Certains commentateurs ont observé que plusieurs événements de la parabole du fils prodigue semblent évoquer l’histoire des deux fils d’Isaac.
Pour illustrer le fait qu’ « Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit » (Lc 15, 10), Jésus semble avoir voulu éveiller chez ses auditeurs le souvenir du retour bien connu du fils cadet Jacob après un exil de nombreuses années dans une région lointaine où il avait dû fuir après avoir frauduleusement trompé son père Isaac pour lui arracher une bénédiction que celui-ci voulait donner à son fils ainé Ésaü.
Lorsque Jésus raconte dans sa parabole que « Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. » (Lc 15, 20), cela rappelle l’accueil de Jacob à son retour lors duquel « Ésaü courut à sa rencontre, l’étreignit, se jeta à son cou, l’embrassa, et tous deux pleurèrent. » (Gn 33, 4).
Mais, c’est surtout l’événement bien connu de la bénédiction arrachée par fraude que Jésus semble d’abord avoir voulu rappeler.
« Un homme avait deux fils » (Lc 15, 11).
Isaac avait deux fils jumeaux : Ésaü, l’ainé, et Jacob, le cadet. Chacun connaît la fourberie de Jacob qui, avec la complicité de sa mère Rebecca, a profité du fait qu’Isaac était devenu aveugle pour lui arracher par ruse la bénédiction qu’il voulait donner à son aîné Ésaü. Ledit Ésaü en colère s’était résolu à tuer son frère Jacob de sorte que leurs parents, Isaac et Rebecca, incitèrent Jacob à fuir chez un parent lointain.
A priori, cela semble assez différent du récit de Jésus qui nous raconte que « Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.”et le père leur partagea ses biens » (Lc 15, 12).
Spontanément, et malgré que cela soit contraire aux usages car un père ne partage pas son futur héritage de son vivant, nous pensons à des biens matériels.
Non seulement rien ne le prouve, mais, en réalité, le texte grec nous indique autre chose car le mot grec traduit en français par « fortune » est le mot « ousia ». Ce mot n’est utilisé nulle part ailleurs dans le Nouveau Testament.
Selon Wikipedia, l’ousia (en grec ancien : οὐσία) est un terme employé dans la philosophie grecque et dans la théologie chrétienne pour désigner, selon les contextes, la substance ou l'essence d'une chose. C’est plus profond que du matériel.
La traduction française qui nous dit ensuite que le père « partagea ses biens » nous suggère aussi une division matérielle, mais, en réalité, le verbe utilisé pour désigner cette action du père est le mot grec « diaireo » qui n’est utilisé qu’une seule autre fois dans le Nouveau Testament lorsqu’il est dit que « c’est l’unique et même Esprit [qui] distribue [diaireo] ses dons, comme il le veut, à chacun en particulier. » (1 Cor 12, 11). En outre, ce qui est distribué par le père dans le récit de Jésus ce ne sont pas ses biens matériels car c'est indiqué dans le texte grec par le mot singulier « bios », ce qui signifie sa vie.
Avec ces nuances, les auditeurs de Jésus pouvaient comprendre qu’il ne s’agit pas ici d’un partage matériel mais d’une allusion à la bénédiction que Jacob était venu demander à son père Isaac.
« Isaac était devenu vieux, ses yeux avaient faibli et il n’y voyait plus. Il appela Ésaü son fils aîné : « Mon fils ! » Celui-ci répondit : « Me voici. » Isaac reprit : « Tu vois : je suis devenu vieux, mais je ne sais pas le jour de ma mort. Prends donc maintenant tes armes, ton carquois et ton arc, sors dans la campagne et tue-moi du gibier. Prépare-moi un bon plat comme je les aime et apporte-le-moi pour que je mange, et que je te bénisse avant de mourir. » (Gn 27, 1-4)
Il ne s’agissait pas ici de partager les biens matériels d’Isaac qui a d’ailleurs encore vécu longtemps, mais de distribuer par une bénédiction « l’ousia » de son « bios », soit l’essentiel de sa vie.
Et c’est cela que le fils cadet Jacob est venu demander à son père aveugle en le trompant : « Jacob dit à son père : « Je suis Ésaü, ton premier-né ; j’ai fait ce que tu m’as dit. Viens donc t’asseoir, mange de mon gibier ; alors, tu pourras me bénir. » » (Gn 27, 19)
Et Isaac bénit Jacob « Que Dieu te donne la rosée du ciel et une terre fertile, froment et vin nouveau en abondance ! Que des peuples te servent, que des nations se prosternent devant toi. Sois un chef pour tes frères, que les fils de ta mère se prosternent devant toi. Maudit soit celui qui te maudira, béni soit celui qui te bénira ! » (Gn 27, 28-29)
Lorsqu'il découvrit qu'il avait été trompé par Jacob, « Isaac se mit alors à trembler violemment » (Gn 27, 33) et « Ésaü se mit à considérer Jacob comme son ennemi à cause de la bénédiction qu’il avait reçue de son père. Il se disait en lui-même : « Le moment du deuil de mon père approche. Alors je tuerai mon frère Jacob. » On rapporta à Rébecca les paroles d’Ésaü, son fils aîné, et elle fit appeler Jacob, son fils cadet. Elle lui dit : « Voici que ton frère Ésaü veut se venger de toi en te tuant. Maintenant, mon fils, écoute-moi bien : lève-toi et fuis à Harane chez mon frère Laban. » (Gn 27, 41-43).
Cela correspond à la parabole lorsque « Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune [ousia] en menant une vie de désordre. » (Lc 15, 13).
Tant Jacob que le fils cadet de la parabole a dû rassembler « tout ce qu’il avait », ce qui n’était pas une référence à l’ousia et au bios d’une bénédiction, mais seulement un rappel de ce qu’était la réalité concrète d’un exil, et Jésus n’attire pas ici notre attention sur les objets ou l’argent que le fils cadet de la parabole a probablement aussi gaspillé, mais sur sa dilapidation dans une « vie de désordre » de son « ousia », avec ici encore une allusion à l’« ousia » et au « bios » que Jacob avait obtenu frauduleusement de son père par sa bénédiction.
C’est cette bénédiction qui fut gaspillée dans une vie de désordres.
En fuite chez son oncle Laban, Jacob a accumulé les enfants de quatre femmes différentes, dont deux servantes, ce qu’évoque un peu le fils aîné de la parabole qui se plaint à son père que « ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien [bios] avec des prostituées » (Lc 15, 30).
Mais, ici s’arrête la similitude du fils cadet de la parabole avec le patriarche Jacob.
Au-delà, c’est une alternative au chemin suivi par Jacob que Jésus propose à notre méditation pour nous faire découvrir la joie créée par un pécheur qui se convertit car, hélas, il n’y a pas de trace de repentance lors du retour de Jacob.
Bien au contraire, Jacob persiste dans son attitude fourbe et résiste à Dieu pendant toute une nuit de combat.
La fourberie de Jacob reste tellement persistante à la fin de cette nuit qu’il refuse de croire à l’affection et au pardon exprimés par son frère et s’empresse de le tromper une fois de plus. Pire, tenaillé par sa peur, voire sa terreur, il lui restitue même sa bénédiction.
Jacob avait annoncé son retour à son frère Esaü (Gn 32, 4) mais « Les messagers revinrent vers Jacob et dirent : « Nous avons trouvé ton frère Ésaü. Lui aussi marche à ta rencontre et, avec lui, quatre cents hommes. » Jacob eut très peur et l’angoisse le saisit. » (Gn 32, 7-8)
« Jacob leva les yeux. Il vit qu’Ésaü arrivait, et avec lui quatre cents hommes. .. et il se prosterna sept fois, face contre terre, avant d’aborder son frère. Ésaü courut à sa rencontre, l’étreignit, se jeta à son cou, l’embrassa, et tous deux pleurèrent…
Ésaü reprit : « Qu’est-ce que toute cette troupe que j’ai rencontrée ? » Jacob répondit : « C’est pour trouver grâce aux yeux de mon seigneur. » Ésaü dit : « J’ai largement ce qu’il me faut, mon frère. Garde pour toi ce qui est à toi. » Jacob répondit : « Oh que non ! Si j’ai trouvé grâce à tes yeux, de ma main tu accepteras mon présent [en hébreu : minchah]. En effet, j’ai pu paraître devant ta face comme on paraît devant la face de Dieu, et tu t’es montré bienveillant envers moi. Accepte donc le présent [en hébreu : berakah] que je t’ai apporté. Car Dieu m’a fait grâce et j’ai tout ce qu’il me faut. » Il insista auprès de lui et celui-ci accepta. » (Gn 33, 1-11)
À cet égard, la traduction française est, hélas, désolante ! En effet, le même mot français « présent » est utilisé pour deux mots hébreux différents. Dans la vulgate officielle en latin on traduit distinctement le mot « minchah » par « munusculum » car il s’agit bien là d’une offrande, d’un don, d’un « présent ». Mais, pour l’autre mot « berakah », la vulgate le traduit exactement par « benedictionem » car le mot hébreu traduit ici par « présent » est le mot « berakah », et c’est cette « berakah » qui est précisément l’objet de la rivalité de Jacob et Ésaü. La « berakah », c’est la « bénédiction », celle-là même que Jacob avait prise frauduleusement à Ésaü.
Le mot apparaît pour la première fois dans la Bible dans la Promesse adressée à Abraham : « Je ferai de toi une grande nation, je te bénirai, je rendrai grand ton nom, et tu deviendras une bénédiction [berakah] » (Gn 12, 2).
Et c’est ce mot qui est ensuite exclusivement utilisé et à plusieurs reprises dans le récit de la bénédiction volée à Isaac par Jacob.
C’est sa bénédiction que Jacob a voulu rendre à son frère pour essayer de préserver sa vie, mais l’accord des deux frères n’a rien changé à la promesse de Dieu et à la réalité de la bénédiction de Jacob dont les deux frères ont cru à tort pouvoir disposer.
La flagornerie de Jacob à l’égard d’Ésaü paraît illimitée puisqu’immédiatement après son face-à-face avec Dieu, il va jusqu’à lui dire qu’il comparaît « devant [sa] face comme on paraît devant la face de Dieu ».
Esaü veut ramener son frère et les siens à Séïr, au sud de la Mer Morte.
Jacob persiste alors dans ses mensonges : « Mon seigneur sait que les enfants sont fragiles, et j’ai à ma charge des brebis et des vaches qui allaitent. Si on presse l’allure un seul jour, tout le petit bétail meurt ! Que mon seigneur passe donc devant son serviteur, mais moi, je cheminerai tranquillement, au pas du convoi qui me précédera et au pas des enfants, jusqu’à ce que j’arrive chez mon seigneur, en Séïr. » (Gn 33, 13-14)
Cela ne va pas suffire.
« Ésaü dit : « Je vais laisser auprès de toi quelques-uns des gens qui m’accompagnent. » Jacob répondit : « À quoi bon ? Pourvu que je trouve grâce aux yeux de mon seigneur ! » Ce jour même, Ésaü reprit son chemin vers Séïr. Jacob, lui, partit pour Souccoth où il se bâtit une maison et fit des huttes pour son troupeau. C’est pourquoi on appela cet endroit « Souccoth » (c’est-à-dire : Huttes). Venant de Paddane-Aram, Jacob arriva sain et sauf à la ville de Sichem, au pays de Canaan » (Gn 33, 15-18)
Ainsi, après avoir dit « j’arrive chez mon Seigneur en Séïr », dans le sud, Jacob fait le contraire et part vers le nord-ouest, vers Sichem (Naplouse à près de 60 km au nord-ouest de la Mer Morte) en Canaan. Le Yabboq se jetait dans le Jourdain à 40 km au nord de la Mer Morte.
Et le récit de la Genèse ne nous dit rien de ce que fut son accueil par son père Isaac. On sait seulement qu’Isaac était encore vivant et que Jacob et Ésaü se sont réconciliés.
« Isaac vécut cent quatre-vingts ans, puis il expira. Il mourut et fut réuni aux siens, âgé et rassasié de jours. Ésaü et Jacob, ses fils, l’ensevelirent. » (Gn 35, 28-29).
Ces funérailles réalisées en commun par les deux frères attestent de leur réconciliation. Mais, hélas, le silence reste total sur ce qui a pu se passer entre Isaac et Jacob. Pas de reconnaissance de faute. Pas de demande de pardon. Pas de joie de la réconciliation.
Aussi, en insistant sur la joie des retrouvailles du fils cadet et du père dans la parabole, Jésus semble inviter à repenser à ce qu’aurait pu être l’attitude de Jacob Israël.
Jésus évoque, à ceux qui ont des oreilles pour entendre, le cœur et la source d’Israël. Ce moment où Jacob reçoit un nom nouveau qui ne sera guère pour lui-même (il continuera à s’appeler le plus souvent Jacob) mais pour sa descendance qui prolonge son nom : Israël.
La parabole renvoie ses auditeurs à ce moment clé de l’histoire.
À Jacob qui ne se repent pas, malgré un combat avec Dieu pendant une nuit entière. À Jacob qui persévère jusqu’au bout dans la tromperie en faisant croire à son frère Ésaü qu’il va le suivre dans la montagne de Séïr alors qu’il va aller dans une autre direction.
Mais, Jésus révèle un autre chemin possible fait de vérité, de rejet du mal et de conversion vers le bien.
Pour entrer dans la joie du Ciel, il faut être « ish-raah-el », ish (l’homme) raah (qui voit) el (Dieu).
Jacob l’a vu dans son combat durant une nuit, mais il a persévéré et n’a pas fait le choix d’une communion d’amour avec l’autre qui se révélait à lui. Seul comptait à ses yeux, une bénédiction face au danger imminent qu’il redoutait.
Il a résisté. Il a obtenu ce qu’il voulait, mais la parabole de Jésus nous enseigne qu’il n’a pas vu qu’il pouvait obtenir bien davantage.
L’expérience de Jacob est celle désormais proposée en Jésus à tout homme. Jacob a rencontré un homme et « par lui, avec lui et en lui » il a reconnu Dieu, le Père tout puissant. Cette révélation de Dieu manifesté dans un homme, c’est celle que Jésus propose en lui-même.
Jésus est cet Israël annoncé dans la descendance de Jacob.
Quel autre homme voit pleinement Dieu face-à-face ? Quel autre peut dire « Qui me voit, voit le Père » ?
« Celui qui m’a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire : “Montre-nous le Père” ? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; le Père qui demeure en moi fait ses propres œuvres. Croyez-moi : je suis dans le Père, et le Père est en moi » (Jn 14, 9-11)
Mais, c’est un trésor encore caché au moment où Jésus parle.
L’allusion subtile à Jacob dans la parabole du fils prodigue nous renvoie au chemin possible de la conversion du péché vers la vie d’amour du Père sans lequel il n’y a pas de retrouvailles dans la joie avec le Père.
Par la parabole du fils prodigue, il me semble que Jésus nous invite ainsi à une relecture en profondeur de cet événement essentiel de l’histoire biblique que fut le moment où Jacob a reçu le nom Israël.
À cet égard, le combat de Jacob montre déjà l’amour du Père car il vient déjà à la rencontre de son fils pécheur lorsqu’il est encore pécheur et pendant qu’il persévère dans son péché. Le péché de Jacob n’a jamais arrêté la bénédiction et la bienveillance de Dieu.
Jacob était maltraité chez Laban et s’en plaignait. Mais, si cette situation de Jacob était très pénible, la parabole de Jésus imagine un dénuement plus extrême que celui de Jacob et une attitude tout autre qui va donner une autre histoire qui aurait pu être celle de Jacob, mais qui ne fut pas celle de Jacob, Israël.
Une histoire de regret du péché, de pardon et de joie.
On peut comparer les deux attitudes.
« Jacob se leva et fit monter ses fils et ses femmes sur les chameaux. Il emmena aussi tous ses troupeaux et tous les biens qu’il avait acquis – le troupeau qu’il avait acquis en Paddane-Aram – pour retourner chez son père Isaac, au pays de Canaan. » (Gn 31, 17-18)
Alors que dans la parabole de Jésus, le fils cadet « rentra en lui-même et se dit : “Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.” Il se leva et s’en alla vers son père. » (Lc 15, 17-20)
Contrairement à Jacob, le fils cadet de la parabole a reconnu et regretté sa faute, alors que le récit de la Genèse détaille combien Jacob a persévéré jusqu’au bout à ne jamais reconnaître sa faute et même à essayer de tromper son frère Ésaü.
Le récit de Jésus s’arrête au moment où le père invite l’aîné à rentrer parce que la suite pouvait être celle du récit de Genèse. Jésus attire notre attention sur la différence essentielle des deux récits : la joie des retrouvailles avec le Père que permettent la reconnaissance et le regret du péché.
C’est cela qui a manqué à Jacob, mais c’est aussi cela qui lui a été promis par un nom nouveau, Israël. Un jour viendrait où, dans sa descendance, un homme verrait pleinement Dieu et permettrait à tous de le voir « par Lui, avec Lui et en Lui ».
La parabole du fils prodigue et le combat de Jacob
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Gaudens
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- Inscription : mer. 25 avr. 2018, 19:50
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Re: La parabole du fils prodigue et le combat de Jacob
Je n'avais pas vu en Janvier, cher Xavi, votre profonde et éclairante mise en parallèle de ces deux moments de l'Ecriture,si connus isolément l'un et l'autre pourtant.Après vous avoir lu,il me semble que cela aurait dû déjà sauter aux yeux de tous.
En ces moments où le sort de la Terre Sainte compte parmi nos tristes préoccupations,il me semble que ce parallèle projette un flash criant sur ce qui s'y passe.Il me semble bien que le seul choix vital s'imposant à la part de l'ancien Israel qui y a établi un Etat du même nom serait de se réconcilier avec l'Esau qu'il trouve sur sa route sur ces mêmes terres,habitant antérieur et donc ainé : le peuple palestinien .Et que cela ne sera possible que s'il reconnassait enfin dans le Christ l'"Ish raal el " nouveau et parfait.
En ces moments où le sort de la Terre Sainte compte parmi nos tristes préoccupations,il me semble que ce parallèle projette un flash criant sur ce qui s'y passe.Il me semble bien que le seul choix vital s'imposant à la part de l'ancien Israel qui y a établi un Etat du même nom serait de se réconcilier avec l'Esau qu'il trouve sur sa route sur ces mêmes terres,habitant antérieur et donc ainé : le peuple palestinien .Et que cela ne sera possible que s'il reconnassait enfin dans le Christ l'"Ish raal el " nouveau et parfait.
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