Mariage catholique et maladie du conjoint

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aldebaran
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Re: Mariage catholique et maladie du conjoint

Message non lu par aldebaran »

Bonjour Cecile42,
Croyez que votre correspondance m'apporte également beaucoup, on se sent parfois tellement à part, invisible et incompris.

J'ai relu votre dernier message plusieurs fois, vous montrez une grande sagesse. Je sais avec certitude que NSJC doit beaucoup vous aimer. Votre Ciel sera radieux et vous resplendissante. Il y a beaucoup de justesse dans ce que vous dites que forcément de la lumière surnaturelle est entrée en vous.
Je suis d'autant plus admiratif que vous faites le chemin difficile, celui de la conversion malgré les épreuves.
Moi c'est le contraire, dans l'environnement catholique depuis toujours (et parfois admirable comme mon aumônier de lycée) je ne fais que de la résistance, et encore bien malgré moi et en m'apitoyant souvent. Pourtant bien d'autres ont leur souffrance, je pense souvent aux parents qui ont perdu un enfant ou un jeune adulte, c'est vraiment terrible.
Il a fait un scandale le jour de mon baptême. Je sentais venir la "crise"
Votre mari a peut être une colère non résorbée? Je vous dit cela car c'était un des problèmes de ma femme de son enfance. Cette colère paradoxalement se déverse sur le conjoint même s'il est attentionné, parce que justement c'est plus facile, c'est la soupape qui peut enfin s'ouvrir. Le proche devient un peu le punching ball attitré.
Il trouve du réconfort dans la confession. Je le sens commencer d'habiter sa foi.
Je suis vraiment heureux que vous ayez découverts cela tous les deux. Nous éprouvons la même chose, et bizarrement alors que la maladie est assez humaine, traumatique, la confession apporte un apaisement, une aide, un calme. Cela ne dure qu'un temps, et de toute façon c'est une bonne habitude spirituelle de se confesser très régulièrement. J'espace trop en ce moment, et je sens cette croute de péchés comme de la crasse.
J'ai également eu un moment de noirceur.
Je présume que vous comme moi auront des hauts et des bas jusqu'à la fin. Car la résistance a ses limites, que parfois si cela se mêle avec d'autres soucis on se sent débordé. Et puis cela fait partie de l'épreuve. Le Seigneur lui-même est tombé à plusieurs reprises pendant son chemin de croix. Il faut garder l'espoir qui donne la force de repartir. Facile à dire, mais très difficile quand on est dans le puits de la tentation de tout laisser tomber.
Mi-juin nous ferons le pèlerinage au Sanctuaire de Montligeon pour les âmes du purgatoire
Merci pour la référence, je ne connaissais pas. En plus ce n'est pas très loin de chez nous. Que cela vous soit bénéfique à vous également, prier aussi pour son mariage est légitime.
Nous essayons de nouer des amitiés à la paroisse mais cela est compliqué par l'instabilité des crises.
Oui je comprends, et c'est aussi notre expérience. De tout ce temps nous n'avons réussi qu'avec un seul couple, et récemment. Mais il faut dire qu'ils sont vraiment pétris par la parole de Dieu. Après beaucoup ont déjà à faire avec leur famille et leurs propres difficultés, finalement on pèche tous par manque d'élan vers les autres. L'amour du prochain... au delà de son horizon familial :/
Nous nous ouvrons désormais en confession, avec les aléas du confesseur du jour, mais c'est une question d'organisation au final. Mon mari commence d'apprécier certains abbés dans leurs conseils.

En ce qui me concerne, je suis encore tellement touchée de simplement faire acte de contrition, confession, pénitence que ce sont les actes en eux-même qui me portent.


Si seule notre vie terrestre comptait, elle serait triste et vaine. Nous serions des animaux vivants dans l'instant et nulle beauté, nulle espérance ne pourrait nous toucher. On vivrait pour nous-mêmes, sans dépassement de soi, tels du bétail qui se laisse loger, nourrir, séparer et abattre par le fermier.
Mais non, on est faits pour croître, nous élever et choisir toujours, tous les jours , de continuer ou non le chemin de vie, l'édification.

Ça ne va pas sans heurts, blessures, chutes. Mais quels trésors on récolte en chemin.
Le regard de mon fils, quand je regagnais ma place de confirmée, en est un
Vous avez tout compris :oui: :clap:
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