C'est effectivement le principal, mais laissez-moi alors "défendre" la lecture de l'ancien testament, ce que fit Saint Mathieu avant moi qui précise bien que l'enseignement de Jésus est à prendre comme une suite logique, la cerise sur le gâteau, et non en opposition.
Opposition il y a parfois, un exégète récemment décédé et fort reconnu considère ainsi qu'il y en a éventuellement (car après il faut "peaufiner") bien une mais sur quelques points seulement : le divorce, les serments, le Sabbat et les lois sur l'impureté.
Ce débat ne doit pas nous faire occulter à quel point sur tout le reste l'Ancien éclaire pour nous le Nouveau.
D'abord, parce que dans l'ancien la vie ressemble davantage à la nôtre que dans le nouveau, où les miracles sont en veux-tu en voilà, ce qui fausse la perception. Il y en eut bien sûr dans l'ancien, mais souvent on y vit tout comme nous dans le souvenir de ceux-ci, et il faut "s'accrocher à sa foi" avant d'en retirer et pas toujours le profit. De plus les "situations de vie" sont bien plus diverses et variées. Les différents dilemmes que nous pouvons rencontrer pour vivre cette foi s'y posent et n'y sont pas occultés.
Dieu est immuable, celui de l'Ancien testament est bien le même, par conséquent c'est à nous de trouver à concilier ce qui ne nous paraît pas l'être, et cela stimule fort la réflexion et aide à comprendre comme il faut le Nouveau.
Si vous le voulez j'en donnerai des exemples...
Bon, soit je continue soit j'en donne un...
En voilà un.
Dans Mathieu chapitre 5, Jésus nous dit qu'il faut prier/jeûner faire l'aumône en cachette, sans ostentation, et dans cet esprit combien en prêchent fort la vertu de presque dissimulation depuis de sa foi et de sa pratique, la modestie, le respect des convictions des autres, etc. (on déborde souvent dans le fait de ne plus afficher sa foi, comme si avant elle était ainsi imposée de force, etc.
Or, dans l'ancien testament, Dieu ORDONNE aux israélites de porter des glands aux extrémités de leurs vêtements pour se souvenir de ses commandements, de porter ses commandements écrits comme en bandeau sur le front, de les marquer sur sa porte, etc. (autrement dit, de multiplier les post it sur son corps, ses objets, son environnement, pour se souvenir de ses commandements : cela est en réalité en réaction aux écarts du peuple, une sorte de pénitence.
Conséquence ? Evidemment, avec l'orgueil : l'affichage de sa foi, et tout ce que la parole de Jésus dans Mathieu a remis à sa place !
A cause d'une mauvaise compréhension et d'une mise en oeuvre trop littérale (certes exigée) du commandement.
Or ce n'était qu'une pénitence, une sentence Divine qui n'appartenait pas à la loi d'origine, le juste équilibre est à trouver entre les 2, mais la parole de Jésus n'est nullement à entendre comme depuis on lui en a prêté l'intention, même si c'est "un peu vrai", mais on est parti dans un autre excès !


