D'autres dans ce cas-là ?
J'ouvre ce fil pour qu'on puisse se soutenir mutuellement et s'échanger des astuces pour ne pas / plus avoir la tête sous l'eau. Personnellement, ce qui m'aide un peu, c'est de me dire que je serai peut-être morte demain ou même dans quelques heures : on ne sait jamais quand la mort frappe, après tout ! Ca peut paraître cynique mais ça aide bien, car on se dit que l'on n'a peut-être plus longtemps à supporter ses problèmes et cette vie qui, objectivement, est triste même quand on est censé être catholique.
A bientôt !
Attendre la mort quand on a 33 ans
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Repentie75
- Censor

- Messages : 117
- Inscription : dim. 11 oct. 2020, 13:51
- Conviction : catholique
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anachorète moderne
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Re: Attendre la mort quand on a 33 ans
Bonsoir Repentie 75,
je vous témoigne ma compassion pour votre situation. J'ai des troubles dépressifs majeurs depuis que j'ai 15/16 ans avec un début préalablement moins sévère à la sortie de l'enfance. Aujourd'hui j'en ai 27, ça fait 1 mois que je me sens mieux... 'Reste plus qu'à voir si ça va durer.
J'ai compris quelque chose dont peu de gens parlent. C'est que quand on est dépressif, on a bien des chances de basculer dans des comportements addictifs. Par exemple, la nourriture. Pour compenser son mal-être... Ou d'autres choses : être dépensier, sexualité débridée, écrans, alcool, etc...
Je pense qu'essayer de sortir de ça aide. Essayer d'avoir une vie plus " équilibrée ", de façon objective. Si on y arrive pas, ne pas trop se culpabiliser... Dieu nous aime plus que nous-même nous nous aimons. Mais au moins faire l'effort d'y parvenir.
ça peut être des comportements plus subtils ou plus gros, mais toujours autodestructeurs.
Bon après ce qui m'aide pour le moment :
- porter la médaille miraculeuse
-réciter le chapelet marial du jour
- Et surtout : avoir davantage confiance en la miséricorde de Dieu, ne pas penser qu'il nous enferme dans le mal, plutôt penser qu'il veut à tout prix notre salut plus que nous-même. Ne pas penser qu'il va attendre exprès qu'on soit dans un moment de faiblesse / péché mortel, comme si il nous faisait des croche-pieds et attendait de nous prendre en flagrant délit pour nous condamner à l'enfer. Je ne sais pas si c'est votre cas, mais je vous ai lue quant à vos soucis conjugaux, et vous culpabilisez énormément vis à vis d'un adultère. J'ai le sentiment que vous êtes tourmentée par l'idée de ne pas être assez bien, par la culpabilité, et paradoxalement, ces " scrupules " aggravent votre situation à mon avis. Le mieux, c'est de se dire, que si vous passez votre vie favorablement et qu'après un certain temps, dans le pire des cas et par malheur, vous perdiez votre état de grâce par un péché mortel, il y a toujours espoir de revenir vers lui - et il est si bon que je pense que si vous confessez vos fautes à nouveau et vous repentez, vous ne perdrez pas votre mérite pour vos bonne actions et vos qualités.
Donc voilà, confiance en Dieu, c'est très important.
Bon courage et gardez foi.
PS : j'ai émis des suppositions sur votre tourment de culpabilité, je peux très bien me tromper, n'hésitez pas à me faire savoir ce qu'il en est.
je vous témoigne ma compassion pour votre situation. J'ai des troubles dépressifs majeurs depuis que j'ai 15/16 ans avec un début préalablement moins sévère à la sortie de l'enfance. Aujourd'hui j'en ai 27, ça fait 1 mois que je me sens mieux... 'Reste plus qu'à voir si ça va durer.
J'ai compris quelque chose dont peu de gens parlent. C'est que quand on est dépressif, on a bien des chances de basculer dans des comportements addictifs. Par exemple, la nourriture. Pour compenser son mal-être... Ou d'autres choses : être dépensier, sexualité débridée, écrans, alcool, etc...
Je pense qu'essayer de sortir de ça aide. Essayer d'avoir une vie plus " équilibrée ", de façon objective. Si on y arrive pas, ne pas trop se culpabiliser... Dieu nous aime plus que nous-même nous nous aimons. Mais au moins faire l'effort d'y parvenir.
ça peut être des comportements plus subtils ou plus gros, mais toujours autodestructeurs.
Bon après ce qui m'aide pour le moment :
- porter la médaille miraculeuse
-réciter le chapelet marial du jour
- Et surtout : avoir davantage confiance en la miséricorde de Dieu, ne pas penser qu'il nous enferme dans le mal, plutôt penser qu'il veut à tout prix notre salut plus que nous-même. Ne pas penser qu'il va attendre exprès qu'on soit dans un moment de faiblesse / péché mortel, comme si il nous faisait des croche-pieds et attendait de nous prendre en flagrant délit pour nous condamner à l'enfer. Je ne sais pas si c'est votre cas, mais je vous ai lue quant à vos soucis conjugaux, et vous culpabilisez énormément vis à vis d'un adultère. J'ai le sentiment que vous êtes tourmentée par l'idée de ne pas être assez bien, par la culpabilité, et paradoxalement, ces " scrupules " aggravent votre situation à mon avis. Le mieux, c'est de se dire, que si vous passez votre vie favorablement et qu'après un certain temps, dans le pire des cas et par malheur, vous perdiez votre état de grâce par un péché mortel, il y a toujours espoir de revenir vers lui - et il est si bon que je pense que si vous confessez vos fautes à nouveau et vous repentez, vous ne perdrez pas votre mérite pour vos bonne actions et vos qualités.
Donc voilà, confiance en Dieu, c'est très important.
Bon courage et gardez foi.
PS : j'ai émis des suppositions sur votre tourment de culpabilité, je peux très bien me tromper, n'hésitez pas à me faire savoir ce qu'il en est.
Re: Attendre la mort quand on a 33 ans
Bonjour Repentie,
Il m'est difficile de vous donner des conseils mais je vous trouve courageuse et volontaire. Vous êtes bien plus forte que vous ne le croyez au vu de votre parcours. Il faut se faire confiance, en toute humilité bien sûr.
Le découragement et le scrupule font partie de notre vie spirituelle et je pense que chaque croyant y est confronté à un ou plusieurs moment(s) de son parcours spirituel. La question est de savoir si vous avez suffisamment confiance en Dieu, en son amour infini pour vous, amour inquantifiable pour nous, simples créatures ?
A moins que vous ne choisissiez de vous laisser entraîner sur la pente savonneuse préparée par le démon afin de vous détourner de Notre Père. Celui-ci nous a crées tels que nous sommes, certes imparfaits mais à son image. IL nous aime et vous devez vous en persuader, même si dans un premier temps vous avez l'impression de ne pas être sincère. A force de vous le répéter, vous finirez par l'intégrer et l'idée du découragement ne vous fera moins peur. Les chutes et les rechutes jonchent nos parcours de vie mais le plus important est de ne pas sombrer dans le désespoir, ennemi de Dieu. Ayez confiance en LUI. IL VOUS AIME et vous devez vous en persuader.
Marie.
Il m'est difficile de vous donner des conseils mais je vous trouve courageuse et volontaire. Vous êtes bien plus forte que vous ne le croyez au vu de votre parcours. Il faut se faire confiance, en toute humilité bien sûr.
Le découragement et le scrupule font partie de notre vie spirituelle et je pense que chaque croyant y est confronté à un ou plusieurs moment(s) de son parcours spirituel. La question est de savoir si vous avez suffisamment confiance en Dieu, en son amour infini pour vous, amour inquantifiable pour nous, simples créatures ?
A moins que vous ne choisissiez de vous laisser entraîner sur la pente savonneuse préparée par le démon afin de vous détourner de Notre Père. Celui-ci nous a crées tels que nous sommes, certes imparfaits mais à son image. IL nous aime et vous devez vous en persuader, même si dans un premier temps vous avez l'impression de ne pas être sincère. A force de vous le répéter, vous finirez par l'intégrer et l'idée du découragement ne vous fera moins peur. Les chutes et les rechutes jonchent nos parcours de vie mais le plus important est de ne pas sombrer dans le désespoir, ennemi de Dieu. Ayez confiance en LUI. IL VOUS AIME et vous devez vous en persuader.
Marie.
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anachorète moderne
- Barbarus

Re: Attendre la mort quand on a 33 ans
Bonsoir Marie,
vous dites :
Nous ne sommes pas tous égaux... Certains sont plus sensibles, d'autres sont plus scrupuleux, d'autres plus optimistes...
Une lapalissade ? Pas pour tout le monde car beaucoup de gens nient les différences existantes entre les gens.
Ou expliquent cela uniquement par rapport aux circonstances ; c'est de l'égalitarisme.
A part ça, ne voyant pas de réaction visible de la part de Repentie75, j'espère ne pas avoir été maladroit ou quelque chose comme ça. J'aurais aimé une réaction de sa part !
Bien cordialement.
vous dites :
C'est probablement vrai dans le fond. Cependant, pour un dépressif le découragement et le scrupule peuvent être multiplié par 10 en fonction de la sévérité de son état, par rapport à un individu qui ne l'est pas. La pensée peut s'altérer et on peut avoir une image d'un Dieu très impassible. Et au final être persuadé qu'il ne nous aime pas pour ce qu'on est.Le découragement et le scrupule font partie de notre vie spirituelle et je pense que chaque croyant y est confronté à un ou plusieurs moment(s) de son parcours spirituel.
Nous ne sommes pas tous égaux... Certains sont plus sensibles, d'autres sont plus scrupuleux, d'autres plus optimistes...
Une lapalissade ? Pas pour tout le monde car beaucoup de gens nient les différences existantes entre les gens.
Ou expliquent cela uniquement par rapport aux circonstances ; c'est de l'égalitarisme.
A part ça, ne voyant pas de réaction visible de la part de Repentie75, j'espère ne pas avoir été maladroit ou quelque chose comme ça. J'aurais aimé une réaction de sa part !
Bien cordialement.
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Repentie75
- Censor

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Re: Attendre la mort quand on a 33 ans
Désolée pour mes réponses parfois bien tardives (dans tous les sens du terme) ! bien sûr, ce n'est pas par manque d'intérêt pour la discussion lancée. Merci pour vos interventions très pertinentes, d'ailleurs
Anachorète moderne, j'ai lu un fil de discussion sur vos propres addictions et ne peux qu'approuver : malheureusement, la dépression y prédispose effectivement (dans mon cas - comme dans le vôtre apparemment, si j'ai bien compris - c'est la dépendance aux écrans et aussi aux médicaments) ; c'est bien que vous ayez le réflexe de prier le Chapelet, j'espère qu'il portera ses fruits à long terme et que vous sortirez de cette déprime / dépression.
Marie, oui difficile de garder toujours foi en l'amour ou la miséricorde de Dieu, quand on se sent indigne ou misérable. Vous avez raison : il faut garder cela en tête et ne pas se décourager, même si ça fait partie de la vie spirituelle. Quant aux scrupules, ils sont inévitables, alors autant essayer de s'en accommoder et de vivre pas trop mal avec...
Anachorète moderne, j'ai lu un fil de discussion sur vos propres addictions et ne peux qu'approuver : malheureusement, la dépression y prédispose effectivement (dans mon cas - comme dans le vôtre apparemment, si j'ai bien compris - c'est la dépendance aux écrans et aussi aux médicaments) ; c'est bien que vous ayez le réflexe de prier le Chapelet, j'espère qu'il portera ses fruits à long terme et que vous sortirez de cette déprime / dépression.
Marie, oui difficile de garder toujours foi en l'amour ou la miséricorde de Dieu, quand on se sent indigne ou misérable. Vous avez raison : il faut garder cela en tête et ne pas se décourager, même si ça fait partie de la vie spirituelle. Quant aux scrupules, ils sont inévitables, alors autant essayer de s'en accommoder et de vivre pas trop mal avec...
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