Bof, pour la définition du bonheur, je passe mon tour.
Oui, c'est probablement possible d'être heureux et lucide, même si plus dur à mon avis.
Sinon, j'aime beaucoup l'art, la musique notamment, j'ai acheté une guitare mais je ne l'utilise pas.
Peut-être un jour, là, je n'en ai pas envie.
Pour finir, je voulais dire simplement que les personnes dépressives ont aussi des choses à apporter. Je me suis peut-être mal exprimé moi aussi.
C'est parfois difficile avec l'entourage... C'est même fréquent chez les personnes souffrantes qui sont souvent des anathèmes.
La compassion pour la souffrance physique est plus spontanée chez beaucoup, plutôt que la compassion pour la souffrance morale.
J'aime beaucoup ce passage de Sainte Thérèse de Lisieux qui appuie ce que je dis, je vous invite à le lire, moi je le trouve très juste.
" Quand on est bien malade du corps, tout le monde s'emploie à vous soulager ; si c'est de la poitrine, on évite les courants d'air, l'infirmière est là qui veille à ce que rien ne vous manque. Ah ! Pourquoi ne faisons-nous pas la même chose pour les maladies spirituelles de nos soeurs ? C'est cela que le bon Dieu me demande à moi et, si je guéris, je continuerai à le faire de tout mon coeur. Si une soeur est malade spirituellement, désagréable en tout, tout le monde s'en éloigne, on la regarde d'un mauvais oeil, et au lieu de chercher à la soulager, c'est à elle qu'on lancera parfois des paroles blessantes... à elle qui est sans force et incapable de les supporter ! C'est plutôt avec celles qui sont saines qu'il faudrait agir ainsi, car celles-ci, se portant bien, supporteraient avec bonheur l'humiliation, les manques d'égard, le délaissement. Eh bien ! C'est aux âmes malades que je veux réserver mes sourires, mon affection et mes délicatesses, voilà où je trouve la vraie charité. "