Certains "liturges"
Qu'en pensez-vous ? Avez-vous des sources pour prouver cela ?
The Clerc



Si si... Ou plutôt, effectivement, vous avez raison ; elle indique les moments où on est à genoux, et ne mentionne aucune exception liée au temps liturgique.Arzur a écrit :
Il me semble que la Présentation Générale du Missel Romain ne dit rien à ce propos.
3 remarques :PGMR a écrit : 43. Les fidèles se tiendront debout depuis le début du chant d'entrée, ou quand le prêtre se rend à l´autel, jusqu´à la prière d'ouverture (collecte) inclusivement; au chant de l'Alleluia avant l'Évangile; pendant la proclamation de l'Évangile; pendant la profession de foi et la prière universelle; et depuis l'invitatoire Prions ensemble avant la prière sur les offrandes jusqu´à la fin de la messe, excepté ce que l'on va dire.
Ils seront assis pendant les lectures qui précèdent l´Évangile et le psaume responsorial; à l´homélie et pendant la préparation des dons pour l´offertoire; et, si on le juge bon, pendant qu´on observe un silence sacré après la communion.
Ils s´agenouilleront pour la consécration, à moins que leur état de santé, l´exiguïté des lieux ou le grand nombre des assistants ou d´autres juste raisons ne s´y opposent. Ceux qui ne s'agenouillent pas pour la consécration feront une inclinaison profonde pendant que le prêtre fait la génuflexion après la consécration.
(...). Là où il est de coutume que le peuple demeure à genoux depuis la fin du Sanctus jusqu'à la fin de la prière eucharistique, il est louable de conserver cette coutume.
(...)


Le geste précédant la lecture de l'Evangile a pour but de signifier notre volonté que l'Evangile habite notre intelligence, que nous en soyons les portes-paroles dans le monde et qu'il convertisse notre coeur.Au début de la lecture de l'Evangile on se signe avec le pouce sur le front, la bouche, le coeur.
Moi je fait le signe de la croix tout entier . Les moines de Citeaux agissent ainsi.
Je trouve cela plus symbolique qu'un petit geste rapidement fait et qui finit par ne ressemblé à rien.
Car la parole de Dieu comme l'eucharistie c'est tout l'Être qui la reçoit.
Superstition.Peut-on m'expliquer la symbolique du signe de la croix suivit d'un baiser sur la main ?


Bonjour,The Clerc a écrit :La liturgie définit des codes, des règles, des façons d'agir très réfléchis. Ils ne sont pas là pour nous embêter ou obliger à faire des choses inutiles mais plutôt pour nous empêcher de faire n'importe quoi...
Quand je vois en France le nombre d'église ou on fait n'importe quoi... on peut même entendre "ici il est coutume de faire ainsi..." ou encore "ça a toujours était comme ça, pourquoi changer...", non ! la Messe ne n'est pas ça, ce n'est pas une coutume locale, mais plutôt une façon de prier universellement !
Je trouve bien dommage par exemple quand je vais à l'étranger de me trouver complètement dépayser quand je vais à la Messe...



Je crois qu'il y a une idée reçue, qui est la suivante : la conférence des évêques de France devrait "enregistrer" comme une sorte de parlement, les décisions romaines pour qu'elles deviennent applicables, après modifications elles-même aprouvées ou pas par Rome, "autorité centrale".Olivier JC a écrit :Bonsoir,
Pour en revenir à la question de l'agenouillement, il convient de remarquer que la situation actuelle n'est pas très claire, puisque la conférence des évêques de France n'a toujours pas fixé les règles relatives aux attitudes à observer (je me demande bien pourquoi... bref...)
Non seulement on doit considérer que c'est la norme mais en plus sur ce point, il faut comprendre que la CEF n'a rien à dire. Elle ne peut pas légiférer contre la coutume.... Attention entre la distinction coutume / habitude....Olivier JC a écrit : La PGMR se borne à dire à propos de l'agenouillement de la fin du Sanctus jusqu'à la fin de la prière eucharistique, ainsi que de l'agenouillement à l'Ecce Agnus, qu'il est bon de les conserver là où c'est de coutume. Doit-on considérer cela comme normatif tant que la CEF n'aura pas fait son boulot (ce qui devrait prendre encore quelques années, les traducteurs ne semblent plus aussi efficaces que dans les années 70...).
Au regard des fonctions liturgiques, le "servant de messe" est un "ministre extraordinaire" endossant le rôle de l'acolytat. Toutes les rubriques concernant l'acolytat lui sont donc applicables. Les enfants au service de la messe, c'est accordé, en quelque sorte, par indult...Olivier JC a écrit : Concernant le point particulier de ceux qui exercent un ministère... et je pense notamment aux servants d'autel. Vous disiez que le diacre et l'acolythe se lèvent au Mysterium Fidei. cela est-il censé être le cas également du servant d'autel ? Qui devrait alors se remettre à genoux juste après ? (restant sauves, évidemment, les nécessités du service)
Et, en fait, plus généralement, je constate que les rubriques ignorent les servants d'autel. Sur quel ministère doivent-ils se modeler ? Celui des acolytes, ou bien celui des fidèles, adapté aux nécessités propres du service d'autel ?

Il est une chose qu'il faut voir : à partir du moment où le servant d'autel est un "acolyte extraordinaire", il a le comportement au choeur du clergé. Il est à genoux non pas à la fin du sanctus maisà l'épiclèse et seulement jusqu'au mysterium fidei, où il se relève. Evidemment, le problème, c'est que les gens dans l'assembée, du coup, ont tendance à faire pareil, par imitation. Mais ce n'est pas conforme aux rubriques (qui je l'ademts, sont parfois peu pastorales, et ceci en est un exemple).Olivier JC a écrit : Autre question, plus subjective celle-là. Est-il permis/judicieux qu'un servant d'autel s'agenouille depuis la fin du Sanctus jusqu'à la fin de la prière eucharistique, alors qu'il est d'usage que les servants d'autel s'agenouillent juste avant la consécration et se relèvent au Mysterium Fidei pour rester debout ensuite ?
En fait il conviendrait non pas de s'agenouiller mais de faire une génuflexion au moment du passage du TS Sacrement.Olivier JC a écrit : Egalement, il est d'usage que les servants d'autel sur ma paroisse s'inclinent profondément lorsque le diacre revient dans le sanctuaire avec le ciboire, qu'il est allé cherché à la chapelle du Corpus Domini. Mais il me semble qu'il conviendrait plutôt de s'agenouiller ? C'est ce que je fait depuis quelque temps (j'en profite, mon futur ex-curé nourrit un profond respect pour la liberté des enfants de Dieu).
En fait, je pense qu'il y a peu de choses qui doivent en fait être adaptées ; et beaucoup de renvois vers "l'usage reçu", c'est à dire qce que la PGMR au num. 42 appelle la "pratique léguée du rite romain" :Olivier JC a écrit : Bref... Tout ceci pour conclure que les histoires d'adaptation, c'est bien joli, mais m'est avis que le Saint Siège eut été fort bien inspiré de préciser clairement dans la PGMR des attitudes et gestes obligatoires, sous réserve des adaptations légitimes. Plutôt que de dire que les CEF adapteront et qu'il sera bon de ci ou de ça. Parce que ce genre de choses favorise considérablement le jésuitisme.
+
C'est à dire ni plus ni moins que les guides de cérémonie et les rubriques qui existaient avant 1969, et dnt le missel actuel est objecivement l"héritier, sauf lorsque des changements ont été précisés dans les rubriques actuelles. Par exemple : le signe de croix : main droite ou main gauche ? Le calice, quand doit il être couvert ? (ce n'est mentionné nullle part... !). Les mains, comment doivent elles être jointes ou étendues ? Etc.. Il y a des tas de choses comme ça, sur lesquelles la CEF n'a pas à légiférer. Et encore heureux ! Ca veut aussi dire qu'en dehors de véritables coutumes liturgiques ancestrales et indiscutables, on ne devrait pas voir de discipline différentes entre les paroisses et même dans l'absolu entre les diocèses, hormis quelques détails. La liturgie actuelle offre justement suffisamment d'options (parfois trop, même ! ce qui rend parfois les choses complexes) pour qu'on ne puisse pas trouver de prétextes pour en inventer encore de nouvelles.PGMR2002 a écrit : Attendendum igitur erit ad ea quæ ab hac Institutione generali et tradita praxi Ritus romani definiuntur, et quæ ad commune bonum spirituale populi Dei conferant, potius quam ad privatam propensionem aut arbitrium.
Ainsi on sera attentif à ce qu’établissent cette Présentation générale et la pratique léguée du Rite romain, et à ce qui concourt au bien commun spirituel du peuple de Dieu, plutôt qu’aux penchants ou jugement privés.


Je suis parfaitement d'accord avec vous.Olivier JC a écrit : La seule chose que je voulais dire, c'est que la rédaction des rubriques est trop souple. Elle permet à la mauvaise foi de s'insinuer dans leur interprétation. N'eut-il pas été plus simple de dire : les fidèles seront à genoux de tel moment à tel moment, point, sauf adaptation approuvée et mentionnée en appendice de la présente PGMR.
Au moins, ce serait clair. Pas ambigu.
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La Conférence peut proposer des adaptations, mais ce n'est pas obligatoire pour cette dernière d'en proposer. En tout cas, si elle n'en propose pas, il est légitime de s'en tenir à l'usage reçu.Olivier JC a écrit :Le n°43 prévoit bien que la CEF peut faire des adaptations, certes avec l'approbation nécessaire du Saint Siège. Or, ces adaptations n'ont toujours pas été faite en France (ou non adaptations, d'ailleurs). Cf. la lettre du Cal Arinze en-tête de l'édition dernière de la PGMR, qui précise que les adaptations ne sont qu'à l'état de projet et n'ont donc pas pu être incluses.
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