu » 2 sermons.
La 3ème partie « Quelle morale ? »
Dans cette partie il nous fait comprendre qu'il n'y a de morale vivable que par la mystique, c'est-à-dire dans une relation d'amour avec Jésus où nos actes sont une réponse à un amour personnel fou, et où comme Jésus il se concrétise par le même amour pour chaque homme rencontré dans nos quotidiens.
Cette partie est composée de 4 chapitres:
« Morale et Amour » 9 sermons,
« Mariage et Procréation » 2 sermons,
« Le corps » 3 sermons,
« La Joie » 6 sermons.
La 4ème partie « Quelle Église ? »
Dans cette partie, pour lui comme pour Jeanne d'Arc, l'Église c'est Jésus en son corps vivant par l'Esprit saint. C'est aussi l'âme du monde, sa présence dépasse les limites du catholique romain, elle vit par et en ses sacrements et le prêtre a une place inouïe et essentielle, mais les laïcs aussi. Il nous fait mieux voir l'Église vivante et l'aimer. Cela se termine par le sermon de ses 50 ans de sacerdoce, deux ans avant sa mort ou naissance au ciel, par ces deux beaux mots qui sont le résumé de sa vie : « Pardon et merci ».
Cette partie est composée de 5 chapitres:
« L'Église » 3 sermons,
« La Liturgie » 5 sermons,
« L'eucharistie » 5 sermons,
« L'Oecuménisme » 4 sermons,
« Le Prêtre » 3 sermons.
Soit en tout 90 sermons.
C 'est un livre précieux qui n'a pas vieilli, mais qui est d'une brûlante actualité. Il fait un bien fou car il met notre foi dans de bonnes bases, et recadre tout dans l'amour à vivre et qui nous attend pour l'éternité.
Bonne lecture,
Paul Mandonnaud
Jésus est infiniment misericordieux.
http://www.mandonnaud.net/
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Re: 90 sermons de Zundel
Pour ma part, c'est toujours cette étrange formulation qu'on retrouve chez Zundel et Varillon qui me met mal à l'aise avec ces auteurs. Sans nier de belles inspirations chez eux, cette formulation me gêne car on ne sait pas très bien ce qu'elle recouvre.mandonnaud a écrit :La 2ème partie « Quel Dieu ? »
Dans cette partie il nous fait découvrir combien Dieu n'est qu'AMOUR
Oui, Dieu est Amour. Mais Dieu est aussi Lumière, Vérité, Sagesse, Justice, Vie, etc. Quel sens cela a de ne parler que de l'Amour comme si le reste était de second ordre ? Par exemple, Varillon disait explicitement qu'il ne fallait pas parler dans un premier temps la toute-puissance de Dieu pour ne garder que l'Amour. Ensuite, on en arrivait à confesser la toute-puissance de Dieu est en fait la "toute-puissance de l'Amour". Le problème, c'est qu'on comprend mal ce que ça veut dire, et on ne sait plus si cette nouvelle formule de la toute-puissance divine est conforme à la foi constante de l'Église ou non.
Bref, je reconnais de belles choses chez ces auteurs mais il me semble y avoir chez eux un sentimentalisme exagéré.
Cordialement,
« Dieu fournit le vent. A l'homme de hisser la voile. » (Saint Augustin)
Re: 90 sermons de Zundel
Ce n'est pas un "sentimentalisme exagéré" mais un commencement d'apostasie. Le refus de la toute-puissance divine est celui de la divinité elle-même, de sa transcendance et de son infini. C'est aussi un symptôme de perte de l'espérance, un doute émis sur la capacité de Dieu à nous sauver. La toute-puissance divine ouvrant la possibilité à ce qui serait le plus contraire à Dieu, ce qui lui serait impossible par définition : s'anéantir par l'Incarnation. La toute-puissance de Dieu peut tout y compris le rien, la nullité de la créature. Je dis "s'anéantir" et "rien" au sens figuré pour appuyer sur l'abaissement que représente l'Incarnation, le fait d'endosser la nature humaine et de mourir sur la croix, pour Dieu dont l'être est infini.
Ce n'est pas que le refus de la toute-puissance divine serait contraire à la foi de l'Eglise catholique, il est contraire à la foi chrétienne de quelque confession que ce soit. L'amour de Dieu n'est pas impuissant, il est salvifique, Dieu sauve. La théologie de Varillon implique que Dieu pourrait aimer sans sauver... Comment en arrive-t-on là ? Qu'est-ce qui pourrait laisser penser que Dieu pourrait aime sans avoir les moyens de sauver ? Mais c'est très simple : le spectacle du monde dans une optique matérialiste... S'il n'y a pas de Ciel ni de Résurrection, on ne voit que la perdition terrestre de l'humanité. Le Royaume n'est pas de ce monde, mais s'il n'y a que ce monde... alors quoi ? Dieu aime sans pouvoir sauver... s'il y a un Dieu existe réellement et pas seulement symboliquement. Il faut replacer Zundel et Varillon dans leur époque marquée par le matérialisme athée, par un marxisme triomphant, dont ils ont subi l'influence et assimilé la culture intellectuelle. Je ne sais plus quel cosmonaute soviétique avait regardé par le hublot de sa capsule et constaté qu'il n'y avait de Dieu dans le ciel... le sens de l'histoire, le communisme scientifique, redéfinissant les bases possibles du christianisme. Zundel et Varillon ont eu la faiblesse d'intégrer cette redéfinition, d'où la gêne à la lecture de leurs textes, une fois la pression culturelle du marxisme évanouie...
Ce n'est pas que le refus de la toute-puissance divine serait contraire à la foi de l'Eglise catholique, il est contraire à la foi chrétienne de quelque confession que ce soit. L'amour de Dieu n'est pas impuissant, il est salvifique, Dieu sauve. La théologie de Varillon implique que Dieu pourrait aimer sans sauver... Comment en arrive-t-on là ? Qu'est-ce qui pourrait laisser penser que Dieu pourrait aime sans avoir les moyens de sauver ? Mais c'est très simple : le spectacle du monde dans une optique matérialiste... S'il n'y a pas de Ciel ni de Résurrection, on ne voit que la perdition terrestre de l'humanité. Le Royaume n'est pas de ce monde, mais s'il n'y a que ce monde... alors quoi ? Dieu aime sans pouvoir sauver... s'il y a un Dieu existe réellement et pas seulement symboliquement. Il faut replacer Zundel et Varillon dans leur époque marquée par le matérialisme athée, par un marxisme triomphant, dont ils ont subi l'influence et assimilé la culture intellectuelle. Je ne sais plus quel cosmonaute soviétique avait regardé par le hublot de sa capsule et constaté qu'il n'y avait de Dieu dans le ciel... le sens de l'histoire, le communisme scientifique, redéfinissant les bases possibles du christianisme. Zundel et Varillon ont eu la faiblesse d'intégrer cette redéfinition, d'où la gêne à la lecture de leurs textes, une fois la pression culturelle du marxisme évanouie...
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Cinci
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Re: 90 sermons de Zundel
J'aime beaucoup ce père jésuite qu'était François Varillon, en tant qu'auteur bien sûr. Je ne l'ai pas connu autrement. Et maintenant ce que je lis ici comme critique est une affaire légèrement vexante. Franchement ...
«En Jérémie c'est toujours Dieu qui parle, il dit que le Temple ne protège pas celui qui vit dans l'injustice : c'est un faux sacré, une fausse puissance, une puissance qui n'est pas apte à réaliser l'espérance : «Améliorez votre conduite et vos oeuvres, et je resterai avec vous dans le Temple ... Si vous avez un vrai souci du droit entre vous, si vous n'opprimez pas l'étranger, l'orphelin et la veuve, je resterai avec vous!» Ce sont des textes que nous devrions savoir par coeur, ou, au moins, lire tous les matins.
Voilà donc dénoncé avec vigueur la religion qui n'est pas une conversion du coeur, c'est à dire de la conscience. Le vrai sacré est au niveau de la conscience et de la liberté. La seule puissance qui garantit l'espérance de l'homme est, en elle-même, volonté de justice. Dieu ne peut écouter la prière de l'homme que s'il pratique la justice.
Les prophètes dénoncent aussi vigoureusement les idoles politiques. Les puissances politiques, qu'on les appelle Prince, Pouvoir établi, Chef ou Parti, ont toujours tendance à se faire passer pour Dieu. Elles exigent l'obéissance inconditionnelle des sujets ou des partisans. Contre ces pouvoirs sacralisés qui asservissent les hommes au lieu de les libérer, les prophètes rugissent : c'est le mot d'Amos, petit berger vivant sur les collines de Palestine. Dieu le charge de transmettre aux enfants d'Israël son rugissement (I,2)
Voici la phrase clé qui résume bien le propos des prophètes : c'est parce que la foi dévoile (ou révèle) la véritable nature de la Puissance absolue qu'elle sauve la vérité de l'espérance. Les prophètes purifient le sacré sans le détruire. Ils réconcilient le sacré avec la raison et avec la conscience, c'est à dire avec ce qu'il y a de meilleur dans l'homme. Si la foi en une puissance absolue est affirmée par une conscience soucieuse de justice et de liberté, le sacré n'est plus aliénant. Au contraire, seule cette foi - la foi en cette Puissance absolue que nous appelons Dieu - empêchera l'homme de prendre d'autres puissances pour des absolus. Rien n'est absolu, hormis Dieu seul. Seulement, il ne faut pas se tromper sur la nature de cet absolu. Il faut qu'il soit vraiment le garant de l'espérance humaine. Ce n'est possible que s'il est volonté de justice. Que vaudrait en effet une espérance humaine qui ne serait pas en même temps une espérance de justice ? Ce ne serait pas une espérance authentiquement humaine.
Que signifie la «resacralisation» moderne, sinon que l'homme sans la foi est incapable d'aller jusqu'au bout dans sa critique du sacré ? Les hommes persistent à mettre leur espérance en des puissances qui sont incapables de les libérer totalement.
Pour accueillir la Puissance véritable que nous appelons Dieu, il faut une triple conversion :
- De la conscience : il faut passer (passage qui est une Pâque, c'est à dire une mort et une renaissance) de l'attitude magique, conservatrice et captative du sacré, à l'attitude spirituelle, oblative et désintéressée de l'amour. Autrement dit, la foi, pour échapper aux confusions du sacré, doit assumer toutes les exigences d'une morale authentique. Le Christ, en un résumé saisissant de la doctrine des prophètes, a dit qu'elles sont ces exigences : «la justice, la miséricorde et la droiture» (texte à savoir par coeur en Mt 23,23)
- De l'idée que l'on se fait de la puissance : les chrétiens qui disent qu'ils croient en Dieu tout-puissant doivent savoir que Dieu n'est puissant qu'à aimer. Il n'est pas une puissance de destruction ou de domination. Il est l'amour, c'est à dire le Don tout pur, sans la moindre trace de repli ou de retour ou, comme le dit saint Bernard, d'incurvation sur soi. Dieu ne peut pas tout, il ne peut que ce que peut l'amour, mais il peut tout ce que peut l'amour.
- De nos puissances humaines : la technique, la politique, l'énergie morale. Il n'est pas question de les déprécier mais il faut les mettre au service de la justice et de la fraternité. Puisque la vraie puissance est volonté de justice, c'est en pratiquant la justice qu'on sera en relation avec elle. Pas question de connaître Dieu si l'on ne se convertit pas. Se convertir c'est cesser d'exploiter l'homme, c'est participer efficacement à son espérance de libération. La connaissance de Dieu est liée à l'action libératrice, à la dignité de l'homme.
JÉSUS RÉVÈLE QUE LA PUISSANCE N'EST QU'AMOUR
Les prophètes annonçaient le Christ. Voici maintenant le Christ, qui prolonge la critique commencée par les prophètes et qui l'achève. Le Christ révèle que la véritable Puissance est une Présence, la Présence d'un Amour dont l'Énergie, appelée Saint Esprit, est capable d'exaucer le voeu de l'espérance en transformant l'humanité entière, en la libérant pleinement. Comme les prophètes, le Christ désacralise.
Les pharisiens avaient sacralisé la Loi de Moïse. Dieu même, disaient-ils, est soumis à la Loi. Jésus dit non : Dieu est plus grand que la Loi; la Loi n'est pas Dieu. Les pharisiens avaient, entre autres choses, sacralisé le sabbat. Jésus dit et répète : «le sabbat est fait pour l'homme et non l'homme pour le sabbat» (Mc 2,27) Le Christ a désacralisé l'autorité. Rien de plus païen que cette idée selon laquelle l'autorité est une fin supérieure à la liberté. Non, dit Jésus, l'autorité est un service : «que celui qui veut être le plus grand se fasse le plus petit, et celui qui gouverne comme celui qui sert» (Mt 20, 25-28) Le Christ a désacralisé la richesse. Il l'a dénoncée comme une puissance de malheur : «malheur à vous les riches ! Car vous avez votre consolation» (Lc 6,24), c'est à dire vous n'espérez plus rien, donc vous n'êtes pas des vivants.
[...]
La véritable Puissance de libération de l'homme est Dieu, et non pas une quelconque idéologie. Mais, pour rencontrer le Dieu qui libère, il faut sortir de l'attitude magique et entrer dans la gratuité de l'amour.
Il est difficile d'éduquer les hommes. Éduquer les hommes, c'est les conduire à ce point de profondeur où ils reconnaissent le véritable contenu de leur espérance de libération.
[...]
Dieu est Amour, Présence et Liberté. Ces trois mots doivent être rigoureusement liés : présence de l'amour qui rend libre, qui suscite ou qui crée la vraie liberté. L'homme ne s'éveille comme liberté que s'il se sait reconnu, aimé.
Si l'amour ne rend pas libre, ce n'est pas l'amour. Si l'amour n'est pas une présence, ce n'est pas l'amour non plus. Présence totale d'un Amour infini (c'est à dire sans limite) qui rend libre absolument. Dieu n'est pas le Tout-Puissant, il est la toute-puissance de l'amour. L'amour n'est puissant qu'à rendre libre. Tel est l'Évangile.»
Source : François Varillon, «Vivre, c'est espérer»; en quatrième partie de Joie de croire, Joie de vivre, Paris, Éditions Bayard/Centurion, 1981, pp.218-221
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Re: 90 sermons de Zundel
De Charles :
Lire Varillon c'est peut-être découvrir ce qui vous manque, et je dirais même plus : ce que vous n'aimez pas chez lui est potentiellement ce qui est réellement en souffrance chez vous, et alors que la cure pourrait justement passer par une meilleure fréquentation d'une pensée comme la sienne. Enfin, vous êtes grand. Vous faites ce que vous voudrez naturellement. Et vous avez bien droit à vos goûts. Seulement, il y a que vous diffamez en attendant.
Raistlin écrit :
Mon cher Raistlin, vous ne l'avez jamais lu ou quoi. J'ai plutôt l'impression que c'est vous qui projetez un sentiment superficiel sur lui.
Vous pourriez vous garder une petite gêne avant de lancer des jugements lapidaires semblables à propos d'un bonhomme comme François Varillon. Vous lui prêtez une orientation qui est absente de son oeuvre. Sans doute, vous aimeriez «faire croire» aux gens que Varillon apostasiait la foi chrétienne, aurait dû manifester moins d'espérance que vous ? C'est grave.Ce n'est pas un "sentimentalisme exagéré" mais un commencement d'apostasie. Le refus de la toute-puissance divine est celui de la divinité elle-même, de sa transcendance et de son infini. C'est aussi un symptôme de perte de l'espérance, un doute émis sur la capacité de Dieu à nous sauver.
Lire Varillon c'est peut-être découvrir ce qui vous manque, et je dirais même plus : ce que vous n'aimez pas chez lui est potentiellement ce qui est réellement en souffrance chez vous, et alors que la cure pourrait justement passer par une meilleure fréquentation d'une pensée comme la sienne. Enfin, vous êtes grand. Vous faites ce que vous voudrez naturellement. Et vous avez bien droit à vos goûts. Seulement, il y a que vous diffamez en attendant.
Raistlin écrit :
Varillon écrivait :Oui, Dieu est Amour. Mais Dieu est aussi Lumière, Vérité, Sagesse, Justice, Vie, etc. Quel sens cela a de ne parler que de l'Amour comme si le reste était de second ordre ?
- « Dieu est Amour, Présence et Liberté. Ces trois mots doivent être rigoureusement liés : présence de l'amour qui rend libre, qui suscite ou qui crée la vraie liberté. L'homme ne s'éveille comme liberté que s'il se sait reconnu, aimé.»
Mon cher Raistlin, vous ne l'avez jamais lu ou quoi. J'ai plutôt l'impression que c'est vous qui projetez un sentiment superficiel sur lui.
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Re: 90 sermons de Zundel
heureux de ces réponses,un illettrés,Paul
Jésus est infiniment misericordieux.
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