Gaudens a écrit : ↑ven. 22 déc. 2023, 16:10
Pouvez-vous nous expliquer votre étonnante phrase :
« ces bénédictions sont inférieures à celles d’une maison, d’une voiture ou d‘un cartable ».
Katolic vous a donné la bonne réponse, relisez ce que je présente du point 41, c’est quand même très fort et tellement inusité ! Je peux paraître m’être exprimé sur un mode léger un tantinet moqueur mais je n’extrapole en rien (même en évoquant une rencontre dans la rue) et que d’un zeste. Car jamais aucun texte (et j’anticipe et réponds là d’avance à Ombiace) ne pourra être écrit et inséré dans le rituel des bénédictions !
En même temps, le pape réalise ici son souhait de déléguer et accorder au prêtre une grande liberté, ce qui peut objectivement paraitre beau, et paraître lui rendre toute sa dignité (aussi contradictoire que cela puisse l’être avec d’autres de ses actes).
Ombiace a écrit : ↑ven. 22 déc. 2023, 23:29
Je trouve d'ailleurs qu'il y aurait de quoi le prendre mal, du point de vue de l'homosexuel(le). La désillusion serait immédiate.
Quant au texte, ou ces bénédictions, on pourrait presque les voir comme des vanités, non ?
Je ne suis pas certain que dans la pratique cela sera sensible, et il faut un peu lire entre les lignes et bien connaître les us et coutumes habituelles pour en déduire la même chose que moi. Je suis bien convaincu en revanche qu’Olivier n’en a pas parlé ou ne l’a pas vu seulement en raison de son opinion personnelle mais qu’il l’a admis comme Katolik s’il m’a lu.
prodigal a écrit : ↑ven. 22 déc. 2023, 21:32
Mais alors, je ne peux m'empêcher de me demander précisément à quoi cela sert-il? A dire "vous êtes excommunié, vous êtes en état de péché mortel, mais nous vous aimons bien quand même"? Pardon de ce ton un peu sarcastique!
L’Eglise en ce qui les concerne ne dit pas (ou plus, car concernant les divorcés remariés cela a au moins failli, et pour l’homosexualité par le passé ce n’est pas impossible non plus : il y a là une évolution que chacun jugera selon ses convictions et ses connaissances) « vous êtes excommunié », même s’il est vrai que dans un cas comme l‘avortement le péché seul suffit pour l’être sans qu’il y ait d’errement doctrinal.
Elle ne dit pas non plus « vous êtes en état de péché mortel », mais que le péché commis relève de la matière grave, les 2 autres conditions pour qu’il soit mortel dépendant de chacun.
Ces précisions m’obligent à résoudre la contradiction qu’elles contiennent, à savoir pourquoi l’excommunication dans un cas où le péché peut n’avoir pas été mortel.
Je suppose que l’Eglise a considéré que le péché d’avortement est d’une nature telle que la loi naturelle veut que sa gravité soit inévitablement connue, et que pour y consentir il faut forcer en soi quelque chose qui aussi relève de la loi naturelle la plus élémentaire (ce que les homosexuels autant que les divorcés remariés contestent pour leur part et en quoi ils obtiennent un certain gain de cause consensuel).
Elle ne prend pas ainsi en compte le pathétique de certaines situations dramatiques (cela s’est illustré en Amérique du sud par une très jeune fillette à peine nubile qui avait avorté suite à un viol et la sentence d’excommunication (qui ne rendait qu’explicite une décision « centrale » implicite) de son évêque !) Certains clameront : "où est le plein consentement ? ". Et l'Eglise répondra en distinguant et séparant l'acte du viol d'avec l'acte d'avorter. Dialogue de sourds...
Ceci dit, il semble bien qu’en effet après cette décision vaticane seuls les excommuniés se verront à l’avenir privés de bénédictions, quelles qu’elles soient.
Ce que certains pourraient alors déplorer : c’est pourquoi ne pas, comme pour les catéchumènes, y adjoindre dans certains cas un exorcisme !