MYAH a écrit : ↑ven. 18 nov. 2022, 7:32
Ma question est toujours relative aux talents.. Est-ce qu'il faut absolument s'investir dans l'apostolat, l'évangélisation et tout ça pour avoir les talents spirituels fructifies ?
Ce qui compte c'est la charité, dont le champ est beaucoup plus vaste que ces parcelles. Il n'est pas nécessaire de les rechercher, et leur présence dépend en grande partie de conditions extérieures.
En revanche, on ne doit pas quand elles se présentent se soustraire à l'obligation de répondre de notre foi, mais cela doit être proportionnel au besoin : à moins d'une situation de martyr qui ne doit pas être recherchée d'ailleurs, il n'est pas nécessaire et ce peut être contre-productif d'en faire trop : s'afficher catho, parler de Jésus, etc. Un sème, un autre moissonne...
Nous sommes "le sel de la terre", notre présence suffit pour agir pourvu que nous soyons du vrai sel !
MYAH a écrit : ↑ven. 18 nov. 2022, 7:32Ou alors est-ce que ça marche aussi avec une vie normale, remplie de prières ?
Bien sûr. Toujours sous la réserve de ne pas se dérober quand l'occasion d'autre chose se présente (bonne action, etc.)
MYAH a écrit : ↑ven. 18 nov. 2022, 7:32Si je rale quand je souffre par exemple, suis-je mauvais disciple ?
La réponse se trouve dans Mathieu (21: 28-32)
MYAH a écrit : ↑ven. 18 nov. 2022, 7:32Mais en fait, je bute un peu sur la parole de Jesus qui parle de renoncer à soi même. Ça veut dire qoui en réalité ?
Nous y voilà ! Cela veut dire être du vrai sel, toujours mieux le filtrer, l'épurer... Devenir transparent à la grâce pour qu'elle puisse mieux agir à travers nous, sans que nous ayons rien à faire ni décider que répondre aux sollicitations.
Mais je vous accorde que cela demanderait plus d'explications, sauf qu'elles doivent être adaptées à chacun et concrètes. Le point de départ c'est la disponibilité et l'intention de s'y investir, d'en faire notre priorité n°1, voire mieux : la seule.
Et donc pour cela de se dépouiller de pas mal de "distractions", attractions, de se soustraire aussi à des sollicitations, etc.
Et d'être "présent", attentif à vivre chaque instant en "pleine conscience".
C'est relativement simple, en fait. Il est bien plus facile de tout donner que de se donner à moitié : l'obstacle, c'est le coeur partagé.
Et cela peut se faire dans n'importe quelle vie, à partir de n'importe quel moment.
Ensuite seulement nos talents serviront : quand nous ne serons plus que l'instrument entre Ses mains. Ce qui importe pour un résultat, c'est bien plus la main qui manie l'outil que l'outil lui-même. Il nous faut donc cesser de vouloir le manier nous-même. C'est cela renoncer à soi, donc non pas disqualifier l'outil. Ce n'est pas lui qui a choisi d'être ce qu'il est, et s'il est une pioche, inutile de s'en servir pour faire le travail d'une pelle !
Car si nous ne sommes qu'un canal, quelle humilité serait celle du canal qui dirait "je ne suis qu'un humble canal" : absurde ! Ce qui compte c'est qu'il apporte l'eau là où il le faut (sans l'obstruer ou la dévier), peu importe ce qu'il est.
Comme je l'écrivais il y a peu : "Le succès ici-bas n'est pas lié à l'argent ni la réputation, ce serait se montrer étranger à "Son Royaume" et à son Esprit que de le considérer ainsi.
Il est proportionnel à ce que chacun révèle aux autres de Sa Pensée et de Sa Volonté. Il se confond avec l'expression, visible pour les autres, que chacun donne dans sa vie à ce qu'il a accepté de Sa Volonté".
Voilà comment le travail intérieur rejaillit à l'extérieur.