Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

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BenBornAgain
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Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

Message non lu par BenBornAgain »

Je suis tombé par hasard sur cet article de la Croix (pas le genre de revue que je lis en général ;) ).
j'aimerais savoir ce que vous en pensez et si vous avez plus d'infos à ce sujet. J'aime bien Mgr Bruguès, qui n'est pas aimé par Golias, donc ça m'intéresse de connaître le fond de sa réflexion sur ce sujet très délicat.

24/02/2008 18:45
Les divorcés-remariés font l'objet de réflexion du diocèse d'Angers


Mgr Bruguès avait demandé une étude du « principe de miséricorde » qui, chez les orthodoxes, permet une seconde union

C’est une importante décision qu’avait prise Mgr Jean-Louis Bruguès, quelques semaines seulement avant de quitter le diocèse d’Angers pour devenir, à Rome, secrétaire de la Congrégation pour l’éducation catholique.

Prenant en compte un vœu du synode diocésain pour une meilleure écoute des personnes séparées ou divorcées, l’évêque avait signé le 10 décembre un décret synodal confiant au service Famille du diocèse et à la faculté de théologie de l’Université catholique de l’Ouest (UCO) « une recherche sur le “principe de miséricorde” ». Un principe, en vigueur dans l’Église orthodoxe, qui autorise une seconde, voire une troisième union.

Pas question cependant, pour Mgr Bruguès, de remettre en cause l’indissolubilité du mariage : « Ces unions religieuses n’ont pas de caractère sacramentel et sont précédées d’une démarche pénitentielle donnant accès à l’eucharistie », rappelle-t-il dans son décret à propos de la pratique orientale.

« Il ne s’agit pas de revenir sur l’indissolubilité du mariage, ni de permettre un “remariage”, mais d’ouvrir la possibilité d’une nouvelle alliance qui n’exclut pas de l’eucharistie », souligne à son tour le P. Maurice Boisramée, responsable de l’accompagnement des divorcés au service Famille et promoteur du texte synodal en question.

Une réflexion sur l’échec indispensable selon Sœur Margron

« Il existe une littérature abondante sur la possibilité de transcrire la pratique orthodoxe dans l’Église catholique », explique Sœur Véronique Margron, doyen de la faculté de théologie d’Angers. Mais pour cette théologienne moraliste, il sera nécessaire de croiser l’approche sacramentelle avec la réflexion éthique : « Si on n’en reste qu’à la question sacramentelle, on risque d’être un peu court, car on tombera vite sur la limite de l’indissolubilité du lien, explique-t-elle. Je pense donc qu’il nous faudra plutôt travailler à partir de la vie réelle des personnes, tout en restant clairs sur les principes de l’Église. »

Car pour la théologienne dominicaine, une telle démarche n’est possible qu’en ayant une réflexion sur l’échec : « N’oublions pas que nous croyons en un Dieu qui, aux yeux des hommes, a échoué sur la croix. La tradition chrétienne a donc quelque chose à dire sur la façon dont l’échec, et partant le relèvement, participe de l’existence. »

« Nous n’en sommes qu’au début. Difficile de dire à quoi nous allons aboutir », prévient Véronique Margron. La théologienne espère néanmoins que, au-delà d’une réflexion purement théologique, la démarche du diocèse d’Angers permettra de sensibiliser l’ensemble des fidèles à ce que vivent les divorcés-remariés dans l’Église.

« La charte synodale appelle justement les communautés à leur faire “leur juste place”, souligne-t-elle. Cela doit nous amener à nous demander quels services les divorcés-remariés peuvent rendre à la communauté chrétienne, que ce soit dans la catéchèse, la pastorale de la santé ou comme directeurs d’établissements d’enseignement catholique. »

«Les personnes divorcées toujours accueillies dans l’Église»

Même approche de la part de Marie-Odile Durand. La responsable du service Famille souhaite replacer cette réflexion dans ce que le diocèse a déjà entrepris par ailleurs pour ces personnes. « Depuis plusieurs années, une pastorale des divorcés-remariés est en place, avec des groupes à Angers et Cholet, décrit-elle. On permet aux personnes de relire leur histoire, sans porter de jugement. »

Plus largement, elle souhaiterait que le travail confié par Mgr Bruguès déborde sur toute la Pastorale familiale. « Nous sommes préoccupés par le nombre de plus en plus important de divorces, notamment chez les jeunes couples. Il est important de prendre cela en compte dans une pastorale du mariage ou dans l’éducation affective des jeunes. »

« Le plus important sera de faire comprendre que les personnes divorcées sont toujours accueillies dans l’Église. Y compris les divorcés-remariés », insiste Marie-Odile Durand. « Malheureusement, déplore pour sa part Véronique Margron, on regarde encore trop souvent les divorcés-remariés comme des excommuniés. Or, ils sont “seulement” privés de la communion eucharistique, et non pas retranchés de la communion de l’Église. Si l’eucharistie est bien la source et le sommet de la vie de l’Église, à nous de discerner comment doit s’exprimer cette communion. »

Angers n’est certes pas le premier diocèse français à se lancer dans ce domaine – déjà entrepris par exemple par celui d’Évry. Mais c’est la première fois qu’un évêque lance une telle réflexion de fond sur le sujet sensible des divorcés-remariés. « Plus il y aura, dans les diocèses, de commissions comme la nôtre, plus il y aura de possibilité de voir Rome… », confie Marie-Odile Durand, qui se garde pourtant de terminer sa phrase par le mot « évoluer ».
Nicolas SENÈZE LA CROIX
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Christophe
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Re: Divorcés remariés, une "évolution"???

Message non lu par Christophe »

C'est un sujet intéressant, que j'ai tenté d'aborder récemment à la lumière de l'Écriture dans le fil intitulé Jésus et le divorce pour adultère.

Quelqu'un sait-il quelle était la pratique de l'Église du temps de l'Église indivise ?
Ce sujet me semble être un des points durs du divorce catholique-orthodoxe... :-D
« N'ayez pas peur ! » (365 occurrences dans les Écritures)
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Boris
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Re: Divorcés remariés, une "évolution"???

Message non lu par Boris »

BenBornAgain a écrit :Prenant en compte un vœu du synode diocésain pour une meilleure écoute des personnes séparées ou divorcées,
Rappelons que "l'exhortation" qui fut le fruit de ce synode fut signé par une équipe soit-disant responsable du Synode et non par l'Evêque, ce qui est contraire au droit canon.

L'équipe de laïc ayant signé le document n'avait ni l'autorité ni la compétence (juridique) pour signer un tel document.

Ce document n'est donc pas recevable.


De plus nous connaissons bien le "haut niveau" de formation des laïcs en théologie et droit canon : le contenu du document s'en trouve donc discrédité.
« Si on n’en reste qu’à la question sacramentelle, on risque d’être un peu court, car on tombera vite sur la limite de l’indissolubilité du lien, explique-t-elle. Je pense donc qu’il nous faudra plutôt travailler à partir de la vie réelle des personnes, tout en restant clairs sur les principes de l’Église. »
Au diable les sacrements, vive la mise devant le fait accompli !
On se croirait en Mai 68 ...
« N’oublions pas que nous croyons en un Dieu qui, aux yeux des hommes, a échoué sur la croix. La tradition chrétienne a donc quelque chose à dire sur la façon dont l’échec, et partant le relèvement, participe de l’existence. »
Jn XI 49-52 a écrit :L'un d'eux, Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là, leur dit: 50 "Vous n'y entendez rien; vous ne réfléchissez pas qu'il est de votre intérêt qu'un seul homme meure pour le peuple, et que toute la nation ne périsse pas." 51 Il ne dit pas cela de lui-même; mais étant grand prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus devait mourir pour la nation; 52 Et non seulement pour la nation, mais aussi afin de réunir en un seul corps les enfants de Dieu qui sont dispersés.
Donc les propos de la sœur sont un sophisme : partir de ce que comprennent les non-croyants et en faire la doctrine de l'Eglise.
Or St Jean dit exactement le contraire dans son Evangile et montre comment la mort sur la croix n'est ni un échec, mais pire, que Caïphe ne fait qu'agir selon le plan de Dieu en suggérant de faire mourir le Christ.
a démarche du diocèse d’Angers permettra de sensibiliser l’ensemble des fidèles à ce que vivent les divorcés-remariés dans l’Église.
C'est simple : un refus de l'Eglise et de sa doctrine.
Mon père s'est remariée avec une personne divorcée. Je les ai prévenu des conséquences de leur acte. Elle m'a dit qu'elle préférait se marier avec mon père plutôt que de communier au Christ.

Voilà ce que vive ces personnes.
Certaines par contre se convertissent après avoir commis la faute. Mais il faut en revenir à la connaissance médiocre que les laïcs ont de la doctrine de l'Eglise : il faut donc revenir à un catéchisme authentique et mettre au feu tous les parcours catéchétiques que l'on trouve dans toutes la paroisses et qui poussent justement à ce genre de situation.
«Les personnes divorcées toujours accueillies dans l’Église»
De qui parle-ton ?
Voilà un nouveau sophisme très répandu : mettre dans le même panier les personnes "simplement" divorcées et les personnes divorcées-remariées.
Il y a un monde entre les 2 : celui d'aller à l'encontre de l'enseignement du Christ.
Frontière que les personnes "simplement" divorcées n'ont pas franchi et qui fait qu'elles sont toujours dans la pleine communion avec le Christ et son Eglise.

« Plus il y aura, dans les diocèses, de commissions comme la nôtre, plus il y aura de possibilité de voir Rome… »
on reconnait encore une fois les méthodes marxistes des années 70 qui ont mis à terre la Liturgie et la transmission de la Foi en France : la technique de la mise devant le fait accompli.
Le Pape ne peut plus qu'accorder un indult pour conserver l'unité.
Comme par exemple la communion dans la main (dont il est question de supprimer l'indult ou d'en réduire la portée)
UdP,
Boris
Sursum Corda
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Re: Divorcés remariés, une "évolution"???

Message non lu par Sursum Corda »

Tout a fait d'accord avec Boris : le synode diocésain est présidé par l'évêque, et il en est l'unique législateur, les autres membres du synode ne possèdent qu'une voix consultative. Les déclarations et décrets doivent être signés par lui seul, et ne peuvent être publiées que par son autorité. (je vous renvoie au CIC466).

"Si on n’en reste qu’à la question sacramentelle, on risque d’être un peu court"
si on ne fait pas passer en premier la question sacramentelle, on risque de ne plus rien avoir du tout.

Ne nous trompons pas de problème : les divorcés ne sont en aucun cas exclus de la communion ecclésiale. Les divorcés remariés sont de par leur situation maritale en état de péché et sont par conséquent exclu de la communion eucharistique tout comme n'importe quel chrétien en situation de péché mortel.
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giorgino
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Re: Divorcés remariés, une "évolution"???

Message non lu par giorgino »

La Croix est mon journal préféré : désolé BBA
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Boris
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Re: Divorcés remariés, une "évolution"???

Message non lu par Boris »

Sursum Corda a écrit :Ne nous trompons pas de problème : les divorcés ne sont en aucun cas exclus de la communion ecclésiale. Les divorcés remariés sont de par leur situation maritale en état de péché et sont par conséquent exclu de la communion eucharistique tout comme n'importe quel chrétien en situation de péché mortel.
J'ajouterai une chose tout de même. Même Sursum Corda commet cette erreur de formulation alors que le procédé est clair dans son esprit :
Les personnes divorcées-remariées ne "sont pas exclues", mais S'EXCLUENT par elles-même et leur acte de la communion sacramentelle.

Cette erreur de formulation fausse depuis trop longtemps la question. L'Eglise n'agit pas et ne fait rien. Elle constate seulement l'action fautive et pècheresse des ses enfants, enfants qui sont déjà dans la peine en ayant demander un divorce civil.
giorgino a écrit :La Croix est mon journal préféré : désolé BBA
:mal:

Quand un journal qui se dit catholique n'a de cesse de publier des articles critiquant les positions du vatican, on se demande à qui va leur fidélité.
UdP,
Boris
Sursum Corda
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Re: Divorcés remariés, une "évolution"???

Message non lu par Sursum Corda »

Merci Boris d'avoir corrigé ma formulation.
etienne lorant
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Le Pape et les divorcés remariés: ne fermez pas les portes

Message non lu par etienne lorant »

« Ne fermez pas les portes! », a répété le Pape François à l’audience générale du mercredi 5 août, en invitant les chrétiens à garantir un accueil et un soin pastoral à ceux qui ont entrepris une nouvelle union après l’échec du mariage sacramentel.

Au terme de la pause estivale du mois de juillet, le Pape a repris dans la salle Paul VI les rencontres hebdomadaires avec les fidèles. Et, poursuivant le cycle de catéchèses consacrées à la famille, il s’est arrêté précisément sur la situation des « baptisés qui ont établi une nouvelle vie commune » suite « à l’échec irréversible de leur lien matrimonial ».

L’Eglise « sait bien qu’une telle situation contredit le Sacrement chrétien », a assuré à ce propos François; sans oublier, toutefois, qu’il existe une « différence entre ceux qui ont subi la séparation par rapport à ceux qui l’ont provoquée » et que, dans tous les cas, « ces personnes ne sont nullement excommuniées et il ne faut absolument pas les traiter comme telles: elles font toujours partie de l’Église ».

Le Pape a recommandé en particulier de tenir compte des répercussions que ces situations peuvent avoir à l’égard des petits enfants: « Il faut faire en sorte – a-t-il exhorté – de ne pas ajouter d’autres poids à ceux que les enfants, dans ces situations, doivent déjà porter ». D’où l’appel adressé à tous les chrétiens, afin qu’ils s’engagent à prendre « soin des familles blessées, en les accompagnant dans la vie de foi de la communauté ». Chaque croyant, a répété le Pape, est appelé à accomplir « son rôle en adoptant l’attitude du Bon Pasteur, qui connaît chacune de ses brebis et qui n’exclut personne de son amour infini »

- See more at: http://www.osservatoreromano.va/fr/news ... XHwbx.dpuf
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: Le Pape et les divorcés remariés: ne fermez pas les port

Message non lu par Marie du 65 »

Il est temps que l'Eglise change ses positions vis à vis des divorcés-remariés, j'ai confiance en Notre Saint-Père mais malheureusement il n'est pas le seul à prendre des décisions!!
Tu Aimeras ton Prochain comme Toi-même

Près de Notre Saint Père
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Suliko
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Re: Le Pape et les divorcés remariés: ne fermez pas les port

Message non lu par Suliko »

Une bonne mise au point sur la question:
http://benoit-et-moi.fr/2015-II/actuali ... endor.html
C'est pourquoi elle seule, prédestinée avant les générations et annoncée par les prophètes, la Mère du Créateur de tout l'univers, non seulement n'a participé en rien à la tache originelle, mais elle est toujours demeurée pure comme le ciel et toute belle. (extrait du règlement pour le monastère de Biélokrinitsa (1841)
Jeremy43
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Re: Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

Message non lu par Jeremy43 »

Bonjour,

Merci Suliko pour le texte.

C'est Jésus-Christ, Fils de Dieu, qui a fermé les portes en étant extrêmement clair sur l'enseignement lié au mariage et à l'adultère, ce n'est certainement pas son Vicaire qui peut s'octroyer le droit de les ouvrir !

La Loi Divine Est, elle Est l'essence de Dieu, que ça nous plaise ou non, c'est à nous de nous conformer aux lois divines et non l'inverse, c'est nous qui vivons chez Dieu et pas l'inverse ! Si l'on ouvre la porte aux divorcés remariés, légitiment leur union, on les envoie enfer et les personnes qui font cela deviennent également coupables de ce péché. En faisant cela, on leur fait du mal déjà dans ce monde, si les divorcés remariés peuvent être heureux dans leur chair, ils sont malheureux dans leur âme car la Loi Divine est la nature de notre âme, elle nous rend heureux et elle est plus douce que le lait et le miel car l'Esprit Saint répand son baume quand nous vivons dans Sa Volonté et son baume est plus délicieux que tous les délices terrestres. Compte tenu de notre époque où tout est sans dessus dessous, la Miséricorde Divine doit couler à flot mais pour avoir accès à cette miséricorde, il faut déjà se reconnaître pécheur et donc vouloir changer de vie.

L'Eglise est notre Mère, Elle est celle qui doit nous conduire avec le plus de sécurité possible dans la patrie céleste, c'est pour cela que Jésus l'a institué et si l'Evêque de Rome se permettait de changer un dogme Divin, il y aurait soit un schisme profond dans l'Eglise, soit une intervention Divine pour rappeler la Loi car les décrets de l'Eternel sont immuables, fondés sur la fidélité et la droiture car de toujours à toujours Il Est.
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Re: Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

Message non lu par gerardh »

______

Bonjour,

Si j'ai bien compris, le Pape n'a pas de légitimité canonique pour parler des divorcés remariés puisqu'il n'a pas obtenu le quota de voix favorables lors du synode. Chercherait-il à la contourner ?


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prodigal
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Re: Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

Message non lu par prodigal »

Gerhard,
la parole du pape est libre. Lorsqu'il s'exprime, ce n'est pas parce qu'il est mandaté par une quelconque assemblée, si sainte soit-elle, mais en tant que chef suprême de l'Eglise catholique, bénéficiant de l'assistance de l'Esprit-Saint.
Jeremy43 a écrit :C'est Jésus-Christ, Fils de Dieu, qui a fermé les portes en étant extrêmement clair sur l'enseignement lié au mariage et à l'adultère, ce n'est certainement pas son Vicaire qui peut s'octroyer le droit de les ouvrir !
Jeremy,
vous confondez deux choses : l'indissolubilité du mariage (qui entraîne nécessairement l'interdiction du divorce) et la privation du sacrement.
Sans oublier que l'on peut être divorcé malgré soi.
Enfin, ce n'est pas le statut de divorcé qui est jugé comme péché, mais le concubinage.
Jeremy43 a écrit :La Loi Divine Est, elle Est l'essence de Dieu, que ça nous plaise ou non, c'est à nous de nous conformer aux lois divines et non l'inverse, c'est nous qui vivons chez Dieu et pas l'inverse !
Ce n'est pas la loi divine qui prive les divorcés de sacrement, c'est une discipline ecclésiastique. Elle existe, donc elle est contraignante et les couples concernés ne peuvent faire comme si elle n'existait pas, mais elle n'est pas nécessairement éternelle, c'est bien pourquoi elle est l'objet de tant de débats.
Jeremy43 a écrit : L'Eglise est notre Mère, Elle est celle qui doit nous conduire avec le plus de sécurité possible dans la patrie céleste, c'est pour cela que Jésus l'a institué et si l'Evêque de Rome se permettait de changer un dogme Divin, il y aurait soit un schisme profond dans l'Eglise, soit une intervention Divine pour rappeler la Loi car les décrets de l'Eternel sont immuables, fondés sur la fidélité et la droiture car de toujours à toujours Il Est.
Ce n'est pas vous qui êtes juge infaillible de la doctrine, si vous permettez.
Si l'indissolubilité du mariage est bien un dogme, il en est un autre qu'il ne faut pas oublier : l'Eglise a soin des âmes.
La reconnaissance d'un de ces deux dogmes ne doit pas entraîner le rejet de l'autre.
L'Eglise a soin des âmes, cela veut dire qu'elle ne place personne dans une situation inextricable. Supposez (le cas n'est pas si rare) une femme dont le mari est adultère et violent, contrainte au divorce, et ayant trouvé un nouveau foyer où ses enfants sont accueillis et éduqués. Si votre discours était juste, il faudrait lui conseiller de mendier auprès de son mari adultère la cohabitation, en abandonnant l'homme qui a pris soin d'elle, et en sacrifiant l'intérêt de ses enfants. Un tel conseil est indécent, et incompatible avec le soin des âmes. Il est évidemment normal que le pape en soit préoccupé.
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Re: Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

Message non lu par Héraclius »

Bonjour Prodigal,
Ce n'est pas la loi divine qui prive les divorcés de sacrement, c'est une discipline ecclésiastique. Elle existe, donc elle est contraignante et les couples concernés ne peuvent faire comme si elle n'existait pas, mais elle n'est pas nécessairement éternelle, c'est bien pourquoi elle est l'objet de tant de débats.
Ce qui prive les divorcés-remariés de sacrements, c'est qu'ils sont jugés en état de péché mortel - un adultère assumé sans repentir. Et il se trouve que l'Eglise, constatant cet état de fait, ne peut leur accorder l'absolution, qui est nécéssaire pour communier. Ce n'est pas vraiment une affaire de discipline. La question est d'avantage celle de la limite des conséquences du péché qu'une question de droit canonique. Donc oui, c'est dogmatique - ce qui ne veut pas dire figé au niveau pratique.
L'Eglise a soin des âmes, cela veut dire qu'elle ne place personne dans une situation inextricable. Supposez (le cas n'est pas si rare) une femme dont le mari est adultère et violent, contrainte au divorce, et ayant trouvé un nouveau foyer où ses enfants sont accueillis et éduqués. Si votre discours était juste, il faudrait lui conseiller de mendier auprès de son mari adultère la cohabitation, en abandonnant l'homme qui a pris soin d'elle, et en sacrifiant l'intérêt de ses enfants. Un tel conseil est indécent, et incompatible avec le soin des âmes. Il est évidemment normal que le pape en soit préoccupé.
L'enseignement actuel de l'Eglise serait plutôt que cette femme devrait vivre en frère et soeur avec l'homme qui a pris soin d'elle.


Dieu vous bénisse,


Héraclius -
''Christus Iesus, cum in forma Dei esset, non rapínam arbitrátus est esse se æquálem Deo, sed semetípsum exinanívit formam servi accípiens, in similitúdinem hóminum factus ; et hábitu invéntus ut homo, humiliávit semetípsum factus oboediens usque ad mortem, mortem autem crucis. Propter quod et Deus illum exaltávit et donávit illi nomen, quod est super omne nomen, ut in nómine Iesu omne genu flectátur cæléstium et terréstrium et infernórum.'' (Epître de Saint Paul aux Philippiens, 2, 7-10)
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prodigal
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Re: Le Pape : Divorcés remariés, ne fermez pas les portes!

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Héraclius a écrit :L'enseignement actuel de l'Eglise serait plutôt que cette femme devrait vivre en frère et soeur avec l'homme qui a pris soin d'elle.
Je constate que vous parlez de l'enseignement actuel de l'Eglise, sans pour autant que cela implique une rupture avec la tradition. Il est donc possible d'adapter l'enseignement de toujours aux réalités du temps sans le trahir. Je crois que nous sommes parfaitement d'accord là dessus.
C'est possible car l'accent peut varier. Les besoins spirituels des âmes ne sont pas sans lien avec la situation concrète dans laquelle elles vivent, et certains rappels peuvent être plus opportuns que d'autres.
Pour ma part, mais sans garantie, je dirais plutôt que l'Eglise aujourd'hui est particulièrement consciente de l'intérêt qu'il y a à considérer la particularité des cas. Toutes les situations de recomposition du couple ne sont pas à traiter de la même façon. Pour vous répondre plus précisément à partir de l'exemple que j'ai pris, ce n'est pas la même chose si cette femme vit avec un catholique fervent ou avec un athée. Dans le premier cas, ensemble, et non l'un contre l'autre, les partenaires peuvent décider de s'efforcer à l'abstinence. C'est moins évident dans le deuxième.
Héraclius a écrit : Ce qui prive les divorcés-remariés de sacrements, c'est qu'ils sont jugés en état de péché mortel - un adultère assumé sans repentir.
Vous avez objectivement raison. C'est cela et rien d'autre.
C'est pourquoi la question est de savoir si vraiment ils sont en état de péché mortel, et ceci n'est absolument pas évident.
Entendons-nous bien. Il y a deux points de doctrine qui ne peuvent être mis en doute :
- la chasteté est une valeur en soi, à laquelle tout le monde doit tendre, même les couples légitimes.
- il y a des crimes sexuels, il y a des habitudes sexuelles vicieuses, qui sont incompatibles avec la grâce, et qui donc sont classés comme péchés mortels.
Ceci, je crois, est clair.
Ce qui l'est moins :
- la sexualité est-elle un mal en soi, tout juste toléré pour les besoins de la reproduction, ou bien au contraire la sexualité est-elle une très belle chose, raison pour laquelle les crimes commis envers elle sont graves? Ces deux propositions ne reviennent pas du tout au même, vous en conviendrez. Or, l'une et l'autre peuvent passer pour " la doctrine de l'Eglise". Il y a donc débat.
- comment considérer ce qui n'est ni chasteté ni débauche, en bref une vie sexuelle normale, monogame, tempérante et respectueuse de l'autre? est-ce péché mortel, péché véniel, péché mortel que le mariage rendrait véniel, vertu, chose qui de soi n'est ni louable ni blâmable? c'est de ce genre de vie que nous parlons quand nous parlons du drame des divorcés remariés interdits de sacrements. Là encore, il y a débat.
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